Il pleuvait des oiseaux de Jocelyn SAUCIER

Publié le par Hélène

                                             

♥ ♥

"Le grand âge lui apparaissait comme l'ultime refuge de la liberté, là où on se défait de ses attaches et où on laisse son esprit aller là où il veut."

 

Mon avis :

Au fin fond de la forêt canadienne, trois vieillards ont décidé que "La mort, on en fait notre affaire." Ne souhaitant pas terminer dans des mouroirs, ils se cachent, en marge de la société et vivent leur vie libre, loin de la civilisation et des assistantes sociales qui décident pour eux ce qui est bien ou pas. Heureux ? Sans nul doute.

"Et ça, dit-il en désignant la boîte de fer-blanc, c'est ce qui donne son prix à un coucher de soleil quand on a mal à ses os, c'est ce qui donne le goût de vivre parce qu'on sait qu'on a le choix. La liberté de vivre ou de mourir, y a pas mieux pour choisir la vie."

Ces drôles de bonhomme ne vont pas rester longtemps seuls, une jeune photographe à la recherche des rescapés des grands feux de 1916 les rencontre, puis une charmante vieille dame diaphane au cheveux blancs s'annonce dans leur vie. Mais ces deux envoyées du ciel ne trahiront pas leur secret...

Un petit conte éclatant, tendre et merveilleux comme ses personnages. Jocelyn Saucier nous parle de la vieillesse, de la vie, de la liberté, et de la mort, mais elle nous parle surtout de choix de vie et de mort. Elle nous rappelle que tout un chacun reste libre de choisir sa vie, et libre de choisir son propre mouroir... Une pépite...

@bonjourquebec

Premières phrases :

"Où il sera question de grands disparus, d'un pacte de mort qui donne son sel à la vie, du puissant appel de la forêt et de l'amour qui donne aussi son prix à la vie. L;histoire est peu probable, mais puisqu'il y a eu des témoins, il ne faut pas refuser d'y croire. On se priverait de ces ailleurs improbables qui donnent asile à des êtres uniques."

 

D'autres avis :

Aifelle ; Cathulu  Karine Sylire ; Antigone

 

Informations sur le livre :

Auteur: Jocelyne Saucier est une romancière canadienne née dans la province du Nouveau-Brunswick en 1948. Elle a fait des études de sciences politiques et de journalisme. Il pleuvait des oiseaux est son quatrième roman.

Interview ICI

Présentation de l'éditeur : Une photographe du Herald Tribune part réaliser un reportage sur la région québécoise du Témiscamingue, dont les forêts ont été ravagées par de gigantesques incendies au début du XXe siècle. Elle y trouve une communauté de marginaux fantasques et solitaires, dont Tom et Charlie, deux vieillards qui ont survécu à l'incendie et vivent en ermites au fond des bois. Dabord méfiants puis déterminés à aider la photographe dans son enquête, les deux hommes voient leur quotidien chamboulé. Et, soudain, lorsque arrive Marie-Desneige, octogénaire énigmatique tout juste échappée de sa maison de retraite, la vie, puis contre toute attente l'amour, reprend peu à peu ses droits. Superbe récit, lumineux et tendre, Il pleuvait des oiseaux nous entraîne au plus profond des forêts canadiennes, où le mot liberté prend tout son sens, et l'émotion, brute et vive, jaillit à chaque page.
 

 

Il pleuvait des oiseaux, Jocelyn Saucier, Denoël, août 2013, 16 euros

L'ombre aux tableaux et autres histoires de Jean-C. DENIS

Publié le par Hélène

                                     

♥ ♥

Mon avis :

Le format de la nouvelle permet de multiplier différents univers variés :

L'ombre aux tableaux : un peintre méconnu se retrouve à la rue et rencontre alors la belle Arianne qui tient une galerie d'art.

Bonbon piment : un légionnaire revient des îles où il a laissé une jeune amoureuse, et se voit atteint d'un mal mystérieux.

Le jeu des animaux : dans les îles un jeune couple lutte contre une curieuse malédiction

Maï pen raï : un homme en visite en Asie rencontre une jeune femme fascinante.

Le pélican : Entre une amitié et une femme attirante, Chou est perdu.

Les protagonistes vivent aux quatre coins du globe, mais ils ont en commun de faire une rencontre qui change le cours de leur vie. Mais l'ensemble est assez noir, les personnages se manquent bien souvent, il est trop tôt ou trop tard pour une vraie rencontre...

Les dessins sont assez classiques et ne parviennent pas à éclairer cette atmosphère glauque et désabusée.

Je n'ai pas été conquise !

 

Infos sur la BD :

Auteur : Jean-Claude Denis est né en 1951 et vit à Paris. En 1971, il fait la connaissance de Martin Veyron et André Juillard aux Arts Déco. Il publie huit ans plus tard son premier album chez Futuropolis : Cours tout nu. Il crée ensuite le personnage de Luc Leroi dans "(À Suivre)" en 1980, dont les aventures paraissent chez Futuropolis puis Casterman. Sept tomes de ce personnage attachant et lunaire ont paru, dont le quatrième a reçu le Prix du Public au FIBD d’Angoulême en 1987.

En 30 ans, Jean-Claude Denis a publié une trentaine d’albums, créant une œuvre originale où l'on retrouve en fil rouge une poésie douce-amère et des personnages décalés. On retiendra, parmi les plus récents : Le Sommeil de Léo (Futuropolis, 2007), Nouvelles du monde invisible (Futuropolis, 2008), Tous à Matha (Futuropolis, 2010-2011). En 2012, il est couronné du Grand Prix de la Ville d'Angoulême, à l'occasion du 39e FIBD.

Présentation de l'éditeur : Des histoires sensibles et oniriques, par un maître de la peinture des sentiments.

Un peintre méconnu meurt dans la rue et accède à l'amour et à la célébrité à l'état de fantôme ; un bar de quartier est le théâtre d'étranges rencontres ; un jeune homme doit racheter la femme qu'il aime à la déesse de la mer, tandis qu'ailleurs encore une jeune femme veut retenir son amant grâce à des bonbons piment…

Redécouvrez le monde à travers le regard lucide et tendre de Jean-Claude Denis avec ce recueil de trois albums parus à l’aube des années 90 : L’Ombre aux tableaux, Bonbon Piment et Le Pélican. Auteur majeur du Neuvième Art depuis les années 80, il excelle à mettre en scène la vie quotidienne de ses protagonistes sous forme d'instantanés doux-amers, sous le signe de l'amour et des rencontres. Dans ces fables amoureuses et humanistes prenant place dans des lieux variés (Paris, la Thaïlande, la Réunion…), on retrouve le talent de l'auteur de Quelques mois à l’Amélie (prix du dialogue et de l’écriture - Angoulême 2003) et de Tous à Matha. De vraies leçons de vie, choses à quoi la bande dessinée nous a peu habitués.

 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Quelques mois à l'Amélie

 

L'ombre aux tableaux et autres histoires, Jean-C. Denis, Drugstore, 25.50 euros

Le mystère de la chaussette orpheline et autres tracas du quotidien de Colombe LINOTTE

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"Où il est question d'un chat démoniaque, d'un Mâle despotique et de moutons de poussière (entre autres)"

 

Mon avis :

J'ai découvert le blog de Colombe Linotte chez Keisha. Et j'ai été conquise par son ton humoristique décalé, par sa capacité à embellir avec drôlerie le quotidien pas toujours passionnant. Avec elle tout devient drôle et léger. On en vient presque à souhaiter les aléas de la vie quotidienne, pour, nous aussi, en rire avec détachement et intelligence (oui, pôrfaitement, Monsieur, je saurais faire ça... )

Bref, quand j'ai vu qu'elle avait aussi édité un livre (quelle femme...) j'ai dit banco. Sauf que ô déception, (qui m'apprendra à dire banco à chaque fois qu'on me parle d'un livre) le livre en question est beaucoup moins drôle que la blog. Les choix ne sont pas forcément très judiceiux, et de fait l'humour gouaillier de Colombe perd des plumes. 

"J'ai lu sur un blog de mode que c'était le grand retour des jeans imprimés.

Alors j'ai aussi essayé. J'ai créé le bourrage papier du siècle au bureau."

 

"- Mais pourquoi tu n'imprimes pas recto verso ? ai-je demandé à mon collègue tatoué.

- Avec tout le pollen qu'ils me balancent, je me venge des arbres."

 

"-Carré ou long ? ai-je dit au Mâle.

- Carré, tu as déjà eu ?

- Carré, c'est ce que j'ai depuis des LUSTRES. Mais je pourrais les laisser pousser, par exemple. Qu'est ce que tu préfères, toi ?

- Qu'importe. QUelqeu chose qi ne bouche pas les baignoires.

J'ai annulé chez Dessange. J'irai chez Décathlon m'acheter un bonnet de bain."

 

Sur le blog :

"J’ai été émerveillée

par la description du petit-déjeuner quotidien de ma copine Ginette, qui se compose invariablement d’un kiwi, d’un verre de jus d’oranges pressées et de fromage sur du pain aux graines. J’ai donc pris l’immédiate décision de changer mes habitudes et de prendre moi aussi un petit déjeuner parfait, et dans les douze heures qui ont suivi, j’ai acheté une barquette de kiwis.

Le premier matin, j’ai oublié de manger le kiwi et je suis partie au bureau. Le deuxième matin, j’ai oublié de manger le kiwi mais je l’ai emmené au bureau et j’ai collé un post-it dessus. Le troisième matin, j’ai oublié de manger le kiwi alors j’ai programmé une sonnerie à 10h pour penser à lire le post-it du kiwi du bureau. Le quatrième matin, j’ai oublié de manger le kiwi alors une fois dans la voiture je me suis envoyée un mail pour m’ordonner de manger le kiwi du bureau dès mon arrivée. Le cinquième matin, j’ai emmené tout le reste de la barquette au bureau pour créer un effet 3D à côté du téléphone. Le sixième matin, on était samedi, j’avais oublié tous les kiwis rabougris au bureau. Dans les douze heures qui ont suivi, j’ai acheté une cagette d’oranges à jus."

                         

- on m’avait plutôt parlé d’une épreuve avec des gros vers blancs…
- estime-toi heureux qu’on ne porte pas de bandana.

#KohLanta

 

Par conséquent , je vous invite plutôt à lire son blog que son livre, en espérant qu'un prochain titre sortira, plus proche de l'esprit spirituel de la demoiselle. Les trois coeurs prouvent que je suis quand même fan, et que si vous n'avez pas Internet, ou que votre connexion free déconne parce que vous avez un Mâle chez vous incapable de réparer ne fut-ce qu'une ampoule, ou si vous préférez la version papier à la version blog, n'hésitez pas, vous découvrirez un univers optimiste et intelligent !

 

Informations sur le livre :

Sur son blog 

 

Le mystère de la chaussette orpheline et autres tracas du quotidien, Colombe Linotte, First, 2013, 9.95 euros

L'amour comme par hasard de Eva RICE

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"Toutes les maisons, grandes ou petites, perdent leur réalité, lorsque les êtres qu'on aime ne les habitent plus."

 

Mon avis :

Dans le Londres d'après-guerre, la magnifique demeure Milton Magna tient encore debout, malgré ses failles innombrables. Pénélope, son frère Inigo  et leur mère Talitha vivent dans ses murs prêts à s'effondrer. Issus d'une vieille famille aristocratique mais désargentée, ils s'attachent au lieu car il leur rappelle leur père disparu à la guerre. 

"Cependant, il n'existait pas d'endroit plus enchanteur que Magna au printemps, et mamane te moi étions les meilleurs amies du monde les matins où nous nous levions de bonne heure pour aller, bras dessus bras dessous, jusqu'à l'étang, en respirant de tous nos poumons la senteur sucrée des viornes murmurantes, le coeur réchauffé par le spectacle des grosses touffes de crocus qui nous saluaient au passage avec une grâce princière, le lonf des chemins envahis de mauvaises herbes ceignant la pelouse de derrière. La tiédeur du sileil sur nos joues nous rappelait à quel point il nous avait manqué, tout au long de l'hiver, je me gorgeais de l'odeur des buis entourant la plantation de cassis et de  groiseilliers." 

La jeune Pénélope rencontre Charlotte, une jeune fille de son âge qui va lui offrir une bouffée d'air frais dans son univers décati. Héroïne  sympathique et érudite, elle est attachante et même si son intrigue sentiementale est visible à dix kilomètres, on prend plaisir à suivre ses déboires amoureux. Les autres personnages sont tout aussi attachants eti forment comme une grande famille que l'on a plaisir à retrouver. 

Eva Rice brosse le portrait d'une génération désargentée, perdue après la guerre, entre dettes et envie de mordre la vie à pleines dents. Les jeunes s'enivrent de fêtes, d'alcool et de musique. Le champagne coule à flots dans les soirées mondaines et le monde de la musique voit l'émergence du jeune Elvis Prestley, détrôné pour le moment dans le coeur des jeunes filles par Johnnie Ray, chanteur qui n'aura pas du tout connu la postérité du king...

 

Attention à ne pas lire avant lecture la 4ème de couv qui en dit beaucoup trop...

Une lecture charmante au charme indéniable...

 

Premières phrases :

"J'avais fait la connaissance de Charlotte à Londre, un après-midi où j'attendais l'autobus. Notez bien cette phrase : elle contient une information déjà extraordinaire en soi, puisque je ne prenais l'autobus qu'une ou deux fois par an à peine, et encore n'était-ce qu'histoire de changer un peu et d'emprunter un autre moyen de transport que le train ou la voiture."

 

Infos sur le livre :

Auteur Née dans une famille d'amateurs de musique, Eva Rice est l'auteur de deux précédents ouvrages, un roman et un essai. L'amour comme parhasard, vendu à plus de 220000 exemplaires en Angleterre, a été finaliste des ritish Book Awards en 2006. Eva Rice vit à Londres.

 

Vous aimerez aussi :

Chick Lit

 

D'autres avis :

Babélio 

 

L'amour comme par hasard, Eva Rice, traduit de l'anglais par Martine Leroy-Battistelli, Le livre de poche, 2007, 537 p., 6.95 euros

 

Merci Juliette pour cet agréable moment passé en compagnie de Charlotte et Pénélope...

Bleu catacombes : un été meurtrier de Gilda PIERSANTI

Publié le par Hélène

♥ ♥

Troisième volet des saisons meurtrières.

Prix polar SNCF Européen

Prix du polar méditerranéen

 

Ce que j'ai aimé :

Pour fuir la canicule oppressante de cet été 2003, les touristes romains se réfugient dans les catacombes, à la recherche d'un air frais salvateur. Mais c'est un froid mortel qui va les saisir quand l'un d'eux découvrira au fond des catacombes une tête coupée. Mariella De Luca interrompt ses vacances idylliques pour enquêter dans ces catacombes, puis dans le monde de l'art cintemporain.

Alors oui, bien sûr, Gilda Piersanti sait y faire en matière de références culturelles : elle nous abreuve de Judith, d'art contemporain novateur, le fond du roman est indéniablement érudit. 

Comme toujours chez elle, l'atmsophère de cet été caniculaire romain est bien rendu. 

Mais...

 

Ce que j'ai moins aimé :

L'intrigue est très glauque entre les têtes coupées, le passé trouble et ses scènes on ne peut plus crues... De plus, point de suspens puisque dés les premières pages, nous connaissons les coupables.

La bluette sentimentale  sexuelle de Mariella a eu tendance à m'agacer. Elle atteint des sommets quand on nous explique en long et en large pourquoi elle ne veut pas laver ses culottes et strings chez son cher et tendre.

L'intrigue autour de la disparition du fils du commissaire n'avance pas d'un iota, comme si cette intrigue était simplement là pour allécher le lecteur et lui donner envie de lire les tomes suivants...

Une déception !

 

Premières phrases :

"- La porte !

La soeur bénédictine répétati ces mots cinquante fois par jour depuis que les catacombes étaient devenues le refuge de caravanes entières de touriste en quête d'air frais.

Pamela entra. Tous les regards se portèrent sur la somptueuse masse de cheveux blonds qui encadrait son visage."

 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Rouge abattoir  ; Vert Palatino 

Autre : La petite fille de ses rêves de Donna Leon

 

Infos sur le livre :

Sur l'auteur 

Résumé 

 

D'autres avis :

Athalie 

 

Bleu catacombes, un été meurtrier, Gilda Piersanti, pocket, 2009, 6.80 euros

La tête de l'emploi de David FOENKINOS

Publié le par Hélène

                              

♥ ♥

Le destin d'un homme ordinaire...

 

Ce que j'ai aimé :

"Les personnages de roman doivent-ils nécessairement être des êtres extraordinaires ?" Voilà le sujet de dissertation sur lequel j'ai planché avec un élève vendredi dernier, juste après la lecture du dernier roman de Foenkinos. Mon élève m'a répondu qu'il préférrait nettement Frankenstein au Père Goriot parce qu'il était vingt fois plus "fun".

Bref. Et Bernard dans tout ça ? Oui parce que le héros de Foenkinos s'appelle Bernard, un prénom qui pour lui n'est déjà pas celui d'un gagnant. "Avec un tel prénom, je n'allais pas révolutionner l'humanité." Prénom ordinaire pour un personnage tout aussi banal. 

50 ans, une femme, un enfant, un emploi confortable de conseiller financier à la BNP, pas de quoi faire rêver le lecteur. Puis tout s'écroule pour ce cher Bernard.

Pourquoi me demanderez-vous, plein d'empathie. Je vous préviens de suite : on ne peut éprouver aucune empathie pour Bernard tant cet homme est mou et inintéressant. Il a juste une bonne tête, le reste est voué à la catastrophe.

"Mais j'avais choisi l'option profil bas. On attend que ça se passe. Ce n'est qu'une turbulence passagère, il faut simplement bien resserrer sa ceinture." 

Donc disais-je, tout s'écroule : sa femme part avec un autre homme - j'aurais fait pareil, vu le peu de sex-appeal de cet homme - il perd son boulot par couardise, et se retrouve à habiter chez ses parents par manque d'argent. Bref il loupe sa vie et se repais dans cette médiocrité.

Bernard est donc pire qu'un héros ordinaire, il est un raté. Et même si l'écriture de David Foenkinos est facile, oui, j'ai eu envie tout à coup d'un bol d'air frais et de lire un roman dans lequel le héros serait extraordinaire, tellement talentueux et intelligent qu'il m'apprendrait beaucoup sur le monde et sur moi-même. Bernard ne m'a pas divertie, et il ne m'a rien appris, je l'ai regardé s'engluer dans une chute libre sans éprouver un quelconque sentiment.  Un échec !

 

Premières phrases :

"Un jour, mes parents ont eu l'étrange idée de faire un enfant : moi.

Je ne suis pas certain de saisir leurs motivations. Il est d'ailleur spossible qu'ils en les connaissent pas eux-mêmes. peut-être ont-ils fait un enfant u peu pour faire comme tout le monde."

 

Infos sur le llivre :

Auteur : Sur le site de France Inter 

Résumé : Babélio 

 

Vous aimerez aussi :

La délicatesse

A note que ce roman reprend le thème de sa nouvelle "Bernard", publié dans le recueil "Six façons de le dire" 

D'autres avis :

Caroline Doudet  ; Sylire pour qui il n'est "pas transcendant mais sympa" ; Géraldine 

 

La tête de l'emploi, David Foenkinos, J'ai LU, janvier 2014, 13.50 euros

On ne badine pas avec l'amour d'Alfred de MUSSET

Publié le par Hélène

                                         

♥ ♥ ♥

"Je veux aimer, mais je ne veux pas souffrir ; je veux aimer d'un amour éternel, et faire des serments qui ne se violent pas. Voilà mon amant."

 

Mon avis :

C'était au temps où Alfred de Musset venait de voir s'éteindre sa liaison avec Georges Sand. Sa déception marque de son sceau désabusé cette pièce, dans laquelle le badinage n'engendre que la souffrance chez des personnages pourtant en quête d'absolu. Victimes de leur orgueil, défaut inhérent au genre humain, ils se font du mal et heurtent violemment des personnes de leur entourage. 

"Qu'est-ce que tu es venu faire sur nos lèvres, orgueil, lorsque nos mains allaient se joindre ?"

"Le bonheur est une perle si rare dans cet océan d'ici-bas (...) Il a bien fallu que nous nous fissions du mal, car nous sommes des hommes. O insensés !"

Cette comédie d'intrigue sentimentale tourne au drame, le badinage se termine mal.

Car pour Musset, l'amour n'est pas à prendre à la légère, c'est une chose bien trop sérieuse et précieuse pour qu'on s'en moque. Alfred de Musset nous conte une comédie dramatique teintée d'un romantisme désenchanté. Le titre même de sa pièce veut lui conférer une portée universelle : l'histoire de Camille et Perdican doit avoir une valeur exemplaire. Formés par des adultes emprisonnés dans une morale étriquée, les jeunes gens tentent de redéfinir un amour débarrassé de mensonges.

En vain. 

Et pourtant, ce qu'il restera de cette pièce est cette magnifique tirade, initialement inspirée par une lettre adressée à Georges Sand du temps de leur idylle :

"Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n’est qu’un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c’est l’union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit : J’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois ; mais j’ai aimé. C’est moi qui ai vécu, et non pas un être factice crée par mon orgueil et mon ennui."

 

Information sur le livre :

L'auteur :   Sur le site de la BNF et ICI

L'histoire : Camille, qui sort du couvent, et Perdican, titulaire d’un doctorat, se retrouvent, après dix ans de séparation, dans le château de leur enfance où ils ont grandi et se sont aimés. Le père de Perdican souhaite les marier. C’était sans compter l’orgueil des deux jeunes gens …

 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Il ne faut jurer de rien

Autre : Ruy Blas

 

Tante Mame de Patrick DENNIS

Publié le par Hélène

"Tante Mame est la charmante dingue qu'on voudrait dans la famille." (Préface)

 

L'auteur :

Patrick Dennis est un romancier américain né en 1921 à Chicago et mort en 1976 à New York. Dans les années cinquante, Dennis fut l'un des auteurs américains les plus populaires. Ses romans ont été des Bestsellers, notamment le cultissime Tante Mame qui se vendit à deux millions d'exemplaires et fut maintes fois interprété, joué à Broadway, mis en musique et adapté au cinéma. (Présentation de l'éditeur)

 

L'histoire :

Patrick, orphelin à 10 ans, est recueilli par sa tante, Mame, une femme aux fiers principes moraux et religieux, qui est en fait une célibataire tout à fait émancipée, sensible au souffle de liberté qui anime l'Amérique des années 1920. Mame associe peu à peu son neveu à sa vie agitée, lui donnant ainsi une leçon de liberté d'esprit. (Présentation de l'éditeur)

 

Ce que j'ai aimé :

Tante Mame est une optimiste maladroite, libre penseuse, elle s'attache à tout courant qui sort de l'ordinaire. Ainsi quand elle recueille le jeune Patrick, il en fait rapidement les frais puisqu'il se retrouve dans une école avant-gardiste dans laquelle l'enseignement se fait entièrement nu. Et il n'est pas au bout de ses surprises, même si son banquier le tire au plus vite des griffes de cette école atypique. Malgré tout cette femme fantasque et crédule est attachante et le récit rocambolesque de ses aventures l'est tout autant. L'épisode du cheval est particulièrement désopilant, Tante Mame ayant prétendu pour préserver son honneur qu'elle était une cavalière hors paire se retrouve aux prises avec un cheval fou...

 

Ce que j'ai moins aimé :

Malheureusement, je ne me suis pas attachée à cette drôle de tante, si certains épisodes sont fluides et admirablement contés, d'autres sont franchement laborieux, voire même désuets, si bien qu'on finit par se lasser de ces aventures de cette sympathique écervelée.

 

Premières phrases :

"Il avait plu toute la journée. Non que la pluie me dérange, mais j'avais promis d'installer les auvents, et d'emmener le petit à la plage. J'avais aussi l'intention de barbouiller sauvagement au pochoir les murs de stuc de cette partie de la cave que l'agent immobilier appelait la Salle des Fêtes, et de travailler à ce qu'il appelait une Future Chambre Mansardée, idéale comme Chambre d'AMis, Salle de Jeux, Atelier ou Bureau."

 

Vous aimerez aussi :

Voyage avec ma tante de Graham GREENE

 

D'autres avis :

Lire ; Manu ; Babélio 

 

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