Les filles de l'ouragan de Joyce MAYNARD

Publié le par Hélène

                        

Mon avis :

Deux enfants sont nées le même jour dans le même hôpital, à la même heure. Les deux familles ont gardé contact, même si tout tend à les séparer : Les Plank sont des fermiers et les Dickerson des artistes bohèmes. Et il se trouve par le plus grand des hasards que Ruth Plank est une artiste, douée pour le dessin, tandis que Dana Dickerson est proche de la terre. Mais quel peut bien être ce secret qui plane sur l'histoire des deux familles ? On se le demande cinq minutes et ensuite on est rapidement exaspéré par les indices gros comme des montagnes que nous donne l'auteur. Point de mystère par conséquent dans ce roman.

En suivant parallèlement les destins des deux jeunes filles, c'est toute leur vie qui défile :  leur enfance, les premiers émois de l'adolescence, la découverte du sexe, de la maternité, du couple, de la maladie (et des maladies, il y en aura !) Panorama de deux vies différentes, le roman plonge ses racines dans les années 50, la libération sexuelle, Woodstock, et c'est sans doute là qu'il est le plus intéressant. Evoquant le maladie et la mort avec beaucoup de tendresse et d'intelligence, l'auteure aurait pu se passer de ce secret de famille terriblement attendu pour s'intéresser simplement à la trajectoire des deux jeunes filles. Décrire des vies, tout simplement, sans alourdir...

Premières phrases :

"Cela commence par un vent humide, qui souffle du nord-est à travers les champs, un vent étrangement chaud pour cette période de l'année. Avant même qu'il atteigne la maison, Edwin Plank le voit venir, ondulant sur l'herbe sèche et les dernières rangées de maïs dans le champ en contrebas de la grande, là où le tracteur n'est pas encore passé."

Présentation de l'éditeur :

Philippe Rey 

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Du même auteur : L'homme de la montagne

D'autres avis :

Lu dans le cadre du Blogoclub

Télérama  ; Le magazine littéraireLe figaro

SylireClara - Kathel - Théoma - Val 

 

Les filles de l'ouragan, Joyce Maynard, traduit de l'anglais (EU) par Simone Arous, Editions Philippe Rey, 2012, 20 euros

Déception et abandon du mois d'août

Publié le par Hélène

                             

A l'orée de la nuit de Charles FRAZIER

Présentation : Dans l’Amérique des Sixties, au fin fond des Appalaches où elle vit retranchée, loin des soubresauts du monde, Luce, jeune femme farouche et indépendante, se voit confier la charge des jumeaux de sa sœur défunte. Ayant vu leur père, Bud, une brute épaisse, assassiner leur mère, les orphelins traumatisés se sont réfugiés dans un mutisme inquiétant, où sourd une violence prête à exploser à tout moment. Patiemment, Luce va tenter de réapprendre la vie à ces deux écorchés vifs, et elle-même de reprendre goût à l’amour et à la compagnie des hommes. À celle, en particulier, de Stubblefield, nouveau propriétaire des terres où elle s’est établie. Mais leur idylle est menacée par le retour de Bud, blanchi du meurtre de sa femme et bien décidé à retrouver le magot que les deux enfants, croit-il, lui ont volé. C’est le début d’une longue « nuit du chasseur » : un western d’une beauté crue et crépusculaire, où Charles Frazier se révèle une fois de plus, après l’immense succès de Retour à Cold Mountain, comme l’un des grands romanciers des espaces américains. 

Mon avis : J'ai tenté deux fois cette lecture, sans parvenir pour autant à m'attacher aux personnages ou à l'intrigue. Luce et ses récriminations contre le monde "tout le monde te fait du mal.", les deux enfants taciturnes mais qui s'éveillent peu à peu sous l'oeil attendri de Luce, l'esquisse d'intrigue sentimentale entre Stubblefiels et Luce, le méchant Bud qui rôde, tout cela m'a semblé factive, forcé. Je n'ai pas trouvé de similitudes avec "La nuit du chasseur", j'ai abandonné !

D'autres avis : Page Le magazine littéraire Babélio 

 

Merci à l'éditeur.

Tout ce que je sais de l'amour de Michela MARZANO

Publié le par Hélène

                     

"Même si je me suis rendue compte qu'à force de courir après l'absolu, c'est le quotidien qu s'échappe." p. 74

Mon avis :

Partant du principe qu'on ne peut pas parler d'amour sans parler de soi, Michela Marzano part de sa propre expérience pour tenter de cerner ce mystère absolu et ses corollaires : désir, passion, durée dans le temps...

Malheureusement son propos ne s'élève guère, les remarques qui naissent de son expérience sont certes pertinentes, mais nullement révolutionnaires. Elle tourne autour de l'idée selon laquelle ce qu'on a vécu détermine notre façon d'aimer et d'être aimé, et le propos tourne rapidement en rond autour du nombril de l'auteur mal comprise par son père et en mal d'enfant.

"Ce n'est jamais l'autre qui peut nous aider à "désenvoûter la maison hantée que nous sommes," comme l'écrit Anne Dufourmantelle. Cette maison "hantée par des plaintes dont on ne sait plus à qui elles apartiennent, mais qu'on a faites nôtres". Au contraire. Bien souvent c'est l'autre qui fait resurgir nos peurs. Toutes celles qui demeurent dans un coin de notre être.

La peur du jugement de notre père. La peur de l'abandon de notre mère. La peur de na pas être à la hauteur des attentes des autres. Ce sentiment d'inutilité. Cette envie de mieux faire mais cette impossiblité à y parvenir. Ce pardon qui n'arrive pas..." p. 59

Elle souligne également qu'il est impossible de tout avoir et si cela arrivait, nous n'aurions plus rien à désirer. Ainsi, si la personne qui aime a tendance à trop projeter dans l'autre, elle sera irrémadiablement déçue par le décalage entre l'image idéale de l'autre et sa réalité.

"Qui, dès lors, est le véritable responsable ?

Lui, qui est toujours égal, terriblement égal, identique à lui-même, ou nous, qui avons cru qu'il changerait pour devenir ceomme nous avons toujours rêvé qu'il soit, comme il aurait dû être ?" p. 87

Ses pistes de réflexion se révèlent ainsi relativement banales et évidentes, n'apportant pas de neuf au sujet...

Elle appuie aussi sa réflexion sur de brèves citations d'écrivains ou philosophes, décortiquant l'idée pour la démonter ou l'infirmer. En quelques pages, elle glose sur une idée qui en aurait mériter largement le double et réduit ainsi la pensée de l'auteur cité. 

Si quelquefois la phrase frappe par sa justesse et sa poésie au détour d'une page, l'auto-apitoiement psychanalytique et les phrases convenues refond rapidement surface, créant une déception chez le lecteur !

Premières phrases :

"Enfant, je rêvais de l'amour. Je passais des heures entières le nez plongé dans des livres débordants d'histoires parfaites. J'imaginais des journées sans failles. Je rêvais de réécrire l'histoire de mes parents. 

La vie ne povait être disputes et fractures. Elle devait miroiter. Pareille à la surface de la mer au printemps.

Comme si l'harmonie pouvait exister."

Présentation du livre :

Chez Stock 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Légère comme un papillon

Autre : Le goût de la vie commune

D'autres avis :

Le point  ; Leiloona

 

Tout ce que je sais de l'amour, Michela Marzano, Stock, août 2014, 216 p., 18.50 euros

 

 

Les vieux fourneaux tome 1 Ceux qui restent de LUPANO et CAUUET

Publié le par Hélène

                            

♥ ♥ ♥ ♥

"Ca brûle encore dans ce vieux fourneau !"

 

Ce que j'ai aimé :

Emile, Antoine et Pierrot ont beau être septuagénaires, ils en ont encore sous le capot !

Ils se retrouvent à l'occasion de la mort de Lucette, la femme d'Antoine, et en profitent pour se remémorer les bons ou moins bons moments des années 50...

Ils n'ont pas perdu leur mordant et leur alan, poussant même Antoine sur les routes de Toscane à la rencontre d'un ancien rival ! Les deux autres vont le rejoindre accompagnés par Sophie, la fille de Lucette et Antoine. Parce qu'ils ne sont pas du genre à se laisser faire ces p'tits vieux. Tous ont fait des choix à contre-courant, comme Lucette qui a "préféré miser sur le local : quitter la grosse boîte capitaliste pour monter un petit théâtre itinérant, créer du lien social." Théâtre que reprend aujourd'hui sa fille Sophie, enceinte et peu encline à mettre au monde un nouvel être dans ce monde qu'elle juge peu merveilleux... A cause justement des vieux "Vous nous laissez un monde tout pourri, vous avez tout salopé, et ensuite vous venez souhaiter bon courage aux locataires suivants ! Vous manquez pas d'air !"

Pierrot lui est un  ancien syndicaliste impliqué qui continue d'oeuvrer dans un groupe d'action "Ni yeux ni maîtres", "A nos âges, il n'y a plus guère que le système qu'on peut encore besogner. Du coup, ma libido s'est reportée sur la subversion."

Bref, tous sont prêts à combattre les maux de l'époque : mondialisatation, ultralibéralisme, pollution, surexploitation, agriculture extensive, paradis fiscaux, communication... Mais toujours dans la bonne humeur, comme des "tontons flingueurs" qui se respectent !

Ce que j'ai moins aimé :

J'attends avec impatience le tome 2 attendu pour octobre !

Vous aimerez aussi :

Le singe de Hartlepool

D'autres avis :

Babélio 

 

Les vieux fourneaux, 1, Ceux qui restent, Lupano et Cauuet, Dargaud, 2014, 11.99 euros

 

Déniché à la bibliothèque !

 

L’île du Point Némo de Jean-Marie BLAS DE ROBLES

Publié le par Hélène

                       

♥ ♥ ♥ ♥ 

« C’est cela le Grand Art, une façon d’impliquer sa vie tout entière pour arriver à l’excellence. »

Ce que j’ai aimé :

Un roman d’aventures foisonnant et passionnant ! 

Aux côtés de Canterel, riche opiomane, Grimod son majordome, Lady MacRae et sa fille Verity qui converse avec les baleines, Miss Sherrington gouvernante de Martial Canterel, Reutlinger, Holmes, nous partons sur la piste du diamant  Anankè, convoité également par l’enjambeur Nô prêt à tout pour doubler ses rivaux. L'inspecteur Litterbag, personnage trouble est aussi du voyage. 

Ainsi la joyeuse bande, lancée dans une course folle ponctuée d'énigmes digne de Conan Doyle, use de tous les moyens de transports possibles et imaginables pour avancer vers leur but. Tels les héros de Jules Verne, ils montent à bord du transsibérien, d’un ptéronave puis d’un dirigeable, le Médiator qui part faire son premier tour du monde. Ils reviendront ensuite à des transports plus classiques comme le bateau pour arriver au point Némo : « pôle maritime d’inaccessibilité » endroit de l’océan les plus éloigné de toute terre émergée » situé dans le Pacifique. 

Parallèlement toute une arborescence d'intrigues secondaires voient le jour : Carmen qui s'ingénue à trouver des solutions pour combattre l'impuissance de son mari, Charlotte et sa voisine envahissante, secrètement attirée par Fabrice, à la recherche de sa mère. 

Il sera ausi question d'une fabrique de cigares dans le Périgord noir qui perpétue la tradition de la lecture à voix haute comme à Cuba, fabrique qui sera rachetée par Monsieur Wang, gérant d’une entreprise de liseuses électroniques, et amoureux des pigeons voyageurs. 

"L'important ce n'était pas même pas qu'ils achètent des livres numériques récemment parus, mais qu'ils achètent encore et encore la possibilité de les acheter. Le même système que partout ailleurs, et qui fonctionnait à vide, comme le reste de l'économie. La bibliothèque numérique n'était qu'une variation moderne du péché d'orgueil, celui de parvenus pressés d'exhiber leur prospérité, s'entourant de livres tape-à-l'oeil -voire de simples reliures vides - qu'ils n'avaient jamais lus et ne liraient jamais."

L'auteur entremêle savamment personnages réels comme le musée Barnum et son fondateur Phineas Taylor Barnum et personnages imaginaires hauts en couleurs. Ainsi dans ce roman hybride nous pourrons trouver aussi bien des considérations sur les fonds marins que des réflexions plus politiques ou philosophiques. 

« Peut-être ne comprendrons-nous quelque chose à l’ordre secret du monde qu’après une sincère et patiente mansuétude pour ses incohérences ? »

Sous l’égide de Jules Verne et de son capitaine du Nautilus, Roblès nous invite à réfléchir aux liens ténus unissant réalité et littérature :

« Toute phrase écrite est un présage. Si les évènements sont des répliques, des recompositions plus ou moins fidèles d’histoires déjà rêvées par d’autres, de quel livre oublié, de quel papyrus, de quelle tablette d’argile nos propres vies sont-elles le calque grimaçant ? » p332

La littérature permet incidemment de changer le monde et la conception que nous en avons et « Le jour où vous comprendrez qu’il vaut mieux mourir en essayant de changer le monde, plutôt que de vieillir en le regardant agoniser, vous me rejoindrez. » p ; 178

Il imagine ainsi une cité utopique dans laquelle chacun userait de ses compétences pour agir pour le bien de la cité et pour une amélioration de la société et du genre humain. Chaque petite geste compterait « Il n’y a aucun complot, aucune conspiration, juste des hommes et des femmes qui essayent de reconquérir leur espace, leur énergie, leur alimentation… Leur existence. » p ; 416 Il crée également une île de déchets aux accents futuristes.

Des inidividus luttent contre l'inertie contre les règles absurdes d'un monde régi par des concepts liés au rendement, à l'argent, règles qui aliènent l'être irrémédiablement..

« Mille et une révoltes se bousculent derrière ses yeux en brouillards changeants. Il voudrait (…) Vivre sans le souci d’avoir à payer le simple fait de vivre, se chauffer avec le bois de sa forêt, manger les légumes et les fruits de son jardin, brancher son ordi aux forces du vent, de l’eau ou du soleil. Vivre dans les bois, s’il le faut, pour ne plus avoir à trembler devant une enveloppe frappée au sceau du Trésor Public. Respirer. Gonfler ses poumons de la beauté du monde, être prêt, tendu, héroïque. (…) Redonner du sens à chacun de ses gestes. Sortir de la sidération. » p. 346

Des touches d’humour noir dans des chapitres intitulés « Derniers télégrammes de la nuit » entrecoupent les aventures des protagonistes :

« Choses qui militent contre l’usage du biberon

Lorsque l’enfant a fini de téter, il faut le dévisser et e mettre dans un endroit frais, cave ou réfrigérateur. 

Choses qui troublent un instant le calme de la campagne

Il éternue, son tracteur explose. »

Un roman protéiforme extraordinaire qui marquera durablement les esprits ! 

Ce que j’ai moins aimé :

Les scènes érotiques auxquelles je ne vois pas d’intérêt pour le roman.

Présentation de l’éditeur :

Zulma 

Premières phrases :

« Le Tigre à droite, désormais invisible, à gauche les hauteurs pelées des monts Gordiens ; entre les deux, la plaine ressemblait à un désert fourmillant de carabes à reflets d’or. C’était à Gaugamèles, moins de trois ans après la cent douzième Olympiade. »

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Là où les tigres sont chez eux

D’autres avis :

Le point 

 

L’île du Point Némo, Jean-Marie Roblès, Zulma, août 2014, 464 pages, 22.50 euros

 

Merci à l'éditeur pour cette incroyable découverte !

 

Les diaboliques de Jules BARBEY D'AUREVILLY

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Ce que j'ai aimé :

L'atout principal de ces récits tient dans la capacité de l'auteur à créer des univers, un mystère, un suspens en quelques mots, quelques scènes. Un rideau cramoisi qui se soulève pour laisser entrevoir la silhouette d'une jeune femme, un couple au comportement fusionnel et égocentrique qui se promène au jardin des plantes, un instant volé, un souvenir qui revient et le véritable récit s'amorce. Récit qui ne lève pas non plus toutes les zones d'ombre, les personnages restent dans l'opacité de leurs contradictions et passions.

Eprouvent-ils du remords ? des regrets pour leurs actes ? Sont-ils réellement heureux ?

"On ne peint pas plus le bonheur, cette infusion d'une vie supérieure  dans la vie, qu'on ne saurait peindre la circulation du sang dans les veines."

L'amour, le meurtre, la vengeance par passion, le désir sont au coeur des nouvelles et au coeur des relations tumultueuses des personnages. Ce recueil a valu à son auteur un procés pour immoralité en 1874. L'ouvrage ne reparaîtra qu'en 1882. Les femmes sont considérées comme "diaboliques", façon pour l'auteur de dénoncer les passions horribles pour ensuite les repousser plus vivement. Il s'est défendu de ces accusations en soulignant que son projet était avant tout moralisateur. Si les passions font partie de la nature humaine, les montrer peut provoquer chez le lecteur le désir de les fuir.

Ce que j'ai moins aimé :

Les deux nouvelles Un dîner d'athées, relatant la liaison d'un soldat avec la femme d'un autre soldat et Le dessous de cartes d'une partie de whist m'ont moins plu.

Quelquefois la mise en place est un peu longue avant d'en arriver au vif du sujet comme dans Un dîner d'athées. De longuescirconvolutions autour de la religion s'amorcent avant d'écouter le récit proprement dit.

Premières phrases :

"Il y a terriblement d'années, je m'en allais chasser le gibier d'eau dans les marais de l'ouest, - et comme il n'y avait pas alors de chemins de fer dans le pays où il me fallait voyager, je prenais la diligence de *** qui passait à la patte d'oie de Rueil et qui, pour le moment, n'avait dans son coupé qu'une seule personne."

Vous aimerez aussi :

Miss Alabama et ses petits secrets de Fannie FLAGG

Publié le par Hélène

♥ ♥

"Tant qu'on respire, on a une longueur d'avance."

Ce que j'ai aimé :

A 60 ans, Maggie décide d'en finir avec la vie, préférant se passer des soucis inhérents à la vie pour conquérir une paix éternelle. Ancienne Miss Alabama elle court après la perfection, si bien que son départ est planifié jusque dans les détails. Le jour J approche. Sauf que rien ne se passe comme prévu et qu'elle se voit obligée de remettre au jour suivant ses funestes projets. 

Chez Maggie, tout est calibré, pensé, anticipé. Elle est un modèle pour Brenda, son amie et collègue, beaucoup plus encline au lâcher prise, notamment devant des glaces à la menthe et pépites de chocolat. Boulimique inconditionnelle, elle aimerait régler aussi sa vie, son poids et son apparence, mais sans succés. Toutes les deux vont apprendre à conquérir leur liberté, loin des carcans que chacun s'impose ou que la société assène. Aux côtés de Ethel, 88 ans, blasée, elles luttent contre la transformation immobilière de leur ville, Birmingham. Leur agence immobilière est en effet concurrencée par celle de Babs, qui a des méthodes bien peu recommandables...

Lecture agréable, sans prétention, Miss Alabama offre une galerie de personnages attachants au coeur d'une ville en pleine transformation. Un livre léger parfait pour l'été !

                

@http://blog.al.com/ 

Ce que j'ai moins aimé :

Le mystère autour de l'ancien propriétaire de Crestview m'a semblé superflu, déconnecté de l'intrigue principale. De fait la deuxième partie du roman est moins attirante que son début !

Je cherche encore les secrets annoncés par le titre... 

Présentation de l'éditeur :

Cherche Midi

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Beignets de tomates vertes

D'autres avis :

Caroline ; CathuluKarineKeishaClara ; Sandrine ; Stephie ; Karine

 

Miss Alabama et ses petits secrets, Fannie Flagg, traduit par Jean-Luc Piningre, Cherche Midi, mai 2014, 21 euros

 

Pioché à la bibliothèque

La vie de Lillian, mode d'emploi de Alison Jean LESTER

Publié le par Hélène

♥ ♥

Ce que j'ai aimé :

Lillian est une femme célibataire de 57 ans pour qui les hommes, la séduction, le plaisir, ont toujours compté. Et c'est avec tendresse et plaisir qu'elle se souvient des hommes importants qui ont marqué sa vie jusqu'à aujourd'hui. Des hommes seuls, des hommes mariés, des hommes enfants, des hommes virils, des hommes faibles ou fort, une galerie que Lillian se plaît à revisiter les soirs de solitude. Pour peut-être approcher le mystère du sentiment, et enfin, comprendre pourquoi on aime, puis tout à coup pourquoi l'amour s'en va...

Le style fluide dénote des facilités d'écriture évidente pour ce premier roman prometteur. Les chapitres sont brefs, dépassant rarement cinq pages, évoquant des rencontres, des scènes marquantes, des ruptures décevantes...

"Si je regrette une chose, rétrospectivement, ce sont toutes les fois où j'ai autorisé de gens à penser ce qu'ils voulaient penser. J'aurais dû les arrêter tout de suite. J'aurais dû me moquer de leurs suppositions. J'aurais dû éclater de rire, "Ha ha ha !" et enchaîner avec un sourire malicieux et pétillant, uniquement pour les déstabiliser, pour qu'ils continuent à s'interroger. Le problème, c'est qu'ils observent ce que vous faites, qui vous aimez, comment vous cuisinez ce que vous lisez et ce que vous ne lisez pas, et ils décident ce que ça signifie, et parfois vous n'êtes pas là pour les arrêter, ou vous choisissez mal le moment. Je me suis toujours demandé pourquoi les gens cherchent du sens dans les actes. Quand une personne vous raconte une histoire, une chose qui lui est arrivée, une chose importante, ne lui demandez pas ce qu'elle a fiat. Demandez-lui ce qu'elle voulait faire. Ce qu'elle veut faire, c'ets ce qu'elle est. Les actes sont des murmures comparés aux rêves."

Ce que j'ai moins aimé :

Le fait de résumer la vie de Lillian à une suite d'évocations de sa vie sentimentale est finalement assez réducteur, et peut créer une certaine lassitude liée à un manque de consistance dans l'intrigue.

Pour résumer, c'est un roman plaisant à lire, au charme mélancolique. Je suivrai néanmoins le prochain roman de l'auteur avec plaisir !

Premières phrases :

"Chaque fois que je me réveille à côté d'un homme, avant d'être totalement éveillée, je crois que c'est Ted. Evidemment, ce n'est jamais lui.

Tant pis. Ce matin, j'ai regardé Pandora marcher su rle corps nu de Michael. Alors qu'elle remontait le long de sa cuisse, il a commencé à avoir la chair de poule."

Informations sur le livre :

Chez Autrement

Vous aimerez aussi :

L'histoire d'un mariage de ANdrew Sean Greer 

 

La vie de Lillian, mode d'emploi de Alison Jean Lester, traduit de l'anglais EU) par Jean ESCH, Autrement, août 2014, 17 euros

 

Merci à l'éditeur.

 

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