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Lundi 20 mai 2013 1 20 /05 /Mai /2013 06:30

noyade en eau douce

 

 

 

♥ ♥ ♥


Un classique à découvrir dans sa nouvelle traduction


L’auteur :

 

ROSS MACDONALD, de son vrai nom Kenneth Millar, est né en 1915 en Californie et a d’abord grandi au Canada avant de revenir s’installer aux États-Unis. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est offi cier de marine dans le Pacifi que. À son retour, il publie quatre romans avant la parution de Cible mouvante en 1949, le premier livre où apparaît le détective privé Lew Archer. Deux films content les aventures de Lew Archer, incarné à l’écran par Paul Newman. Ross Macdonald meurt en 1983. Il est considéré comme l’un des plus grands écrivains de romans noirs. James Crumley disait avoir relu dix fois son œuvre et James Ellroy lui a dédicacé le premier volume de sa trilogie de Lloyd Hopkins. (Source : éditeur)

 

L’histoire :

 

Dans le quartier huppé de Nopal Valley, en Californie, Lew Archer est engagé pour enquêter sur une lettre anonyme accusant sa cliente, Maude Slocum, d’adultère. À aucun prix, ces allégations ne doivent parvenir jusqu’à son mari. Profitant d’une fête organisée chez les Slocum, le détective se mêle aux invités. Mais la soirée est interrompue par une macabre découverte : celle du corps de la belle-mère de Maude, flottant dans la piscine. Les soupçons se portent immédiatement sur son fils et sa trop séduisante petite-fille, premiers héritiers de la fortune colossale de la vieille dame. C’est désormais une double enquête qu’Archer doit mener, sur les traces d’un corbeau et d’un meurtrier.

 Cette nouvelle enquête de Lew Archer nous entraîne dans un univers trouble de faux-semblants où les victimes semblent avoir autant à cacher que les assassins. (Présentation de l’éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

 

Le style lyrique très travaillé est la première bonne surprise de ce roman :


" L'incendie de ciel s'était éteint, laissant de longs lambeaux de nuages s'étirer sur la nuit comme des traînées de cendre pourpres. Je ne voyais des montagnes que leurs silhouettes géantes soutenant la pénombre. Quelques lumières scintillaient sur leurs flancs, et les phares d'une voiture qui montait pouce par pouce vers un col le franchirent pour disparaître de l'autre côté de la vallée. Puis la nuit se fit calme au point de sembler exclure toute vélléité de mouvement : nous étions des insectes pris dans l'ultime cristallisation d'une coulée d'ambre. Je bougeai, brisant le sortilège, et m'en allai en marchant à l'aveugle sur la pelouse glissante de rosée, à côté du chemin dallé." (p. 66)

 

Les descriptions sont magnifiques, les dialogues sonnent très justes, à la fois enlevés et drôles.


Les personnages sont tout aussi travaillés : Lew Archer est un détective amoureux de la vérité, il suffit qu'il soit lancé sur une piste pour souhaiter aller jusqu'au bout de l'enquête, quelques soient les embûches qui jalonneront son chemin. La famille sur laquelle porte son enquête est criblée de failles : la jeune femme qui fait appel à lui cache quelques secrets d'adultère, son mari semble être un homosexuel refoulé, leur fille entretient des relations troubles avec le chauffeur de la maison, et la belle-mère garde jalousement son héritage... Ajoutez au paysage une société pétrolière à l'affût des affaires jûteuses de la région, et vous comprendrez pourquoi les sous-sols de cette affaire sont explosifs...


Lew mène son enquête tambour battant, dans une ambiance trouble aux retombées sismographiques...

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

Quelques scènes - notamment celle du bateau - sont à mes yeux superflues, apportant trop d'action et de rebondissements peu crédibles. L'intrigue aurait peut-être gagné à être épurée...


Premières phrases :

 

« Corps sémillant, silhouette de jeune fille : tant que vous ne regardiez pas son visage, elle avait moins de trente ans. Ses vêtements soulignaient bien la chose : tailleur peau d’ange sur mesure, talons hauts mettant le galbe de ses mollets aux ombres nylon sous tension. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur :  Cible mouvante de Ross MACDONALD

Les 16 autres romans de la série Lew Archer sortiront au rythme de deux parutions par an.

Autre : les romans de Raymond Chandler

 

D’autres avis :

 

Papillon 

 

Noyade en eau douce, Ross Macdonald, traduit de l’américain par Jacques Mailhos, Gallmeister, totem, 2012, 288 p., 10 euros

 


 

Par Hélène - Publié dans : Roman policier américain
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Samedi 18 mai 2013 6 18 /05 /Mai /2013 06:30

    Voici quelques titres que j'avais particulièrement aimés sortis en poche 

Cliquez sur les couvertures pour accéder aux critiques


d-acier-copie-1.jpg

photo-de-groupe-poche.jpg

oranges-ne-sont-pas-les-seuls-fruits.jpg

 

parle-leur-des-batailles.jpg

 

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misericorde.jpg

 

maison-d-a-cote.jpg

 

sang-des-pierres-.jpg

 

dernieres-nouvelles-du-sud.jpg

Par Hélène - Publié dans : Sélections et prix littéraires
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Jeudi 16 mai 2013 4 16 /05 /Mai /2013 06:30

liberte-sur-la-montagne.jpg

 

 

 

 

♥ ♥


Un chant hypnotique

 


L’auteur :

 

Marc Graciano est né le 14 février 1966.

Il vit au pied des montagnes aux confins de l’Ain et du Jura.

Liberté dans la montagne est son premier livre. (Présentation de l’éditeur)

 

L’histoire :

 

« Depuis bien des jours le vieux cheminait avec la petite le long de la rivière. Quelquefois le vieux tenait la main de la petite mais, le plus souvent, il la laissait voyager seule autour de lui » : telle est la première phrase de cette histoire puissamment envoûtante tant par la tension dramatique constante que Marc Graciano parvient à conserver tout au long de ce voyage initiatique, semé d’embûches, dans un temps très ancien, que par son style unique, fait de litanies.

 Dans leur périple vers l’amont de la rivière, le nord, le vieux et la petite traversent une nature à la fois splendide et sauvage, croisent des personnages inoubliables, comme le veneur.

 Vers où les conduira leur destin ?   (Présentation de l’éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

 

 

Marc Graciano nous conte un récit très original : le vieux et la petite marche vers un ailleurs teinté de présent, ils marchent et ils rencontrent des dangers, des joies, des peines. Le vieux nomme à la petite les choses pour qu’elle accède à la connaissance du monde, il ne lui épargne aucune de ses vilenies, le sordide côtoie le sublime parce qu’au fond, le monde est fait ainsi.


Ils marchent, étroitement liés et rencontrent tour à tour un cirque ambulant, une joute de chevaliers, des hommes conduits à l’échafaud, un abbé, un berger, un géant, un veneur, une jeune femme envoûtante… Un lien étroit unit ce vieux et cette petite, un lien fait de tendresse, d’amour et de danger. Leur destin les porte inéluctablement là où ils devaient aller…

 

 C’est une peinture du Moyen-Age vivante et dynamique qui se profile sous nos yeux ébahis, les personnages se mettent en branle, tout bouge très vite et prend forme, un monde s’ébauche par la puissance des mots du vieux et de l’auteur. De  vieilles légendes puissantes émaillent le récit comme celle d’un cerf magique … Les mots font exister un monde.

 

Et ce premier roman nous offre une très belle allégorie de la vie, un enseignement philosophique lumineux :

 

« Alors le vieux dit à la petite qu’ils possédaient des choses qu’ils ne pouvaient pas perdre et que nul ne pourrait leur dérober. Il lui dit qu’ils possédaient le ciel et il lui dit qu’il possédait la forêt et il lui dit qu’ils possédaient l’enchantement chaque jour renouvelé du chemin que tous deux suivaient. (…) Il lui dit qu’ils possédaient les plantes et il lui redit qu’ils possédaient le ciel et aussi les oiseaux dedans le ciel puis il lui dit qu’ils possédaient ces choses à chaque fois qu’ils savaient les capter. Grâce à la connaissance qu’ils en avaient. » (p. 33)

 

« Il leur dit qu’ils devaient aller toujours librement. Il leur dit qu’ils devaient cultiver désormais le respect et la délicatesse. Il leur dit qu’ils devaient s’arrêter à tous moment et qu’ils devaient s’asseoir et qu’ils devaient regarder le ciel avec une intense sérénité et il leur dit qu’ils se satisferaient alors de la sensation de leur corps chaud et vivant. (…) Le vieux leur dit qu’ils devaient se faire sensible aux chants des oiseaux et à l’odeur de terre humide qui montent de la rivière le soir. Il leur dit qu’ils devaient admirer la pureté du ciel et la beauté des traces. (…) Le vieux leur qu’ils devaient savoir jouir des agréments d’un chemin qui s’enrubanne dans la forêt. » (p. 141)

 

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

Il faut être très concentré sur sa lecture pour suivre le destin de ces deux personnages atypiques : les paragraphes sont denses, les dialogues sont uniquement retranscrits au discours indirect, le vocabulaire est riche, les répétitions nombreuses, il faut se laisser porter par cette scansion orale pour pénétrer entièrement dans cet univers si particulier et se  laisser hypnotiser.

 

Un texte difficile qui se mérite.

 

Premières phrases :

 

« Depuis plusieurs jours le vieux cheminait avec la petite le long de la rivière. Quelqeufois le vieux tenait la main de la petite mais, le plus souvent, il la laissait voyager seule autour de lui. A cette fin, le vieux veillait à libérer la petite de tout faix. Le vieux veillait aussi à toujours régler son pas sur celui de la petite. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Hommes, bois, abeilles de Mario RIGONI STERN

 

D’autres avis :


 Aliette Armel  ; Sur le site de l'éditeurDominique 

 

 Liberté sur la montagne, Marc Graciano, José corti, janvier 2013, 311 p., 19.50 euros

Par Hélène - Publié dans : Littérature Française
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Mardi 14 mai 2013 2 14 /05 /Mai /2013 06:30

profondeurs-glacees.jpg

 

 

 

♥ ♥ ♥ ♥


Une plongée glaciale dans les profondeurs de l'âme humaine...

 


L’auteur :

 

 « Il a introduit dans l’espace romanesque les plus mystérieux des mystères : ceux qui se cachent derrière nos propres portes. » Cet éloge du grand Henry James s’adresse à William Wilkie Collins, considéré comme le précurseur du roman policier anglais et, plus largement, comme l’inventeur du thriller.
William Wilkie Collins est né à Londres en 1824. Soumis dès son enfance aux délires d’un père tyrannique (le peintre paysagiste William Collins), il se réfugie très tôt dans l’écriture, ce qui a le don d’irriter son géniteur, lequel met tout en œuvre pour tuer dans l’œuf cette « vocation absurde »¿ : on envoie le rebelle se former à la dure comme apprenti dans une fabrique de thé, puis on l’oblige à faire son droit. Même après sa mort, la figure du père continuera à tourmenter l’écrivain en exigeant par testament, et comme clause nécessaire pour hériter, qu’il lui consacre une « biographie officielle ». Ce devoir accompli en 1848, William Wilkie Collins intègre en 1852 la revue Household Words dont s’occupe Charles Dickens avec lequel il partage une passion commune pour le théâtre. Ces premières tentatives littéraires ne connaissent qu’un succès d’estime. Une nuit d’été 1855 pourtant, alors que Wilkie Collins, son frère Charles et le peintre Millais passent devant la grille d’une grande maison de Londres, une jeune femme en blanc, très belle, les supplie de lui venir en aide avant de disparaître. Fasciné, Collins mène l’enquête pour découvrir que cette femme, Caroline Graves, est séquestrée avec son bébé par un mari à demi-fou. Il la délivre et sera son amant jusqu’à sa mort. Ce qui aurait pu rester un fait divers romanesque inspire à Wilkie Collins l’intrigue de son premier chef-d’œuvre, La Dame en blanc, publié en feuilleton dans All the Year Round de novembre 1859 à octobre 1860. Le public ne s’y trompe pas : le succès est énorme et la foule s’arrache chaque livraison. Les romans qui suivront confirmeront le talent de conteur de William Wilkie Collins qui touche à la consécration avec Pierre de lune publié en 1868 et dont il se dit qu’il inspira fortement Charles Dickens pour son roman inachevé The Mystery of Edwin Drood. En proie à d’intenses souffrances nerveuses, de plus en plus dépendant de l’opium, Wilkie Collins se retire pourtant peu à peu de la scène publique et termine sa vie en reclus. Il meurt en 1889. (Source : Editeur)

 

L’histoire :

 

« Deux années se sont écoulées depuis que les explorateurs partis d’Angleterre à la recherche d’un passage au nord-ouest ont dit au revoir à leur pays natal et au monde civilisé. L’entreprise a échoué. L’expédition arctique s’est perdue au milieu des glaces des mers polaires. Les excellents navires Wanderer et Sea-Mew, ensevelis dans ces vastes solitudes, ne sillonneront jamais plus les flots. »

Après un terrible hivernage au milieu de l’océan gelé, un équipage parti en 1845 et mené par Sir John Franklin est décimé par la faim et le froid. Dans cette longue nouvelle, à l’origine une pièce de théâtre écrite avec Charles Dickens, William Wilkie Collins livre le récit de ces gentlemen anglais soumis aux impératifs de la survie et révèle les profondeurs glacées de l’âme humaine. (Source : éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

 

En quelques mots, quelques phrases, le talentueux Wilkie Collins nous emmène dans son univers : nous sommes au XIXème siècle, au bal aux côtés de la frêle Clara attirée par le beau Frank mais torturée par un malentendu passé qui risque de bouleverser son univers.


Puis quelques pages plus tard, l’auteur nous plonge dans l’univers glacial des explorations polaires avec le départ de deux navires vers le pôle Arctique, lancés à la recherche d’un passage. Le beau Franck est du voyage, aux côtés du trouble Richard. Nous tremblons de froid et de peur à l'idée de rester enserrés dans ces régions inhospitalières, à la recherche de ce passage improbable qui s'éloigne inexorablement. L'auteur s'inspire ici de l'expédition Franklin débutée en 1845 et ayant pour but de découvrir un passage est-ouest au nord du continent américain, afin de rejoindre l'océan Pacifique par de nouvelles voies, celle de l'océan Arctique (pour en savoir plus : ici)

 

franklin-expedition-site-4787.jpg


L’aventure est au rendez-vous, mais aussi une analyse très fine de l’âme humaine capable du meilleur comme du pire. Quel sort est réservé aux courageux explorateurs fuyant pour certains des déceptions amoureuses, ayant laissé pour d’autres leur jeune future femme à terre…

 

Ses personnages troubles oscillent entre aspiration au bien et tentation plus sombre, ils sont tous habités par des forces qui quelquefois les surplombent. Réussiront-ils à lutter contre leurs démons intérieurs ou sombreront-ils dans la folie et dans la mort ?

 

Une très belle introduction pour ceux qui ne connaissent pas encore  l'oeuvre passionnante de Wilkie Collins.

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Trop court (160 pages)

 

Premières phrases :

 

« Le maire de la ville et le conseil municipal donne un grand bal pour célébrer le départ de deux navires, le Wanderer et le Sea-Mew, qui vont vers le pôle Arctique chercher un passage au nord-ouest, et doivent prendre le large le lendemain, à la marée du matin. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur : Pierre de Lune

Autre : Persuasion de Jane Austen 

 

D’autres avis :

 

Cryssilda 

 

Profondeurs glacées, W. Wilkie Collins, Traduit par Camille Cendrey, Phébus libretto, avril 2008, 160 p., 8.10 euros

Par Hélène - Publié dans : Littérature Europe de l'Ouest
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Lundi 13 mai 2013 1 13 /05 /Mai /2013 07:00

J'ai listé ici des coups de coeur antérieurs à ce blog, incluant donc des romans qui n'apparaissent pas en ces pages mais qui m'avait beaucoup enthousiasmée à leur lecture :

 

Là où se trouvait la mer de Rick BASS

La tête dans le carton à chapeaux de CHILDRESS

Ma famille inoubliable de Fred CHAPPEL

Jim Glass de Jim EARLEY

1001 femmes blanches de Jim FERGUS

Grâce et dénuement de Alice FERNEY

Les cinq quartiers de l'orange de Joanne HARRIS

Le vent qui souffle dans les grues de Lidia JORGE

L'arbre aux haricots de Barbara KINGSOLVER

Noces indiennes de Sharon MAAS

La rivière du sixième jour de Norman MCLEAN

Blonde de OATES

Brendan prairie de Dan O BRIEN

Best love Rosie de O FAOLAIN

Matin brun de Marc PAVLOFF

Le temps où nous chantions de Richard POWERS

Un jour avant Pâques de Zoya PIRZAD

En attendant l'aube de Mario RIGONI STERN

De la beauté de Zadie SMITH

Le parfum de SUSKIND
Le sourire étrusque de SAMPEDRO

Luz ou le temps sauvage de OSORIO

L'alchimiste de COELHO

L'allée du roi de Françoise CHANDERNAGOR

C'est beau une ville la nuit de Richard BOHRINGER

Dojnaa de Galsan TSCHINAG

En caravane de Elisabeth VON ARNIM

Le joueur d'échecs de Stefan ZWEIG

Les romans de Michel TREMBLAY

A l'ombre des jeunes filles en fleurs de Marcel PROUST

Emile de ROUSSEAU

Noces de Albert CAMUS
Que ma joie demeure de Jean GIONO

Les contes des 1001 nuits

Fantasia chez les ploucs de Charles WILLIAMS

La morsure du lézard de Kirk MITCHELL

Le retour à la terre de FERRI et LARCENET

 

J'envisage de les relire pour les faire apparaître sur ce blog, si vous êtes tentés par des lectures communes, n'hésitez pas à me le faire savoir.

Par Hélène - Publié dans : Sélections et prix littéraires
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Présentation

A méditer

"- Tu te rappelles, le reptile préhistorique qui est sorti pour la première fois de la vase, au début du primaire ? Il s'est mis à vivre à l'air libre, à respirer sans poumons, en attendant qu'il lui en vienne ?

- Je ne me rappelle pas, mais je l'ai lu quelque part.

- Bon... Eh bien ! Le gars-là, il était fou, lui aussi... complètement loufdingue. C'est pour ça qu'il a essayé. C'est notre ancêtre à tous, il ne faudrait tout de même pas l'oublier. On serait pas là sans lui. Il était gonflé, il n'y a pas de doute. Il faut essayer, nous aussi, c'est ça, le progrès. A force d'essayer, comme lui, peut-être, qu'on aura à la fin les organes nécessaires, par exemple, l'organe de la dignité, ou de la fraternité..."

(Les racines du ciel, Roman GARY)

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