Miss Alabama et ses petits secrets de Fannie FLAGG

Publié le par Hélène

♥ ♥

"Tant qu'on respire, on a une longueur d'avance."

Ce que j'ai aimé :

A 60 ans, Maggie décide d'en finir avec la vie, préférant se passer des soucis inhérents à la vie pour conquérir une paix éternelle. Ancienne Miss Alabama elle court après la perfection, si bien que son départ est planifié jusque dans les détails. Le jour J approche. Sauf que rien ne se passe comme prévu et qu'elle se voit obligée de remettre au jour suivant ses funestes projets. 

Chez Maggie, tout est calibré, pensé, anticipé. Elle est un modèle pour Brenda, son amie et collègue, beaucoup plus encline au lâcher prise, notamment devant des glaces à la menthe et pépites de chocolat. Boulimique inconditionnelle, elle aimerait régler aussi sa vie, son poids et son apparence, mais sans succés. Toutes les deux vont apprendre à conquérir leur liberté, loin des carcans que chacun s'impose ou que la société assène. Aux côtés de Ethel, 88 ans, blasée, elles luttent contre la transformation immobilière de leur ville, Birmingham. Leur agence immobilière est en effet concurrencée par celle de Babs, qui a des méthodes bien peu recommandables...

Lecture agréable, sans prétention, Miss Alabama offre une galerie de personnages attachants au coeur d'une ville en pleine transformation. Un livre léger parfait pour l'été !

                

@http://blog.al.com/ 

Ce que j'ai moins aimé :

Le mystère autour de l'ancien propriétaire de Crestview m'a semblé superflu, déconnecté de l'intrigue principale. De fait la deuxième partie du roman est moins attirante que son début !

Je cherche encore les secrets annoncés par le titre... 

Présentation de l'éditeur :

Cherche Midi

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Beignets de tomates vertes

D'autres avis :

Caroline ; CathuluKarineKeishaClara ; Sandrine ; Stephie ; Karine

 

Miss Alabama et ses petits secrets, Fannie Flagg, traduit par Jean-Luc Piningre, Cherche Midi, mai 2014, 21 euros

 

Pioché à la bibliothèque

La vie de Lillian, mode d'emploi de Alison Jean LESTER

Publié le par Hélène

♥ ♥

Ce que j'ai aimé :

Lillian est une femme célibataire de 57 ans pour qui les hommes, la séduction, le plaisir, ont toujours compté. Et c'est avec tendresse et plaisir qu'elle se souvient des hommes importants qui ont marqué sa vie jusqu'à aujourd'hui. Des hommes seuls, des hommes mariés, des hommes enfants, des hommes virils, des hommes faibles ou fort, une galerie que Lillian se plaît à revisiter les soirs de solitude. Pour peut-être approcher le mystère du sentiment, et enfin, comprendre pourquoi on aime, puis tout à coup pourquoi l'amour s'en va...

Le style fluide dénote des facilités d'écriture évidente pour ce premier roman prometteur. Les chapitres sont brefs, dépassant rarement cinq pages, évoquant des rencontres, des scènes marquantes, des ruptures décevantes...

"Si je regrette une chose, rétrospectivement, ce sont toutes les fois où j'ai autorisé de gens à penser ce qu'ils voulaient penser. J'aurais dû les arrêter tout de suite. J'aurais dû me moquer de leurs suppositions. J'aurais dû éclater de rire, "Ha ha ha !" et enchaîner avec un sourire malicieux et pétillant, uniquement pour les déstabiliser, pour qu'ils continuent à s'interroger. Le problème, c'est qu'ils observent ce que vous faites, qui vous aimez, comment vous cuisinez ce que vous lisez et ce que vous ne lisez pas, et ils décident ce que ça signifie, et parfois vous n'êtes pas là pour les arrêter, ou vous choisissez mal le moment. Je me suis toujours demandé pourquoi les gens cherchent du sens dans les actes. Quand une personne vous raconte une histoire, une chose qui lui est arrivée, une chose importante, ne lui demandez pas ce qu'elle a fiat. Demandez-lui ce qu'elle voulait faire. Ce qu'elle veut faire, c'ets ce qu'elle est. Les actes sont des murmures comparés aux rêves."

Ce que j'ai moins aimé :

Le fait de résumer la vie de Lillian à une suite d'évocations de sa vie sentimentale est finalement assez réducteur, et peut créer une certaine lassitude liée à un manque de consistance dans l'intrigue.

Pour résumer, c'est un roman plaisant à lire, au charme mélancolique. Je suivrai néanmoins le prochain roman de l'auteur avec plaisir !

Premières phrases :

"Chaque fois que je me réveille à côté d'un homme, avant d'être totalement éveillée, je crois que c'est Ted. Evidemment, ce n'est jamais lui.

Tant pis. Ce matin, j'ai regardé Pandora marcher su rle corps nu de Michael. Alors qu'elle remontait le long de sa cuisse, il a commencé à avoir la chair de poule."

Informations sur le livre :

Chez Autrement

Vous aimerez aussi :

L'histoire d'un mariage de ANdrew Sean Greer 

 

La vie de Lillian, mode d'emploi de Alison Jean Lester, traduit de l'anglais EU) par Jean ESCH, Autrement, août 2014, 17 euros

 

Merci à l'éditeur.

 

L'ange sur le toit de Russell BANKS

Publié le par Hélène

                      

♥ ♥

"Le temps est venu, le temps est passé, le temps ne reviendra jamais, voilà ce que je me dis. Et je conclus  que ce qui est devant moi, là, c'est tout ce que j'ai."

 

Mon avis :

Le point commun qui relient les nouvelles de ce recueil tient dans le fait que les personnages vont tous connaître un évènement qui constituera un point de non-retour, un bouleversement subtil ou évident qui changera à jamais leur existence. Ce tsunami intérieur peut avoir sa source dans le passé, et la prise de conscience ne survient alors que bien plus tard :

"Ca aurait pu se produire n'importe quel soir. Ca s'est même peut-être produit il y a longtemps, ais nous ne nous en sommes pas aperçus sur le coup. Comme une de ces étoiles qui s'embrasent et qui meurent, et on ne s'en rend compte que bien des années plus tard tellement elles sont loin.

- Il vaut peut-être mieux que nous ne l'ayons pas vu quand ça s'est produit, a dit Larry. Peut-être que comme ça on a davantage de paix." (Juste une vache)

Issu bien souvent su hasard des coïncidences, la vie prend sa revanche et ce qu'on croyait acquis, stable s'écroule. "Une chose en entraîne une autre, faut croire." dit un des personnages de "Juste une vache" au seuil d'une rupture du couple. Ce changement soudain de trajectoire est souvent rédempteur, même si sur le moment il est source de douleur. Synonyme de lâcher prise comme dans "Juste une vache" ou "Djinn", il permet ausssi une remise en question intérieure. Dans "Moments privilégiés", un père et sa fille constatent soudain le vide qui s'est installé entre eux : 

"Il voit qu'il a été quelqu'un de tout à fait à l'opposé de ceui qu'il avait cru être."

Mais d'autres évènements restent ancrés dans la souffrance, particulièrement quand ils ont eu lieu dans l'enfance. "La visite" est celle d'un homme à la maison de son enfance, prétexte pour se remémorer des souvenirs peu heureux en raison d'un conflit latent qui perdurait entre sa mère et son père, conflit dont les enfants payaient les conséquences. 

Les hommes sont souvent responsables, alcooliques, infidèles, ils font souffrir leur entourage et remettent en question insidieusement les relations fragiles qui existent entre les êtres. 

"L'une des choses les plus difficiles à dire à quelqu'un est celle-ci : j'espère que vous m'aimerez sans raison particulière. C'est pourtant ce que nous voulons tous dire les uns aux autres - à nos enfants, à nos parents, à nos copagnons, à nos amis et à des inconnus - en ne l'osant que rarement."

Les êtres se manquent, la vie passe et les éloigne irrémédiablement, les laissant sur le seuil de leur vie, dans une solitude désoeuvrée. Tout choix inclut un renoncement, et à l'aune de la vieillesse, les regrets ou les remords refont surface. Si nous pouvions réécrire le passé, agirions-nous à l'identique ? Vaut-il mieux tout savoir de son passé et des choix qui ont conditionnés notre existence, ou rester dans l'illusion qui nous a tenu debout jusqu'ici ? 

Le temps qui passe, la vieillesse, la recherche du bonheur souvent avortée avant l'heure, sont les thèmes inhérents à ce petit recueil comme à la vie...

Premières pages :

"Il y a quelques années, avant que je me marie et prenne un poste das une société dépourvue de succursale étrangère (avant que je rentre à la maison, en somme), j'étais employé par une entreprise de Hopewell, dans le New Jersey, laquelle appartenait à un consortium multinational dont le siège était à Amsterdam."

Infos sur le livre :

Actes sud 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : De beaux lendemains

 

L'ange sur le toit, Russell Banks, J'ai Lu (Actes Sud pour la première édition), traduit de l'anglais (EU) par Pierre Furlan, 156 p. 4.50 euros

 

Pioché chez Gibert Joseph

La tétine de Nina de Christine NAUMANN-VILLEMIN

Publié le par Hélène

         

♥ ♥ ♥ ♥

Mon avis : 

Nina est une petite fille qui refuse de quitter sa tétine, elle est prête à la garder jusqu'à la nuit des temps, malgré l'insistance de sa maman qui aimerait qu'elle s'en sépare. De plus, quand elle a sa tétine dans sa bouche, ses propos sont déformés, on ne la comprend pas toujours très bien,.

 

Aussi, quand elle rencontre en chemin un loup qui veut la croquer, celui-ci ne saisit pas du tout la réponse de la fillette. Pour une fois, Nina va accepter de retirer la tétine de sa bouche pour se faire comprendre. Mais elle est un peu trop bien comprise par le loup...

La Tétine de Nina est un petit album très simple, mais très intelligent. Il traite avec humour du thème de la tétine à laquelle s'accrochent certains enfants. Il permettra aux parents et aux enfants d'aborder la question avec finesse. La petite Nina finira en effet par donner sa tétine à quelqu'un qui en a bien plus besoin qu'elle... Les dessins sont eux aussi très drôles, l'ensemble offre un petit album destiné au 3-6 ans très réussi.

Informations sur l'album :

Ecole des loisirs 

D'autres avis :

Babélio

 

L'histoire d'un mariage de Andrew Sean GREER

Publié le par Hélène

                                

♥ ♥ ♥

"Aussi déconcerté par mes mystères que je l'étais par les tiens, aussi disposé à me les pardonner : deux personnes voilées se guidant l'une l'autre, main dans la main. C'est peut-être cela, un mariage." p. 107

Ce que j'ai aimé :

Pearlie est mariée à Holland Cook depuis plusieurs années, vivant un bonheur calme et paisible avec leur fils Sonny. Jusqu'à ce que surgisse un beau jour un homme trouble, nommé Charles Drumer, tout droit sorti du passé de Holland. Les certitudes de Pearlie oscillent alors dangeureusement...

Andrew Sean Greer fait preuve d'une analyse pointue du couple, de ce qu'on se dit, de ce qu'on ne dit pas, de la dificulté de communiquer, puis finalement de l'importance de s'aimer.

"Car l'être aimé n'existe qu'en fragments, une douzaine au début de l'idylle un millier si nous l'avons épousé, et le coeur construit à partir de ces fragments une personne entière. Ce que nous créons chacun, puisque notre imagination compense les lacunes, cest la personne que nous souhaitons. moins nous connaissons l'être réel, plus nous l'aimons." p. 93

"Nous hésitons jusqu'à ce qu'un jour nous voyions clair : les chances sont rares, et la mort approche vite. Saisis le ravissement s'il est à ta portée ; saisis l'amour si tu peux l'atteindre." p. 264

L'histoire se déroule en 1953, à San Francisco, période trouble qui suit la guerre de Corée. S'amorce ainsi une réflexion sur ceux qui n'ont pas fait la guerre, qui sont restés dans l'ombre , ceux qui n'ont pas voulu faire la guerre : "Ils sont éliminés de l'Histoire, car rien n'est plus corrosif que la honte." Souvent oubliés des récits, ils sont ici mis en avant. La ségrégation raciale, l'affaire Rosenberg sont aussi des éléments intrinsèques à ces années mentionnées ici avec subtilité et intelligence.

Ce que j'ai moins aimé :

- Un peu statique.

Premières phrases :

"Nous croyons connaître ceux que nous aimons.

Nos maris, nos femmes. Nous les connaisons, nous nous identifions à eux, parfois ; séparés lors d'une soirée en bonne compagnie, nous nous surpenons à exprimer leurs opinions, leurs goûts culinaires ou littéraires, à raconter une anecdote sui ne sort pas de notre mémoire, mais de la leur."

Présentation de l'éditeur :

http://www.editionsdelolivier.fr/catalogue/9782879296258-l-histoire-d-un-mariage

Vous aimerez aussi :

Drôle de temps pour un mariage de Julia STRACHEY

D'autres avis :

Babélio ; Télérama ; France Culture

ManuPapillonCathulu ; Dasola

 

L'histoire d'un mariage, ANdrew Sean Greer, traduit de l'anglais (EU) par Suzanne V. Mayoux, Points, 2009, 263 p., 7 euros

Un goût de soleil de Anne BRAGANCE

Publié le par Hélène

                                       

Ce que j'ai aimé :

Le principe de cette collection "Exquis d'écrivans" est attrayant : 

"Petite bibliothèque gourmande contemporaine, cette collection de livres courts propose à des auteurs contemporains d’horizons très différents de donner libre cours à leur imagination gourmande, en s’inspirant d’un jeu à la fois simple et dynamique de mots clefs. Exquis d’écrivains souhaite rendre hommage à la richesse de la langue française pour dire les plaisirs de la nourriture et constituer la mémoire littéraire de la gastronomie. Fictions, rêves et souvenirs, chaque auteur y livre ses voyages personnels au pays de la nourriture, sous différentes formes narratives (récits, nouvelles, dialogues, contes, poèmes…), qui donnent envie de passer à table ou de se mettre aux fourneaux.  Exquis d’écrivains, première collection demandant à des auteurs contemporains de livrer leurs plaisirs de table et de bouche, s’adresse à tous les lecteurs gourmands et gourmets auxquelles elle propose des textes intimistes et variés, émouvants ou drôles, résolument appétissants et agréables à lire…"

Ce que j'ai moins aimé :

Malheureusement cet opus n'est pas le plus réussi de la collection.

Anne Bragance ne parvient pas à insuffler à ses anecdotes le charme nécessaire à ces courts récits qui doivent être rapidement évocateurs et jouer avec nos sens. Ayant choisi la cuisine du soleil puisqu'elle est née à Casablanca, il aurait fallu que les odeurs chaudes et poivrées de cette cuisine transitent jusqu'à nos narines. Ici les récits sont plats, sans relief, sans aspérités, insipides, ce qui est le comble pour un recueil placé sous le signe de la cuisine ! Pire, elle nous parle de régime dans le chapitre "Sablés" ! Qu'elle évoque de odeurs de coriandre, la préparation d'un karao indien, l'extase ressentie devant une assiette de rougets, la confection d'une tarte tatin, aucune sensation n'effleure nos narines, ne vient chatouiller nos papilles, n'émoustille nos sens. 

Une déception.

      

Premières phrases :

"Avec le citronnier, la patience est essentielle.

AU printemps, quand il va se couvrir de fleurs odorantes et embaumer l'air alentour, l'arbuste entamera sa parade de séduction, bonheur déjà et promesse d'enchantements futurs. Certes nombre de ces fleurs au parfum enivrant tomberont, mais certaines d'entre elles donneront naissance à des bébés citrons. Patient toujours, on continuera à couver des yeux l'arbrisseau, on l'entourera de soins jaloux et constants. Et l'on attendra encore."

Présentation de l'éditeur :

Nil éditions 

Vous aimerez aussi :

Dans la même collection : Soulfood Equatoriale 

Du même auteur : Le fils récompense

Autre : La colère des aubergines de Bulbul SHARMA

 

Un goût de soleil, Anne Bragance, Nil Editions, Exquis d'écrivains, 2007, 12 euros

 

Pioché dans ma PAL.

Revue Books

Publié le par Hélène

                               

Les enfants difficiles

Le projet

Books et Books.fr sont un seul média sur trois supports : un mensuel papier, un site et une application iPhone/iPad.

Books offre une vision de l’actualité profonde, de la culture et des enjeux internationaux, à partir d’articles de haut niveau portant sur la production éditoriale mondiale.  

Le magazine a 3 ambitions principales :

Analyser l’actualité au sens le plus large du terme à travers les livres qui paraissent dans le monde.

Mettre sur le gril les idées à la mode et celles qui sont tenues pour les mieux établies.

Combattre la tentation du zapping et de la pensée facile.

L’actualité traitée par Books est sans frontières. Elle brasse tous les sujets qui sont dans nos têtes, qu’ils concernent la politique, l’économie, les arts, les sciences ou la vie quotidienne.

Numéro 56 :

Présentation :

Turbulences

« Cet enfant est d’une turbulence insupportable », lit-on dans le Littré, en 1877, cinq ans avant la loi Ferry rendant l’enseignement primaire obligatoire. « Les enfants sont hautains, dédaigneux, colères, envieux, curieux, intéressés, paresseux, volages, timides, intempérants, menteurs, dissimulés. » Ça, c’est La Bruyère, deux siècles plus tôt, sous Louis XIV. « Les avis c’est comme les trous du cul, chacun le sien ! » dit l’un des petits héros intenables de La Guerre des boutons, le roman de Louis Pergaud (1912). En 1962 paraît le film du même nom, qui enchante les foules. Par un curieux hasard, c’est aussi le moment où, aux États-Unis, un médicament encore inconnu, la Ritaline, produite par le suisse Ciba-Geigy (aujourd’hui Novartis), commence à être prescrit aux plus turbulents. Aujourd’hui, 11 % des enfants américains ont été diagnostiqués atteints d’une maladie « découverte » dans les années 1960, justement, mais baptisée de son nom actuel vingt ans plus tard : le « déficit d’attention avec hyperactivité » (ou sans hyperactivité, d’ailleurs). Et plus de 6 % sont sous Ritaline ou autre stimulant. Les filles étant beaucoup plus raisonnables, ces 6 % masquent le fait que plus de 10 % des garçons américains sont désormais assagis par des médicaments du cerveau. Des produits comparables aux amphétamines administrées aux soldats pour tenir le coup, sauf que désormais la recommandation des fabricants et des psychiatres américains est de les donner à vie. Un problème d’enfants, ou un problème de société ?

Beaucoup de garçons peinent à s’adapter à la normalité du cadre scolaire, et certains d’entre eux souffrent d’une inadaptation plus marquée que d’autres, nécessitant une prise en charge. Mais il n’est pas crédible que deux à trois enfants par classe doivent être mis sous psychotropes.

Des protestations montent pour dénoncer une dérive sociétale de la pire espèce, dans laquelle sont entraînés parents, professeurs et psys, autorités sanitaires et scolaires, le plus souvent sans qu’ils aient conscience des manœuvres de l’industrie pharmaceutique en ce sens. Avec pour effet supplémentaire de déresponsabiliser les enfants eux-mêmes. À vie.

Olivier Postel-Vinay

Sommaire :

http://www.books.fr/magazines/numero-56/

19 faits et idées à glâner dans le numéro 56 :

http://www.books.fr/philo-et-idee/19-faits-idees-a-glaner-dans-le-numero-56-1/

Mon avis :

Un dossier passionnant qui offre de nombreuses pistes de réfexion sans pour autant assener des solutions. 

L'article "Les enfants perdus des manuels d'éducation" est particulièrement éclairant. 

"Voulons-nous peupler la planète de guerriers ultracompétitifs et nombrilistes ou de citoyens compatissants ?"

"Devons-nous leur souhaiter une vraie réussite professionnelle, l'épanouissesment créatif, ou la simple capacité à survivre ?"

Les avis divers et variés prouvent sans doute que l'éducation n'est pas une science exacte 

" L'essentiel est d'être persuadé que l'adulte sait meux que l'enfant ce qui est bon pour lui. sI c'est clair dans votre tête, vous n'aurez aucun mal à leur dire quoi faire, et aucune fessée ne sera nécessaire. Je conseille donc aux parents de se comporter comme des parents, et non comme les meilleurs amis de leurs gosses." (David Eberhard psychiatre suédois)

"Et si nous étions obnubilés par la régulation émotionnelle des enfants pare que nous, adultes, avons perdu le contrôle de nos vies ?" "Pitié pour l'enfant turbulent" de Elizabeth Weil, The New Republic*

A conseiller à tous les parents !

Rentrée littéraire 2013

Publié le par Hélène

Petit bilan de la rentrée 2013 avant d'amorcer celle de 2014 :

Avec comme référence la liste de Sophie Hérisson organisatrice du challenge Rentrée Littéraire

 

Ce que j'ai lu :

 Une part du ciel  GALLAY Claudie ♥ ♥ ♥ 

La lettre à Helga BIRGISSON Bergsveinn   ♥ ♥ ♥ ♥

Le coeur par effraction de James MEEK ♥ ♥ 
Mon Amérique de Jim Fergus ♥ ♥ 

Faillir être flingué de Céline Minard   

 Au revoir là-haut LEMAITRE Pierre ♥ ♥ 

 Il pleuvait des oiseaux SAUCIER Jocelyne ♥ ♥ ♥

Compartiment n°6 de Rosa Lksom   

La femme à la clé de Vonne Van der Meer   
Concerto pour la main morte de Olivier Bleys  

La confrérie des moines volants de Metin Arditi   
Le restaurant de l’amour retrouvé de Ito Ogawa   

L’envol du héron de Katharina Hagena  

Les évaporés REVERDY Thomas B. ♥ 

Monde sans oiseaux de Karin SERRES 
 Esprit d'hiver de KASISCHKE Laura 
Le produit de Kevin ORR 

 

Les coups de coeur des autres blogueurs :

Kinderzimmer – Valentine Goby 9 coups de coeur

La lettre à Helga – Bergsveinn Birgisson cité 8 fois en coups de coeur

Sauf les fleurs de Nicolas Clément  6 coups de coeur

Pietra viva, de Léonor de Récondo 5

Le quatrième mur – Sorj Chalandon 5

3000 façons de dire je t’aime – Marie-Aude Murail (jeunesse) 5

Au revoir là-haut Pierre Lemaitre 5

Pietra viva Léonor de Recondo 5

Le quatrième mur Sorj Chalandon 5

 Concerto pour la main morte, d’Olivier Bleys 4 fois

 

Plus d'informations chez Sophie Hérisson, organisatrice de ce challlenge

 

 

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