Le livre d'un été de Tove JANSSON

Publié le par Hélène

                                        

♥ ♥ ♥ 

Ce que j'ai aimé :

 Le temps d'un été, la jeune Sophie partage quelques mois avec son père et sa grand mère fantasque sur une petite île, loin de tout, en suspens entre deux mondes, deux périodes floues qui l'ont laissées orpheline. Complices, la grand-mère et sa petite fille arpentent l'île, écoutent les hareldes, les oiseaux peuplant le lieu, sculptent des animaux avec des branches et des morceaux de bois, fabriquent des palais en allumettes, et discutent de Dieu, de respect d'autrui, de la vie qui palpite à leurs côtés.

Elles se fondent dans le paysage de cet été, en harmonie avec le lieu et ses habitants.

"Elle ressemblait à un énorme bécasseau quand elle se promenait, ella vançait lentement sur ses jambes raides, s'arrêtait souvent, tournait la tête à doite et à gauche, et examinait tout avant de continuer." 

La grand-mère est à l'orée entre la vie et la mort, et peu à peu elle rend hommage à cette vie qui palpite encore en elle, elle prend soin du monde et des personnes qui l'entourent, allant même jusqu'à faire le tour de l'île pour arroser ses plantes préférées quand le temps est à la sécheresse.  S'il lui arrive de perdre son dentier dans les pivoines, et de se disputer avec Sophie, elle est néanmoins celle qui éclaire l'île de sa présence révélatrice. 

"La grand-mère gravit le rocher tout en réfléchissant sur les oiseaux en général. Il lui semblait qu'aucun autre animal ne possédait leur pouvoir de dramatiser et de parfaire un évènement -les changements de temps et de saison, les multiples états d'âme que traversent les individus."

Ce court roman est une véritable hymne à "la beauté du paysage final de notre vieillesse dans un été qui s'achève ! Le silence se fait autour de nous, chacun part de son côté, et cependant nous nous retrouvons tous devant la mer, dans la paix du soir au coucher du soleil." 

Il évoque magnifiquement le bonheur qui s'immisce dans les interstices du temps et de la vie.

Ce que j'ai moins aimé :

- Rien, j'en redemande !

Premières phrases :

"C'était en juillet, un matin de bonne heure, il faisait très chaud et il avait plu pendant la nuit. La roche nue fumait, mais la mousse et les crevasses baignaient d'humidité et les couleurs étaient plus intenses."

Infos sur le livre :

Le livre de poche

 

Le livre d'un été, Tove Jansson, traduit du suédois par Jeanne Gauffin, Le livre de poche, 1978, 5.60 euros

La clandestine du voyage de Bougainville de Michèle KAHN

Publié le par Hélène

                                  

♥ ♥ ♥

"Ainsi vécut la femme aimante et sage qui se voulait libre d'accompagner l'homme aimé jusqu'au bout du monde."

Ce que j'ai aimé :

Michèle Kahn retrace le destin atypique de Jeanne Barret, première femme à faire le tour du monde. Quand son compagnon le botaniste Philibert Commerson rejoint l'expédition de Bougainville en 1766, ils décident tous deux que Jeanne fera partie également de l'aventure, déguisée en garçon censé être le valet de Commerson. Commence alors une folle aventure sur les mers du monde à bord de l'Etoile. La traversée sera longue ponctuée par les maladies, le scorbut, le chanvre, par les tempêtes, la peur d'être découverte, les douleurs, la souffrance de ne pouvoir vivre son amour au grand jour... Néanmoins Jeanne tient bon, s'efforçant de mettre ses dons d'herboriste au service de l'expédition, soignant les uns, aidant les autres. Elle a conscience de vivre une expérience unique :

"A l'âge où ses parents ont disparu, elle s'apprête à vivre une expérience que bien peu d'êtres ont connue. Nulle femme, en tout cas. Malgré les conditions ardues - la plus dure est de devoir masquer son amour pour Philibert-, et l'épreuve traversée ces derniers jours, elle ne regrette pas d'avoir désiré comprendre l'envie des hommes d'aller si loin dans le monde. La vie concédée aux femmes est si étriquée, si mesquine, en comparaison."

Puis vient la rencontre avec les sauvages, les échanges, heureux ou malheureux, qui poussent quelquefois Jeanne à se demander qui sont réellement les sauvages en ce bas-monde : "Les gens de chez nous sont plus cruels que les Sauvages."

                                   

Tahitiens présentant des fruits à Bougainville, 1768

Elle cotoiera à bord Ahutoru, le jeune tahitien volontaire décidé à découvrir Paris. L'auteur se concentre sur le voyage, balayant rapidement la fin de sa vie après son retour à terre.

L'hsitoire vraie de cette jeune femme téméraire est passionnant, mettant en scène des personnages historiques qui apportent densité et intelligence au récit. Un beau destin de femme !

"Au cours du voyage, Commerson lui dédie un arbuste de la famille des Meliaceae, Baretia bonnafidia. Néanmoins, l'espèce changera, par la suite, de nom pour devenir Turraea floribunda, synonyme de Turraea heterophylla7. Il faudra attendre plus de 200 ans pour qu'un nouveau taxon commémore le nom de Jeanne Barret : en 2012, une nouvelle espèce de Solanaceae découverte en Amérique du Sud est nommée Solanum baretiae en son honneur." (source : wikipédia)

                              Ce que j'ai moins aimé :

- Quelque longueurs durant la traversée, ponctuée d'évènements assez répétitifs, alors que l'après-voyage est mentionné très rapidement, en quelques pages.

- Les personnages manquent un peu de profondeur.

Premières phrases :

"La brise tournait du nord-est à l'ouest. Au-dessus de la rade semblable à un lac immense, une vapeur légère tamisait le bleu du ciel. L'air résonnait du roulement des charrettes, du piaffement des chevaux, de cris et d'appels en tous sens."

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Shanghaï la juive

Autre : La bougainvillée de Fanny DESCHAMPS

 

La clandestine du voyage de Bougainville, Michèle KAHN, Le passage, 2014, 19 euros

Indian Roads de David TREUER

Publié le par Hélène

                             

♥  ♥ ♥

"Comprendre les Indiens d'Amérique, c'est comprendre l'Amérique."

Ce que j'ai aimé :

David Treuer a grandi sur une réserve au nord du Minnesota et c'est donc de l'intérieur qu'il nous livre son expérience. Mais il reste dans la mesure et adopte les points de vue alternativement des indiens et des blancs de façon à mettre à jour les logiques et origines de la difficile cohabitation. 

"Les opinions sont présentées comme des opinions, et les faits comme des faits. Lorsque la frontière entre les deux devenait floue, je me suis efforcé de faire la part des choses au mieux."

"Comme les réserves elles-mêmes; ce livre est hybride. Il contient des éléments journalistiques, historiques et autobiographiques.  A ce titre, il se veut plus évocateur qu'exhaustif. Son but est de saisir une part d'histoire et une part de vérité que la vie des réserves - phénomène multiple et non unique; qui dépend de l'angle de vue et des personnes auxquelles on parle."

Ainsi David Treuer entremêle ses propres souvenirs à des données historiques, à des expériences précises, des situations concrètes qui permettent de comprendre les enjeux. Son analyse est éclairée, intelligente. Les idées reçues volent en éclat.  

Il aborde des sujets variés comme le fonctionnement du gouvernement tribal, les réticences et méfiances des nombreux indiens face au gouvernement américain, la violence qu'elle soit due à la drogue ou pas. Mais il s'attache surtout à ce qui fonde l'identité des indiens, le lien parents/enfants indiens et la recherche de ce que sigbifie une appartenir à une culture. En effet, les cultures indiennes se meurent malgré l'accroissement démographique des indiens, preuve en est dans la disparition des langues : 

"La mort culturelle est une chose grave, car si la culture meurt nous aurons raté l'occasion non seulement de vivre selon les termes que nous avons choisi (et nos ancêtres se sont battus longtemps, avec acharnement pour cela), mais aussi de vivre nos propres termes."

Il faut être un militant de la langue et comprendre que si l'assimilation a été forcée il y a nécessité de fonder son identité. 

"Si la langue meurt, nous perdrons quelque chose de personnel, un degré de compréhension qui, pour les locuteurs qui parlent couramment, relève de l'inconscient. Nous perdrons la perception que nous avons de nous-mêmes et de notre culture."

"Quand des cultures disparaissent, nous perdons avec elles la pluralité de l'Amérique, le délicieux malaise productif qu'apporte une authentique conscience."

David Treuer présente un livre intelligent qui cherche à démeler l'écheveau des rivalités, la logique des conflits, sans s'arrêter aux préjugés, il expose globalement la situation, les tenants, les aboutissants et éclaire ainsi cette histoire indienne d'un oeil neuf et spirituel. Parce que "Comprendre les Indiens d'Amérique, c'est comprendre l'Amérique."

Ce que j'ai moins aimé :

- Rien.

Premières phrases :

"Dans le nord du Minnesota, non loin des sources du Mississippi, vous verrez peut-être un panneau. Lorsqu'on passe en voiture, il est facile de le rater : l'été, le feuillage de arbres le long des champs et l'herbe des fossé en bordure de route menacent de l'engloutir ; en hiver, quand la neige a été déblayée, qu'elle comblre les fossés, le panneau se fond si bien dans le décor qu'on ne le voit plus du tout. Vu ou pas, on y lit ces mots : "BIENVENUE SUR LA RESERVE INDIENNE DE LEECH LAKE? TERRE DE LA BANDE DES OJIBWES DE LEECH LAKE. MERCI DE RESPECTER NOTRE ENVIRONNEMENT, DE PROTEGER NOS RESSOURCES NATURELLES, PAS BESOIN DE PERMIS POUR CHASSER, PECHER OU POSER DES PIEGES;"

Informations sur le livre :

Chez Albin Michel

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Little

Autre : La terre pleurera de James WILSON

D'autres avis :

France Inter ; Télérama

 

Indian Roads, Un voyage dans l'Amérique indienne, David Treuer, traduit de l'américain par Danièle Laruelle, Albin Michel, 2014, 419 p., 24 euros

 

Merci à l'éditeur

La fête de l'insignifiance de Milan KUNDERA

Publié le par Hélène

                           

♥ ♥ ♥

"L'insignifiance, mon ami, c'est l'essence de l'existence."

Ce que j'ai aimé :

"La peur de l'insignifiance nous rend fous" titrait un autre auteur récemment dans un essai qui s'interrogeait sur la place de l'individu dans notre société contemporaine. Ces interrogations se retrouvent dans le dernier roman de Kundera. A travers les déambulations parisiennes de quatre personnages, Alain, Ramon, Charles et Caliban, il lance des pistes de réflexion qui permettent au lecteur, dans la droite lignée de Socrate et de sa maïeutique, d'accoucher d'idées liées à son temps. Il ne nous raconte pas d'histoire à proprement parler mais offre des discussions, divagations, anecdotes, réflexions philosphiques qui donnent du corps à une philosophie de vie centrée sur la bonne humeur. 

"Nous avons compris depuis longtemps qu'il n'était plus possible de renverser ce monde, ni de le remodeler, ni d'arrêter sa malheureuse course en avant. Il n'y avait qu'une seule résistance possible : ne pas le prendre au sérieux."

L'armée des excusards  est en effet en place dans un monde centré sur le thème de la culpabilité : culpabilité de vivre pour un enfant non voulu, culpabilité de mentir pour se sentir plus vivant, pour ne pas être insignifiant "Se sentir ou ne pas se sentir coupable. Je pense que tout est là." Mais justement, pourquoi ne pas être insignifiant, pourquoi ne pas prôner "l'inutilité d'être brillant. Plus que l'inutilité. La nocivité." Pourquoi ne pas souhaiter une vie légère, sans trop se prendre au sérieux, une vie limpide, plongée dans la bonne humeur ?

"C'est seulement depuis les hauteurs de l'infinie bonne humeur que tu peux observer au-dessous de toi l'éternelle bêtise des hommes et en rire." 

"Respirez, D'Ardelo, mon ami, respirez cette insignifiance qui nous entoure, elle est la clé de la sagesse, elle est la clé de la bonne humeur..."

Les personnages observent celles et ceux qui les entourent et derrière la pseudo futilité de leurs déambulations, se cache un foisonnement philosophique enrichissant. La critique unanime a hissé ce court roman dans les meilleures ventes, aux côtés de Musso et Pancol ! Son universalité et son intelligence ravissent le lecteur loin des sentiers battus et l'élèvent vers des sphères aériennes... Osez l'insignifiance !

Ce que j'ai moins aimé :

- Rien.

Premières phrases :

"C'était le mois de juin, le soleil du matin sortait des nuages et Alain passait lentement par une rue parisienne. Il observait les juenes filles qui, toutes, montraient leur nombril dénudé entre le pantalon ceinturé très bas et le tee-shirt coupé très court. Il était captivé ; captivé et même troublé  comme si leur pouvoir de séduction ne se concentrait plus dans leurs cuisses, ni dans leurs fesses, ni dans leurs seins, mais dans ce petit trou rond situé au milieu du corps." 

Infos sur le llivre :

Chez Gallimard

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : La valse aux adieux 

D'autres avis :

TéléramaLireLe mondeLibération

JosteinLeiloona 

 

La fête de l'insignifiance, Milan Kundera, Gallimard, mars 2014, 15.90 euros

Le déjeuner du coroner de Colin COTTERILL

Publié le par Hélène

                                            

♥ ♥

Ce que j'ai aimé :

A fin des années 70 au Laos, le régime communiste prend le pouvoir sous l'égide du Pathet Lao et provoque la fuite de l'intelligentsia. Le docteur Siri Paiboun, 72 ans, reste même si ses convictions ne sont pas franchement communistes. L'humour de ce vieil homme qui a encore des ressources insoupçonnées lui permet de prendre la vie et la politique avec philosophie. Il devient coroner  et s'adjoint de l'infirmière Dtui et de M. Geung trisomique léger. Entourés des gens qu'il apprécie il mène une vie paisible, rassurante malgré le régime en place. La mort de la femme d'un ponte du Parti et la découverte de cadavres de soldats vitenamiens vont venir rompre sa tranquilité. Il enquête alors en zone sombre, certains semblant pressés de faire disparaître ou apparaître des indices qui orienteraient son enquête.

Des rêves étonnants semblent le mener sur la bonne voie, les morts reviennent de l'au-delà pour communiquer avec lui, et quand il retournera dans son village Hmong natal, il comprendra alors la signification de ces étranges pouvoirs.

Sur fond de situation politique tourmentée, Colin Cotterill meut ses personages habités avec talent et humour. Sur un ton décalé, la situation du Laos communiste est évoquée : les camps de rééducation dans lesquels sont envoyés plus de 40000 laotiens à cette période, la chasse aux Hmongs qui s'ébauchent alors, en raison de leur collaboration avec les américains, le gouvernement autoritaire. La religion et le surnaturel prennent peu à peu le dessus dans la résolution de l'enquête, les accents fantastiques liés à la culture asiatique Hmong enchantent les pages.

Ce que j'ai moins aimé :

L'intrigue avance lentement, laborieusement, et l'ennui finit par pointer son nez... L'originalité de ce roman policier tient dans son contexte géopgraphique, politique et religieux, et ainsi l'auteur offre un roman original, sans être inoubliable !

Premières phrases :

"C'était une audience déprimante, et ça n'était que le début. A présent que Haeng, le magistrat boutonneux, était de retour, Siri devrait s'expliquer tous les vendredis et faire des courbettes à un type assez jeune pour être son petit-fils."

Infos sur le livre :

Le livre de poche

Vous aimerez aussi :

La danseuse de Mao de Qui Xiaolong

D'autres avis :

Lc avec Manu

Le déjeuner du coroner, Colin Cotterill, traduit de l'anglais par Valérie Malfoy, Le livre de poche, 2006, 6.50 euros

Y a-t-il des ours en Afrique ? de Satomi ICHIKAWA

Publié le par Hélène

                                

 

♥ ♥ ♥ ♥

Un très bel album à découvrir absolument. Non seulement l'histoire est touchante, mais les illustrations sont de plus magnifiques, peignant avec beaucoup de talent l'unviers africain. Un album tendre et harmonieux qui réjouira les petits et les grands. 

 

Ce que j'ai aimé :

Meto est un petit garçon qui vit dans un village africain. Un jour, un car de touristes leur rend visite. Les visiteurs prennent quelques photos, admirent les lieux, puis puis vite repartent dans leur car. Mais une petite fille a oublié un drôle d'animal, aussi Meto va poursuivre le car pour lui rendre, aidé dans sa course par les naimaux de la savane sui se joignent à lui au fur et à mesure.

Il s'agit d'un album jeunesse destiné aux enfants de 3 à 6 ans. C'ets un très beau conte africain magnifiquement illustré qui met en avant les valeurs de solidarité et d'entraide. Il éveille l'enfant en élargissant son vocabulaire et en lui faisant découvrir un univers différent du sien. 

Les illustrations mettent en avant les paysages africains dans de magnifiques aquarelles, finement dessinées, colorées dans des tons pastels harmonieux. Les animaux et les personnages sont dessinés de façon réaliste. 

Infos sur le livre :

Ecole des loisirs

 

La vie troublée d'un tailleur pour dames de Bulbul SHARMA

Publié le par Hélène

                                    

Ce que j'ai aimé :

Bulbul Sharma sait nous inviter délicatement dans son univers indien. Par petites touches elle évoque les particularités de sa culture et de son pays, si différents des nôtres. Ici, par l'intermédiaire d'un petit village d'Inde, Giripul, elle nous convie à la rencontre de Janak, tailleur pour dames, amoureux de sa femme mais devant paradoxalement garder cet amour secret pour ne pas risquer être la risée du village, Rama, son épouse lunatique, Shankar son ami pêcheur, Balu Le mendiant. Ce petit monde évolue au rythme des passages du car, et des commandes des clients.

Ce que j'ai moins aimé :

Oui, j'avoue, j'ai eu le tort de lire la quatrième de couverture. Je plaide coupable. Et par conséquent, j'ai attendu que le "cadavre se matérialise devant la boutique de Janak, bouleversant la vie du paisible Giripul." J'ai dû attendre 10 chapitres, soit 231 pages avant que ledit cadavre n'apparaisse ! Avant cela il en est vaguement question, mais cela reste diffus, comme une intuition qui court dans l'esprit de Janak. Soit, point d'intrigue policière avant le mitan du livre. Mais il n'en reste pas moins que la peinture de ce petit village indien aurait pu être pittoresque quand nous connaissons le talent de l'auteure dans ce domaine.

Malheureusement le pauvre tailleur n'a pas eu ma mansuétude, je l'ai trouvé falot, terne, aux prises avec sa femme Rama qui apparaît sans coeur, alors que lui est amoureux fou de cette folle, et les autres personnages ne m'ont pas plus interpellée. Histoires de tromperies, de suspections, si les moeurs indiennes transparaissent malgré tout à travers la description du quotidien - lassant- de ce village, je n'ai pas retrouvé l'engouement ressenti pendant la lecture de "La colère des aubergines". Je pense que l'auteur excelle davantage dans le genre de la nouvelle que dans celui du roman, et sait davantage peindre les femmes que les hommes !

Premières phrases :

"Une lune hésitante flottait au-dessus du plus haut sommet. Les montagnes regardaient en retenant leur souffle le village enseveli dans l'obscurité. De la masure dissimulée parmi les ombres de la forêt s'échappait une faible lumière clignotante. Le vent s'était calmé, soucieux de ne pas rompre le silence de la vie hivernale."

Infos sur le livre :

Chez Albin Michel

Vous aimerez aussi :

Du même auteur :  La colère des aubergines  Mangue amère 

Autre : Littérature Asie du Sud

D'autres avis :

LC avec Jérôme

 

La vie troublée d'un tailleur pour dames, Bulbul Sharma, traduit par Dominique Vitalyos, Albin Michel, juin 2014, 384 p., 22 euros

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