Le vicomte pourfendu d'Italo CALVINO

Publié le par Hélène

                 

♥ ♥ ♥ 

"Il ne suffit pas d'un vicomte complet pour que le monde entier soit complet." 

Ce que j'ai aimé :

Un chevalier se retrouve malencontreusement coupé en deux lors d'une bataille contre les Turcs. Par un prodige extraordinaire les deux parties de ce vicomte continuent de vivre indépendamment l'une de l'autre. L'une sème la terreur dans la région, quand l'autre répand le bien.

Un jeune narrateur suit les pérégrinations de cet étrange vicomte qui n'est autre que son oncle. Agé de 7 ou 8 ans, orphelin, cet enfant est à la recherche d'un référent et il observe avec méfiance cet homme de sa famille capable de faire le bien comme le mal. Son enfance est marquée par le merveilleux de la situation, son passage à l'âge adulte correspondra à la fin du merveilleux. En suivant les faits et gestes de son oncle, il comprendra qu'en tout être humain, bien et mal coexistent, pour le meilleur et pour le pire. "L'homme contemporain est divisé, mutilé, incomplet, hostile à soi-même." La complétude est impossible à retrouver, l'homme doit apprendre à vivre avec cette incomplétude en lui, la dépasser. 

Le vicomte pourfendu est un conte merveilleux court, rythmé, divertissant, plaisant à lire tout en se doublant d'une fonction didactique qui sème des pistes de réflexion dans l'esprit du lecteur. Il fait partie de la trilogie Nos ancêtres qui comprend également Le baron perché et Le chevalier inexistant.

Ce que j'ai moins aimé :

-Rien

Informations sur le livre :

Vous trouverez une étude ICI

Premières phrases :

"On faisait la guerre aux Turcs. Le vicomte Médard de Terralba, mon oncle, chevauchait à travers les plaines de Bohême. Il se dirigeait vers le camp des chrétiens. Il était suivi d'un écuyer appelé Kurt. De blancs vols de cigognes traversaient, près de terre, l'air opaque et figé."

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Le baron perché

D'autres avis :

 Babélio

 

Le vicomte pourfendu, Italo Calvino, traduit de l'italien par Juliette Bertrand, 1951, Le livre de poche, 

La couleur du vent de Nastassja IMIOLEK

Publié le par Hélène

                    

♥ 

"C'est le mouvement des éléments à l'unisson qui fait tourner la Terre."

Ce que j'ai aimé :

Lou regarde pousser l'herbe et cherche d'où vient le vent. Il part alors en voyage pour poser la question aux éléments qu'il rencontre. Ses questionnements restent sans réponses, mais il comprend finalement au terme de son aventure que tout est relié, que tout se tient et prend source dans la terre.

Un album pour accompagner l'enfant dans ses questionnements et dans sa découverte du monde.

Ce que j'ai moins aimé :

S'ils sont colorés, les dessins sont un peu trop naïfs à mon goût.

Je n'ai rien de bien original dans cet album ... Mes enfants non plus n'ont guère été enthousiasmés...

Vous aimerez aussi :

Blog de l'auteur 

 

A partir de 4 ans

La couleur du vent, Nastassja Imiolek, Le baron perché, octobre 2014, 16 euros

 

Pierre qui roule de Donald WESTLAKE

Publié le par Hélène

                        

♥ ♥ ♥ ♥ 

Ce que j'ai aimé :

Dortmunder sort de prison et est accueilli par son ami de toujours Kelp qui lui propose aussitôt un nouveau coup fumant : subtiliser une grosse émeraude valant un demi-million de dollars en plein coeur d'une exposition d'art à New-York, et ce pour le compte d'un petit état africain. Les bénéfices et le challenge poussent Dortmunder à accepter. Reste à savoir qui les accompagnera quand leurs acolytes sont tous pris : Whistler est en prison pour avoir libérer un lion, Lartz chauffeur de renom est à l'hôpital après avoir percuté un avion, Danforth est devenu prêtre. Ils choisiront finalement Chefwick passionné de trains "complètement marbré", Murch comme chauffeur, et Greemwood comme homme à tout faire. Servis par un plan concocté aux petits oignons par Dortmunder, l'équipe se lance alors à corps et coeur perdu dans cette quête de l'émeraude. Qui prendra un peu plus de temps que prévu... Mais ils iront au bout de leur mission car :

"- C'est une question de fierté, dit Murch. C'est comme de pas se laisser doubler à droite." 

Un récit rythmé, loufoque, des dialogues qui font mouche, il n'en faut pas plus pour se laisser charmer par cette première aventure de Dortmunder, celèbre cambrioleur. 

Ce que j'ai moins aimé :

-Rien

Premières phrases :

"Dortmunder se moucha.

"Monsieur le directeur, dit-il, vous ne pouvez pas savoir à quel point j'ai apprécié la sollicitude dont vous avez fait preuve à mon endroit."

Comme il ne savait pas quoi faire du Kleenex, il le garda roulé en boule dans son poing."

Informations sur le livre :

Payot rivages 

Vous aimerez aussi :

Série des Dortmunder

 1 - Pierre qui roule( Parution originale en 1970)

 2 - Comment voler une banque( Parution originale en 1972)

 3 - Jimmy the Kid( Parution originale en 1974)

 4 - Personne n'est parfait( Parution originale en 1977)

 5 - Pourquoi moi ?( Parution originale en 1983)

 6 - Bonne conduite( Parution originale en 1985)

 7 - Dégâts des eaux( Parution originale en 1990)

 8 - Histoire d'os( Parution originale en 1993)

 9 - Au pire qu'est-ce qu'on risque ?( Parution originale en 1996)

 10 - Mauvaises nouvelles( Parution originale en 2001)

 11 - Les sentiers du désastre( Parution originale en 2004)

 12 - Surveille tes arrières !( Parution originale en 2009)

 13 - Soit réaliste

 14 - Voleurs à la douzaine

 

Pierre qui roule, Donald Westlake, traduit de l'anglais (EU) par Alexis G. Nolent, Rivages noir, 2007, 304 p., 8.50 euros

13 à table !

Publié le par Hélène

                     

♥ ♥ 

Mon avis :

Le principe est la raison numéro 1 de s'intéresser à ce recueil : pour 1 livre acheté, 3 repas seront distribués par les Restos du coeur. 

Je l'ai donc acheté les yeux fermés, sans m'intéresser aux auteurs ayant participé à ce projet. Et heureusement, car il faut bien l'avouer ces auteurs ne font pas partie de ceux que je préfère... La seule contrainte des participants était de créer un récit autour du thème du repas, et pour certains ce fut laborieux...

Ainsi je suis passée à côté de nombreux récits qui m'ont semblé plats, sans inventivité, sans style, parmi ceux-ci :

Olympe et Tatan de Françoise Bourdin : le récit d'un repas de famille si proche de la réalité qu'il en est banal

Nulle, nullissime en cuisine ! de Alexandra Lapierre : une jeune femme doit user de subterfuges pour ne pas montrer qu'elle est nulle en cuisine. Divertissant mais pas transcendant.

Un petit morceau de pain de Agnès Ledig : un petit garçon affamé en conflit avec une mère aux principes immuables. 

Une initiative de Pierre Lemaître : un récit laborieux.  L'histoire d'un vieux monsieur qui invite sa nièce à dîner et s'en mord les doigts.

Jules et Jim de Jean-Marc Périer : une suite un peu ratée de Jules et Jim, des retrouvailles autour d'un repas. Un peu facile.

 

A côté des récits ternes, nous retrouvons les marques de fabrique de ce qui fait le succés des grands auteurs populaires : 

La part de Reine d'Eric-Emmanuel Schmitt : La relation privilégiée entre une enfant et un sans abri. Beaucoup de bons sentiments.

Dissemblance de Marc Lévy : la rencontre entre deux hommes affamés que tout oppose. Comme d'habitude chez Lévy trop bien pensant pour être honnête.

Maligne de Maxime Chattam : un psychiatre rencontre un patient affamé. original, mais assez gore à l'image de l'univers de cet auteur.

Fantôme de Guillaume Musso : la rencontre entre une jeune femme hospitalisée et un jeune médecin fringant. Avec des fantômes, marque de fabrique de Musso.

 

Un peu à part, le Mange le dessert d'abord de Gilles Legardinier : en effet avant d'aborder son récit, l'auteur se livre autour du thème et partage avec nous une habitude qu'il avait à une période de sa vie : plutôt que de dîner seul, il s'adressait à des personnes seules pour partager leur table.

"Vous vous asseyez face à quelq'un dont vous ne savez rien et qu'un hasard géographique a placé sur votre chemin. En commençant par évoquer la situation du moment et la façon dont elle est vécue, vous vous placez immédiatement sur un plan aussi personnel qu'universel. Ces tête-à-tête impromptus m'ont enseigné que la solitude n'est pas forcément une malédiction, parce qu'elle constitue le meilleur premier pas vers la découverte."

 

En fin de volume arrivent les nouvelles les plus réussies à mes yeux :

Le parfait de Tatiana de Rosnay : un repas de mariage avec une belle-mère un brin énervante. Une touche d'humour ravigorante.

Gabrielle de Franck Thilliez : un couple surnommé "Le couple grizzli" observe des grizzlis en pleine nature. Sauf que cette année là les saumons dont sont friands les grizzlis se font rares...

Langouste blues de Bernard Werber : Le récit épouse le point de  vue d'une langouste. Brillant ! 

 

En résumé comme il y en a pour tous les goûts, n'hésitez plus à le déguster !

Vous aimerez aussi :

Les Restos du coeur 

 

13 à table, collectif, Pocket, 5 euros

 

La fractale des raviolis de Pierre RAUFAST

Publié le par Hélène

♥ ♥ 

Ce que j'ai aimé :

Tout commence avec une jeune femme bien décidée à assassiner son mari à l'aide de raviolis. Mais rapidement le récit rebondit sur un autre récit, qui lui-même est prétexte à une nouvelle histoire, qui lui-même... Vous l'aurez compris les récits s'enchaînent et ne se ressemblent pas, selon le principe énoncé dans le titre du recueil de la fractale (pause scientifique, la fractale est "une courbe ou surface de forme irrégulière ou morcelée qui se crée en suivant des règles déterministes ou stochastiques impliquant une homothétie interne." (Source wikipédia)) Vous n'avez rien compris ? "Stochastiques" et "homothétie" ne font pas partie de votre vocabulaire ? Comment ça ? Bon, retenez le principe des récits gigognes, ça passe pour cette fois...)

Dans ce roman gigogne nous croisons des vierges qui ne se laissent pas photographier, des rats-taupes récalcitrants, des menteurs impénitents, des stratèges militaires, et une foule d'autres personnages tout aussi originaux. 

L'auteur prend plaisir à nous raconter ces vingt-quatre courtes histoires,  et son plaisir est somme toute assez communicatif... Mais...

Ce que j'ai moins aimé :

Les histoires ne m'ont nullement marqué tout comme le style. Cette fractale est un recueil que je risque d'oublier bien vite...

Présentation de l'éditeur :

chez Alma Editeur

Blog de l'auteur

Premières phrases :

« Je suis désolé, ma chérie, je l’ai sautée par inadvertance. »

Je comprends qu’un homme puisse sauter une femme par dépit, par vengeance, par pitié, par compassion, pas désœuvrement, par curiosité, par habitude, par excitation, par intérêt, par gourmandise, par nécessité, par charité, et même parfois par amour. Par inadvertance, ça non. Pourtant, ce substantif vint spontanément à l’esprit de Marc, lorsque je le pris sur le fait avec sa maîtresse. »

D'autres avis :

JérômeKeishaLeiloonal’IrrégulièreMiss LeoSéverine, Noukette

 

La fractale des raviolis, Pierre Raufast, Alma éditeur, août 2014, 264 p., 18 euros

 

Merci à l'éditeur

Le règne du vivant de Alice FERNEY

Publié le par Hélène

                   

♥ ♥

"La Terre appartient aussi à nos successeurs, ce que nous leur laisserons doit nous préoccuper, disait-il."

"L'avenir, si on le met au présent, s'appelle la préservation." (p. 27) 

Ce que j'ai aimé :

Fasciné par la personnalité hors norme de Magnus Wallace, militant activiste qui lutte contre la pêche illégale en zone protégée,  le narrateur, Gérald Asmussen, décide de s'embarquer comme cameraman à ses côtés. Sous l'égide de ce maître prêt à tout pour protéger le règne du vivant, il prend rapidement conscience des enjeux liés à la planète.

"La Terre appartient aussi à nos successeurs, ce que nous leur laisserons doit nous préoccuper, disait-il." "L'avenir, si on le met au présent, s'appelle la préservation." (p. 27)

Mille baleines sont massacrées chaque année dans le sanctuaire austral, et Magnus Wallace s'évertue à poursuivre ceux qui commettent ces crimes en haute mer, car les eaux internationales demeurent un espace hors la loi, qui ne sont pas dotées de suffisamment de surveillance, un espace gangrené par la corruption et le mensonge. 

En rassemblant des hommes et des femmes animés de la même volonté de faire régner ordre et respect de la nature dans sa globalité, Magnus Wallace lutte avec ses moyens, pas toujours orthodoxes. "Je crois dans la force de quelques individus inspirés qui résistent au mouvement d'ensemble." (p.113)

Il est prêt à risquer sa vie pour ses idées, en pensant au monde qu'il souhaite laisser aux générations futures :

 

"Si nos enfants vivaient un jour dans un monde sans baleines, sans requins, cela voudrait dire que leurs pères les ont exterminés. Et cela voudrait dire que nous les avons laissés faire...Voulons-nous laisser enseigner le murtre par profit et le profit comme règle de survie ?" (p. 109)

"Nous vivions éloignés de cette nature, nous en oublions l'émotion, et c'était ainsi qu'elle pouvait être détruite sans que  s'élevât notre protestation. Il fallait restaurer l'alliance et crier au scandale." ( p. 139)

Dans ce récit poignant, Alice Ferney s'inspire du capitaine Paul Watson, activiste de Greenpeace :

"En juin 1975, Paul est le second du Capitaine John Cormack à bord du Greenpeace IV et participe à la confrontation entre Greenpeace et la flotte baleinière soviétique. Durant cette campagne, Robert Hunter et Paul sont les toutes premières personnes à mettre leur vie en danger pour sauver des baleines en plaçant leur semi-rigide entre un groupe de cachalots sans défense et un navire-harpon soviétique. Un cachalot blessé surgit alors dangereusement au-dessus de l'embarcation de Paul et ce dernier échange un regard avec l'animal mourrant. Ce qu'il voit dans cet œil va changer sa vie à tout jamais: le cachalot comprend ce que ces deux hommes essaient de faire. L'animal évite alors le petit bateau et meurt quelques secondes plus tard, une nouvelle fois harponné. Paul fait alors le vœu de défendre les créatures marines pendant le reste de sa vie." http://www.seashepherd.fr/who-we-are/captain-watsons-biography.html

Ce que j'ai moins aimé :

Il manque un souffle romanesque, une psychologie prononcée des personnages qui permettrait d'autant pus de s'intéresser à leur cause. Ces derniers ont l'air de portaits glacés d'activistes engagés.

Le ton dogmatique, les discours trop appuyés déservent le propos, certes convaincant, mais pas assez touchant pour remuer réellement les foules. C'est dommage car les romans sur l'écologie ne se bousculent pas en France. 

Premières phrases :

"Avant de m'asseoir pour consigner cette histoire, je l'ai vécue. J'ai vu se lever l'activiste et croître sa détermination. Que pourrais-je faire ? se demande un homme qui contemple un désastre, et c'est le commencement des miracles. J'ai suivi pareil homme, refoulé pareille colère, rêvé pareil renouveau : j'apercevais le même désastre."

Informations sur le livre :

Actes sud

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Grâce et dénuement

Autre : Requiem pour un thon de Romain Chabrol

D'autres avis : 

Babélio

Le point

Page 

 

Le règne du vivant, Alice Ferney, Actes sud, août 2014, 208 p.,19  euros

 

Petits oiseaux de Yôko OGAWA

Publié le par Hélène

                     

♥ ♥ 

"Le son infiniment pur était sans faille. Porté par le vent froid du matin, il continuait à danser au-dessus de sa tête." 

Ce que j'ai aimé :

Quand meurt celui qui était surnommé "Le monsieur aux petits oiseaux",  les habitants du quartier se rendent compte que "presque aucun d'eux ne savait qui était ce monsieur aux petits oiseaux." Ils le connaissaient de vue, mais peu lui avaient vraiment adressé la parole. Seuls les oiseaux semblent rendre un hommage funèbre à cet homme hors norme qui savait si bien leur parler.

Il fut un temps où ce Monsieur aux petits oiseaux avait un frère qui pouvait converser avec les oiseaux, qui passait ses heures à les observer dans la volière du jardin d'enfants voisin, un frère qui parlait une autre langue, inconnue, étrange, que seul son cadet pouvait comprendre. Un langage proche de celui des oiseaux, un langage qui le rleie au monde mais l'éloigne des humains. Une relation tendre et privilégiée s'établit entre les deux frères.

"Il s'aperçut bientôt qu'il considérait son aîné comme un oiseau migrateur épuisé. Les mots inventés par son frère étaient semblables aux itinéraires suivis par les oiseaux. Personne ne comprenait pourquoi ils se mouvaient là, si leur forme avait une signification, ni où ils les menaient." (p. 121)

A la mort des parents, ils vivront ensemble, leur vie étant construite de rituels comme la sucette de pawpaw du mercredi, les voyages imaginaires, l'observation des oiseaux. Ils se construiront un monde à eux, préservé, heureux, leur différence et leur solitude les nourrissant l'un l'autre. 

Une tendresse infinie court dans ces pages, une poésie qui s'attache à l'infime, au pépiement des oiseaux, à la quiétude d'une roseraie ou au plaisir de lire.

"Il voulait connaître les formes des étoiles reliées entre elles et ce qui servait aux oiseaux de fil conducteur dans leurs yeux infinement noirs et profonds, qui ne reflétaient rien de superficiel. Il lui semblait que suivre ces formes le mènerait aux oiseaux de son aîné. L'unique embarcation que seul son frère pouvait manoeuvrer s'était éloignée de lui, finissant par disparaître au fil de l'eau. Si par hasard il restait un chemin qui pouvait le conduire jusqu'à son îlot, il ne le trouverait pas ailleurs qu'à travers le ciel. Seuls les oiseaux connaissaient l'itinéraire. Seuls les oiseaux savaient déchiffrer les signes." (p. 119)

Un très beau conte sur la différence. 

Ce que j'ai moins aimé :

Ne lisez pas la quatrième de couverture qui en dit trop et injustement.

Premières phrases :

"Lorsque mourut le monsieur aux petits oiseaux, sa dépouille et ses afffaires furent contrairement à l'usage promptement débarassées. Il vivait seul et son corps avait été découvert plusieurs jours après le décès."

Informations sur le livre :

Actes sud 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : La mer

D'autres avis :

Cachou

Page 

 

Petits oiseaux, Yôko Ogawa, roman traduit du japonais par Rose-Marie Maino-Fayolle, Actes Sud, septembre 2014, 272 p., 21.8 euros

 

Note : 3/5 

  • Qualité de l’écriture : 4/5 
  • Plaisir à la lecture : 2/5
  • Originalité du livre : 5/5

Kobra de Deon MEYER

Publié le par Hélène

                         

♥ ♥ ♥ 

"La vie n'est qu'une longue succession de désillusions, qui nous guérit des mythes et des fictions de l'adolescence." 

Ce que j'ai aimé :

Benny Griessel  s'est installé avec sa petite amie Alexa, mais doit faire face à ses assauts érotiques journaliers, lui dont la libido a été noyée dans l'alcool. Alcool qui l'appelle encore du fond des bars louches, et Griessel a bien du mal à résister à l'appel des sirènes... Une enquête l'éloigne un temps de ces préoccupations.

Les corps de trois gardes du corps sont en effet retrouvés dans une guest-house. Les hommes étaient chargés de surveiller un homme d'affaires anglais, Adair qui a mystérieusement disparu. Et les recherches que mènent Griessel et son équipe sur cet homme se heurtent à sa hierarchie et au consulat qui semblent peu enclins à dévoiler des informations sur lui. 

Parallèlement, nous suivons la piste de Tyrone, un jeune pickpocket qui finance de ses larcins les études de médecine de sa soeur,  et qui va se retrouver embarqué malgré lui dans cette histoire. 

L'enquête très rythmée va prendre rapidement la forme d'un contre la montre qui se joue minute après minute. 

Déon Meyer nous livre également un portrait d'une Afrique post-aprtheid en friche : le gouvernement se délite, la grangrène gagne du terrain, corruption, mauvaise gestion, cupidité, méfiance publique sont monnaie courante. "Le Service s'enfonçait de nouveau dans les sables mouvants de l'inefficacité." Un idéal de justice anime malgré tout Griessel, qui s'oblige à ne pas baisser les bras car la population compte sur ses services pour faire régner l'ordre. Ainsi, en preux chevalier,et ce malgré des baisses de régime, il avance envers et contre tout pour ne pas décevoir ceux qui croient encore en la justice et en l'équité. 

Un polar haletant efficace et intelligent !

Ce que j'ai moins aimé :

La quatrième de couverture en dit trop !

Premières phrases :

"La pluie tambourinait sur le toit de tôle ondulée. 8h10 du matin. Le capitaine Benny Griessel ouvrit la mallette de scène de crime posée sur le mur de la véranda, et en sortit des surchaussures de protection puis des gants de latex."

Informations sur le livre :

Seuil 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur :  13 heures A la trace  7 jours 

D'autres avis :

Le FigaroMarc VillardPage Jean- MarcMarianne 

 

Kobra, Deon Meyer, traduit de l'anglais (Afrique du Sud) par Estelle Roudet, Seuil policier, octobre 2014, 448 p., 22 euros

 

Merci à l'éditeur.

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