Tout ce que je sais de l'amour de Michela MARZANO

Publié le par Hélène

                     

"Même si je me suis rendue compte qu'à force de courir après l'absolu, c'est le quotidien qu s'échappe." p. 74

Mon avis :

Partant du principe qu'on ne peut pas parler d'amour sans parler de soi, Michela Marzano part de sa propre expérience pour tenter de cerner ce mystère absolu et ses corollaires : désir, passion, durée dans le temps...

Malheureusement son propos ne s'élève guère, les remarques qui naissent de son expérience sont certes pertinentes, mais nullement révolutionnaires. Elle tourne autour de l'idée selon laquelle ce qu'on a vécu détermine notre façon d'aimer et d'être aimé, et le propos tourne rapidement en rond autour du nombril de l'auteur mal comprise par son père et en mal d'enfant.

"Ce n'est jamais l'autre qui peut nous aider à "désenvoûter la maison hantée que nous sommes," comme l'écrit Anne Dufourmantelle. Cette maison "hantée par des plaintes dont on ne sait plus à qui elles apartiennent, mais qu'on a faites nôtres". Au contraire. Bien souvent c'est l'autre qui fait resurgir nos peurs. Toutes celles qui demeurent dans un coin de notre être.

La peur du jugement de notre père. La peur de l'abandon de notre mère. La peur de na pas être à la hauteur des attentes des autres. Ce sentiment d'inutilité. Cette envie de mieux faire mais cette impossiblité à y parvenir. Ce pardon qui n'arrive pas..." p. 59

Elle souligne également qu'il est impossible de tout avoir et si cela arrivait, nous n'aurions plus rien à désirer. Ainsi, si la personne qui aime a tendance à trop projeter dans l'autre, elle sera irrémadiablement déçue par le décalage entre l'image idéale de l'autre et sa réalité.

"Qui, dès lors, est le véritable responsable ?

Lui, qui est toujours égal, terriblement égal, identique à lui-même, ou nous, qui avons cru qu'il changerait pour devenir ceomme nous avons toujours rêvé qu'il soit, comme il aurait dû être ?" p. 87

Ses pistes de réflexion se révèlent ainsi relativement banales et évidentes, n'apportant pas de neuf au sujet...

Elle appuie aussi sa réflexion sur de brèves citations d'écrivains ou philosophes, décortiquant l'idée pour la démonter ou l'infirmer. En quelques pages, elle glose sur une idée qui en aurait mériter largement le double et réduit ainsi la pensée de l'auteur cité. 

Si quelquefois la phrase frappe par sa justesse et sa poésie au détour d'une page, l'auto-apitoiement psychanalytique et les phrases convenues refond rapidement surface, créant une déception chez le lecteur !

Premières phrases :

"Enfant, je rêvais de l'amour. Je passais des heures entières le nez plongé dans des livres débordants d'histoires parfaites. J'imaginais des journées sans failles. Je rêvais de réécrire l'histoire de mes parents. 

La vie ne povait être disputes et fractures. Elle devait miroiter. Pareille à la surface de la mer au printemps.

Comme si l'harmonie pouvait exister."

Présentation du livre :

Chez Stock 

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Du même auteur : Légère comme un papillon

Autre : Le goût de la vie commune

D'autres avis :

Le point  ; Leiloona

 

Tout ce que je sais de l'amour, Michela Marzano, Stock, août 2014, 216 p., 18.50 euros

 

 

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Commenter cet article

jerome 31/08/2014 09:05

Déjà, rien que le titre, je pars en courant !

hélène 01/09/2014 09:34

Tu sais déjà tout ? ;)

Yuko 29/08/2014 12:48

J'avoue que le thème ne me tente pas trop... Je passe pour cette fois ^^

hélène 01/09/2014 09:34

Je te comprends.

papillon 29/08/2014 11:14

Ouf ! Celui-ci n'est pas pour moi !

hélène 01/09/2014 09:33

Non décidement pas ...

Noukette 29/08/2014 10:35

Bon, je pars en courant... (et n'essaye pas de me rattraper ! ;-) )

hélène 01/09/2014 09:33

Cours cours !

Lou lit là 29/08/2014 10:29

Le titre était accrocheur, mais je vais passer mon tour aussi du coup ! :)

hélène 01/09/2014 09:33

Il vaut mieux !

Kathel 29/08/2014 09:04

Ce n'est pas un livre qui m'aurait tenté...

hélène 01/09/2014 09:33

Je l'avais repéré sur un blog, j'ai tenté...

Leiloona 29/08/2014 08:53

Ah oui, tiens, j'ai complètement occulté dans mon billet cette phrase qui revient sur son mal être d'enfant. Bon, il faut dire qu'elle n'en fait rien, alors que je pensais que ça allait aboutir à quelque chose. ;)

hélène 01/09/2014 09:33

Je trouve qu'en général c'est le souci de ce court texte : ça ne mène nulle part ...

Mior 29/08/2014 08:46

Eh bien , malgré ta réserve , les passages cités me parlent ...
Marzano, à l'oral, est assez foisonnante et pas toujours facile à suivre ( à une époque elle était vraiment une abonnée chez Taddei !) mais très passionnée et j'aime bien ça ;)
J'ai donc une certaine envie de la lire maintenant

hélène 29/08/2014 08:49

Leiloona est bien plus positive que moi, il te plaira peut-être...

cathulu 29/08/2014 07:34

Ouf, pour ma Lal ! je passe ! :)

hélène 29/08/2014 08:48

:)