Toute la terre qui nous possède de Rick BASS

Publié le par Hélène

Ce que j'ai aimé :

Dans un style lyrique, Rick Bass chante la terre en observant les abords du lac salé Juan Cordona à 20 km de Castle Gap dans le désert texan. Il fait vivre ce lieu mythique sur plusieurs générations : Max et Marie Omo s'installe au bords des rives du lac dans années 30, puis dans les années 60, Richard, géologue chargé de forer les sols pétrolifères, s'y intéresse à son tour. Il y emmène Clarissa, une jeune femme à la pâleur surnaturelle. Tous se penchent sur cette terre millénaire, que ce soit pour y chercher des fossiles, des traces du passé, des richesses avec ce sel exploité par Max Omo, des animaux, que ce soit pour s'implanter, y planter ses racines ou juste l'effleurer au passage...

"Malgré son jeune âge, Richard avait l'intuition qu'il n'y avait en ce monde qu'un souffle, d'un type unique, qui se répétait encore et encore, aussi régulier et réfléchi que la respiration d'un animal endormi - et pourtant le monde, pas seulement le monde vivant mais le vieux monde en dessous, paraissait avoir son mot à dire dans le choix des histoires qui devaient évoluer, être modelées et remodelées, et de celles qui disparaissaient dans l'abysse ainsi que du combustible et du carburant dans la gueule de quelque machine cruelle, avançant avec un bruit sec et métallique." p. 100

Chacun va tenter de trouver sa place dans un environnement à la fois fascinant et hostile. Mais le paysage parviendra-t-il à combler le vide abyssal qui perdure en eux ?

Ce que j'ai moins aimé :

Plusieurs couches de sédiments se superposent pour atteindre le coeur du roman, et il faut avoir la patience et la concentration nécessaire pour y parvenir. Cette lenteur alliée à l'atmosphère étrange sont assez déconcertantes...

Présentation de l'éditeur :

Christian Bourgois

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Du même auteur : Winter

D'autres avis :

TéléramaLibérationPage 

 

Toute la terre qui nous possède, Rick Bass, traduit de l'anglais (EU) par Aurélie Tronchet, Christian Bourgois éditeur, 2014, 448 p., 22 euros

 

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gambadou 25/03/2015 21:49

La lenteur me fait un peu peur, je passe mon chemin

Hélène 26/03/2015 08:14

Oui j'ai frôlé l'ennui...

Alex-Mot-à-Mots 25/03/2015 19:05

Plusieurs couches de sédiments ? Te voilà archéologue littéraire.

Hélène 26/03/2015 08:15

;)

cathulu 24/03/2015 17:23

Les avis semblent effectivement plus mitigés sur ce titre. pour ma part, je poursuis ma mecture chronologique du journal des cinq saisons.

Hélène 24/03/2015 19:11

Je viens de l'acheter... J'ai hâte !

Eeguab 24/03/2015 11:01

Non.Pas encore lu.Mais je vais le guetter.

Moka 24/03/2015 10:31

Un titre qui dépayse non ?

Hélène 24/03/2015 10:33

c'est certain !

clara 24/03/2015 10:27

il ne me tente pas, j'avais lu la 4ème et non, quand pas d'envie, je ne force pas :)

Hélène 24/03/2015 10:27

Effectivement, il ne faut pas forcer !

Ariane 24/03/2015 09:27

Faut que j'arrête de rajouter sans cesse des livres sur ma liste. C'est le dernier...

Hélène 24/03/2015 09:29

Je crois que nous n'arrêterons jamais ;)

Eeguab 24/03/2015 08:15

J'ai aimé Le guet,Platte River,Dans les Monts Loyauté,La décimation,Le ciel,les étoiles,le monde sauvage.C'est dire que je suis client.

Hélène 24/03/2015 08:51

J'ai souvent aimé aussi, mais celui-ci je suis moins enthousiaste, il reste étrange. L'as-tu lu celui-ci ? Je viens d'acheter "le journal des cinq saisons" pour ne pas rester sur une impression mitigée...