Bacchiglione blues de Matteo RIGHETTO

Publié le par Hélène

♥ ♥

Ils sont trois acolytes formant un trio de choc : Tito, Toni et Ivo, à la recherche du coup fumant pouvant leur assurer la fortune. Ils pensent l'avoir trouvé en enlevant la femme d'un riche industriel à qui ils réclament une rançon d'un million d'euros en échange. 

Tout le sel de ce court roman policier tient dans cette équipe de bras cassés dont "la densité psychologique équivalait à celle d'un lézard vautré au soleil." L'un aime les putes albanaises, l'autre les carcasses de voiture et le dernier les bestioles bizarres. Ce dernier décide d'ailleurs d'adopter un ragondin blanc en cours de route, ce qui donnera lieu à des conversations surréalistes pour savoir si le ragondin est albinos ou non. Viennent s'en mêler deux témoins de Jéhovah, puis, évidemment, tout dérape... Il y a du "Shérif fais moi peur" dans cette aventure rocambolesque menée tambour battant par nos trois acolytes. La chute est à l'avenant, parfaitement maîtrisée. 

Ce que j'ai moins aimé : Si c'est assez distrayant, cela ne révolutionne pas le genre non plus...

 

Présentation de l'éditeur : La dernière goutte 

Vous aimerez aussi : Les romans de Donald Westlake 

 

Bacchiglione blues, Matteo Righetto, traduit de l'italien par Laura Brignon, La dernière goutte, mai 2015, 140 p., 16 euros

 

Lu dans le cadre de Un mois un éditeur , opération initiée par Sandrine et qui nous permet d'explorer des maisons d'éditions moins visibles sur les blogs...

 

 

 

 

 

 

La maison d'édition La dernière goutte

La dernière goutte aime le verbe, les mots, ce qui claque, ce qui fuse, ce qui gifle et qui griffe et qui mord. Les contes cruels, les dialogues acides.Et les images aussi, irréelles, contrastées,
vénéneuses et absurdes. 
La dernière goutte met en selle des rêves éveillés qui hachurent la réalité d’un sentiment d’étrangeté. Elle défend des textes aux univers forts, grotesques,
bizarres ou sombres. 
Les romans et nouvelles qu’elle publie
reflètent la beauté
qui miroite dans l’ombre.

 

Publié dans Roman policier Europe

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Sandrine 18/11/2016 18:23

Merci pour cette participation, et désolée pour mon retard sur le partage, je suis en déplacement professionnel toute la semaine et j'ai accumulé le retard dans mon reader.
J'aime bien la citation "la densité psychologique équivalait à celle d'un lézard vautré au soleil", ça donne une bonne idée du ton et des protagonistes :-)

Hélène 20/11/2016 18:46

merci pour cette super idée !

zazy 15/11/2016 17:35

De temps en temps, ce genre de lecture fait du bien, c'est tut ce qu'on lui demande

Hélène 15/11/2016 18:37

Finalement, oui...

Jerome 15/11/2016 13:20

Pas révolutionnaire mais les bras cassé, c'est ma came ! Et cet éditeur me fait de l’œil avec un roman argentin dont j'ai oublié le titre, il va falloir que je le retrouve.

Hélène 15/11/2016 18:37

"La vierge d'Ensenada" ? http://www.ladernieregoutte.fr/livres/la-vierge-densenada/ ? Je l'ai emprunté à la bibli pour le lire avant la fin du mois...

Electra 15/11/2016 10:59

bonne idée de partir à la découverte de ces maisons d'édition... après l'histoire en rappelle effectivement beaucoup d'autres...mais shérif fais-moi peur ! quel souvenir :-)

Hélène 15/11/2016 18:37

Oui quelle époque !