Mercredi 28 mars 2012 3 28 /03 /Mars /2012 08:00

japon vu par 17 auteurs

 

 

  ♥ ♥ ♥

 

Les auteurs :

 

Kan TAKAHAMA, David PRUDHOMME, Jirô TANIGUCHI, Aurélia AURITA, François SCHUITEN et Benoît PEETERS, Emmanuel GUIBERT, Nicolas de CRECY, Taiyô MATSUMOTO, Joann SFAR, Little Fish, Moyoko ANNO, Frédéric BOILET, Fabrice NEAUD, Daisuké IGARASHI, Kazuichi HANAWA, Etienne DAVODEAU

 

Présentation de l’éditeur :

 

A l'origine, un voyage, un échange entre deux cultures, française et japonaise, qui va remuer bien des choses chez chacun des auteurs qui participent à l'aventure : un séjour au Japon ne laisse pas indemne... En découlent huit récits d'auteurs européens qui rendent avec imagination, humour et poésie tout l'exotisme de ce pays insaisissable et
mystérieux. Comme en réponse à ces impressions de dessinateurs-voyageurs, huit auteurs de l'Archipel donnent à voir leur Japon, celui du quotidien, de la modernité ou des légendes. Tout au bout de cet assemblage sensible d'anecdotes et de nouvelles tissées par des regards si différents, l'envie est grande de partir saisir soi-même un peu du pays du Soleil Levant.

 

Ce que j’ai aimé :

 

La diversité des univers permet de donner une vision globale du Japon. Les histoires se suivent etjapon.jpg ne se ressemblent pas : Kan Takahama nous présente une jeune fille qui retourne sur les lieux de son enfance, David Prudhomme nous emmène dans un univers onirique aux côtés de chaussures qui fuguent, nous retrouvons l’univers feutré de Jirô Taniguchi au sein d’une famille et de la relation tendre qui se noue entre deux jeunes gens, Aurélia Aurita suit les périples d’une jeune femme avide de croquer la vie et décidée à ne pas mourir sans avoir vu des merveilles, Schuiten et Peeters  et Emmanuel Guibert ont choisi le mode du récit illustré pour nous entraîner dans des récits aux allures étranges, Nicolas de Crécy peint l’errance d’un publicitaire qui se promène avec son projet de dessin publicitaire personnifié, Taiyô Matsumoto campe un conte traditionnel japonais, Joann Sfar nous offre le point de vue d’un européen qui rend visite à un ami à Tokyo qui l’initie aux mœurs japonaises, dans les planches de Little Fish les bulles sont absentes, mais il nous offre une tranche de vie très imagée, chez Moyoko Anno une jeune fille vend des grillons, Frédéric Boilet nous initie au recyclage japonais, Fabrice Neaud se centre aussi sur un européen en visite, Daisuké Igarashi nous convie à la fête des chevaux-grelots, dans un univers tout aussi onirique que Kazuichi Hanawa, et enfin Etienne Davodeau nous montre le lien subtil qu’un homme établit entre lui et une montagne, son jumeau…

Ils ont tous un petit supplément d’âme…japonaise qui permet de voyager par pages interposées…

Cette initiative permet de surcroît de découvrir des auteurs et d’être sensible plus ou moins à leur univers pour ensuite aller –ou non- leur rendre visite dans un album bien à eux et plus long…

  "Je redevins un écolier et reconquis l'oubli de moi-même, la saine bêtise, la pure exaltation. Quand nous chevauchions de front nos bicyclettes sur Shijô-dôri, laissant derrière nous, aux bons soins du couchant, nos rouleaux saturés de dessins et de signes, nous étions heureux. Qaund miroitaient devant nous les lanternes de Gion, à travers les larmes que la vitesse et le vent du soir faisaient monter à nos yeux, nous glapissions des mots sans suite et nous étions heureux. Quand nous conçûmes l'immense canular du faux palanquin à la grande hallebarde, du haut duquel Kin, visage blanc, sourcils peints et lèvre sfardées de rouge, invectiva la foule en frappan des cymbales, nous touchâmes aux confins de l'ivresse. Et quand l'hiver isolait l'un et l'autre d'entre nous en tête à tête dans l'atelier humide, à pleurer l'inconstance d'une femme, à gémir sous un accès de détresse, je sais aujourd'hui combien nous étions heureux."(Emmanuel Guibert, "Shin.Ichi")

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

Rien…

 

Vous aimerez aussi :

 

Sélection littérature japonaise 

 

D’autres avis :

 

A girl from earth  

 

Japon : le Japon vu par 17 auteurs, Collectif, Casterman Ecritures, novembre 2005, 254 p., 17 euros

 10-jours-japonaisChallengeDragonFeu

 

 

 

 

 

 

 

 

 BD Mango bleuTop-bd-2012

 

 

 

 

 

 

Par Hélène - Publié dans : Manga, Manhwa
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Lundi 26 mars 2012 1 26 /03 /Mars /2012 08:00

coupeur-de-roseaux.jpg

 

 

♥ ♥

 

 

 L’auteur :

 

Tanizaki Junichirō grandit dans une famille aisée de marchands. Il fait de brillantes études à l'Université impériale de Tôkyô, mais en 1910 la ruine de son père le contraint à les interrompre. La même année, il publie son premier texte, une nouvelle cruelle et raffinée, Le Tatouage, dans la revue qu'il a fondée avec quelques amis. L'histoire de la belle courtisane et de son tatouage en forme d'araignée fait scandale et lance sa carrière d'écrivain.

En 1913, il rassemble toutes ses nouvelles dans un recueil intitulé Le Diable et subit les foudres de la censure qui les juge « immorales ». Il publie sans trêve drames, comédies et scénarios à une époque où le cinéma en est encore à ses balbutiements, il traduit également la pièce d'Oscar Wilde L'Eventail de Lady Windermere.

Installé à Yokohama, il fréquente les résidents étrangers et découvre l'image de la femme occidentale. Lorsqu'un terrible tremblement de terre détruit la ville en 1923, il s'installe définitivement dans le Kansai. Le séisme le bouleverse profondément : alors qu'il puisait son inspiration dans un Occident et une Chine exotiques, il revient vers le Japon à partir de 1924, date à laquelle paraît son premier roman, Un amour insensé.

Il consacre la seconde partie de sa vie à traduire en japonais moderne le Genji monogatari, œuvre classique de la romancière du XIe siècle, Murasaki Shikibu. En 1943, la publication en feuilleton de son chef-d'œuvre Quatre sœurs est interdite car jugée inconvenante en temps de guerre.

Après la guerre, Tanizaki publie des romans audacieux au centre desquels il place la vieillesse, l'impuissance et la mort.

Tanizaki meurt en juin 1965, laissant une œuvre importante, unanimement considérée comme majeure, du XXe siècle japonais. (Source : Babélio)

 

L’histoire :

 

Lors d'une promenade autour d'un ancien palais impérial, le sanctuaire de Minase, le narrateur rencontre un homme étrange. Est-ce un fantôme, un esprit qui hante les lieux ? Celui-ci lui offre du saké et lui raconte l'histoire de la belle O-Yû, perverse et inaccessible..

 

Ce que j’ai aimé :

 

 Le récit s’ouvre sur une errance du narrateur qui décide de visiter le sanctuaire de Minase. Ce désir est nourri de littérature, de références à des récits mentionnant ce lieu mythique. Le texte est imprégné de ces réminiscences de poèmes, de passages de récits impériaux, créant ainsi une atmosphère fine et lettrée comme toile de fond à la rencontre étrange que le narrateur va faire en ce lieu.

L’atmosphère est fantomatique, presque irréelle, baignée par les rayons de la lune, propice à l’apparition de cet homme étrange, tapi dans les roseaux. L’homme va alors lui conter l’histoire fascinante des relations de son père avec la belle O-Yû et sa sœur  O-Shizu.  Junichirô Tanizaki s’inspire ici d’un conte traditionnel  japonais.

Cette collection permet de rencontrer des auteurs à moindre coût et sans un engagement de durée trop long, elle permet de « flirter » avec l’auteur et nous invite à en découvrir davantage en cas d’affinités…

 

sanctuaire-de-minase.jpg

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Rien de particulier si ce n’est l’impression que je l’oublierai facilement…

 


Premières phrases :

 

« C’était un mois de septembre, quand j’habitais encore à Okamoto. Il faisait un temps superbe ce jour-là et vers le soir, ou plutôt après trois heures de l’après-midi, j’eus soudain envie de faire une promenade à pied dans la région. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Littérature Asie de l'Est

 

D’autres avis :

 

 Choco

 

 Le coupeur de roseaux, Junichirô Tanizaki, traduit du japonais par Daniel Struve, Folio 2€, janvier 2004, 119 p., 2 euros

 

10-jours-japonais 

ChallengeDragonFeu

Par Hélène - Publié dans : Littérature Asie de l'Est
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Dimanche 25 mars 2012 7 25 /03 /Mars /2012 08:00

electre.jpg

 

 

 

♥ ♥ ♥

 

« Evidemment, la vie est ratée, mais c’est très très bien, la vie. Evidemment rien ne va jamais, rien ne s’arrange jamais, mais parfois, avouez que cela va admirablement, que cela s’arrange admirablement… » (p. 94)

 

L’auteur :

 

Né à Bellac en 1882, Jean Giraudoux est reçu en 1903 au concours de l'Ecole Normale Supérieure, puis en 1910 au concours de « chancelleries ». Il deviendra chef du service de d'information et de presse du minisitère des Affaires étrangères. Dès 1909, il publie Provinciales, et mène de front carrière diplomatique et création littéraire. Son œuvre frappe par sa diversité : essais, romans, théâtre. La guerre de Troie n'aura pas lieu est créée en 1935. Jean Giraudoux meurt en 1944. (Source : librairie dialogues.fr)

 

L’histoire :

 

Agamemnon, le Roi des Rois, a sacrifié sa fille aux dieux. Son épouse, Clytemnestre, aidée de son amant, Egisthe, l’assassine à son retour de la guerre de Troie. Oreste, le fils, est banni. Reste Electre, la seconde fille. « Elle ne fait rien. Elle ne dit rien. Mais elle est là. » Aussi Egisthe veut-il la marier pour détourner sur « la famille des Théocathoclès tout ce qui risque de jeter quelque jour un lustre fâcheux sur la famille des Atrides ». Mais Oreste revient et désormais Electre n’est plus que haine, assoiffée de justice et de vengeance, au mépris de la menace qui pèse sur le royaume des siens.

 

Mon avis :

 

Electre est un personnage fascinant, qui, poussée par une haine contre les assassins et détracteurs de son père, va aller jusqu’au bout de sa passion, réclamant justice, même si un conflit sanglant doit en découler. Quand Oreste cherche à passer outre, à continuer son chemin pour ne pas avoir de sang sur les mains, Electre a soif de vérité et est prête à tout pour laver les affronts faits à son père :

 

« ELECTRE

Je le sais, ce que tu voudrais m’entendre dire.

ORESTE

Alors dis-le moi.

ELECTRE

Que les humains sont bons, après tout, que la vie après tout est bonne !

ORESTE

N’est-ce pas vrai ?

ELECTRE

Que ce n’est pas un mauvais sort que d’être jeune, beau et prince. D’avoir une sœur jeune et princesse. Qu’il suffit de laisser les hommes à leurs petites occupations de bassesse et de vanité, de ne pas presser sur les pustules humaines, et de vivre les beautés du monde !

ORESTE

Et ce n’est pas ce que tu me dis ?

ELECTRE

Non. Je te dis que notre mère a un amant. » (p. 111)

 

La question de la justice et de ce qu’il faut lui sacrifier est au cœur de cette pièce. Faut-il choisir la vérité alors qu’ « Il est des vérités qui peuvent tuer un peuple », comme le souligne Egisthe qui en tant que roi a des responsabilités politiques.

 

Giraudoux lui-même, dans une interview avec Kleber Haedens (L'Insurgé, 12 mai 1937) a dit :

 

« Electre, c'est pour moi, le mythe de la vérité. Dans une ville gorgée de plaisirs, abandonnée, tout entière aux joies fades, Electre est seule à souffrir . . . je crois qu'il est nécessaire de faire revenir de temps en temps les grandes figures ; je crois que de grandes héroïnes comme Electre et Jeanne d'Arc doivent revenir vers nous. Il faut épousseter de temps en temps les statues éternelles. »

 

A la fin de la pièce Electre triomphante clame : "J'ai la justice, j'ai tout," et pourtant sa patrie Argos est en flammes, son frère a tué Clytemnestre et Egisthe et est pétri de remords, si bien qu’il va finir par la haïr…

 

Premières répliques :

 

PREMIERE PETITE FILLE

Ce qu’il est beau, le jardinier !

DEUXIEME PETITE FILLE

Tu penses ! C’est le jour de son mariage.

TROISIEME PETITE FILLE

Le voilà, monsieur, votre palais d’Agamemnon !

L’ETRANGER

Curieuse façade !... Elle est d’aplomb ? »

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur : La guerre de Troie n'aura pas lieu

Autre :  Antigone de Jean ANOUILH

  Electre, Jean Giraudoux, Le livre de poche, novembre 1967, 122 p., 4 euros

 

Par Hélène - Publié dans : Théâtre
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Vendredi 23 mars 2012 5 23 /03 /Mars /2012 08:00

enchantement_des_lucioles.jpg

 

 

  ♥ ♥

 

« Qu’est-ce que la photographie sinon des filets à papillons démaillés qui laissent passer la lumière intermittente du réel ? » (p.110)

 

 

 L’auteur :

 

Valérie Tordjman est née en 1960 et vit à Paris. Après des études d'histoire de l'art et d'esthétique, elle a travaillé pour le ministère de la Culture, le Centre national de la photographie et la Caisse des Monuments historiques. Elle est l'auteur de L’Atelier anthropophage (Belfond, 2002), La Pornographie de l'âme (Le Passage, 2004) Médor & Diego (Le Passage, 2006), Une fraction de seconde (Le Passage, 2008),
et Le Jour d’avant (Le Passage, 2010).

 

L’histoire :

 

Vers 1850, pour rejoindre son époux à la manufacture hollandaise de Nagasaki, Alexandra Van Polder brave les océans et les convenances. Avec elle, débute la saga océanique des Polder.
Entre le Japon et l’Amérique, c’est le choc de l’Ancien et du Nouveau Monde, des histoires d’hommes qui domptent les mers et de femmes qui se jettent à l’eau par amour, une merveilleuse alchimie d’image et de magie qui se rejoignent par-delà le temps et les océans jusqu’à Sarah, son arrière-arrière-petite-fille.
Et à travers ces êtres de chair et de passions : l’odeur du rivage, le bruissement de la soie, l’arrivée des immigrants sur l’île de Manhattan, la construction du Brooklyn Bridge et partout, d’un continent à l’autre, d’un siècle à l’autre, de l’eau, l’eau primordiale, miroitante, dangereuse. (Présentation de l’éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

 

Valérie Tordjman nous convie dans un univers mouvant, fluctuant, au sein duquel les femmes s'épanouissent dans une vie métaphorique dense et passionnante.

 

« A cet instant, aux antipodes, pareille aux algues phosphorescentes en mer, aux petites lueurs verdâtres des vers luisants sur terre, aux étoiles du ciel et, dans l’air, aux lucioles qui émettent en morse lumineux la fugacité de leur apparition, Sarah Polder se tenait là.

Toujours au bord de sa vie vivante.

Déjà plus là. » (p. 136)

 

 

Les images sont au coeur du texte comme au coeur des destinées des femmes pour qui la photographie, l'illusion, la magie constituent une raison d'être et de devenir. Alexandra a mis au point un procédé pour photographier alliant les techniques nouvelles de Daguerre et de Cutting et sa fille Sarah découvre avec tout autant de plaisir et de passion l'art et les secrets de la photographie.  

 

 « L’image, la magie, leurs escamotages et autres métamorphoses luttaient à la surface du monde contre le réel, la crédulité, le chagrin ; contre l’amour aussi. Et la mort devait être de la partie. » (p. 83)

 

Un beau roman aux accents mélancoliques.

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

Un texte qui se laisse difficilement saisir, aussi fuyant que l’eau qu’il évoque.

 

Premières phrases :



« Voir brûler de l’eau, l’expression est aussi ancienne que le creux pays : la Hollande des polders. Voir brûler de l’eau, c’est n’en pas croire ses yeux, ce qui avait dû lui arriver car,

en même temps que les langues de feu s’éparpillaient dans la nuit noire des Caraïbes, sa lanterne magique émettait de petites lumières intermittentes dessinant sur la coque fraîchement repeinte du navire une pantomime de spectres familiers, à commencer par elle : Sarah. »

 

 

L’enchantement des lucioles, Valérie Tordjman, Le passage, mars 2012, 144 p., 14 euros

Par Hélène - Publié dans : Littérature Française
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Jeudi 22 mars 2012 4 22 /03 /Mars /2012 08:58

ChallengeDragonFeu.jpg

 

Je participe au challenge Dragon 2012 organisé par Catherine, du blog La culture se partage, catégorie Dragon de Feu.

 

Il s'agit de lire cinq livres ou plus d'auteurs des pays concernés (Chine et Hong Kong, Macao, Singapour, Taïwan, Corée du Sud, Japon, Cambodge, Thaïlande, Vietnam, Bhoutan, Népal, Tibet, Indonésie, Malaisie, Philippines. Les auteurs issus des diasporas (François Cheng, Linda Lê, Aki Shimazaki, Qiu Xiaolong par exemple) sont bien sûr autorisés. ) et présenter au moins trois articles sur d'autres thèmes (Catherine souhaite que ce challenge ne soit pas que littéraire c'est pourquoi elle a ajouté les articles sur d'autres thèmes : cinéma, animation, musique, Art, gastronomie, photos de voyage... ).

 

 

Le challenge court du 23 janvier 2012 au 9 février 2013 si bien que j'ai déjà quelques titres qui en font partie :

 

JAPON :

Furari de Jirô TANIGUCHI (Manga)

Petits contes de printemps de Natsume SOSEKI (nouvelles)

Haïku du XXème siècle, Le poème court japonais d’aujourd’hui, Collectif (poésie)

L’aiguillon de la mort de SHIMAO Toshio (Roman)

Dragons et dragon de Marie SELLIER et Catherine LOUIS (jeunesse)

 

Je pense m'intéresser désormais aux autres pays que je connais relativement peu...

Par Hélène - Publié dans : Tags, challenges...
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Présentation

A méditer

“A quoi sert d’être cultivé? A habiter des époques révolues et des villes où l’on n’a jamais mis les pieds. A vivre les tragédies qui vous ont épargné, mais aussi les bonheurs auxquels vous n’avez pas eu droit. A parcourir tout le clavier des émotions humaines, à vous éprendre et vous déprendre. A vous procurer la baguette magique de l’ubiquité. Plus que tout, à vous consoler de n’avoir qu’une vie à vivre. Avec, peut-être, cette chance supplémentaire de devenir un peu moins bête, et en tout cas un peu moins sommaire.”

Mona Ozouf, historienne, auteur de La Cause des livres (Gallimard).

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