Dimanche 10 octobre 2010 7 10 /10 /Oct /2010 08:00

coyote-attend.jpg

 

♥ ♥ ♥ ♥

 Une passionnante plongée au cœur de la tribu des Navajos

 

 

L’auteur :

Tony Hillerman est un auteur américain qui a publié des romans policiers ethnologiques et des essais. Il nous a quittés en 2008. La plupart de ses romans se passent dans la région des « Four Corners » à la frontière du Nouveau-Mexique et de l’Arizona. Les protagonistes en sont Joe Leaphorn et Jim Chee de la police tribale Navajo.

L’histoire :

Un homme s'amuse à répandre de la peinture blanche sur une montagne proche de la Grande Réserve des Navajos. Delbert Nez, collègue de Jim Chee, cherchait à interpeler le suspect. Malheureusement pour lui, sa mission s'est arrêtée là, puisque ce soir-là, Jim Chee retrouve son collègue mort dans sa voiture en feu. Joe Leaphorn va alors rejoindre Jim Chee et ensemble, ils vont chercher à démasquer le coupable.

Ce que j’ai aimé :

-          L’aspect ethnologique : les romans de Tony Hillerman sont situés sur les territoires des Navajos et des Hopis. Ainsi, les intrigues policières plongent au cœur de données ethnologiques puisque Jim Chee et Joe Leaphorn doivent prendre en compte les mœurs des deux peuples pour comprendre les protagonistes et résoudre les énigmes. Ces romans nous instruisent sur ces peuples avec une vision « de l'intérieur ».

-          Les personnages principaux, Jim Chee et Joe Leaphorn sont attachants et évoluent au fur et à mesure des enquêtes.

-          L’intrigue policière est originale et passionnante.

Ce que j’ai moins aimé :

-          Un peu abrupt au premier abord, insistez…

-          Il faut quand même s’intéresser un minimum à l’histoire et aux croyances des peuples…

Premières phrases :

« Jim Chee en était à se dire que soit le pneu avant droit était dégonflé, soit il y avait un problème d’amortisseur de ce côté-là. A moins, bien sûr, que le conducteur de la niveleuse n’ait pas vérifié le réglage de sa lame et qu’il n’ait rendu le revêtement de la chaussée incliné. Le fait était que la voiture de police tirait légèrement sur la droite. »

Vous aimerez aussi :

Les romans d’Arthur UPFIELD (non lus)

POCHE : Coyote attend, Tony HILLERMAN, Rivages poche, juin 1992, 272 p., 9 euros

TAGS : Littérature américaine, Indiens 

Par Hélène - Publié dans : Roman policier américain
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Vendredi 8 octobre 2010 5 08 /10 /Oct /2010 09:51

Le prix Nobel de littérature 2010 a été attribué à Mario VARGAS LLOSA, écrivain péruvien.

 

 

Les années précédentes :

  • 2009 Herta Müller (Allemagne/Roumanie)
  • 2008 Jean-Marie Gustave Le Clézio (France/Maurice)
  • 2007 Doris Lessing (RU)
  • 2006 Orhan Pamuk (Turquie)
  • 2005 Harold Pinter (RU)
  • 2004 Elfriede Jelinek (Autriche)
  • 2003 John Maxwell (J.M.) Coetzee (Afrique du Sud)
  • 2002 Imre Kertész (Hongrie)
  • 2001 V.S. Naipaul (RU)
  • 2000 Gao Xingjian (France/Chine)
  • 1999 Günter Grass (Allemagne)
  • 1998 José Saramago (Portugal) Le voyage de l’éléphant de José SARAMAGO
  • 1997 Dario Fo (Italie)
  • 1996 Wislawa Szymborska (Pologne)
  • 1995 Seamus Heaney (Irlande)
  • 1994 Kenzaburo Oe (Japon)
  • 1993 Toni Morrison (EU)
  • 1992 Derek Walcott (Sainte Lucie)
  • 1991 Nadine Gordimer (Afrique du Sud)
  • 1990 Octavio Paz (Mexique)
  • 1989 Camilo José Cela (Espagne)
  • 1988 Naguib Mahfouz (Egypte)
  • 1987 Joseph Brodsky (EU)
  • 1986 Wole Soyinka (Nigéria)
  • 1985 Claude Simon (France)
  • 1984 Jaroslav Seifert (Tchécoslovaquie)
  • 1983 William Golding (RU)
  • 1982 Gabriel García Márquez (Colombie)
  • 1981 Elias Canetti (RU/Turquie)
  • 1980 Czeslaw Milosz (Pologne/EU)
  • 1979 Odysseus Elytis (Grèce)
  • 1978 Isaac Bashevis Singer (EU)
  • 1977 Vicente Aleixandre (Espagne)
  • 1976 Saul Bellow (EU)
  • 1975 Eugenio Montale (Italie)
  • 1974 Eyvind Johnson, Harry Martinson (Suède)
  • 1973 Patrick White (Australie)
  • 1972 Heinrich Böll (Allemagne)
  • 1971 Pablo Neruda (Chili)
  • 1970 Alexander Solzhenitsyn (union soviétique)
  • 1969 Samuel Beckett (Irlande)
  • 1968 Yasunari Kawabata (Japon)  La danseuse d’Izu de Yasunari KAWABATA
  • 1967 Miguel Angel Asturias (Guatemala)
  • 1966 Samuel Agnon (Israël), Nelly Sachs (Suède)
  • 1965 Michail Sholokhov (Union soviétique)
  • 1964 Jean-Paul Sartre (France)
  • 1963 Giorgos Seferis (Grèce)
  • 1962 John Steinbeck (EU)
  • 1961 Ivo Andric (Yougoslavie)
  • 1960 Saint-John Perse (France)
  • 1959 Salvatore Quasimodo (Italie)
  • 1958 Boris Pasternak (Union soviétique)
  • 1957 Albert Camus (France)
  • 1956 Juan Ramón Jiménez (Espagne)
  • 1955 Halldór Kiljan Laxness (Islande)
  • 1954 Ernest Hemingway (EU)
  • 1953 Winston Churchill (RU)
  • 1952 François Mauriac (France)
  • 1951 Pär Lagerkvist (Suède)
  • 1950 Bertrand Russell (RU)
  • 1949 William Faulkner (EU)
  • 1948 Thomas Stearns Eliot (RU)
  • 1947 André Gide (France)
  • 1946 Hermann Hesse (Suisse)
  • 1945 Gabriela Mistral (Chili)
  • 1944 Johannes V. Jensen (Danemark)
  • 1943 Non décerné
  • 1942 Non décerné
  • 1941 Non décerné
  • 1940 Non décerné
  • 1939 Frans Eemil Sillanpää (Finlande)
  • 1938 Pearl Buck (EU)
  • 1937 Roger Martin du Gard (France)
  • 1936 Eugene O'Neill (EU)
  • 1935 Non décerné
  • 1934 Luigi Pirandello (Italie)
  • 1933 Ivan Bounine (Union soviétique)
  • 1932 John Galsworthy (R-U)
  • 1931 Erik Axel Karlfeldt (Suède)
  • 1930 Sinclair Lewis (Etats-Unis)
  • 1929 Thomas Mann (Allemagne)
  • 1928 Sigrid Undset (Norvège)
  • 1927 Henri Bergson France)
  • 1926 Grazia Deledda (Italie)
  • 1925 George Bernard Shaw (Irlande)
  • 1924 Wladyslaw Reymont (Pologne)
  • 1923 William Butler Yeats (Irlande)
  • 1922 Jacinto Benavente (Espagne)
  • 1921 Anatole France (France)
  • 1920 Knut Hamsun (Norvège)
  • 1919 Carl Spitteler (Suisse)
  • 1918 Non décerné
  • 1917 Karl Gjellerup, Henrik Pontoppidan (Danemark)
  • 1916 Verner von Heidenstam (Suède)
  • 1915 Romain Rolland (France)
  • 1914 Non décerné
  • 1913 Rabindranath Tagore (Inde)
  • 1912 Gerhart Hauptmann (Allemagne)
  • 1911 Maurice Maeterlinck (Belgique)
  • 1910 Paul Heyse (Allemagne)
  • 1909 Selma Lagerlöf (Suède)
  • 1908 Rudolf Eucken (Allemagne)
  • 1907 Rudyard Kipling (Royaume Uni)
  • 1906 Giosuè Carducci (Italie)
  • 1905 Henryk Sienkiewicz (Pologne)
  • 1904 Frédéric Mistral (France), José Echegaray  (Espagne)
  • 1903 Bjørnstjerne Bjørnson (Norvège)
  • 1902 Theodor Mommsen (Allemagne)
  • 1901 Sully Prudhomme (France)

 

 

Par Hélène - Publié dans : Sélections et prix littéraires
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Vendredi 8 octobre 2010 5 08 /10 /Oct /2010 08:00

danseuse d'izu

 

 

 ♥ ♥

Par le Prix Nobel de Littérature 1968.

 

 

 

L’auteur :

 

Yasunari KAWABATA est un écrivain japonais décédé en 1972. Il est un écrivain majeur du XXème siècle. Il sera le premier japonais à recevoir le prix Nobel de littérature. Ses œuvres les plus connues sont « Pays de neige », « Les belles endormies » et « Le grondement de la montagne ». Elles ont en commun d’aborder des thèmes tels que la quête du beau, la solitude et la mort.

 

L’histoire :

 

Ce petit recueil de cinq nouvelles abordent des thèmes variés : dans « La danseuse d’Izu », le narrateur suit fasciné une jeune danseuse et sa troupe, dans « Elégie » il est question de bouddhisme , dans « Bestiaire » d’un homme aimant s’entourer d’animaux divers et variés, dans « Retrouvailles » du passé qui rejoint le présent et enfin « La lune dans l’eau » narre l’histoire d’un couple dont l’homme est mourant.

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          La poésie qui irradie ces pages, particulièrement dans la première et dernière nouvelle étincèle encore longtemps après avoir refermé le livre. Dans « La danseuse d’Izu » la poésie est comme impressionniste, elle est instillée par petites touches subtiles qui subliment cet homme seul charmé par une jeune danseuse. Il suit les méandres de sa petite troupe, attiré par l’harmonie émanant des forains.

-          La philosophie : « Elegie » peint le portrait émouvant d’une femme qui, après la mort de l’être qu’elle aimait, puise un réconfort dans les textes sacrés du bouddhisme et dans la métempsycose :

 

« Aussi, lorsque je vous invoque, vous qui êtes mort, j’aime infiniment mieux m’adresser à ce prunier vermeil, déjà chargé de boutons et placé devant moi dans le tokonoma, que de vous prêter, dans l’autre monde, l’aspect que vous empruntiez dans celui-ci. » (p.39)

 

-          La dernière nouvelle célèbre l’amour pur d’une femme pour son mari malade. Cette nouvelle brille d’un éclat diamantaire tant elle est somptueuse…

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

- La nouvelle « Bestiaire » : je n’ai pas bien saisi où voulait en venir l’auteur…

 

Premières phrases :

 

« Le sentier décrivait tant de lacets que je pensais atteindre bientôt le col du mont Amagi. Je voyais approcher l’averse qui blanchissait le bois épais de cryptomérias et qui me pourchassait depuis le pied de la montagne avec une vitesse terrifiante. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Le fusil de chasse de Yasushi INOUE

 

 

La danseuse d’Izu, Yasunari KAWABATA, traduit du japonais par S. Regnault-Gatier, S. Susuki et H. Suematsu, Le livre de poche Biblio, octobre 1984, 124 p., 3.33 euros

 

Loumina a moins aimé, Choco davantage...

 

challenge-In-the-mood-for-Japan

Par Hélène - Publié dans : Littérature Asie de l'Est
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Jeudi 7 octobre 2010 4 07 /10 /Oct /2010 08:00

blues pour elise

 

 

                                       ♥ ♥ ♥

Un roman original et vivifiant.

 

 

 

L’auteur :

 

Léonora Miano est une romancière d’origine camerounaise. Elle réside en France depuis 1991. Elle publie son premier roman « L’intérieur de la nuit » en 2005 et rencontre aussitôt un vif succès.

 

L’histoire :

 

Quatre femmes d’origine africaine évoluent dans Paris. Elles sont en proie à des émois amoureux qui ont tendance à leur compliquer le quotidien. Akasha se remet très difficilement d’une peine de cœur, Amahoro voit son compagnon s’éloigner, Shale est éprise d’un homme peu avenant et Malaïka est décontenancée par la demande en mariage de son conjoint.

 

Ce que j’ai aimé :

 

-         La légèreté de ton : cette comédie sociale dresse un portrait coloré de ces femmes appartenant à la France noire. Le rythme est vif, le récit et dynamique, et je me suis laissée emportée avec délice dans cet univers chamaré. Sous l'apparente frivolité de ces "Bigger than life", comme elles ont plaisir à se nommer, se dissimulent des fissures discrètes quelquefois difficiles à assumer. Les hommes quant à eux semblent perplexes, perdus entre des repères liés à l'image traditionnelle de la femme africaine et ces nouvelles personnalités qui émergent.

-         Chaque fin de chapitre est agrémenté d’une ambiance sonore idéale pour la lecture. Sur Facebook, en devenant fan de la page « Blues pour Elise » il nous est possible d’écouter quelques uns des morceaux en question. Cet interface sur des réseaux sociaux est originale et enrichissante.

- Le sous titre du roman "Figures afropéenne. Saison 1" laisse présager une suite qui approfondira je l'espère le destin de ces personnages si attachants.

 

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Je pense que c’est avant tout un roman qui plaira aux femmes.

 

Premières phrases :

 

« Akasha s’était levée du bon pied : le plus résolu. Elle avait allumé son ordinateur, ouvert la liste de lecture compilant les plus belles chansons de Millie Jackson. C’était sa soul therapy.   Une musique chaude. Sensuelle. Tout allait changer. C’était décidé. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Aya de Yopougon de Marguerite ABOUET et Clément OUBRERIE tome 1

 

 

Blues pour Elise, Léonora MIANO, Plon, octobre 2010, 199 p., 18 euros

 

Site de l’auteur : http://www.leonoramiano.com/

 

Merci à Elizabeth KOVACS pour cette belle découverte. 

 

1pourcent

Par Hélène - Publié dans : Littérature Afrique Centrale
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Mardi 5 octobre 2010 2 05 /10 /Oct /2010 08:00

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♥ 

 Ce roman n’est ni un roman policier, ni un essai philosophique, mais  simplement un roman bien construit, drôle et profond à la fois, dans lequel chacun peut trouver les réponses à certaines des questions qu’il se pose .

 

  

  

L’auteur :

 

Kate Atkinson est une écrivaine américaine installée à Edimbourg. Son premier roman Dans les coulisses du musée publié en 1996 a connu un très beau succès.

 

L’histoire :

 

Alors qu’elle n’est encore qu’une enfant, Joanna assiste à l’assassinat sanglant de sa mère, de sa sœur et de son petit frère. Encouragée par sa mère mourante elle parvient à s’enfuir et échappe au massacre. L’auteur du crime est arrêté et jeté en prison.

Trente ans plus tard Joanna est une femme qui semble comblée : médecin, elle est mariée à Neil, un mari attentionné, et est maman d’un petit garçon, Gabriel. Elle a la chance de rencontrer de surcroît une « nounou » idéale en la personne de Reggie.

Reggie quant à elle a une vie plutôt chaotique, elle vient de perdre sa mère et est dotée d’un frère fréquentant des milieux peu recommandables… Cet emploi chez Joanna est pour elle une seconde chance, elle trouve là comme une seconde famille.

Aussi, quand, peu de temps après la sortie de raison de l’assassin de sa famille Joanna disparaît, Reggie va remuer ciel et terre pour la retrouver. Elle fera appel pour ce faire à Louise Monroe, inspecteur en chef  et à Jackson Brodie, détective privé rencontré par hasard.

 

Ce que j’ai aimé :

 

-         Si cette disparition semble être au centre du roman - sans doute pour appâter le lecteur avide de romans à la trame policière - elle n’est pourtant que prétexte pour aborder des sujets bien plus profonds. Dans ce monde loufoque à la Kate Atkinson, il ne faut pas se fier aux apparences. Les personnages sont beaucoup plus denses qu’ils n’y paraissent, comme la vie beaucoup plus complexe qu’elle ne le semble. Comme le dit un des personnages :

 

« Tout resterait un mystère. Ce qui signifiait, si on y réfléchissait bien, qu’on devait essayer de clarifier les choses au maximum pendant qu’on était encore en vie. Trouver les réponses, résoudre les mystères, être un bon détective. Un croisé. »

 

-         La question du hasard est au cœur du roman, en filigrane. Le train tranquille d’une vie peut dérailler à chaque seconde - plusieurs des personnages outre Joanna en feront l’expérience - l’être humain devant alors puiser assez de force pour continuer à avancer vers la lumière.

 

-         Cette force, Joanna la trouve dans l’amour : « L’important c’est l’amour » répète-t-elle souvent. Amour d’un enfant, amour du prochain, amour dans le couple, amour de la vie tout simplement pour celle et ceux qui sont des rescapés. Et au fond nous sommes tous de cette espèce, puisque la vie est un risque permanent. Si nous sommes encore là, vivants, heureux, c’est sans aucun doute parce que la grande faucheuse nous a épargnés … « Trouver les réponses » pour tenter l’aventure, ce serait lutter contre le hasard en rectifiant sans cesse les trajectoires…

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-         Je n’ai rien à redire

 

Premières phrases :

 

« La chaleur qui s’élevait du macadam semblait emprisonnée par les hautes haies qui les dominaient comme des remparts.

« Accablante », dit leur mère. Elles se sentaient emprisonnées aussi. « On se croirez dans le labyrinthe de Hampton Court, dit leur mère. Vous vous souvenez ?

-         Oui, dit Jessica.

-         Non, dit Joanna.

-         Tu n’étais qu’un bébé, dit leur mère à Joanna. Comme Joseph aujourd’hui. » Jessica avait huit ans, Joanna six. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Le mec de la tombe d’à côté de Katarina MAZETTI

 

A quand les bonnes nouvelles, Kate ATKINSON, Editions de Fallois, août 2008, 366 p., 20 euros

POCHE : A quand les bonnes nouvelles, Kate ATKINSON, Livre de poche, octobre 2009, 466 p., 6.95 euros

 

D'autres avis chez : Keisha, Aifelle, Clara.

Par Hélène - Publié dans : Littérature Amérique du Nord
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A méditer

“A quoi sert d’être cultivé? A habiter des époques révolues et des villes où l’on n’a jamais mis les pieds. A vivre les tragédies qui vous ont épargné, mais aussi les bonheurs auxquels vous n’avez pas eu droit. A parcourir tout le clavier des émotions humaines, à vous éprendre et vous déprendre. A vous procurer la baguette magique de l’ubiquité. Plus que tout, à vous consoler de n’avoir qu’une vie à vivre. Avec, peut-être, cette chance supplémentaire de devenir un peu moins bête, et en tout cas un peu moins sommaire.”

Mona Ozouf, historienne, auteur de La Cause des livres (Gallimard).

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