Vendredi 18 mai 2012 5 18 /05 /Mai /2012 08:00

vert-palatino.jpg

  

  

♥ ♥ ♥ ♥

 Prix polar dans la ville

 

 

L’auteur : 

Née en italie quand les sixties n'étaient pas les sixties, non loin de la ville d'Hadrien, elle a grandi à Rome et nourri une passion précoce pour la Ville éternelle. Philosophe, critique littéraire, tradutrice, elle est l'auteur de romans noirs. (présentation de l'auteur)

Le site de Gilda Piersanti 

 

L'histoire :

 

À Rome, depuis des semaines, il pleut. La ville est paralysée, le jour de Pâques s’est terminé en bouillie, personne n’a pu remplir le panier pour le pique-nique rituel de Pasquetta (le lundi de Pâques). Et voilà qu’une accalmie inespérée surprend tout le monde, sauf le petit groupe d’archéologues qui l’attendaient avec impatience et décident d’aller vérifier leurs fouilles sur la colline du Palatino, arrêtées « pour cause météorologique ». Mais, sous les bâches blanches qui protègent les fouilles, une surprise attend une jeune archéologue de l’équipe en mal d’amour.

Dans cet épisode, le sang froid de l’inspecteur principal Mariella De Luca est mis à dure épreuve au cours d’une enquête qui la conduira des milieux pédophiles jusqu’aux troubles intimes d’une jeune mère habitant le quartier de Corviale, cette extraordinaire barre de logements sociaux d’un kilomètre de long, construite à la fin des années 70 au sud-ouest de Rome. (Présentation de l’éditeur)

Ce que j’ai aimé :

 

Un bon roman policier ne se contente pas d’une intrigue passionnante, pour acquérir une épaisseur substantielle, il doit conjuguer une atmosphère particulière, des personnages à la profondeur attirante, un contexte social ou politique inévitable, bref il lui faut tout un faisceau de ramifications qui le mèneront vers un gage de qualité. Les romans de Gilda Piersanti sont de cette veine, ce Vert Palatino s’accordant parfaitement avec les prérogatives requises.

 

Gilda Piersanti situe ses intrigues dans une ville qu’elle connait sur le bout des doigts, pouvant ainsi facilement semer tout cliché touristique.  Vert Palatino est le deuxième opus des Quatre saisons Meutrières, « Les quatre saisons meurtrières : quatre histoires, quatre enquêtes policières qui débutent sur des lieux communs du noir pour les déjouer… » (résumé de l’éditeur)

 

palatin.jpg

 

Durant ce printemps 2001, Rome est assaillie de pluies diluviennes que viennent adoucir une accalmie à laquelle personne n’ose croire. Mais les romains sont reclus chez eux, devant leurs écrans, la coupe d’Italie battant son plein. Seule Mariella ne semble pas vibrer devant le championnat, même si, en italienne de souche,  elle maîtrise le sujet au besoin.

 

Mariella De Luca est une jeune femme mystérieuse, à fleur de peau, qui aime suivre ses impulsions, aussi scabreuses soient-elles. Enquêtrice hors pair, sa vie privée erre dans des territoires sombres aux fils entremêlés.

 

« Elle s’était jurée qu’elle ne tomberait jamais sous l’emprise d’un homme. L’amour, surtout pour les femmes, c’était l’instrument des tortures qu’elles s’infligeaient à elles-mêmes. » (p. 155)

 

Elle bénéficie du soutien sans pareil de son responsable hiérarchique D’Innocenzo, un homme marqué par la disparition inexpliquée en Inde de son fils sept ans auparavant, et par l’aphasie dans laquelle est tombée sa femme suite à cette disparition. Cette intrigue secondaire mystérieuse et non résolue du roman permet de pousser le lecteur en avant vers les épisodes suivants.

 

Dans cette enquête, Mariella est affublée d’un jeune stagiaire et le meurtre d’un membre d’un réseau pédophile et la disparition quasi simultanée d’une petite fille les mènent dans le quartier de Corviale, une barre d’immeubles de un kilomètre de long, haute de neuf étages, surnommée « Le Serpentone » en raison de sa réputation sulfureuse. Au fil de ses découvertes, Mariella explorera plusieurs milieux et sera amenée à côtoyer des personnages atypiques, aux souffrances éraillées.

 

corviale1.jpg

 

Un opus italien magistral !

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Rien

  

Premières phrases :

 

« Elle manqua la dernière marche et s’agrippa à la grille. En principe, il fallait des clés pour entrer. En montant jusqu’au dernier étage, Mariella se doutait que ce serait fermé. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur : Rouge abattoir de Gilda PIERSANTI

Autre :  Le roi Lézard de Dominique SYLVAIN

 

Vert Palatino, un printemps meurtrier, Gilda PIERSANTI, Editions le Passage, 320 p. 15 euros

POCHE : Vert Palatino, un printemps meurtrier, Gilda PIERSANTI, Pocket, février 2009, 6.70 euros

 

challengeQuatreSaisons  

Par Hélène - Publié dans : Roman policier Europe
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Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 08:27

appel-des-origines-harlem

 

 

 

 

♥ ♥ ♥

 

Tout mettre en péril pour partir en quête de ses origines ?

 

 

 

Les auteurs :

 

Auteur vivant à Bayonne, Joël Callède a suivi des études d’histoire avant d’entrer à l’IUFM. Mais son amour de la BD est plus fort qu'une carrière dans l'éducation nationale et il décide de se lancer. Il signe le scénario de Comptine d’Halloween chez Delcourt, série dessinée par Denys. Il fait ensuite la rencontre de Gihef et en 2004 ils signent Enchaînés chez Vents d’Ouest, dont la deuxième saison a repris en 2010. Suivront plusieurs séries : Tatanka et Dans la Nuit chez Delcourt, Haute Sécurité, Damoclès et Asthénie chez Dupuis. Il participe également à l'aventure XIII Mystery parrainée par Van Hamme. Son album paraîtra en 2013. En 2011, il lance avec Gaël Séjourné au dessin la série L'Appel des Origines.

 

Gaël Séjourné est né en 1966 à Saint-Nazaire. Après des études d'Arts Plastiques, il se lance comme graphiste dans une maison d’édition spécialisée dans la sécurité routière, où il travaille toujours. Après sa rencontre avec Serge Perrotin et grâce aux conseils de Crisse, il publie Lance Crow Dog en 1998 (5 tomes). Il publie ensuite la série Tatanka (5 tomes) avec Joël Callède. En 2010 il signe le tome 2 du Jour J, avec Pécau et Duval.

 

Jean Verney est à la couleur dans cet album.

 

appel-des-origines.jpg

 

L'histoire :

 

 Harlem, les années 20. La jeune Anna travaille la journée dans le restaurant de son oncle et sa tante, et la nuit danse au rythme du jazz. Une vie qui pourrait être légère… Mais Anna est tourmentée par ses origines : elle est métisse, un statut difficile qui l’empêche de trouver sa place. Un jour, elle découvre l’existence de son père inconnu : un Blanc, mystérieusement disparu en Afrique.

Elle ne pense plus qu’à le retrouver, et réussit à se joindre aux membres d’une expédition se rendant sur le continent noir à la recherche des origines de l’Homme. À chacun sa quête, à chacun ses origines : les voici partis ensemble à la poursuite de leurs chimères.

Au croisement d’Out of Africa et des romans de Joseph Conrad, ce triptyque retrouve le souffle romantique de la grande aventure tout en proposant un regard réaliste sur une époque et sur un phénomène que chacun ressent à un moment de sa vie : l’appel des origines. (Présentation de l'éditeur)

 

Ce que j'ai aimé :

 

L'atmosphère de ces années de Prohibition (1919-1933) dans Harlem est magnifiquement bien rendue : la musique qui s'élève des "speakeasies clandestins", bars clandestins où l'alcool de contrebande coule à flots au son du jazz ou du ragtime, les flappers, "jeunes femmes modernes des années 20, aux jupes courtes et aux moeurs libres, aimant boire l'alcool, fumer et danser aux rythmes du jazz", Le Cotton Club et ses musiciens de légende, Duke Ellington, Cab Calloway, Louis Amstrong, les "Washingtonians", groupe musical composé notamment de Duke Ellington et le saxophoniste Sidney Bechet, Ethel Waters... Dans ce quartier,  "les rêves les plus fous, la réalité la plus sombre, la violence la plus tragique" (p. 17) cohabitent pour former un ensemble détonnant...

 

 

La jeune Anna est une jeune femme de son temps qui profite de tous ces plaisirs illicites avec ses amis. Mais ses projets changent le jour où elle apprend l'identité de son père et où elle décide de partir à sa recherche en Afrique aux côtés de Simon, jeune scientifique passionné et passionnant... Ils s'embarquent à la fin du tome 1, poursuivis par Marcus, voyou notoire prêt à tout pour obtenir les faveurs de la belle métisse...

 

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Un scénario attirant servi par des dessins chaleureux rendent ce premier tome très prometteur...

 

 

Ce que j'ai moins aimé :

 

- Rien

 

Vous aimerez aussi :

 

 

Le tome 2 sorti en janvier 2012

Les albums de Jean-Pierre GIBRAT

 

 

L'appel des origines, Tome 1 Harlem, CALLEDE, SEJOURNE, Vents d'ouest, février 2011, 56 p., 13.90 euros

 

BD Mango bleu

Top-BD-des-blogueurs-v3-copie-1

Par Hélène - Publié dans : Bande dessinée française
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Lundi 14 mai 2012 1 14 /05 /Mai /2012 08:00

part manquante

 

 


 

♥ ♥

 

"Il y a, dans l'air chaud, comme un orage qui s'annonce, comme un amour qui s'avance." (p. 84)

 

 

 

 L'auteur :

 

Christian BOBIN est un écrivain français contemporain, auteur de "fragments", des textes en prose poétiques. Il a connu le succés à partir de 1991 avec Une petite robe de fête.

 

L'histoire :


 Ce n'est pas pour devenir écrivain qu'on écrit. C'est pour rejoindre en silence cet amour qui manque à tout amour. (Quatrième de couverture) 

 

Ce que j'ai aimé :


Ceux qui apprécient le charme de Christian Bobin savent que la beauté de ses pages est indéfinissable, elle ne se laisse pas appréhender par des mots tant elle est aérienne et volatile.

 

Dans ces douze nouvelles, il nous parle d'amour, de solitude, d'enfance, d'écriture, de lecture : 

 

"Lire c'est s'apprendre soi-même à la maternelle du sang, c'est apprendre qui l'on est d'une connaissance inoubliable, par soi seul inventée. L'enfance tourne avec les pages." (p.23)


"On pourrait recenser les livres suivnat l'embarras d'en parler. il y a ceux engorgés de pensée, de savoir. Tous ces livres ensablés dans l'eau morte des idées. les gens qui vous en parlent vous sont très vite insupportables. Même quand ils lisent beaucoup ils ne lisent pas : ils confortent leur intelligence. Ils font fructifier leur or. Et il y a les livres que l'on ne sait pas dire, à peine montrer du doigt, comme la première étoile dans le ciel mauve." (p. 43)


"Nos attitudes devant la vie sont apprises durant l'enfance, et nous écoutons le chant des lumières comme un nouveau-né entend un bruit de source dans son coeur. Nos attitudes devant l'amour sont enracinées dans l'enfance indéracinable, et nous attendons un amour éternel comme un enfant espère la neige qui ne vient pas, qui peut venir." (p. 76)

 

La magie agit alors, comme par miracle ...


 Ce que j'ai moins aimé :


Les allusions à Dieu sont un peu trop présentes à mon goût...


Premières phrases :

 

"Elle est seule. C'est dans un hall de gare, à Lyon Part-Dieu. Elle est parmi tous ces gens comme dans le retrait d'une chambre. Elle est seule au milieu du monde, comme la vierge dans les peintures de Fra Angelico : recueillie dans une sphère de lumière. Eblouie par l'éclat des jardins. Les solitaires aimantent le regard." 


Vous aimerez aussi :


Du même auteur :  Les ruines du ciel 

Autre :  Nos cheveux blanchiront avec nos yeux de Thomas VINAU


La part manquante, Christian Bobin, Gallimard Folio, 4.20 euros

 

Par Hélène - Publié dans : Littérature Française
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Samedi 12 mai 2012 6 12 /05 /Mai /2012 08:00

perdre est une question de méthode

L’auteur :

 

Né en Colombie en 1966, Santiago Gamboa a étudié la littérature à l’université de Bogotá jusqu’en 1985, puis la philologie hispanique à Madrid. Il est l’auteur d’une thèse de doctorat à la Sorbonne sur la littérature cubaine. Journaliste au service de langue espagnole de RFI, correspondant du quotidien El Tiempo de Bogotá à Paris, Santiago Gamboa est actuellement attaché culturel de la Colombie à l’UNESCO.

 

L’histoire :

 

Victor Silampa tient la rubrique des faits divers d'un quotidien colombien, il est aussi détective privé et très amoureux. Il enquête sur l'identification d'un cadavre horriblement mutilé, en compagnie d'un petit fonctionnaire doté d'un grand bon sens qui recherche son frère disparu. Couple don quichottesque, les deux hommes fréquentent une communauté naturiste et mettent à jour la corruption ordinaire de toutes les grandes métropoles. Avec un sens de l'humour et du dialogue incomparable, l'auteur construit un héros mélancolique qui perd méthodiquement sa vie personnelle à lutter contre les puissants.

 

Mon avis :

 

Le personnage central d’un roman policier, qu’il soit détective privé, professionnel, commissaire, journaliste ou cuisinier, se doit d’être doté de qualités essentielles à mes yeux : prêt à tout pour défendre la veuve et l’orphelin, il est un personnage complexe qui flirte avec la violence au quotidien et qui oscille ainsi souvent entre moralité et dérogations aux messages bien-pensant. Ténébreux, torturé, il est faible devant le beau sexe et ne néglige pas quelques tentations comme l’alcool, les bons repas ou la bonne musique. Bref, un Dahlgren bien sûr, mais Stoney n’est pas mal non plus, sans parler de Philip Marlowe…

 

Et ici, ô déception cruelle et rédhibitoire, le jeune Silapan est pleutre et s’affole dès la première difficulté en envoyant même ses sbires en reconnaissance par peur des coups. Les allusions à sa faiblesse affluent : « Silanpa lui obéit en tremblant de peur. »,  « il sentit l’air lui manquer », «Il avait raccroché, l’âme désespérée. »,  « Il parvint à ne pas montrer ses larmes à Estupinan » Des LARMES !! Non mais sans blague depuis quand les détectives pleurent ? Par fidélité et respect pour Dahlgren, je ne pouvais pas continuer plus avant une telle lecture ! C’eût été faire affront aux durs à cuire qui ont obtenu ma confiance !

 

Il faut dire aussi que l’intrigue ne m’avait pas ferrée : je m’étais rapidement perdue dans l’afflux de personnages : des naturistes, un boulimique qui nous raconte ses malheurs, un avocat qui n’a pas compris que le droit de cuissage est démodé, des femmes « vulnérables et terrorisée » ou au contraire un peu trop entreprenantes «  Elle lui prit la main, lui caressa la pulpe des doigts, puis elle écarta ses cuisses et lui fourra sa main sous sa jupe » (ce à quoi notre pseudo-détective pleutre répond « Il faut que je parte immédiatement à mon bureau. » fichtre quel homme !) , des femmes idiotes ou vénales donc, un empalé sorti d’on ne sait où…

 

J’ai abandonné !

 

Vous aimerez aussi :

 

 

Littérature Amérique du Sud

 

D’autres avis :

 

Sophie Isabelle Neph 

 

Perdre est une question de méthode, Santiago Gamboa, Métailié suite Polar, 2003, 281 p., 8.50 euros

POCHE : Perdre est une question de méthode, Santiago Gamboa, Points, 2009, 346 p., 7 euros

  12 d'Ys


Par Hélène - Publié dans : Littérature Amérique du Sud
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Vendredi 11 mai 2012 5 11 /05 /Mai /2012 08:00

sur l'eau

 

 

 

♥ ♥

 

 

  L’auteur :

 

Hans Maarten van den Brink (écrit le plus souvent H. M. van den Brink) est un écrivain néerlandais.

Il a fait une brillante carrière dans la presse écrite (au NRC Handelsblad) — il fut correspondant aux États-Unis et en Espagne) et dans l’audiovisuel (il fut directeur d’une chaîne de télévision, la VPRO) avant de se consacrer entièrement à l’écriture.

C’est avec Sur l’eau (1998), roman sur l’amitié et le bonheur, qu'il rencontre le succès international (roman traduit en anglais, italien, allemand). Dans Cœur de verre (1999) il met en scène, à travers le personnage d’un urbaniste, l’obsession de la réussite et du plaisir qui caractérise nos sociétés.


Il vit à Amsterdam avec sa femme et ses trois enfants. (Source : Babélio)

 

L’histoire :

Le bonheur d'Anton était fait " de chair, de muscles, de soleil et de bois, d'eau et de pierre ". Un bonheur concret, palpable : ses entraînements d'aviron dans un élégant deux sans barreur, avec David, son coéquipier. Nous sommes en 1939, pourtant, et Amsterdam, comme toute l'Europe, retient son souffle, mais Anton ne vit que pour ces longues sorties sur la rivière, pour cette entente parfaite avec un autre corps accomplissant les mêmes mouvements et gestes que lui, ces coups d'aviron parfaitement synchronisés, cette impression de glisser sur l'eau... Sur l'eau, roman sur l'amitié et le bonheur, frappe par l'élégance de son écriture. Les pages que van den Brink consacre à la beauté fascinante de l'eau, de même que ses descriptions des corps dans l'effort sportif, rendent compte, avec grâce, du plaisir d'être vivant. (Quatrième de couverture)

 

Ce que j’ai aimé :

Sur l’eau est  un récit mélancolique d’une période en suspend avant l’horreur de la seconde guerre mondiale et le bouleversement collectif et individuel qu’elle va induire. Anton veut ignorer les soubresauts annonciateurs de la catastrophe pour profiter de ces moments magiques, à la fois intenses et douloureux, durant lesquels il doit s’harmoniser au beau David pour avancer sur la rivière, espérer gagner les compétitions, et éventuellement, participer aux jeux olympiques d’helsinski. Il évoque un temps suspendu entre terre et ciel, et nous plonge au cœur de l’exploit sportif, synonyme d’acharnement et d’amour…

 

La rivière reste immuable face à tant de mouvement superficiel, attendant son heure pour lancer sa vague qui balaiera illusions et légèreté…

 

Ce que j’ai moins aimé :

Ce récit est assez lent, aussi fuyant que l’eau qu’il évoque…

 

Premières phrases :

« Il y a une demi-heure, j’ai entendu les avions pour la dernière fois. Ils ont survolé la rivière en diagonale, à très haute altitude, puis leur vrombissement s’est estompé vers l’est. Maintenant le silence s’est rétabli et on n’entend plus que les bruits normaux d’une nuit d’hiver au bord de l’eau. »

 

D’autres avis :

L’express Le matricule des anges  

 

 Sur l’eau, H.M. van den Brink, traduit du néerlandais par Anita Concas, Gallimard, 2000, 14.25 euros

POCHE : Sur l’eau, H.M. van den Brink, traduit du néerlandais par Anita Concas, folio, 2009, 6.50 euros

  

Par Hélène - Publié dans : Littérature Europe de l'Ouest
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A méditer

“A quoi sert d’être cultivé? A habiter des époques révolues et des villes où l’on n’a jamais mis les pieds. A vivre les tragédies qui vous ont épargné, mais aussi les bonheurs auxquels vous n’avez pas eu droit. A parcourir tout le clavier des émotions humaines, à vous éprendre et vous déprendre. A vous procurer la baguette magique de l’ubiquité. Plus que tout, à vous consoler de n’avoir qu’une vie à vivre. Avec, peut-être, cette chance supplémentaire de devenir un peu moins bête, et en tout cas un peu moins sommaire.”

Mona Ozouf, historienne, auteur de La Cause des livres (Gallimard).

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