Aventures en Loire de Bernard OLLIVIER

Publié le par Hélène

aventures en loire

♥ ♥

 « L’aventure est au coin de la rue. Ce n’est pas une question de kilomètres mais de regard. » (p.215)

 

L’auteur :

 Terrassé à 51 ans par la mort de sa femme, suivie d’un licenciement, Bernard Ollivier s’abîmait dans le travail pour gagner sa vie comme journaliste indépendant.

Lors de son départ en retraite, ce Normand de souche suit le chemin de Compostelle afin de réfléchir, et décider, du sens qu’il va donner à cette nouvelle période de vie. C’est pendant ces trois mois qu’il entend parler d’Oïkoten et de la réinsertion par la marche à pied.
De 1999 à 2000, sa volonté d’aller à la rencontre d’autres cultures se concrétise en nouveau projet de marche ; il suit à pied la Route de la Soie, par étapes de quatre mois et 3000 km par an entre Istanbul et Xi’an en Chine.
Pendant les mois où il ne marche pas, il écrit le récit de son voyage et la satisfaction de dépasser les limites de l’effort physique et la peur de l’inconnu.
Longue Marche devient best-seller et avec les droits d’auteur, Bernard Ollivier met en place une structure d’accueil pour faire marcher les jeunes en difficulté : Seuil. (Présentation : Babélio)

 

L’histoire :

 Des chemins intimes aux vignobles prestigieux, des châteaux dans la brume au silence des matins sur l’eau calme, Bernard Ollivier retrace une odyssée hors du commun de 1 000 kilomètres sur les bords de Loire, du mont Gerbier-de-Jonc jusqu’à Nantes. Il dessine au fil des rencontres le portrait d’un fleuve majestueux, mais aussi celui des gens qui lui ont ouvert leur porte et leur coeur. L’aventure a le goût du bonheur, même si le fleuve, comme la vie, n’est pas toujours tranquille… (Présentation de l’éditeur)

 

 Ce que j’ai aimé :

 L’aventure de Bernard Ollivier est un exemple éloquent de renouveau et de renaissance, un modèle à suivre pour ceux qui s’enferrent dans leurs soucis quotidiens et leurs maux.

  « A 70 ans, le risque est grand de considérer que c’est le bout de la route, que le trajet de vie va prendre fin. C’’est absurde. La mort nous menace autant à 10 ou à 30 ans qu’à 70 ans. Là encore, c’est une question de statistique, mais il ne faut pas s’y fier, la mort, depuis la naissance, nous attend au coin de chaque rue, même s’il lui arrive de rater son mauvais coup. Attendre l’heure, son heure ? Non, il faut vivre. » (p. 215)

 Car vivre une aventure ne signifie pas nécessairement partir à l’autre bout du monde, ce qui nous entoure mérite d’être redécouvert et contempler avec un œil neuf et poétique comme l’est le regard de l’aventurier.

 « Nul besoin, pour se dépayser, de s’envoler au bout du monde. L’important pour le voyage est de perdre volontairement ses repères pour mieux se retrouver. C’est d’aller vers de nouveaux horizons, et ils ne manquent pas dans notre environnement immédiat.» (p. 215)

 L’une des motivations de l’auteur est l’envie de partir au -devant de nouvelles rencontres enrichissantes. Chaque soir il écoute une nouvelle histoire contée par des personnes  qui lui ont ouvert leur porte bien volontiers, des hommes et des femmes accueillants, offerts à la rencontre.

  « Pour moi, le voyage, c’est d’abord la rencontre. Un voyage sans nouvelles amitiés, c’est du tourisme, et je n’en ai pas le goût. » (p. 29)

 « Mes musées à moi, ce sont les hauts fûts des arbres centenaires ou les à-pics vertigineux des montagnes, mon cinéma, le vol anarchique d’un papillon au-dessus de la prairie ou les ondulations lascives d’une truite dans l’attente patiente d’une proie. » (p.29)

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 « Nomade en Loire, je veux m’ouvrir au monde, à ses bonnes et à ses mauvaises surprises. Je prends tout. Je veux embrasser la terre entière, les arbres comme les hommes, retrouver mon humanité loin du réveille-matin ou du « 20 heures » télévisé. »  (p. 48)

  Une expérience enrichissante aussi bien pour l’aventurier qu’est l’auteur que pour son lecteur…

 

Ce que j’ai moins aimé :

 L’écriture est plus journalistique que littéraire, serrant au plus près les évènements et les rencontres, sans leur laisser la place de s’épanouir en objets poétiques.

 

Premières phrases :

 « Pour une fois, il faisait beau. L’eau du fleuve était limpide. Un ragondin avait bien percé un gros trou dans le sac caché au fond du canoë, à la recherche de la nourriture que je conservais au cas où… »

  

D’autres avis :

Folfaerie, Dominique

  

Aventures en Loire, 1000 km à pied et en canoë, Bernard Ollivier, Phébus Libretto, 2012 pour la version poche, 8.70 euros

  Aventures en Loire : 1.000 kilomètres à pied et en canoë par Bernard Ollivier

Publié dans Récits de voyage

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Commenter cet article

zorbulgue 04/09/2013 17:20


"La Route de la Soie" était très intéressant, à tous points de vue. Mais ce livre sur la Loire est décevant. Voyage mal préparé (il aurait pu se renseigner sur les franchissements des ponts),
considérations erronées sur l'évolution du lit du fleuve. Mais surtout, beaucoup de banalités comme on en trouve dans la plupart des journaux de voyage. 

Hélène 04/09/2013 18:25



.... Un manque de style prégnant  !!!



jerome 22/06/2012 21:51


Je suis plutôt un gros marcheur mais je ne suis pas du tout attiré par ce titre. Trop méditatif peut-être^^

Hélène 23/06/2012 17:39



Non il n'est pas vraiment méditatif, plutôt centré sur les rencontres... trop journalistique pour moi !!!



Mango 22/06/2012 11:11


Je ne suis pas une grande marcheuse mais en lecture, ça me plaît bien, ce genre de récits. Je note cet auteur mais plutôt pour sa "Longue marche". 

Hélène 22/06/2012 11:22



à connaître effectivement !



Alex-Mot-à-Mots 21/06/2012 18:23


J'aime bien la citation que tu mets au début. Je la trouve très juste.

Hélène 22/06/2012 09:16



Oui, tout est une question de regard !



saxaoul 21/06/2012 15:38


Je l'avais demandé lors de la dernière opération Masse critique mais c'est un autre que j'ai reçu. J'ai découvert cet auteur avec "Longue marche" et, du coup, j'ai bien envie de lire celui-là
aussi.

Hélène 22/06/2012 09:18



Une découverte intéressante, même si j'ai moins aimé l'écriture très journalistique...



keisha 21/06/2012 14:21


On vera, évnetuellement, et pourquoi pass, malgré lless bémols de ta part.

Hélène 22/06/2012 09:18



Je suis très sensible à l'écriture, surtout quand il s'agit de décrire des paysages...