Le mardi c'est permis

Publié le par Hélène

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Je suis allée puiser dans les lectures légères et je me suis envolée avec Le diable vit à Notting Hill de Rachel Johnson.

Il parait, selon la quatrième de couv' que j'étais censée "éclater de rire". Ah oui ?  Bah non !

Le pitch : L'argent ne fait pas le bonheur... même quand on habite sur un square privé de Notting Hill, l'adresse la plus branchée, la plus recherchée, la plus snob de Londres. Prenez Clare et Mimi. Elles ont moins de quarante ans, sont mariées, copines, voisines, mènent une existence de rêve. Jusqu'au jour où débarque un milliardaire américain, célibataire et démon tentateur. Le ver est dans la pomme. Chassés-croisés amoureux et intrigues immobilières se succèdent sur la verte pelouse. Ce coin de paradis si cher payé se révèle infernal. Notting Hill ? Notting Hell plutôt ! La tranquillité des beautiful people vole en éclats. Et le lecteur, lui, éclate de rire. Comédie de moeurs dans un jardin anglais, Le Diable vit à Notting Hill est un roman hilarant. Son auteur, Rachel Johnson, journaliste et soeur du maire de Londres, connaît son square sur le bout de la plume. Elle y a vécu pendant des années avant de le fuir...  ( présentation de l'éditeur)

J'ai franchement eu l'impression de lire le "Elle" du mois  - qui ne me fait pas rire non plus en passant -  :

"Je passe un jean Levi's et des chaussettes en cachemire, un pull en cachemire sur un tee-shirt à manches longues d'agnès b., et je descends à la cuisine. Après une tasse de thé vert, j'enfile des bottes marron lacées et fourrées de Ilse Jacobsen et me dirige vers le square pour une bouffée d'air frais, caressant au passage le bourgeon d'un allium moly qui pousse dans notres jardinet." (p. 18)

Et oui je sais vous aussi cela vous afflige : l'auteur a oublié de citer la marque du pull en cachemire ! Enfer et damnation !

Ne vous y trompez pas, il n s'agit pas seulement d'un catalogue insipide, l'action est trépidante :

"Dring ! Dring ! Dring !

Dring ! Dring ! Un long bras d'homme émerge des draps et arrête la sonnerie d'un geste vengeur. le réveil se trouve du côté de Ralph car il est matinal." (p. 19)

et on remet ça quelques pages plus tard :

"Dring ! Dring ! Dring  ! Oh non... c'est le matin !" (p. 311)

"Je m'offre encore cinq minutes de cogitations au lit, ce qui m'amène inévitablement à piquer un nouveau petit somme, avant de me précipiter dans la salle de bains. Etant frisée de nature, je dois l'investir avant que Ralph ne transforme la pièce en sauna, ce qui est fatal pour ma coiffure." (p. 33)

Le style est très littéraire avec des images dignes de notre prix nobel Tomas Tranströmer ( en passant, j'ai enfin réussi à mettre la main sur son recueil, je vais pouvoir vous en parler pour de vrai...) :

"A cette époque de l'année, en mars précisément, l'herbe a l'éclat des nouvelles pousses, la couleur d'une granny smith. Elle est si épaisse et luxuriante que j'ai envie d'être une vache pour pouvoirla brouter." (p. 48)

Les personnages ont des réflexions très philosophiques qui nous permettent de regarder avec un oeil neuf la société qui nous entoure :

"Moi je vous l'affirme : quand les femmes très minces et très belles prennent l'air intelligent, c'est qu'elles calculent leurs calories." (p. 99)

Le seul point positif est que l'on apprend quelques règles de bases dans le domaine ô combien haïssable (pouah !) de l'adultère (mon mari lit mes billets depuis peu) :

Première Règle de l'Adultère : Ne sautez pas le pas si l'autre a autant à perdre que vous." (p. 224)

"Ralph répétait que ce n'était pas le fait que j'aie couché avec quelqu'un qu'il ne supportait pas, mais que je me sois laissé séduire par une masse d'argent. Ce n'est pas faux, je l'avoue, mais l'argent est terriblement sexy. Ralph n'arrive pas à le comprendre." (p. 372)

Conclusion mesdames : si vous voulez tromper votre mari, parce que vous n'êtes pas dotées du mari idéal sublimissime qu'est le mien, choisissez un homme marié au chômage avec six enfants en bas âge !

J'étais un peu rassurée sur la santé psychologique de l'auteur quand j'ai lu qu'elle avait elle-même fui le square, mais quand je lis la page "Remerciements", je dois avouer que je m'inquiète à nouveau : l'auteur remercie "enfin et surtout sa famille et son chien Choco." 

Pour ma propre santé et celle de mon couple -harmonieux -, vous ne m'en voudrez pas mais je crois que je vais abandonner la chick-lit - ou à tout le moins Notting Hill - ! 

  mardi tout est permis

 

Publié dans Chick-lit

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claudialucia ma librairie 09/04/2012 15:30


Comme je ne savais pas ce qu'était le chick-lit (maintenant je sais, tu m'as tirée de l'abîme de mon insondable ignorance) je suis venue voir ce billet et j'ai bien ri! Comme le dit cathulu, si
le livre n'est pas drôle, ton billet oui!

Hélène 09/04/2012 18:54



Merci... J'ai définitivement abandonné la chock lit depuis, tu comprends pourquoi...



Alex-Mot-à-Mots 04/11/2011 09:42



Il s'en passe de belle dans ce quartier...



Hélène 04/11/2011 09:44



Tu as vu... c'est dangeureux d'errer là-bas !



Caroline 02/11/2011 16:03



Le roman a l'air bien affligeant ! Mais ton billet m'a fait beaucoup rire, voilà au moins un mérite de ta lecture de ce livre..... !



Hélène 02/11/2011 19:53



Merci



Yv 01/11/2011 19:38



A part pour nous faire de jolis billets très drôles, tu peux éviter de perdre ton temps. C'est affligeant !


PS : c'est vrtai qu'il lit tes articles ton mari ? Il t'espionne ?



Hélène 02/11/2011 08:31



Non je ne crois pas qu'il les lise, c'est au cas où...



Noukette 01/11/2011 15:38



Assez d'accord avec Stéphie, abandonne la chick-litt et viens donc faire un tour du côté obscur ! ;-)



Hélène 01/11/2011 15:53



J'arrive...



Hélène Choco 01/11/2011 15:24



Quand on ne lit ni Elle, ni Vogue, on se sent très nulle face à certains livres de Chick Litt... on y découvre qu'on ne connait aucune des marques citées et qu'on ne possède aucun des vêtements à
la mode... et qu'en plus on ne trompe pas spon mari! Damned! :-D  Très beau billet, Hélène, continue donc à lire des nullités pour nous faire rire aux éclats!



Hélène 01/11/2011 15:33



Pour les nullités, je crois que je vais arrêter. Je trouve que certains de ces romans sont limites car ils présentent la mode, l'adultère la frivolité comme des normes pour les femmes branchées.



Luocine 01/11/2011 13:33



je susi tellement d'accord , j'avais trouvé ce livre nul même pas distrayant


luocine



Hélène 01/11/2011 15:34



J'ai du mal à comprendre cet engouement pour la"littérature de filles"...



jerome 01/11/2011 12:59



On ne pourra pas dire que ton avis n'est pas argumenté ! Et tant pis s'il souligne avec évidence l'affligeante médiocrité de ce roman.



Hélène 01/11/2011 13:02



Cela a un côté ludique de lire et dire des nullités quelquefois...



Anne( De poche en poche) 01/11/2011 12:43



J'avoue que la chick-litt n'est pas un style de lecture qui me convient. J'ai failli l'acheter parce que je l'avais vu sur plusieurs blogs mais ton avis me confirme qu'il vaut mieut que je lise
les genres qui sont plus proches de moi tels que les polars/thrillers et la littérature contemporaine.



Hélène 01/11/2011 12:52



Oui, je jette l'éponge, j'en ai testé trois je crois et je n'ai vraiment pas été convaincue, c'est tellement superficiel que cela en est dangeureux  !



Stephie 01/11/2011 11:22



Passe à l'érotique, c'est plus sain ;)



Hélène 01/11/2011 12:45



Oui chef ! J'en ai quelques uns en stock !



Kathel 01/11/2011 09:36



J'aime bien le quartier de Notting Hill, et la couverture du livre, mais je me passerai de cette lecture !



Hélène 01/11/2011 10:34



C'est un choix judicieux...



Lystig 01/11/2011 08:14



bon, c'est bien tout cela, mais quelle est la marque du pull en cachemire, parce que cela m'intéresse !!!!!!!



Hélène 01/11/2011 10:36



Lis le magazine "Elle", tu trouveras et je suis sûre que tu apprendras plus de choses...



cathulu 01/11/2011 08:09



Si le livre n'est pas drôle, ton billet l'est merci !!!



Hélène 01/11/2011 10:36



ou alors c'était du second degré et je n'ai rien compris...