Le pays de la cannelle de William OSPINA

Publié le par Hélène

pays de la cannelle

 Un roman très documenté sur l'empire des Incas.

  

L'auteur :

 

William Ospina est un écrivian colombien. Il a connu un franc succès en Amérique du Sud avec son premier roman Ursua.

 

L'histoire :

 

En 1540, dans une île sèche des CaraÎbes, le narrateur  reçoit la dernière lettre de son père, un aventurier parti tenter la fortune dans l'empire des Incas. Des années plus tard, il décide de partir sur les traces de son père, à la recherche du pays de la cannelle.

 

Mon avis :

 

Je me suis franchement ennuyée en lisant de récit. Dans la première partie, le narrateur revient sur l'histoire des Incas et des conquistadors avec force détails qui auraient pu être passionnants, mais qui se sont révélés soporifiques sur moi. Puis, aux environs de la page 100, enfin, le narrateur part à l'aventure. Les débuts sont longs et laborieux, et quand finalement les péripéties s'enchaînent, l'auteur m'avait définitivement perdue...

Les quelques réflexions pseudo-philosophiquesqui jalonnent les derniers chapitres ne m'ont pas plus convaincue :

 

"On croit savoir ce que l'on cherche, mais ce n'est qu'à la fin, quand on trouve, que l'on a réellement compris ce qu'on cherchait." (p. 295)

 

"En dépit de leur atrocité, ces quêtes ont eu leur part de beauté, et si on me demandait quel est le plus beau pays que j'aie connu , je dirais que c'est celui dont nous rêvons, celui que nous cherchons aux confins du froid et de la douleur, de la faim et de l'effroi, au-delà de falaises presque infranchissables,.." (p.298)

 

Je pense qu'il manque à ce roman un souffle romanesque, des personnages réellement attachants dotés d'une histoire digne de ce nom. Ce récit s'apparente plus à un récit de voyage, voire à un documentaire, qu'à un roman.

 

Premières phrases :

 

"La première ville dont je me souvienne vint à moi par la mer. C'était la description que dans sa lettre mon père nous donnait de la capitale de l'empire des Incas. j'avais douze ans quand Amaney, ma nourrice indienne, me la remit, accompagné du tracé d'une cité de légende que mon imagination enrichit de détails, adossée aux cimes de la cordillère, tissée de pierres géantes qui la ceignaient d'une triple muraille laminée d'or."

 

 

Le pays de la cannelle, William OSPINA, JC Lattès, août 2010, 304 p., 20 euros

 

Merci à Babélio et aux Editions JC Lattès pour cet envoi.

   

 

 

1pourcent

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Alex-Mot-à-Mots 03/10/2010 08:57



Il manque un petit goût de cannelle....



Hélène 03/10/2010 11:57



Et un grand goût d'aventures;



Schlabaya 28/09/2010 20:56



Tes remarques sont pertinentes, c'est peut-être en effet ce qui m'a saoulée, le côté documentaire et le manque de romanesque...



Hélène 29/09/2010 09:55



C'est dommage car il était prometteur...



Lilibook 28/09/2010 20:23



Ah... je l'avais coché avec Babelio mais j'en ai reçu un autre. Il m'avait l'air attirant.



Hélène 29/09/2010 09:52



Oui je le trouvais aussi attirant : de l'aventure, de l'histoire... Mais il manque vraiment un petit souffle qui en ferait un grand roman d'aventures digne de ce nom.



keisha 28/09/2010 16:13



Aïe mauvaise pioche. Avec babelio je viens juste de recevoir le roman de Theroux dont tu as parlé ici...



Hélène 29/09/2010 09:50



J'attends ton avis avec impatience...