Le traducteur amoureux de Jacques GELAT

Publié le par Hélène

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 ♥ ♥ ♥ ♥

Un vrai plaisir de lecture.

 

L’auteur :

 Jacques GELAT est un écrivain français contemporain. Il s’est surtout consacré à l’écriture de scénarios, s’essayant au genre du roman en 1991 avec Le tableau, puis revenant à ses premières amours. Ce ne sera qu’en 2000 qu’il publiera à nouveau des romans.

   L’histoire :

 Le narrateur est un traducteur de romans japonais aux prises soudain avec les souffrances dues à une rupture amoureuse. Son travail va s’en trouver bouleversé puisque lors de la traduction de son dernier roman, il transforme un point virgule en un point. Et ce ne sera que le début de subtiles transformations dans son travail, mais aussi dans sa vie.

 Ce que j’ai aimé :

 -          La fluidité de la narration : le style est si coulant que l’on se laisse porter par le flot des mots avec délectation.

-          La légèreté du ton : le narrateur ne se perd jamais dans l’auto-apitoiement ou le pathétique, même quand il frôle la dépression, il est doté d’une force tranquille qui lui permet de rebondir.

-          La vision romantique de l’amour : le narrateur a plaisir, malgré ses dires, à tomber amoureux et sa joie est communicative.

-          Les belles réflexions amorcées sur la création et ses affres…

 Ce que j’ai moins aimé :

 -          L’impression que ce n’est pas un livre marquant, que je l’aurai vite oublié. Puis, ce matin je me suis souvenue que j’avais eu la même impression en lisant Le plaisir du diable il y a un an de cela, or aujourd’hui j’en garde un souvenir prégnant. Réponse dans un an donc…

 Premières phrases :

« Je suis un traducteur. Au départ c’est un plaisir qui ressemble un peu au métier de comédien. On doit se faire à l’autre, l’écouter, le comprendre, s’en imprégner, avec cette différence qu’au lieu d’un personnage, c’est un roman qu’il va falloir traduire. »

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Le traducteur amoureux, Jacques GELAT, José Corti, mars 2010, 193 p., 15.50 euros  

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Commenter cet article

Claire Vaillant 08/08/2010 22:56



Oui c'est un joli livre, très fin, mais j'ai préféré le premier qui s'appelait tout simplement le traducteur, livre sur la création littéraire nettement plus profond. Mais, bon, on peut aussi
aimer les deux.



Hélène 09/08/2010 12:12



je lirai donc "le traducteur", j'ai encore "la couleur inconnue" aussi à lire dans ma bibliothèque.



keisha 30/06/2010 16:10


Connais pas du tout, mais je devrais, je crois.


Hélène 30/06/2010 17:03



Je l'ai découvert l'an dernier avec "Le plaisir du diable" aussi par l'intermédiaire du prix orange du livre, et cette année il a eu le prix. Il se lit facilement, rapidement tant le style est
coulant, c'est une lecture agréable.



Yv 29/06/2010 20:23


Ah voilà donc le nouveau lauréat du Prix Orange. Plus léger que l'an dernier ?


Hélène 29/06/2010 21:03



Nettement plus léger, totalement différent, comme je le disais je pense qu'il me marquera plus insidueusement que celui de Fabrice.


Emmanuel a conseillé un autre titre de Jacques GELAT Couleur inconnue, une merveille paraît-il, je l'ai acquis aussi sec... (ah ces libraires, quels vendeurs...)