Printemps des poètes 3

Publié le par Hélène

 

 

printemps des poètes

 

  Jean-Pierre Siméon
      Oui je sais que
la réalité a des dents
pour mordre
que s'il gèle il fait froid
et que un et un font deux

je sais je sais
qu'une main levée
n'arrête pas le vent
et qu'on ne désarme pas
d'un sourire
l'homme de guerre

mais je continuerai à croire
à tout ce que j'ai aimé
à chérir l'impossible
buvant à la coupe du poème
une lumière sans preuves

car il faut être très jeune
avoir choisi un songe
et s'y tenir
comme à sa fleur tient la tige

contre toute raison



Poème extrait de Ici, Cheyne, 2009
édition
printemps des poetes
      2009
genre
      Poèmes sur "Enfances"

Publié dans Poésie française

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gambadou 11/03/2012 13:19


voilà un beau poème sur les rêves de l'enfance si important à conserver. Bonne fin de we

Hélène 11/03/2012 14:00



merci à toi aussi



Mango 10/03/2012 20:06


Le poète a toujours raison: oui, il faut tenir à ses rêves et à ses songes même et surtout quand tout s'écroule. Beau poème!

Hélène 11/03/2012 12:05



Mon credo !!



Fransoaz 10/03/2012 14:59


Associer poésie et enfances est une belle idée. J'aime bien ce poème qui mêle insouciance et lucidité.

Hélène 11/03/2012 12:04



Je trouve aussi..