Sex in America de Marilyn Jaye LEWIS

Publié le par Hélène

                                                  sex in america

Deux nouvelles érotiques

 

L’auteur :

 

Cette auteure qui vit à New-York a su s’imposer comme figure de proue dans le monde de l’érotisme. Neptune & Surf – titre original de cet ouvrage – présente des textes de fiction tirés d’entretiens de l’auteur avec un groupe de femmes sur leurs fantasmes les plus profonds. Elle a reçu le prix du meilleur auteur érotique « Erotic Awards » de l’année au Royaume-Uni en 2001 pour ce livre.

 

L’histoire :

 

Ce recueil présente deux longues nouvelles érotiques qui portent un regard inédit sur le désir féminin, à travers des personnages qui découvrent le plaisir lors de rapports généralement purement masculins.

Ainsi, la première nouvelle présente l’histoire d’amour entre une prostituée chinoise et un marin noir dans l’univers underground des années 50 sur l’île de Coney Island. La seconde histoire nous plonge dans les bas-fonds de New York en 1927, où La fille de Gianni,
petite amie d’un gangster, découvre la jouissance après s’être donnée à plusieurs hommes à la fois.

 

Ce que j’ai aimé :

 

J’ai plutôt apprécié la première nouvelle qui lie intelligemment souffle romanesque, scènes érotiques et plongées dans l’univers des années 50. L'intrigue reste très classique : un marin retrouve à chacune de ses escales une jeune prostituée et les talents et charmes de la belle font naître en son coeur (hum...) des sentiments amoureux (qu'il dit...) Il va donc souhaiter devenir son amant exclusif et éternel (c'est bô...) mais va se heurter à quelques adjuvants qu'il devra combattre vaillamment (quel homme !) C'est un récit bien mené tout à fait honorable.

 

Ce que je n’ai pas aimé :

 

La deuxième nouvelle par contre m’a déplue pour une raison très simple : il s’agit ni plus ni moins d’un viol collectif, et même si la victime prend du plaisir avec l’un de ses violeurs, elle subit aussi les fantasmes débridés des autres hommes beaucoup moins attirants… (et non bande de pervers, je ne rentrerai pas dans les détails)  Je n'ai pas du tout apprécié ces scènes, et encore moins l'idée d’une femme qui, avant ce viol, ne connaissait pas vraiment le plaisir et l’orgasme, et qui, ensuite va connaître l’extase avec –et grâce- à son violeur…(c'est sans doute parce qu'à l'époque la série "Osez" de la Musardine n'existait pas encore...)

 

Je me demande vraiment à qui cela pourra plaire, et à dire vrai, je ne préfère même pas le savoir...

 

Premières phrases :

 

« Coney island, 1955.

Bien calé contre le dossier de la chaise de bois, Nat sent le tissu de son caleçon et de son pantalon se tendre autour de ses cuisses. D’accord, c’est une belle érection, mais il n’est pas certain d’en apprécier pleinement la sensation. Jusqu’à maintenant, il n’a jamais fait ça avec elle que dans le noir, chaque fois qu’il s’est senti excité, après avoir descendu quelques bières. Il se rend compte à quel point il préfère ça dans le noir. »

 

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D’autres avis :

Tiphanie

 

Sex in America, Marilyn Jaye Lewis, traduit de l’anglais (EU) par Christian Séruzier, La musardine, 2011, 156 p., 9.70 euros

 

Je remercie les Editions La Musardine pour cette plongée dans l’univers érotique…

 

Publié dans Littérature érotique

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Commenter cet article

Marie 18/10/2011 14:58



Le fait que le viol peut "rendre service" aux femmes, ça c'est vraiment un argument de primate qui fait encore beaucoup de mal dans notre société ! Je suis vraiment étonnée que cette nouvelle
soit écrite par une femme.



Hélène 19/10/2011 08:40



Peut-être que c'est un pseudo...



Hélène Choco 15/10/2011 17:18



Il parait que le viol est un des grands fantasmes féminins... Le plus répandu d'ailleurs...



Hélène 15/10/2011 19:01



Ah bon ? Eh bien , il faudra qu'on m'explique !



Yv 15/10/2011 09:52



Gonflé d'écrire un roman érotique sur le viol, qui plus est avec la tournure qu'il prend ! Ce qui m'étonne le plus c'est que ce soit écrit par une femme. Par un homme, on aurait encore pu
comprendre, parce que nous sommes de gros balourds avec des fantasmes horribles (j'ai une très grande partie féminine en moi, c'est ce que me dit toujours ma femme, ouf !). Etonnant !



Hélène 15/10/2011 14:04


Comme tu dis ! peut-être y a t il effectivement des femmes dont c'est le fantasme, on ne sait pas avec le nombre de tordu(e)s qui existent sur cette terre !


Hélène Choco 14/10/2011 12:08



Ahahah, très drôle ta chronique "j'ai aimé"! Superbe billet!



Hélène 14/10/2011 15:22



Merci. je vais te dire c'est très agréable de sortir un peu des sentiers battus de la littérature classique de temps en temps...