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Bande dessinée française

Mercredi 22 mai 2013 3 22 /05 /Mai /2013 06:30

l-etranger-jacques-ferrandez

 

 

 

 

♥ ♥ ♥

Une superbe adaptation

 



L’auteur :

 

 

Jacques Ferrandez a commencé chez Casterman en publiant Arrière pays, des petites histoires d’inspiration provençales. Après le premier cycle en 5 volumes de la série Carnets d'Orient, consacrée à la période coloniale d'avant-guerre en Algérie, Jacques Ferrandez replonge dans l'univers provençal et s'attaque aux classiques de la littérature française en adaptant deux romans de Pagnol : Jean de Florette et Manon des Sources (1997). En octobre 1998, sur un scénario de Tonino Benacquista pour lequel il avait réalisé des illustrations sur La madonne des sleepings, Jacques Ferrandez dessine L’Outremangeur, puis La Boîte noire en octobre 2000. Il revient à sa série Carnets d'Orient en entamant un deuxième cycle, qui débute à la veille de l'insurrection en Algérie et qu'il clôt en 2009 avec Terre fatale. Contrebassiste de jazz, il se produit avec le Mille sabords quartet et le Miles Aboard Jazz Quintet et illustre régulièrement les couvertures de Jazzman magazine. (Source : France Inter)

 

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Présentation :

 

Le jour où sa mère est morte, Meursault a remarqué qu'il faisait très chaud dans l'autobus qui le menait d'Alger à l'asile de vieillards, et il s'est assoupi. Plus tard, dans la chambre mortuaire, il a apprécié le café que lui offrait le concierge, a eu envie de fumer, a été gêné par la violente lumière des lampes électriques. Et c'est avec une conscience aiguë du soleil qui l'aveugle et le brûle que l'employé de bureau calme et réservé va commettre un acte irréparable. Camus présente un homme insaisissable amené à commettre un crime et qui assiste, indifférent, à son procès et à sa condamnation à mort.

 

Ce que j’ai aimé :

 

L'adaptation est fidéle au texte initial : nous retrouvons ce Meursault anti-héros atypique à qui tout est égal, pour qui la vie ne vaut pas la peine d’être vécue, et poussé par les circonstances ou par ses sens exacerbés à commettre un meurtre. Puis viennent le procés, l'emprisonnement, et toujours en filigrane cette passivité, cet homme qui s'adapte trop facilement à ce qui lui arrive et semble sans coeur, perdu dans un monde absurde.


"On ne change jamais de vie. En tout cas, toutes se valent et la mienne ici ne me déplaît pas du tout." (p. 53)



"Le cri des vendeurs de journaux dans l'air déjà détendu, les derniers oiseaux dans le square, l'appel des marchands de sandwiches, la plainte des tramways dans les hauts tournants de la ville et cette rumeur du ciel avant que la nuit bascule sur le port, tout cela recompose pour moi un itinéraire d'aveugle, que je connaissais bien avant d'entrer en prison. Oui c'est l'heure, où il y a bien longtemps, je me sentais content. Ce qui m'attendait alors, c'était toujours un sommeil léger et sans rêves. Et pourtant quelque chose a changé puisque, avec l'attente du lendemain, c'est ma cellule que je retrouve. Comme si les chemins familiers tracés dans les ciels d'été pouvaient mener aussi bien aux prisons qu'aux sommeils innocents." (p. 109)

 

Il lui faudra du temps pour se libérer de ce schéma désincarné et se dépasser pour accéder au sublime. Le sentiment de puissance n'arrivera finalement qu'avec la mort et son acceptation. Accepter la mort, sa propre finitude, l'absurdité de la vie, c'est peut-être enfin pouvoir toucher le bonheur du bout des doigts.


Le travail sur les dessins est magnifique : les aquarelles sont douces et lumineuses, habitées par la grâce de l'instant qui passe et dont il faut savourer chaque seconde en renonçant à lutter contre l'inévitable. Une vraie rencontre entre un auteur et un dessinateur de talent, pour une vraie réussite. 

 

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Ce que j’ai moins aimé :


  - Rien

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur : Les carnets d’Orient

 

 

D’autres avis :


 

Presse :Télérama ; L’express  ; Le POint

 

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L’étranger, Jacques Ferrandez, d’après l’œuvre d’Albert Camus, Gallimard, avril 2013, 136 p., 22 euros

 

BD Mango bleu

Par Hélène - Publié dans : Bande dessinée française
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Mercredi 8 mai 2013 3 08 /05 /Mai /2013 06:30

voyage-aux-iles-de-la-desolation-couv.jpg

 

 

 

 

♥ ♥

 


L’auteur :

 

Né en 1966 à Saint-Brieuc, Emmanuel Lepage va faire à l’âge de 13 ans une rencontre déterminante : celle du dessinateur Jean-Claude Fournier. Le dessinateur de Spirou va lui enseigner les rudiments du métier et lui donner des conseils.


En 1983, il réalise dans le quotidien Ouest France son premier dessin publié, puis avec l’aide des bibliothèques de Rennes il publie à compte d’auteur son premier album de bande dessinée La Fin du monde aura-t-elle lieu ? à partir de l’année suivante, il réalise de nombreuses illustrations pour des revues et des magazines en Bretagne.

En 1986, il commence sa première série : Les aventures de Kelvinn. Deux albums en couleur paraissent également aux éditions Ouest France. Il collabore aux journaux de bande dessinée Circus et Tintin Reporter.


En 1990 et 1991 il publie aux éditions Signe de piste deux ouvrages adaptés de l’œuvre d’Huguette Carrière. Cette série sera ensuite reprise aux éditions du Lombard.

En 1991 associé au talentueux scénariste Dieter, il commence la série Névé chez l’éditeur grenoblois Glénat. Ayant achevé les cinq albums de cette série qui fut très remarquée, il entame une nouvelle collaboration avec la romancière Anne Sibran. Tous deux réalisent dans la prestigieuse collection Aire Libre de Dupuis La Terre sans mal qui consacrera sa notoriété.

Un an plus tard il dessine Alex Clément est mort et après un tour du monde de deux ans, il publie aux éditions Casterman deux livres de carnets de voyage : Brésil et America avec des textes de l’écrivain Nicolas Michel.


En 2003, il entame ce qui sera considéré comme son chef d’œuvre, le diptyque Muchacho dans la collection Aire Libre. Il décrit le parcours d’un jeune séminariste au Nicaragua qui va se trouver confronté à des relations sociales très dures et à la découverte de sa propre sensualité. Lepage, auteur complet, signe là une œuvre éminemment sensible et engagée, elle sera reconnue par toute la presse unanime et sera couronnée par de nombreux prix. Le trait fin et puissant de Lepage, son dessin raffiné, son art consommé de l’aquarelle font de lui un des plus brillants créateurs de la nouvelle bande dessinée française ; ses ouvrages ont été traduits dans de nombreux pays européens ainsi qu’aux Etats-Unis.

Actuellement, il réalise avec sa compagne l’écrivain Sophie Michel un diptyque Oh les filles ! qui est paru début 2008 aux éditions Futuropolis.

2011: Voyage aux îles de la Désolation, Futuropolis

2012: Un printemps à Tchernobyl (Source : Babélio)

 

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L’histoire :

 

C’est un récit de voyage, un reportage dessiné, où se mêlent les mots, la bande dessinée, les grandes illustrations couleur, les portraits et croquis pris sur le vif. De ces terres australes, de ce monde au bout du monde, dont on dit qu’il est le point le plus isolé du globe, Emmanuel Lepage nous rapporte un récit vivant, chaleureux, mystérieux et, surtout, profondément humain. (Source : Babélio)

 

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Mon avis :

 

Emmanuel Lepage nous emmène au bord du Marion Dufresne à la découverte des terres australes, Crozet, Amsterdam, Saint-Paul, Kerguelen, surnommées îles de la Désolation. Le départ ne se fait pas sans heurts, il est retardé par une grève des entrepôts pétroliers, mais le magnifique bateau va finir par s’ébranler, en route pour une aventure humaine et personnelle très forte.


Emmanuel Lepage nous conte au jour le jour l’avancée du bateau, les ennuis rencontrés en route, les manques, les joies, le partage des passions de chacun, par touches subtiles il peint un univers tout en retenue et puissance.


Voyage aux Iles de la Désolation tient davantage du carnet de voyages que d'une véritable bande dessinée, il fonctionne comme un journal de bord plus que comme une histoire entièrement scénarisée. Il m’a manqué des considérations qui m’auraient permis de ressentir un vrai coup de cœur pour cet album, l’auteur cherche à capter des moments, et s’il y parvient magnifiquement avec son dessin, il échoue à mon sens avec son texte.


Vous l’aurez compris, l’atout majeur de cet album tient dans ses dessins en noir et blanc, au fusain, à l’aquarelle, tous magnifiques, ils rendent hommage aux paysages, animaux, hommes rencontrés.


 

voyages aux iles désolation

 

Nénamoins, là aussi je n'ai pas été totalement conquise, car si j'ai adoré ses aquarelles, j'ai trouvé ses planches en noir et blanc trop brouillonnes et fatiguantes à regarder et lire.


emmanuel-lepage-raconte-les-iles-de-la-desolation-pages-noi.jpg

Un bian en demi-teinte pour un album qui a fait l'unanimité sur les blogs...


Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur : Un printemps à Tchernobyl

Autre : Kerguelen de Isabelle Autissier

 

D’autres avis :

 

Mango ; Noukette ; Choco, Emmyne, Yaneck, Miss Alfie ; Jérôme 

 

Voyage-aux-Iles-de-la-desolation-Panche-3

 

BD Mango bleu

Par Hélène - Publié dans : Bande dessinée française
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Mercredi 10 avril 2013 3 10 /04 /Avr /2013 06:30

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♥ ♥ ♥


Les auteurs :

 

Matz, de son vrai nom Alexis Nolent, est né en Normandie mais grandit sous le soleil des Antilles, à la Martinique.

Amateur de bande dessinée depuis tout petit, il craque pour Franquin (Lagaffe, Spirou et Fantasio), Lucky Luke, Blueberry ou Gotlib. Après une licence de droit, il délaisse les amphithéâtres de l'université de Droit et les conférences de Sciences Po pour se lancer dans l'écriture et les petits boulots. Grâce à ses rencontres déterminantes avec Jean-Christophe Chauzy, Étienne Robial et Jean-Pierre Mougin, il commence sa carrière.


Matz revendique des influences multiples et très différentes qu'il tire aussi bien de la littérature (de Kafka et Cervantès à Chandler et James Lee Burke) que du cinéma (John Ford et Sergio Leone) ou même la musique, aussi bien de personnages fictifs que réels.
Il a notamment deux albums puisés aux sources du blues (dont Peines perdues) nommé à Angoulême en 1993 dans les catégories Meilleur Album et Prix du Public. Ce qu'il attend d'une bande dessinée, c'est qu'elle ait une histoire bien ficelée, originale et divertissante, qu'elle propose un certain regard, souligné par des dessins personnels et de bonne qualité. Il estime que si on réunit ces éléments, on peut faire de la bande dessinée un médium à part entière, qui peut apporter à ses lecteurs une expérience comparable à celle qu'offre un bon roman, un bon film ou un bon jeu vidéo.


Son premier scénario, Bayou Joey, réalisé avec Jean-Christophe Chauzy, est publié en 1990 aux éditions Futuropolis.


Avec déjà deux séries très connues à son actif que sont Le Tueur en collaboration avec Jacamon et Du plomb dans la tête en collaboration avec Wilson aux éditions Casterman, il sort aujourd'hui aux éditions Delcourt le premier tome Shandy, "Un Anglais dans l'Empire", en collaboration avec le dessinateur Dominique Bertail.


Toujours en tandem avec Jacamon, il a scénarisé la série Cyclopes, une vision noire et futuriste dans laquelle les médias prennent le contrôle de l'armée.

 

Auteur de bande dessinées, dessinateur coloriste Luc Jacamon a fourbi ses premières armes de bédéaste avec un Alfred scolaire en 1986. "L'oeil du tueu"r est son premier album pour lequel il remporte en 2000 le second "Prix Meilleur Premier Album des Lycéens Picards".

Après un premier cycle du Tueur, Matz et Jacamon basculent dans un univers de science-fiction avec les deux premiers tomes de la série Cyclopes.
2007 marque leur retour autour du personnage du Tueur. (Source : Babélio)

 

L’histoire :

 

Homme solitaire et froid, méthodique et consciencieux, le tueur ne s'embarrasse ni de scrupules ni de regrets. Tapi dans l'ombre, il guette sa prochaine victime. Plus l'attente dure et plus il s'énerve. Si les cartes sont truquées, il n'en sait rien encore. Gare aux éclaboussures. (Source : Babélio)

 

Ce que j’ai aimé :

 

Ce tueur professionnel efficace accomplit ses missions proprement, sans bavures, pour l’argent, son seul havre de paix se trouvant au Vénézuela. Il est doté d'un vrai contour psychologique intéressant : border line, voire suicidaire, son esprit est marqué par la noirceur du monde qui l'entoure... Il survit dans ce monde violent, jusqu’à cette mission dans laquelle il est lancé, planqué dans une pièce à guetter sa prochaine proie, qui tarde, bizarrement à apparaître…

 

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L’atmosphère noire est servie efficacement par les dessins et le suspens agrémenté de flash-backs concernant d'autres missions violentes, est très prenant. Les textes sont travaillés avec talent, de façon à offrir une Bd complète et intelligente. Une réussite pour ce premier tome. 

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

L’addiction ! quand je suis arrivée à la fin du tome, j'étais dans l’urgence : je voulais la suite vite, tout de suite !

Heureusement, ma bibliothèque municipale pourra pallier à mon manque !

 

D’autres avis :

 

Sur Babélio 

 

Vous aimerez aussi :

 

 Des mêmes auteurs : Le tome 2

Autre :  Blacksad de DIAZ CANALES et GUARNIDO

 

Le tueur, tome 1, Matz, Luc Jacamon, Casterman, novembre 1998, 10.95 euros

 

BD Mango bleu

Par Hélène - Publié dans : Bande dessinée française
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Mercredi 13 février 2013 3 13 /02 /Fév /2013 07:30

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♥ ♥

 

L’auteur :

 

Né en 1967, d'origine alsacienne, Christophe Chabouté publie en 1993 ses premières planches chez Vents d'Ouest dans les Récits, un album collectif sur Arthur Rimbaud. En 1998, il réalise Sorcières au Téméraire et Quelques jours d'été chez Paquet. Deux albums remarqués et primés, le premier au festival d'Illzach, le second à Angoulême où il décroche l'Alph' Art Coup de Cœur.

Avec Zoé paru en 1999 chez Vents d'Ouest, Chabouté prouve que son talent a atteint sa pleine maturité. Ce qu'il démontre avec encore plus d'évidence dans Pleine Lune, qui a reçu le prix Extrapole 2001, le prix de la ville de Limoges, celui du meilleur scénario à Chambéry et deux nominations à Angoulême 2001. En 2001, il réédite Sorcières chez Vents d'Ouest, dont la moitié des nouvelles qui le composent sont inédites. Il publie la même année Un Îlot de Bonheur chez Paquet, album récompensé par une mention spéciale du jury œcuménique de la BD à Angoulême 2002. En 2002 toujours, il collabore à l'ouvrage collectif Léo Ferré en BD et publie surtout La Bête dans la collection Intégra et Purgatoire, en couleurs, pour la collection Equinoxe de Vents d'Ouest.

En 2006, paraît Landru, suivi par Construire un Feu en 2007, adapté d'une nouvelle de Jack London, puis en 2008 par Tout Seul. En 2009, les éditions Vents d'Ouest ont le plaisir de publier une nouveauté de Chabouté, Terre Neuvas, mais aussi de rééditer plusieurs de ses œuvres : une intégrale de Purgatoire, ainsi qu'un opus réunissant Quelques Jours d'été et Un Îlot de Bonheur. En 2010 paraît Fables Amères.

L'œuvre très personnelle de Chabouté connaît un succès grandissant et a été récompensée de nombreux prix.

 

 

L’histoire :

 

Chabouté revient, avec son regard particulier et son exceptionnelle maîtrise du noir & blanc...

L'histoire d'un banc, un simple banc public qui voit défiler les gens à travers les heures, les jours, les saisons, les années... Ceux qui passent, qui s'arrêtent, d'autres qui reviennent, certains qui attendent... Le banc devient un havre, un îlot, un refuge, une scène... Un ballet d'anonymes et d'habitués évoluant dans une chorégraphie savamment orchestrée ou les petites futilités, les situations rocambolesques et les rencontres surprenantes donnent naissance à un récit drôle et singulier. Chabouté tisse avec brio une histoire où plane la magie d'un Tati, agrémentée d'un soupçon de Chaplin, quelques miettes du mime Marceau et d'une pincée de Keaton ... 330 pages d'une aventure dont le héros est un banc, un simple banc public... Juste un peu de bois et d'acier... (présentation de l’éditeur)

 

chaboute.jpg

 

Ce que j’ai aimé :

 

Christophe Chabouté nous offre là encore un album poétique, beau, mimant la vie comme elle va, qui s’écoule, douce et tranquille. Ce vieux banc est témoin de tranches de vie de quelques personnages : le clochard chassé régulièrement par le policier zélé, le couple de retraités qui aime partager une pâtisserie, le jeune éconduit avec ses fleurs, les joggeurs, musiciens… Le banc devient comme un havre de paix, une pause dans une vie mouvementée, une parenthèse enchantée. Puis, la vie continue, ailleurs, autre part...

 

chaboute2.jpg

  

Ce que j’ai moins aimé :

 

- Le prix : 30 euros pour une BD muette, cela me semble tout  de même un peu cher.

- J'ai trouvé cet album assez banal par rapport à la claque qu'avait été Tout seul. Ici, beaucoup moins d'originalité, d'inventivité, même la fin est somme toute assez prévisible !

  

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur :  Tout seul de Christophe CHABOUTE

 

D’autres avis :

 

Lecture commune avec Jérôme

 

Télérama 

Babélio 

 

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De bois et d’acier, Christophe Chabouté, Vents d’ouest, septembre 2012, 336 p., 30 euros

 

BD Mango bleu

Par Hélène - Publié dans : Bande dessinée française
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Mercredi 23 janvier 2013 3 23 /01 /Jan /2013 08:00

Abelard-tome-1

abelard-tome-2- -une-breve-histoire-de-poussiere-et-de-cend

  

    ♥ ♥ ♥

"Si ce que tu as à dire est moins beau que le silence, alors tais-toi."

 

 

Les auteurs :

 

Renaud Dillies naît à Lille en 1972 dans une famille de cinq enfants. Petit, il croit (comme Charlie) que les hélicoptères sont des sortes de moulins volants et que les nuages sont faits de farine. Quand il ne rêve pas, Renaud écoute des 45 tours de John Lennon. Son père l'initie au jazz, aux big bands, à Amstrong. Sa mère au rock, à l'école british, aux Beatles. A l'école, comme tout futur auteur de BD qui se respecte, il « préfère regarder le vert de l'arbre dans la cour que celui du tableau ». Il passe alors la frontière franco-belge et s'inscrit, en humanités, en graphisme et arts décoratifs à Saint-Luc, à Tournai. Ensuite, il étudie l'illustration à l'Académie des Beaux-Arts de Tournai. Alors qu'il pense laisser définitivement tomber la bande dessinée, Renaud Dillies remporte le Prix du Meilleur Premier Album à Angoulême avec « Betty Blues » (éditions Paquet). Il publie ensuite chez le même éditeur « Sumato », « Mister Plumb » et « Mélodie du Crépuscule ». « Bulles et nacelle » est sa première sortie chez Dargaud.

Régis Hautière a fait ses études à Saint-Malo, Rennes et Lille. Il passe une bonne partie de son enfance le nez plongé dans les livres (que ce soient des romans ou des bandes dessinées) et se découvre très tôt un goût prononcé pour l'écriture. En 1995, il s'installe à Amiens où il devient membre des AJT, une association informelle qui réunit des auteurs amateurs de bandes dessinées. C'est au sein de cette association qu'il rencontre quelques-uns des dessinateurs avec lesquels il publie ses premiers albums (Hardoc, Fraco, David François, Damien Cuvillier...). Il travaille en parallèle pour une structure associative. En 2005, il démissionne pour se consacrer exclusivement à l'écriture de scénarios pour la bande dessinée.

Sa bibliographie est très éclectique. On y trouve notamment le Dernier Envol et Au-delà des nuages avec Romain Hugault (avec qui il a lancé la collection Cockpit), De Briques et de sang, une bande dessinée policière dont l'histoire se déroule en 1914 au Familistère de Guise et qui a fait partie des "essentiels" du festival d’Angoulême 2011, Accords sensibles (avec Antonio Lapone) et Abélard (avec Renaud Dillies).
Sa bibliographie complète compte actuellement une quarantaine d'albums environ, dont certains ont été traduits en plusieurs langues.
En 2011, il reprend le scénario de la série mythique Aquablue, créée par Olivier Vatine et Thierry Cailleteau.
L'édition américaine d'Abélard fait partie de la liste des "Hottest Grafic Novels" de 2012, révélée à l'occasion de la BookExpo America. (source : WIkipédia)

 

 

L’histoire :

 

Abélard quitte son marais et part à la recherche d'une machine volante. En chemin il rencontre Gaston, qui a autant les pieds sur terre qu'Abélard a la tête dans les étoiles. Chacun va faire partager à l'autre sa vision de la vie. Aucun des deux ne sortira indemne de cette confrontation.

Ce que j’ai aimé :


Le jeune Abélard vit une vie calme et sereine, mais est avide de découvrir le monde et de quitter sa vie tranquille pour l'effervecence de la ville. Le jour où il rencontre Epilie, la jeune femme  incarne un peu pour lui tout ce qu’il ne connaît pas : la ville, l’ailleurs, le bonheur, peut-être. Quand on lui dit que pour conquérir la belle il faut décrocher la lune, Abélard n’hésite pas à quitter son univers heureux pour partir en Amérique ou, dit-on se fabrique une machine qui permet de voler et lui permettrait donc d'offrir à la belle le cadeau tant convoité. En chemin il rencontrera des personnages emblématiques, pas toujours aussi bons que ses amis, et il fera l’apprentissage de la vie, de l’ailleurs, pas aussi idyllique qu’il aurait pensé, à l’antipode effectivement du doux monde qu’il a quitté.

 

abelard-planche.jpg

C'est un album tendre, le jeune Abélard avec ses yeux tristes et mélancoliques est touchant de simplicité, sa naïveté et sa gentillesse innée lui permettent de découvrir le monde avec un regard neuf, émerveillé... Il n'a aucune idée de ce que peut être le Mal et ne peut admettre la méchanceté chez les autres.


abélard

 

Le texte est empreint d'une poésie quasi philosophique qui éclaire l'album d'une aura inoubliable :

  

"Et les larmes ? Elles scintillent aussi. Pourtant elles ne tombent pas du ciel.

- C'est parce que, nous aussi, nous venons des étoiles. Nos larmes renferment le souvenir du temps où nous vivions là-haut. elles sont la mémoire d el'univers.

- Bientôt je retournerai dans les étoiles." (p.32)

 

 "La tolérance est la charité de l'intelligence." (p. 47)

Abelard-t

  

Ce que j’ai moins aimé :

Le ton est vraiment triste et mélancolique... 

abelard3

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Betty blues

D’autres avis :

Noukette Les avis sur le tome 1 de Choco, Lire pour le plaisir, Yvan, Yaneck

Les avis sur le tome 2 de Choco, Lire pour le plaisir, Yvan

Les avis sur le diptyque de Jérôme, Mo', Joëlle, Oliv', Fleur

BD Mango bleu   

Par Hélène - Publié dans : Bande dessinée française
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Présentation

A méditer

"- Tu te rappelles, le reptile préhistorique qui est sorti pour la première fois de la vase, au début du primaire ? Il s'est mis à vivre à l'air libre, à respirer sans poumons, en attendant qu'il lui en vienne ?

- Je ne me rappelle pas, mais je l'ai lu quelque part.

- Bon... Eh bien ! Le gars-là, il était fou, lui aussi... complètement loufdingue. C'est pour ça qu'il a essayé. C'est notre ancêtre à tous, il ne faudrait tout de même pas l'oublier. On serait pas là sans lui. Il était gonflé, il n'y a pas de doute. Il faut essayer, nous aussi, c'est ça, le progrès. A force d'essayer, comme lui, peut-être, qu'on aura à la fin les organes nécessaires, par exemple, l'organe de la dignité, ou de la fraternité..."

(Les racines du ciel, Roman GARY)

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