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La bicyclette rouge tome 3 Les mères de Kim DONG-HWA

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

Sur les chemins de Yahwari, petit village de Corée, le facteur suit sa route et côtoie avec bonheur les habitants de ce lieu préservé. Ces histoires courtes sont ici centrées sur des personnages plus âgés, les vieux couples, ceux qui attendent l'arrivée des enfants et petit-enfants avec fébrilité, ceux qui ne comprennent pas cette nouvelle génération, ceux qui se souviennent avec tendresse de leur passé, ceux qui se disputent pour des broutilles pour mieux se réconcilier, ceux qui s'aiment au-delà des années, quoi qu'il arrive. Le facteur si discret passe de l'un à l'autre avec amusement et empathie.

L'oeil du narrateur s'attache ainsi à ces gestes d'amour qui redonnent une nouvelle jeunesse comme une châtaigne ramassée, mais aussi ces moments paisibles de l'existence qui  lui offre un prix inestimable : faire paitre le bœuf, se baigner dans l'eau fraiche de la rivière, tricoter une écharpe colorée pour son cher et tendre, accueillir sa famille. Et malgré la pauvreté, les difficultés, les personnages brodent autour d'une première réponse au sens de la vie qui serait de veiller les uns sur les autres  "Même la mort ne me fait pas peur si c'est avec toi." dira l'un des personnages.

 

Avec douceur et tendresse l'auteur nous laisse à penser que ces années-là sont les plus belles années...

 

Les autres tomes : Tome 1 ; Tome 2

Retrouvez d'autres titres de BD chez Noukette

Publié dans Manga - Manhwa

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La dixième muse de Alexandra Koszelyk

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"Les lecteurs étaient ces géants qui rendaient immortelle la littérature, la faisaient vivre et tournoyer d'une nouvelle audace, d'une nouvelle inspiration."

Alors qu'il accompagne un ami au cimetière du Père Lachaise, Florent se perd dans les allées éternelles du cimetière parisien et vit une expérience particulière aux abords de la tombe d'Apollinaire. Il en revient transformé, un mystérieux morceau de bois sous le bras. Il se plonge alors à cœur et corps perdu dans l'univers du célèbre poète, lisant et relisant ses poèmes. Son esprit enfiévré par la redécouverte l'emporte au cœur de la vie de celui qu'on surnommait Kostro, et de ses relations si particulières avec ses muses, les femmes qui ont bouleversé sa vie.  Florent se laisse guider, fasciné.

Un souffle onirique et poétique agite ce roman si original qui s'épanouit grâce à une passion pour la littérature, son sens, son rapport à la terre et aux dieux, dans un retour aux origines fin et subtil. Une belle réussite !

 

Présentation de l'éditeur : Aux forges de Vulcain

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Déceptions et abandons

Publié le par Hélène

7 de Tristan Garcia

Pitch : Sept fois le monde. Sept romans miniatures.
Il y sera question d’une drogue aux effets de jouvence, de musique, du plus beau visage du monde, de militantisme politique, d’extraterrestres, de religion ou d’immortalité. Sept récits indépendants dont le lecteur découvrira au fil des pages qu’ils sont étroitement liés.
Peu à peu, comme un mobile dont les différentes parties sont à la fois autonomes et solidaires, 7 compose une image nouvelle de la psyché de l’homme contemporain, de ses doutes et de ses croyances nécessaires.

Mon avis : Une collègue me l'a prêté en me disant qu'elle n'avait rien lu de plus réjouissant depuis longtemps. Je n'ai pas été ferrée pour ma part, je n'ai pas aimé le style, les personnages...

La servante écarlate de Margaret Atwood

Pitch : Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d'esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, « servante écarlate » parmi d'autres, à qui l'on a ôté jusqu'à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l'austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler… En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté.

Paru pour la première fois en 1985, La Servante écarlate s'est vendu à des millions d’exemplaires à travers le monde. Devenu un classique de la littérature anglophone, ce roman, qui n'est pas sans évoquer le 1984 de George Orwell, décrit un quotidien glaçant qui n'a jamais semblé aussi proche, nous rappelant combien fragiles sont nos libertés. La série adaptée de ce chef-d’oeuvre de Margaret Atwood, avec Elisabeth Moss dans le rôle principal, a été unanimement saluée par la critique.

Mon avis : Un univers trop glauque pour moi, sans compter que ce roman appartient au genre de la dystopie auquel j'ai tendance à ne pas adhérer.

Le sport des rois de CE MORGAN

Pitch : Riche propriétaire terrien du Kentucky, Henry Forge dédie sa vie à la recherche de la combinaison génétique idéale pour créer le cheval parfait, une machine de course imbattable et grandiose. Digne héritier d’une famille autoritaire habituée depuis des décennies à posséder, commander, dominer, il fait tout plier à sa volonté, la génétique comme sa fille unique, Henrietta, à qui il transmet son obsession. Dans une ville voisine, Allmon Shaughnessy, un jeune homme noir élevé dans les quartiers pauvres par une mère souffrante, grandit dans un monde de discriminations et d’injustices où les violences policières sont légion. Déterminé à changer le cours de son destin et à conquérir la fortune qu’il mérite, Allmon arrive chez les Forge : garçon d’écurie au talent rare et à l’ambition dévorante, il va mener à la victoire une pouliche de légende, Hellsmouth, bouleverser l’équilibre malsain de la famille et découvrir l’envers du rêve américain.
Œuvre monde, Le sport des rois nous emporte dans son impétueux courant, profond et violent comme le fleuve Ohio. C. E. Morgan nous offre une plongée vertigineuse dans les abysses de l’esclavage et de son héritage, entremêle avec brio les époques et les lieux et livre, par la force unique de son souffle, une exceptionnelle épopée américaine sur plus de trois générations.

Mon avis : J'avais lu tant d'avis positifs que j'avais envie de l'aimer. Mais les personnages sont profondément antipathiques, marquants en raison de leur manque d'humanité. de plus, l'action n'avance pas, l'autre personnage principal (Allmon) n'apparait qu'après la page 100.

Paris mille vies de Laurent Gaudé

Pitch : Guidé par une ombre errante, l'écrivain-narrateur déambule de nuit dans un Paris étrangement vide, se remémorant des scènes proches ou lointaines, des existences anonymes ou fameuses, des personnalités tutélaires (Villon, Hugo, Artaud...).
Mille vies l'ont précédé dans cette ville qui l'a vu naître et mettre au monde lui-même tant de personnages. Un récit sur la présence des absents, qui mêle l'autofiction au fantastique pour esquisser un art poétique.

Mon avis : Je n'ai pas réussi à accrocher, rien ne me happait, je devais relire trente fois la même page pour avancer, tout coulait

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Cet été là de Jillian et Mariko TAMAKI

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Rose et Windy se retrouvent chaque été au lac Awago où leurs parents louent des cottages. Cet année-là, elles ont 13 et 11 ans et se préparent à un nouvel été entre baignades, discussions et jeux à n'en plus finir. Mais Rose grandit, et découvre les premiers émois amoureux, de plus, elle doit faire face à l'éloignement de ses parents, minés par des conflits larvés.

La peinture de l'adolescence est très subtile, le personnage de Rose oscillant entre délicatesse et emportements excessifs. L'instant devient charnière parce que la jeune femme grandit, affronte les silences de la famille et comprend peu à peu ce qui palpite dans ces non-dits, mettant peu à peu des mots sur des émotions confuses qui brouillent souvent l'humeur.

Le moment hors du temps des vacances permet aussi de mettre en lumière des failles et des bonheurs que le temps suspendu met davantage en valeur. La beauté de ces amitiés qu'on noue juste pour l'été et qui s'évanouissent à la rentrée, jusqu'à l'an prochain, prend alors tout son sens.

Un bel hymne à l'adolescence !

 

Présentation de l'éditeur : Rue de Sèvres

 

Retrouvez d'autres titres de la BD de la semaine chez Moka

 

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Fermé pour l'hiver de Jorn Lier Horst

Publié le par Hélène

♥ ♥

Voici la première enquête de William Wisring, inspecteur de la police criminelle de Larvik, une ville moyenne située à une centaine de kilomètres au sud-ouest d’Oslo. Il enquête sur le meurtre d'un homme inconnu retrouvé assassiné dans l'un des chalets du comté de Vestfold, qui servent de résidence estivale aux Norvégiens aisés. Il s'agit probablement d'un cambriolage qui aurait mal tourné, mais l'enquête se densifie quand le corps disparait, et quand la propre fille de l'inspecteur se retrouve indirectement liée à l'affaire.

Ce que j'ai moins aimé :

- J'aurais aimé que le décor soit davantage exploité, ces chalets en bord de mer sertis dans l'hiver étaient pourtant prometteurs !

- Le roman dans son ensemble n'est pas inoubliable, les personnages étant assez fades, sans relief et l'intrigue assez classique.

Bilan :

Un peu trop lisse pour être marquant.

 

Présentation de l'éditeur : Folio

Retrouvez ce roman dans votre librairie la plus proche

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Zen de Maxence FERMINE

Publié le par Hélène

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"Etre attentif à une branche prise dans le vent du matin. Observer le mouvement de la brume et des nuages. Vivre les lieux. Respirer les parfums de la nature. Saisir l'instant.

Puis s'enfermer dans son atelier. Et reproduire en un trait unique les nuances de la réalité.

Travail solitaire.
Souffle divin.
Comme tous les artistes sur cette terre, changer le monde de façon invisible.

Et cependant évidente."

Maître Kuro vit reclus, s'adonnant avec bonheur à l'art de la calligraphie et du zen. Sa vie est calme et sereine, jusqu'à l'arrivée d'une jeune élève, Yuna, qui bouleverse son monde.

Un conte reposant qui prouve combien le coeur peut être profondément bouleversé quoiqu'en pense la raison. La tranquillité risque d'être troublée par ces ondes sismiques déferlant presque à notre insu, et pourtant, cela vaut la peine. La paix peut aussi être trouvée à deux, dans le silence de l'harmonie et il convient d'en profiter car, comme le dit la citation de François Cheng en ouverture "Les vraies rencontres sont rares".
L'univers de Maxence Fermine est un univers ouaté, calme et serein, servi par une écriture aussi fine et profonde que celle employée dans la calligraphie. Zen permet de couper tous les ponts avec le monde extérieur pour pénétrer le monde aérien du conteur. Il est juste dommage que le voyage soit si court...  

Présentation de l'éditeur : Michel Lafon

Du même auteur : Neige

Retrouvez ce roman dans votre librairie la plus proche

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les Indes fourbes de Juanjo Guarnido et Alain Ayroles

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Lancez-vous sur les traces de Don Pablos de Ségovie, un picaro sympathique qui se jette dans des aventures rocambolesques dans les Indes occidentales, à la recherche de la mythique eldorado ! Il prendra diverses identités pour se fondre dans le paysage et surmonter les épreuves qui s'annoncent, et son inventivité, sa capacité à rebondir quoiqu'il arrive lui permettront peut-être de triompher de l'adversité.

 

Ce que j'en ai pensé :

Si j'ai aimé suivre les aventures déconcertantes de ce drôle de zouave, je regrette de n'avoir pas trouvé autre chose en ces pages que du divertissement pur. Certes l'aventure est au rendez-vous, mais je n'ai pas retrouvé l'humour de De cape et de crocs ou de  Garulfo ni la profondeur des Blacksad.

Bilan :

Ce ne sera pas un coup de cœur pour moi, il m'a manqué quelque chose. 

 

Présentation de l'éditeur : Delcourt

Des mêmes auteurs : De cape et de crocs ; Garulfo ; Blacksad

Retrouvez cette Bd dans votre librairie la plus proche

Retrouvez d'autres titres chez Stephie

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Le chardonneret de Donna TARTT

Publié le par Hélène

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"L'art et rien que l'art, nous avons l'art pour ne point mourir de la vérité." NIETZSCHE

Théo Decker est un jeune new-yorkais de 13 ans qui vit seul avec sa mère. Ce jour-là, après une visite au collège, ils se rendent au musée, et la vie du jeune garçon bascule : un attentat touche une partie du Metropolitan Museum of Art et sa mère meurt dans l'explosion. Reclus dans une pièce au milieu des décombres, il fait la connaissance d'un vieil antiquaire mourant qui le supplie d'accepter une bague et de sauver des décombre une peinture, Le chardonneret de Carel Fabritius. Il lui donne aussi une adresse où se rendre ensuite.

Désœuvré, le jeune Théo s'installe après l'attentat chez les Barbour, son père restant introuvable et ses grands parents répondant aux abonnés absents. Il se décide à se rendre à l'adresse indiquée par le vieil homme et rencontre alors un antiquaire qui bouleversera sa vie. Par la suite son destin suivra des méandres  : des revers de Las Vegas au monde des antiquaires de New-York en passant par Amsterdam, il apprend "l'art de bien jouer avec une mauvaise donne" comme lui a appris son père, l'illusion devenant son credo.

Ce roman de plus de 800 pages est foisonnant, entrainant son lecteur sur des chemins divers : derrière le roman d'apprentissage, se cache toute une réflexion sur le bien, le mal et sur le monde de l'art. "Le bien ne peut-il pas pénétrer parfois par de drôles de portes dérobées ?" Où le mèneront les routes tortueuses embrumées par les drogues empruntées par Théo ? Incidemment, on se surprend à s'attacher à ce jeune homme et à ses pas dans le monde de l'art, incidemment, on se surprend à avancer avec plaisir dans les 800 pages, et la dernière page refermée, incidemment, on regrette presque d'avoir fini l'histoire trop tôt, d'autant plus que la conclusion, très proustienne, éclaire le roman d'un nouvel aura. On comprend alors que seul l'art est immortel, et que tout le sens de la vie tient peut-être finalement dans l'amour des belles choses et dans le rôle que chacun peut jouer pour préserver et faire perdurer ces joyaux.

Et un roman qui offre un sens à la vie n'est pas à négliger !

 

Présentation de l'éditeur : Pocket

Du même auteur : Le maître des illusions

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Décompression de Juli ZEH

Publié le par Hélène

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Sven est instructeur de plongée sous-marine sur l'île de Lanzarote, il a quitté l'Allemagne pour échapper à tout type de jugement et vivre libre. Arrivent sur l'île Jola et Theo, couple berlinois très glamour, l'une actrice, l'autre écrivain, que doit accompagner Sven pendant quelques semaines, aussi bien durant leur plongée que dans leurs sorties. Mais leur couple au fonctionnement particulier risque de faire basculer l'univers si calme de Sven. Se prendra-t-il dans les rets de la belle Jola ? Qui dit la vérité entre Sven qui raconte froidement les évènements, ou Jola qui se confie à son journal intime ? Quel est le rôle de Théo ? Qui manipule qui ?

Le suspens grandit au fil des pages et de la relation de ce trio amoureux. Les êtres évoluent entre perversité, narcissisme, vengeance, passion, et les cartes se brouillent, laissant des êtres démunis devant la puissance de certains sentiments.

Mes réticences :

- Il s'agit d'un roman très psychologique jouant avec la perversité des êtres et les complications nées des entrelacs de l'âme humaine torturée, la plongée peut être glauque et oppressante...

- Il me semble dommage d'avoir laissé de côté le personnage de Antje, la compagne de Sven, qui aurait peut-être pu apporter un peu d'équilibre et de lumière dans ces relations néfastes...

Bilan :

Un roman parfaitement maîtrisé mais un plongée en apnée glaçante !

 

Présentation de l'éditeur : Actes Sud

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Publié dans Littérature Europe

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L'envol du moineau de Amy Belding Brown

Publié le par Hélène

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En 1672, Mary Rowlandson vit harmonieusement au coeur d'une communauté de puritains venus d'Angleterre pour s'installer dans la baie du Massachusetts. Mais les conflits entre colons et indiens inquiètent la région, et la communauté connait une attaque violente, alors que les hommes sont partis demander de l'aide. Mary est alors capturée par les Indiens, séparée de ses enfants et mise au service d'une femme puissante de la tribu. En tant qu'esclave, elle doit obéir sans rien dire, car à tout instant, elle risque la mort. Mary s'adapte peu à peu à ces nouvelles règles et découvre un monde plus libre que celui auquel elle est habituée en tant que femme.

Mary a réellement existé, capturée en 1875 et gardée en captivité 11 semaines, elle a par la suite écrit le premier témoignage de captivité The Sovereignty and Goodness of God: Being a Narrative of the Captivity and Restoration of Mrs. Mary Rowlandson, dans lequel elle raconte ses épreuves. L'auteure a ici brodé autour de cette histoire, pour mettre l'accent sur la condition des femmes et renverser les échelles de valeur. Aucun des camps n'est plus moral finalement que l'autre, chacun étant capable du pire comme du meilleur.

J'ai trouvé en ce récit les mêmes qualités que dans le célèbre 1001 femmes blanches de Jim Fergus : une aventure passionnante qui permet de réfléchir sur la notion d'altérité et de communauté.

Présentation de l'éditeur : 10/18

Retrouvez ce roman dans votre librairie la plus proche

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