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Blacksad tome 5 Amarillo

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"Qui es-tu pour me juger ? Qu'as-tu de plus qui te rende meilleur que moi ?

- La poésie et les couilles."

 

 

 

Les auteurs :

 

Juanjo Guarnido est un dessinateur espagnol qui travaille beaucoup dans le domaine de l’animation

Juan Diaz Canales est un scénariste de bandes dessinées espagnol. Il travaille également pour la télévision

 

 

L'histoire :


Ce cinquième épisode de Blacksad, Amarillo, s'ouvre à La Nouvelle-Orléans : Weekly doit quitter la ville ; il y laisse John qui préfère rester sur place pour chercher du travail. Par chance, celui-ci croise justement un riche Texan qui lui propose de ramener sa voiture chez lui : un boulot simple et bien payé ! Le détective accepte, mais, dans une station-service, il se fait voler la voiture par Chad Lowell et Abe Greenberg – deux écrivains beatniks qui cherchent à rejoindre Amarillo, au Texas. Bientôt, une querelle entre les deux hommes, rivaux, vire au drame : Chad, poussé à bout, tire sur Abe qui meurt sur le coup. Obligé de fuir, Chad trouve refuge dans un cirque. John se lance à sa poursuite sur les routes américaines du Nouveau-Mexique, du Colorado, du Texas et de l'Illinois.

Amarillo est le 5e album de Blacksad, une série qui met en scène un chat détective, dans une ambiance qui évoque furieusement le roman noir de la littérature américaine.

 

Mon avis :

 

 

Dés les premières pages, des références à Artaud donnent le ton : la littérature doit être grande ou ne pas être selon Abe, poète exigeant avec lui-même. Chad, son acolyte, est bien moins exigeant, puisque s'il a publié un premier roman à succés, il s'apprête à livrer son deuxième opus, même s'il n'est pas à la hauteur. 

 

Au même moment, Blacksad, le chat le plus classe de le BD se voit confier une cadillac jaune avec comme mission de la convoyer jusqu'à Tulsa. Sauf que tout ne se passe pas comme prévu.

 

Ce tome 5 nous offre une belle réflexion sur ce que signifie être soi-même, sur la valeur que l'on s'accorde, mais aussi sur la morale que l'on suit ou que l'on fuit quand la fureur prend le pas sur la raison. Mais les personnages ne seront pas forcément ce quils montrent d'eux-mêmes, nous rappelant cette vérité atemporelle : l'apparence peut être trompeuse.

 

BlacksadTome5_3.jpg

 

Un opus riche, à l'image de son héros, Blacksad, toujours aussi classieux, comme les héros de romans noirs à la Chandler ou Irish. 

 

 

Ce que j'ai moins aimé :

 

Il est dommage que les pistes partent dans diverses directions, entre le poète incompris, les deux qui veulent la peau de Blacksad, les coulisses du cirque, la belle jeune assistante du lanceur de couteaux très mystérieuse, la disparition de la cadillac après laquelle court Blacksad.

 

Les planches de Guarnido sont moins travaillées que dans les précédents, qui jouaient davantage avec les couleurs.

 

Vous aimerez aussi :

 

Blacksad de DIAZ CANALES et GUARNIDO

 

Blacksad, Amarillo, tome 5, Dias Canales et Juanjo Guarnido, Dargaud, novembre 2013, 54 p., 13.99 euros

 

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Festival d'Angoulême -Palmarès officiel 2014

Publié le par Hélène

come prima

Prix du meilleur album 

 

mauvais genre

Prix du public Cultura

 

propriété

Prix spécial du jury

 

fuzz

Prix de la série

 

ex aequo

Prix révélation

 

carnets de cerise

Prix jeunesse

 

cowboy

Prix du patrimoine

ma reverence

Fauve polar SNCF

 

bd

Prix de la BD alternative

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La dernière fugitive de Tracy CHEVALIER

Publié le par Hélène

 

 dernière fugitive

 

♥ ♥ ♥

 

"Est-il pire de ne pas avoir de principes, ou d'avoir des principes qu'on n'est pas à même de défendre ?" (p. 211)

 

L'auteure :

 

http://www.tchevalier.com/

 

L'histoire :

 

Quand Honor Bright se décide à franchir l'Atlantique pour accompagner, au cœur de l'Ohio, sa sœur promise à un Anglais fraîchement émigré, elle pense pouvoir recréer auprès d'une nouvelle communauté le calme de son existence de jeune quaker : broderie, prière, silence. Mais l'Amérique de 1850 est aussi périlleuse qu'enchanteresse ; rien dans cette terre ne résonne pour elle d'un écho familier. Sa sœur emportée par la fièvre jaune à peine le pied posé sur le sol américain, Honor se retrouve seule sur les routes accidentées du Nouveau Monde. Très vite, elle fait la connaissance de personnages hauts en couleur. Parmi eux, Donovan, «chasseur d'esclaves», homme brutal et sans scrupules qui, pourtant, ébranle les plus profonds de ses sentiments. Mais Honor se méfie des voies divergentes. En épousant un jeune fermier quaker, elle croit avoir fait un choix raisonnable. Jusqu'au jour où elle découvre l'existence d'un «chemin de fer clandestin», réseau de routes secrètes tracées par les esclaves pour rejoindre les terres libres du Canada.

Portrait intime de l'éclosion d'une jeune femme, témoignage précieux sur les habitudes de deux communautés méconnues – les quakers et les esclaves en fuite –, La Dernière Fugitive confirme la maîtrise romanesque de l'auteur du best-seller La Jeune Fille à la perle. (Source : Editeur)

 

Ce que j'ai aimé :

 

Quel souffle romanesque dans ce roman ! Une fois la première ligne lue, impossible de se détacher du destin de la jeune Honor, qu'on accompagnera le coeur battant jusqu'à la dernière page !

 

1850, la jeune femme embarque pour l'Amérique aux côtés de sa soeur, pour fuir un amour contrarié et écrire les fondements d'une autre histoire, ailleurs. Seulement le futur qui lui tendait les bras va connaitre quelques vicissitudes en chemin, et la jeune quaker devra s'adappter au changement survenu. Livrée à elle-même, la jeune Honor rencontre Belle, une jeune femme qui deviendra son ami, mais surtout, elle croise la route de Donovan, le frère de Belle, chasseur d'esclaves qui ne laissera pas la jeune femme indifférente ! 

 

Tracy Chevalier va souvent là où on ne l'attend pas : elle plante le décor, présente ses personnages, le lecteur pense alors vois les ficelles de l'intrigue à venir, mais non, l'auteure nous étonne alors par la psychologie affinée des personnages, qui ne tombent pas dans le piège de la facilité et se densifient au fil des pages. 

 

Son roman a aussi 'avantage de se présenter sur un arrière-fond historique documenté : La jeune Honor appartient à la société religieuse des amis , ou quakers, communauté religieuse fondée en Angleterre au XVIIème siècle. A la recherche de la "lumière intérieure", ce sont des personnes droites et morales, qui devront ici faire des choix qui ne seront pas forcément en adéquation avec leurs principes. Ils furent parmi les premiers à s'opposer à l'esclavage. 

 

Car la jeune Honor  va se trouver sur le chemin de fer clandestin emprunté par les esclaves en fuite pour se rendre au Canada. Traqués par les chasseurs d'eclaves comme Donovan, ils doivent compter sur des appuis dans la région pour espérer passer entre les mailles du filet. Honor devra faire des choix qui bouleverseront sa vie...

 

Un des romans de l'auteure les plus réussis, à découvrir sans hésiter !

       

Ce que j'ai moins aimé :

 

Un peu éducoré sur les esclaves et le sort qui leur est réservé.
 

Premières phrases :

 

"Elle ne pouvait pas revenir en arrière. Quand Honor Bright avait brusquement annoncé à sa famille qu'ele allait accompagner sa soeur Grace en Amérique - quand elle avait trié ses objets personels, ne gardant que le nécessaire, quand elle avait fait don de tous ses patchworks, quand elle avait dit au revoir à ses onlces, et tantes, et embrassé ses cousins et cousines et ses neveux et nièces, quand elle était montée dans le coche qui allait les arracher à Bridport, quand Grace et elle s'étaient donné le bras pour gravir la passerelle du bateau à Bristol -, tous ces gestes, elle les avait effectués en se disant en son for intérieur : Je pourrai toujours revenir. Sous cette pensée, toutefois, était tapi le soupçon que dès que ses pieds auraient quitté le s ol anglais, sa vie serait irrévocablement transformée."

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur :  Prodigieuses créatures de Tracy CHEVALIER

 

 

D'autres avis :

 

Télérama ; Les 8 plumesJostein ; Dominique ; Véronique ; Claudia Lucia

 

La dernière fugitive, Tracy Chevalier, traduit de l'anglais par Anouk Neuhoff, Quai Voltaire, 2013, 373 p., 22 euros

 

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Deux qui s'aiment de Jürg SCHUBIGER et Wolf ERLBRUCH

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥ ♥

Une petite pépite de bonheur

 

Les auteurs :

 

Jürg Schubiger est né le 14 octobre 1936 à Zurich. Il a grandi à Winterthur. Il a suivi des études de germanistique, de psychologie et de philosophie. Il est l'auteur d'une thèse sur Franz Kafka. Il a longtemps travaillé dans une maison d'édition spécialisée dans les manuels scolaires, puis a ouvert un cabinet de spychologie. Il vit aujourd'hui de sa plume et réside à Zurich. L’écrivain suisse Jürg Schubiger a écrit principalement des récits pour un public jeune, mais son oeuvre poétique et philosophique s’adresse également à un public moins jeune.

 

Wolf Erlbruch est né à Wuppertal en Allemagne. Il a étudié le dessin à l'Ecole Folkwang de Création Artistique d'Essen-Werden. Depuis 1974, il travaille comme illustrateur pour des maisons d'édition et des agences de publicité. En 1990, il est nommé professeur. Il est titulaire de la chaire d'illustration de la Berhischen Universität Gesamthochscule de Wuppertal. Il travaille dans la publicité et l'édition. Auteur de certains de ses albums, il est édité en France depuis 1993. Traduit dans plus de vingt langues, il est considéré aujourd'hui comme l'un des grands illustrateurs de notre époque. Il a reçu en 2003, le prix Gutenberg. 

 

Brève présentation de l'éditeur :

 

Jürg Schubiger, qui a décidément plus d'une corde à son arc, décoche les flèches de Cupidon. Il nous raconte, par exemple, que deux êtres amoureux ne savaient pas comment s'y prendre pour s'embrasser. Ils en restaient donc aux salutations polies, jusqu'au jour où leur bouche se trouvèrent. Si simple, ils ne l'auraient pas imaginé ! Une vingtaine de poèmes sur le thème de l'amour illustrés par Wolf Erlbruch qui a choisi des animaux amoureux dont les paires sont parfois improbables : hibou et écureuil, escargot et souris, chien et chèvre, et même chat et chien se lancent dans l'aventure amoureuse ! Seuls lapins, canards et ours restent entre eux. Ressemblance ou dissemblance, quelle garantie de réussite ?

 

Mon avis :

 

De petits poèmes qui illustrent des dessins d'amoureux atypiques : un chien et un poisson, "Moi lui rendre visite ? déménager chez lui ? Pour le moment, ce serait délicat, je crois."

deux.jpg

un chat et une oie, un lièvre et une sauterelle, autant de couples improbables qui, grâce au langage universel de l'amour, se rassemblent, pour le meilleur et pour le pire !

"L'amour est une force

énorme, nuit et jour.

En moi l'amour a mis le feu aux poudres,

ça tonne et pétarade

aux quatre coins du ciel comme un feu d'artifice."

 

deux-qui-s-aiment.jpg

"Tu dors alors que dehors,

Le temps passe, que tout passe.

Tu as peur que ce soit

l'amour, pas vrai ?

Parce que moi je suis une fille,

et que toi tu es un garçon.

L'amour, ça se pourrait bien,

une sorte d'amour,

Juste une sorte, promis."

 

"Hip hip hip houra !

J'vais très très

bien.

C'est que un bonheur

passait par là

avec tout l'tralala.

Et que par bonheur

J'étais chez moi."

 

Une merveille d'album, tendre et poétique qui illuminera vos histoires d'amour. Beaucoup d'intelligence et de subtilité transparaît dans ces textes lumineux, tout comme dans les dessins. A offrir, encore et encore, pour oser dire ses sentiments aux personnes qu'on aime !

 

Vous aimerez aussi :

 

Jeunesse Album

 

deux-ours.jpg

 

 

Deux qui s'aiment de Jürg SCHUBIGER et Wolf ERLBRUCH, traduit de l'allemand par Marion Graf, La joie de lire, octobre 2013, 12 euros

 

albums

Publié dans Jeunesse Album

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Le petit grumeau illustré de Nathalie JOMARD

Publié le par Hélène

petit-grumeau.jpg

 

♥ ♥ ♥

« Comme disait Tonton Fulbert : « Etre parent, c’est un peu comme manger de la soupe avec les doigts, c’est pas facile. »"

 

L’auteur :

 

http://nathaliejomard.blogspot.fr/p/test.html

 

 L’histoire :

 

Dans cet album, sorte d’exutoire maternel sous forme de chroniques illustrées souvent truculentes, elle partage avec un humour grinçant et décalé son quotidien de maman.
Tout y passe : la pré-grumeautique où elle relate avec drôlerie la période de la grossesse, le Grumeau-chaos et les actions commando de sa progéniture sur l’infortuné Chat-Bouboule domestique, la Grumeau-parentalité ou encore la Grumeau-socio et l’art de dire merde aux bons conseils.
Enfin, cerise sur le gâteau, ça et là on retrouve avec plaisir quelques conseils foireux prodigués avec beaucoup de conviction par une Tata Nath au sommet de son art en matière de suggestions fumeuses.
De très joyeuses scénettes illustrées qui abordent avec drôlerie l’universalité de la condition maternelle et parentale, dans lesquels toutes les mamans (et les papas) se reconnaîtront et plus largement tous ceux qui ont envie de rire avec bonne humeur des tribulations cocasses d’une famille ordinaire. (Babélio)

 

Mon avis :

 

C'est quoi t'esse un grumeau vous demandez-vous ?

Grumeau :

1- Nom propre, masculin singulier, invariable, désignant affectueusement en patois local de Monchémoi un spécimen paticulièrement agité mais néanmoins adorable de bébé fille.
2- Par extension d'usage, le grumeau sans majuscule, nom commun, masculin singulier, sert à désigner familièrement en langage domestique un bébé ou un enfant, fille ou garçon.

 Chez Nathalie Jomard, ça ressemble à ça :

grumeau-2.jpg

 

Des trouvailles très drôles de cette jeune maman délurée :

vous trouverez :

- Des conseils foireux :

pour l'empêcher de crier, car les filles, ça crie :

 

grumeau-cosneil.gif

pour l'empêcher de perdre son doudou à 4h du mat pour la 100000000000ème fois :

 

grumeau-doudou.gif

 

- Des slogans désespérants :

Le grumeau contrasexion : 100 % efficace

 

grumeau-1.png

 

 - Des réponses adaptées aux conseils débiles :

"Je ne cherche pas à t'influencer tu as choisi d'accoucher sous péridurale, c'est très bien... Pourtant, sans péridurale, c'est tekelent plus authentique...blabla...se sentir devenir mère...blablabla... conscience de soi...bla... communion avec ton bébé...blablabla...tu devrais y réfléchir

- Ah ouais ? c'est un peu comme se faire arracher une dent sans anesthésie ? Tu communies avec ton dentiste..."

- un chat traumatisé :

grumeau-3.png

 

des situations qui sentent le vécu :

grumeau-4.gif

 

Bref un album très réussi à offrir à toutes les jeunes mamans !

 

Vous aimerez aussi :

 

http://grumeautique.blogspot.fr/

 

D’autres avis :

 

Noukette 

 

Le petit grumeau illustré, chroniques d’une apprentie maman Nathalie JOMARD, Michel Lafon, 2009, 16.95 euros

 

BD Mango bleu

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Montedidio de Erri DE LUCA

Publié le par Hélène

montedidio.gif

♥ ♥

Prix Fémina étranger 2002

 

L’auteur :

 D'origine bourgeoise, il est destiné à une carrière de diplomate. Il s'y refuse, rompt avec sa famille et en 1968, embrasse le mouvement de révolte ouvrière. Il intègre le mouvement d'extrême gauche : Lotta continua, dont il sera dirigeant de la fin des années soixante au début des années soixante-dix.
Il multiplie les métiers manuels : ouvrieir spécialisé chez fiat à Turin, manutentionnaire à l'aéroport de Catane, maçon en France et en Afrique, conducteurs de camions.
Bien qu'il se dise athée, il lit quotidiennement la bible et a appris l'hébreu ancien pour pouvoir lire et traduire les textes sacrés.
C'est un passionné d'alpinisme, sujet sur lequel il a écrit de nombreux articles.
Pendant la guerre de Yougoslavie, il s'engage comme conducteur auprès d'une association humanitaire, et convoie des camions de ravitaillement en Bosnie.
Bien qu'il ait commencé à écrire à l'âge de vingt ans, son premier livre ne paraît qu'en 1989, et obtient le prix Femina en 2002 pour Montedidio.
Il collabore au Matino, principal journal napolitain et à d'autres périodiques La republica, il manifesto).
Il vit actuellement près de Rome. (source : Babélio)

 

L’histoire :

 Montedidio, le " mont de Dieu ", emprunte son titre à un quartier populaire de Naples où vit le narrateur, un garçon de treize ans, dans l'immédiat après-guerre. Apprenti menuisier, il grandit dans une famille modeste où on parle le napolitain, mais il s'efforce de noter ses impressions en italien sur un grand rouleau de papier dont l'imprimeur du quartier lui a fait cadeau.
Sa vie évolue entre son père, ouvrier dans les docks, sa mère, malade, son maître Errico qui lui enseigne les rudiments de la menuiserie, et surtout don Rafaniello, un survivant de la Shoah échoué à Montedidio.

 En de brefs chapitres, c'est toute une communauté humaine qui prend corps sous la plume du narrateur qui, en écrivant sa vie, laisse derrière lui son enfance. (Source : éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

 Avec retenue et émotion, Erri De Luca évoque cet âge délicat situé entre l'enfance et son univers doré insouciant, et l'âge adulte avec ses prises de conscience quelquefois moins gaies.

Le jeune narrateur a reçu un boomerang de son père, objet de tous les possibles, qu'il ne peut pas laisser échapper par manque d'espace, d'envergure. Il se contente de s'exercer au mouvement, rêvant de le laisser s'échapper. Son compagnon de route Rafaniello rêve lui aussi : bossu, il attend le bon moment pour déployer ses ailes. Parce que l'adolescence est cet espace d'attente, tout est encore possible, rien n'est fermé.

Le narrateur commence à travailler et devient ainsi un homme, un peu. Sa voix mue, il découvre les émois de la chair avec la jeune Maria qui trouve dans l'amour du jeune homme un exutoire à une vie triste. Jour après jour, page après page, il quitte l'enfance. Il découvre aussi les âpretés de la vie, la pauvreté de Maria, la maladie de sa mère, les persécutions des hommes qui profitent de la faiblesse de certains... Mais porté par l'amour de son père, de ses amis et de  Maria, il apprend à évoluer dans un monde en demi-teinte.

Un roman douceureux, doux amer empli de poésie et du vent qui siffle au-dessus de leurs têtes, comme un danger intrinsèque à la vie qui les pousse à se serrer plus étroitement les uns contre les autres, pour mieux s'épauler face aux adversités de la vie : 

"Assis l'un près de l'autre, par terre, contre le parapet, à l'abri de la couverture, nous passons le temps, compères du vent qui se moque des fils vides des étendoirs et des antennes de tlévision. il siffle au-dessus de nous, trouve notre abri et nous donne une bourrade, pour qu'on se serre encore plus fort." p. 142

 

Ce que j’ai moins aimé :

-Rien.

 

Premières phrases :

« A iurnata è nu muorzo » ? La journée est une bouchée, c’est la voix de mast’Errico devant sa boutique. Moi, j’étais déjà là depuis un quart d’heure pour bien commencer ma journée de travail. Lui, il arrive à sept heures, relève le rideau métallique et dit sa phrase d’encouragement : la journée est une bouchée, elle est courte, il faut se remuer. »

 

Vous aimerez aussi :

 Du même auteur :  Trois chevaux de Erri DE LUCA ; En haut à gauche de Erri DE LUCA Le contraire de un d’Erri DE LUCA Le poids du papillon de Erri DE LUCA Le jour avant le bonheur de Erri DE LUCA

Autre :  Littérature Europe du Sud

 

D’autres avis :

 Papillon 

 

Montedidio, Erri de Luca, traduit par Danièle Valin, Folio, octobre 2003, 240 p., 6.80 euros

 

Publié dans Littérature Europe

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Mô et le maître du temps de Marie SELLIER et Catherine LOUIS

Publié le par Hélène

 

♥ ♥ ♥

 

"C'est à nous de sauver les bons moments en les vivant de tout notre coeur."

 

Les auteurs :

 

Marie Sellier a été journaliste pendant plusieurs années, dont dix ans chez Bayard Presse jeune, avant de passer du côté de l'édition.


Voilà maintenant plus de quinze ans qu'elle explore, en direction des enfants, un champ vaste comme le monde, l’ART sous toutes ses formes, avec un enthousiasme qui ne se dément pas.

Cela se traduit par plus de quarante livres, quatre collections (L’Enfance de l’Art et Mon petit musée aux éditions de la Réunion des musées nationaux, Des mains pour créer aux éditions Paris-musées et Entrée libre aux éditions Nathan) et cinq films pour la télévision.

À tant côtoyer les grands peintres et sculpteurs, elle a eu envie de travailler avec des artistes contemporains. C’est ainsi que sont nés L’Afrique petit Chaka (RMN, prix sorcière et Octogone 2001) avec la complicité de Marion Lesage, Le rêve de Louis (RMN) avec le peintre Luc Gauthier, Les douze manteaux de Maman (Adam Biro jeunesse) avec l’illustratrice et peintre Nathalie Novi et >Miriam mafou métisse et L'histoire sans fin des Mafous et des Ratafous (Paris-musée) avec le peintre et sculpteur Diagne Chanel.

Le site officiel de Marie Sellier

 

Catherine Louis est née en 1963 à La Neuveville. Après avoir suivi l'Ecole des Arts visuels de Bienne et l'Ecole des Arts décoratifs de Strasbourg (Atelier de Claude Lapointe), elle vit et travaille dans le canton de Neuchâtel. 
Elle a illustré une centaine de livres dont certains sont traduits en allemand, italien, hollandais, anglais, tchèque, coréen et chinois. Son travail autour de la calligraphie chinoise lui a valu d'être sélectionnée pour la Biennale internationale de Bratislava 2005 et de figurer sur la Liste d'honneur d'IBBY 2006. Il l'a aussi conduite en Chine.
Catherine Louis a conçu sur son travail une exposition itinérante qui connaît un grand succès depuis 2003. A côté de ce travail d'illustratrice de livres pour enfants, elle collabore avec la presse enfantine, elle donne des cours aux adultes et crée des affiches culturelles, des décors de théâtre.

Le site de Catherine Louis 

(Source  : éditeur)

 

Présentation :

Un bel album en bichromie, au dispositif scénique très original, qui propose une fabuleuse plongée dans le gouffre bleu du temps qui passe, une première approche philosophique pour les enfants.

 Parfois Mô trouve le temps long. Parfois elle s’ennuie.

 «Pourquoi le temps va si lentement pour moi et si vite pour les autres ? » demande-t-elle à la vieille, très vieille tante Lala. Tante Lala lui conseille d’aller poser cette question au Maître du Temps. Commence alors un long voyage où elle rencontrera la Grande Tricoteuse, le Gardien des Secondes, et enfin le Maître du Temps et sa chère dame Mémoire qui habitent tout au bout du bout de la Terre, dans la caverne d’éternité. (Présentation éditeur)

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Mon avis :

Mô s'ennuie et demande à sa mère pourquoi le temps est-il si long pour elle. Tante Lala lui conseille d'aller poser la question au maître du temps au bout de la terre.

 

"Pourquoi le temps passe si vite pour les grands ?

Pourquoi se plaignet-ils tout le temps de ne pas avoir le temps ?

- Parce que les gens oublient de vivre LE PRESENT. Ils pensent à HIER, ils

pensent à DEMAIN, et laissent s'envoler AUJOURD'HUI."

 

La jeune Mô va rencontrer en chemin dame Mémoire, le Gardien des secondes, La Grande Tricoteuse...

Au cours de ce grand voyage initiatique, elle apprendra à profiter de l'instant qui passe, avant qu'il ne tombe dans l'éternité...


"Le temps c'est un grand sablier, petite Mô. Il ne retient pas les jours. C'est à

nous de sauver les bons moments en les vivant de tout notre coeur."


Les illustrations en bichromie sont magnifiques, le bleu est éclatant de luminosité. L'album est découpé en son centre, enjoignant la jeune Mô à plonger dans le gouffre du temps. Plus la lecture avance, plus les ronds rapetissent, au fil de sa compréhension du monde. 


 

mo-chat.jpg


Un superbe album philosophique.

 

Vous aimerez aussi : 

Jeunesse Album


Mô et le maître du temps, Marie Sellier et Catherine Louis, Picquier jeunesse, 48p., 14.50 euros

 

albums

 

 

Publié dans Jeunesse Album

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La descente de Pégase de James Lee BURKE

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥ ♥

 

L’auteur :

 James Lee Burke est né à Houston (Texas) le 5 décembre 1936. Deux fois récompensé par l'Edgar, couronné Grand Master par les Mystery Writers of America, lauréat en France du Grand Prix de littérature policière (1992) et deux fois du Prix Mystère de la Critique (1992 et 2009), James Lee Burke est le père du célèbre policier louisianais Dave Robicheaux. (Source : Editeur)

 

L’histoire :

  Trish Klein, jeune femme énigmatique, débarque à New Iberia, Louisiane, pour jouer dans les casinos du coin avec des billets de cent dollars marqués à l'encre rouge. C'est la fille unique d'un convoyeur de fonds que Dave Robicheaux a connu vingt ans plus tôt, et qui a été assassiné sous ses yeux. Que veut Trish Klein ? Existe-t-il un lien entre cette affaire ancienne et le suicide présumé d'une étudiante ? Et qui est l'étrange vagabond dont on a découvert le cadavre dans un fossé ? Au croisement de tous ces mystères se trouve un truand nommé Bellerophon Lujan... (Source : Editeur)

 

Ce que j’ai aimé :

 Trois affaires voient le jour en parallèle : le suicide inexpliqué d’une jeune étudiante que rien ne prédisposait à mettre fin à ses jours, la découverte du corps d’un vagabond retrouvé après avoir été renversé par une voiture qui a pris la fuite, une enquête sur une arnaqueuse  de haut vol qui erre dans les casinos.

Dave Robicheaux va plonger dans ces enquêtes, avec ténacité, persuédé que les apparences sont trompeuses et que tout un chacun a droit à la vérité après sa mort. ALors même si le suicide ne fait pas de doute, il va chercher à comprendre, par hommage pour la jeune fille et son père, ce qui a pu la pousser à cette extrémité. Tout comme il va chercher qui a pu renverser un vagabond dont personne ne se préoccupe en le laissant mourir sur le bord de la route. Par contre, il laisse libre la jeune arnaqueuse, en hommage peut-être à son père, Dallas Klein, assassiné sous ses yeux plusieurs années auparavant. Il pense plutôt qu'elle est venue se venger de l'assassin de son père. Tout comme lui pourrait être tenté de le faire...

Car Dave Robicheaux est un être complexe, profondément humaniste mais qui n'est pas sans ressentir une violence latente, liées à ses cicatrices, à son passé, à ses expériences. Il lutte contre ses mauvais penchants, son alcoolisme passé, et défend son idée de la justice qui quelquefois nécessite quelques coups de poing... Il est un être à part, immensément riche humainement et intellectuellement parlant. De ceux qui n’hésitent pas à hypothéquer leur maison pour payer la caution d’un homme innocent. 

 « Faut jamais oublier qui tu es pour en pas devenir comme ceux qui t’entourent. Chaque nuit, tu te dis et tu te répètes que t’as un endroit spécial à l’intérieur de toi où tu vis, c’est comme une cathédrale privée que personne ne peut toucher ? C’est ça le secret de la santé mentale, lieutenant. Mais ton endroit spécial, faut surtout en parler à personne. » (p. 254)

Ceux qu'il cotoie et contre lesquels il lutte sont tout aussi denses, les frontières entre moralité et meurtre ne sont pas si transparentes que cela chez James Lee Burke. A l'image des personnages complexes, l'intrigue connait de multiples rebondissements, des zones d’ombre s’éclairent peu à peu pour dévoiler plus de violence, plus de désœuvrement chez les jeunes dans un monde qui change.

« Ce pays n’est plus celui dans lequel on a grandi. C’est les raclures de bas étage qui le gouvernent, du haut de la pyramide jusque en bas. Sauf que maintenant, ils font ça légalement, ils ont des diplômes et des costumes à deux mille dollars. » (p.369)

 Pour se préserver de ce monde qui éclate, Dave et sa femme s'octroient des moments d’intimité, pour oublier la violence du dehors, des oasis de paix pour profiter de chaque minute avant que l'éternité ne les rattrape : 

 « Molly et moi ouvrîmes en grand toutes les fenêtres afin d’inonder la maison des parfums frais de l’orage avant de préparer une salade de pomme de terre et des sandwiches au jambon et à l’oignon que nous mangeâmes dans la cuisine, le tout arrosé de thé glacé. (…) La vapeur monta du bayou et le ciel orageux devint d’un noir d’encre. Les lampadaires s’allumèrent dans City Park et des torrents de feuilles dégringolèrent des arbres jusque dans l’eau. »

 

Ce que j’ai moins aimé :

 - Rien, je vais me précipiter sur la suite La nuit la plus longue qui évoque l’arrivée de Katrina.

 

Premières phrases :

 « Au début des années quatre-vingt, à l’époque où je séchais régulièrement des doses de Jim Beam que je faisais suivre d’une bière, j’avais participé à un programme d’échange entre les forces de police de La Nouvelle-Orléans et une académie de recrues de la police située dans le comté de Dade, en Floride. »

 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur sur ce site :  Dernier tramway pour les Champs-Elysées de James Lee BURKE ; La rose du cimarron de James Lee BURKE 

 

Série Dave Robicheaux

La Pluie de néon,

Prisonniers du ciel,

Black Cherry Blues

Une saison pour la peur

Une tache sur l'éternité

Dans la brume électrique avec les morts confédérés

 Dixie City

Le Brasier de l'ange

Cadillac Jukebox

Sunset Limited

Purple Cane Road

Jolie Blon's Bounce

Dernier Tramway pour les Champs-Élysées

L'Emblème du croisé

La Descente de Pégase

La Nuit la plus longue

Swan Peak

L'Arc-en-ciel de verre

Créole bellePayot et RivagesÀ paraître le 16 avril 2014

 

La descente de Pégase, James Lee Burke, traduit de l’anglais (EU) par Patricia Christian, Rivages poche, 2013, 10.65 euros

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Tessa de Marc VILLARD

Publié le par Hélène

tessa.jpg

Lundi dernier la SNCF distribuait des courtes nouvelles dans les trains franciliens.

http://www.20minutes.fr/societe/1276387-20140120-ceux-aiment-lire-prendront-train

Parmi celles-ci, j'ai pu découvrir "Tessa" de Marc Villard.

 

Le pitch :

Un braquage qui tourne mal, et voilà Fly, blessé à l'épaule et seul dans les rues de Villeneuve-lès-Avignon. Recherché par les gendarmes, il finit par trouver refuge dans la maison de Tessa, une jeune photographe qui vit seule. (Source : Babélio)

Mon impression est mitigée. En raison sans doute du format de la nouvelle, tout va trop vite :

- le style est coupé au couteau (sujet verbe complément),

- les personnages ont une psychologie assez sommaire : le méchant a tout de même un grand coeur (qui s'ouvre très vite), la jeune fille a un passé trouble qui explique ses dérives actuelles, des profils assez classiques somme toute...

- l'intrigue est peu crédible à mes yeux.

Mais nous sommes tout de même bien au-dessus d'un Guillaume Musso ou d'un Gilles Legardinier...

AInsi sur le dispositif lui-même je dirais que le bilan est plutôt positif puisque finalement il enjoint les voyageurs à lire autre chose que ce qu'ils ont l'habitude de lire. Malheureusement, ils n'ont pas le temps de finir la nouvelle pendant un voyage en train. Il aurait fallu pour ce faire des récits de 20 pages quand ici il en compte une soixantaine.

Un petit macaron posé sur la couverture nous encourage à faire voyager ce livre de main en main : "Ce livre aime le train, faites-le voyager de main en main."

J'aime beaucoup cette idée de livre voyageur, aussi mon exemplaire retrouvera dés demain les banquettes des trains...

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Un avion sans elle de Michel BUSSI

Publié le par Hélène

avion sans elle

L'auteur :

      Après une thèse de doctorat de géographie, Michel Bussi a été recruté à l’Université de Rouen en 1993.

Il est professeur de géographie et directeur du laboratoire de modélisation et traitements graphiques en géographie.

Comme chercheur universitaire, il publie depuis une vingtaine d’années des articles et ouvrages scientifiques, principalement sur la géographie politique (dont beaucoup sur la région).
Son premier roman, Code Lupin, s'est vendu à plus de 7 000 exemplaires et a ensuite été publié en feuilleton, pendant 30 jours lors de l'été 2010 par le quotidien Paris Normandie. Son deuxième roman, Omaha crimes, a obtenu le prix Sang d'encre de la ville de Vienne en 2007, le prix littéraire du premier roman policier de la ville de Lens 2008, le prix littéraire lycéen de la ville de Caen 2008, le prix Octave-Mirbeau de la ville de Trévières 2008 et le prix des lecteurs Ancres noires 2008 de la ville du Havre, devant les meilleurs auteurs de polar de l'année.
Il publie en 2008 son troisième roman, Mourir sur Seine, qui se déroule pendant l'Armada 2008 de Rouen, et qui s'est vendu en quelques semaines à plusieurs milliers d'exemplaires. Mourir sur Seine a obtenu en 2008 le prix du Comité régional du livre de Basse-Normandie (prix Reine Mathilde). 

Il a publié en 2009 un nouveau roman, Sang famille, destiné à la fois aux adultes et aux adolescents. En 2010, il participe au recueil de nouvelles Les Couleurs de l'instant, avec une longue nouvelle, T'en souviens-tu mon Anaïs ?, qui se déroule à Veules-les-Roses et traite de la « légende » d'Anaïs Aubert.

À partir de 2010, il est publié aux Presses de la Cité. Son roman Nymphéas noirs, huis-clos qui se déroule dans le village de Giverny, sort le 20 janvier 2011. Il obtient un succès critique et populaire important, et remporte notamment le prix des lecteurs du festival Polar de Cognac, le prix du polar méditerranéen (festival de Villeneuve-lez-Avignon), le prix Michel Lebrun de la 25e heure du Mans, le prix des lecteurs du festival Sang d'Encre de la ville de Vienne (« gouttes de Sang d'encre »), le Grand prix Gustave Flaubert de la Société des écrivains normands, devenant ainsi le roman policier français le plus primé en 2011.

Salué par Gérald Collard comme le polar de l'année, Un avion sans elle est récompensé par le prix Maison de la presse 2012, le prix du roman populaire 2012 et le prix du meilleur polar francophone 2012 (Montigny-les-Cormeilles). Vendu à plus de 40 000 exemplaires

(Source : Babélio)

 L'histoire :

       Lyse-Rose ou Emilie ? Quelle est l'identité de l'unique rescapé d'un crash d'avion, un bébé de trois mois ? Deux familles, l'une riche, l'autre pas, se déchirent pour que leur soit reconnue  la paternité de celle que les médias ont baptisée Libellule. Dix-huit ans plus tard, un détective privé prétend avoir découvert le fin mot de l'affaire, avant d'être assassiné, laissant derrière lui un cahier contenant tous les détails de son enquête. Du quartier parisien de la Butte-aux-Cailles jusqu'à Dieppe, du Val-de-Marne aux pentes jurassiennes du mont Terrible, le lecteur est entraîné dans une course haletante jusqu'à ce que les masques tombent. Hasards et coïncidences ne sont-ils que les ricochets du destin ? Ou bien quelqu'un, depuis le début, manipule-t-il tous les acteurs de ce drame ? (Source : Babélio)

 Ce que j'ai aimé :

 Ce roman est tellement un page turner tellement turner que j'ai tourné les pages plus vite que ma lecture, oui, j'avoue, je l'ai lu en diagonale.  Parce que soyons honnête dans ce roman le seul intérêt est la résolution de l'intrigue ! L’ensemble est très dilué, avec des longueurs démentielles si bien qu’il est très facile de le lire en diagonale tout en gardant le fil… 

La psychologie est un très sommaire : entre l'amoureux transi qui harcèle sa belle à coup de textos et d'appels intempestifs, la jeune femme parfaite insaisissable, la jeune psychopathe, les clichés s’accumulent.

Les idées sont tout aussi sommaires : ne vous fiez pas aux apparences, les méchants ne sont pas si méchants ni les gentils si gentils...

L'ensemble ne tient que grâce à cette intrigue démoniaque, mais malheureusement, un indice qui crève les yeux nous met rapidement sur la voie... Il n'en reste pas moins que les rebondissements s'enchaînent, que les contre la montre se mettent en place, que les personnages se dévoilent au fil des pages, et tout cela peut ferrer le lecteur. 

Qui sortira de sa lecture comme sonné, comme quand on passe un après midi devant la télé, devant des séries ou des films ineptes qui ont juste eu le mérite de nous faire passer -ou perdre selon le point de vue- notre temps... 

 Premières phrases :

 "L'Airbus 5403 Istanbul-Paris décrocha. Un plongeon de près de mille mètres en moins de dix secondes, presque à la verticale, avant de se stabiliser à nouveau. La plupart des passagers dormaient. Ils se réveillèrent brusquemnt, avec la sensation terrifiante de s'être assoupis sur le fauteuil d'un manège de foire."

 D'autres avis :

 Babélio


Un avion sans elle, Michel Bussi, Pocket, mars 2013, 7.60 euros

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