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African Tabloid de Janis OTSIEMI

Publié le par Hélène

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♥ ♥

L’auteur :

 Janis Otsiemi est né à Franceville dans la province du Haut-Ogooué en 1976 au Gabon. 
Ancien élève du Collège Public d'Akébé (Collège Georges Mabignat aujourd'hui), il intègre en 1998 la Fondation Raponda Raponda Walker comme Membre permanent. Après un bref passage au Gouvernorat de l'Estuaire, il est actuellement Secrétaire Général Adjoint de l'Union des Ecrivains Gabonais (UDEG) et Directeur de la Collection « Polar d’Afrique » aux Éditions du Polar.

Romancier, poète et essayiste, Janis Otsiémi a publié un roman "Tous les chemins mènent à l'Autre" ( Prix du jeune écrivain gabonais) aux Éditions Raponda Walker (Libreville 2002) et aux Éditions Ndzé (Paris, 2002), 

Il a été lauréat du Prix du centenaire de la naissance du président Léon Mba pour son recueil de poèmes "Chants d'exil".  (Source : Babélio)

 

L’histoire :

 Libreville. 2008. Un an avant les élections, un type est retrouvé mort sur une plage de Libreville, près du palais de la présidence de la République, une balle dans la gorge et deux doigts de la main gauche coupés. La victime est un journaliste d’investigation connu pour ses enquêtes très sensibles sur le pouvoir dont il dénonçait la corruption et la main mise sur les affaires du pays. Pour la corporation, la société civile et les associations de défense de la presse, il s’agit là, à l’évidence, d’un assassinat politique. Mais à Libreville, comme partout ailleurs en Afrique, les apparences sont souvent trompeuses… (Source : Babélio)

 

Ce que j’ai aimé :

 Dés les premières pages la chaleur moite de la capitale gabonaise se fait sentir. Janis Otsiemi nous plonge dans les arcanes de sa ville aux côtés Koumba et Owoua, deux policiers qui enquêtent sur le meurtre d'un journaliste d'investigation. Mais ils sont aussi confrontés à une fraude bancaire et à un délit de fuite d'un mystérieux conducteur ayant renversé une femme et son enfant, et à un réseau pédophile oeuvrant sur la toile. Les intrigues s'entrecroisent, promenant ainsi le lecteur dans les bas fonds de la ville aux quartiers bigarrés.

Dans ce roman très urbain, les chapitres sont courts, bien ciselés, donnant un aperçu global de cette villle cosmopolite gangrénée par la corruption, les injustices, les abus de pouvoir permanents. Si la vision du pays est désenchantée et pourrait être prétexte à un livre noir et plombant, le ton résolument drôle et léger permet d'équilibrer l'ensemble. Les expressions locales contribuent à apporter de la fraîcheur  au récit : 

Cassé le bic : arrêter les études

Avoir un long bic : avoir fait des études universitaires

Coulisser : avoir des relations sexuelles

Tenir le cerveau : réfléchir

 Un humour dynamique et jubilatoire parsème les pages et permet à la fois de divertir tout en décillant les yeux du lecteur sur cette capitale riche en pétrole mais pauvre dans ses tréfonds...

Ce que j’ai moins aimé :

 Il s'agit plus d'un roman d’ambiance  que d'un polar haletant, l’appellation polar ne vaut que parce que il y a un meurtre et des policiers en action ; aucun suspense ne court en ces pages...

 Premières phrases :

 « Libreville.

Quartier du Plateau.

Trois heures du matin.

Assoupie sous un brouillard épais, la ville s’éveillait peu à peu entre les limailles d’une nuit sale, moribonde qui hésitait à se démarabouter sous la pression des premières lueurs poudreuses du jour qui commençaient à poindre à l’horizon. »

 Vous aimerez aussi :

 Du même auteur :  La bouche qui mange ne parle pas de Janis OTSIEMI

Autre :  Roman policier africain

 D’autres avis :

 http://www.babelio.com/livres/Otsiemi-African-tabloid/525303

 

African tabloid, Janis Otsiemi, Editions Jigal Polar, 2013, 208 p., 16.80 euros

babélio masse critique

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Petit Poilu tome 3. Pagaille au potager de BAILLY et FREPONT

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥ ♥

 

Les auteurs :

Pierre Bailly : Originaires de Marche-en-Famenne, les parents de Pierre Bailly travaillent dans la coopération internationale et programment sa naissance à Alger en 1970. Devenu Liégeois bon teint, il abandonne sans trop de regrets des études scientifiques pour s'inscrire à la section BD de Pierre Pourbaix et Marc Sevrin à l'Institut Saint-Luc de Bruxelles. C'est là qu'il se lie d'amitié avec un autre citoyen de la "Cité Ardente", Vincent Mathy, qui usait ses poils de pinceaux dans une classe voisine.

Bailly poursuit ses études de graphisme à La Cambre et publie un premier essai chez un éditeur indépendant ("Anguille crue" aux Éditions Rêve-en-Bulles en 1993) avant de rencontrer Denis Lapière lors d'un concours organisé par la FNAC de Liège. 
Avec ce scénariste, il effectue une petite apparition dans SPIROU, en 1994, avec "La Baleine de Gaana". Ils réalisent ensuite pour Dargaud, en 1996, "La Saison des anguilles". 
Son goût personnel le porterait plutôt vers des choses plus gaies et destinées aux enfants. Denis Lapière lui propose alors "Ludo". Bailly adopte immédiatement le personnage et son univers "réel". Il appelle son ami Mathy pour animer l'inspecteur "Castar" dans son monde virtuel de bande dessinée à l'intérieur d'une bande dessinée. L'idée est de confronter les aventures quotidiennes d'un jeune gamin avec celles de son idole de BD dont il dévore les épisodes dans le mythique CASTAR-MAGAZINE. 
Ils proposent leurs premières "Tranches de quartier" dans SPIROU en 1997 et, à l'occasion de son second épisode durant l'été de l'année suivante, la joyeuse équipe impose même à l'intérieur du journal, en supplément, neuf numéros de CASTAR-MAGAZINE où ils s'en donneront à coeur-joie avec quelques camarades au graphisme d'avant-garde. Depuis, Ludo vit chaque année une nouvelle grande aventure.

 

Céline Fraipont : Céline Fraipont est née à Bruxelles en 1974.

Fleuriste de formation, elle commence à s'intéresser à la bande dessinée au contact de Pierre Bailly qu'elle rencontre à Liège en 1996.
Dix ans plus tard, après quelques chipotages scénaristiques, c'est entre deux biberons que lui vient l'envie de travailler sur une BD muette destinée aux tout petits.
Restait plus qu'à trouver un dessinateur : « J'en avais un sous la main, il était rigolo et bien élevé (quoiqu'un peu grognon parfois...), je me suis dit que j'allais prendre celui-là ! »
La série "Petit Poilu" est née quelques mois plus tard et chaleureusement accueillie aux éditions Dupuis pour leur nouvelle collection Puceron. »

http://www.petitpoilu.com/home.php

 

L'histoire :

Piquera bien, qui piquera le dernier !

ET voilà notre Petit Poilu catapulté dans un magnifique potager. Mais tous aux abris car l'ennemi rôde... La vilaine guêpe et son dard pointu ne laisse personne tranquille, pas même notre Petit Poilu !

petit-poilu-3.jpg

 

Ce que j'ai aimé :

Cet album est frais, drôle et tendre à la fois.

Il fait l'éloge de l'amitié, du temps béni de l'enfance et de ses jeux tous plus inventifs les uns que les autres. Hymne à la tolérance et à la compréhension, il invite le petit lecteur dans un univers joyeux, coloré et vivant. 

Comme toujours le principe de l'album muet me ravit et a beaucoup plu à ma fille -5 ans- qui s'est fait un plaisir de nous raconter SON histoire, avec ses propres mots...

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Un album festif  indispensable !

 

Ce que j'ai moins aimé :

- Rien , j'adore ce petit poilu !

 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur :  Petit poilu tome 1 la sirène gourmande de Pierre BAILLY et Céline FRAIPONT

Autre :  Hugo et Cagoule de Loïc DAUVILLIER et Marc LIZANO

 

 

Petit Poilu tome 3, Pagaille au potager, Dupuis, 9.50 euros

 

Conseillé par Mo, merci à elle !

 

BD Mango bleu

Publié dans Jeunesse BD

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La dame blanche de Christian BOBIN

Publié le par Hélène

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 ♥ ♥ ♥ 

 « Certaines personnes sont si ardemment présentes à elles-mêmes que, devant elles, on se découvre douloureusement une âme. » (p. 84)

 

L’auteur :

 

 Christian BOBIN est un écrivain français contemporain, auteur de "fragments", des textes en prose poétiques. Il a connu le succés à partir de 1991 avec Une petite robe de fête. 

 

L’histoire :

 

«Derrière la porte fermée à clé de sa chambre, Emily écrit des textes dont la grâce saccadée n'a d'égale que celle des proses cristallines de Rimbaud. Comme une couturière céleste, elle regroupe ses poèmes par paquets de vingt, puis elle les coud et les rassemble en cahiers qu'elle enterre dans un tiroir. "Disparaître est un mieux." À la même époque où elle revêt sa robe blanche, Rimbaud, avec la négligence furieuse de la jeunesse, abandonne son livre féerique dans la cave d'un imprimeur et fuit vers l'Orient hébété. Sous le soleil clouté d'Arabie et dans la chambre interdite d'Amherst, les deux ascétiques amants de la beauté travaillent à se faire oublier.» 

 

 Ce que j’ai aimé :

 

La dame blanche s'adresse avant tout aux poètes, à ceux qui restent capables de percevoir la beauté du monde derrière les mouvements et les bruits rapides de notre monde. Ceux qui restent rivés aux contingences du monde resteront insensibles à cet écrit, comme ils le sont sans doute à la poésie. 


C'est un livre magnifique - comme tous ceux de Christian Bobin -, lunaire, qui nous fait aimer Emily Dickinson avant même d'avoir lu ses poèmes. Et c'est avec joie que j'irai à la rencontre de sa poésie. 


Le style de Christian Bobin est unique, en parfaite harmonie avec son sujet, il porte la jeune poétesse aux nues.

 

Ce livre est un essai poétique plus qu'une étude sur la poétesse Emily Dickinson. Il commence par la fin de la poétesse, puis retrace par touches certains épisodes de sa vie. Il suggère plus qu'il ne raconte réellement la vie de la jeune femme. Le récit n'est d'ailleurs pas linéaire, revenant en arrière sur l'échelle du temps, puis repartant en avant, au fil des réflexions de l'auteur. L'auteur peint le portrait d'une femme qu'il qualifie de « sainte », retirée des contingences du monde pour s'accorder avec la vie. L'auteur semble très proche de la poétesse, ayant choisi le même style de vie, retiré du monde dans sa campagne, il y trouve son bonheur, porté par son univers poétique. 

 

« Le néant et l’amour sont de la même race terrible. Notre âme est le lieu de leur empoignade indécise. » (p. 44)


Un très beau livre sur une femme hors du commun. Elle apparaît diaphane au travers des pages, rayonnante dans cette vie atypique qui lui fera écrire ses plus beaux poèmes. Si elle s'attache à d'autres personnes, ce sera par touches, passionnément, mais toujours littérairement, dans un monde particulier qui est le sien. Elle perdra ceux qu'elle aimait, et n'aura de cesse de les faire revivre dans ses poèmes. 

 

Un très beau portrait.

 

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Ce que j’ai moins aimé :

 

- Rien 

 

Premières phrases :

 

 « Peu avant six heures du matin, le 15 mai 1886, alors qu’éclatent au jardin les chants d’oiseaux rinçant le ciel rose et que les jasmins sanctifient l’air de leur parfum, le bruit qui depuis deux jours ruine toute pensée dans la maison Dickinson, un bruit de respiration besogneuse, entravée et vaillante – comme d’une scie sur une planche récallante - ce bruit cesse : Emily vient de tourner brutalement son visage vers l’invisible soleil qui, depuis deux ans, consume son âme comme un papier d’Arménie. La mort remplit d’un coup toute la chambre. »

 

 

 Vous aimerez aussi :

 

 

Du même auteur :  Les ruines du ciel de Christian BOBIN ; La part manquante de Christian BOBIN  ; L’homme-joie de Christian BOBIN  ; Eloge du rien de Christian BOBIN 

 

 

D'autres avis :

 

 

Babélio 

 

 

La dame blanche, Christian Bobin, Folio, 126 p., 4 euros

 

Challenge-Christian-Bobin

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Mon Amérique de Jim FERGUS

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥

 

L’auteur :

 Jim Fergus est né à Chicago en 1950 d'une mère française et d'un père américain. Il vit dans le Colorado. Journaliste réputé, il écrit des articles sur la gastronomie, la chasse, la pêche et la nature dans les magazines NewsweekThe Paris Review, Esquire sportmen, Outdoor Life, etc. Il est l'auteur de deux ouvrages consacrés à ses souvenirs, de chasse notamment, Espaces sauvages (A hunter's road), déjà considéré comme un classique dans le domaine de la littérature américaine et Mon Amérique, à paraître au cherche midi en 2013. Après son premier roman Mille femmes blanches (le cherche midi, 2000, vendu à près de 400 000 exemplaires en France, salué par l'ensemble de la critique américaine et dont les droits ont été achetés par Hollywood pour en faire une adaptation), La Fille sauvage (le cherche midi, 2004) et Marie Blanche (le cherche midi, 2011), Chrysis est son quatrième roman. (Présentation de l’éditeur)

 

L’histoire :

 Après Espaces sauvages, Jim Fergus nous raconte six années de « pérégrinations par monts et par vaux » à travers les États-Unis. De la beauté grandiose et désolée des paysages de l'Utah aux terres sauvages du Nebraska, en passant par quelques savoureux récits de pêche à la mouche dans les rivières de l'Ouest, il évoque une Amérique à la fois mythique et terriblement concrète. Célébrant ainsi la nature, la pêche, la chasse, les animaux, sauvages ou domestiques, mais aussi l'amitié, la culture indienne ou encore la cuisine, il nous livre les secrets d'un véritable art de vivre, qu'il partage volontiers avec des écrivains comme Jim Harrison ou Thomas McGuane. On retrouve, dans ces histoires itinérantes – classées par saisons –, tout le talent de conteur et toute l'humanité de l'auteur de Mille femmes blanches. (Présentation de l’éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

 Jim Fergus nous convie à ses parties de chasse ou de pêche avec bonhomie et gentillesse. Ses autres compagnons sont Rick Bass, Jim Harrison ou encore Thomas McGUane, des hommes qui ressentent un profond sentiment d’appartenance à cette nature américaine. Des êtres pour qui pêcher ou chasser permet d’établir une connivence essentielle avec la nature, loin de l’agitation des villes ou simplement des remous d’une vie bien remplie. Parenthèses enchantées, ces parties de chasse subliment l’amitié, le bonheur et le temps qui passe.

 « Hommes et chiens progressaient ensemble, concentrés sur le seul objectif de poursuivre ces oiseaux qui s’envolaient devant nous, partageant la joie pure de se sentir en vie de parcourir la prairie en toute liberté sur des kilomètres avec des compagnons animés du même esprit, de ressentir une simplicité, une légitimité, qui n’ont que peu d’équivalents dans le monde moderne. (…) Nous cuisinions, nous partagions des éclats de rire, dînions et buvions du vin, puis nous discutions sans fin dans une chambre de motel, calés par les oreillers des lits sur lesquels nos chiens, fourbus, affalés, dormaient du juste sommeil des chasseurs. Après tout, c’est peut-être à cause de ces moments-là que la chasse semble réduire nos vies à une chose très élémentaire dénuée de toute complication.» (p. 133)

 

« Au dîner de ce soir-là, au ranch à côté duquel nous campions, nous fîmes rôtir lentement au four du cochon sauvage parfumé d’une pâte d’herbes, d’ail et d’huile d’olive. Nous fîmes aussi griller, juste « rosées », quelques bécassines fraîchement tuées ainsi que des médaillons de filet de cerf. Il y eut aussi de la queue d’alligator frite avec des oignons, qu’on mangea arrosée du jus de  ces citrons aigrelets, plantés comme chacun sait par les Indiens séminoles.

Ce qui entraîna encore la fameuse question : « Qui d’autre en Amérique pourrait faire un dîner pareil. » «  (p. 180)

Durant ces quelques heures ou jours passés en pleine nature, le sentiment d’être dans un cocon, à part, en dehors d’un monde agité permet d'établir un accord harmonieux au monde et aux humains.

 

           colorado 

Jim Fergus nous fait partager son amour des grands espaces américains pour notre plus grand plaisir...

 

Ce que j’ai moins aimé :

 - Un peu répétitif au fil des chapitres.

- La qualité des photographies censées agrémenter le récit à chaque nouvelle saison est très mauvaise. 


Premières phrases :

 « Bon d’accord, je ne suis pas fauconnier ni, encore moins, à la vérité (que nous respecterons dans ce livre), un tombeur de femmes. Je ne sui pas non plus un chasseur de renom ni un homme dont on parle en ville. Je remplis rarement mon carnier, et par malheur, je ne suis pas non plus un beau parleur. »

 

Vous aimerez aussi :

 Du même auteur : 1000 femmes blanches, Espaces sauvages

Autre :  Hommes, bois, abeilles de Mario RIGONI STERN

 

D’autres avis :

 Keisha ; Folfaerie

 

 Mon Amérique, Jim Fergus, traduit de l’anglais (EU) par Nicolas de Toldi, Cherche Midi Editeur, collection Documents,  septembre 2013, 301 p., 20 euros

 

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Je t'aimerai toujours, quoi qu'il arrive de Debi GLIORI

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥ ♥

"Ecoute ma chanson, l'amour ne meurt jamais.

Quoi qu'il arrive, je t'aimerai..."

 

L'auteur :

      Debi Gliori est né à Glasgow et à fait ses études à Edimbourg où elle vit aujourd'hui. Elle a travaillé sur de nombreux livres pour enfants, mais c'est avec Papa Ours qu'elle trouve la consécration. Son personnage lui a valu de nombreux prix dont en 1997 l'Award des livres pour enfants.



La série "Papa Ours" de Debi Gliori est illustrée de dessins tendres et colorés qui accompagnent des textes simples destinés aux tout-petits. Le personnage de Papa Ours deviendra vite un compagnon de lecture pour les enfants.

 

L'histoire :

Petit renard est de très mauvaise humeur,

Il dit que personne ne l'aime.

mais ce n'est pas vrai.

Maman va le rassurer et lui expliquer

que leur amour durera toujours,

quoi qu'il arrive...

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Mon avis :

Petit Renard a besoin d'être rassuré, il a peur tout à coup que l'amour de sa maman ne s'envole. Il veut savoir s'il est vilain, même s'il ressemble à un hanneton, si sa maman l'aimera toujours. Et invariablement, les mots doux de sa maman l'apaise "Je t'aimerai toujours, quoi qu'il arrive". Des mots doux qui illuminent la nuit, qui comblent le vide, qui apaisent les angoisses.

Car si au début de l'histoire, les questions de Petit Renard sont simples , elles se densifient au fur et à mesure, parce qu'elles cachent une angoisse bien plus grande tapie au sein de chaque enfant. La peur d'être abandonné, la peur de ne plus être aimé, la peur de perdre ceux qu'il aime.

"Et si l'amour s'abîme, se casse ou se déchire, pourrais-tu le recoudre, le recoller, le réparer ?"

"Je sais juste que je t'aimerai toujours."

Telle une étoile qui éclaire le ciel la nuit, l'amour maternel est inconditionnel et absolu et illumine la vie de l'enfant.

Les dessins colorés s'accordent parfaitement à cette magnifique histoire d'amour.

je-taimerai-toujours

 

Vous aimerez aussi :

Jeunesse  

 

Je t'aimerai toujours quoi qu'il arrive, Debi Gliori, adaptation française de Marie-France Floury, Gautier Languereau, 2011, 6.90

Publié dans Jeunesse Album

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La femme à la clé de Vonne VAN DER MEER

Publié le par Hélène

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♥ ♥

Un récit tout en émotions.

L'auteur :

Vonne van der Meer vit près d’Amsterdam. Ses précédents romans, La Maison dans les dunes (2005) et Le Bateau du soir(2006), situés sur une île frisonne, ont rencontré un énorme succès aux Pays-Bas. Le Voyage vers l’enfant, en cours d’adaptation au cinéma, débute sur cette même île de Vlieland et se poursuit jusqu’à Lima. (Présentation de l'éditeur)

L'histoire :

" Femme, 59 ans, d'apparence maternelle, hanches larges, voix agréable, vient vous border et vous faire la lecture avant que vous vous endormiez. Discr. assurée. Intentions sexuelles totalement exclues."

Voilà l'annonce un brin malicieuse que rédige Nettie, lorsque la recherche d'un travail devient inévitable, quelques mois après le décès de son mari. Sans expérience professionnelle à faire valoir, elle se tourne vers sa passion et propose aux âmes esseulées - chômeur célibataire, hôtesse de l'air divorcée, fillette qui boude l'école - ses services en tant que lectrice. ( Présentation de l'éditeur)

Ce que j'ai aimé :

Nettie est une femme discrète, veuve, qui cherche une activité rémunératrice. En faisant le tour de ses compétences, elle décide de proposer ses services en tant que lectrice. Bien sûr son rôle dépassera largement celui de lectrice, à l'écoute de ses "clients", elle est à la fois la confidente, la soeur, la mère et apporte bien plus que quelques pages de lecture. Parce que notre besoin de réconfort est infini, Nettie n'est jamais à court de demandes.

Nous retrouvons le charme discret de Vonne Van der Mer dans ces pages, pages émaillées de récits enchâssés, petites nouvelles que racontent Nettie le soir au creux du lit... Charme brumeux, qui file là où on ne l'attend pas forcément, atmospère douce et mélancolique.

Ce que j'ai moins aimé :

Le récit reste un peu court dans tous les sens du terme, il manque une dimension, et de pages pour densifier l'ensemble qui reste dans l'ombre de ses pairs comme Raymond Jean...

Premières phrases :

C'’était une douce soirée de printemps. On pouvait se passer de coupe-vent et de pulls, les nouer autour de la taille. Nous chantions en cette fin de journée, comme la veille et l’avant-veille. Mais l’impression de nouveauté avait disparu et rien ne laissait présager un incident particulier.« Nous ne sommes pas près de rentrer chez nous, la route est longue, la route est longue… » « Le petit pot de graisse sur la table j’ai posé… » « Et hop, les garçons ça ne vaut rien, hop, les garçons ça ne vaut rien. Et les filles, ça ne connaît rien au foot… »

Les garçons avaient mêlé leurs voix à celles des filles, pas seulement les garçons de notre classe mais tous ceux des écoles voisines et même de plus loin, pour chanter que les filles, ça ne vaut rien. Et que ça ne connaît rien au foot. Nous hurlions ces curieuses paroles comme si nous étions sur le sentier de la guerre. Le lendemain, quand serait décernée la médaille de la Marche de quatre jours, il fallait absolument avoir la voix cassée. Plus que cette médaille, l’extinction de voix était la preuve qu’on avait été de la partie."

Vous aimerez aussi :

Du même auteur :  Les invités de l’île de Vonne Van DER MEER

Autre : La lectrice de Raymond Jean

D'autres avis :

Babélio, cathulu

 

La femme à la clé, Vonne VAN DER MEER , traduit de lu néerlandais par Isabelle Rosselin, Héloïse d'Ormesson, août 2013, 208 p., 17 euros

 

rentrée littéraire2013 2

Publié dans Littérature Europe

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L’amant de Patagonie de Isabelle AUTISSIER

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥

« Comprend-on jamais les raisons d’un amour ? »

 

L’auteure :

 Isabelle Autissier est une navigatrice française, première femme à avoir accompli un tour du monde en compétition.

Isabelle Autissier, qui est née à Paris dans le 12e arrondissement, passe sa jeunesse à Saint Maur en région parisienne et découvre la voile en Bretagne dès l'âge de 6 ans.
En 1978, elle sort de l'École nationale supérieure agronomique de Rennes avec un diplôme d'ingénieur agronome (spécialisation en halieutique). En 1980, elle mène pour le compte du CORPECUM une recherche sur les langoustines et les gros crustacés. Cette activité de recherche se prolonge pour le compte de l'IFREMER, à La Rochelle sur les pêcheries du golfe de Gascogne. De 1984 à 1990, elle enseigne à l'École maritime et aquacole de La Rochelle.
En 1991, elle termine 7e au cours du BOC Challenge en réalisant l'exploit d'être la première femme à faire un tour du monde en course. C'est cette réussite qui la pousse à abandonner l'enseignement pour se consacrer entièrement à la course au large.

En 1996, elle participe au Vendée Globe à bord de PRB, mais est contrainte à l’abandon suite à la casse de son safran.

En 1999, au cours de la course en solitaire autour du Monde Around Alone (ex-Boc Challenge), elle chavire à 25 nœuds et son bateau reste à l'envers. Le skipper Giovanni Soldini viendra la sauver. C'est probablement cet accident qui accéléra la décision d'Isabelle Autissier d'abandonner les courses en solitaire. Elle continue néanmoins quelques courses en équipage.

Isabelle Autissier s'est également tournée vers l'écriture. Après plusieurs récits, essais, ainsi qu'un livret d'opéra, Homo Loquax, elle publie en 2009 son premier roman, Seule la mer s'en souviendra, l'histoire d'une supercherie en mer inspirée d'un fait réel – l'affaire Crowhurst en 1969. (Source : Babélio)

 

L’histoire :

1880, alors que l'évangélisation décime le Nouveau Monde, Emily est envoyée en Patagonie en tant que « gouvernante » des enfants du révérend. Elle qui ne sait rien de la vie découvre la beauté sauvage de la nature, les saisons de froid intense et de soleil lumineux, toute l'âpre splendeur des peuples de l'eau et de la forêt.

(Extrait de la Quatrième de couverture)

 

Ce que j’ai aimé :

Après la mort de ses parents, le jeune Emily laisse son destin la mener vers les terres âpres de Patagonie, à Ochouaya, où elle est dévolue à être gouvernante des enfants du révérend Bentley. Elle Fait alors la connaissance des « sauvages », les Yamanas, qu’elle va apprendre à connaître et apprécier. Humaine, elle ira au-delà des clichés d’anthropophagie et de sauvagerie pour découvrir leurs rites et leurs rapport harmonieux au monde. 

 Elle ressentira elle-même les sensations quasi surnaturelles de connivence avec la nature,  « Cette impression d’être la vague et de m’éclater sur le bord, d’être la branche et de ployer sous la brise. » (p. 171)  

 « Marcher, être uniquement attentive au crissement de mes pas, au toc-toc d’un pivert, à une mare que je devine sous les herbes par son odeur fade, tout cela focalise mes pensées. Il me semble que mon âme, ainsi au repos, en profite pour cicatriser de vieilles blessures. » (p.211)

 Mais si Emily rêve de concorde entre les peuples, la réalité la rattrape rapidement, elle se trouve au coeur des combats sanglants qui divisent les Blancs aux Yamanas ou Onas, les deux peuples de la région. Impuissante, elle assiste alors à la déchéance au fil des années de ces peuples primitifs.

 "L'amant de Patagonie" est un de ces indiens et si la relation que Emily va entretenir avec lui est essentielle dans le roman, elle ne le résume pas. En cela ce titre à l'eau de rose est très mal choisi. Ce que nous offre l'auteure c'est avant tout un très beau portrait de femme, et un tableau juste de cette époque et du choc sanglant des civilisations en présence. 

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Une très belle surprise de cette grande navigatrice et écrivain que j'avais déjà eu le plaisir d'apprécier avec son Kerguelen.

 

Ce que j’ai moins aimé :

La quatrième de couverture en dit beaucoup trop. Ne la lisez pas.

 Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Seule la mer s’en souviendra

Autre : Katherine Scholes La reine des pluies

 D’autres avis :

L’express Interview ; Miss AlfieThéoma 

L’amant de Patagonie, Isabelle Autissier, Le livre de poche, 2012, 6.10 euros

 

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Animaux solitaires de Bruce HOLBERT

Publié le par Hélène

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L’auteur :

 BRUCE HOLBERT a grandi au pied des Okanogan Mountains, dans l’État de Washington. Son arrière-grand-père, éclaireur indien de l’armée des États-Unis, était un homme respecté jusqu’à ce qu’il assassine son gendre, le grand-père de Bruce Holbert, qui s’est inspiré de cette tragédie pour son premier roman, Animaux solitaires. Il est diplômé de l’Université de l’Iowa où il enseigne aujourd’hui. Plusieurs des ses nouvelles ont été publiées dans des revues littéraires. (Présentation de l’éditeur)

 L’histoire :

 Comté de l’Okanogan, État de Washington, 1932. Russel Strawl, ancien officier de police, reprend du service pour participer à la traque d’un tueur laissant dans son sillage des cadavres d’Indiens minutieusement mutilés. Ses recherches l’entraînent au cœur des plus sauvages vallées de l’Ouest, là où les hommes qui n’ont pas de sang sur les mains sont rares et où le progrès n’a pas encore eu raison de la barbarie. De vieilles connaissances croisent sa route, sinistres échos d’une vie qu’il avait laissée derrière lui, tandis que se révèlent petit à petit les noirs mystères qui entourent le passé du policier et de sa famille.À l’instar des romans de Charles Portis ou de Cormac McCarthy, Animaux solitaires mêle avec brio les codes du western et ceux des plus grands romans noirs. Un premier roman remarquable dont on ne pourra oublier le héros mélancolique qui rêve d’imposer la justice aux confins de la civilisation. Quel que soit le prix à payer. (Présentation de l’éditeur)

 Mon avis :

Je suis peu sensible généralement aux romans mettant en scène des anti-héros, qu’ils soient insensibles, larmoyants, violents. Et ici encore… Enfin Russel Strawl n’est pas à proprement parler un anti-héros, non, il a juste défoncé le crâne de sa jeune femme à coups de poêlon parce qu’elle mettait un peu trop de temps à lui passer le poivre… Bon. Il n'aime pas quand c'est fade Russell... Disons qu'il est un « poil » porté sur la violence et qu’il est sait désormais que cette violence peut exploser à n'importe quel moment, inopinément…

 « Même dans la plus vertueuse des existences était tapie l’anarchie, telle une cartouche en place dans la chambre d’un fusil armé, et à tout moment le percuteur pouvait frapper l’amorce et propulser dans n’importe quelle direction la balle de plomb tournant sur elle-même. » (p. 27)

 Je n'ai pas réussi à avoir pitié de ce cow-boy perdu dans son mythe du grand ouest. Mais me direz-vous, Strawl n’est pas le seul personnage de ce roman. C’est vrai. Il y a son fils, Elijah… Oui, sauf que… Non. Oubliez le fils !

 Bruce Holbert nous emmène sur les terres des westerns, nous enjoignant à une réflexion sur la justice et sur la destruction des mythes. Dans ce roman très noir, les réflexions philosophiques, morales ou religieuses fusent, tant que les dialogues semblent artificiels, atrophiés par un trop plein d’idées.

 Je n’ai pas réussi à pénétrer cet univers, même si les passages lyriques contrebalancent cette violence inhérente aux personnages :

 « Il sentait la terre bouger sous lui, inventait le temps qui passe et les souvenirs et les fables que Jacob méprisait tant. Les maisons et les granges à l’horizon, les champs assoiffés, tout cela était enveloppé d’une tranquillité qui régnait même sur le fleuve. » (p. 208)

 Premières phrases :

 « Même au temps de Russell Strawl, il y avait dans l’Ouest ce mythe de l’homme fort qui parle peu. L’inverse était plus proche de la réalité. La géographie et les distances font que les gens restent peu nombreux et vivent loin les uns des autres, même pendant les périodes où le calme règne. »

Vous aimerez aussi :

Roman policier américain

 D’autres avis :

  http://www.marcvillemain.com/archives/2013/09/06/27965849.html

 

Animaux solitaires, Bruce Holbert, traduit de l’américain par Jean-Paul Gratias, Gallmeister, noire, juin 2013, 324 p., 23.60 euros

 

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Allumer le chat de Barbara CONSTANTINE

Publié le par Hélène

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♥ ♥

Un court roman très joyeux...

 

L’auteur :

 

Romancière, céramiste et scripte –elle a travaillé avec Cédric Klaplish – elle vit en région parisienne.

 

L’histoire :

 

 Bastos, le chat philosophe et pédant, parvient à échapper au fusil de Raymond. N'empêche qu'il le nargue ce chat ! Et il faut encore s'occuper du môme, un peu nul en foot, qui n'a rien trouvé de mieux que de choper de l'eczéma sur le visage... Sans compter son imbécile de père qui se fait encastrer par un cerf de deux cents kilos. Il y a franchement de quoi devenir allumé dans cette famille ! (Présentation de l'éditeur)


Ce que j’ai aimé :

Une bonne humeur communicative s’échappe de ces pages, comme si rien ne pouvait affecter les personnages. La tristesse n’existe pas, ou si peu : Martial meurt ? Personne ne le regrette, ni sa femme, ni sa maitresse, qui vont d’ailleurs se rapprocher suite à sa mort. Même ses parents vont en profiter pour modifier leur maison. Les suicides sont traités avec légèreté , au détour d’une phrase.

Les sentiments opposés, joie et bonheur sont tout aussi laconiques, pas un mot de trop, on ne s’épanche pas chez Barbara Constantine…

Il en résulte une lecture tendre, agréable sans être inoubliable, emplie de bons sentiments. Seuls souffrent ceux qui le méritent, et les autres vivent heureux au joyeux pays de Peter Pan…

Les chapitres sont courts, vivants, très dialogués, la lecture est aisée, vivante !

 

Ce que j’ai moins aimé :

La simplicité frôle quelquefois le ridicule, voire la caricature. Les thèmes abordés sont nombreux : mort, abandon, parentialité alcoolisme, sexualité, homosexualité, vieillesse, mais tous sont seulement survolés.

Le parler des personnages est sans nuances, caricatural lui aussi.

Un roman facile, dans tous les sens du terme...

 

Premières phrases :

« Il se plante devant la porte ouverte, jambes écartées, poings sur les hanches. Il hume l’air. La nuit s‘annonce douce et tranquille. Mais d’un coup, ses sourcils se froncent, une ombre passe, et sans se retourner…

- Passe-moi le fusil, j’vais allumer le chat ! »

 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Et puis Paulette

 

D’autres avis :

Cathulu, Papillon, Violette Kathel ; Lounima

 

Allumer le chat, Barbara Constantine, Points, septembre 2013, 288 p., 7.20 euros

 

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Le goût sucré des pommes sauvages de Wallace STEGNER

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥

L’auteur :

 http://wallacestegner.org/bio.html

 

L’histoire :

 « Il engagea la décapotable sur le chemin, et Margaret se laissa aller contre son dossier pour regarder le ciel se déverser sur elle en une enveloppante cascade de bleu »: un couple, ébloui par la splendeur de l'automne, sillonne les routes du Vermont. A la faveur d'une halte aux abords d'un village isolé, Ross sort pinceaux et chevalet, Margaret ramasse quelques pommes sauvages et aperçoit la silhouette fragile d'une jeune femme venant à sa rencontre. Entre rêve et mélancolie, cinq nouvelles de Wallace Stegner au sommet de son art. (Quatrième de couverture)

 Ce que j’ai aimé :

Ce petit recueil de nouvelles datant des années 50 contient de véritables pépites :

Le goût sucré des pommes sauvages : Un couple découvre une région du Vermont du bout du monde, des hameaux abandonnés avec quelques habitants dont une jeune fille dans un « chemin fantôme qui se termine en cul-de-sac au milieu de nulle part. » (p. 19)

Le couple erre parmi ces fermes abadonnées, le mari peint pendant que sa femme se promène, nous conviant à une ballade hors du temps qui emmène le lecteur dans ce no man’s land.  

Une nouvelle qui nous enjoint à savourer le présent et le goût sucré des pomme sauvages...

 Jeune fille en sa tour : 

Un homme retourne sur les lieux de son adolescence, dans une maison habitée jadis par l’élue de son cœur, et aujourd’hui attribuée à un funérarium.

Entre remords et regrets, le bilan d’un homme qui se fait prendre au piège du passé  : « cela le tenaillait comme une souffrance » p. 47

« Il ne trouvait pas de consolation à se dire que l’on ne pouvait prendre aucune direction sans tourner le dos à quelque chose. » (p. 47)

Guide pratique des oiseaux de l’ouest :

Un homme de 70 ans observe les oiseaux dans une maison isolée sur la proue d’une colline californienne, quand il est sommé d’assister à un dîner mondain organisé par des voisins, dîner durant lequel un jeune pianiste doit se produire.

Une nouvelle sur les relations humaines et leurs complexités, et sur ce monde artistique : l'impression pour ce jeune pianiste d’être incompris perdurera longtemps après cette soirée.

L'auteur nous offre de très belles pages sur l’observation de la nature :

« Le soleil, très bas, commence à filtrer sous le chêne et m’aveuglede reflets intenses Du pied de notre colline deux grands eucalyptus s’élèvent au-dessus des houx et des yeuses, et els feuilles ovales et flexibles de leur cime, pas très loin en contrebas, tournoient comme autant de poissons éblouissants en papier d’aluminium. Dans le sous-bois la caille se remet à caqueter. Une hirondelle passe au-dessus de la terrasse, décrit une embardée à la poursuite d’un insecte et s’en va. » (p. 58)

Fausse perles pêchées dans la fosse de Mindanao :

Un homme va découvrir des caractère forts, téméraires, des vies de passion plus que de raison.

Génèse :

Ma nouvelle préférée de ce recueil, la plus longue aussi .

Il s'agit d'un western : un jeune anglais Rusty accompagne dans la Saskatchewan une équipe de meneurs de bétail « chargé de rassembler et ramener aux stations de fourrage des veaux que l’on ne pouvait laisser hiverner dans la prairie."

Il va connaître alors l'aventure dans toute sa splendeur mais aussi dans toute sa dureté. Il sera difficile pour lui de s’intégrer dans cette équipe de cow-boys aguerris, mais le temps et les épreuves feront leur oeuvre. Rusty ressortira grandi de cette belle aventure dans le blizzard...

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Bilan :

Un recueil avec deux nouvelles qui prennent l’ascendant sur les autres la première et la dernière et qui revèlent le grand talent de cet auteur « doyen des écrivains de l’ouest », maître pour les romanciers de l’école du Montana. 

Une très belle découverte !

 Ce que j’ai moins aimé :

  Comme dans tout recueil de nouvelles, certaines plaisent plus que d'autres...

 Premières phrases :

 « Ils roulèrent sur une chaussée égale, dont les bas-côtés avaient été creusés par la lame d’une niveleuse. Puis la route obliqua sur la doroite, et un écriteau peint cloué  à un poteau leur annonça : « Harrow. » Harrow, ils en venaient. Droit devant, en revanche, un chemin peu passant filait entre deux hauts talus pareils à des haies vives. »

 Vous aimerez aussi :

 Du même auteur : La vie obstinée

D’autres avis :

 Lmda 

Babélio 

 

Le goût sucré des pommes sauvages, Wallace stegner, traduit de l’anglais (EU) par Eric Chédaille, Points, 302 p., 10 euros

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