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La descente de Pégase de James Lee BURKE

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥ ♥

 

L’auteur :

 James Lee Burke est né à Houston (Texas) le 5 décembre 1936. Deux fois récompensé par l'Edgar, couronné Grand Master par les Mystery Writers of America, lauréat en France du Grand Prix de littérature policière (1992) et deux fois du Prix Mystère de la Critique (1992 et 2009), James Lee Burke est le père du célèbre policier louisianais Dave Robicheaux. (Source : Editeur)

 

L’histoire :

  Trish Klein, jeune femme énigmatique, débarque à New Iberia, Louisiane, pour jouer dans les casinos du coin avec des billets de cent dollars marqués à l'encre rouge. C'est la fille unique d'un convoyeur de fonds que Dave Robicheaux a connu vingt ans plus tôt, et qui a été assassiné sous ses yeux. Que veut Trish Klein ? Existe-t-il un lien entre cette affaire ancienne et le suicide présumé d'une étudiante ? Et qui est l'étrange vagabond dont on a découvert le cadavre dans un fossé ? Au croisement de tous ces mystères se trouve un truand nommé Bellerophon Lujan... (Source : Editeur)

 

Ce que j’ai aimé :

 Trois affaires voient le jour en parallèle : le suicide inexpliqué d’une jeune étudiante que rien ne prédisposait à mettre fin à ses jours, la découverte du corps d’un vagabond retrouvé après avoir été renversé par une voiture qui a pris la fuite, une enquête sur une arnaqueuse  de haut vol qui erre dans les casinos.

Dave Robicheaux va plonger dans ces enquêtes, avec ténacité, persuédé que les apparences sont trompeuses et que tout un chacun a droit à la vérité après sa mort. ALors même si le suicide ne fait pas de doute, il va chercher à comprendre, par hommage pour la jeune fille et son père, ce qui a pu la pousser à cette extrémité. Tout comme il va chercher qui a pu renverser un vagabond dont personne ne se préoccupe en le laissant mourir sur le bord de la route. Par contre, il laisse libre la jeune arnaqueuse, en hommage peut-être à son père, Dallas Klein, assassiné sous ses yeux plusieurs années auparavant. Il pense plutôt qu'elle est venue se venger de l'assassin de son père. Tout comme lui pourrait être tenté de le faire...

Car Dave Robicheaux est un être complexe, profondément humaniste mais qui n'est pas sans ressentir une violence latente, liées à ses cicatrices, à son passé, à ses expériences. Il lutte contre ses mauvais penchants, son alcoolisme passé, et défend son idée de la justice qui quelquefois nécessite quelques coups de poing... Il est un être à part, immensément riche humainement et intellectuellement parlant. De ceux qui n’hésitent pas à hypothéquer leur maison pour payer la caution d’un homme innocent. 

 « Faut jamais oublier qui tu es pour en pas devenir comme ceux qui t’entourent. Chaque nuit, tu te dis et tu te répètes que t’as un endroit spécial à l’intérieur de toi où tu vis, c’est comme une cathédrale privée que personne ne peut toucher ? C’est ça le secret de la santé mentale, lieutenant. Mais ton endroit spécial, faut surtout en parler à personne. » (p. 254)

Ceux qu'il cotoie et contre lesquels il lutte sont tout aussi denses, les frontières entre moralité et meurtre ne sont pas si transparentes que cela chez James Lee Burke. A l'image des personnages complexes, l'intrigue connait de multiples rebondissements, des zones d’ombre s’éclairent peu à peu pour dévoiler plus de violence, plus de désœuvrement chez les jeunes dans un monde qui change.

« Ce pays n’est plus celui dans lequel on a grandi. C’est les raclures de bas étage qui le gouvernent, du haut de la pyramide jusque en bas. Sauf que maintenant, ils font ça légalement, ils ont des diplômes et des costumes à deux mille dollars. » (p.369)

 Pour se préserver de ce monde qui éclate, Dave et sa femme s'octroient des moments d’intimité, pour oublier la violence du dehors, des oasis de paix pour profiter de chaque minute avant que l'éternité ne les rattrape : 

 « Molly et moi ouvrîmes en grand toutes les fenêtres afin d’inonder la maison des parfums frais de l’orage avant de préparer une salade de pomme de terre et des sandwiches au jambon et à l’oignon que nous mangeâmes dans la cuisine, le tout arrosé de thé glacé. (…) La vapeur monta du bayou et le ciel orageux devint d’un noir d’encre. Les lampadaires s’allumèrent dans City Park et des torrents de feuilles dégringolèrent des arbres jusque dans l’eau. »

 

Ce que j’ai moins aimé :

 - Rien, je vais me précipiter sur la suite La nuit la plus longue qui évoque l’arrivée de Katrina.

 

Premières phrases :

 « Au début des années quatre-vingt, à l’époque où je séchais régulièrement des doses de Jim Beam que je faisais suivre d’une bière, j’avais participé à un programme d’échange entre les forces de police de La Nouvelle-Orléans et une académie de recrues de la police située dans le comté de Dade, en Floride. »

 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur sur ce site :  Dernier tramway pour les Champs-Elysées de James Lee BURKE ; La rose du cimarron de James Lee BURKE 

 

Série Dave Robicheaux

La Pluie de néon,

Prisonniers du ciel,

Black Cherry Blues

Une saison pour la peur

Une tache sur l'éternité

Dans la brume électrique avec les morts confédérés

 Dixie City

Le Brasier de l'ange

Cadillac Jukebox

Sunset Limited

Purple Cane Road

Jolie Blon's Bounce

Dernier Tramway pour les Champs-Élysées

L'Emblème du croisé

La Descente de Pégase

La Nuit la plus longue

Swan Peak

L'Arc-en-ciel de verre

Créole bellePayot et RivagesÀ paraître le 16 avril 2014

 

La descente de Pégase, James Lee Burke, traduit de l’anglais (EU) par Patricia Christian, Rivages poche, 2013, 10.65 euros

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Tessa de Marc VILLARD

Publié le par Hélène

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Lundi dernier la SNCF distribuait des courtes nouvelles dans les trains franciliens.

http://www.20minutes.fr/societe/1276387-20140120-ceux-aiment-lire-prendront-train

Parmi celles-ci, j'ai pu découvrir "Tessa" de Marc Villard.

 

Le pitch :

Un braquage qui tourne mal, et voilà Fly, blessé à l'épaule et seul dans les rues de Villeneuve-lès-Avignon. Recherché par les gendarmes, il finit par trouver refuge dans la maison de Tessa, une jeune photographe qui vit seule. (Source : Babélio)

Mon impression est mitigée. En raison sans doute du format de la nouvelle, tout va trop vite :

- le style est coupé au couteau (sujet verbe complément),

- les personnages ont une psychologie assez sommaire : le méchant a tout de même un grand coeur (qui s'ouvre très vite), la jeune fille a un passé trouble qui explique ses dérives actuelles, des profils assez classiques somme toute...

- l'intrigue est peu crédible à mes yeux.

Mais nous sommes tout de même bien au-dessus d'un Guillaume Musso ou d'un Gilles Legardinier...

AInsi sur le dispositif lui-même je dirais que le bilan est plutôt positif puisque finalement il enjoint les voyageurs à lire autre chose que ce qu'ils ont l'habitude de lire. Malheureusement, ils n'ont pas le temps de finir la nouvelle pendant un voyage en train. Il aurait fallu pour ce faire des récits de 20 pages quand ici il en compte une soixantaine.

Un petit macaron posé sur la couverture nous encourage à faire voyager ce livre de main en main : "Ce livre aime le train, faites-le voyager de main en main."

J'aime beaucoup cette idée de livre voyageur, aussi mon exemplaire retrouvera dés demain les banquettes des trains...

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Un avion sans elle de Michel BUSSI

Publié le par Hélène

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L'auteur :

      Après une thèse de doctorat de géographie, Michel Bussi a été recruté à l’Université de Rouen en 1993.

Il est professeur de géographie et directeur du laboratoire de modélisation et traitements graphiques en géographie.

Comme chercheur universitaire, il publie depuis une vingtaine d’années des articles et ouvrages scientifiques, principalement sur la géographie politique (dont beaucoup sur la région).
Son premier roman, Code Lupin, s'est vendu à plus de 7 000 exemplaires et a ensuite été publié en feuilleton, pendant 30 jours lors de l'été 2010 par le quotidien Paris Normandie. Son deuxième roman, Omaha crimes, a obtenu le prix Sang d'encre de la ville de Vienne en 2007, le prix littéraire du premier roman policier de la ville de Lens 2008, le prix littéraire lycéen de la ville de Caen 2008, le prix Octave-Mirbeau de la ville de Trévières 2008 et le prix des lecteurs Ancres noires 2008 de la ville du Havre, devant les meilleurs auteurs de polar de l'année.
Il publie en 2008 son troisième roman, Mourir sur Seine, qui se déroule pendant l'Armada 2008 de Rouen, et qui s'est vendu en quelques semaines à plusieurs milliers d'exemplaires. Mourir sur Seine a obtenu en 2008 le prix du Comité régional du livre de Basse-Normandie (prix Reine Mathilde). 

Il a publié en 2009 un nouveau roman, Sang famille, destiné à la fois aux adultes et aux adolescents. En 2010, il participe au recueil de nouvelles Les Couleurs de l'instant, avec une longue nouvelle, T'en souviens-tu mon Anaïs ?, qui se déroule à Veules-les-Roses et traite de la « légende » d'Anaïs Aubert.

À partir de 2010, il est publié aux Presses de la Cité. Son roman Nymphéas noirs, huis-clos qui se déroule dans le village de Giverny, sort le 20 janvier 2011. Il obtient un succès critique et populaire important, et remporte notamment le prix des lecteurs du festival Polar de Cognac, le prix du polar méditerranéen (festival de Villeneuve-lez-Avignon), le prix Michel Lebrun de la 25e heure du Mans, le prix des lecteurs du festival Sang d'Encre de la ville de Vienne (« gouttes de Sang d'encre »), le Grand prix Gustave Flaubert de la Société des écrivains normands, devenant ainsi le roman policier français le plus primé en 2011.

Salué par Gérald Collard comme le polar de l'année, Un avion sans elle est récompensé par le prix Maison de la presse 2012, le prix du roman populaire 2012 et le prix du meilleur polar francophone 2012 (Montigny-les-Cormeilles). Vendu à plus de 40 000 exemplaires

(Source : Babélio)

 L'histoire :

       Lyse-Rose ou Emilie ? Quelle est l'identité de l'unique rescapé d'un crash d'avion, un bébé de trois mois ? Deux familles, l'une riche, l'autre pas, se déchirent pour que leur soit reconnue  la paternité de celle que les médias ont baptisée Libellule. Dix-huit ans plus tard, un détective privé prétend avoir découvert le fin mot de l'affaire, avant d'être assassiné, laissant derrière lui un cahier contenant tous les détails de son enquête. Du quartier parisien de la Butte-aux-Cailles jusqu'à Dieppe, du Val-de-Marne aux pentes jurassiennes du mont Terrible, le lecteur est entraîné dans une course haletante jusqu'à ce que les masques tombent. Hasards et coïncidences ne sont-ils que les ricochets du destin ? Ou bien quelqu'un, depuis le début, manipule-t-il tous les acteurs de ce drame ? (Source : Babélio)

 Ce que j'ai aimé :

 Ce roman est tellement un page turner tellement turner que j'ai tourné les pages plus vite que ma lecture, oui, j'avoue, je l'ai lu en diagonale.  Parce que soyons honnête dans ce roman le seul intérêt est la résolution de l'intrigue ! L’ensemble est très dilué, avec des longueurs démentielles si bien qu’il est très facile de le lire en diagonale tout en gardant le fil… 

La psychologie est un très sommaire : entre l'amoureux transi qui harcèle sa belle à coup de textos et d'appels intempestifs, la jeune femme parfaite insaisissable, la jeune psychopathe, les clichés s’accumulent.

Les idées sont tout aussi sommaires : ne vous fiez pas aux apparences, les méchants ne sont pas si méchants ni les gentils si gentils...

L'ensemble ne tient que grâce à cette intrigue démoniaque, mais malheureusement, un indice qui crève les yeux nous met rapidement sur la voie... Il n'en reste pas moins que les rebondissements s'enchaînent, que les contre la montre se mettent en place, que les personnages se dévoilent au fil des pages, et tout cela peut ferrer le lecteur. 

Qui sortira de sa lecture comme sonné, comme quand on passe un après midi devant la télé, devant des séries ou des films ineptes qui ont juste eu le mérite de nous faire passer -ou perdre selon le point de vue- notre temps... 

 Premières phrases :

 "L'Airbus 5403 Istanbul-Paris décrocha. Un plongeon de près de mille mètres en moins de dix secondes, presque à la verticale, avant de se stabiliser à nouveau. La plupart des passagers dormaient. Ils se réveillèrent brusquemnt, avec la sensation terrifiante de s'être assoupis sur le fauteuil d'un manège de foire."

 D'autres avis :

 Babélio


Un avion sans elle, Michel Bussi, Pocket, mars 2013, 7.60 euros

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Eucalyptus de Murray BAIL

Publié le par Hélène

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L'auteur :

Né à Adélaïde en 1941, Murray Bail est l’auteur de deux recueils de nouvelles et de cinq romans. Traduite en vingt-cinq langues, son œuvre lui a valu de nombreuses distinctions, dont les prestigieux Commonwealth Writers Prize et Miles Franklin Award en 1999.
La Traversée (Actes Sud, 2013) est son troisième roman traduit en français après Eucalyptus (Robert Laffont, 1999) et Les Pages (Les Allusifs, 2010). (Source : Actes sud)

 

L'histoire :

Il était une fois, dans les terres perdues du sud de l'Australie, un homme qui plantait des eucalyptus, jusqu'à posséder toutes les variétés de la création. Sans répit, Holland se consacre à son étrange folie. Voici les ingrédients de ce conte moderne : une forêt (d'eucalyptus), un père, tel un roi solitaire, une princesse, sa fille Ellen. Et une décision irrévocable : sa fille se mariera avec l'homme, qui, comme lui, sera capable de reconnaître et de nommer chaque espèce d'eucalyptus. Les prétendants se bousculent. Le roi perd patience. La princesse se morfond. Jusqu'au moment où... Murray Bail, tel un botaniste scrupuleux, mais aussi insidieusement ironique, nous raconte les métamorphoses d'un père. Et celle d'une femme en devenir.

 

Mon avis :

Plusieurs récits s'entrecroisent dans ce roman luxuriant : le récit principal autour de la recherche originale du gendre de Holland, des paragraphes sur les eucalyptus, réservés m'est avis aux initiés botanistes, un peu longs pour les autres, puis des histoires plus courtes, racontées par un jeune homme mystérieux, contes dédiés à la fille de Holland. 

Si bien que le fil de la narration est sans cesse rompu, pour des passages moins passionnnants, pour ne pas dire ennuyeux. Les histoires que racontent le jeune homme pourraient apporter une touche de poésie, mais bien souvent ces histoires sont sombres, tragiques. 

"Il n'est peut-être pas exagéré de dire que le formidable instinct qui pousse les hommes à la mesure, et qu'on prend souvent, à tort, pour du pessimisme, est contrebalancé par l'optimisme épanoui des femmes, lequel n'est rien moins que la vie elle-même ; leur éternel atout." (p. 253)

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Premières phrases :

"Nous pourrions commencer par desertorum, nom vulgaire du mallee à crochets. Ses feuilles s'effilent jusqu'à former un fin crochet et il se rencontre en général dans les régions semi-désertiques de l'intérieur.

Mais desertorum (pour commener) n'est jamais qu'une espèce d'aucalyptus parmi de centaines d'autres ; il n'y a pas de chiffre précis." 

 

D'autres avis :

Folfaerie

 

Eucalyptus, Murray Bail, traduction de Michèle Albaret-Maatsch, 10/18, janvier 2008, 268 p., 

 

Publié dans Littérature Océanie

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Au revoir là-haut de Pierre LEMAITRE

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥

Prix Goncourt 2013

 

L’auteur :

 Né à Paris, Pierre Lemaitre a beaucoup enseigné aux adultes, notamment les littératures française et américaine, l’analyse littéraire et la culture générale.

Il est aujourd’hui écrivain et scénariste. Il a rendu hommage à ses maîtres (James Ellroy, William McIlvanney, Bret Easton Ellis, Émile Gaboriau…) dans son premier roman, "Travail soigné", qui a obtenu le Prix Cognac en 2006.

"Alex", prix des lecteurs du livre de poche, deuxième volet de la trilogie Verhoenen renoue avec le style de narration de "Robe de marié"(2009), publié entretemps après Travail soigné (2006).
En 2010 sort "Cadres noirs" qui rompt avec le style de ses autres polars.

Le troisième volet de la trilogie "Sacrifices" sort en octobre 2012.

Son premier roman Travail soigné, Pierre Lemaitre est un hommage à ses inspirateurs : Bret Easton Ellis, Émile Gaboriau, James Ellroy, William McIlvanney.

Son deuxième roman, Robe de marié (Calmann-Lévy, 2009), met en scène Sophie, une trentenaire démente, qui devient une criminelle en série amnésique.

Lemaitre aborde ensuite le thriller social avec "Cadres noirs" (Calmann-Lévy, 2010) : un cadre au chômage qui accepte de participer à un jeu de rôle en forme de prise d'otages. Le livre est inspiré d'un fait divers réel survenu en 2005 à France Télévisions.

Alex, est le quatrième roman de Pierre Lemaitre, il est axé sur l'identification,Clé du thriller : l'héroïne y est à la fois victime et meurtrière jusqu'à la conclusion qui nous offre un nouveau retournement de situation.

"Les grands moyens" est une nouvelle aventure de Camille Verhoeven, en marge de la trilogie commencée avec Travail soigné, poursuivie avec Alex et achevée avec Sacrifices
"Sacrifices" est l'aboutissement de la destinée du héros récurrent, Camille Verhœven.
En 2013 sort "Au revoir là haut" récompensé du Prix Goncourt 2013. (Source : Babélio)

 

L’histoire :

 Sur les ruines du plus grand carnage du XXe siècle, deux rescapés des tranchées, passablement abîmés, prennent leur revanche en réalisant une escroquerie aussi spectaculaire qu'amorale.Des sentiers de la gloire à la subversion de la patrie victorieuse, ils vont découvrir que la France ne plaisante pas avec ses morts...

Fresque d'une rare cruauté, remarquable par son architecture et sa puissance d'évocation,"Au revoir là-haut" est le grand roman de l'après-guerre de 14, de l'illusion de l'armistice, de l'Etat qui glorifie ses disparus et se débarrasse de vivants trop encombrants, de l'abomination érigée en vertu.

Dans l'atmosphère crépusculaire des lendemains qui déchantent, peuplée de misérables pantins et de lâches reçus en héros, Pierre Lemaitre compose la grande tragédie de cette génération perdue avec un talent et une maîtrise impressionnants.(Source : Babélio)

 

Ce que j’ai aimé :

 Au revoir là-haut retrace le destin atypique de deux rescapés de la guerre 14-18 qui vont mettre sur pied un projet fou, une arnaque sans nom pour devenir millionnaire et s’abstraire d’une situation de pauvreté extrême lié à leur statut de poilus.  

Les deux protagonistes sont assez différents : d’un côté Edouard, issu d’une famille fortunée, gueule cassée, fantasque, mais abasourdi par ce qu’il a perdu à la guerre, et à l’opposé Albert, plus timide, maladroit, frileux, oppressé par une mère castratrice. Ces deux ressuscités vont apprendre à cohabiter, et les projets de l’un vont nourrir la vie de l’autre. Albert a une dette envers Edouard, si bien qu’il va l’accompagner dans sa folie, quoi qu’il arrive, dans une belle amitié, à la vie à la mort.

Parallèlement, dans l’ombre, le lieutenant Pradelle agit, tire des ficelles, décidé à accéder aux hautes sphères de l’argent et de la politique, sans scrupules aucun.

Pierre Lemaître peint le paysage de l’après-guerre ironique puisque la France s’occupe davantage des morts que des vivants. Les monuments fleurissent tandis que les poilus périssent…

Ce roman dense explore également d’autres sujets : l’amour filial, l’amour conjugal, les ravages que peuvent provoquer des arrivistes avides d’argent et de gloire, mais aussi la  loyauté représentée par Albert bien sûr, mais aussi au travers du personnage de Bertin, personnage de l’ombre mésestimé à tort. Choisira-t-il de dénoncer les abus liés à l’enterrement de corps des soldats tués, ou acceptera-t-il les promotions et l’argent qu’il pourrait obtenir s’il enfouit dans les catacombes ses remarques ?

Certains faits sont réels, d’autres imaginaires, mais l’ensemble, porté par une écriture vivante et fluide, vibre d’authenticité !

Un grand roman populaire à l’image des récits d’Alexandre Dumas. A conseiller.

 

 Ce que j’ai moins aimé :

 - Rien 

 

Premières phrases :

 "Ceux qui pensaient que cette guerre finirait bientôt étaient tous morts depuis longtemps. De la guerre, justement. Aussi, en octobre, Albert reçut-il avec pas male de scepticisme les rumeurs annonçant un armistice. Il ne leur prêta pas plus de crédit qu'à la propagande du début qui soutenait, apr exemple, que les balles boches étaient tellement molles qu'elles s'écrasaient comme des poires blettes sur les uniformes, fiasant hurler de rire les régiments français. En quatre ans, Albert en aavit vu un paquet, des types morts de rire en recevant une balle allemande."

 

 

Vous aimerez aussi :

 Du même auteur : Robe de marié

Autre : La chambre des officiers de Marc DUGAIN

 

D’autres avis :

Chez Babélio

 

Au revoir là-haut, Pierre Lemaître, Albin Michel, aout 2013,573 p., 22.55 euros

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Pawnee de Patrick PRUGNE

Publié le par Hélène

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♥ ♥

 

L'auteur :

 

http://patrickprugne.com/

 

L'histoire :

Alban, jeune soldat français envoyé en Louisiane et porté déserteur, partage à présent la vie des indiens Minetaree. Solidement lié d'amitié avec le trappeur Toussaint Charbonneau, il a abandonné tout espoir de retrouver Louis, l'ami qui l'avait accompagné en Amérique avant de tomber aux mains des Pawnees. Sa décision est prise, il va rentrer en Europe... Malheureusement, son chemin croise celui de guerriers Shawnees, et d'une bande de miliciens. Si ces derniers sauvent la vie d'Alban, ils se révèlent d'une sauvagerie et d'une cruauté bien supérieure à celle des indiens qu'ils sont censés combattre...

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Ce que j'ai aimé :

Les dessins sont magnifiques, chaque planche est un véritable chef d'oeuvre, travaillé jusque dans le moindre détail. "J'aime bien fixer les courts moments dans une illustration. Avant, après, ... que s'est-il passé ? Que va-t-il se passer ?" explique l'auteur dans un dossier riche ajouté en fin d'album.  Ainsi ses aquarelles témoignent brillamment de ces instants suspendus durant lesquels tout peut encore advenir. Il s'est considérablement documenté sur les indiens, parvenant ainsi à rendre un vibrant hommage à la beauté de leurs parures ou de leur maquillage.

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Le contexte historique est celui de la  fin XIXème en Amérique du Nord, et de l'avancée des colons américains sur les terres indiennes. A partir de 1811 les indiens livrent une guerre sans merci aux colons blancs. Sur fond de lutte clanique, Patrick Prugne plante une intrigue centrée autour de la disparition de deux jeunes hommes que recherchent notamment la soeur de l'un des jeunes hommes. Les personnages sont fascinants : indiens plus humains que sanguinaires, miliciens violents et sans scrupules, hommes blancs à l'identité floue...

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Malheureusement, à mes yeux, le scénario n'est pas à la hauteur de ces dessins à couper le souffle, il souffre d'un défaut frustrant...

 

Ce que j'ai moins aimé :

- Le saut temporel est surprenant : avant la fin de l'aventure, on passe de juin 1811 à novembre 1811, soit pour que le tome suivant raconte ce qui a pu se passer entre cet été meurtrier et cet hiver neigeux, soit  parce que sinon la Bd aurait été trop longue. Quelle que soit la raison, c'est frustrant ! Le lecteur est en pleine lecture, passionné par la recherche de la jeune Angèle, par ses aventures, par les errances d'Alban, en pleine tension, et tout à coup, sans explication, une ellipse temporelle vient tout gâcher et tout est résolu...

- Il est tout de même préférable de lire « Frenchman » avant ce tome-ci.

 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Frenchman

 

D'autres avis :

Babélio

 

Pawnee, Patrick Prugne, Daniel Maghen, août 2013, 19,50 euros

 

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BD Mango bleu

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Toutes les nuits du monde de CHI Zijian

Publié le par Hélène

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♥ ♥

« Sans pureté, pas d’enfance. Et sans enfance, le présent si riche ne serait pas. »

 

L’auteur :

 Chi Zijian est née en 1964 dans la province de Heilongjiang, où elle réside toujours. Elle commence à publier dès 1985. Son écriture tour à tour sensible et poétique s’attache à décrire les réalités les plus banales de la vie. En 2008, elle a obtenu le grand prix Mao Dun pour son roman Le Dernier Quartier de la lune

Trois de ses ouvrages ont paru aux éditions Bleu de Chine : Le Bracelet de JadeLa Danseuse de Yangge et La Fabrique d’encens. Elle est le seul écrivain à avoir obtenu trois fois le prestigieux prix Lu Xun (Source : Editeur)

 

L’histoire :

Fillette ou jeune veuve, les femmes qui habitent les deux récits de Chi Zijian ont les pieds dans la terre des campagnes chinoises et les yeux au plus près du ciel.
Elles aiment les tours de magie, les histoires de revenants, les nuages qui dansent dans le ciel immense.

Elles ont le cœur grand ouvert aux rencontres et savent découvrir le secret des plus humbles, le tendre aubier sous l’écorce.

Et quand approche le moment des adieux, à la saison qui s’achève ou aux êtres chers qui disparaissent, elles lèvent les yeux vers les étoiles et accueillent la nuit qui vient. (Source : Editeur)

 

Ce que j’ai aimé :

 Deux récits dans ce recueil :

Enfance au village du grand nord : raconte l’histoire d’une enfant placée chez sa grand-mère parce qu’elle est trop « insupportable, bavarde et désobéissante. » Au fil des jours la petite fille va changer, en rencontrant notamment sa vieille voisine Nainai, ou en découvrant le secret de son grand-père.

Un très beau récit sur l'enfance et le passage doucereux vers une ouverture au monde, avec la découverte des secrets des autres, de la densité de la vie, de la mort omniprésente, mais aussi de l'amour transcendant.

Toutes les nuits du monde : Une jeune femme a perdu son mari  dans un accident de voiture.

Il s'agit plus d'un récit d’atmosphère. La jeune femme entreprend un voyage dans un village minier et erre au fil de ses rencontres, de ses conversations. 

« J’achetai des galettes au sésame, une portion de bœuf sauté à la sauce soja, puis une bouteille d’alcool de sorgho dans un supermarché, avant de porter mes pas vers la ruelle du Yang retrouvé. A cette heure où tombait la nuit, je désirais encore profiter pleinement de quelques chansons populaires, afin de m’imprégner du délicat parfum des flocons de neige. » (p. 127)

 La jeune femme va apprendre à faire son deuil : dans ce village qu'elle visite, les disparitions et les morts sont monnaie courante en raison du travail harrassant que les hommes doivent fournir dans les mines. La jeune femme rencontre d'autres êtres en souffrance, qui s'échappent de la dure réalité par les chants qui enchantent leur douleur, ou par des croyances qui les rassurent : les revenant cotoient les vivants et les guident dans leurs choix. La vie jaillit de ces brefs moments de communion entre les villageois et la jeune femme, un lien humain qui s'avère plus fort que la mort.

Un récit très évocateur, tout en retenue...

"C’est dans les faits qu’on pourrait croire banals et anodins que résident le charme éternel de l’existence humaine et ses limites inéluctables." (Chi Zijian).

 

Ce que j’ai moins aimé :

- Rien.


 

Premières phrases :

"Sans pureté, pas d'enfance. Et sans enfance, le présent si riche ne serait pas.

Cette histoire vraie est arrivée il y a plus de dix ans, à l'âge tendre de mes sept ou huit ans.

Un coup de sirène. Le bateau lève l'ancre. Lentement, il s'ébranle.

Maman s'en va. Grande soeur aussi. Et petit frère. J'ai envie de pleurer."

 

Vous aimerez aussi :


 

Littérature Asie de l'Est


 

Toutes les nuits du monde, CHI Zijian, récits traduits du chinois par Stéphane Levêque avec le concours d’Yvonne André, Picquier, octobre 2013, 175 p., 18 euros


 

Publié dans Littérature Asie

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Dossier 64 de Jussi ADLER OLSEN

Publié le par Hélène

♥ ♥

La quatrième enquête du département V

L’auteur :

 On ne présente plus le danois Jussi Adler-Olsen, abonné aux premières places des listes de best-sellers dans le monde entier. Ancien éditeur, il connaît un succès sans précédent avec Département V, série best-seller qui devrait au total compter onze volumes.

Cette série a été récompensée par les prix scandinaves les plus prestigieux: le Prix de la Clé de Verre du meilleur thriller scandinave, le Prix des Lauriers d'Or des Libraires et le Prix des Lecteurs du meilleur livre danois.

 En France, Miséricorde a été récompensé par le Grand Prix des Lectrices de ELLE 2012 et le Prix des lecteurs du Livre de Poche 2013.

 La série est traduite ou en cours de traduction dans plus de 40 pays, et s'est déjà vendue à plus de 10 millions d'exemplaires dans le monde.  (Présentation de l’éditeur)

 Présentation de l'éditeur :

À la fin des années 80, quatre personnes disparaissent mystérieusement en l'espace de quelques jours. Jamais élucidée, l'affaire se retrouve sur le bureau du Département V. 

Carl Mørck et ses improbables assistants, le réfugié syrien Assad et la pétillante Rose, ne tardent pas à remonter jusqu'aux années 50 où s'ouvre un sombre chapitre de l'histoire danoise : sur la petite île de Sprögo, des femmes sont internées et stérilisées de force sous la direction du docteur Curt Wad, obsédé par l'idée d'un peuple « pur ». L'une d'elle, patiente n°64, est Nete Hermansen...

Plongé dans une terrible histoire de vengeance, Mørck enquête cette fois dans le milieu politique opaque d'une société danoise où l'influence des extrêmes se fait sentir. 

 Mon avis :

 Ce qui faisait l’originalité de cette série tenait dans ses personnages mystérieux : Assad au passé opaque, Rose aux multiples personnalités, Carl et ses ex… Or dans ce 4ème tome, Carl roucoule avec Mona et devient pathétique, Assad devient terne, on n’en apprend pas plus sur son passé, et Rose est très sage. Ils ne se disputent même plus avec collègues ou hiérarchie, ou à peine. Tout devient édulcoré, fade. Plus d’humour, de décalage, retour vers du classique. Bon, soit.

 Dans ce cas attachons-nous à l’intrigue, est-elle palpitante, haletante ? Eh bien non, car dés le début nous savons qui est responsable des disparitions dont s’occupent le trio. Les chapitres alternent les époques : 2010, date de l'enquête et 1987 qui nous ramène au destin tragique de Nete Hermansen, femme meurtrie qui nous raconte son histoire. Elle revient sur les raisons à l'origine des disparitions et l'on sait rapidement qui en est à l'origine.  Aucun suspens donc, ou si peu du reste qu'il passe inaperçu.

 Inspiré d’une histoire vraie, nous pourrions donc nous intéresser au fond de l'histoire : l'internement sur l’île de Sprogo de ces femmes jugées inadaptées à la société, et stérilisées contre leur gré. La montée en puissance d'un parti politique prônant ce type de pratique eugéniste fait froid dans le dos. Bien sûr cet aspect est intéressant, mais nous plongeons dans une atmosphère tellement glauque, glaçante et étouffante qu'au final cette lecture laisse une impression désagréable.

 Premières phrases :

 "Pendant un court moment de relâchement, elle se laissa aller à une sensation de bien-être. Tout y participait : la coupe de champagne glacée et fragile entre ses doigts, le bourdonnement des voix et la main de son mari posée légèrement sur sa hanche. Si elle faisait abstraction de ce qu'on éprouve quand on tombe amoureux, elle n'avait souvenance que de brefs instants, dans une enfance très lointaine, qui lui aient procuré un sentiment semblable à celui-là."

 Vous aimerez aussi :

 Du même auteur : Le tome 1 Miséricorde, le tome 2 Profanation, le tome 3 Délivrance

Autre :  Roman policier nordique

 D’autres avis :

 Lecture commune avec Yves, Liliba et Lystig

Val ; Hélène 

 

Dossier 64, la 4ème enquête du département V, Jussi Adler Olsen,  traduit du danois par Caroline Berg, Albin Michel, janvier 2014, 22.90 euros

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Demain, j'arrête de Gilles LEGARDINIER

Publié le par Hélène

 

Un roman "feel silly"


 

L’auteur :

 http://gilles-legardinier.com/bio.php

 

L’histoire :

 Comme tout le monde, Julie a fait beaucoup de trucs stupides.
Elle pourrait raconter la fois où elle a enfilé un pull en dévalant des escaliers, celle où elle a tenté de réparer une prise électrique en tenant les fils entre ses dents, ou encore son obsession pour le nouveau voisin qu'elle n'a pourtant jamais vu, obsession qui lui a valu de se coincer la main dans sa boîte aux lettres en espionnant un mystérieux courrier… Mais tout cela n'est rien, absolument rien, à côté des choses insensées qu'elle va tenter pour approcher cet homme dont elle veut désormais percer le secret. Poussée par une inventivité débridée, à la fois intriguée et attirée par cet inconnu à côté duquel elle vit mais dont elle ignore tout, Julie va prendre des risques toujours plus délirants, jusqu'à pouvoir enfin trouver la réponse à cette question qui révèle tellement : pour qui avons- nous fait le truc le plus idiot de notre vie ? 

 

Mon avis :

 Je vais vous dire ce qui m’a réellement fait bondir dans ce bouquin, c’est le mot mièvre que nous adresse Gilles Legardinier, à nous, les femmes (comprenez à nous les écervelées superficielles et idiotes) :

 « Alors, Mesdames, mesdemoiselles, cette histoire est pour vous, vous qui ne voyez souvent que nous et que nous ne voyons jamais assez, vous sans qui aucun homme digne de ce nom ne fera rien de grand dans sa vie. » (p. 347)

 Ok, admettons, tant de compliments, c’est choupi, le hic, c’est que cette « offrande » vient en fin de bouquin, après lecture de son « cadeau » et que là on aurait envie de lui dire une seule chose 

you-talkin.gif

 Résumons :

 Son héroïne est une cruche patentée qui multiplie les gaffes (comme de se coincer la main dans la boîte aux lettres de son voisin). Bon jusqu’ici pourquoi pas, des gaffes on en fait toutes (ma dernière en date : d’avoir dit à un visiteur aveugle qui s’extasiait devant l’immeuble où je travaille « et encore le rez de chaussée ce n’est rien par rapport au 7eme étage, qui a une vue magnifique.. » sic )

 Son héroïne (la cruche) est tombée amoureuse de son voisin sans l’avoir jamais vu. Comment dire, il faut quand même être foutrement désespéré pour en arriver là, surtout qu’elle insiste :

 « Nous les filles, quand on pense à quelqu’un, on y pense tout le temps. » (p.86)

Ben oui comme notre cerveau est minuscule, il ne peut qu'être monothématique, logique !

 Bref, Julie est dotée de copines hystériques : entre celle qui court après tous les pompiers, celle qui sort avec un mec marié , celle qui collectionne les conquêtes, celle qui tombe sur ces cas comme des blacks qui se prennent pour des ninjas… Là, ne nous étonnons pas, quand on est cruche, il est logique d’avoir des copines du même acabit. 

 En plus d’avoir une vie passionnante, la vie intérieure de Julie est tout aussi dense. Ses réflexions de midinette polluent ponctuent les pages :

 « Les gens sont beaux quand ils font ce qu’ils aiment. »

« Maman dit que les hommes apprécient les femmes qui cuisinent. »

 Et le summum quand même :

 « Le vrai miracle, ce n’est pas la vie. Elle est partout, grouillante. Le vrai miracle, Julie, c’est l’amour. »

 Je vous ai épargné les remarques liées au style jusqu’ici mais il faut en parler, vu que l’auteur bien inspiré a décidé de se placer vraiment dans la tête d’une jeune femme avec 0 neurone, et que donc il nous offre ses réflexions personnelles, notamment, ce qu’elle aimerait dire aux autres, des propos spirituels, mais qu’elle ne dit pas parce que, quand même, elle est civilisée.

 « - Moi aussi je cours, quand je ne boite pas !

- C’est vrai ? Quelle distance ?

Je ne sais pas trop, en fait, ce sont les paysages qui décident pour moi. Quand je trouve que ça devient moche, je rentre ! »

 Attention la  réflexion spirituelle que Julie se dit à elle-même dans sa tête à toute seule,  arrive - je précise parce que cela ne saute pas aux yeux – :

 « Trop poétique la fille. Pauvre andouille. T’as qu’à lui raconter que t’as fait du jogging jusqu’en Suisse et que, puisque c’était joli, t’as continué jusqu’en Autriche en passant par le nord de l’Italie parce que c’est magnifique. »

 Quel humour ! Mais attendez, Julie sait aussi être lyrique :

 « J’ai envie de pleurer, j’ai envie de chanter, j’ai envie de me jeter sur toi pour t’embrasser. »

 Allez pour finir, une petite pause musicale que Julie n’aurait pas reniée je pense, et que vous pouvez regarder, vous, pauvres femmes sensibles, en pleurant à chaudes larmes en serrant votre nounours en peluche dans les bras :

 

 

Premières phrases :

"Vous avez déjà rencontré des gens qui font une fête pour leur divorce ? Moi, oui. D'habitude, ce sont plutôt les futurs mariés qui s'amusent. ON les entend klaxonner le samedi quand ils roulent en cortège vers la mairie, on les croise la veille en bandes, dans les rues, habillés en clown ou quasi nus."

 

Vous aimerez aussi :

Chick lit parce que hein quand même on nous prend bien pour des cruches en appelant cela "romans 'Feel good"" plutôt que "chick lit", le contenu prouve bien qu'on est dans le même vide intersidéral !


 

D’autres avis :

 Babélio

 

Demain j’arrête, Gilles Legardinier,  pocket, 7.80 euros

 

Publié dans Chick-lit

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Tag blogueur convivial

Publié le par Hélène

logo tag
J'ai été taguée par Mango et je dois taguer à mon tour les dix commentateurs les plus réguliers et les plus bavards du blog.

Voici les règles auxquelles il faut se plier:

1. Lorsque tu apprendras que tu as été désigné, te réjouir tu devras. Danser la gigue et arborer le logo de ce Tag sur ton blog tu feras.

Bon, comme c'était pour Mango, j'ai voulu apprendre à danser la gigue, mais quand j'ai vu ce monsieur, j'ai eu des doutes tout à coup..
 

danser-gigue.jpg

 

2. Pour remercier celui qui t’a désigné, un petit texte tu rédigeras.

Je m'incline donc sincèrement devant la grand prêtresse Mango, qui m'a permis de lire davantage de BD grâce à ses mercredis BD. J'ai ainsi pu découvrir des pépites inoubliables, ainsi qu'une communauté de BD lecteurs attachants. 
Je ne commente pas beaucoup sur les blogs, beaucoup moins que d'autres, mais je visite chaque matin ou presque les blogs amis. 
Cette idée de convivialité n'est pas usurpée, j'ai rencontré, virtuellement ou réellement des gens formidables, animés de la même passion que moi, grâce au blog. Je suis devenue amie avec Juliette, Sophie et Yves, j'ai vu  Keisha au dernier festival américain (bon elle a eu un peu honte car Juliette et moi poursuivions de nos ardeurs l'écrivain Percival Everett, et nous quand on aime ...), je croise  Aifelle de temps en temps à l'occasion de manifestations littéraires et je partage avec elle une passion pour la photo, j'ai papoté avec Marilyne autour d'un thé, et avec Clara autour d'un café, et je dois en oublier en chemin. J'espère rencontrer de visu quelques autres blogueurs au fur et à mesure...

3. Puis, les 10 internautes les plus réactifs ces derniers temps sur ton blog tu nommeras.

Point de surprises, les blogueurs les plus réactifs sont : Jérôme, Keisha, NouketteCathulu, Alex, Yves, Aifelle, Kathel, Mango, Luocine
4. Les prévenir (sur leur blog) de ton méfait tu devras.

Ohé vous m'entendez ?
 
5. Faire ce tag UNE SEULE FOIS tu pourras.

Publié dans Tags - challenges...

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