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Les choses de Georges PEREC

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥

 

L’auteur :

 Georges Perec naît à Paris de parents juifs polonais, tous deux décédés durant la Seconde Guerre mondiale: son père au front en 1940, sa mère déportée à Auschwitz en 1942. Georges Perec passera son enfance entre Paris et le deux V entrelacés de W ou le Souvenir d’enfance, Villard-de-Lans et Lans-en-Vercors. Après des études de lettres, où il rencontre Marcel Bénabou, il devient documentaliste au CNRS et publie ses premiers articles dans Partisans. Il publie son premier roman, Les Choses, en 1965. Ce roman « sociologique » de facture flaubertienne est couronné par le prix Renaudot. En 1966, il publie un bref récit truffé d’inventions verbales, Quel petit vélo à guidon chromé au fond de la cour?, et entre l’année suivante à l’Oulipo, dont il devient l’une des figures majeures. Il expérimente toutes sortes de contraintes formelles : La Disparition (1969) est un roman écrit sans la lettre e (lipogramme) ; Les Revenentes (1972), où la seule voyelle admise est le e. Son roman le plus ambitieux, La Vie mode d’emploi (prix Médicis 1978), est construit comme une succession d’histoires combinées à la manière des pièces d’un puzzle, et multiplie les contraintes narratives et sémantiques. L’œuvre de Perec s’articule, semble-t-il, autour de trois champs différents : le quotidien, l’autobiographie, le goût des histoires. Le jeu est toujours présent, tout comme la quête identitaire, et l’angoisse de la disparition. (Source : Oulipo.net)

 

L’histoire :

 La vie quotidienne d'un jeune couple des années soixante issu des classes moyennes, l'idée que ces jeunes gens se font du bonheur, les raisons pour lesquelles ce bonheur leur reste inaccessible - car il est lié aux choses que l'on acquiert, il est asservissement aux choses. (Source : Julliard)

 

Ce que j’ai aimé :

 Les choses nous conte le destin de deux êtres englués dans la société de consommation. Ils pensent que les objets dont ils s'entourent et dont ils rêvent pourront leur permettre de se rélaiser dans la vie. Ils s'emplissent de désirs factices, pour combler un vide latent. Cinquante ans plus tard, ce sujet n'a pas pris une ride, malheureusement pourrait-on dire. Posséder est toujours le maître mot.

« Dans le monde qui était le leur, il était presque de règle de désirer toujours plus qu’on ne pouvait acquérir. Ce n’était pas eux qui l’avait décrété ; c’était la loi de la civilisation, une donnée de fait dont la publicité en général, les magazines, l’art des étalages, le spectacle de la rue, et même, sous un certain aspect, l’ensemble des productions communément appelées culturelles, étaient les expressions les plus conformes. »

Les deux êtres semblent bien décidés à garder leur liberté, à se tenir en marge de la société, mais ils ne se rendent pas compte que cette liberté n’est que factice et que consommer les aliène.

« Ils se disaient parfois que la vie qu’ils mèneraient aurait le charme, la souplesse, la fantaisie des comédies américaines, des génériques de Saül Bass, et des images merveilleuses, lumineuses, de champs de neige immaculé striés de traces de skis, de mer bleue, de soleil, de vertes collines, de feux pétillant dans des cheminées de pierre, d’autoroutes audacieuses, de pullmans, de palaces, les effleuraient comme autant de promesses. »

Un classique à redécouvrir.

A noter une nouvelle édition  : une création numérique originale enrichie d'animations graphiques, sonores et typographiques.

http://www.lepoint.fr/livres/lifting-2-0-pour-georges-perec-28-11-2013-1762683_37.php

 

Ce que j’ai moins aimé :

 -Rien

 

Premières phrases :

 « L’œil, d’abord, glisserait sur la moquette grise d’un long corridor, haut et étroit. Les murs seraient des placards de bois clair, dont les ferrures de cuivre luiraient. Trois gravures, représentant l’une Thunderbird, vainqueur à Epsom, l’autre un navire à aubes, le Ville-de-Montereau, la troisième une locomotive de Stephenson, mèneraient à une tenture de cuir, retenue par de gros anneaux de bois noir veiné, et qu’un simple geste suffirait à faire glisser. »

 

Vous aimerez aussi :

  Du même auteur : La vie mode d'emploi

 

Les choses, une histoire des années soixante, Georges Pérec, Pocket, 6.10 euros

 

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Espaces sauvages de Jim FERGUS

Publié le par Hélène

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♥ ♥

 

L'auteur :

 

Né à Chicago en 1950, d'une mère française (aristocrate originaire de Bourgogne) et d'un père américain, Jim Fergus est chroniqueur dans de nombreux journaux américains. Passionné par l'histoire des Indiens d'Amérique, il avait depuis toujours le projet d'écrire une biographie de Little Wolf. Afin de trouver matière à son livre, il s'est beaucoup documenté et a silloné le Middle West, de l'Oklahoma au Montana, seul pendant plusieurs mois, sur les pistes des Cheyennes. À partir d'un fait authentique, Jim Fergus a imaginé le journal d'une des femmes qui ont été données en mariage aux Indiens en 1875. Mille femmes blanches (2000), son premier roman, qui a obtenu le prix du premier roman étranger, La fille sauvage (2004) et Marie blanche (2011) ont paru au Cherche Midi. (Présentation de l'éditeur)

Retrouvez l'auteur sur son site : www.jimfergus.com

 

L'histoire :

 

C'était le rêve d'un petit garçon du Midwest.

Ce rêve, trente ans plus tard, Jim Fergus l'a réalisé : cinq mois de chasse itinérante sur le continent nord-américain. 30 000 kilomètres, 24 États – du Maine au Montana, en passant par New York et la Floride –, avec son truck, son fusil et son chien Sweetzer, ainsi que tous les anonymes, écrivains et passionnés croisés au fil de la route.

Entre forêts, marais, dinerset bivouacs, Jim Fergus nous entraîne dans une balade sauvage qui révèle « le vrai monde derrière l'Amérique »... (Présentation de l'éditeur)

 

Ce que j'ai aimé :

 

Contrairement aux apparences, ce livre n'est pas un livre sur la chasse mais plus sur le charme des rencontres, les contrées traversées, la chasse n'étant au final qu'un prétexte pour gouter à la "vie sauvage". Paradoxalement aussi, c'est cette même chasse qui permet une harmonie avec la nature  et avec les oiseaux.

 

« Je ne vois aucune raison de m'excuser d'être un chasseur, particulièrement à notre époque. Peut-on éprouver pareil émerveillement – fait de douceur et de mystère – devant des aliments sous film en barquette de polystyrène ? Ou devant les blancs de poulet sans os ni peau qu'on trouve aux étals de boucherie de son supermarché ? » (p. 40)

 

« Ce sont les chasseurs qui accordent une certaine valeur à ces oiseaux et sans cela il n'y en aurait plus, explique Gulion, qui était chercheur dans ce milieu depuis suffisamment longtemps pour avoir compris les réalités de la gestion de la vie sauvage. Sans l'intérêt qu'ils leur portent et la valeur économique qui en résulte, il n'y aurait aucune raison de faire des concessions aux pratiques habituelles de gestion de la forêt. J'espère que les forces anti-chasse ne finiront pas l'emporter, car je vous garantis que ce sera alors le déclin de toute vie sauvage. Il est important que les gens comprennent ça. » (p. 149)

 

Jim Fergus bouscule donc les idées reçues sur la chasse pour nous conter ses pérégrinations à travers différentes régions, en amoureux absolu de son pays et ce cette nature qu'il souhaite protéger et louer.

 

Les recettes en fin de chapitre font saliver et sont comme le point d'orgue des récits et de la philosophie de l'auteur : il prône une vie simple, harmonieuse, comblée par un bon repas, une belle promenade et des rencontres amicales. What else ?

 

« Bécassine grillée

Griller les oiseaux sur des braises de charbon de bois, pendant 6 à 8 minutes. Les retourner fréquemment pendant la cuisson en les arrosant de beurre fondu ou d'huile d'olive mélangée de sauce Worcester, de poivre et de jus de citron. »

 

Ce que j'ai moins aimé :

 

Un peu répétitif et lassant.

 

Premières phrases :

 

« Je ne peux pas vous dire ce qui fait d'un homme un chasseur. Mai si je peux vous révéler comment tout s'est passé pour l'un d'entre eux.

Tout a commencé quand j'étais un petit garçon grandissant dans un faubourg du Midwest. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur :  Mon Amérique de Jim FERGUS

Autre : les romans de Jim Harrison

 

D'autres avis :

 

Babélio

 

Espaces sauvages, Voyage à travers les États-Unis avec un chien et un fusil, Jim Fergus, traduit de l'américain par Nicolas DE TOLDI, Pocket, octobre 2013, 7,8 euros

Publié dans Récits de voyage

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PriceMinister-Rakuten soutient Les Toiles Enchantées

Publié le par Hélène

PriceMinister – Rakuten s’associe aux Toiles Enchantées pour offrir grâce aux blogueurs des séances de cinéma aux enfants et adolescents hospitalisés ou handicapés. 

 Du 03/02 au 28/02  un article publié sur notre blog ou site se transforme en un don de 15€ de PriceMinister – Rakuten aux Toiles Enchantées pour les soutenir dans leur merveilleuse démarche d’offrir gratuitement aux enfants et adolescents hospitalisés ou handicapés les films à l’affiche sur grand écran, comme au cinéma ! Je me joins donc à cette opération, en répondant tout d'abord au questionnaire sur le cinéma et l'enfance :

 

Quel est votre premier souvenir du cinéma ?

Il ne me semble pas que j'allais au cinéma étant petite. Mon premier souvenir doit dater de mes 12 ans, quand je suis allée voir "Danse avec les loups" avec ma grand-mère qui s'évertuait à commenter le film en même temps  : "Attention John là derrière des indiens !" ; "rôo ils vont s'embrasser..." Un chouette souvenir avec cette mamie qui n'est plus là aujourd'hui...

Quel est selon vous le meilleur film pour enfants de tous les temps ?

Houlà encore faudrait-il que j'en ai vu 46000 pour comparer. Bref avec ma maigre culture dans ce domaine, je dirais "L'âge de glace". Parce que c'est drôle, pas pathétique comme Bambi et les autres, intelligent, instructif... Je suis allée voir "Minuscules la vallée des fourmis" samedi dernier et j'ai aussi été conquise, par l'originalité du concept.

Une machine à voyager dans les films vient d’être inventée. Vous avez la possibilité de vivre les aventures d’un de vos héros cinématographiques d’enfance, dites nous qui ? (ex : Elliott dans E.T…)

Oh je peux aller chez les cow-boys ???? ;)  Entre nous, j'ai vu pour la première fois ET il y a deux ans, et j'ai eu peur...

Dites nous en une phrase pourquoi vous aimez les Toiles Enchantées !

Les Toiles enchantées permettent aux enfants hospitalisés ou handicapés de vivre, pour un instant, comme les autres. En s'immergeant dans le film, en vibrant pour des héros aux qualités humaines, en riant devant leurs déboires, en pleurant avec eux, en rêvant, ils se construisent un monde qui leur permet ainsi de supporter la douleur qui est la leur. Un échappatoire, une île, un moment enchanté...

 

Vous aussi participez à la chaîne de solidarité en participants à #1Blog1Séancehttp://bit.ly/1d7Og1o ou en faisant directement un don si vous n’avez pas de blog.

Les Toiles Enchantées en quelques mots

Depuis 17 ans, l’association Les Toiles Enchantées sillonne les routes de France pour offrir gracieusement aux enfants et adolescents hospitalisés ou handicapés des séances de cinéma dans leur établissement, en projetant les films dont tout le monde parle, au moment même leur sortie en salle, voire parfois en avant-première, en présence des comédiens ou des réalisateurs !

Grâce à cette immersion dans des films de tout genre soigneusement sélectionnés, Les Toiles Enchantées permettent aux jeunes malades ou handicapés de briser leur quotidien, de s’évader, d’accéder à la culture et au divertissement des jeunes de leur âge, et de « se sentir comme tous le monde ». 

Les séances de cinéma aident aussi à lutter contre l’isolement et le découragement en créant des rencontres et des connivences entre les enfants au travers des projections.

Le “vrai” cinéma à l’hôpital, c’est un pied-de-nez à la maladie, une fenêtre ouverte sur la vie, en numérique

 

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http://www.lestoilesenchantees.com/


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Blacksad tome 5 Amarillo

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"Qui es-tu pour me juger ? Qu'as-tu de plus qui te rende meilleur que moi ?

- La poésie et les couilles."

 

 

 

Les auteurs :

 

Juanjo Guarnido est un dessinateur espagnol qui travaille beaucoup dans le domaine de l’animation

Juan Diaz Canales est un scénariste de bandes dessinées espagnol. Il travaille également pour la télévision

 

 

L'histoire :


Ce cinquième épisode de Blacksad, Amarillo, s'ouvre à La Nouvelle-Orléans : Weekly doit quitter la ville ; il y laisse John qui préfère rester sur place pour chercher du travail. Par chance, celui-ci croise justement un riche Texan qui lui propose de ramener sa voiture chez lui : un boulot simple et bien payé ! Le détective accepte, mais, dans une station-service, il se fait voler la voiture par Chad Lowell et Abe Greenberg – deux écrivains beatniks qui cherchent à rejoindre Amarillo, au Texas. Bientôt, une querelle entre les deux hommes, rivaux, vire au drame : Chad, poussé à bout, tire sur Abe qui meurt sur le coup. Obligé de fuir, Chad trouve refuge dans un cirque. John se lance à sa poursuite sur les routes américaines du Nouveau-Mexique, du Colorado, du Texas et de l'Illinois.

Amarillo est le 5e album de Blacksad, une série qui met en scène un chat détective, dans une ambiance qui évoque furieusement le roman noir de la littérature américaine.

 

Mon avis :

 

 

Dés les premières pages, des références à Artaud donnent le ton : la littérature doit être grande ou ne pas être selon Abe, poète exigeant avec lui-même. Chad, son acolyte, est bien moins exigeant, puisque s'il a publié un premier roman à succés, il s'apprête à livrer son deuxième opus, même s'il n'est pas à la hauteur. 

 

Au même moment, Blacksad, le chat le plus classe de le BD se voit confier une cadillac jaune avec comme mission de la convoyer jusqu'à Tulsa. Sauf que tout ne se passe pas comme prévu.

 

Ce tome 5 nous offre une belle réflexion sur ce que signifie être soi-même, sur la valeur que l'on s'accorde, mais aussi sur la morale que l'on suit ou que l'on fuit quand la fureur prend le pas sur la raison. Mais les personnages ne seront pas forcément ce quils montrent d'eux-mêmes, nous rappelant cette vérité atemporelle : l'apparence peut être trompeuse.

 

BlacksadTome5_3.jpg

 

Un opus riche, à l'image de son héros, Blacksad, toujours aussi classieux, comme les héros de romans noirs à la Chandler ou Irish. 

 

 

Ce que j'ai moins aimé :

 

Il est dommage que les pistes partent dans diverses directions, entre le poète incompris, les deux qui veulent la peau de Blacksad, les coulisses du cirque, la belle jeune assistante du lanceur de couteaux très mystérieuse, la disparition de la cadillac après laquelle court Blacksad.

 

Les planches de Guarnido sont moins travaillées que dans les précédents, qui jouaient davantage avec les couleurs.

 

Vous aimerez aussi :

 

Blacksad de DIAZ CANALES et GUARNIDO

 

Blacksad, Amarillo, tome 5, Dias Canales et Juanjo Guarnido, Dargaud, novembre 2013, 54 p., 13.99 euros

 

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Festival d'Angoulême -Palmarès officiel 2014

Publié le par Hélène

come prima

Prix du meilleur album 

 

mauvais genre

Prix du public Cultura

 

propriété

Prix spécial du jury

 

fuzz

Prix de la série

 

ex aequo

Prix révélation

 

carnets de cerise

Prix jeunesse

 

cowboy

Prix du patrimoine

ma reverence

Fauve polar SNCF

 

bd

Prix de la BD alternative

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La dernière fugitive de Tracy CHEVALIER

Publié le par Hélène

 

 dernière fugitive

 

♥ ♥ ♥

 

"Est-il pire de ne pas avoir de principes, ou d'avoir des principes qu'on n'est pas à même de défendre ?" (p. 211)

 

L'auteure :

 

http://www.tchevalier.com/

 

L'histoire :

 

Quand Honor Bright se décide à franchir l'Atlantique pour accompagner, au cœur de l'Ohio, sa sœur promise à un Anglais fraîchement émigré, elle pense pouvoir recréer auprès d'une nouvelle communauté le calme de son existence de jeune quaker : broderie, prière, silence. Mais l'Amérique de 1850 est aussi périlleuse qu'enchanteresse ; rien dans cette terre ne résonne pour elle d'un écho familier. Sa sœur emportée par la fièvre jaune à peine le pied posé sur le sol américain, Honor se retrouve seule sur les routes accidentées du Nouveau Monde. Très vite, elle fait la connaissance de personnages hauts en couleur. Parmi eux, Donovan, «chasseur d'esclaves», homme brutal et sans scrupules qui, pourtant, ébranle les plus profonds de ses sentiments. Mais Honor se méfie des voies divergentes. En épousant un jeune fermier quaker, elle croit avoir fait un choix raisonnable. Jusqu'au jour où elle découvre l'existence d'un «chemin de fer clandestin», réseau de routes secrètes tracées par les esclaves pour rejoindre les terres libres du Canada.

Portrait intime de l'éclosion d'une jeune femme, témoignage précieux sur les habitudes de deux communautés méconnues – les quakers et les esclaves en fuite –, La Dernière Fugitive confirme la maîtrise romanesque de l'auteur du best-seller La Jeune Fille à la perle. (Source : Editeur)

 

Ce que j'ai aimé :

 

Quel souffle romanesque dans ce roman ! Une fois la première ligne lue, impossible de se détacher du destin de la jeune Honor, qu'on accompagnera le coeur battant jusqu'à la dernière page !

 

1850, la jeune femme embarque pour l'Amérique aux côtés de sa soeur, pour fuir un amour contrarié et écrire les fondements d'une autre histoire, ailleurs. Seulement le futur qui lui tendait les bras va connaitre quelques vicissitudes en chemin, et la jeune quaker devra s'adappter au changement survenu. Livrée à elle-même, la jeune Honor rencontre Belle, une jeune femme qui deviendra son ami, mais surtout, elle croise la route de Donovan, le frère de Belle, chasseur d'esclaves qui ne laissera pas la jeune femme indifférente ! 

 

Tracy Chevalier va souvent là où on ne l'attend pas : elle plante le décor, présente ses personnages, le lecteur pense alors vois les ficelles de l'intrigue à venir, mais non, l'auteure nous étonne alors par la psychologie affinée des personnages, qui ne tombent pas dans le piège de la facilité et se densifient au fil des pages. 

 

Son roman a aussi 'avantage de se présenter sur un arrière-fond historique documenté : La jeune Honor appartient à la société religieuse des amis , ou quakers, communauté religieuse fondée en Angleterre au XVIIème siècle. A la recherche de la "lumière intérieure", ce sont des personnes droites et morales, qui devront ici faire des choix qui ne seront pas forcément en adéquation avec leurs principes. Ils furent parmi les premiers à s'opposer à l'esclavage. 

 

Car la jeune Honor  va se trouver sur le chemin de fer clandestin emprunté par les esclaves en fuite pour se rendre au Canada. Traqués par les chasseurs d'eclaves comme Donovan, ils doivent compter sur des appuis dans la région pour espérer passer entre les mailles du filet. Honor devra faire des choix qui bouleverseront sa vie...

 

Un des romans de l'auteure les plus réussis, à découvrir sans hésiter !

       

Ce que j'ai moins aimé :

 

Un peu éducoré sur les esclaves et le sort qui leur est réservé.
 

Premières phrases :

 

"Elle ne pouvait pas revenir en arrière. Quand Honor Bright avait brusquement annoncé à sa famille qu'ele allait accompagner sa soeur Grace en Amérique - quand elle avait trié ses objets personels, ne gardant que le nécessaire, quand elle avait fait don de tous ses patchworks, quand elle avait dit au revoir à ses onlces, et tantes, et embrassé ses cousins et cousines et ses neveux et nièces, quand elle était montée dans le coche qui allait les arracher à Bridport, quand Grace et elle s'étaient donné le bras pour gravir la passerelle du bateau à Bristol -, tous ces gestes, elle les avait effectués en se disant en son for intérieur : Je pourrai toujours revenir. Sous cette pensée, toutefois, était tapi le soupçon que dès que ses pieds auraient quitté le s ol anglais, sa vie serait irrévocablement transformée."

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur :  Prodigieuses créatures de Tracy CHEVALIER

 

 

D'autres avis :

 

Télérama ; Les 8 plumesJostein ; Dominique ; Véronique ; Claudia Lucia

 

La dernière fugitive, Tracy Chevalier, traduit de l'anglais par Anouk Neuhoff, Quai Voltaire, 2013, 373 p., 22 euros

 

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Deux qui s'aiment de Jürg SCHUBIGER et Wolf ERLBRUCH

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥ ♥

Une petite pépite de bonheur

 

Les auteurs :

 

Jürg Schubiger est né le 14 octobre 1936 à Zurich. Il a grandi à Winterthur. Il a suivi des études de germanistique, de psychologie et de philosophie. Il est l'auteur d'une thèse sur Franz Kafka. Il a longtemps travaillé dans une maison d'édition spécialisée dans les manuels scolaires, puis a ouvert un cabinet de spychologie. Il vit aujourd'hui de sa plume et réside à Zurich. L’écrivain suisse Jürg Schubiger a écrit principalement des récits pour un public jeune, mais son oeuvre poétique et philosophique s’adresse également à un public moins jeune.

 

Wolf Erlbruch est né à Wuppertal en Allemagne. Il a étudié le dessin à l'Ecole Folkwang de Création Artistique d'Essen-Werden. Depuis 1974, il travaille comme illustrateur pour des maisons d'édition et des agences de publicité. En 1990, il est nommé professeur. Il est titulaire de la chaire d'illustration de la Berhischen Universität Gesamthochscule de Wuppertal. Il travaille dans la publicité et l'édition. Auteur de certains de ses albums, il est édité en France depuis 1993. Traduit dans plus de vingt langues, il est considéré aujourd'hui comme l'un des grands illustrateurs de notre époque. Il a reçu en 2003, le prix Gutenberg. 

 

Brève présentation de l'éditeur :

 

Jürg Schubiger, qui a décidément plus d'une corde à son arc, décoche les flèches de Cupidon. Il nous raconte, par exemple, que deux êtres amoureux ne savaient pas comment s'y prendre pour s'embrasser. Ils en restaient donc aux salutations polies, jusqu'au jour où leur bouche se trouvèrent. Si simple, ils ne l'auraient pas imaginé ! Une vingtaine de poèmes sur le thème de l'amour illustrés par Wolf Erlbruch qui a choisi des animaux amoureux dont les paires sont parfois improbables : hibou et écureuil, escargot et souris, chien et chèvre, et même chat et chien se lancent dans l'aventure amoureuse ! Seuls lapins, canards et ours restent entre eux. Ressemblance ou dissemblance, quelle garantie de réussite ?

 

Mon avis :

 

De petits poèmes qui illustrent des dessins d'amoureux atypiques : un chien et un poisson, "Moi lui rendre visite ? déménager chez lui ? Pour le moment, ce serait délicat, je crois."

deux.jpg

un chat et une oie, un lièvre et une sauterelle, autant de couples improbables qui, grâce au langage universel de l'amour, se rassemblent, pour le meilleur et pour le pire !

"L'amour est une force

énorme, nuit et jour.

En moi l'amour a mis le feu aux poudres,

ça tonne et pétarade

aux quatre coins du ciel comme un feu d'artifice."

 

deux-qui-s-aiment.jpg

"Tu dors alors que dehors,

Le temps passe, que tout passe.

Tu as peur que ce soit

l'amour, pas vrai ?

Parce que moi je suis une fille,

et que toi tu es un garçon.

L'amour, ça se pourrait bien,

une sorte d'amour,

Juste une sorte, promis."

 

"Hip hip hip houra !

J'vais très très

bien.

C'est que un bonheur

passait par là

avec tout l'tralala.

Et que par bonheur

J'étais chez moi."

 

Une merveille d'album, tendre et poétique qui illuminera vos histoires d'amour. Beaucoup d'intelligence et de subtilité transparaît dans ces textes lumineux, tout comme dans les dessins. A offrir, encore et encore, pour oser dire ses sentiments aux personnes qu'on aime !

 

Vous aimerez aussi :

 

Jeunesse Album

 

deux-ours.jpg

 

 

Deux qui s'aiment de Jürg SCHUBIGER et Wolf ERLBRUCH, traduit de l'allemand par Marion Graf, La joie de lire, octobre 2013, 12 euros

 

albums

Publié dans Jeunesse Album

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Le petit grumeau illustré de Nathalie JOMARD

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥

« Comme disait Tonton Fulbert : « Etre parent, c’est un peu comme manger de la soupe avec les doigts, c’est pas facile. »"

 

L’auteur :

 

http://nathaliejomard.blogspot.fr/p/test.html

 

 L’histoire :

 

Dans cet album, sorte d’exutoire maternel sous forme de chroniques illustrées souvent truculentes, elle partage avec un humour grinçant et décalé son quotidien de maman.
Tout y passe : la pré-grumeautique où elle relate avec drôlerie la période de la grossesse, le Grumeau-chaos et les actions commando de sa progéniture sur l’infortuné Chat-Bouboule domestique, la Grumeau-parentalité ou encore la Grumeau-socio et l’art de dire merde aux bons conseils.
Enfin, cerise sur le gâteau, ça et là on retrouve avec plaisir quelques conseils foireux prodigués avec beaucoup de conviction par une Tata Nath au sommet de son art en matière de suggestions fumeuses.
De très joyeuses scénettes illustrées qui abordent avec drôlerie l’universalité de la condition maternelle et parentale, dans lesquels toutes les mamans (et les papas) se reconnaîtront et plus largement tous ceux qui ont envie de rire avec bonne humeur des tribulations cocasses d’une famille ordinaire. (Babélio)

 

Mon avis :

 

C'est quoi t'esse un grumeau vous demandez-vous ?

Grumeau :

1- Nom propre, masculin singulier, invariable, désignant affectueusement en patois local de Monchémoi un spécimen paticulièrement agité mais néanmoins adorable de bébé fille.
2- Par extension d'usage, le grumeau sans majuscule, nom commun, masculin singulier, sert à désigner familièrement en langage domestique un bébé ou un enfant, fille ou garçon.

 Chez Nathalie Jomard, ça ressemble à ça :

grumeau-2.jpg

 

Des trouvailles très drôles de cette jeune maman délurée :

vous trouverez :

- Des conseils foireux :

pour l'empêcher de crier, car les filles, ça crie :

 

grumeau-cosneil.gif

pour l'empêcher de perdre son doudou à 4h du mat pour la 100000000000ème fois :

 

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- Des slogans désespérants :

Le grumeau contrasexion : 100 % efficace

 

grumeau-1.png

 

 - Des réponses adaptées aux conseils débiles :

"Je ne cherche pas à t'influencer tu as choisi d'accoucher sous péridurale, c'est très bien... Pourtant, sans péridurale, c'est tekelent plus authentique...blabla...se sentir devenir mère...blablabla... conscience de soi...bla... communion avec ton bébé...blablabla...tu devrais y réfléchir

- Ah ouais ? c'est un peu comme se faire arracher une dent sans anesthésie ? Tu communies avec ton dentiste..."

- un chat traumatisé :

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des situations qui sentent le vécu :

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Bref un album très réussi à offrir à toutes les jeunes mamans !

 

Vous aimerez aussi :

 

http://grumeautique.blogspot.fr/

 

D’autres avis :

 

Noukette 

 

Le petit grumeau illustré, chroniques d’une apprentie maman Nathalie JOMARD, Michel Lafon, 2009, 16.95 euros

 

BD Mango bleu

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Montedidio de Erri DE LUCA

Publié le par Hélène

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♥ ♥

Prix Fémina étranger 2002

 

L’auteur :

 D'origine bourgeoise, il est destiné à une carrière de diplomate. Il s'y refuse, rompt avec sa famille et en 1968, embrasse le mouvement de révolte ouvrière. Il intègre le mouvement d'extrême gauche : Lotta continua, dont il sera dirigeant de la fin des années soixante au début des années soixante-dix.
Il multiplie les métiers manuels : ouvrieir spécialisé chez fiat à Turin, manutentionnaire à l'aéroport de Catane, maçon en France et en Afrique, conducteurs de camions.
Bien qu'il se dise athée, il lit quotidiennement la bible et a appris l'hébreu ancien pour pouvoir lire et traduire les textes sacrés.
C'est un passionné d'alpinisme, sujet sur lequel il a écrit de nombreux articles.
Pendant la guerre de Yougoslavie, il s'engage comme conducteur auprès d'une association humanitaire, et convoie des camions de ravitaillement en Bosnie.
Bien qu'il ait commencé à écrire à l'âge de vingt ans, son premier livre ne paraît qu'en 1989, et obtient le prix Femina en 2002 pour Montedidio.
Il collabore au Matino, principal journal napolitain et à d'autres périodiques La republica, il manifesto).
Il vit actuellement près de Rome. (source : Babélio)

 

L’histoire :

 Montedidio, le " mont de Dieu ", emprunte son titre à un quartier populaire de Naples où vit le narrateur, un garçon de treize ans, dans l'immédiat après-guerre. Apprenti menuisier, il grandit dans une famille modeste où on parle le napolitain, mais il s'efforce de noter ses impressions en italien sur un grand rouleau de papier dont l'imprimeur du quartier lui a fait cadeau.
Sa vie évolue entre son père, ouvrier dans les docks, sa mère, malade, son maître Errico qui lui enseigne les rudiments de la menuiserie, et surtout don Rafaniello, un survivant de la Shoah échoué à Montedidio.

 En de brefs chapitres, c'est toute une communauté humaine qui prend corps sous la plume du narrateur qui, en écrivant sa vie, laisse derrière lui son enfance. (Source : éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

 Avec retenue et émotion, Erri De Luca évoque cet âge délicat situé entre l'enfance et son univers doré insouciant, et l'âge adulte avec ses prises de conscience quelquefois moins gaies.

Le jeune narrateur a reçu un boomerang de son père, objet de tous les possibles, qu'il ne peut pas laisser échapper par manque d'espace, d'envergure. Il se contente de s'exercer au mouvement, rêvant de le laisser s'échapper. Son compagnon de route Rafaniello rêve lui aussi : bossu, il attend le bon moment pour déployer ses ailes. Parce que l'adolescence est cet espace d'attente, tout est encore possible, rien n'est fermé.

Le narrateur commence à travailler et devient ainsi un homme, un peu. Sa voix mue, il découvre les émois de la chair avec la jeune Maria qui trouve dans l'amour du jeune homme un exutoire à une vie triste. Jour après jour, page après page, il quitte l'enfance. Il découvre aussi les âpretés de la vie, la pauvreté de Maria, la maladie de sa mère, les persécutions des hommes qui profitent de la faiblesse de certains... Mais porté par l'amour de son père, de ses amis et de  Maria, il apprend à évoluer dans un monde en demi-teinte.

Un roman douceureux, doux amer empli de poésie et du vent qui siffle au-dessus de leurs têtes, comme un danger intrinsèque à la vie qui les pousse à se serrer plus étroitement les uns contre les autres, pour mieux s'épauler face aux adversités de la vie : 

"Assis l'un près de l'autre, par terre, contre le parapet, à l'abri de la couverture, nous passons le temps, compères du vent qui se moque des fils vides des étendoirs et des antennes de tlévision. il siffle au-dessus de nous, trouve notre abri et nous donne une bourrade, pour qu'on se serre encore plus fort." p. 142

 

Ce que j’ai moins aimé :

-Rien.

 

Premières phrases :

« A iurnata è nu muorzo » ? La journée est une bouchée, c’est la voix de mast’Errico devant sa boutique. Moi, j’étais déjà là depuis un quart d’heure pour bien commencer ma journée de travail. Lui, il arrive à sept heures, relève le rideau métallique et dit sa phrase d’encouragement : la journée est une bouchée, elle est courte, il faut se remuer. »

 

Vous aimerez aussi :

 Du même auteur :  Trois chevaux de Erri DE LUCA ; En haut à gauche de Erri DE LUCA Le contraire de un d’Erri DE LUCA Le poids du papillon de Erri DE LUCA Le jour avant le bonheur de Erri DE LUCA

Autre :  Littérature Europe du Sud

 

D’autres avis :

 Papillon 

 

Montedidio, Erri de Luca, traduit par Danièle Valin, Folio, octobre 2003, 240 p., 6.80 euros

 

Publié dans Littérature Europe

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Mô et le maître du temps de Marie SELLIER et Catherine LOUIS

Publié le par Hélène

 

♥ ♥ ♥

 

"C'est à nous de sauver les bons moments en les vivant de tout notre coeur."

 

Les auteurs :

 

Marie Sellier a été journaliste pendant plusieurs années, dont dix ans chez Bayard Presse jeune, avant de passer du côté de l'édition.


Voilà maintenant plus de quinze ans qu'elle explore, en direction des enfants, un champ vaste comme le monde, l’ART sous toutes ses formes, avec un enthousiasme qui ne se dément pas.

Cela se traduit par plus de quarante livres, quatre collections (L’Enfance de l’Art et Mon petit musée aux éditions de la Réunion des musées nationaux, Des mains pour créer aux éditions Paris-musées et Entrée libre aux éditions Nathan) et cinq films pour la télévision.

À tant côtoyer les grands peintres et sculpteurs, elle a eu envie de travailler avec des artistes contemporains. C’est ainsi que sont nés L’Afrique petit Chaka (RMN, prix sorcière et Octogone 2001) avec la complicité de Marion Lesage, Le rêve de Louis (RMN) avec le peintre Luc Gauthier, Les douze manteaux de Maman (Adam Biro jeunesse) avec l’illustratrice et peintre Nathalie Novi et >Miriam mafou métisse et L'histoire sans fin des Mafous et des Ratafous (Paris-musée) avec le peintre et sculpteur Diagne Chanel.

Le site officiel de Marie Sellier

 

Catherine Louis est née en 1963 à La Neuveville. Après avoir suivi l'Ecole des Arts visuels de Bienne et l'Ecole des Arts décoratifs de Strasbourg (Atelier de Claude Lapointe), elle vit et travaille dans le canton de Neuchâtel. 
Elle a illustré une centaine de livres dont certains sont traduits en allemand, italien, hollandais, anglais, tchèque, coréen et chinois. Son travail autour de la calligraphie chinoise lui a valu d'être sélectionnée pour la Biennale internationale de Bratislava 2005 et de figurer sur la Liste d'honneur d'IBBY 2006. Il l'a aussi conduite en Chine.
Catherine Louis a conçu sur son travail une exposition itinérante qui connaît un grand succès depuis 2003. A côté de ce travail d'illustratrice de livres pour enfants, elle collabore avec la presse enfantine, elle donne des cours aux adultes et crée des affiches culturelles, des décors de théâtre.

Le site de Catherine Louis 

(Source  : éditeur)

 

Présentation :

Un bel album en bichromie, au dispositif scénique très original, qui propose une fabuleuse plongée dans le gouffre bleu du temps qui passe, une première approche philosophique pour les enfants.

 Parfois Mô trouve le temps long. Parfois elle s’ennuie.

 «Pourquoi le temps va si lentement pour moi et si vite pour les autres ? » demande-t-elle à la vieille, très vieille tante Lala. Tante Lala lui conseille d’aller poser cette question au Maître du Temps. Commence alors un long voyage où elle rencontrera la Grande Tricoteuse, le Gardien des Secondes, et enfin le Maître du Temps et sa chère dame Mémoire qui habitent tout au bout du bout de la Terre, dans la caverne d’éternité. (Présentation éditeur)

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Mon avis :

Mô s'ennuie et demande à sa mère pourquoi le temps est-il si long pour elle. Tante Lala lui conseille d'aller poser la question au maître du temps au bout de la terre.

 

"Pourquoi le temps passe si vite pour les grands ?

Pourquoi se plaignet-ils tout le temps de ne pas avoir le temps ?

- Parce que les gens oublient de vivre LE PRESENT. Ils pensent à HIER, ils

pensent à DEMAIN, et laissent s'envoler AUJOURD'HUI."

 

La jeune Mô va rencontrer en chemin dame Mémoire, le Gardien des secondes, La Grande Tricoteuse...

Au cours de ce grand voyage initiatique, elle apprendra à profiter de l'instant qui passe, avant qu'il ne tombe dans l'éternité...


"Le temps c'est un grand sablier, petite Mô. Il ne retient pas les jours. C'est à

nous de sauver les bons moments en les vivant de tout notre coeur."


Les illustrations en bichromie sont magnifiques, le bleu est éclatant de luminosité. L'album est découpé en son centre, enjoignant la jeune Mô à plonger dans le gouffre du temps. Plus la lecture avance, plus les ronds rapetissent, au fil de sa compréhension du monde. 


 

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Un superbe album philosophique.

 

Vous aimerez aussi : 

Jeunesse Album


Mô et le maître du temps, Marie Sellier et Catherine Louis, Picquier jeunesse, 48p., 14.50 euros

 

albums

 

 

Publié dans Jeunesse Album

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