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Derniers adieux de Lisa GARDNER

Publié le par Hélène

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♥ ♥

Un thriller efficace

 

L’auteur :

 

Avec ses deux derniers romans Disparue (Albin Michel, 2008) et Survivre (septembre 2009), Lisa Gardner s'est installée en tête des listes de best-sellers aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. Elle est aujourd'hui considérée comme l'une des grandes dames du roman policier féminin.
Lisa Gardner vit en Nouvelle-Angleterre où elle se consacre entièrement à l'écriture

 

L’histoire :

Est-ce parce qu'elle attend un enfant que l'agent du FBI, Kimberly Quincy, se sent particulièrement concernée par le récit incroyable et terrifiant d'une prostituée enceinte ? Depuis quelques temps, elles sont plusieurs à avoir disparu d'Atlanta sans explication, comme évaporées, et Kimberly est bien la seule à s'en préoccuper.
Un serial killer s'attaquerait-il à ces filles vulnérables ? Aurait-il trouvé la clé du meurtre parfait ou s'agit-il de crimes imaginaires ?
Sans le savoir, la jeune femme s'enfonce dans le piège tendu par un tueur qui s'amuse à rendre bien réel le cauchemar qui hante la plupart des femmes. Comme pour sa mère et sa soeur, victimes autrefois d'un tueur en série, le temps des derniers adieux est peut-être arrivé pour Kimberly.

 

Mon avis :

 

Derniers adieux est un thriller efficace de ceux qu’on ne peut lâcher avant la fin et qui sont bien utiles quand on souhaite plonger tête baissée dans un roman pour s’abstraire du monde extérieur. Mais ses qualités s’arrêtent là, il n’a rien d’original, et est comparable aux romans de Patricia Cornwell ou Mary Higgins Clark (je suis désolée cela fait un bon bout de temps que je ne lis plus de thriller grand public, aussi mes références sont-elles sans doute démodées.)  L’auteur nous offre un véritable page-turner mais la psychologie reste assez sommaire et trop clairement évoquée pour être subtile : comment concilier le rôle de parents tout en travaillant, comment préserver ses enfants du mal omniprésent à chaque coin de rue, comment se remettre d’un drame qui a touché notre enfance… Questions non dénuées d’intérêt mais qui auraient gagné en profondeur si elles n’avaient pas été aussi caricaturalement posées.

 

« Elle songea à un autre article de psychologie qu’elle avait étudié à l’université : la plupart des gens n’ont aucun besoin de la cruauté d’inconnus pour foutre leur vie en l’air : ils sont parfaitement capables de le faire tout seuls. » (p. 306)

 

« Vous vous croyez en sécurité. Classe moyenne, banlieusard, la bonne voiture, la jolie maison. Vous croyez que les malheurs n’arrivent qu’aux autres – par exemple aux abrutis qui vient dans des villages de mobile homes où la population de délinquants sexuels fichés par rapport au nombre d’enfants est parfois de un sur quatre.

Mais pas à vous, jamais à vous. Vous êtres trop bien pour ça.

Est-ce que vous avez un ordinateur ? Parce que dans ce cas, je suis dans la chambre de votre enfant.

Est-ce que vous avez un profil personnel en ligne ? Parce que dans ce cas, je connais le nom de votre enfant, son animal de compagnie et ses loisirs préférés.

Est-ce que vous avez une Webcam ? Parce que dans ce cas, j’essaie en ce moment même de persuader votre fils ou votre fille d’enlever son tee-shirt en échange de cinquante dollars. Juste un tee-shirt. Où est le mal ? Allez, c’est cinquante dollars.

Ecoutez-moi. Je suis le Burgerman.

Et je viens vous prendre. » (p. 371)

 

Les amateurs de roman au suspense intenable apprécieront, quant à ceux qui recherchent des romans plus profonds, vous risquez d’être déçus…

 

Premières phrases :

 

« Il gémissait, un râle du fond de la gorge, et ses doigts resserraient leur étreinte dans les cheveux de la fille. Celle-ci retroussa ses lèvres au-dessus de ses dents et accentua la pression. Les hanches du garçon se soulevèrent et il se mit à proférer le flot habituel d’inepties que les hommes aiment murmurer dans ces moments-là. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur : La maison d'à côté de Lisa GARDNER
Autre :
Les lieux infidèles de Tana FRENCH

 

Derniers adieux, Lisa Gardner, traduit de l’anglais (EU) par Cécile Deniard, Albin Michel, septembre 2011, 422 p., 21.50 euros

 

Merci aux Editions Albin Michel.

 

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Rue Darwin de Boualem SANSAL

Publié le par Hélène

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♥ ♥

« Le seul véritable inconnu, c’est soi-même. » (p. 46)

 

L’auteur :

 

Boualem Sansal est un écrivain algérien. Boualem Sansal a une formation d'ingénieur et un doctorat d'économie.Il a été enseignant, consultant, chef d'entreprise et haut fonctionnaire au ministère de l'Industrie algérien. Il est limogé en 2003 pour ses prises de positions critiques contre le pouvoir en place particulièrement contre l'arabisation de l'enseignement.

Son ami Rachid Mimouni (1945-1995), l'encourage à écrire. Boualem Sansal publie son premier roman Le Serment des barbares en 1999 qui reçoit le prix du premier roman et le prix des Tropiques. Son livre Poste restante, une lettre ouverte à ses compatriotes, est resté censuré dans son pays. Après la sortie de ce pamphlet, il est menacé et insulté1 mais décide de rester en Algérie. Un autre de ses ouvrages, Petit éloge de la mémoire est un récit épique de l'épopée berbère. Boualem Sansal est lauréat du Grand Prix RTL-Lire 2008 pour son roman Le Village de l'Allemand sorti en janvier 2008, roman qui est censuré en Algérie. Le 9 juin 2011, il remporte le Prix de la paix des libraires allemands.

Il habite près d'Alger.

L’histoire :

 

Après la mort de sa mère, Yazid, le narrateur, décide de retourner rue Darwin dans le quartier Belcourt à Alger, où il a vécu son adolescence. « Le temps de déterrer les morts et de les regarder en face » est venu.

Son passé est dominé par la figure de Lalla Sadia, dite Djéda, sa toute-puissante grand-mère adoptive, qui a fait fortune installée dans son fief villageois – fortune dont le point de départ fut le florissant bordel jouxtant la maison familiale.

Né en 1949, Yazid a été aussitôt enlevé à sa mère prostituée, elle-même expédiée à Alger. Il passe une enfance radieuse au village, dans ce phalanstère grouillant d’enfants. Mais quand il atteint ses huit ans, sa mère parvient à l’arracher à l’emprise de la grand-mère maquerelle. C’est ainsi qu’il débarque rue Darwin, dans une famille inconnue. Il fait la connaissance de sa petite sœur Souad. D’autres frères et sœurs vont arriver par la suite, qui connaîtront des destins très divers.
La guerre d’indépendance arrive, et à Alger le jeune Yazid y participe comme tant d’autres gosses, notamment en portant des messages. C’est une période tourmentée et indéchiffrable, qui va conduire ses frères et sœurs à émigrer. Ils ne pourront plus rentrer en Algérie (les garçons parce qu’ils n’ont pas fait leur service militaire, les filles parce qu’elles ont fait leurs études aux frais de l’État algérien). Le roman raconte la diaspora familiale, mais aussi l’histoire bouleversante de Daoud, un enfant de la grande maison, le préféré de Djéda, dont Yazid retrouve un jour la trace à Paris.

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          Rue Darwin est le récit nostalgique d’un homme qui cherche des réponses à ses questions et décident de les résoudre maintenant qu’il n’a plus à se sacrifier pour les autres. Dans un style millimétré Boualem Sansal nous offre un texte puissant sur les origines et la vérité :

 

« C’est peut-être une loi essentielle de la vie qui veut que l’homme efface son histoire première et la reconstitue de mémoire comme un puzzle impossible, dans le secret, à l’aune de son expérience et après bien des questionnements et des luttes, ainsi et seulement ainsi il peut faire le procès du bien et du mal, ces forces qui le portent dans la vie sur le chemin de son origine. Vire serait donc cela, retrouver le sens premier dans l’errance et la quête… et l’espoir qu’au bout est le fameux paradis perdu, la paix simplement. » (p. 225)

 

-          Boualem Sansal est un écrivain censuré dans son pays pour ses opinions radicales sur l’islam et ses imams :

 

« La religion me paraît très dangereuse par son côté brutal, totalitaire. L'islam est devenu une loi terrifiante, qui n'édicte que des interdits, bannit le doute, et dont les zélateurs sont de plus en plus violents. Il faudrait qu'il retrouve sa spiritualité, sa force première. Il faut libérer, décoloniser, socialiser l'islam. »

« Finalement, aujourd'hui, je pense que c'est aux hommes du pouvoir de partir. On a trop cédé, il ne faut plus céder. » (Entretien avec Marianne PAYOT, l’Express, 24 août 2011)

 

Il évoque dans son roman ses prises de position ainsi que son rapport à la guerre :

 

« La guerre qui n’apporte pas une paix meilleure n’est pas une guerre, c’est une violence faite à l’humanité et à Dieu, appelée à recommencer encore et encore avec des buts plus sombres et des moyens plus lâches, ce ci pour punir ceux qui l’ont déclenchée de n’avoir pas su la conduire et la terminer comme doit s’achever une guerre : sur une paix meilleure. Aucune réconciliation, aucune repentance, aucun traité, n’y changerait rien, la finalité des guerres n’est pas de chialer en se frappant la poitrine et de se répandre en procès au pied du totem, mais de construire une paix meilleure pour tous et de la vivre ensemble. » (p. 108)

 

Il décrit notamment cette scène surréaliste durant laquelle Boumediene, en 1973 annonce dans un discours « plus il y a de morts, plus la victoire est belle. »  Et en déduit : « Je découvrais que les grands criminels ne se contentent pas de tuer, comme ils s’y emploient tout le long de leur règne, ils aiment aussi se donner des raisons pressantes de tuer : elles font de leurs victimes des coupables qui méritaient leur châtiment. » (p. 117)

 

Plus qu'un simple roman familial, Rue Darwin est un roman sur l'identité d'un être dans un monde difficilement habitable.

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

Je ne saurais dire exactement  pourquoi je n'ai pas été emportée par ce roman, mais il m'a manqué quelque chose, peut-être tout simplement un intérêt pour le sujet évoqué, je ne sais pas, un rien sans doute, qui fait que j'ai avancé péniblement dans cette lecture et que au final je ne m'y retrouve pas.

Ce qui ne m'empêche pas d'insister sur ses qualités indéniables...

 

Premières phrases :

 

« Tout est certain dans la vie, le bien, le mal, Dieu, la mort, le temps, et tout le reste, sauf la Vérité. Maiq qu’est ce que la Vérité ? La chose au monde dont on ne doute pas, dont on ne douterait pas un instant si on la savait. Hum… Ce serait donc une chose qui s’accomplit en nous et nous accomplit en même temps ? Elle serait alors plus forte que Dieu, la mort, le bien, le mal, le temps et le reste ?... mais devenant certitude, est-elle toujours la Vérité ? N’est-elle pas alors qu’un mythe, un message indéchiffré indéchiffrable, le souvenir de quelque monde d’une vie antérieure, une voix de l’au-delà ?

C’est de cela que nous allons parler, c’est notre histoire, nous la savons sans la savoir. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur : Le village de l’allemand

 

D’autres avis :

 

L’express

Marianne Desroziers ; Nina

 

Rue Darwin, Boualem SANSAL, Gallimard, août 2011, 17.50 euros

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Publié dans Littérature Afrique

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Les femmes du braconnier de Claude PUJADE-RENAUD

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥

 « Partie à la recherche de toi-même, dans l'obscurité, tu dansais,

Perdant pied lentement, pleurant doucement »
(Ted HUGHES, Que Dieu vienne en aide au loup)

 

 

L’auteur :

 

Claude Pujade-Renaud est une écrivaine française.. Elle a publié son premier roman La Ventriloque en 1978. Depuis, elle est l'auteur de plusieurs romans et recueils de nouvelles, remportant de nombreux prix.

 

L’histoire :

 

 C'est en 1956, à Cambridge, que Sylvia Plath fait la connaissance du jeune Ted Hughes, poète prometteur, homme d'une force et d'une séduction puissantes. Très vite, les deux écrivains entament une vie conjugale où vont se mêler création, passion, voyages, enfantements. Mais l'ardente Sylvia semble peu à peu reprise par sa part nocturne, alors que le "braconnier " Ted dévore la vie et apprivoise le monde sauvage qu'il affectionne et porte en lui. Bientôt ses amours avec la poétesse Assia Wevill vont sonner le glas d'un des couples les plus séduisants de la littérature et, aux yeux de bien des commentateurs, l'histoire s'achève avec le suicide de l'infortunée Sylvia. (Présentation de l’éditeur)

 

 

Ce que j’ai aimé :

 

- Les femmes du braconnier offre au lecteur un éclairage neuf sur cette histoire, en disculpant notamment Ted et Assia. Claude Pujade-Renaud met en avant le mal-être ancré profondément en Sylvia, cette pieuvre qui la ronge de l'intérieur, venue d'on ne sait où, peut-être de la mort de son père, ou de sa relation à sa mère, sait-on vraiment finalement ce qui mène à la dépression. Quoi qu'il en soit, ce n'est pas Ted et sa relation extraconjugale qui furent les seuls déclencheurs. La passion, le couple, la maternité ne peuvent pas tout résoudre, et si l'ensemble bascule, c'est aussi parce que la difficulté de vivre restait tapie, dans l'ombre, attendant son heure. 

 

« La faute originelle  avait été de renoncer à l’animalité, de devenir un couple banalement conjugal. Etranglé par le quotidien. Par la jalousie carcérale de Sylvia. Par cette maison, objet de tant de soins, proche de la nature mais non de la sauvagerie, cocon et non bauge p ou terrier. » (p. 251)

 

En évoquant ce couple mythique, l'auteure touche des points sensibles : la dépression, l'infidélité, le suicide d'un proche. 

 

« Accordez-lui au moins d’en avoir décidé ainsi, n’en faites pas  la victime du froid et d’une pneumonie, non elle n’est victime de rien, et surtout pas de son mari, elle a choisi, voulu, c’est elle qui signe ! » (p. 237)

 

La multiplicité des points de vue donne de l’épaisseur à l’histoire et entraîne le lecteur qui découvre peu à peu des personnalités complexes.

   

« Les songes reproduisent les mythes, on se  voudrait mage, chaman, magicien, hardi explorateur de l’Hadès, et on se retrouve stupide, sur un quai vide et, tout aussitôt, en sueur, en larmes, à côté d’un corps endormi respirant lentement. » (p. 250)

 

- Ce roman nous mène dans l'antichambre de la création de ces deux talentueux poètes :

 

«  Libres, les mots galopent vers leur vérité. A ras du vide. » (p. 224)

 

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Le roman s’étire laborieusement après la mort de Sylvia pour atteindre plusieurs années plus tard celle d’Assia et de sa fille,  et je pense que le roman aurait pu s’arrêter là. Il n’était pas nécessaire à mes yeux de continuer jusqu’à l’ultime suicide de Nicholas.

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur : Le désert et la grâce (qui m’a été conseillé plusieurs fois cette année…)

Autre :  Froidure de Kate MOSES (également sur Sylvia Plath)

 

D’autres avis :

 

Lecture commune avec : Valérie, Théoma , Aifelle, Aymeline, Miss Orchidée; 

  L'or des chambres 

 

Les femmes du braconnier, Claude Pujade-Renaud, Actes Sud, 2010, 349 p., 21 euros

 

verticale je suis (Sylvia Plath, 28 mars 1961)

 

Mais je préférerais être horizontale.

Je ne suis pas arbre avec mes racines dans le sol

suçant à moi minéraux et amour maternel

afin qu’à chaque mars je puisse être éclaboussure de feuilles

 

Non plus ne suis la beauté d’un jardin allongé

arrachant des ah enthousiastes et peint de façon baroque

sans savoir que je perdrai mes pétales

par rapport à moi, un arbre est immortel

et si petite la tête d’une fleur, mais plus saisissante

et tant je voudrais la longévité de l’un et la hardiesse de l’autre.

 

Cette nuit, dans l'infinitésimale lumière des étoiles,

les arbres et les fleurs ont déversé leurs odeurs froides

Je marche parmi eux, mais aucun ne me remarque.

Parfois je pense que lorsque je dormais

je devais parfaitement leur ressembler -

Pensées parties dans le sombre.

Cela serait si normal pour moi, de m'étendre.

Alors le ciel et moi parlons franchement,

et je serai enfin utile quand je reposerai pour de bon:

alors les arbres pour une fois me toucheront peut-être, et les fleurs auront du temps pour moi.

 

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La nostalgie de l’ange de Alice SEBOLD

Publié le par Hélène

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 ♥ ♥

 

 L’auteur :

Alice Sebold est une romancière américaine. Ses romans sont principalement basés sur son expérience personnelle.

 

L’histoire :

Susie Salmon est une ravissante jeune fille de 14 ans qui fait la mauvaise rencontre au mauvais moment et est violée, puis tuée par son voisin. Mais elle ne meurt pas complètement, elle vit en tant qu'ange et voit tout ce qui se passe après son départ. Ainsi, elle voit le chagrin de sa famille, sa dissolution, elle voit ses camarades, mais surtout, elle voit son violeur qui s'apprête à réitérer son exploit...

 

Ce que j’ai aimé :

L'originalité de ce roman tient dans le fait que la narratrice soit morte et parle de son Paradis du monde qu'elle voit. Elle doit assister à la douleur des siens, puis à leur évolution, en essayant de leur faire passer des messages, pas toujours bien saisis... Elle doit apprivoiser la mort et la vie qui continue simultanément. Ainsi ce roman flirte avec la vie et la mort, nous enjoignant à aborder l'une et l'autre le plus sereinement possible.


La nostalgie de l'ange  fonctionne plus comme un roman policier qu'un roman classique. La jeune Susan n'aura de cesse de se reposer tant que son meurtrier ne sera pas arrêté. L'intrigue policière apporte un supplément d'intérêt non négligeable au roman.

 
Un roman distrayant, qui s'il n'est pas un grand roman, reste tout à fait honorable.

 

Ce que j’ai moins aimé :

Un style relativement banal.

Des réflexions peu poussées.

 

Premières phrases :

 « Nom de famille : Salmon, saumon comme le poisson ; prénom : Susie. Assassinée à l’âge de quatorze ans, le 6 décembre 1973. La plupart des jeunes filles disparues dans les années soixant-dix dont les journaux publiaient la photo me ressemblaient : de race blanche, le cheveu châtain terne. C’était avant que les avis de recherche d’enfants de toute race et de tout sexe n’ornent les cartons de lait ou les quotidiens. C’était encore à l’époque où les gens croyaient que ces choses-là n’existaient pas. »

 

Vous aimerez aussi :

   Je voudrais que cela ne finisse jamais de Ake EDWARDSON

 

D’autres avis :

  chez Babélio 

 

POCHE :   La nostalgie de l’ange, Alice SEBOLD, traduit de l’anglais (EU) par Edith Soonckindt, J'ai Lu, mars 2005, 7 euros

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Grand huit d’Isabelle KAUFFMANN

Publié le par Hélène

                                            grand huit

 ♥ ♥ ♥

  

 L’auteur :

 Isabelle Kaufmann est médecin mais aussi peintre, illustrateur, auteur compositeur (jazz) et auteur d'un premier roman publié en 2006 chez Flammarion : Ne regardez pas le voleur qui passe.

 

 

L’histoire :

Il y a une Bugatti qui file en 1924 dans la plaine d’Alsace, un homme trahi et un bébé abandonné.

Une voyante bulgare qui tire des cartes singulières, une femme mélancolique  effaçant les lignes droites ; d’abjects coups de téléphone.
Il y a un petit garçon qui invente des jouets, deux scientifiques dans un laboratoire surchauffé, des espoirs ravivés et des secrets inavouables.
Dix-sept enfants noirs sur une plage de Zanzibar, des vagues qui se brisent, des amants égarés.
Il y a les théories d’Einstein en pleine évolution, des trouvailles fortuites, des erreurs de calcul.
Il y a une fête foraine, la nuit.
Et au cœur de tous ces destins, Kitz cherche la réponse à une question désespérée : comment payer ses dettes lorsqu’on doit rembourser, non de l’argent, mais du temps ?

 

Ce que j’ai aimé :

 -          Une fois n'est pas coutume, je tiens à mettre en avant cette quatrième de couverture remarquablement bien écrite. Elle contient juste assez de mystères, de poésie, de beauté pour rendre hommage au texte et nous incite brillamment à nous plonger dans l'univers de l'auteur. Du grand art...

 

 -          La poésie est dans le style mais aussi dans l’intrigue, dans les personnages...

 

« Elle flageole, tombe à genoux, puis chavirant dans le silence minéral de grains de sable, s’évanouit sur le flanc de cette île soumise et rebelle à la fois, cette île qui lui ressemble tant. » (p. 197)

 

-          Enfin un roman de la rentrée littéraire que j'ai trouvé original ! L'auteur ne parle ni de son grand-père, ni de sa mère, ni de sa famille, mais INVENTE une histoire en s'appuyant sur des  découvertes scientifiques et fait preuve d'une réelle innovation. Comme pour Gilpertz qui souhaite inventer "un calendrier gaufré qu’on grignoterait chaque jour d’une case. La pâte serait parfumée et colorée selon le mois concerné, jouant sur les ambiances et les arômes de saison. Friandise ludique et surtout incitation à l’observance quotidienne d’un traitement, les malades dont les remèdes seraient enfouis dans la gaufre ne présenteraient plus aucune réticence ni rechute imprévue. » parce que sa femme est internée en clinique psychatrique suite à l’oubli de son traitement. 

 

Un roman que je vous conseille vivement...

 

« Le fait est que nous sommes capables de mener à terme des démonstrations scientifiques et de résoudre des problèmes relatifs à de nombreux systèmes spatiotemporels. Mais en ce qui concerne notre propre personne, nous sommes face à un univers ténébreux dont nous ne maîtrisons aucune dimension. L’infini est en nous, Claudius. » (p. 143)

 

 

Ce que j’ai moins aimé :

 -          La fin m’a un peu déçue, un peu trop simple et rationnelle à mon goût.

 

Premières phrases :

 « La Bugatti pile sur la route déserte. Nuage de poussière au milieu de l’immense plaine quadrillée de champs de blé, de houblon, de colza. La collision a été évitée de justesse. Un corps est allongé sur le sol. Le conducteur, moustache en désordre et costume chiffonné, sort de son véhicule. »

 

  D'autres avis :

 

Leiloona

 

 

Grand Huit, Isabelle Kauffmann, Le Passage, août 2011, 296 p., 18 euros

 

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Itinéraire d’enfance de DUONG THU HUONG

Publié le par Hélène

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 ♥ ♥ 

 « L’homme doit lutter et gagner. » (p. 338)

  

L’auteur :

 

Née en 1947 au Viêtnam, Duong Thu Huong, pour avoir défendu ses convictions démocratiques, a été emprisonnée en 1991. Elle a vécu en résidence surveillée dans son pays jusqu'en janvier 2006, date de son arrivée à Paris pour la sortie de Terre des oublis (Sabine Wespieser éditeur), dont le succès l'a incitée à rester en France pour se consacrer à l'écriture.

 

L’histoire :

 

Bê a douze ans, sa vie dans le bourg de Rêu s'organise entre sa mère, ses amis, ses voisins et ses professeurs. Son père, soldat, est en garnison à la frontière nord. Mais parce que son caractère est déjà bien trempé et qu'elle ne supporte pas l'injustice, elle prend la défense d'une de ses camarades abusée par un professeur, et se voit brutalement exclue de l'école. Révoltée, elle s'enfuit de chez elle, avec sa meilleure amie, pour rejoindre son père. Commence alors un étonnant périple : les deux adolescentes, livrées à elles-mêmes, sans un sou en poche, voyagent en train, à pied ou en autobus, à travers les montagnes du nord, peuplées par les minorités ethniques. Elles finiront par arriver à destination, après des aventures palpitantes et souvent cocasses : Bê la meneuse, non contente d'avoir travaillé dans une auberge avec son amie, tué le cochon, participé à la chasse au tigre, va également confondre un sorcier charlatan et jouer les infirmières de fortune. Au fil des mois et des rencontres, l'adolescente grandit, mûrit, et fait l'apprentissage de la liberté. Duong Thu Huong avoue avoir donné beaucoup d'elle-même à son héroïne...

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          Itinéraire d’enfance rend hommage à la fraîcheur de l’enfance entre désobéissance, rencontres marquantes,  aventures (dont la mythique chasse au tigre) mais aussi injustices et maltraitances.

 

-          La jeune Bê est une enfant optimiste, qui respire la joie de vivre et ses aventures lui ressemblent, même si elle ne  nous épargne pas la pauvreté de ces familles  car « Là où règne l’ignorance, règne aussi la misère. » (p.317) Elle va faire son apprentissage de la vie au fil de ses rencontres et expériences :

 

« Elle m’a fait comprendre que chaque être humain était un mystère dont on parvient rarement à lever le voile et qu’on n’a souvent pas assez de toute une vie pour saisir un seul aspect de la personnalité de quelqu’un. » (p. 232)

 

« Vivre, c’est surmonter les malheurs, la souffrance et l’injustice pour atteindre l’objectif qu’on s’est fixé. » (p. 343)

 

-          C’est un roman facile à lire, agrémenté de petits contes, de croyances populaires, légendes et superstitions…

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Peut-être un peu trop léger 

 

Premières phrases :

 

« J’ai douze ans. Nous habitons le petit bourg de Rêu, ma mère et moi. On y trouve encore un quartier de maisons anciennes, toutes construites sur le même modèle : un bâtiment central soutenu par des colonnes de bois noir poli, quelques arbres fruitiers dans la cour et un grand jardin entouré d’un muret souvent envahi d’une mousse verte. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur : Terre des oublis

Autre : Ciel bleu : une enfance dans le Haut Altaï de Galsan TSCHINAG

 

D’autres avis :

 

Stéphie, Schlabaya

 

Itinéraire d’enfance, Duong Thu Huong, roman traduit du vietnamien par Phuong Dang Tran, Sabine Wespieser, 24 euros

 

POCHE : Itinéraire d’enfance, Duong Thu Huong, roman traduit du vietnamien par Phuong Dang Tran, Le livre de poche, 346 p., 6.50 euros

Publié dans Littérature Asie

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Le jardin de Bertina HENRICHS

Publié le par Hélène

jardin

 

L’auteur :

Bertina Henrichs a publié La Joueuse d’échecs (Liana Levi, 2005), qui a rencontré un succès international et a été adapté au cinéma, et That’s All Right, Mama (Panama, 2008), également vendu dans plusieurs pays.

 

L’histoire :

Ultime bout de l’Europe. Au bord de l’Atlantique, durant un printemps maussade, Marthe prépare son jardin. Sa vie est devenue trop tranquille. Depuis la mort de son mari, Paul, les sollicitations se font rares, jusqu’à ce que s’introduise, dans sa boîte aux lettres, un prospectus qui chamboulera tout.

Le Jardin est l’histoire d’une opportune catastrophe.

 

Ce que j’ai aimé :

-          Les descriptions de la Bretagne et de la relation à la nature sont quelquefois magnifiques, et quelques autres passages valent le détour :

 

« Marthe avait soixante-cinq ans ; pourtant, elle essayait toujours de capturer de minuscules filets de temps, des tempuscules en quelque sorte. Observer cette mince frontière entre le non-existant et le déjà-certitude. Cette membrane fragile qui sépare le quotidien rassurant et répétitif de l’accidentel. Ce tout petit fragment de possibles, d’éventuelle tournure surprenante. Cette brèche presque imperceptible dans laquelle l’aventure aurait pu s’engouffrer. » (p. 12)

 

Ce que j’ai moins aimé :

-          Je n’ai pas saisi l’intérêt de cette histoire immobilière : un prometteur veut installer un parc d’attractions à proximité de l’allée où vit Marthe, si bien que un groupe va se lever pour aller à l’encontre de ce projet.  L’intrigue se résume à cela, s’enferre dans les détails, ne faisant qu’effleurer la relation qui s’instaure entre Marthe et Hans.

 

-          Cette relation est d’ailleurs très caricaturale : ils ne s’aiment pas au premier abord, (on se croirait presque chez Harlequin…) (oui, depuis mardi dernier, je suis devenue une pro des Harlequins...) en raison d’a priori  qui volent évidemment rapidement en éclats.

 

Une déception...

 

Premières phrases :

 

« Terre de départ, terre d’accueil. Ultime bout  de l’Europe. La Bretagne semble avoir calqué sa rugosité sur celle de l’Océan. A force de se côtoyer depuis toujours, ils se ressemblent. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur : La joueuse d’échecs de Bertina HENRICHS

Autre : Photo de groupe au bord du fleuve de Emmanuel DONGALA

 

 

D'autres avis :

 

 

Stephie

 

Le jardin, Bertina HENRICHS, Le cherche Midi, 2011, 254 p., 17 euros

 

 challenge 1% littéraire

 

 challenge voisins voisines

Publié dans Littérature Europe

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J’aurais voulu être ethnologue de Margaux MOTIN

Publié le par Hélène

                                          j-aurais-voulu-etre-thnologue.jpg

 

L’auteur :

Margaux Motin est une illustratrice française. Elle est connue, entre autres, pour son blog Margaux Motin, où elle expose avec humour des anecdotes de sa vie de trentenaire. Elle a une soeur, Marion Motin, qui est danseuse.

 

L’histoire :

Le quotidien d’une jeune illustratrice : sa petite fille, son mari, ses copines, sa mère, ses achats compulsifs… La vie quoi !

 

Ce que j’ai aimé :

-          Cet album est plutôt drôle, les scènes sont bien vues :

 

"J'aurais adoré être ethnologue ... j'aurais étudié la symbolique de la chaussure à talon chez les pygmées, observé les fréquences d'épilation des femmes en Amazonie, établi une typologie du bébé morue dans les sociétés inuit, j'aurais même probablement appris à construire une pirogue avec une bretelle de soutif et une tong, et pris des cuites à l'alcool de manioc. La vie aurait été une course folle, une nuit d'ivresse interminable, un vaste champ de possibles! Mais je suis une grosse feignasse, je vomis quand je suis soûle et j'ai peur des quêpes. Et puis, de toute façon, tout ce que je sais faire, c'est dessiner..." (4ème de couverture)

 

margaux-motin-1.jpg

 

Ce que j’ai moins aimé :

-          Rien de nouveau sous le soleil, de nombreuses caricatures : les hommes regardent le foot, pendant que les filles font les boutiques, se font les ongles, s’épilent le maillot, et les enfants eux ne sont là que pour pleurer et nous réveiller la nuit :

 

margaux-motin-2.jpg

 

D’autres avis :

Sophie

 

Vous aimerez aussi :

Le blog de Margaux Motin

 

J’aurais voulu être ethnologue, Margaux MOTIN, Hachette, Marabout, 2009, 12.90 euros

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Deux jeunes artistes au chômage de Cyrille MARTINEZ

Publié le par Hélène

                                         deux artistes au chomage

♥ ♥

 

L’auteur :

Cyrille Martinez est un jeune auteur français.

 

L’histoire :

À New York New York, deux jeunes artistes au chômage se grisent de vernissages underground, de soirées drague et de poésie sonore. On reconnaîtra peut-être, derrière ces personnages, l’image réinventée d’Andy Warhol et de John Giorno, l’unique acteur du film Sleep. Mais ce n’est qu’un détail dans cette histoire de sommeil, d’art plastique et de poésie.

Une épopée comique où s’entend, en sourdine, une inquiétude sur le devenir de l’art et de la littérature. (4ème de couverture)

 

Mon avis :

jJe dois dire qu’après avoir lu plusieurs romans de la rentrée littéraire qui traitaient tous plus ou moins brillamment du thème de la famille, j’ai été agréablement surprise par ce texte différent, novateur et impertinent.  

Je n’ai pas saisi toutes les références ni tout le sens caché, raison pour laquelle on ne peut pas dire que j’ai adoré mais j’ai été bousculée, étonnée, amenée à méditer sur le sens de l’art, sur New York, sur la culture, le travail, et ce roman m’a finalement ouvert des perspectives étonnantes.

J'ai rencontré l'auteur au cours d'un pique-nique organisé par les Editions Buchet-Chastel, et nous avons pu discuter toute une après-midi avec un auteur ouvert, passionnant, vraiment sympathique.

Un artiste à suivre...

 

Premières phrases :

« Le nom New York New York vient de New qui veut dire neuf, nouveau, nouvelle, de York qui veut dire York, de de New York qui veut dire new York. »

 

Vous aimerez aussi :

Les romans de Chloé DELAUME

 

D’autres avis :

Libération, Sophie,  Isa,

 

Deux jeunes artistes au chômage, Cyrille Martinez, Buchet Chastel, août 2011, 128 p., 15 euros

 

Merci à Denis LEFEBVRE pour cette découverte et cette rencontre brillamment organisée...

challenge 1% littéraire

 

A noter que Cyrille Martinez appartient à un groupe de musique "Jaune sous-marin" qui traduit les paroles des chansons  pop anglo-américaines de manière littérale et les restitue dans les temps imposés par les morceaux d’origines. Voilà le résultat :


 
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Dans les veines ce fleuve d’argent de Dario FRANCESCHINI

Publié le par Hélène

                                               dans-les-veines.gif

♥ ♥ ♥ ♥

 

L’auteur :

 

Dario Franceschini est un écrivain italien qui signe ici son premier roman. Il a été élu président du groupe parlementaire « l’Olivier » à la Chambre des Députés.

 

L’histoire :

 A l'heure où sa vie approche de son automne, Primo Bottardi décide de revenir sur les lieux de sa jeunesse et de retrouver un ami qui lui avait posé quarante ans plus tôt une question à laquelle il n'avait pas su répondre. Son périple le ramène au bord du Pô, parmi les pêcheurs d'esturgeons, dans une atmosphère de brume et d'eau qui change la plaine en un mirage infini.

 

Ce que j’ai aimé :

Le lent voyage de Primo est teinté de mélancolie, comme si le vieil homme observait le monde pour mieux l’imprégner sur sa rétine, pour n’en perdre aucun détail et s’en souvenir ainsi avec acuité. Il rencontre des personnages atypiques, venus tout droit de son passé comme le magicien Ariodante, il se souvient de rencontres lointaines ou écoutent les hommes et les femmes raconter leur histoire, bercés par le rythme lancinant et immuable du fleuve.

Au fil des pages comme au bord du fleuve s’infiltre une magie parfaitement intégrée à la réalité, parce que l’homme ne peut pas tout expliquer et que la réalité peut prendre des atours mystérieux.

Dans les veines ce fleuve d’argent est un texte magnifique qui nous emporte aux confins de l’existence…

 

Ce que j’ai moins aimé :

-          Rien

 

Premières phrases :

 « Il avait toujours confondu le silence avec le froid. Pendant les nuits moites d’été, il regardait les lèvres de marie qui bougeaient, sans un bruit, au rythme des mots de son livre, et il commençait à trembler sous les draps rêches de coton blanc. »

 

Vous aimerez  aussi :

 Le jour avant le bonheur de Erri DE LUCA

 

D’autres avis :

Sabbio , Leiloona, Clara

Télérama, Le matricule  des anges

 

Dans les veines ce fleuve d’argent, Dario Franceschini, traduit de l’italien par Chantal Moiroud, éd. L'Arpenteur/Gallimard, 150 p., 13 €.

POCHE : Dans les veines ce fleuve d’argent, Dario Franceschini, traduit de l’italien par Chantal Moiroud, Folio, 4.60 euros

 

challenge voisins voisines

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