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La fille tombée du ciel de Heidi W. DURROW

Publié le par Hélène

                                             fille tombée du ciel

♥ ♥

 

L’auteur :

Heidi W. Durrow est la fille d’une mère danoise et d’un père afro-américain travaillant pour l’US Air Force. Elle a grandi en Turquie, en Allemagne et au Danemark, puis a fait ses études supérieures à l’école de journalisme de l’université de Columbia, ainsi qu’un cursus de droit à Yale. Elle est aujourd’hui directrice de festivals culturels. Elle a 42 ans et vit à New York. Son premier roman, La Fille tombée du ciel, a reçu le prix Barbara Kingslover Bellwether en 2008.

 

L’histoire :

À onze ans, Rachel Morse, fille d'une mère danoise et d'un G.I. noir américain, voit sa vie basculer dans la tragédie. Un drame dont elle se retrouve la seule survivante lui arrache sa famille et l'abandonne dans la solitude et l'incompréhension. Dans sa nouvelle vie chez sa grand-mère paternelle, Rachel verra s'effondrer ses croyances, et devra s'adapter grâce à toutes les ressources de son intelligence, de sa beauté et de sa sensibilité — autant de défauts que le monde extérieur lui fera sèchement payer. Noire pour les Blancs, et blanche pour les Noirs, elle aura à composer avec le racisme ordinaire, ses doutes sur son passé et son identité, et le deuil, pour trouver sa propre voie. Elle recevra l'aide d'un messager providentiel, seul témoin de la tragédie, qui fuira une enfance éclatée pour tendre à cette petite fille une main salutaire. 

 

Ce que j’ai aimé :

Il s'agit d'un roman émouvant sur la filiation, la famille, les origines... 

        Si la psychologie de nombreux personnages n’est pas très complète, j’ai trouvé par contre que celle de la mère était très fine : l’auteur décrit finement la détresse d’une mère qui a perdu son enfant et a peur de perdre les suivants. Une mère qui est prête à tout pour que ses petits ne souffrent pas, une mère seule, qui redoute la tragédie à chaque instant, d’une mère perdue qui n’est qu’angoisse.

La fille tombée du ciel est un roman tendre et puissant, pas tout à fait abouti encore, mais il reste un premier roman très prometteur.

 « Je réfléchis à tout ça : à ce que nous apprennent la science et les maths. Les maths peuvent expliquer pourquoi il y avait une chance sur quatre pour que j’aie les yeux bleus, mais elles ne reflètent pas l’ensemble de ce que je suis. Et ni la science ni les maths ne peuvent rendre compte de la chance qu’on a, dans la vie. De la chance de survivre, en tous cas. » (p. 188)

 

Ce que j’ai moins aimé :

-          De petits détails prouvent que ce n’est pas encore un roman très abouti  : Brick grandit un peu vite, le résumé de son errance durant toutes ces années est plutôt frustrant ; on n’en sait pas plus sur certains personnages du livre en le refermant (je laisse planer le mystère..) donc tout n’est pas résolu à la fin du roman ; la psychologie des personnages est assez sommaire…

-          Le roman est psychologiquement peu crédible : la petite aurait connu un tel traumatisme  (quand même : une chute de neuf étages ! c’est long neuf étages…) et sans avoir besoin d’en parler  à qui que ce soit elle devient une enfant et une adolescente normale ? Je veux bien adhérer aux théories de la résilience mais quand même il y a des limites non ?

              Quelques clihés jalonnent le texte, notamment sur le métissage : Rachel par exemple est une enfant très belle qui peine à trouver sa place...

     

  Premières phrases :

« « Mon petit porte-bonheur », dit grand-mère.

Elle est venue me chercher à l’hôpital, et on a marché jusqu’à l’arrêt de bus, sa main autour de la mienne, comme une laisse.

On est à l’automne 1982, et il pleut sur Portland. J’ai éclaboussé mes nouvelles chaussures dans les flaques. Je me sens déjà moins la petite-fille-dans-sa-robe-neuve. Je ne suis déjà plus cette fille-là. »

 

D’autres avis :

Ys, Sandrine (la Ruelle bleue), 

 

La fille tombée du ciel, Heidi W. DURROW, Traduit de l’anglais (USA) par Marie de PREMONVILLE, Editions Anne Carrière, août 2011, 273 p., 20 euros

challenge 1% littéraire

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Le mardi c’est permis

Publié le par Hélène

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Ce mois-ci nous partons A la poursuite d’un rêve avec Barbara CARTLAND

 

 L'histoire calibrée :

 

Situation initiale : la jeune Tiana hérite du château en ruines de ses parents et n’a pas l’argent pour continuer les travaux de rénovation.

Elément déclencheur : le comte d’Austindale, son voisin, lui propose de l’épouser car il doit absolument épouser quelqu’une avant ses 30 ans pour ne pas perdre son propre château. – conclusion : avoir un château, ça vous complique la vie…-

Péripéties : elles sont liées aux adjuvants : le cousin Alan, la belle et impétueuse Lady Margaret, éconduite par le Comte, la gouvernante Mme Osbourne, jalouse de Tiana, et Henri Sawyer, promoteur intéressé par le château de Tiana. Tous ces méchants personnages vont tout faire pour empêcher le mariage, mais ce sera sans compter sur la personnalité orageuse de Tiana. – conclusion : ne vous mariez pas avec un comte, ça multiplierait vos ennemis -

Situation finale : Ils meurent tous dans d’atroces souffrances… (lol !)

 

Conclusion : Barbara Cartland est censée « faire entrer le rêve dans chacun de ses romans », et le rêve selon elle se résume à un château –ou deux c’est encore mieux-, un comte beau et ténébreux, homme intelligent et posé, une jeune fille belle et impétueuse, des méchants rapidement terrassés parce que "l'amour est plus fort que tout" (c'est bÔ....)

Mais attention rien n'est facile de prime abors, le bonheur doit se conquérir : ainsi les héros ne s'apprécient nullement au début de l'histoire (situation classique des romans Harlequin) (eh oui il fut un temps -lointain entendons-nous, avant que je ne découvre Marcel, Gustave et confrères- il fut un temps disais-je où je me complaisais dans la lecture de ce genre de roman...) Donc ils ne s'aiment pas : 

 

 

«  - Le jour où je me marierai, ce sera par amour, poursuivit-elle. J’espère rencontrer un homme que je respecterai et  que j’aimerai de tout mon cœur, de toute mon âme, et jusqu’à mon dernier souffle. Cet homme, ce n’est sûrement pas vous !

Le comte retint sa respiration, soudain fasciné par les joues rosies de la jeune fille, par cette chevelure bouclée qu’elle secouait avec véhémence, tandis que le soleil la faisait briller de mille nuances dorées. » (p. 41)

 

(La question est : pourquoi quand moi je me mets en colère mon conjoint n’est-il pas fasciné ??? conclusion : la prochaine fois je me placerai dans le soleil, ça changera peut-être tout…)

 

 Trêve de plaisanterie je ne sais pas si au final ce genre d’écrits est plus néfaste qu’un Marc Lévy ou un Guillaume Musso : « prose d’aéroport » comme dit Jérôme Garcin en parlant de Marc Lévy, mièvreries en tous genres, guimauve à toute les pages, clichés à tout va, mais morale sauve quoiqu’il arrive… A méditer...

 

A la poursuite d’un rêve, Barbara CARTLAND, traduit de l’anglais par Marie-Noëlle TRACHART,  J’ai Lu, 2010, 152 p.  

 

  D'autres lectures illicites chez Stéphie : 

 

mardi tout est permis

Publié dans Littérature Europe

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Tribulations d’un précaire de Iain LEVISON

Publié le par Hélène

                                             tribulations-dun-precaire.gif

  ♥ ♥ ♥

   « Il s’agit de survivre. Encore y a-t-il de la grandeur dans la survie, et cette vie manque de grandeur. En fait, il s’agit seulement de s’en tirer. » (p. 13)

   L’auteur :

  Iain Levison est un écrivain américain d'origine écossaise qui vit à Philadelphie. Son premier roman, Un Petit Boulot, a rencontré un succès important.


L’histoire :

Tribulations d’un précaire est un récit écrit à la première personne. Avec un regard acéré et décalé sur le monde du travail, l’auteur relate avec un humour noir et décapant les petits boulots qu’il a été amené à exercer aux États-Unis pour survivre, après un passage dans l’armée et un diplôme de lettres. Aucune des compétences acquises ne lui servira jamais… Ni pour transporter câbles et cafés lors du tournage d’un film underground, découper des poissons dans un supermarché de luxe, remplir des cuves de fuel ou conduire un camion de déménagement... Ni pour les travaux de forçat en Alaska aux côtés de travailleurs immigrés.

 

Ce que j’ai aimé :

 -         La précarité est un thème qui aurait pu plomber rapidement l'atmosphère de ces récits autobiographiques, ce qu'évite avec brio Iain Levison grâce à un ton décalé et à un recul humoristique.  

 

« Au cours des dix dernières années, j’ai eu quarante-deux emplois dans six États différents. J’en ai laissé tomber trente, on m’a viré de neuf, quant aux trois autres, ç’a été un peu confus. C’est parfois difficile de dire exactement ce qui s’est passé, vous savez seulement qu’il vaut mieux ne pas vous représenter le lendemain. Sans m’en rendre compte, je suis devenu un travailleur itinérant, une version moderne du Tom Joad des Raisins de la colère. À deux différences près. Si vous demandiez à Tom Joad de quoi il vivait, il vous répondait : "Je suis ouvrier agricole". Moi, je n’en sais rien. L’autre différence, c’est que Tom Joad n’avait pas fichu 40 000 dollars en l’air pour obtenir une licence de lettres. » ( p. 12)

 

 L'auteur fait preuve d'une clairvoyance assumée sur sa vie et sur le système économique qui l'amène à connaître ces "tribulations" courtes et décevantes. Car non seulement l'université ne mène nulle part, (« Le fait est qu’à le fin de ma troisième année, quand les chasseurs de têtes étaient venus recruter, je n’avais pas vu une seule annonce portant la mention « licence de lettres exigée. » » (p. 186))  mais ensuite les emplois laborieusement trouvés s'avèrent frustrants, absurdes, voire dangereux (dans le cas notamment des déménageurs) et ne permettent nullement de bénéficier d'un salaire décent ou d'une quelconque couverture sociale. Sans parler du fait que, bien sûr, ils vont à l'encontre de tout épanouissement personnel...

 

« Des types me disent qu’ils ont trouvé le job de leurs rêves. Des types avec lesquels je me soûle me le disent quelquefois, les plus jeunes. Mais trois semaines plus tard, je les retrouve serveurs de bar. « Qu’est-ce qui s’est passé avec le super boulot ? » Ils haussent les épaules. « Ca n’a pas marché. » » (p. 179)

 

« Suivez avec confiance la direction de vos rêves, a dit Thoreau. Par la suite, il a ajouté que la plupart des hommes mènent une vie de désespoir silencieux, signe que peu d’entre nous suivaient son conseil. » (p. 179)

 

Le conclusion reste sans appel :

 

«  Le véritable problème c’est que nous sommes tous considérés comme quantité négligeable. Un humain en vaut un autre. La loyauté et les efforts ne sont pas récompensés. » (p. 187)

 

Ce que j’ai moins aimé :

-          J’ai moins aimé le long chapitre consacré à la pêche en Alaska, moins humoristique que les autres.

 

Premières phrases :

 « C’est dimanche matin et j’épluche les offres d’emploi. J’y trouve deux catégories de boulots : ceux pour lesquels je ne suis pas qualifié, et ceux dont je ne veux pas. J’étudie les deux. Il y a des pages et des pages de la première catégorie, des postes que je n’obtiendrai jamais. Expérience de six ans exigée dans tel et tel domaine, parler couramment le chinois, pouvoir piloter un jet face à une défense antiaérienne, et avoir SIX ANS d’expérience en chirurgie cardiaque. Salaire de départ trente-deux mille dollars. Faxez votre C.V. à Beverly. »

 

Vous aimerez aussi :

 Du même auteur : Un petit boulot

Autre : Le couperet de Donald WESTLAKE

 

D’autres avis :

 

Télérama

Kathel 

  

Tribulations d'un précaire, Iain LEVISON, Traduit de l’américain par Fanchita Gonzalez Battle, Liana Levi Piccolo, 2007, 186 p., 8 euros

 

Merci à Kathel qui a chaleureusement accepté de faire voyager ce roman jusqu’à moi.

 

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Ce qu’on peut lire dans l’air de Dinaw MENGESTU

Publié le par Hélène

                                                   ce qu'on peut lire dans l'air

♥ ♥

 

L’auteur :

 À deux ans, Dinaw Mengestu, né en 1978 à Addis Abbeba, a fui l’Éthiopie avec sa famille pour s’installer aux États-Unis. Venu à Paris en 2007 pour la parution de Les Belles choses que porte le ciel, il s’est épris de la France. Il s’est installé à Paris tout en continuant à être régulièrement aux États-Unis pour enseigner, faire des conférences, voir sa famille et faire la promotion de ses romans. Les Belles choses que porte le ciel a connu un beau succés et quand Ce qu’on peut lire dans l’air est paru aux Etats-Unis (septembre 2010), il a été finaliste de la sélection du Independant book store et a gagné le Vilcek Prize.


L’histoire :

Au début des années 1980, Yosef et Mariam, que la révolution éthiopienne a séparés pendant trois ans, se rejoignent aux États-Unis. Pour célébrer leurs retrouvailles, ils s’offrent enfin un voyage de noces, à Nashville. Trente ans plus tard, Jonas Woldemariam, leur fils, en pleine crise existentielle, revient sur leurs pas. Entre de vagues souvenirs d’enfance et le silence de ses parents sur le drame qui les a menés aux Etats-Unis, il reconstitue à tâtons l’histoire de sa famille, sa propre histoire...

 

Ce que j’ai aimé :

 Les parents de Jonas sont des immigrés éthiopiens échus dans un univers américain qui ne sera jamais totalement le leur. La relation qu’ils entretiennent avec leur pays d’accueil est finement évoquée, portée de surcroît par une écriture calibrée. Leur passé flou est réinventé par leur fils en quête de ses origines et de lui-même. : il crée en artiste virtuose une histoire cohérente universelle.

 «  Elle avait collé la tête contre la vitre de séparation pour lui lancer : « Pardon, monsieur, vous êtes de quel pays ? » Elle avait souvent affirmé détester que les gens posent cette question aux chauffeurs de taxi. (…) « Fiche-leur la paix, avait-elle déclaré. Pourquoi seraient-ils obligés de raconter d’où ils viennent ou pourquoi ils ont quitté leur pays ? Pour qu’on leur file un dollar de pourboire en plus ? Personne en demande au vieux chauffeur noir d’où il est ni ce qu’il a vécu, parce que les gens trouveraient ça grossier et dingue. Sauf s’il a un accent. Là, tout est permis. Là, c’est « dites-nous pourquoi vous êtes venu ici et combien ce doit être dur ! » » (p. 131)

 Jonas assiste parallèlement impuissant à la déliquescence de son couple, l’érosion des sentiments ne résistant pas au manque d’identité des deux protagonistes. Les dernières semaines du couple s'égrennent au travers de scènes fugaces et parlantes.

 

Ce que j’ai moins aimé :

 J’ai retrouvé exactement la même atmosphère que dans Les âmes chagrines de Léonora MIANO : quelques personnages épars aux  liens familiaux ténus et problématiques qui s’analysent au travers du vécu de leurs parents et de leurs rapports aux autres. Ce sont des romans très statiques, psychologiques, et il m’a manqué personnellement un élan romanesque, une découverte de nouveautés et d’étrangetés qui m’auraient emportée dans un univers fascinant ou terrifiant.

 

Premières phrases :

 « Sept cent soixante-huit kilomètres séparaient la maison de mes parents, à Peoria, Illinois, de Nashville, Tennessee, distance qu’une Monte-Carlo rouge vieille de sept ans et roulant à cent kilomètres à l’heure environ pouvait parcourir en huit à douze heures, selon que l’on prenait en compte certaines variables telles que le nombre de pancartes proposant un détour vers un haut lieu historique ou la fréquence à laquelle ma mère – Mariam – devait se rendre aux toilettes. »

 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Les belles choses que porte le ciel

Autre : Ces âmes chagrines de Léonora MIANO

 

Ce qu’on peut lire dans l’air, Traduit de l’américain par Michèle Albaret-Maatsch, Albin Michel, Terres d’Amérique, 2011, 368 p., 22 euros

 

defi Afrika Choupynette

 

challenge 1% littéraire

 

Publié dans Littérature Afrique

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Rouge abattoir de Gilda PIERSANTI

Publié le par Hélène

rouge-abattoir.jpg

  ♥♥♥

 Au coeur de Rome, Mariella mène l'enquête... 

 

 L’auteur :

 

Gilda Piersanti est une romancière italienne qui vit en France depuis 20 ans. Elle se consacre exclusivement à l'écriture depuis 1995.

 

L’histoire :

 

Au cœur de la Ville éternelle ensevelie sous la neige, dans le très populaire et très branché quartier romain de Testaccio, une troisième jeune fille vient d’être assassinée, au beau milieu des fêtes de fin d’année. Le commissaire D’Innocenzo ne croit pas à l’hypothèse du tueur en série que les journaux se plaisent à rabâcher, mais ne sait plus comment maîtriser la peur qui gagne les habitants du quartier et cette population jeune et nombreuse qui fréquente, le soir, ses restaurants et ses discothèques, son théâtre et son cinéma. Une jeune femme inspecteur, téméraire et secrète dans sa réputation, rejoint l’équipe du commissaire sans son consentement. Au fil des heures et du raisonnement, une entente mutuelle finit par s’établir qui viendra à bout d’une histoire personnelle ensevelie, comme la ville sous la neige, sous les années de plomb de la vie politique italienne.

 

Ce que j’ai aimé :

 -          Le décor : Rome en hiver resplendit de magie sous la plume de Gilda Piersanti.

 

rome-sous-neige.jpg

 

-          Les personnages : Je déplorais récemment le manque d’inspectrice dans la littérature policière, or ici ce sera la surprenante Mariella qui tiendra les rennes de l’enquête, aux côtés d’Innocenzo tout de même (car que ferait-on sans les hommes, n’est-ce pas…)

 

-          Les intrigues secondaires aiguillonnent l’intérêt du lecteur : qu’est-il arrivé au fils du commissaire ? Où vont l’amener les habitudes pour le moins surprenantes de Mariella ? Autant de questions qui donnent envie de lire sans tarder les autres opus de la série « saisons meurtrières »…

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

L’intrigue est somme toute assez banale et sa résolution sort un peu trop facilement du chapeau de l’auteur…

 

Premières phrases :

 

« Un morceau de la troisième victime fut retrouvé le lendemain de Noël devant le kiosque à journaux. Assunta faillit se tordre la cheville pour éviter la main qu’un soupçon de neige décorait comme une branche de sapin. Elle pensa : « Il a neigé toute la nuit… » Puis elle vit la main et poussa un hurlement aigu, amplifié par la lenteur de son raisonnement et le silence du matin. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur : Les saisons meurtrières qui comprend : Rouge abattoir, Vert palatino, Bleu catacombes, Jaune Caravage, Vengeances romaines, Roma Enigma

Autre : les romans de Donna LEON

 

D’autres avis :

 

Babélio

 

Rouge abattoir, un hiver meurtrier, Gilda Piersanti, Le passage, 2003, 18 euros

POCHE : Rouge abattoir, un hiver meurtrier, Gilda Piersanti, Points, 2008, 277 p., 6.60 euros

 

challenge voisins voisines

Publié dans Roman policier Europe

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Guide de Mongolie de Svetislav BASARA

Publié le par Hélène

guide-de-mongolie.jpg

♥ ♥ ♥

« Le dichotomie veille-rêve est tout à fait dévaluée. » (p. 124)

 

L’auteur :

Svetislav Basara est né en 1953 en Serbie occidentale, à la frontière bosniaque. Auteur d'une œuvre iconoclaste et impertinente, il flirte brillamment avec l'absurde, sur la ligne fragile et jubilatoire qui sépare - ou relie - fiction et réalité. Il a publié de nombreux romans et recueils de nouvelles dont Le Pays maudit, Phénomènes, Le Miroir fêlé ou encore Guide de Mongolie. Un recueil de nouvelles, Perdu dans un supermarché, a paru en 2008 aux éditions Les Allusifs.

 

L’histoire :

Un écrivain serbe est dépêché en Mongolie pour y écrire un guide de voyage. Lui qui rêvait de s'extirper de sa morosité quotidienne, atterrit dans un pays perdu, lieu de tous les possibles – ou, de temps à autre, on brûle encore des sorcières. Il échoue au bar de l'hôtel Gengis Khanà Oulan-Bator, ou il voit défiler un évêque hollandais égaré dans un rêve, un officier russe devenu lama, un mort vivant au passé lubrique et même l'énigmatique Charlotte Rampling. Que tout cela confine à la folie importe peu ; la vodka coule à flots, délie les langues et libère les pensées les plus délirantes de Basara. Flottant entre rêverie et ivresse, au coeur d'un univers jubilatoire ou la seule certitude est qu'il n'y en a aucune, il se laisse emporter dans un tourbillon extravagant de dérision qui n'épargne rien, ni personne. (Quatrième de couverture)

 

Ce que j’ai aimé :

L’univers de Basara est peuplé d’êtres improbables, issus à la fois de sa vie, de son imagination, et quelquefois, droit venu du royaume des morts. Tout en s’imbibant de vodka, boisson indispensable dans un univers incertain et fluctuant, ils dissertent joyeusement autour de concepts en –isme : onirisme, nihilisme, l’existentialisme, communisme,  nationalisme, capitalisme, alcoolisme…

D’un ton décalé, voire déjanté, Basara dénonce «  la décadence universelle » tout en s’interrogeant sur la création, à la recherche de ce « quelque chose » qui, peut-être, l’éloignerait du dégoût…

 « Voyons un peu, alors,  ce que je cherche dans cette glose stérile que je compose péniblement depuis déjà quinze bonnes années, portant, de surcroît, tout aussi péniblement, un masque d’écrivain. Pour jouer ce rôle, j’ai dû perdre au moins dix kilos et commettre un tas de sottises que sans cela je n’aurais jamais faites. Par exemple, je suis forcé de boire beaucoup, alors que je ne supporte pas l’alcool. Qu’y puis-je ? Le rôle doit être tenu d’une manière professionnelle. (…) Je ne suis pas du tout intéressé par des personnes concrètes ; aucun être qui s’estime et qui vaut quelque chose ne fréquente ce monde, même sous un pseudonyme. Ce monde est un Eldorado pour les vauriens, les glandeurs, les imposteurs, les dupes et les sots. (p. 110)

 « Mais j’écris, je me casse la tête afin de tenir ma promesse : introduire dans ce monde une chose, une notion et un être qui ne font pas partie de son organisation merdique.

Je vais bien finir par trouver quelque chose. » (p. 116)

 « J’ai lu un jour dans Fuentes une phrase intéressante (laquelle, soit dit en passant, pourrait vous servir d’épigraphe pour quelque futur roman) :

« Mais la raison, ni lente ni paresseuse, nous apprend que sitôt répété, l’extraordinaire devient ordinaire, de même que dés que cesse la répétition, ce qui auparavant passait pour fait commun prend figure de prodige… » » (p. 129)

 Guide de Mongolie est un court récit à l’humour noir définitivement salvateur…

« Basara est à la littérature ce que Kusturica est au cinéma : un fou, un génie, un libertaire, un amuseur, un effronté, un sentimental. Un électron libre dans la fournaise qui nous sert d’humanité. » Martine Laval, Télérama

 

Ce que j’ai moins aimé :

Les divagations décousues de l’auteur peuvent quelquefois désarçonner le lecteur…

 

Premières phrases :

« Cette année-là, année du dragon de fer selon le calendrier chinois, si le printemps avait été vieux jeu, l’été fut extravagant. Il neigea deux fois en juillet, une fois le jour ne se leva point, et la nuit dura ainsi quarante-huit heures. Tout alla à l’avenant, jour après jour. Il ne se passait rien. »

 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Le miroir fêlé

Autre : L’année du jardinier de Karel CAPEK

 

D’autres avis :

Encres vagabondes, Papillon, Yves 

Télérama, Matricule des anges

 

Guide de Mongolie, Svetislav BASARA, Traduit du serbe par Gojko LUKIC et Gabriel IACULLI, Les Allusifs, 2006, 131 p, 13 euros

POCHE : Guide de Mongolie, Svetislav BASARA, Traduit du serbe par Gojko LUKIC et Gabriel IACULLI, 10/18, juin 2008, 144 p, 7 euros

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Publié dans Littérature Europe

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Un jour de David Nicholls

Publié le par Hélène

                                                   un jour

Un mélo dont l'adaptation cinématographique sort aujourd'hui.

  

L’auteur :

 David Nicholls est un romancier et scénariste anglais.

 

L’histoire :

 Emma et Dex  passent une nuit indécise ensemble le 15 juillet 1988. Lui est issu d’un milieu aisé, séduisant, sûr de lui, quand elle est d’origine modeste, bourrée de complexes, de principes, de convictions. D’années en années, ils vont se perdre, se retrouver, s’aimer, se détester…

 

Ce que j’ai aimé :

 -La construction est intéressante : le roman est découpé en chapitres de 20 ou 30 pages chacun consacré à un 15 juillet, de 1988 à 2005, permettant ainsi au lecteur d'assister à l'évolution des personnages et de leur relation au fil du temps.

 

- Un jour est un roman très visuel, doté de nombreux dialogues vivants, si bien que les 500 pages ne se font presque pas sentir...

  

Ce que j’ai moins aimé :

Je dis "presque" parce que je pense qu'il faut être sacrément adepte des comédies romantiques pour apprécier pleinement les 500 pages en question... L'histoire est relativement banale : ils s'aiment mais n'en sont pas conscients, quand l'un pense aller vers l'autre, l'autre est pris, quand l'autre se libère, l'un se remet en couple, puis l'un quitte son conjoint, mais l'autre... bref, jusqu'au jour où... Là je dois avouer que la chute est assez surprenante, mais après réflexion, je pense aussi que c'était la seule façon de sortir la tête haute de cette histoire mélo somme toute très classique...

 Les personnages sont assez caricaturaux : le pauvre Dex englué dans la célébrité, égoïste, en mal d'amour, perdu entre le sexe et la drogue, et la sage Emma, coincée aux convictions soit disant tranchées (je cherche encore quelles sont lesdites convictions évoquées dans la quatrième de couverture…)

 Le style est très oral, pas du tout littéraire, pour preuve, ce passage d'anthologie :

  « Où tu vas ? s’enquit-il en posant une main au creux de son dos.

-         Aux chiottes », répondit-elle » (p. 19)

En résumé ce roman m’a laissé une Impression poisseuse, et pourtant, moi non plus je ne boude pas une bonne comédie romantique de temps en temps...

 

Ce qui m'amène à parler du film, qui sort aujourd'hui en salles, et qui souffre évidemment des mêmes travers que le roman.

 

 

Premières phrases :

 

« Je crois que… ce qui compte, c’est de faire bouger les choses, dit-elle. D’arriver à les changer.

-         Comment ça ? Changer le monde, tu veux dire ?

-         Pas le monde tout  entier, mais celui qui t’entoure… Si tu pouvais y changer quelque chose, ce serait déjà pas mal, non ? »

 

D’autres avis :

 

Aifelle, Saxaoul, Sophie  

 

Un jour, David NICHOLLS, Traduit de l'anglais par Karine Reignier. Belfond, 537p., 22€

 

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Chico et Rita de Javier MARISCAL et Fernando TRUEBA

Publié le par Hélène

                                          chico et rita

 ♥ ♥ 

   

Les auteurs :

 

Javier Mariscal, né en 1950 à Valencia est un graphiste, auteur de bande dessinée et peintre espagnol.

Né à Madrid, Fernando Trueba est le frère du scénariste et producteur David Trueba. D'abord critique de cinéma et scénariste, il se fit connaître avec son premier film, justement nommé Ópera prima (1980). C'est avec Le Rêve du singe fou qu'il acquiert la renommée, confirmée par Belle Époque puis La Fille de tes rêves avec Penélope Cruz.

 

 

L’histoire :

 

La Havane, 1948. Chico, jeune pianiste de génie, rêve de se faire une place parmi les grands du jazz. Rita, à la voix sans pareille, fascine tous ceux qui l'entendent et la voient. Au rythme du Cubop, le be-bop sauce Cuba, l'inévitable idylle se noue. Et se complique tandis que leurs carrières s'envolent et que les malices du destin les égarent sur les sentiers de la gloire. De leur île à Manhattan, de Las Vegas à Paris et Hollywood, ils se connaîtront, se reconnaîtront, se perdront de vue, se retrouveront dans un tourbillon d'afro-jazz, la bande-son de ce boléro amoureux couvrant un demi-siècle de chagrins, de luttes et de triomphes... 

 

 Chico--Rita-2.jpg

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          Le rapport orageux qui s'établit entre les deux personnalités explosives que sont celles de Chico et de Rita crée une histoire d'amour en pointillé, avortée par les coups du hasard et par la passion qui animent les personnages. Chico et Rita nous rappelle combien il est difficile de s'accorder pour trouver la bonne harmonie...

 

-          Les dessins et les couleurs rendent magnifiquement hommage à ce climat artistique si particulier dans un Cuba en pleine transformation. 

 ChicoAndRita3.jpg

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          J’ai été frustrée de ne pas entendre le son de ce jazz qui est pourtant au cœur du roman… De même j’aurais aimé voir danser la belle Rita. Aussi je pense qu’il vaut mieux aller voir le film que de  lire la BD…

- J'aurais aimé que Cuba ne soit pas seulement une toile de fond et que les évènements qui l'ont secouée à cette époque aient davantage de poids dans l'histoire.

  

Vous aimerez aussi :

 Bande annonce du film :

 

 

Chico et Rita, Javier MARISCAL et Fernando TRUEBA, Traduit de l’espagnol par Alexandra Carrasco, Denoël Graphic, juin 2011, 210 p., 23 euros

 

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Ces âmes chagrines de Léonora MIANO

Publié le par Hélène

ces âmes chagrines

 ♥ ♥

 "Quand je parlerais toutes les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas l'amour, je suis un airain qui résonne ou une cymbale qui retentit." (Corinthiens, I, 13, 1)

   

L’auteur :

 

Léonora Miano est née au Cameroun. Après avoir consacré une trilogie à l'Afrique avec L'Intérieur de la nuit, Contours du jour qui vient, prix Goncourt des Lycéens 2006, et Les Aubes écarlates (2009), elle est l'une des premières à avoir fait entrer la population afropéenne dans la littérature en publiant Tels des astres éteints (2008) et Blues pour Elise (2010).

 

L’histoire :

 

Né dans l'Hexagone, Antoine Kingué, dit Snow, n'arrive toujours pas à surmonter la rancoeur qu'il nourrit envers sa mère, coupable de ne l'avoir jamais assez aimé. Elle n'a pas hésité à le laisser en pension alors qu'il n'avait que sept ans et à l'envoyer passer les grandes vacances seul au Mboasu, ce pays subsaharien, où il ne s'est jamais senti à sa place. Tout ça pour une histoire d'amour qui a tourné court. Et puis, il est persuadé que son frère Maxime a reçu plus d'affection que lui.

Pour se venger de cette enfance malheureuse, Snow fait payer ceux qui l'ont fait souffrir, rêve de devenir une vedette adulée, une star dont la vie serait enfin brillante et facile.
Quand son frère lui annonce son retour au pays avec leur mère, Snow voit son univers s'effondrer. Sans plus personne sur qui passer sa rage, il se retrouve face à lui-même.
Débouté par cette existence qui ne cesse de se dérober sous ses pieds, il va être amené à renouer avec une histoire qu'il a toujours reniée, celle de ses origines subsahariennes, là-bas, au Mboasu.

 

Ce que j’ai aimé :

 

 Ces âmes chagrines est un roman qui peut étonner au premier abord tant il semble éloigné de l’univers léger et lumineux de l’auteur. C’est un roman qui parle de solitude, d’abandon, du manque d’amour destructeur, de dépression. Léonora Miano l’explique elle-même : il est basé sur un texte initial ancien, elle avait 30 ans alors et ressassait ses histoires familiales dans un climat de dépression latente. Nous sommes donc bien loin du monde de « Blues pour Elise ». 

 Néanmoins, si le personnage d’Antoine, être déstructuré par l’abandon de sa mère bien décidé à se venger sur les autres, est relalivement sombre, il s’achemine au fil du récit vers une rédemption libératrice et optimiste. Lénora Miano nous enjoint par ce récit à  «éviter l’enfermement, le ressassement de la douleur, éviter l’amertume,  essayer la résilience, essayer d’y croire » et nous offre une lueur d'espoir dans une société gangrénée par la solitude…

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

- Le talent de Léonora Miano permet de ressentir au plus près l'étouffement étriqué dans lequel vit Antoine, si bien que j'ai quelquefois eu du mal à respirer...

 

Premières phrases :

 

« Les femmes venaient de descendre. Il les voyait depuis le balcon de la terrasse donnant sur le jardin privatif, avec ses arbustes élégamment taillés, ses toboggans et balançoires destinés aux enfants des résidents. Philomène, apercevant de loin les voitures du funiculaire qui glissaient le long du câble, avait demandé quel était cet engin. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur : Blues pour Elise de Léonora MIANO

Autre : Celles qui attendent de Fatou DIOME

 

Ces âmes chagrines, Léonora MIANO, Plon, août 2011, 280 p., 20 euros

 

 challenge 1% littéraire 

defi Afrika Choupynette

 

Je peux le faire voyager, avis aux amateurs...

Publié dans Littérature Afrique

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Quand nous serons heureux de Carole FIVES

Publié le par Hélène

quand nous serons heureux

 

 

♥ ♥ ♥ 

 

« J’écris tout cela et plus encore, je donne forme à mes regrets, je les regarde en face et les tiens à distance, enfin, ces rêves qui ne sont pas les miens. Je finis par les faire tourner, les voir danser sur ma feuille de papier. » (p. 55)

 

 

L’auteur :

 

Carole Fives vit à Lille et partage son temps entre les arts plastiques et la littérature. Pour Quand nous serons heureux, elle a reçu le prix Technikart du manuscrit 2009, présidé par Alain Mabanckou.

 

L’histoire :

 

Il y a les vies que nous aimerions vivre… et celles que nous vivons, faites de compromis, de doutes, de fantasmes : le fils qui fait de la scène pour attirer l’attention de son père, la jeune femme qui comprend que ses opérations de chirurgie plastique n’ont pas réglé ses problèmes, la fan de David Bowie qui perd le sens de la réalité, l’homme qui à force de ratures, de biffures sur son agenda se rend compte que c’est son existence qu’il annule jour après jour, la victime de viol dans le déni qui relate son agression comme s’il s’agissait d’une histoire d’amour, le photographe Rmiste en panne de modèles… (Présentation de l’éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

 

  Le bonheur dont il est question dans le titre semble bien loin des protagonistes… Carole Fives nous présente dans ses nouvelles des êtres désenchantés, malmenés par la vie et par les autres, des hommes et des femmes à l’avenir sans espoir. Mais elle peint leur quotidien avec un ton acide et décalé qui évite le naufrage dans un désespoir sans fond, et qui, subtilement amène le lecteur vers une réflexion constructive. La forme courte et expéditive des nouvelles permet aussi de ne pas s’enferrer dans les situations glauques, mais de simplement les effleurer, les suggérer pour mieux les faire chuter en fin de nouvelle.

 

« C’est pas parce que la vie est dégoûtante qu’il faut encore en rajouter dans un bouquin, merci. » (p. 155) conseille une amie à l’auteur dans le dernier chapitre, lui enjoignant de plutôt écrire des romans comme Anna Gavalda « plein d’espoir ». Carole Fives est une auteure effectivement bien loin des stratégies commerciales, et qui écrit simplement ce qu’elle ressent, dans un acte de partage sans calcul. Elle choisit délibérément de pointer les travers de la société et de nos semblables plutôt que d’édulcorer comme tant d’auteurs contemporains populaires le monde qui nous entoure… Parce qu’on ne peut pas se cacher les yeux éternellement et que viendra un jour où il faudra peut-être revoir notre rapport aux autres…

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

 J’ai lu ces nouvelles en ayant en tête le dynamisme et la gentillesse de Carole rencontrée par hasard un soir de mai. Je n’ai donc pas ressenti le côté plombant des nouvelles, mais je reconnais que leur cynisme pourrait en désarmer certains…

 

Premières phrases :

 

« Certes, les loyers y étaient largement moins élevés que dans le centre-ville. Mais ce n’est pas la seule raison qui vous a amenée à Ploucville. Le goût des quartiers populaires aussi, leur métissage, leurs possibilités d’échanges, de rencontres… »

 

Vous aimerez aussi :

 

Une vie à coucher dehors de Sylvain TESSON

 

D’autres avis :

 

Clara, Sophie

 

Quand nous serons heureux, Carole FIVES, Editions le Passage, 2010, 157 p., 14 euros

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