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Tag d’Armande

Publié le par Hélène

5 livres à offrir à Noël à 5 personnes,

 

5 livres pour faire rire :

 La-vierge-froide-et-autres-racontars 

 1. Ceux qui pestent contre le froid et la neige

 La Vierge froide et autres racontars de Jorn RIEL

  

 patience-des-buffles-09

  

  2. Ceux qui pestent contre leur conjoint

La patience des buffles sous la pluie de David THOMAS

 

41ze-mHs2CL. SL500 AA300 [1]

 

5. Ceux qui pestent contre les p'tites bêtes

 Ma famille et autres animaux de Gérald DURRELL

 

 lannee-du-jardinier

 

3. Ceux qui pestent contre la ville

L’année du jardinier de Karel CAPEK

  

 les-soeurs-brelan 

 

4. Ceux qui pestent contre leur famille

Les Soeurs Brelan de François VALLEJO

 

    Alors cessez de pester, lisez et riez...

   

Publié dans Tags - challenges...

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Cold in hand de John HARVEY

Publié le par Hélène

                                           cold in hand

 ♥ ♥ ♥ 

 

 

L’auteur :

 

John HARVEY est un écrivain britannique. Après avoir commencé sa carrière d’écrivain en publiant des pulps (des policiers et beaucoup de westerns), il lance écrit en 1989 un roman mettant en scène un policier d’origine polonaise du commissariat de Nottingham du nom de Charles Resnick. C’est le début de la célébrité. Son éditeur lui demande d’en faire une série. 10 aventures vont se succéder au rythme d’un roman par an entre 1989 et 1998. Resnick est un personnage très attachant, amateur de sandwiches, de jazz et de chats (il en a 4 avec des noms de jazzmen célèbres : Bud, Pepper, Dizzy et Miles) qui vit à Nottingham. (Source Wikipédia)

 L’histoire :

 Le jour de la Saint Valentin, Lynn Kellog, collègue et compagne de Charles Resnick, répond à un appel du central et se rend seule sur les lieux d’une rixe entre gangs rivaux. Une adolescente est tuée, Lynn est seulement blessée mais le père de la victime accuse Lynn d’avoir utilisé sa fille comme bouclier humain. Simultanément, l’enquête que menait Lynn sur une affaire d’homicide (le meurtre d’une jeune femme immigrée travaillant dans le monde interlope de Nottingham) s’enfonce dans une impasse : l’un des deux principaux témoins a disparu, alors que l’autre, craignant pour sa vie, refuse de parler.

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          Le personnage de Charles Resnick  est toujours aussi émouvant : amoureux du jazz et de Lynn, il profite pleinement des instants miraculeux que lui offre la vie, toujours prêt à foncer tête baissée pour défendre sa belle. Les autres personnages sont tout aussi bien campés et chacun croit fermement à la cause qu’il défend.

-          Les intrigues sont subtilement menées et mêlées.

-          Enfin, John Harvey nous offre une image bigarrée de Nottingham, cette ville qu’il veut représentative du Royaume-Uni, avec sa violence toujours sous-jacente.

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Les scènes de bonheur conjugal entre Charles et Lynn ont eu tendance à m’énerver, mielleuses à la limite du sirupeux, jusqu’à ce qu’elles prennent tout leur sens dans la deuxième partie du roman.

 

Premières phrases :

 

«  C’était ce moment étrange, ni jour ni nuit, ni même véritablement le crépuscule, ù la lumière commençait à décliner, les phares de quelques automobilistes trop prudents allumant un reflet pâle, fugace, sur la surface luisante de la route, l’itinéraire le plus direct pour regagner la ville. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur : Coeurs solitaires

Autre : Ténèbres, prenez-moi par la main de Dennis LEHANE

 

 

Cold in hand, John HARVEY, Traduit de l’anglais par Gérard de CHERGE, Rivages thriller, octobre 2010, 364 p., 20 euros

 

 

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Jean-Marc, Yann (Moisson noire) ont également aimé.

 

challenge voisins voisines

Publié dans Roman policier Europe

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Les sœurs Brelan de François VALLEJO

Publié le par Hélène

                                                              les-soeurs-brelan

 ♥ ♥ ♥ ♥

Un récit jubilatoire admirablement bien mené.

  

L’auteur :

 

François Vallejo est un écrivain français auteur de sept romans, romans pour lesquelles il a obtenu plusieurs distinctions littéraires.

 

L’histoire :

 

A la mort de leur père, les trois sœurs Brelan refusent la tutelle de leur tante Rosie et décident de s’assumer seules, l’aînée Marthe ayant atteint sa majorité. Et c’est envers et contre tous, toujours unies qu’elles vont revendiquer leur droit à vivre comme elles l’entendent.

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          Ce récit est mené tambour battant, pas un instant le lecteur ne s’ennuie tant l’écriture est vive, et tant les personnalités de ces sœurs hors du commun sont attachantes.

 

-          Ces quatre femmes (j’inclue la grand-mère qui le mérite bien…) sont époustouflantes. Marthe est un exemple de dévouement qu’un petit séjour au sanatorium délivrera d’une charge trop lourde pour ses maigres épaules ; Sabine prendra le relais, prête à tout pour subvenir aux besoins de ses sœurs ; et la plus jeune, Judith, est celle avec qui « Il fallait s’attendre à tout » (p. 198), la suite de l’histoire le prouvera. La grand-mère quant à elle s’amuse follement au milieu de cette joyeuse smala, et lance souvent son rire « descendant, ferme et bref » (p.25), tout en comptant ses napoléons d’or pour les offrir à ses petites-filles, encore persuadée qu’ils seront utiles pour financer leurs folles équipées parisiennes. Leurs liens demeureront indéfectibles :

 

 « Tant que nous sommes trois, nous ne sommes pas abandonnées. Il suffit de rester ensemble, vous ne croyez pas ? Nos sommes sœurs depuis le début, ça durera jusqu’à la fin, si nous le décidons. » (p. 24)

 

-          L’ensemble est drôle, enlevé, un vrai bonheur de lecture.

 

 « Le plus simple serait que les sœurs Brelan acceptent la tutelle officielle de Pierre Ledru, même s’il est dirigé par sa femme.

Le jardin est beaucoup plus grand chez nous, il aurait de quoi faire pousser ses rosiers… Mais nous, on n’est pas des rosiers. » (p. 16)

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Rien.

 

Premières phrases :

 

« Trois, elles étaient trois et partageaient trois habitudes : s’accorder d’un coup d’œil, se taire au même moment et parler toutes à la fois. Séparées, elles se sentaient perdues, on pouvait s’imposer à elles. Si elles osaient prendre la parole, les sœurs Brelan, c’était ensemble. On ne s’entendait plus, elles parlaient trois fois plus fort, elles n’avaient peur de rien. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur : Ouest

Autre : Jim Glass de Jim EARLEY

 

Les sœurs Brelan, François VALLEJO, Viviane Hamy, septembre 2010, 286 p., 19 euros

 

1pourcent

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Une étrange et sublime adresse de Amit CHAUDHURI

Publié le par Hélène

                                                étrange et sublime adresse

 ♥ ♥

  

L’auteur :

 

 Amit CHAUDHURI est un écrivain indien. Il a obtenu le Commonwealth Writers Prize en 1992 pour Une étrange et sublime adresse qui est son premier roman.

 

L’histoire :

 

Un jeune garçon de Bombay vient à passer ses vacances en famille à Calcutta. Il y fait chaud, bien sûr, sa mère et sa tante passent de longues journées allongées sur le grand lit. Sandeep et ses cousins chahutent sur le petit, un lézard lorgne un moustique égaré, le temps semble arrêté.

 

Ce que j’ai aimé :

 

-         Ce récit a beaucoup de charme, il nous peint des scènes vivantes d’une vie somme toute banale, sans soucis, vie qui s’étire langoureusement comme un chat au soleil.

 

« L’écho des fenêtres fermées par Sarasvati dans l’autre pièce, celui des pas de sa tante qui monte l’escalier, deux tasses de thé à la main, et la conversation de deux adultes qui parlent, se taisent, parlent, se taisent, comme le flux et le reflux d’une marée. » (p. 131)

 

-         C’est un récit qui chante les louanges du bonheur au quotidien et s’intéresse davantage au moment, à l’instant plus qu’à la globalité d’une histoire.

 

« Seul importait pour les dieux et les mortels l’accomplissement de ce moment riche et sans fin dans la petite chambre, ce moment de communion secrète, presque clandestine, où celui qui priait et celui qui recevait la prière échappaient à l’ingrate responsabilité du monde. Restaient les oranges, les batashas blanches, les concombres. » (p. 51)

  

Ce que j’ai moins aimé :

 

-         Bizarrement, alors que je suis une adepte des récits qui chantent le quotidien, je n’ai pas été totalement emportée par celui-ci. Peut-être lui manque-t-il justement une histoire dans laquelle sertir les petits bonheurs… Je pense que c’est un roman que je relirai, pour voir si mon manque d’enthousiasme était dû au texte lui-même ou à d’autres facteurs…

-         Je n’ai pas bien compris pourquoi neuf autres récits avaient été ajoutés en fin de recueil. Le premier fragment centré autour du jeune Sandeep se suffisait à lui-même.

 

Premières phrases :

 

« Il aperçut la ruelle. De petites maisons sans beauté, sans intérêt, plantées face à face. La maison de Chhotomama avait un pomélo dans sa cour minuscule et des plantes grimpantes aux fenêtres. Un gamin se cramponnait au portail rouillé, un autre le faisait osciller d’avant en arrière. Ensemble, ils traçaient dans l’espace un petit arc de cercle. »

 

Vous aimerez aussi :

 

 La colère des aubergines de Bulbul SHARMA

 

Je remercie les Editions Picquier.

 

Une étrange et sublime adresse et neuf histoires, Amit CHAUDHURI, traduit de l’anglais (Inde) par Simone MANCEAU, Picquier poche, août 2010, 263 p., 7 euros

Publié dans Littérature Asie

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Blacksad de DIAZ CANALES et GUARNIDO

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

 

« Pour moi l’enfer c’est le néant. Un endroit sans mes amis, sans musique, sans paroles qui stimulent l’imagination, sans beauté qui exalte les sens. »

 

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Les auteurs :

 

Juanjo Guarnido est un dessinateur espagnol qui travaille beaucoup dans le domaine de l’animation

Juan Diaz Canales est un scénariste de bandes dessinées espagnol. Il travaille également pour la télévision.

 

blacksad-tome-1.jpg

 

 

Tome 1 « Quelque part entre les ombres »

 

 « Blacksad » est une très belle bande dessinée mettant en scène un chat détective. Il s'agit ici de sa première enquête qui le mène vers l'univers de la mafia et de la corruption. Bel hommage aux romans ou films noirs des années 30 ou 50, cette BD réussit à recréer un univers sombre et intense. Les réflexions sont fines et intelligentes, l'ensemble est bien rythmé, nous avons là une BD incontournable...

 

L’histoire :

 

Blacksad est un détective privé qui se retrouve cette fois-ci devant le cadavre d'une ancienne petite amie. Par respect pour sa mémoire il va chercher à découvrir qui a pu perpétuer un tel meurtre. Il va alors plonger dans le passé de la jeune femme et rencontrer ses fréquentations pas toujours très fréquentables...

 

Mon avis :

 

 « Blacksad » est une série de Bd policière mettant en scène des animaux changés en hommes. Blacksad est un chat noir au museau blanc, rusé et romantique. Souvent les personnages ont les qualités des animaux qui les représentent.
Chaque tome présente une nouvelle enquête de Blacksad, dans l'univers du New York des années 50. On pense à Chandler, Irish, à tous ces auteurs de romans noirs sachant si bien rendre une atmosphère policière intense.

 

Les dessins sont très précis, les animaux admirablement bien dessinés. L'utilisation de l'aquarelle apporte une touche plus douce à cet univers sombre et violent. Les couleurs sont utilisées avec talent pour rendre au mieux cette atmosphère de roman noir des années 50. L'ensemble est très harmonieux.

 

blacksad-tome-2.jpg

 

 

Tome 2 « Arctic-nation »

 

L’histoire :

 

Blacksad, le chat détective, se livre ici à une nouvelle enquête : dans le quartier interlope de « The Line », miss Grey l'institutrice demande à Blacksad d'enquêter sur la disparition d'une fillette. Aidé par un journaliste Weekly, notre héros va mener son enquête, plongeant au coeur d'un quartier et d'une organisation profondément raciste.

 

Les problématiques abordées dans ce tome tournent autour du racisme avec une allusion au Ku Klux Klan.

 

Mon avis :

 

La deuxième enquête du chat enquêteur est plus fouillée que la première, plus travaillée, brouillant les pistes. Le thème est également plus grave puisqu'il s'agit du racisme et de ses organisations sophistiquées. L'action est plus rythmée, les réflexions de Blacksad passant au second plan.

Les animaux sont dessinés de façon très fine, chaque détail est travaillé. Ce tome met en scène de nombreux animaux blancs tels que le renard blanc, la fouine, l'ours blanc... Ceux-ci s'opposent aux animaux sombres dans une réaction nazie. En harmonie avec le scénario, la neige tombe, travestissant la ville de blanc. Les dessins de la ville sous la neige sont magnifiques, le plus beau étant le dessin final montrant New York vu de haut avec la voiture rouge de Blacksad filant vers d'autres aventures.

 

blacksad-3.jpg

 

Tome 3 « Ame rouge »



L’histoire :

 

Blacksad travaille désormais pour Hewitt Mandeline en tant que garde du corps et encaisseur. Il est basé à Las Vegas, mais une lubie de son patron le ramène à New York. Il en profite pour assister à une conférence d’Otto Lieber un ancien de ses professeurs auquel il est attaché. Quand il apprend que son ami est menacé, il décide de le protéger et d'enquêter sur les motivations de ses ennemis.

 

Mon avis :

 

Le personnage de Blacksad prend ici de l'épaisseur au travers d'une histoire d'amour peu simple.
Mon seul bémol tient pour cet opus à l'abondance de thèmes et à leur complexité (le nazisme, le communisme, le maccarthysme, la science à cette époque et notamment la fabrication de la bombe H...)

 

Les personnages sont nombreux si bien qu'on ne sait pas toujours de qui on parle. Néanmoins l'histoire avec la belle Alma rachète ces petites dérives.

 

L'illustration est très fine, comme d'habitude, après le blanc de l'opus précédent, c'est cette fois-ci le rouge qui est à l'honneur (un des thèmes est en effet le communisme). Les clairs obscurs sont à l'honneur avec de formidables effets d'ombres rasantes. Les animaux dessinés sont toujours plus nombreux et détaillés, en adéquation parfaite avec leur caractère ou attributs. Les scènes sensuelles sont elles aussi très réussies.

 

Blacksad-tome4-pg00.jpg

 

Tome 4 « L’enfer, le silence »

 

L’histoire :

 

Dans l’ambiance particulière de La Nouvelle-Orléans, en pleine célébration de mardi Gras, John Blacksad enquête sur la disparition de Sébastian, un pianiste de jazz consommateur de drogues. Son producteur, un certain Faust, s’inquiète de son sort mais aussi des conséquences que sa mort ne manquerait pas d’entraîner sur l’avenir de sa maison de disques.

 

Mon avis :

 

Ce tome 4 est un très bel opus bercé par un jazz triste et mélancolique. Pour cette raison, je pense qu’il est mon préféré. La violence est moins présente, la noirceur lui succédant en se parant de ses atours abandonnés. Condensé, ramassé, il dit l’essentiel en quelques planches et peint la détresse d’êtres humains perdus dans ce monde aux allures de carnaval…

Les auteurs rendent un bel hommage à la Nouvelle-Orléans : « sa musique et son âme imprègnent chaque recoin de cette histoire » (JDC et JG)

 

 

 

Je remercie l’éditeur pour m’avoir permis de découvrir le 4ème opus…

 

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Blacksad, Diaz Canales et Guarnido, Dargaud, 13.50 euros environ par tome

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Je vous emmène au bout de la ligne de Rodolphe MACIA et Sophie ADRIANSEN

Publié le par Hélène

                                                           je vous emmène au bout de la ligne

 ♥ ♥ 

 Un voyage au coeur de la ligne 2

 

Les auteurs :

 

Rodolphe Macia est devenu conducteur sur la ligne 2 après avoir effectué divers jobs dans les couloirs du métro (vendeur de confiseries, guichetier, contrôleur…)

Sophie Adriansen écrit sous plusieurs formes depuis plusieurs années. Elle a recueilli le témoignage de son conjoint, Rodolphe Macia. Elle tient par ailleurs un blog de lecture Sophielit.

 

L’histoire :

 

Rodolphe, conducteur de métro sur la ligne 2 nous entraîne dans son univers. Il nous raconte ce territoire tel qu’il se livre à l’homme dans la cabine : les créatures qu’il y croise, les rituels qu’il observe, les aventures les plus inattendues qui ébranlent la routine…

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          C’est un récit vivifiant qui nous plonge dans l’univers peu connu des conducteurs de métro. L’usager y puise l’explication logique de nombreuses situations qui pouvaient l’intriguer auparavant, et regarde ensuite d’un autre œil ce personnage de l’ombre auquel il pense si peu durant son trajet.

-          Les thèmes sont variés : si les sujets attendus comme les grèves, les suicides, les belles rencontres, sont abordés, des thèmes plus insolites apparaissent également dans ces pages vibrantes, comme cette mention d’un calendrier des conducteurs nus, à la façon des rubgymens, vendu malheureusement uniquement entre conducteurs… 

-          Chaque fin de chapitre est agrémentée d’un volet plus technique autour du thème abordé dans ledit chapitre : des chiffres, statistiques, détails sur le fonctionnement du service…

 

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-         J’aurais aimé que les situations soient plus cocasses, quitte à les inventer.

-         Le style reste un peu trop oral à mon goût.

 

Premières phrases :

 

« Aurélien, dit Chouchou, a quatre ans tout juste. Aujourd’hui il fait un tour complet de la ligne avec moi, dans la loge de conduite. Baptiste, alias Bilou, son frère de sept ans, a déjà fait cette expérience et lui en a dit beaucoup de bien. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Le quai de Ouistreham de Florence AUBENAS

 

 

Je vous emmène au bout de la ligne, Tribulations et secrets d’un conducteur de métro, Rodolphe MACIA, écrit avec Sophie ADRIANSEN, Max Milo Editions, novembre 2010, 187 p., 16 euros

 

Site : http://www.auboutdelaligne.fr/

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En attendant Babylone de Amanda BOYDEN

Publié le par Hélène

En-attendant-babylone

♥ ♥ ♥

« Nous aimons un lieu qui ne peut être sauvé par des digues. » (p. 13)

  

L’auteur :

 

Amanda Boyden est une écrivaine américaine enseignante à l’université de la Nouvelle-Orléans. Elle vit là-bas avec son mari Joseph BOYDEN, l’écrivain canadien. En attendant Babylone est son deuxième roman, le premier traduit en français.

 

L’histoire :

 

Le véritable personnage de ce roman est la ville elle-même, La Nouvelle-Orléans, vue à travers la vie d’une dizaine d’habitants d’un des quartiers populaires, Orchid Street, pendant un an. Un an avant l’ouragan Katrina.

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          Le portrait vivant de ces habitants aux contours variés dynamise la narration : la famille de Fearius, jeune délinquant vendant de la drogue, le couple de retraités Roy et Cerise, la famille indienne nouvellement arrivée dans la rue, le couple étrange formé par Joe, malade, et sa femme Prancie, et enfin la famille d’Ariel, gérante d’un hôtel, et de Ed, homme dévoué à sa famille. Tous habitent dans la même rue, ils se côtoient, se jaugent, se jugent, et des  liens subtils se nouent au fil de l’année. Le récit est réaliste, la psychologie de tous ces personnages attachants est finement travaillée au sein d’une construction ample et carrée.

-          En refermant le roman, le lecteur se rend compte que c’est la ville elle-même qu’il a appris à connaître au travers de la vie des personnages évoqués. Par leur intermédiaire, Amanda Boyden rend hommage à cette ville capable du meilleur comme du pire.

 

« Si nous le souhaitons, nous pouvons vous dire qui est La Nouvelle Orléans. La Nouvelle Orléans, c’est ce vieil homme qui ne sait pas lire mais achète quand même le journal tous les jours. Il touche le visage des criminels et le grave dans sa mémoire. Et c’est cette femme à la mâchoire pendante, trop gavée pour quitter la table après le repas  du dimanche, fixant dans son assiette une meule de petits os de dinde. Et c’est aussi, toujours, l’enfant terrible, notre enfant terrible, celui qui ne rentre jamais à l’heure, celui à qui les parents ne demandent jamais d’explications. Des paroles de chanson injurieuses, une bagarre à l’épicerie du coin. Musique et violence. L’enfant raffole des deux. » (p.13)

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

- Quelques longueurs peut-être, liées à la nonchalance qui rythme la vie des habitants comme celle du récit.

 

Premières phrases :

 

« Nous avons choisi La Nouvelle-Orléans.

Nous avons choisi de vivre à Uptown, sur orchid Street, dans le grand lasso du fleuve, bien que nous regardions rarement ses vastes eaux brunes tumultueuses. »

 

Vous aimerez aussi :

 

La malédiction des colombes de Louise ERDRICH

 

Je remercie Judith OTT des Editions Albin Michel pour cette immersion dans cette ville tonitruante…

 

En attendant Babylone, Amanda BOYDEN, Traduit de l’américain par Judith ROZE et Olivier COLETTE, Albin Michel, Terres d’Amérique, août 2010, 438 p., 22 euros

 

1pourcent

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Petite sélection romans jeunesse

Publié le par Hélène

 

histoire-mouette.jpg

 

 

Histoire de la mouette et du chat qui lui apprit à voler de Luis SEPULVEDA :

 

Conte poétique riche en enseignements, il est à classer parmi les classiques pour enfant (et pour adultes aussi).

 

Une mouette à l'article de la mort vient pondre son œuf dans le jardin de Zorba le chat. Elle fait promettre à ce dernier de bien s'occuper du petit qui naîtra, et surtout de lui apprendre à voler. À contrecœur, mais soutenu par les chats du quartier, ses amis, Zorba va accepter cette mission particulière qui lui demandera ruse et intelligence.

 

Une belle histoire d’amitié servie par une très belle écriture.

 

Cette histoire existe sous diverses éditions accessibles à différents âges.

 

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Les chevaliers du roi Arthur de Odile WEULERSSE, Pocket jeunesse

 

Une très belle approche de la légende arthurienne.

 

L’histoire : Une fois l'an, des chevaliers errants se rassemblent autour du roi Arthur. Rêvant d'aventures, ils cherchent le Graal, les demoiselles en détresse, le salut de la reine, ou l'Amour. Mais ils rencontrent en chemin des ennemis redoutables, d'étranges sortilèges. Leurs noms sont des légendes : Lancelot, Yvain, Perceval, Gauvain, et l'enchanteur lui-même enchanté, Merlin.

 

L’ensemble est bien rythmé, bien documenté et passionnant.

 

 

 

 

 

 l-oeil-du-loup-Daniel-Pennac.jpg

 

L’œil du loup de Daniel PENNAC

 

L’histoire : Dans un zoo, un enfant et un vieux loup borgne se fixent, œil dans l'œil. Toute la vie du loup défile au fond de son œil : une vie sauvage en Alaska, une espèce menacée par les hommes. L'œil de l'enfant raconte la vie d'un petit Africain qui a parcouru toute l'Afrique pour survivre, et qui possède un don précieux celui de conter des histoires qui font rire et rêver.

 

Un très beau conte sur la tolérance, l’amitié…

 

 

 

 

 

 

Et aussi :

 

Les petites poules, Le petit prince

 

Publié dans Jeunesse Roman

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Sélection d'albums jeunesse

Publié le par Hélène

Comme ce week-end a lieu le salon du livre jeunesse de Montreuil, une fois n’est pas coutume je vais parler de mes coups de cœur dans ce domaine. Aujourd’hui dans la catégorie albums, demain dans la catégorie romans.

 

 

Mon coup de cœur :

 

tunedorspaspetitours.jpg

 

 

Tu ne dors pas, petit ours de Martin WADDELL et Barbara FIRTH, Ecole des Loisirs

 

  Une tendre histoire superbement illustrée.

 

  Petit ours ne parvient pas à s’endormir. Il a peur du  noir. Grand Ours lui apporte une petite lanterne, puis une plus grande, puis une plus grande encore. Mais Petit Ours ne s’endort toujours pas : il a peur de la nuit qui pénètre dans la grotte. Alors, grand Ours a une idée : il prend Petit Ours par la patte et l’emmène dehors…

 

Les illustrations de Barbara Firth sont douces, dans des tons pastels qui endorment les peurs.

 

 

   

  tétine de nina

  

La tétine de Ninade Christine NAUMANN VILLEMIN et Marianne BARCILON, Ecole des Loisirs 

 

Un petit album très simple, mais très intelligent. Il traite avec humour du thème de la tétine dont ne peuvent se séparer certains enfants. Il permettra aux parents et aux enfants d'aborder la question avec finesse. La petite Nina finira en effet par donner sa tétine à quelqu'un qui en a bien plus besoin qu'elle... 

  

L’histoire : Nina est une petite fille qui refuse de quitter sa tétine, elle insiste pour la garder tout le temps malgré l'insistance de sa maman qui aimerait qu'elle s'en sépare. De plus, Nina parle mal quand elle a sa tétine dans sa bouche, on ne la comprend pas toujours très bien, les sons sont quelquefois déformés. Aussi, quand elle rencontre en chemin un loup qui veut la croquer, celui-ci ne comprend pas du tout la réponse de la fillette. Pour une fois, Nina va accepter de retirer la tétine de sa bouche pour se faire comprendre. Mais elle est un peu trop bien comprise par le loup...

 

Les dessins sont drôles, la petite Nina a une tête ronde très expressive, des petites tresses en bataille, des pommettes rouges et elle campe à merveille la petite fille têtue. Le trait du dessin est précis, fin, les couleurs restent neutres, discrètes apportant de la douceur au dessin. L'ensemble est très réussi.

 

grosse-colere.jpg

 

  Grosse colère de Mireille d’ALLANCE, Ecole des Loisirs

 

« Grosse colère » est un bon tremplin pour discuter avec votre enfant de ses colères. Cet album permet une mise en scène des colères intelligente puisque la colère de Robert est représentée comme un autre personnage, un monstre rouge impressionnant. C'est en extériorisant ses sentiments que Robert comprend la stupidité de cette colère qui agit sans réfléchir. Une belle histoire servie par des dessins en parfaite harmonie avec le thème.

 

L’histoire : Aujourd'hui, Robert a passé une mauvaise journée et c'est de mauvaise humeur qu'il rentre chez lui. Quand son papa lui demande d'enlever ses chaussures, cela intensifie sa mauvaise humeur, quand il doit manger des épinards au dîner, il bougonne encore davantage, si bien que son papa le punit dans sa chambre. Là, cette colère accumulée en lui éclate violemment...

 

Les dessins sont harmonieux, dans les tons jaunes et verts, ce qui rend la colère rouge qui monte d'autant plus frappante. Sa couleur tranche dans l'univers doux de Robert. La colère est représentée en effet comme un gros monstre rouge tourbillonnant, dévastateur, extérieur à Robert, dépassé par ses réactions. Quand Robert la dispute pour les dégâts qu'elle a causés, elle s'amenuise, devient minuscule et s'insère alors parfaitement dans la petite boîte que Robert lui a préparée.

 

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C’est moi le plus fort de Mario RAMOS , Ecole des Loisirs

 

Un petit album drôle, aux dessins colorés et attractifs. En tant que parent, je l'aime beaucoup, et je pense que les enfants apprennent peu à peu à le comprendre. Il permet à l'enfant d'enrichir son vocabulaire et son expression.

 

L’histoire : Un jour un loup décide d'arpenter la forêt en demandant à ses habitants ce qu'ils pensent de lui. Il s'adresse à ceux qu'il effraie dans les contes classiques et aux plus petits de la forêt, qui, ayant peur de se faire croquer, sont unanimes « C'est toi le plus fort »... Jusqu'à ce qu'il rencontre une toute petite grenouille...

 

   

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Y a-t-il des ours en Afrique de  Satomi ICHIKAWA, Ecole des Loisirs

 

Un très bel album à découvrir absolument. Non seulement l'histoire est touchante, mais les illustrations sont de plus magnifiques, peignant avec beaucoup de talent l'univers africain. C'est un album tendre et harmonieux qui réjouira les petits et les grands.

 

L’histoire : Meto est un petit garçon qui vit dans un village africain. Un jour, un car de touristes leur rend visite. Les visiteurs prennent quelques photographies, admirent les lieux, et bien vite repartent dans leur car. Mais une petite fille a oublié un drôle d'animal, aussi, Meto va poursuivre le car pour le lui rendre, aidé dans sa course au fur et à mesure par les animaux de la savane.

 

Les illustrations de cet album sont magnifiques. Elles mettent en avant les paysages africains dans de magnifiques aquarelles, finement dessinées, colorées dans des tons pastel harmonieux. Les animaux et les personnages sont dessinés de façon réaliste. L'ensemble est tendre et harmonieux.

 

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La chaise bleue de Claude BOUJON, Ecole des Loisirs

 

Un hymne au pouvoir de l’imagination.

 

L’histoire : Ce jour-là, Escarbille et Chaboudo se promenaient dans le désert. Et dans le désert, il n'y avait rien. Rien, sauf…une tache bleue, au loin. Ils s'approchèrent : c'était une chaise. C'est fou ce qu'on peut faire avec une chaise bleue.

 

Une histoire très simple mais très poétique.

 

 

 

 

   

Et aussi :

 

plouf-philippe-corentin.jpgvous-etes-tous-mes-preferes_124101085394251500.jpgil-y-a-un-cauchemar-dans-mon-placard.jpgamoureux

  

  

 

  Et tant d’autres encore…

Publié dans Jeunesse Album

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Le bal des vipères de Horacio CASTELLANOS MOYA

Publié le par Hélène

                                                 bal-des-viperes.jpg

 ♥ ♥

 Une balade ophidienne originale...

  

L’auteur :

 

Horacio Castellanos Moya est un écrivain et journaliste du Salvador. Il est l’auteur de huit romans et cinq recueils de nouvelles.

 

L’histoire :

 

Dans les rues d’une capitale latino-américaine, Eduardo Sosa, jeune homme désoeuvré, décide de suivre l’intrigant Jacinto Bustillo, qui vit dans une voiture stationnée devant son immeuble. Quelques heures plus tard, fortement imbibé, l’étudiant chômeur tue le clochard pour se glisser à la fois dans sa voiture, mais aussi dans sa personnalité. Il va alors rencontrer les compagnes surprenantes de Jacinto…

 

Ce que j’ai aimé :

 

-         L’originalité du récit est assez déroutante en début de lecture, mais  au fil des pages je me suis laissée emporter par la folie de cet homme accompagnée de ses drôles de vipères.

-         La construction permet de souffler puisque si la première partie du récit suit le jeune Eduardo et ses délires surréalistes, la deuxième partie se concentre sur les policiers, plus rationnels, dépassés par cette invasion de vipères, et enfin la troisième partie  s’attache aux pas fébriles d’une jeune journaliste avide de scoops…

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-         Ce roman est une petite fable plaisante mais elle n’a pas eu de grand impact sur moi

 

Premières phrases :

 

« Aucun des locataires ne put dire à quel moment précis la Chevrolet jaune avait stationné devant l’immeuble. Trop de voitures passaient la nuit dans cette rue ; deux rangées serrées le long des quatre blocs du lotissement. »

    

 

Yv en parle aussi.

 

Le bal des vipères, Horacio Castellanos Moya, trad. Robert Amutio, Éditions Les Allusifs, Montréal, Paris, 2007, 160 p., 15 euros

 

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