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Les pirates ! dans une aventure avec les baleines de Gidéon DEFOE

Publié le par Hélène

 

♥ ♥ ♥ 

Déjanté, décalé, un bol d'air frais qui sent bon les embruns !

Les pirates constatent quelques fuites sur leur vieux rafiot, et décident alors de s'adresser à Cutlass Liz, "La Bouchère de la Barbade" pour acquérir un nouveau bateau. Ils choisissent un des plus beaux et performants pour ne pas faillir à leur réputation. Mais leurs caisses sont vides et il va leur falloir rapidement trouver une aventure pour les remplir et rembourser la terrible Cutlass Liz sans quoi ils risquent de servir d'appât aux requins. 

Ils tentent une incursion dans le show biz à Las Vegas sans grand succés, suivent une carte au trésor mais le trésor est plus spirituel que réel, envisagent de fabriquer des animaux en coquillages pour les vendre, avant de revenir à leurs premières amours : la piraterie... sauf que quand ils attaquent par mégarde le bateau du capitaine Achab, rien ne va plus, il vont devoir réparer leur erreur. Ils n'ont pas d'autre choix de traquer avec le capitaine sa baleine blanche insaississable...


Un capitaine qui prend les poissons pour des sirènes, des plans pour attirer la baleine plus loufoques les uns que les autres, des shanty à tout va, des citrons en guise de boulets de canon, des pirates sentimentaux et finalement follement attachants, de quoi passer un excellent moment ! Les aventures des joyeux trublions nous délivre quelques enseignements au passage : de l'intérêt de payer ses dettes, de ne pas chercher à impressionner les jolies filles, et de l'intelligence de savoir se limiter à ce que l'on sait faire...

Vivifiant ! 

 

Présentation de l'éditeur : Le dilettante 

D'autres avis : YvesYs 

Vous aimerez aussi : Les pirates, une aventure avec les savants ! 

 

Les pirates ! dans une aventure avec les baleines, Gidéon Defoe, traduit de l'anglais par Thierry Beauchamp, J'ai lu, 6.20 euros

Publié dans Littérature Europe

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Trois chambres à Manhattan de Georges SIMENON

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥ 

Deux êtres esseulés se rencontrent un soir de désoeuvrement. Ils passent la nuit à marcher dans New York, fuyant leur quotidien, comme deux inconnus qui se raccrochent l'un à l'autre par peur de retrouver leur solitude.

Combe est un acteur cinquantenaire sur le retour après avoir connu le succés en France. Sa femme, elle aussi actrice, vient de le quitter pour un homme bien plus jeune. Il  vit depuis six mois à New York tentant d'apprivoiser sa solitude. Kay est une trentenaire entre deux vies, entre deux portes, logeant chez une amie et se retrouvant sans toit temporairement. Elle décide de jeter son dévolu sur le premier venu. Ce sera Combe. 

Au fil de leurs pérégrinations nocturnes, les deux êtres comprennent "la valeur inestimable d'un contact humain"

"Il était seul, avec sa chair triste. Et il avait rencontré Kay. Et ils avaient plongé tout de suite aussi loin dans l'intimité de leurs êtres que la nature humaine le permet.

Parce qu'ils avaient faim d'humain." 

Peu à peu des liens se tissent, une relation s'esquisse la chambre d'hôtel ils passent à la chambre de Combe puis à la chambre dans laquelle logeait Kay avec son amie. Mais peut on s'abstraire du passé et recommencer à faire confiance ? Recommencer sa vie ? Avec au fond du coeur la peur de perdre l'autre ? Avec cette jalousie rivée au corps ? 

Dans cette ville fantôme, Simenon offre un roman rès cinématographique marqué par la finesse de l'analyse psychologique. Il s'inspire de sa propre expérience puisque à  42 ans Simenon rencontre à New-York une jeune canadienne de 25 ans avec qui il aura trois enfants et vivra une liaison tumultueuse pendant 15 ans.

Pas d intrigue policière à la Maigret dans cet opus, juste la solitude de deux êtres qui se frôlent... 

 

Présentation de l'éditeur : Le livre de poche 

Vous aimerez aussi

 

Lu dans le cadre d'une lecture commune autour de Simenon organisée par Sandrine l'initiatrice du voyage littéraire Lire le monde 

Publié dans Littérature Europe

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Prix BD FNAC 2016 - Les finalistes

Publié le par Hélène

 La Fnac annonce aujourd’hui les noms des six finalistes en lice 
pour la quatrième édition du Prix de la BD Fnac, qui sera décerné le 19 janvier prochain.

 

 -              California Dreamin’ de Pénélope Bagieu (Gallimard BD)

-              Cher Pays de notre enfance de Etienne Davodeau et Benoît Collombat (Futuropolis)

-              Le Grand Méchant Renard de Benjamin Renner (Delcourt)

-              Le Piano Oriental de Zeina Abirached (Casterman)

-              Le Sculpteur de Scott Mc Cloud (Rue de Sèvres)

-              Undertaker Tome 1 de Ralph Meyer et Xavier Dorison (Dargaud Benelux)

 

 

Mon chouchou Le grand méchant renard est encore en lice...

 

Le Prix de la BD Fnac en quelques lignes... 
Créé en 2012 sur le modèle du Prix du Roman Fnac, le Prix de la BD Fnac offre au public la possibilité de découvrir la bande dessinée dans toute sa diversité. Ce Prix permet à la Fnac d’affirmer son rôle de prescripteur et de défricheur sur ce marché. L’enseigne organise en parallèle tout au long de l’année de nombreuses rencontres, dédicaces et ateliers avec les maîtres du genre, partout en France au sein de ses magasins.

 

-              California Dreamin’ de Pénélope Bagieu (Gallimard BD)

-              Cher Pays de notre enfance de Etienne Davodeau et Benoît Collombat (Futuropolis)

-              Le Grand Méchant Renard de Benjamin Renner (Delcourt)

-              Le Piano Oriental de Zeina Abirached (Casterman)

-              Le Sculpteur de Scott Mc Cloud (Rue de Sèvres)

-              Undertaker Tome 1 de Ralph Meyer et Xavier Dorison (Dargaud Benelux)

 

Publié dans Sélection BD

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Au revoir là-haut de Pierre LEMAITRE et Christian DE METTER

Publié le par Hélène

♥ ♥ 

Un Goncourt en BD

1919. Albert et Edouard sont deux rescapés de la guerre 14-18, amis au-delà de la vie, l'un ayant sauvé la vie de l'autre. Toutefois Edouard n'en est pas sorti indemne, un obus lui ayant arraché la mâchoire. Gueule cassée, il refuse de reprendre contact avec sa famille.Il imagine une arnaque permettant de se venger de cette paix qui les a oubliés et de réaliser son rêve de partir aux colonies, entraînant dans son projet fou son acolyte. 

Cette histoire mémorable de deux laissés pour compte de la grande guerre a valu à son auteur Pierre Lemaître le prix Goncourt en 2013. Chrsitian de Metter propose ici son adaptation en BD. Mais comment résumer un roman de près de 600 pages en quelques planches, 168 pages pour être exacte. Il faut faire des coupes, des choix. Le choix de ne garder que les évènements marquants qui font avancer l'intrigue par exemple. Pour moi, l'adaptation pâtit de ces choix nécessaires. Elle manque de coeur, de sentiment, l'action prévalant sur des détails subtils laissés de côté, détails qui donnaient toute sa force au roman. Que reste-t-il de la douleur, de la difficulté de s'adapter, de l'amitié indéfectible des deux êtres soudés à jamais, de la description fine des rapports familiaux ou conjugaux ? Trop peu à mon goût. De plus, je ne suis pas certaine que quelqu'un ne connaissant pas le roman réussirait à suivre tous les méandres de l'intrigue, je pense qu'il serait rapidement perdu. 

Mais il faut reconnaître que les dessins rendent magnifiquement hommage au roman, en parfaite harmonie avec les personnages et les lieux. Le jeu des masques d'Edouard est admirablement rendu, parfait clin d'oeil à la verve créatrice de Edouard, lui même dessinateur refoulé.

Un bilan en demi-teinte pour cette adaptation...

 

Présentation de l'éditeur : Editions Rue de Sèvres 

Vous aimerez aussi : Le roman de Pierre Lemaître

D'autres avis : Noukette  ; JérômeAntigoneLivresse des mots ; Sandrine . Miss Alfie

 

Au revoir là-haut, Pierre Lemaître et Christian De Metter, Rue de Sèvres, octobre 2015, 176 p., 22.50 euros

 

Merci à Marie du prix BD Fnac. . 

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Mon top 2015

Publié le par Hélène

Des inclassables 

Petit miracle et autres essais de Barbara Kingsolver  parce que "Les trésors que je porte au plus près de mon coeur sont des choses que je ne peux pas posséder : la courbe du front d'une petite fille de cinq ans, de profil, et l'espérance vulnérable de la main qui prend la mienne pour traverser la rue. Le chant matinal des oiseaux dans une forêt. L'intensité de la lumière un quart d'heure avant la fin du jour ; la nuance d'un coucher de soleil sur la montagne ; la sphère mûre de ce même soleil bas dans un ciel poussiéreux, dans une photographie saisissante prise en Afghanistan." p;  37

Dans l'oeil du faucon de Kathleen Jamie  parce qu'elle nous apprend à regarder le monde qui nous entoure d'un oeil neuf.

 

@lecturissime

@lecturissime

L'épuisement de Christian Bobin  parce qu'une année sans lui serait inachevée...

L'été solitaire d'Elisabeth Von Arnim parce que "Ne serait-ce pas délicieux, ne serait-ce pas merveilleux, un été de solitude ? Pendant des semaines, quel bonheur de se réveiller en sachant qu'on est à soi, rien qu'à soi et à personne d'autre ?"

Voyage vers le nord de Karel Capek parce que "Je sais que tout cela ne mérite pas d'être raconté, et que d'autres que moi en ont vu cent fois plus : mais je suis patriote européen et si je ne devais plus jamais rien voir, je dirais jusqu'à ma mort : "J'ai vu la grandeur du monde." Peut-être que notre planète refroidira un jour - ou que nous nous en chargerons, nous les hommes ; nous mettrons alors une telle pagaille qu'il n'y aura même plus de mouettes pour crier au-dessus des mers. Mais, quand bien même nous découperions les uns les autres en petits morceaux nous ne pourrions pas entamer la grandeur du monde. Je sais, ce n'est pas d'un grand réconfort ; nous vivons des heures sombres, et notre coeur est empli d'inquiétude ; mais le monde est grand." 

 

Des romans :

Quelques classiques : Ma cousine rachel de Daphné du Maurier et Que ma joie demeure de Giono "Pourtant, des fois, le soir, seul au bord des routes, assis à côté de mon petit sac, en regardant venir la nuit, regardant s'en aller le petit vent dans la poussière sentant l'herbe, écoutant le bruit des forêts, j'avais parfois presque le temps de voir mon bonheur. C'était comme le saut de la puce : elle est là, elle est partie, mais j'étais heureux et libre."

Des québécois : Champagne de Monique Proulx et Rivière Mékiskan de Lucie Lachapelle

Des chouchous : Seule Venise de Claudie Gallay et Chemins de Michèle Lesbre  "La vie était ainsi, pleine de dangers, mais aussi de moments radieux qu'il fallait saluer comme tels."

Une belle surprise islandaise : Karitas de Kristin Marja Baldursdottir 

 

Des bulles :

Un océan d'amour

Le grand méchant renard

Nouvelles graphiques d'Afrique 

Quatre soeurs

Moby dick 

 

De la poésie pour enchanter le quotidien :

Bleu de travail de Thomas Vinau parce que "Rien n'est promis à part la nuit. Mais la lumière a mille peaux. Je viens de voir à l'instant un lapin qui joue du piano. Alors.

A l'orient de tout de François Cheng 

"Ne laisse en ce lieu, passant

Ni les trésors de ton corps

Ni les dons de ton esprit

Mais quelques traces de pas

 

Afin qu'un jour le vent fort

A ton rythme s'initie

A ton silence à ton cri

Et fixe enfin ton chemin"

 

Des policiers pour s'évader intelligemment :

Ce qui reste en forêt de Colin Niel

Swan peak de James Lee Burke 

 

De la jeunesse pour passer le flambeau de la passion :

Je m'ennuie de Black et Ridpath Ohi

Mon ami  Jim de Crowther 

Max et les poissons de Sophie Adriansen

 

Et pour finir... de l'art 

parce que "L'art sauvera le monde" (Dostoïevski) :

Hokusai 

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Bonne année !

Publié le par Hélène

Bonne année !

Que cette année 2016 soit une porte ouverte vers le bonheur...

Publié dans Divers

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Abandon et déception du mois de décembre

Publié le par Hélène

Pitch d'Albin Michel :

Événement littéraire aux États-Unis, Tous nos noms est sans doute le livre le plus ambitieux de l'auteur des Belles choses que porte le ciel. Roman de la maturité, où l'évocation d'une amitié mise à mal par l'Histoire se confond avec le portrait d'un continent déchiré, il pousse plus loin encore l'exploration de l'exil et du déracinement.

Isaac, un jeune Africain, est venu aux États-Unis dans le cadre d'un programme d'échange universitaire. Ni Helen, la jeune assistante sociale qui tombe amoureuse de lui, ni le lecteur ne connaissent son vrai nom : il l'a laissé derrière lui, en Ouganda, avec les promesses d'une révolution réprimée dans le sang par la future dictature, abandonnant aussi son ami le plus cher.

Du chaos de l'Afrique à la solitude du Midwest, dans une Amérique déchirée entre la guerre du Vietnam et la lutte pour les droits civiques, l'écriture intimiste et mélancolique de Dinaw Mengestu, mêlant les voix d'Helen et d'Isaac, saisit les paradoxes de l'Histoire et de la nature humaine avec une force et une intelligence peu communes.

 

« Un roman étincelant, profondément émouvant. » The New York Times

 

 

Mon avis :

J'ai tenté une incursion dans l'univers de Isaac et Helen mais sans réussir à m'attacher au destin des personnages. Un manque prégnant d'émotion m'a laissé l'impression d'un roman froid auquel je n'ai pas pu m'attacher. Les scènes racistes racontées par Helen sonnent faux, comme si cela coulait sur les personnages sans les toucher réellement. A trop vouloir s'interroger sur l'identité des êtres, l'auteur, à mes yeux, leur a fait perdre de la consistance... 

Du même auteur : Ce qu'on peut lire dans l'air (et je m'aperçois en relisant mon billet que je lui avais reproché sensiblement les mêmes choses...)

D'autres avis : Sur Babélio

 

Merci à l'éditeur.

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Ecorces de sang de Tana FRENCH

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ 

Trois jeunes enfants qui jouaient dans les bois se retrouvent face à un mystère qui provoque la disparition de deux d'entre eux et l'amnésie du troisième. 

Celui-ci plusieurs années plus tard est devenu policier et doit affronter son passé : une fillette est retrouvée morte dans ce même bois.

Alliant subtilement passé et présent, ce roman policier se lit d'une traite, le souffle court et les mains moites ! D'une efficacité redoutable, il ferre son lecteur et l'emmène dans les profondeurs de ce bois théâtre de disparitions empreintes de mystère et de peur. Existe-t-il un lien entre les disparitions des amis de Rob et celle de la petite fille ? Rob narrateur dit-il la vérité à son lecteur crédule ? Le suspens court sans relâche tout le long des 566 pages.

Mes retenues :

Quelques maladresses à déplorer : le narrateur est excessivement naïf. D'autre part, l'évolution de sa relation avec la belle Cassie était assez prévisible sans être tout à fait nécessaire...

 

Présentation de l'éditeur : Points 

D'autres avis : Babélio ; Cathulu 

Du même auteur : Comme deux gouttes d'eau

 

 

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Joyeuses fêtes !

Publié le par Hélène

@lecturissime
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Joyeuses fêtes !

Publié dans Divers

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Joyeux Noël !!!

Publié le par Hélène

@lecturissime
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Joyeux Noël à tous !

Publié dans Divers

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