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Bitna sous le ciel de Séoul de JMG LE CLEZIO

Publié le par Hélène

♥ ♥

« Je m’appelle Kim Se-Ri, mais je préfère Salomé, je ne peux plus sortir de chez moi à cause de la maladie. J’attends celui, celle qui viendra me raconter le monde. »

En répondant à cette annonce, Bitna, jeune étudiante coréenne, accepte la proposition de travail de Salomé et se rend alors régulièrement à ses côtés pour lui conter des histoires. Si ces histoires se situent souvent dans un monde merveilleux, elles se rapprochent peu à peu de la réalité. La frontière entre réalité et imaginaire s'estompe tandis que Bitna profite du pouvoir que lui donne ses récits sur la jeune Salomé clouée au lit.

Ce que j'ai moins aimé :

J'ai été déçue par ce roman d'un auteur que j'apprécie généralement. Les récits de la jeune Bitna sont déroutants, tristes, peignant une Corée au visage peu avenant, voire anxiogène. Bitna elle-même, en tant que personnage principal est bien peu sympathique, manipulant la jeune Salomé pour qui on ne peut s'empêcher d'éprouver de la compassion.

 

Présentation de l'éditeur : Stock ; Le livre de poche

Du même auteur :  Désert Voyage au pays des arbres 

Sur l'auteur : Le Clézio, l'homme du secret de Aliette Armel

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Cassandra Darke de Posy SIMMONDS

Publié le par Hélène

♥ ♥ 

Cassandra Darke doit sa fortune à la galerie d'art moderne de son défunt mari, à la morale douteuse pourtant, si bien qu'elle a été inquiétée par la justice et garde une mauvaise réputation dans le monde de l'art. Mais peu lui chaut, car Cassandra se revendique misanthrope et n'a que faire de ce qu'on peut penser d'elle car, finalement, «à côté de tous ces meurtriers récidivistes, on se sentirait presque comme Blanche-Neige».

Elle va pourtant se trouver impliquée dans une affaire bien plus compliquée : son ex locataire et nièce Nicki a fait quelques mauvaises rencontres...

Ce que j'ai aimé :

Le personnage de Cassandra Darke, antipathique à souhait, râleuse, l'inverse d'une héroïne. Et pourtant, le contact avec sa nièce, pas toujours très futée dans le choix de ses fréquentations, révèlera peut-être au fond de Cassandra un soupçon d'humanité... Le contraste entre les deux femmes étaient intéressant en lui-même, il n'était peut-être pas nécessaire de lui adjoindre une intrigue policière qui, à mes yeux, n'apporte pas grand chose...

Ce que j'ai moins aimé :

- L'intrigue et ses rebondissements

- L'alliance entre dessins et texte dense et resserré ne facilite pas la lecture

Présentation de l'éditeur : Denoel

 

Sélectionnée pour le prix SNCF du polar

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Le passé de Tessa HADLEY

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ 

Alice, Fran, Harriet et leur frère Roland se retrouvent dans la maison de leurs grands-parents à Kington dans la campagne anglaise durant l'été. Ils ont prévu de passer quelques semaines dans la maison familiale pour discuter notamment de l'éventualité de la vendre. Les enfants de Fran trouvent une compagnie agréable en la personne de Kasim, le beau-fils d'Alice, et de Molly, la fille de Roland. Harriet quant à elle se rapproche de Pilar, la nouvelle femme de Roland, d'origine argentine.

Tandis que les adultes discutent et reviennent sur le passé, les enfants errent dans la campagne et font une découverte déconcertante. Les relations familiales sont difficiles à gérer, entre tensions et amour inconditionnel.

Ce que j'ai aimé :

- Le style est magnifique, lyrique dans les descriptions de la campagne anglaise, poétique quand il évoque les souvenirs, il nous fait vibrer plus intensément, à l'unisson des sentiments et sensations des personnages.

- Les différentes générations sont admirablement bien décrites, entre l'enfance violente et avide de braver les interdits, l'adolescence et l'éveil à l'amour, puis l'âge adulte et son cortège de choix pas toujours évidents ou assumés. Les uns et les autres essaient de se soustraire au groupe, sans grand succès tant la famille possède des rets puissants et inaliénables.

"Je trouve la vie assez terrifiante, pas toi ? Et je suis une telle froussarde. C'est sûr, je ne sais rien de tout ce que cela veut dire. C'est vrai, même les choses les plus banales me fichent la trouille : la tristesse du changement, vieillir, les opportunités ratées. Sans compter la façon horrible dont les choses évoluent - ce qui se passe avec l'environnement par exemple. Je sais que je te barbe quand j'ai la nostalgie d'avant, comme si tout était mieux par le passé. Ce n'était peut-être pas le cas".

Ce que j'ai moins aimé :

J'ai trouvé les chapitres sur le passé inutiles et beaucoup moins bien écrits.

Bilan :

Un charme certain.

 

Présentation de l'éditeur : 10/18

D'autres avis : Charlotte

Publié dans Littérature Europe

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Le manuscrit inachevé de Franck THILLIEZ

Publié le par Hélène

♥ ♥

Au terme d'une course poursuite avec la douane, une voiture finit sa trajectoire dans un ravin. On découvre alors le cadavre d'une femme dans le coffre, mais le conducteur de la voiture ne semblant avoir aucun rapport avec cette mort, le mystère reste entier.

Parallèlement, Léane Morgan, allias Enaël Miraure, romancière de thriller, se remet difficilement de l'enlèvement de sa fille Sarah quatre années auparavant. Elle a quitté son mari mais quand ce dernier se fait agresser sans raison apparente, elle retourne alors dans leur villa au bord des dunes de la Côte d'Opale, et renoue avec ce passé qu'elle pensait fuir.

L'intrigue est certes prenante, fonctionnant sur le principe du "page-turner" mais...

Ce que j'ai moins aimé :

- L'intrigue est très prévisible, j'ai deviné la fin bien avant la résolution

- Le principe du récit enchâssé n'apporte pas grand chose

- Il est assez glauque

Bilan : J'en garde une impression désagréable, comme poisseuse qui me pousse à dire que je n'en conseillerais pas la lecture.

 

Présentation de l'éditeur : Fleuve noir

Il concourt pour le Prix SNCF du Polar 2020

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Tous des oiseaux de Wajdi MOUAWAD

Publié le par Hélène

♥ ♥

Eitan, juif allemand et Wahida, arabe américaine se rendent en Israël sur les traces de leurs origines, mais sur le pont Allenby, entre Israël et la Jordanie, Eitan est victime d’une attaque terroriste et tombe dans le coma. Défilent alors devant lui ses parents, ses grands-parents, et les non dits liés à l'Histoire éclatent ...

Dans cette pièce, Wajdi Mouawad revient sur ses thèmes de prédilection, l'héritage culturel et générationnel de chacun, et la difficulté de se construire une identité face à cette mosaïque que nous laissent en héritage nos parents. De surcroît, les êtres doivent s'adapter face à un monde souvent violent, puisque son évoqués ici, entre autres, l'idéologie nazie, le conflit israélo palestinien, la guerre du Liban en 1982... Mais l'histoire du monde ne s'arrête pas à la frontière de son pays, et tout un chacun est issu de cette histoire du monde. Les hommes sont "tous des oiseaux", fruits de diverses cultures, de rencontres improbables... La pièce est ainsi jouée en plusieurs langues, signifiant qu'il faut savoir passer d’un monde à l’autre, d’une langue à l’autre.

Sommes nous finalement condamnés à reproduire ce que notre peuple a vécu, , sommes-nous condamnés à reproduire l'histoire de nos parents ? Wajdi Mouawad s'attache à comprendre l'autre, qu'il soit ami ou ennemi parce que l'histoire l'a décidé. Il nous guide peu à peu vers l'humanité d'un monde enfin réconcilié...

Présentation de l'éditeur : Actes Sud

Du même auteur : Anima ♥ ♥ ♥ ; Incendies ♥ ♥ ♥ (Théâtre)

 

Publié dans Théâtre

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Le berger de l'avent de Gunnar GUNNARSSON

Publié le par Hélène

♥ ♥

"Va doucement, va calmement

Et lentement mais sûrement

Après la nuit, viendra le jour

Après les éclairs, le tonnerre"

Comme chaque année au mois de décembre, Benedikt se met en route pour rassembler le bétail égaré dans la montagne, avec comme seuls compagnons, Léo, son chien et Roc, son bélier. Ils avancent sereinement mais bientôt les éléments se liguent contre eux dans la montagne islandaise : la tempête rugit, la neige fait son apparition, ralentissant les compagnons.  

Ce conte philosophique de Noël marque par la simplicité de son récit, centré sur le voyage du vieil homme, les obstacles rencontrés, les silhouettes bienveillantes croisées. Mais ce récit est surtout marqué par la  lumière qui se dégage de ce berger profondément bon, de cet homme ordinaire qui  s'assigne une mission et n'en déroge pas, quoi qu'il arrive. Sa détermination guide son chemin et lui donne finalement une raison de vivre et de continuer...

Si les allusions bibliques sont nombreuses, le Berger de l'avent est néanmoins plus universel que religieux, cette immersion dans la nature sauvage nous rappelle qu'il faut accorder son pas au sien : Benedikt suit l'instinct de ses animaux et c'est aussi grâce à eux s'il trouve son chemin. L'homme se doit d'être humble face aux éléments, face aux autres règnes, il ne survivra qu'à cette condition.

Cette histoire est inspirée de faits réels : le 10 décembre 1925 un groupe d'hommes s'aventure dans les montagnes de l'est de l'Islande pour ramener du bétail égaré pendant les grandes transhumances de l'automne. L'un d'eux, Benedikt Sigurjonsson, continue seul. Six ans plus tard un magazine publie un récit de son expédition, reprise par la suite par Gunnarsson. Son récit inspira, dit-on, Le Vieil Homme et la mer, de Hemingway.

Présentation de l'éditeur : Zulma

Publié dans Littérature Europe

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Bonne année !!

Publié le par Hélène

Je vous souhaite une merveilleuse année 2020 !

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Mon top 2019

Publié le par Hélène

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Joyeuses fêtes !!

Publié le par Hélène

 

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Mon calendrier de l'avent - Le livre qui ne rentre dans aucune catégorie

Publié le par Hélène

"Une seule chose était acquise, on pouvait encore partir droit devant soi et battre la nature. Il y avait encore des vallons où s'engouffrer le jour sans personne pour indiquer la direction à prendre, et on pouvait couronner ces heures de plein vent par des nuits dans des replis grandioses.

Il fallait les chercher, il existait des interstices.

Il demeurait des chemins noirs.

De quoi se plaindre ?"

A découvrir ICI

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