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Ce qu'il reste d'Alice de T.R. RICHMOND

Publié le par Hélène

"Je vais conclure, me lever et me demander qui je suis. je fais souvent cela. Je vais me regarder dans la glace. Me rassurer, me faire peur, m'aimer, me détester. Je m'appelle Alice Salmon."

Alice Salmon, vingt-cinq ans, revient dans sa ville natale pour une nuit. Au petit matin, elle est retrouvée morte en bas d'un pont. Accident ? Suicide ? Meurtre ? La jeune femme avait comme habitude de participer à des beuveries d'adolescents... Son ancien professeur Jérémy Cooke se lance lui aussi dans l'enquête en choisissant un angle particulier : il décide de regrouper toutes les traces de la jeune fille laissées sur Internet,par le biais des réseaux sociaux, des articles qu'Alice a pu écrire, des blogs, des forums. C'est ainsi une Alice éclatée qui apparait peu à peu sous les yeux du lecteur.

Et c'est là où le bât blesse, car la lecture est elle aussi hachée, manquant de cohérence et de suspense. Si le projet initial était intéressant, mettant en lumière le fait que sur Internet rien ne s'efface et que nos personnalités peuvent apparaitre à notre insu au fil des posts, il n'est pas suffisamment efficace pour tenir le lecteur d'un roman policier en haleine. De plus, les clichés s'accumulent : "Une seule vie ne suffit pas.", "Pourquoi faut-il que nous soyons aussi fragiles."

Une déception !

 

Présentation de l'éditeur : Calmann Lévy ; Le livre de poche

D'autres avis : Découvert sur Elle ; avis assez négatifs sur Babélio

 

Ce qu'il reste d'Alice, TR Richmond, Le livre de poche, avril 2015, 504 p. , 8.10 euros

 

Lu pour le mois anglais consacré aujourd'hui au roman policier.

 

Publié dans Roman policier Europe

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Cette sacrée vertu de Winifred WATSON

Publié le par Hélène

Miss Pettigrew est une vieille fille pauvre qui cherche un emploi de gouvernante. Elle est envoyée par une agence de placement chez Miss Lafosse pour s'occuper de ses enfants. Miss Pettigrew, l'incarnation même de la vertu rencontre alors une Miss Lafosse en déshabillé vaporeux. Elle apprend que la jeune chanteuse de cabaret est entretenue par Nick un homme brutal, flirte avec Phil pour être engagée dans son spectacle et apprécie bien Michel qui, lui, ne lui apporterait rien. De fait, les hommes défilent dans l'appartement, mais point d'enfants à l'horizon... Miss Pettigrew s'inquiète, mais les heures défilant, sa présence s'avère tout de même indispensable... L'alliance de cette femme moderne et de cette vieille fille vertueuse fait des étincelles, et commence alors une journée mémorable qui changera la vie des deux futures amies !

"Jamais personne ne lui avait parlé comme ces gens-là, qui ouvraient leur coeur au premier mot et qui, surtout, la regardaient, non comme une étrangère dont on se méfie, mais comme un membre du clan. Ils l’adoptaient, quoi. Ils l’adoptaient d’emblée. C’étaient des gens qui ne s’intéressaient ni à votre rang social, ni à votre famille, ni à l’importance de votre compte en banque. Ils vous voyaient : « Bonjour, comment allez-vous ? » Et ça venait du fond du coeur. On communiquait avec ces gens-là, on ne se sentait pas seul. Miss Pettigrew ne se sentait plus seule et, en même temps, elle s’apercevait qu’elle l’avait été, jusque-là, à un point qu’elle n’imaginait même pas.
Pendant des années, elle avait vécu chez des étrangers qui la toléraient tout au plus. Quelques heures seulement après être arrivée chez Miss Lafosse, elle s’y sentait comme chez elle. On l’acceptait, on lui parlait, on lui faisait des confidences. Cela lui réchauffait le coeur."

Que de fraicheur dans ce petit roman anglais datant de 1938 ! Miss Pettigrew laisse voler en éclats un à un tous ses principes, elle se détache de ses carcans qui ne l'ont menée qu'à la solitude et décide de laisser la vie la mener vers des lendemains qui chantent. Un petit régal !

 

D'autres avis : Martine

 

Cette sacrée vertu, Winifred Watson, 10-18, octobre 2016, 5.80 euros

Et voici ma première participation au mois anglais organisé par Lou et Cryssilda  !

 

Publié dans Littérature Europe

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Le mois anglais 2018

Publié le par Hélène

Le mois anglais organisé par Lou et Cryssilda revient en ce mois de juin ! Je participe avec plaisir tant j'aime son atmosphère et les belles découvertes qu'il promet !

En 2015 j'avais eu trois coups de coeur : Jack Rosenblum rêve en anglais de Natasha Solomons ; Les forestiers de Thomas Hardy et L'été solitaire de Elizabeth Von Arnim

En 2016 Les filles de Hallows Farm de Angela Huth ; Nord Sud de Elizabeth GASKELL

; La chute du British Museum de David Lodge ;

En 2017 La promenade au phare de Virginia Woolf ; Le dimanche des mères de Graham Swift

Si vous le souhaitez, voici d'autres coups de coeur

 

Pour cette année voici  le programme commun :

- LC Jonathan Coe (idéalement Testament à l'anglaise) : 1er juin

- Album jeunesse avec le challenge Je lis aussi des albums de Sophie Hérisson : 2 juin

- Cuisine anglaise avec les Gourmandises de Syl : 3 juin

- Roman policier (choix libre) : 4 juin

- RDV SF / fantasy / surnaturel (roman ou BD avec fantômes, vampires, sorcières...), adulte ou jeunesse : 5 juin

- La région anglaise de votre choix à l'honneur: 6 juin

- Lecture en VO : 7 juin

- Recueil de nouvelles au choix : 8 juin

- Album jeunesse avec le challenge Je lis aussi des albums de Sophie Hérisson : 9 juin

- Cuisine anglaise avec les Gourmandises de Syl : 10 juin

- OU Bord de mer (roman, film, photos... n'importe où sur la côte anglaise) : 10 juin

- Journée victorienne (films, romans, écrits à l'époque ou se déroulant sur la période) : 11 juin

- Let's meet Agatha - soit Agatha Frost (Peridale Café), Agatha Raisin ou Agatha Christie : 12 juin

- Rendez-vous au campus (campus novel, film, photoreportage oxbridgien...) : 13 juin

- Roman jeunesse : 14 juin

- Read-a-thon sur 3 jours : du vendredi 15 juin (00h01) au dimanche 17 juin (23h59)

- Album jeunesse avec le challenge Je lis aussi des albums de Sophie Hérisson : 16 juin

- OU Un roman de J.P. Delaney (La Fille d'avant...) : 16 juin

- Cuisine anglaise avec les Gourmandises de Syl : 17 juin

- Jane Austen (livre de l'auteur, adaptation TV, biopic, livre sur Jane Austen etc) : 18 juin

- OU Un vintage classic (début xxe aux 70's) - Mitford, Waugh, Sackville West... : 18 juin

- Ghost story (livre/film/série ; Ghost tour si vous y avez participé) : 19 juin

- Anna Hope : 20 juin

- Ironie et humour anglais (roman ou nouvelle au choix) : 21 juin

- Susan Hill : 22 juin

- Album jeunesse avec le challenge Je lis aussi des albums de Sophie Hérisson : 23 juin

- Cuisine anglaise avec les Gourmandises de Syl : 24 juin

- Roman historique : 25 juin

- Kate Morton : 26 juin

- OU Un classique (XIXe ou avant) : 25 juin

- Hommage aux suffragettes : 27 juin

- Virginia Woolf (livre de l'auteur, adaptation TV, biopic, biographie) OU Cercle littéraire woolfien incluant Vita Sackville-West, E.M Forster, TS Eliot... :  28 juin

- Peter Ackroyd : 29 juin 

Rois, reines, princes et princesses d Angleterre (ça va du livre historique au roman en passant par des reportages sur des châteaux royaux, votre collection d'assiettes royal family et vos avis sur les robes des mariages royaux depuis la superbe meringue so 80's de lady Di) : 30 juin

Ce programme est bien sûr indicatif, vous pouvez participer à un ou plusieurs rendez-vous ou librement suivre vos envies tout au long du mois, à votre convenance.

Pour ma part mais mon programme reste ambitieux, je ne suis pas certaine de m'y tenir :

J'ai abandonné mon Jonathan Coe (Testament à l'anglaise prévu pour le Blogoclub) (trop d'ennui) et je l'ai remplacé par un petit livre exquis sur une vieille fille qui s'encanaille... J'ai découvert aussi avec plaisir Anna Hope.

J'ai tenté un policier dont j'avais lu beaucoup de bien dans une sélection du magazine Elle, mais j'ai été déçue.

Je suis donc revenue aux bons vieux classiques et me suis délectée d'un Thomas Hardy et d'un Wodehouse. Je compte continuer avec Agatha Christie, Jane Austen, Virginia Woolf et David Lodge. J'ai ressorti aussi de ma PAL de la poésie pour l'occasion.

A ce vaste programme, j'ai rajouté Le récital des anges de Tracy Chevalier pour la journée suffragettes, et Le maître des illusions de Donna Tartt pour la journée au campus, et une découverte de ce livre dont j'entends beaucoup parler : Ecoute la ville tomber...

Et vous qu'avez vous prévu ?

 

Publié dans Littérature Europe

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La forêt millénaire de Jiro TANIGUCHI

Publié le par Hélène

Après le divorce de ses parents, la maman de Wataru dépérit si bien qu'elle l'envoie chez son grand-père, au coeur de la forêt. Si dans un premier temps il est perdu face à cette nouvelle vie, petit à petit il sent le pouls de la forêt, l'entend et se coule alors dans son nouvel univers...

Cet ultime album resté inachevé du grand maître Taniguchi rassemble ses aspirations centrée autour de la nécessité de l'être humain d'instaurer une relation plus harmonieuse avec son environnement naturel. L'histoire se passe dans la région natale de Taniguchi : Tottori, et l'enfant sensible qu'est Wataru parvient à entendre la voix de la nature parce qu'il est attentif au monde qui l'entoure. Enfant, il a su préserver en lui l'ouverture au surnaturel, aux prodiges de la vie.

« Ces enfants qui ont la faculté d’entendre la nature symbolisaient pour Jirô ­Taniguchi quelque chose de la jeunesse, avec ses immenses possibilités, mais que le passage à l’âge adulte fait peu à peu disparaître, explique son éditeur japonais, Motoyuki Oda, dans le dossier (passionnant) qui clôt l’ouvrage. Alors qu’enfant on entend bien, on devient sourd en grandissant. (…) Il s’agit également d’une métaphore du Japon et de ce que son développement rapide, son industrialisation, lui a fait perdre ou oublier. »

Le projet de Taniguchi aurait porté la jeune Wataru à lutter contre un projet minier qui aurait détruit la forêt, aux côtés d'une autre enfant tout aussi attentive aux sens. Cinq tomes étaient initialement prévus, mais la maladie de Taniguchi a mis un terme brutal à ce beau projet.

Ce magnifique chant du cygne laisse le lecteur frustré et infiniment triste de savoir que la maladie a eu raison de son talent... Il ne reste plus qu'à relire ses oeuvres majeures !

 

Présentation de l'éditeur : Editions Rue de Sèvres

D'autres avis : Le Monde ; France Inter ; Nadège ;

Du même auteur : L’homme qui marche ♥ (BD) ;  L’orme du Caucase  ♥ (BD)Les années douces ♥ (BD) ; Un zoo en hiver ♥ (BD) ; Furari ♥ (BD) ; Seton tome 1 ♥ ♥ ♥ (BD) ; Venise ♥ ♥ ♥ (BD) 

Bd de la semaine accueillie par Noukette

 

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La meilleure des vies de JK ROWLING

Publié le par Hélène

Qu'est ce qu'une vie réussie ? J. K. Rowling, invitée à prononcer le fameux discours de remise des diplômes aux étudiants de Harvard en 2008, s'est posée la question face à ces jeunes promis à un bel avenir. En revenant sur son parcours, elle est sortie des chemins battus pour leur proposer une belle leçon de vie, inspirée de son propre parcours.

Rappelons qu'avant de devenir cette auteure mondialement connue, J. K. Rowling a connu des épisodes douloureux dans sa vie de jeune mère : après son divorce, alors que sa fille n'était âgée que de deux ans, elle est contrainte de retourner vivre chez sa soeur à Edimbourg et connait alors une période de grande précarité. Elle l'évoque ici, en montrant à ces jeunes privilégiés, combien l'échec a su la forger, en lui apprenant à se trouver et à inventer son destin : "Il permet de vous dépouiller de tout ce qui n'est pas essentiel. J'ai abandonné toutes les prétentions qui m'éloignaient de moi-même, et j'ai commencé à consacrer toute mon énergie au seul projet qui me tenait véritablement à coeur. Si j'avais connu le succès, dans tel ou tel domaine, je n'aurais peut-être jamais trouvé la détermination nécessaire pour réussir dans la seule arène où j'étais persuadée d'avoir ma place. (...) Ainsi, c'est en touchant le fond que j'ai trouvé le socle sur lequel rebâtir mon existence." 

Dans ce discours, elle insiste aussi sur le pouvoir de l'imagination :

"Nous n'avons pas besoin de magie pour transformer notre monde ; nous portons déjà en nous tout le pouvoir dont nous avons besoin : nous avons le pouvoir d'imaginer mieux."

A l'heure où la réussite est devenue une idée fixe, ce texte ne peut qu'être inspirant...

90% des bénéfices de la vente du livre sont redistribués à l'association Lumos, créée par JK Rowling pour venir en aide aux enfants défavorisés.

 

Présentation de l'éditeur : Grasset

D'autres avis : découvert grâce à Galéa ; Caroline

 

La meilleure des vies, JK Rowling, traduit de l'anglais par Pierre Demarty, Grasset, 2017, 73 p., 12 euros

 

Publié dans Littérature Europe

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Le dernier jour d'un condamné de Victor HUGO

Publié le par Hélène

"N'y aura-t-il dans ce procès-verbal de la pensée agonisante, dans cette progression toujours croissante de douleurs, dans cette espèce d'autopsie intellectuelle d'un condamné, plus d'une leçon pour ceux qui condamnent ?"

Dans ce plaidoyer pour l'abolition de la peine de mort, Victor Hugo met en scène un homme condamné à mort, attendant jour après jour la fin, présentant ainsi l' "autopsie intellectuelle d'un condamné". Son état mental se dégrade au fur et à mesure, tant ses conditions de détention et la prison elle-même sont inhumaines. Il espère ne pas mourir mais il souhaite aussi cacher sa mort potentielle à sa famille : sa femme et sa mère, gravement malades, risqueraient en effet d'en mourir et sa fille serait alors orpheline.

Cette histoire personnelle touche à l'universel  puisqu'il s'agit d'un homme ordinaire horrifié par son sort funeste. Le destin pathétique de cet homme, renforcé par le point de vue interne, sert la visée moralisatrice et civilisatrice de l'auteur. Pour Victor Hugo, porte parole des classes opprimées, la peine de mort constitue un scandale, résurgence de la barbarie de temps révolus et digne de l'indifférence cruelle des contemporains et des institutions judiciaires. Elle est le symbole terrible d'une société malade, d'une société misérable qui rend les hommes criminels. Pour lui, le rôle de la société est de "corriger pour améliorer", il souhaite un remaniement de la pénalité sous toutes ses formes. "On traitera par la charité  ce mal qu'on traitait par la colère. Ce sera simple et sublime. La croix substituée au gibet. Voilà tout." dit-il dans la préface. La guillotine reste contraire à l'esprit du progrès social cher à Hugo.

Ce texte court et puissant signe le début d'un combat virulent qu'il mènera toute sa vie...

 

Présentation de l'éditeur : Folio

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L'effraie de Philippe JACCOTTET

Publié le par Hélène

Le recueil "L'effraie" est, contrairement aux autres oeuvres de Jaccottet, fortement teinté d'éléments autobiographiques. Le poète évoque dans ses poèmes les étrangers, la mort de Michelle un amour rencontré en Italie à 21 ans, la nature, mais livre aussi sa vision du monde, les catastrophes qui vous écorche, puis la mort, la fin inéluctable qui nous guette au creux des chemins. Une atmosphère sombre court en ses pages, l'accent est mis sur la fragilité de l'existence, cette existence qui peut se déliter en un instant. De là, le poète s'interroge sur le sens de l'existence et sur la condition humaine.

"Errant encor vers la richesse des montagnes

dans la fraîcheur du trèfle nocturne, je fais

halte : notre pays est de pierre et de mûres

et les ruines de l'avenir en bornent l'aire."

L'effraie qui donne son titre au recueil est emblématique du recueil : animal nocturne au cri déchirant la nuit, il est clairvoyant, tout comme le poète à ses heures.

"La nuit est une grande cité endormie
où le vent souffle... Il est venu de loin jusqu’à
l’asile de ce lit. C’est la minuit de juin.
Tu dors, on m’a mené sur ces bords infinis,
le vent secoue le noisetier. Vient cet appel
qui se rapproche et se retire, on jurerait
une lueur fuyant à travers bois, ou bien
les ombres qui tournoient, dit-on, dans les enfers.
(Cet appel dans la nuit d’été, combien de choses
j’en pourrais dire, et de tes yeux... ) Mais ce n’est que
l’oiseau nommé l’effraie, qui nous appelle au fond
de ces bois de banlieue. Et déjà notre odeur
est celle de la pourriture au petit jour,
déjà sous notre peau si chaude perce l’os,
tandis que sombrent les étoiles au coin des rues."

Un recueil assez triste qui nous interroge sur notre finitude.

 

Présentation de l'éditeur : Gallimard

Du même auteur : Lumière d'hiver

 

Publié dans Poésie française

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Une jolie fille comme ça de Alfred HAYES

Publié le par Hélène

A Hollywood, lors d'une soirée sur la plage, un scénariste sauve de la noyade une jeune actrice en quête de reconnaissance. Commence alors une relation particulière entre ces deux êtres, cette jolie fille qui attend sagement que la gloire s'offre à elle et ce scénariste en vogue. Peu à peu les fêlures se découvrent, révélant le revers de ce monde doré. L'insatisfaction rode autour de ces êtres en quête de sens, découvrant un monde absurde, dans lequel les rêves se brisent sur une réalité brutale.

"Avions-nous gâché cette chose qui avec un peu de courage, de détermination et une honnêteté partagée aurait pu être sauvée ? "

De l'autre côté du désespoir ils ne trouvent que le désespoir et la folie...

Raymond Chandler parlait d'Hollywood dans des termes assez désabusés, comme dans cette lettre de 1946 à son éditeur new-yorkais, Albert A. Knopf, « Toute cette saloperie est inhumaine (...) la prétention, l'enthousiasme de circonstance, les beuveries continuelles, les coucheries, les discussions sordides à propos d'argent... »

En ses pages Alfred Hayes ne peut que lui donner raison...

 

Présentation de l'éditeur : Gallimard ; Folio

D'autres avis : Télérama

 

Une jolie fille comme ça, Alfred Hayes, Trad. de l'anglais et préfacé par Agnès Desarthe, Collection Folio (n° 6376), Parution : 05-10-2017, 6.60 euros

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Pause

Publié le par Hélène

Quelques jours ici...

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Sauvage de Jane HARPER

Publié le par Hélène

L'agent fédéral Aaron Falk est contacté pour la disparition d'Alice Russell. La jeune femme s'est vraisemblablement perdue dans le bush australien lors d'un challenge organisé par son entreprise. En tant que témoin clé dans une affaire de  blanchiment d'argent à grande échelle, elle collaborait avec Falk et son dernier appel était dirigé vers lui. Il se rend donc sur place pour enquêter et interroger ses collègues revenus indemne de cette plongée dans le bush. Il découvre alors que tous ont quelque chose à cacher et des raisons de s'en prendre à la jeune femme aux réactions quelquefois intempestives.

Le récit haletant alterne les chapitres sur l'enquête et ceux sur le groupe évoluant dans le bush quelques jours avant la disparition. Les êtres aux prises avec une nature implacable se révèlent au fur et à mesure, bien plus souvent pour le pire que le meilleur... De petits détails en petits détails le drame est prêt à éclater.

Jane Harper démontre ici un talent indéniable pour ferrer son lecteur et le plonger dans un page turner aux rythme prenant.

Une belle découverte !

 

Présentation de l'éditeur : Calmann Lévy

Du même auteur : Canicule

 

Sauvage, Jane Harper, traduit par David Fauquemberg, Calmann Lévy, avril 2018, 432 p., 21.90 euros

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