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Printemps des poètes - Akendengué

Publié le par Hélène

Gabon, Libreville, 2001

Gabon, Libreville, 2001

Publié dans Poésie étrangère

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Recherche femme parfaite de Anne BEREST

Publié le par Hélène

Emilienne, photographe trentenaire décide de se lancer dans un projet ambitieux en vue d'exposer aux rencontres de Arles. Elle traque pour ce faire la femme parfaite, chaque femme photographiée devant lui donner le nom d'une autre femme qu'elle considère comme la femme parfaite. Cette quête lui permet d'amorcer une réflexion sur la femme moderne, sur les pressions sociales qu'elle subit notamment avec l'image de Julie, la voisine de Emilienne, traumatisée par son accouchement et son nouveau rôle de mère. Elle rencontre également une jeune femme libre, Georgia, par qui elle est irrésistiblement attirée.

Au-delà des femmes, l'auteure ausculte aussi notre société moderne, enferrée dans un culte à l'image que propagent les publicités ou encore les réseaux sociaux. Ceux-ci créent des cadres  dans lesquels les êtres essaient de rentrer, ils fantasment l'image qu'ils renvoient aux autres, enfantant un être factice "Aujourd'hui tout le monde met en scène sa vie dans le seul but que cela soit "cool" sur les photos.", "C'est pas ça être libre. Etre libre, c'est faire des choses sans être regardé." La vraie marginalité serait alors de ne pas être référencé sur Google...

Sur un ton plaisant, non dénué d'humour l'auteur use du second degré pour aborder ces problématiques modernes.

Ce que j'ai moins aimé : la bluette sentimentalo-sexuelle qui transforme la jeune femme en adolescente...

Bilan : un bon moment de lecture assez plaisant, surtout dans sa première partie.

 

Présentation de l'éditeur : Grasset ; Folio

D'autres avis : Caroline ; Violette ;

 

Recherche femme parfaite, Anne Berest, folio, janvier 2016, 240 p., 7.20 euros

Merci à l'éditeur.

 

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Printemps des poètes - 120 nuances d'Afrique

Publié le par Hélène

L'éphémère et la silhouette de Mariem Mint Derwich

 

Je te danserai l'éphémère sur la dune endormie

L'imperceptible de la trace

Le vent qui efface, caresse chuchotée,

Les notes envolées, fugitives des histoires d'antan

 

Je te danserai la lumière de la lune

La lumière tremblotante

Au feu assoupie,

Ce que murmure l'homme quand il rêve

 

Je te danserai les palmiers au ciel découpés

Le nuage dans le regard des bergers,

Les gestes esquissés et qui s'en sont allés,

La paume au sol posée, disparue

 

Je te danserai l'entre souffle,

Les crépuscules, l'instant parfait,

La plénitude d'ici

Quand d'autres parlent de demain

 

Je te danserai l'ailleurs, l'horizon en renaissance,

Le lieu secret de l'homme qui s'expire,

Il y aura cet à peine visible,

Silence

 

Je te danserai les pistes et les déserts,

Un mot balbutié sur la paupière de la nuit,

Que tout s'enfuit, que tout reste,

Qu'il n'est de battement que celui que l'on porte

 

Je te danserai la flamboyance de la mer,

La goutte d'eau puisée,

La vague qui fait les mondes,

L'empreinte de ton pied sur le sable mouillé

 

Je te danserai les brumes qui rendent aux yeux la fulgurance,

Les silences des choses, les chants des mondes,

Les animaux de l'aube et les premiers frisson,

La beauté de ce qui est et la silhouette tremblée de toi homme

 

Je te danserai les couleurs à peine rencontrées,les livres qu'on n'écrira jamais,

La poésie enfermée dans la main,

Les mots,et les oiseaux la trace et le rien

 

Et, au milieu de la nuit du monde,

L'heure bleue, celle des hommes en prières,

L'immensité de ce qui s'écoute,

 

Je te danserai l'éphémère et la silhouette...

 

Mariem Mint Derwich L'éphémère et la silhouette, texte inédit, 2016

 

Poésie tirée de 120 nuances d'Afrique

 

 

 

 

Publié dans Poésie étrangère

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Habiter poétiquement le monde - Anthologie manifeste

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"La Poésie, c'est l'Enthousiasme cristallisé" Alfred de Vigny

Sont réunis dans ce recueil plus de cent auteurs qui tous rappellent la nécessité d'"habiter poétiquement le monde" pour reprendre l'expression d'Hölderlin.

Autour de cinq grandes périodes sont rassemblés des textes essentiels sur la poésie :

- Le monde romantique avec Schlegel, Holderlin, Novalis, Keats, Shelley, Wordsworth, Leopardi, Hugo, Lamartine, Sand.

- Le monde post-romantique avec Emerson, Whitman, Poe, Baudelaire, Rimbaud.

- Le monde moderne avec Apollinaire, Yeats, Rilke, Proust.

- Le monde du renouveau avec Breton, Reverdy, Jouve.

- Le monde contemporain avec Deguy, Bonnefoy, Jacottet, White, Cheng, Bobin.

Chacun expose sa conception de la poésie et explique pourquoi elle est essentielle à notre âme...

"Le privilège spécifique de la poésie est un certain pouvoir qu'elle a d'interpréter les choses. Entendez par là, non pas le pouvoir de tracer, avec du blanc sur du noir, une explication du mystère de l'Univers, mais le pouvoir de nous présenter les choses d'une telle façon que s'éveille en nous un sentiment merveilleusement riche, original, intime des choses et de nos relations avec elles. Que ce sentiment s'éveille ne nous à l'endroit des objets qui nous sont extérieurs, et aussitôt nous nous sentons en contact avec la nature même, avec l'essence de ces objets ; ils ne nous causent plus d'angoisse, ils ne nous accablent plus ; nous tenons leur secret ; l'harmonie s'est faire ente nous et eux. Sentiment qui nous apaise, qui nous comble comme nul autre ne pourrait faire." Matthew Arnold

De l'importance de regarder et interroger la beauté des choses :

"De là vient que la plupart des gens ignorent que le monde est beau et que les plus petites choses, la moindre fleur, une pierre , une écorce, une feuille de bouleau, manifestent une splendeur. Les adultes, qui ont des affaires et des soucis et qui se tourmentent de ces riens, cessent bientôt complètement de voir ces richesses que ces enfants, s'ils sont attentifs et bons, ont tôt fait de découvrir et d'aimer de tout leur coeur. Le plus beau serait pourtant que chacun s'efforçât de rester toujours, à cet égard, comme un enfant attentif et bon, candide et pieux de coeur, et ne perdît jamais le don de tirer autant de joie d'une feuille de bouleau, d'une plume de paon ou d'une aile de corneille mantelée que d'une haute montagne ou d'un magnifique palais. Le petit est aussi peu petit que le grand est grand. Une grande beauté éternelle imprègne le monde tout entier, équitablement répartie sur les petites choses et les grandes ; car, pour l'important, pour l'essentiel, il n'est pas sur terre d'injustice." Rainer Maria Rilke

"Car il n'est pas nécessaire d'écrire pour être poète. Il faut et il suffit d'être en état de grâce et de contemplation." Léon-Paul Fargue

"Le rôle du poème et du poète c'est d'aider l'autre à trouver sa poésie, à faire en sorte de vivre sa vie dans cette présence à soi et aux choses au cours des actes les plus quotidiens : préparer son café,seul le matin dans une cuisine, aller au travail, regarder un pigeon qui passe, une pierre qui roule..(...)

La poésie, c'est la sensation de nos rapports avec les choses les plus humbles comme les plus grandes, sensation qui fait de la vie un perpétuel madrigal de Monteverdi.

Trouver à la vie -sa vie- une certaine tonalité, un certain prolongement, une certaine exaltation ; vivre tout évènement quotidien dans les coordonnées de l'éternité, c'est pour moi la poésie." Eugène Guillevic

"La poésie serait ces moments chargés de clarté et de mystère, qui par leur inflexion naturelle nous prennent au passage en nous convainquant, le temps d'une extase à la fois passagère et durable, d'une sorte de surcroît de l'être." Michael Edwards

"Disons : la poésie illimite le réel, elle rend justice à sa profondeur insolvable, à la prolifération infinie des sens qu'il recèle. Inquiétant ? Oui. La poésie est inquiétante, elle récuse par principe la quiétude du sens, elle est même davantage : une leçon d'inquiétude. Or cette inquiétude est une sauvegarde puisqu'elle objecte à toute pesée arrêtée, à l'insolence des certitudes, au figement des dogmes, aux absolutismes et fanatismes subséquents. Elle est donc le gage d'une liberté insolvable, de cette "liberté libre" que nommait Rimbaud qui revendique une autonomie sans compromis de la conscience face aux décrets de toutes sortes qui enjoignent des chemins d'existence. On comprend que dans un temps plus obsédé que jamais de prise et de maîtrise, d'ordre et de sécurité, toutes choses qui ne s'obtiennent qu'en réprimant justement la part d'inconnu, d'imprévisible, d'indécidable que porte immanquablement le réel, la poésie soit tenue pour intempestive." Jean Pierre Siméon qui conclue :

"La poésie nous sauvera, si rien ne nous sauve."

 

Présentation de l'éditeur : Poésis éditions

Vous aimerez aussi : La poésie sauvera le monde de Jean-Pierre Siméon

 

Publié dans Poésie française

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Un mois- Un éditeur : Les éditions Philippe Picquier

Publié le par Hélène

Un mois un éditeur présente ce mois-ci les éditions Philippe Picquier

Leur présentation :

"Depuis 1986, les Editions Philippe Picquier se sont attachées à publier en France des livres de l’Extrême-Orient, avec la certitude que « l’Asie est suffisamment vaste pour qu’on ne s’occupe que d’elle ». Le catalogue - comprenant une collection de livres de poche - est consacré à la Chine, au Japon et à l'Inde et s'ouvre progressivement à l'Asie du Sud-Est. Une maison d’édition singulière qui a trouvé sa place dans le paysage éditorial français en publiant aussi bien des traductions des oeuvres des principaux écrivains de ces pays - classiques, modernes ou contemporains - que des essais, des livres d’art, des reportages et maintenant des livres pour enfants, destinés à faire connaître les cultures orientales aux lecteurs français dans leur richesse et leur diversité.

D’un texte à l’autre, d’un livre à l’autre, de nouvelles collections ont été crées avec la complicité de directeurs de collection. Ce sont encore des livres de contes, de cuisine. Ce sont surtout des écrivains nouveaux du Japon, de la Chine, de l’Inde, du Vietnam que nous publions et dont les préoccupations, les modes de pensée ou l’écriture permettent d’affirmer aujourd’hui qu’ils n’ont rien d’exotique et qu’ils peuvent se mesurer avec de grands écrivains d’envergure internationale.
Derrière ce catalogue, il y a beaucoup de voyages, de rencontres et de découvertes. Des conseillers, des amis aussi, et surtout la complicité de traducteurs remarquables qui prodiguent leurs conseils, lisent, commentent, partagent leurs goûts et leurs choix avec nous."

 

Voici quelques uns de mes titres préférés de cet éditeur

(cliquez sur les titres pour accéder aux billets) 

Deux odes à la douceur de vivre :

Les années douces de Hiromi Kawakami

Park Life de Shuichi YOSHIDA

Une plongée dans la cuisine indienne :

La colère des aubergines de Bulbul SHARMA
De magnifiques albums jeunesse :

Nuages de Kim JAE-HONG

Akiko la courageuse de Antoine GUILLOPPE

 

Mô et le maître du temps de Marie SELLIER et Catherine LOUIS

Et pour finir une BD foisonnante :

Manabé Shima de Florent CHAVOUET

 

Pour en savoir plus sur cet éditeur : sur Babélio

A suivre ce mois-ci sur nos blogs...

Publié dans Littérature Asie

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Le K de Dino BUZZATI

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Le jour de ses douze ans le petit Stefano Roi demande à son père l'autorisation de l'accompagner sur son voilier. AU loin, il aperçoit une forme noire que son père identifie comme "le K" "C'est le monstre que craignent tous les navigateurs de toutes les mers du monde. c'est un squale effrayant et mystérieux, plus astucieux que l'homme. Pour des raisons que personne ne connaîtra peut-être jamais, il choisit sa victime et une fois qu'il l'a choisie, il la suit pendant des années et des années, toute la vie s'il le faut, jusqu'au moment où il réussit à la dévorer."

De fait le père de Stefano lui interdit de courir les mers. Malgré tout, le jeune garçon reste attiré par la belle bleue et dés qu'il peut jette un oeil au loin. Il aperçoit à chaque fois le K qui l'attend patiemment. L'attirance est telle qu'à l'âge de 22 ans, après la mort de son père, il décide de suivre la même trajectoire que lui et de devenir marin. Il vit alors dans la menace continuelle du monstre, mais cette présence obsessionnelle "décuple sa volonté, sa passion pour la mer, son ardeur pour les heures de péril et de combat."

A la fin de sa vie il décide de partir à la rencontre de cet ennemi qu'il a fui toute sa vie.

Le K lui annonce alors qu'il ne le poursuivait pas pour le dévorer, mais pour lui remettre  une petite Perle de la Mer qui "donne à celui qui la possède fortune, puissance, amour et paix de l'âme. Mais il était trop tard désormais."

Face à l'inconnu, le jeune Stefano s'est laissé influencer par des peurs ancestrales, des croyances infondées et n'a compris son erreur que bien trop tard. Cette courte nouvelle nous  invite finalement à prendre des risques, qu'il s'agisse de rencontres ou d'une métaphore plus large de la condition humaine. A toujours fuir, le risque est de passer à côté de l'essentiel...

Un texte à lire, relire, offrir pour enfin comprendre que l'Autre, loin d'être un ennemi, peut offrir des trésors inestimables ...

 

Présentation de l'éditeur : Le livre de poche

La bonne nouvelle du lundi chez Martine

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Printemps des poètes 2017 - Afrique(s)

Publié le par Hélène

Du 4 au 19 mars 2017

Ce 19e Printemps des poètes invite à explorer le continent largement et injustement méconnu de la poésie africaine francophone. Si les voix majeures de Senghor, U Tam'si ou Kateb Yacine par exemple, ont trouvé ici l'écho qu'elles méritent, tout ou presque reste à découvrir de l'intense production poétique africaine, notamment celle, subsaharienne, qui caractérisée par une oralité native, tributaire de la tradition des griots et nourrie par ailleurs des poésies d'Europe, offre des chemins neufs sur les terres du poème.

Parole libérée, rythmes imprévus, puissance des symboles et persistance du mythe: écoutons le chant multiple des Afriques , du Nord et du Sud.
Il va de soi que cette exploration ne peut ignorer les voix au-delà du continent africain, des Antilles à la Guyane, de Madagascar à Mayotte ...

Ce 19e Printemps des Poètes sera l'occasion de mettre en avant notamment l'oeuvre de Léopold Sedar Senghor et de Tchicaya U Tam'si.

Jean-Pierre Siméon
Directeur artistique

Inauguration sur les ondes 

4 et 5 /03 Week-end France Culture les Afriques

Clôture : au Cabaret sauvage
19 mars : Clôture du Printemps des Poètes
et lancement de la 22e semaine de la langue française et de la Francophonie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Remèdes à la mélancolie d'Eva BESTER

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Eva Bester anime une émission sur France Inter le dimanche à 10h dans laquelle elle recueille les remèdes de son invité pour se soustraire à la mélancolie, "le morne regret des chimères absentes" (Baudelaire) . Dans le prolongement de son émission, elle rassemble ici certains remèdes proposés par ses invités et nous propose de piocher des instants de plaisir.

Certains remèdes sont cocasses comme celui de Dany Lafferrière pour qui balayer est un palliatif efficace à la mélancolie. Qu'il s'agisse de cuisiner avec des amis (Adrien Bosc), de savourer un plat de spaghettis aux palourdes, de rire des chatouilles (Antonin Peretjatko), de lire ce qui est écrit sur les paquets de céréales (Christophe Bourseiller), des textes de Desproges, se cacher sous les tables dont les nappes vont jusqu'au sol (s'il est recouvert de moquette), chacun nous offre une étincelle de bonheur.

Mes préférés : 

- Regarder des gens en train de faire de l'aquagym de Babx

"Oui, en fait, donc là je dois l'avouer, j'ai eu pendant un mois l'idée que j'allais faire un peu de sport parce que j'étais ressorti d'un été un peu abominable après une tournée et donc j'allais me remettre en forme dans une salle tout ce qu'il y a de plus absurde, alors là c'est génial en plus et avec des machines et des trucs pour se remettre en forme, et il y avait cette piscine, ce bassin plus exactement, où, derrière une vitre, je voyais des gens régulièrement sautiller sans jamais s'arrêter sur une musique, tout ça dans l'eau. Et tout d'un coup je me suis arrêté et je me suis dit : " Au milieu de l'univers, il se passe ça !", c'est à dire au milieu de tous ces schismes permanents, des guerres, des planètes qu'on n'a pas encore découvertes, il y a un endroit dans tout cet infini où il y a des gens en train de faire dong-dong-dong dans de l'eau avec des bonnets de bain, totalement persuadés de ce qu'ils sont en train de faire et ça m'a fasciné ! Je me suis vraiment dit que l'humain était d'une poésie incroyable pour pouvoir se mettre comme ça dans des pareilles situations et surtout croire dur comme fer à ce qu'il est en train de faire."

- L'absurde "L'absurde drôlatique est la parfaite application de la leçon nietzschéenne : certes, la vie est tragique mais au lieu de nous lamenter, on peut transcender la bassesse de notre condition par l'imagination au service de l'art et du rire. l'absurde est un moyen d'élévation." p. 171

Neige de nuit à Kambara de Hiroshige (Chantal Thomas)

- L'espace et les étoiles car " Je crois que penser aux étoiles, pour moi, c'est l'occasion de se replonger dans le cosmos, dans l'univers : dés qu'on songe à son immensité, même s'il n'est pas infini, dés qu'on songe à cet espace absolument sans commune mesure avec notre corps et nos habitudes terrestres, on ne peut plus se contenter de macérer dans sa seule petite tristesse, ni dans son seul horizon, même s'il est joyeux." Roger-Pol Droit

- la citation choisie par Cécile Sciamma

"Peut-être tous les dragons de notre vie sont-ils des princesses qui n'attendent que le moment de nous voir un jour beaux et courageux. Peut-être que toutes les choses qui font peur sont au fond des choses laissées sans secours qui attendent de nous le secours. Pourquoi voulez-vous exclure de votre vie toute inquiétude, toute souffrance, toute mélancolie alors que vous ignorez leur travail en vous." Rainer Maria Rilke Lettres à un jeune poète

- La chanson choisie par Agnès Desarthe :

- Les films comme The big Lebowski des frères Coen (Christophe Bourseiller et Agnès Desarthe), Chantons sous la pluie pour la scène de danse (Agnès Jaoui et Robin Renucci), Stardust memories de Woody Allen.

Ce que j'ai moins aimé : les arts visuels, les arts sonores ne rendent pas tellement à l'écrit.

Bilan : Une bouffée de bonheur à prescrire de toute urgence !

 

Présentation de l'éditeur : Autrement

D'autres avis :Cathulu, repéré chez elle en début d'année, merci à elle !

 

Merci à l'éditeur pour cette belle découverte !

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Le long silence de Thomas MCGUANE

Publié le par Hélène

Thomas McGuane nous livre en ces pages des courts récits autobiographiques dans lesquels il évoque sa passion pour la pêche. En effet, les parties de pêche lui permettent de se découvrir pleinement humain en étant attentif au monde, il écoute et observe ce qui l'entoure avec acuité et sa présence au monde devient évidente. Que ce soit la chasse, l'observation des oiseaux, la pêche ou le bateau à voile "chacun de ces loisirs offre de magnifiques possibilités d'observer le temps, le paysage dans sa lumière changeante, le mouvement de l'eau." p.301

Les pêcheurs suivent le rythme des saisons, se mettent à l'unisson du balancement du monde et vivent ainsi des instants suspendus hors du monde ou au contraire profondément ancrés dans l'univers.

"Je suis bouleversé par la perfection des choses : le profil splendide de chacune des truites, la beauté angélique miniature des éphémères, et les eaux soyeuses et sauvages de le Big Hole River. Car c'est pour de telles choses que nous sommes déposés sur ce tas de boue en rotation." p.124

Bien campés dans leurs bottes comme dans le monde, ils apprennent à profiter du moment présent :

"Il trouva des signes d'immortalité dans la pêche et le long des rivières où des instincts humains ancestraux rencontrent la nature au paroxysme du cyclique et du mystérieux, où le comportement humain fait si clairement partie de la nature, où notre détachement, même de la brièveté de nos propres vies, est réconfortant." p. 332

http://pecheur.info/flyfishing-is-a-joke.html

Ce que j'ai moins aimé :

Partie de pêche après partie de pêche, j'ai fini par me lasser du vocabulaire technique, des détails et de l'aspect finalement très répétitif des récits.

Bilan :

De belles anecdotes à picorer pour se plonger dans l'univers lumineux de cet auteur, icône du nature writing américain.

 

Présentation de l'éditeur : Gallmeister

D'autres avis : Le Bouquineur ; Lecture commune avec Electra

Du même auteur : Sur les jantes

Sur le même thème :  Dérive sanglante  ; Casco bay Mon Amérique 

 

Le long silence, Thomas McGuane, traduit par Anatole Pons, Gallmeister, novembre 2016, 376 p., 23.90 euros

 

Merci à l'éditeur.

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Jeux de miroirs de E. O. CHIROVICI

Publié le par Hélène

Pete Katz, agent littéraire reçoit le manuscrit inachevé d'un auteur inconnu qui raconte ses années d'étudiant à l'université de Princeton et ses relations ambivalentes avec la brillante Laura et son professeur Joseph Wieder, professeur reconnu dans le domaine de la psychologie cognitive qui travaille sur de mystérieux écrits autour de la mémoire et du souvenir.  Le manuscrit s'achève avec l'assassinat de ce dernier. Depuis l'affaire est restée irrésolue. Peter comprend que cette histoire si elle n''et pas totalement réelle est du moins inspirée par des faits réels puisque le professeur a effectivement été retrouvé assassiné mais que l'assassin n'a jamais été retrouvé. La suite du manuscrit donnera t-elle la clé du meurtre ? L'agent tente alors d'en savoir plus sur l'auteur et commence alors une enquête menée d'embûches. Et c'est là que le rythme du roman, plutôt bien mené jusqu'ici, se ralentit de façon excessive, prenant plaisir à emporter son lecteur sur des pistes très différentes, quitte à prendre le risque de le perdre en route !

Ce que j'ai moins aimé :

- Les ficelles assez grossières avec des phrases comme "malheureusement rien ne devait se passer comme je l'espérais", ou encore le détail qui tourne en tête et qui peut-être détient la clé de l'énigme mais que l'on ne parvient pas à saisir (ficelle utilisée en son temps jusqu'à plus soif par Mary Higgins Clark) "Il me semblait avoir aperçu quelque chose du coin de l'oeil. Mais quoi ? Cela demeurait un mystère."

- Le style agrémenté de "genre" en lieu et place de "comme" "celle d'un individu "normal", inoffensif, genre mécanicien ou chauffeur de bus." p. 241

- La résolution alambiquée.

Bilan : L'idée de départ était intéressante, proposant une réflexion sur l'incroyable "capacité de l'esprit humain à maquiller ou même à falsifier les souvenirs. Est-il possible d'oublier complètement un évènement et d'en créer un faux souvenir ? Et si notre imagination était capable de transformer une réalité prétendument objective en quelque chose d'autre, qui nous appartient en propre ? L'esprit est-il en mesure de récrire un évènement donné, d'agir à la fois comme un scénariste et un metteur en scène ?" Note de l'auteur

La première partie est effectivement prenante, bien menée mais ensuite l'intrigue s'essouffle, et le manque de rythme devient prégnant.

 

Présentation de l'éditeur : Les Escales

D'autres avis : Valérie ; Eva ; A propos des livres

 

Jeux de miroirs, Eugen Chirovici, traduit de l'anglais par Isabelle Maillet, Les Escales, janvier 2017, 314 p., 21.90 euros

Merci à L'agence Anne et Arnaud pour l'envoi.

Publié dans Roman policier Europe

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