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Tu m'avais dit Ouessant de Gwenaëlle ABOLIVIER

Publié le par Hélène

♥ ♥

En 2015, Gwenaêlle Abolivier décide de résider trois mois dans le sémaphore de l'île de Ouessant, au bout de la Bretagne. Là, sous l'égide du phare du Créac'h, elle se prépare à un beau voyage immobile. elle explore l'île, rencontre ses habitants.

Ce que j'ai aimé :

- Le style :

"Ouessant est devenue une urgence à vivre. cet appel d'air contient tous les parfums et les humeurs du monde qui éloignent de la servitude de l'ordinaire des jours et des attentes déçues. sanglots longs qui jaillissent comme des accords de Ry Cooder. J'entendais, il y a des vies plus vraies que d'autres. Je répondais qu'est ce que le sens de la vie ? "Respire, marche, pars, va-t'en", me soufflait Cendrars. Si j'avais été pilote, je serais partie dans le ciel, si j'avais été apnéiste, j'aurais plongé vers les abysses. Ma consolation sera une île." p 13

Ce que j'ai moins aimé :

Il s'agit plus d'un journal au jour le jour, sans trame romanesque, une série de remarques sur les habitants, l'histoire de l'île.

Bilan :

Je n'ai pas été sensible à ce petit livre trop statique et linéaire.

Présentation de l'éditeur : Le mot et le reste et Pocket 

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Le bonheur-du-jour de Jacques BROSSE

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

"On cueille la vie, ensuite on la recueille. Alors, on peut se recueillir. Ce livre est le recueil de mes recueillements." p 77

Jacques Brosse livre ici son journal sur un an de mars à mars, l'auteur notant ses émerveillements au sein de son Périgord. Il partage juste la contemplation de ce qui l'entoure, des oiseaux qui viennent picorer à sa fenêtre, se contentant d'admirer le monde, en se tournant résolument vers la nature et vers ce qu'elle a de beau et inattendu à nous offrir.

Une pépite à savourer en suivant le vol des hirondelles....

"Il faut, disent-ils, "se tenir au courant". L'actualité, la mode, les médias, la publicité, l'internet, voilà le courant qui les hypnotise et les entraine dans une vie qui ne leur appartient plus. Savent-ils seulement que les hirondelles sont de retour ? Et ils se prétendent "dans le vent". Autant en emporte-t-il !" p 15

*

"L'herbe brillante, parsemée de pâquerettes, de fleurs de pissenlit, de véroniques bleu vif que broute un petit lapin, on dirait le sol du paradis dans une tapisserie flamande encore sur le métier d'angéliques lissiers." p 15

*

"A chaque promenade solitaire sa trouvaille. Il suffit d'ouvrir l'oeil et de ne penser à rien, alors, au sein du connu, se révèle l'imprévisible. "

*

"Ecouter en silence le bruissement des feuilles dans la brise du soir." p96

*

"Le sacré, c'est l'invisible, quand parfois il daigne se manifester, quand enfin nous consentons à le voir. " p 156

 

Présentation de l'éditeur : Les éditions de la table ronde

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Trilogie des cimes de Olivier SALON

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

L'auteur raconte trois de ses expéditions en montagne : l'une au Huascaran dans la Cordillère blanche avec 8 autres acolytes dont un chef d'expédition surnommé la Pintade, une ascension de El capitan dans le Yosemite et enfin une traversée dans le massif du Mont Blanc avec sa fille.

Il propose ainsi trois nouvelles très différentes : la première, pourtant tragique est teintée d'humour, la deuxième est rédigée en vers, et la troisième apparait bien plus technique. l'auteur étant membre de l'oulipo, cela explique sans doute les choix d'écriture très différents.

Si j'ai un faible pour la première, toutes les trois nous plongent dans cet univers sauvage dans lequel tout peut basculer à tout moment, où chaque pas est un suspens attaché au-dessus du vide, mais aussi un univers où la beauté surgit inopinément, brusquement et souvent.

"Ce mélange fort subtil d'effort et de somptuosité des paysages, de bataille contre les éléments (qui sortent parfois vainqueurs), de matériel à bien doser, le rapport avec les compagnons de cordée, le partage de cette joie essentielle avec ses amis, avec ses enfants, les nuits glacées dans la neige ou dans l'altitude que vient contrebalancer la chaleur des liens que tisse la montagne avec les compagnons, c'est ce que m'ont offert et continuent de m'offrir la montagne et l'escalade. C'est ce qui me pousse à toujours y retourner.

Si j'ajoute à cela les imprévus : orages, cordes coincées, erreurs d'itinéraire, corde trop courte, cheveux coincés dans le descendeur, tombée brusque du brouillard le jour où la boussole est absente du sac... j'aurai dit que l'aventure en montagne est avant tout humaine, et qu'aucun topo ne saurait la décrire. " (préface)

Présentation de l'éditeur : Transboréal

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Germinal de Emile ZOLA

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

« L’ouvrier ne pouvait pas tenir le coup, la révolution n’avait fait qu’aggraver ses misères, c’étaient les bourgeois qui s’engraissaient depuis 89, si goulûment, qu’ils ne lui laissaient même pas le fond des plats à torcher. » p 128

Germinal suit la trajectoire de Etienne Lantier qui arrive dans la petite ville de Montsou et se fait embaucher dans les mines. Il découvre un monde âpre qui permet à peine aux familles de survivre, un monde de misère, des hommes et des femmes hantés par la faim, soumis aux familles plus riches, peu enclines à écouter "les classes inférieures". Peu à peu, la révolte gronde et s'organise.
Le roman s'inspire de la grève en 1884 des mineurs d'Anzin où se tient une grève de 12 000 miniers. Zola se documente également dans le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais : il interroge les mineurs et ingénieurs sur leur vie quotidienne et rencontre en particulier Émile Basly, meneur de la grève. Il dépeint alors la vie harassante des « gueules noires », l'émergence de la classe ouvrière, la nécessité d'une lutte sociale pour plus de justice sociale. les mineurs étant juste libres de crever de faim.

« Non, sûrement, la vie n’était pas drôle. On travaillait en vraies brutes à un travail qui était la punition des galériens autrefois, on y laissait la peau plus souvent qu’à son tour, tout ça pour ne pas même avoir de la viande sur sa table, le soir. Sans doute on avait sa pâtée quand même, on mangeait, mais si peu, juste de quoi souffrir sans crever, écrasé de dettes, poursuivi comme si l’on volait son pain. Quand arrivait le dimanche, on dormait de fatigue. Les seuls plaisirs, c’était de se soûler ou de faire un enfant à sa femme ; encore la bière vous engraissait trop le ventre, et l’enfant, plus tard, se foutait de vous. Non, non, ça n’avait rien de drôle. »

Les rêves des uns et des autres forment une émulation qui permettra malgré tout, d'avancer, peu à peu, malgré des embûches et tragédies.

« Et il songeait à présent que la violence peut-être ne hâtait pas les choses. Des câbles coupés, des rails arrachés, des lampes cassées, quelle inutile besogne ! Cela valait bien la peine de galoper à trois mille, en une bande dévastatrice ! Vaguement, il devinait que la légalité, un jour, pouvait être plus terrible. Sa raison mûrissait, il avait jeté la gourme de ses rancunes. Oui, la Maheude le disait bien avec son bon sens, ce serait le grand coup : s’enrégimenter tranquillement, se connaître, se réunir en syndicats, lorsque les lois le permettraient ; puis, le matin où l’on se sentirait les coudes, où l’on se trouverait des millions de travailleurs en face de quelques milliers de fainéants, prendre le pouvoir, être les maîtres. Ah ! quel réveil de vérité et de justice ! Le dieu repu et accroupi en crèverait sur l’heure, l’idole monstrueuse, cachée au fond de son tabernacle, dans cet inconnu lointain où les misérables la nourrissaient de leur chair, sans l’avoir jamais vue. »

Et pour finir l'espoir de la renaissance, l'espoir d'un monde nouveau, chanté dans des pages magnifiques et lumineuses.

Zola lui-même dira : « Ce que j'ai voulu, c'est crier aux heureux de ce monde, à ceux qui sont les maîtres : "Prenez garde, regardez sous terre, voyez ces misérables qui travaillent et qui souffrent. Il est peut-être temps encore d'éviter les catastrophes finales. Mais hâtez-vous d'être justes, autrement, voilà le péril : la terre s'ouvrira et les nations s'engloutiront dans un des plus effroyables bouleversements de l'Histoire. »

Un incontournable !

 

Présentation de l'éditeur : Folio

Du même auteur : Thérèse Raquin ♥ , Au bonheur des dames ♥ ♥ ♥ ♥ ; L'oeuvre ♥ ♥ ♥ 

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C'est moi qui éteins les lumières de Zoya PIRZAD

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

Clarisse vit dans le quartier préservé d'Abadan et c'est une mère de famille et une épouse modèle, à l'écoute de ses jumelles, de son fils Armen et de son mari. Sa soeur Alice qui recherche désespérément un mari, et sa mère lui rendent aussi régulièrement visite. L'arrivée de nouveaux voisins bouleverse un temps cet équilibre chèrement acquis.

La tempête intérieure arrive subtilement, au fil du quotidien rythmé par ce dévouement sans bornes à la famille, aux enfants, aux choix du mari, les repas à concocter, les goûters, les invités surprise à satisfaire, la répétition sans fin de tâches qui noient peu à peu l'identité de Clarisse, entièrement absorbée par les autres, ces autres qui peuvent être tellement ingrats quand ils ne voient pas ou ne comprennent pas ce dévouement quotidien. Le réveil se fait par petites touches, discrètement, peu à peu l'univers vacille et Clarisse reprend consistance.

Avec un talent indéniable, Zoya Pirzad décrypte le réveil tout en pudeur d'une femme...

 

Présentation de l'éditeur : Zulma

Du même auteur : Un jour avant Pâques  ♥ ♥ ♥

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Une amitié de Silvia AVALLONE

Publié le par Hélène

♥ ♥

"La littérature fut, au fond, le seul moyen qui se présenta à moi pour combler ce vide. Est-ce qu'une passion peut exister si elle n'est pas précédée par un vide ?"

Dans ces années 2000, Elisa est une adolescente de quatorze ans délaissée par sa mère et contrainte de vivre dans une ville qu'elle n'apprécie pas aux côtés d'un père effacé. Elle rencontre alors Béatrice, une jeune fille qui ne passe pas inaperçue. Contre toute attente une amitié voit le jour entre les deux jeunes femmes que tout oppose. Elisa ne tarde pas à jalouser cette Béatrice appelée à briller de mille feux. En effet, avec l'aide du père d'Elisa, elles créent un blog, puis les années passant, Béa devient influenceuse.

Face à cette montée des réseaux sociaux, Elisa reste attachée aux livres, mais se demande si la littérature n'a pas fait son temps "Quel intérêt, un livre, quand la vie des autres est devenue visible, à portée de main ? Des autres qui sont réels, pas imaginaires, que nous connaissons et que nous avons l'impression d'épier comme par le trou de la serrure. Nous pouvons leur envier la collection de moments heureux qu'ils donnent à voir, nous en fabriquer une tout aussi enviable, nous enfermer dans notre chambre et nous prendre en photo." p 463

Ce que j'ai moins aimé :

L'héroïne est larmoyante de bout en bout, ne trouvant pas sa place dans la relation avec Béa, ni avec sa famille, ni dans son couple.

L'ensemble est un peu caricatural et cliché avec l'amie qui attire les regards et le vilain petit canard de l'autre côté.

Je n'ai pas pu m'empêcher de comparer avec L'amie prodigieuse, plus profond à mes yeux.

Bilan :

Une lecture plaisante qui nous embarque mais finit par tourner en boucle.
 

Présentation de l'éditeur : Liana Levi

Du même auteur : D'acier de Silvia AVALLONE ♥ ♥ ♥ ; Le lynx ♥ ♥ ; Marina Bellezza ♥ ♥ ♥ ♥ ; La vie parfaite ♥ ♥ ♥ ♥

Publié dans Littérature Europe

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La couleur de l'eau de James McBRIDE

Publié le par Hélène

♥ ♥

James Mc Bride se penche sur ses origines complexes : il est noir, mais né d'une mère aussi blanche que ses enfants sont noirs. Il raconte la difficulté de trouver son identité dans ce pays assez manichéen sur le sujet. Comment allier les deux couleurs ? Mais il met surtout en avant cette mère atypique à qui il rend hommage, et sa volonté de passer outre couleur ou religion pour élever ses enfants dans la joie.

Parallèlement à l'histoire de James, se dévoile celle de sa mère, fille d'un rabbin polonais qui a bravé tous les interdits pour épouser en 1942 un noir protestant, puis reniée par sa famille, en charge de James et de ses onze frères et sœurs.

Ce que j'ai moins aimé :

Je n'ai pas été touchée par leur histoire, l'émotion m'a manqué.

Bilan :

Un bel hommage rendu à une femme forte capable de braver tous les aprioris !

Présentation de l'éditeur : Gallmeister

Challenge Gallmeister organisé par Les Passions de Chinouk et Readlookhear

Thème du mois : Girl Power

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Sauvagines de Gabrielle FILTEAU-CHIBA

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

« Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire. » prémonition d’Einstein

Raphaëlle est garde-forestière au cœur de la forêt du Kamouraska, à l’Est du Québec. Son rôle est de  « maintenir l’équilibre fragile entre l’humain, la faune et ses habitats : protéger, éduquer, prévenir. » Elle veille sur les ours, les coyotes, les lynx, les cerfs, aux prises avec le braconnage à outrance de ceux qui ne respectent pas la nature. Un matin, sa chienne Coyote disparait et elle la retrouve prise dans des collets de braconnage illégalement posés. Raphaëlle comprend rapidement que le braconnier en question est dangereux quand il vient rôder autour de chez elle, à la recherche d'une proie différente de ses cibles habituelles. Gronde alors en elle  «la frustration sans soupape de ne pas mieux servir la Nature, la colère de ne plus sentir que j’appartiens au clan des Hommes, la peur de perdre le contrôle. » Peu à peu s'ancre en elle le sentiment profond que la bonne chose à faire, en matière d’équilibre planétaire, est de protéger les vulnérables. Quel qu'en soit le prix !

Empruntant à différents genres, que ce soit le nature writing, le thriller, le roman d'amour, la poésie, Gabrielle Filteau-Chiba crée son propre chemin, percutant et doux à la fois, appelant tout un chacun à réfléchir à son rôle dans ce monde bancal...

Un très beau roman !

 

Présentation de l'éditeur : Stock

Du même auteur : Encabanée

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La carte postale de Anne BEREST

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"Il ne faut pas que je les oublie, sinon il n'y aura plus personne pour se souvenir qu'ils ont existé. "

C’était en janvier 2003.
Dans notre boîte aux lettres, au milieu des traditionnelles cartes de voeux, se trouvait une carte postale étrange.
Elle n’était pas signée, l’auteur avait voulu rester anonyme.
L’Opéra Garnier d’un côté, et de l’autre, les prénoms des grands-parents de ma mère, de sa tante et son oncle, morts à Auschwitz en 1942.
Vingt ans plus tard, j’ai décidé de savoir qui nous avait envoyé cette carte postale. J’ai mené l’enquête, avec l’aide de ma mère. En explorant toutes les hypothèses qui s’ouvraient à moi. Avec l’aide d’un détective privé, d’un criminologue, j’ai interrogé les habitants du village où ma famille a été arrêtée, j’ai remué ciel et terre. Et j’y suis arrivée.
Cette enquête m’a menée cent ans en arrière. J’ai retracé le destin romanesque des Rabinovitch, leur fuite de Russie, leur voyage en Lettonie puis en Palestine. Et enfin, leur arrivée à Paris, avec la guerre et son désastre.
J’ai essayé de comprendre comment ma grand-mère Myriam fut la seule qui échappa à la déportation. Et éclaircir les mystères qui entouraient ses deux mariages. J’ai dû m’imprégner de l’histoire de mes ancêtres, comme je l’avais fait avec ma sœur Claire pour mon livre précédent, Gabriële.

L'enquête remonte aux sources familiales, avec en toile de fond ce devoir de mémoire pour ceux qui ont disparu.

"Après la guerre, dans les familles juives orthodoxes, les femmes avaient eu pour mission de mettre au monde le plus d'enfants possible, afin de repeupler la terre. Il m'a semblé que c'était la même chose pour les livres. cette idée inconsciente que nous devons écrire le plus de livres possible, afin de remplir les bibliothèques vides des livres qui n'ont pas pu voir le jour."

Le fil conducteur de la carte postale permet de balayer passé et présent tout en posant un questionnement sur ce que signifie être juif et, plus globalement, sur l'identité.

Un beau roman émouvant.

Présentation de l'éditeur : Grasset

Du même auteur : Recherche femme parfaite

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Blue period de Tsubasa Yamaguchi

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Yatora, excellent élève de 1ère, passe son temps libre avec ses amis à regarder les matchs de foot. Jusqu'au jour où il voit par hasard le tableau d'une de ses camarades de classe peint en arts plastiques et s'éveille à un monde qui lui est alors inconnu. Il décide d'intégrer le club d'arts plastiques et rapidement entrevoit ce qu'il veut faire après le lycée : rentrer à la prestigieuse université des Arts de Tokyo Geidai. Il lui reste deux années pour perfectionner son art et tenter le concours.

Yamaguchi Tsubasa est elle même ancien élève de cette université et passionnée de dessin, si bien qu'elle initie aussi son lecteur à l'art du dessin aux techniques de dessin, de peinture, au travail sur la lumière ou les ombres, à la composition. Certaines pages sont ouvertement didactiques. 

Mais elle s'intéresse aussi à la question de l'identité, problématique à l'adolescence. Yatora s'est perdu en chemin, donnant une fausse image de lui que tout le monde attend, mais qui ne correspond nullement à son être profond. Les années lycée restent décisives dans le sens où les élèves doivent prendre une direction pour leurs études, choisir une université, prendre en compte les coûts, les renommées, les débouchés, parier sur l'avenir alors que la personnalité reste fluctuante.

 

A savoir que nous en sommes au tome 10 qui sortira en juillet 2022 ! Sinon vous pouvez vous lancer dans la série sur Netflix

 

Présentation de l'éditeur : Pika

Publié dans Manga - Manhwa

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