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Tante Mame de Patrick DENNIS

Publié le par Hélène

"Tante Mame est la charmante dingue qu'on voudrait dans la famille." (Préface)

 

L'auteur :

Patrick Dennis est un romancier américain né en 1921 à Chicago et mort en 1976 à New York. Dans les années cinquante, Dennis fut l'un des auteurs américains les plus populaires. Ses romans ont été des Bestsellers, notamment le cultissime Tante Mame qui se vendit à deux millions d'exemplaires et fut maintes fois interprété, joué à Broadway, mis en musique et adapté au cinéma. (Présentation de l'éditeur)

 

L'histoire :

Patrick, orphelin à 10 ans, est recueilli par sa tante, Mame, une femme aux fiers principes moraux et religieux, qui est en fait une célibataire tout à fait émancipée, sensible au souffle de liberté qui anime l'Amérique des années 1920. Mame associe peu à peu son neveu à sa vie agitée, lui donnant ainsi une leçon de liberté d'esprit. (Présentation de l'éditeur)

 

Ce que j'ai aimé :

Tante Mame est une optimiste maladroite, libre penseuse, elle s'attache à tout courant qui sort de l'ordinaire. Ainsi quand elle recueille le jeune Patrick, il en fait rapidement les frais puisqu'il se retrouve dans une école avant-gardiste dans laquelle l'enseignement se fait entièrement nu. Et il n'est pas au bout de ses surprises, même si son banquier le tire au plus vite des griffes de cette école atypique. Malgré tout cette femme fantasque et crédule est attachante et le récit rocambolesque de ses aventures l'est tout autant. L'épisode du cheval est particulièrement désopilant, Tante Mame ayant prétendu pour préserver son honneur qu'elle était une cavalière hors paire se retrouve aux prises avec un cheval fou...

 

Ce que j'ai moins aimé :

Malheureusement, je ne me suis pas attachée à cette drôle de tante, si certains épisodes sont fluides et admirablement contés, d'autres sont franchement laborieux, voire même désuets, si bien qu'on finit par se lasser de ces aventures de cette sympathique écervelée.

 

Premières phrases :

"Il avait plu toute la journée. Non que la pluie me dérange, mais j'avais promis d'installer les auvents, et d'emmener le petit à la plage. J'avais aussi l'intention de barbouiller sauvagement au pochoir les murs de stuc de cette partie de la cave que l'agent immobilier appelait la Salle des Fêtes, et de travailler à ce qu'il appelait une Future Chambre Mansardée, idéale comme Chambre d'AMis, Salle de Jeux, Atelier ou Bureau."

 

Vous aimerez aussi :

Voyage avec ma tante de Graham GREENE

 

D'autres avis :

Lire ; Manu ; Babélio 

 

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Un petit détour et autres racontars de Jorn RIEL, Gwen de BONNEVAL, Hervé TANQUERELLE

Publié le par Hélène

                             

♥ ♥ ♥ ♥

"Dans les grandes lignes, faut bien reconnaître que la vie est surprenante et merveilleuse à vivre."

 

Les auteurs :

Jorn RIEL : Auteur. Né au Danemark en 1931, bercé par les récits de Knud Rasmussen, Jørn Riel a passé seize ans au Groenland, où il a cotoyé Paul-Émile Victor. Écrivain, ethnologue, c’est aussi un conteur fabuleux. Le succès de ses fameux « racontars arctiques », puis celui de trilogies comme Le Chant pour celui qui désire vivre ou Le Garçon qui voulait devenir un Être Humain, tous publiés aux éditions Sarbacane, lui ont apporté la reconnaissance. Il vit actuellement en Malaisie.

Gwen de BONNEVAL : scénariste Gwen de Bonneval est un auteur complet (Basile Bonjour,Monsieur Forme), dessinateur sur des scénarios de Fabien Vehlmann (Samedi et DimancheLes Derniers Jours d’un Immortel), ou scénariste pour des dessinateurs (Frantz Duchazeau, Nicolas Hubesch, Hervé Tanquerelle… ). Primé au Festival d’Angoulême en 2010 pour Messire Guillaume, en collaboration avec Matthieu Bonhomme. Il est aujourd’hui directeur éditorial du mensuel de bd numériques : Professeur Cyclope. Ses deux derniers ouvrages parus sont Bonneval Pacha avec Hugues Micol (Dargaud), et Adam et Elle avec Michaël Sterckeman (Glénat).

Hervé TANQUERELLE : Dessinateur. Hervé Tanquerelle a multiplié les expériences graphiques et narratives : La Ballade du Petit Pendu chez l’Association, puis il reprend le dessin de la série Professeur Bell de Joann Sfar aux éditions Delcourt, suivent La Communauté, éditions Futuropolis, Faux Visages sur un scénario de David B, Les Voleurs de Carthage publié aux éditions Dargaud. Il est également rédacteur en chef de Professeur Cyclope, mensuel de bd et fictions numériques. Hervé Tanquerelle vit à Nantes.

(Présentation de l'éditeur)

L'histoire :

Dans la première partie du XXe siècle, sur le vaste territoire du nord-est du Groenland, des trappeurs vivaient de la chasse et de la vente de peaux d’ours polaires, renards, phoques et autres gibiers… De son séjour dans les années 50 auprès de ces trappeurs, Jørn Riel en a rapporté ses désormais célèbres Racontars. Selon lui, un racontar, «c’est une histoire vraie qui pourrait passer pour un mensonge. À moins que ce ne soit l’inverse.»

- L’oeuvre majeure de Jørn Riel formidablement adaptée en BD !
- 20 000 exemplaires vendus des tomes 1 et 2

(Présentation de l'éditeur)

 

Ce que j'ai aimé :

Retrouver l'univers délirant de Jorn Riel en Bd, c'est un vrai bonheur. Trois de ses nouvelles sont adaptées dans ce tome :

"La balle perdue" : une fameuse chasse à l'ours orchestrée de main de maître par Siverts.

"Un petit détour" : où Valfred entre deux siestes, et Hanse, entre deux bains, visitent du pays. Mais les deux compères se retrouvent dans une position improbable.

Un petit détour et autres racontars de Jorn RIEL, Gwen de BONNEVAL, Hervé TANQUERELLE
Un petit détour et autres racontars de Jorn RIEL, Gwen de BONNEVAL, Hervé TANQUERELLE

"Ce qu'il advint d'Emma par la suite" où l'indécrottable positivisme de l'Islandais Fjordur. Cette dernière nouvelle reprend le mythe d'Emma, particulièrement fascinant et inventif : les trappeurs, en manque d'affection féminine, ont inventé une femme imaginaire, Emma, dont ils se cèdent "les droits" tour à tour. Jusqu'à Fjordur qui ne comprend pas qu'on ne lui présente pas la femme en chair et en os alors qu'il en a acheté les droits... 

Chaque nouvelle est un trésor d'inventivité et d'intelligence, et cette adaptation parfaitement réussie est idéale pour s'initier au monde particulier de ces hommes du froid, drôles et philosophes à la fois.

"J’ai découvert la série des Racontars par hasard, on m’en avait offert un épisode pour un anniversaire. J’ai trouvé les héros tellement attachants que j’ai eu envie de les faire connaître à mes amis. D’où l’idée d’une adaptation. Jørn Riel est un homme au regard bleu froid, il impose le respect, on n’a pas envie de lui taper sur l’épaule. Aussi, je n’en menais pas large quand on lui a présenté des planches. Mais son regard s’est adouci, puis a pétillé, enfin il a souri en regardant le personnage de Valfred. Quel soulagement ! » (Gwen de Bonneval)

 

Ce que j'ai moins aimé :

Comme toujours dans les BD noir et blanc, j'ai imaginé les pages en couleurs et je me suis dit que cela aurait été magnifique !

 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur ; La vierge froide ;  Le roi Oscar et autres racontars

 

D'autres avis :

Télérama

A propos des livres 

 

Un petit détour et autres racontars, Riel, Tanquerelle, De Bonneval, Sarbacane, octobre 2013, 22 euros

 

Reçu dans le cadre de l'opération "La BD fait son festival" chez Priceminister 

Note : 18/20

 

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Seigneur ermite. L'intégrale des haïkus de BASHO

Publié le par Hélène

                                       

♥ ♥
 

"Curiosité -

Un papillon posé

sur une herbe sans parfum"

 

L'auteur :

Né au Japon en 1644 et mort en 1694. Basho vécut de et pour son art. Il fonda l'école de haïkus Shomon, à Tokyo.

 

Ce que j'ai aimé :

 

Ce recueil permet une rencontre avec le plus grand haïjin, poète de haïku japonais, celui qui a défini l'esprit du haïku. Certains de ses poèmes ont été publiés dans les recueils du Maître (poésie ou journal de voyage) et d'autres intégrés à des anthologies compilées par son école. Il chante la beauté de la nature, admire la lune, visite les lieux chantés par les anciens poètes. 

"Avec légèreté, humour et simplicité, il porte une grande attention à la nature et réunit l'immuable et l'éphémère : l'essence de la poésie japonaise." (Présentation de l'éditeur)

 

"Le monde parfumé

d'une seule branche de prunier,

un troglodyte s'en contente."

"Le chant du coucou

comme s'il se propageait

sur l'eau."

 

"Le soleil splendide

entre chien et loup - 

soir de printemps."

 

"Vieil étang -

une rainette y plongeant

chuchotis de l'eau."

 

Une belle découverte d'un poète de grande renommée...

 

Ce que j'ai moins aimé :

Je ne suis pas tombée sous le charme du grand Maïtre...

 

Vous aimerez aussi :

Haïku du XXème siècle, Le poème court japonais d’aujourd’hui, Collectif

 

Seigneur ermite, L'intégrale des haïkus, BASHO, Points, édition bilingue, traduction adaptation et édition établies apr Makoto Kemmoku et Dominique Chipot, février 2014, 480 p., 9.20 euros

 

Publié dans Poésie étrangère

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Le petit chaperon rouge. Les contes du CP par MAGDALENA et Mélanie ELLAG

Publié le par Hélène

                                       

♥ ♥

 

Présentation :

FRANCE NET INFOS

Ce que j'ai aimé :

Cette réécriture de nos contes traditionels permet aux enfants qui apprennent à lire de se perfectionner tout en lisant un texte dont l'histoire est déjà connue. Leur apprentissage de la lecture se fait ainsi en douceur, par la redécouverte des contes classiques. 

Pour un aspect ludique, en fin de volume, des jeux permettent à l'enfant de vérifier s'il a bien compris l'histoire. Le petit format du volume permet à l'enfant de le manier facilement pour mieux se l'approprier. 

 

Ce que j'ai moins aimé :

Plus de "chevillette" et de "bobinette", termes sans doute considérés comme trop compliqués par les auteurs. De même exit le passé simple pour donner place au présent bien plus prosaïque... Un peu de la magie du conte disparaît... Mais les enfants sont fans, alors...

 

L'avis d'Anaïs, 5 ans (qui a un niveau CP) :

J'ai bien aimé, j'ai réussi à lire et compris tous les mots. Ce n'est pas comme la vraie histoire mais je préfère celle-ci : par exemple à la fin de l'histoire le chasseur met des cailloux dans le ventre du loup. Les dessins sont jolis.

 

Dans la même collection : Les trois petits cochons

 

Les contes du CP. Le petit chaperon rouge, Magdalena et Mélanie Ellag, Castor poche, mars 2014, 5.50 euros

 

Publié dans Jeunesse Album

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Passage de l'amour de Pascale ROZE

Publié le par Hélène

♥ ♥

"On croit qu'on va dans le vide, et il y a encore quelqu'un qui est là, ou quelque chose."

 

L'auteur :

Pascale Roze a obtenu le Prix Goncourt en 1996 pour son premier roman,Le Chasseur Zéro. Elle a publié chez Stock Un homme sans larmes (2005),L’eau rouge (2006) et Itsik (2008).  

http://www.pascaleroze.fr/

 

L'histoire :

« J’ai voulu que les éléments de ma vie trouvent place dans ce recueil sous forme d’histoires : l’enfance marine, le théâtre, l’Indochine, le couple, la maladie et la mort, mais aussi ma joie et ma confiance. Que les mélodies se répondent en mode majeur ou mineur, comme dans un album de chansons. » P. R.
 

Pascale Roze propose de subtiles variations sur l’amour à travers dix-huit nouvelles rythmées par la lutte d’un couple contre la maladie. Le corps y danse autant qu’il s’épuise, s’éprend, vibre, se désespère, se souvient. On y découvre un homme en attente d’une greffe du coeur ; une femme nageant en plein océan pour gagner sa liberté ; un poète et un séducteur délicat ; un sphinx des peupliers ; le petit-fils d’un empereur d’Annam. Nouvelle après nouvelle, se déploie un monde chatoyant dont l’écriture s’attache à trouver l’harmonie. (présentation éditeur)

 

Ce que j'ai aimé :

Pascale Roze nous parle à l'oreille de la vie comme elle va, bon an mal an, avec ses coups de blues, ses coups de folie, ses coups de coeur. Elle évoque la difficulté à prendre les décisions, puis la difficulté d'assumer ses choix sans regrets ni remords. Souvent le passé vient hanter les personnages, à l'improviste il s'invite dans leur vie pendant un cours de danse, au détour d'une phrase, ou bien un soir de solitude, incarné par un fantôme.

Si les personnages marchent sur un fil, la vie finit toujours par reprendre le dessus, comme dans "En mer" ou "Kuta", nouvelles dans lesquelles les personnages frôlent la noyade, mais retrouvent la force de remonter, de continuer à nager à contre courant, pour, finalement, être sauvés. La vie apparaît comme un miracle qu'il faut choyer :

 " Vous avez ce temps, ce temps compté, pour glaner quelques renseignements personnels sur l'amour, pour augmenter le prix de la vie. Ne trainez pas." "Passage de l'amour"

AInsi, cette vie bigarrée peut offrir des surprises, comme cette rencontre inouïe avec un papillon nommé le sphinx des peupliers.

18 nouvelles qui nous parlent de rédemption et d'espoir...

 

Ce que j'ai moins aimé :

Pas sûre que ce soit un recueil qui me marque durablement...
 

Premières phrases :

"Mer plate. Nuit sans lune.Voie lactée, étoiles. Pas un souffle d'air. Si le vent ne se lève pas, ils n'atteindront Ajaccio que demain soir. Ils ont coupé le moteur pour dîner."

 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Le chasseur zéro

Autre : La patience des buffles sous la pluie

 

D'autres avis :

France Inter ; Bibliobs

 

Passage de l'amour, Pascale Roze, Stock, janvier 2014, 176 p., 18 euros

 

(présentation éditeur)

 

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Le duel de Arnaldur INDRIDASON

Publié le par Hélène

                                    

♥ ♥

L'auteur  et l'histoire :

Chez Métailié 

L'histoire :

Pendant l’été 1972, Reykjavík est envahi par les touristes venus assister au championnat du monde d’échecs qui oppose l’Américain Fischer et le Russe Spassky. L’Américain se conduit comme un enfant capricieux et a de multiples exigences, le Russe est accueilli en triomphe par le parti communiste islandais, le tout sur fond de guerre froide.
Au même moment un jeune homme sans histoire est poignardé dans une salle de cinéma, le magnétophone dont il ne se séparait jamais a disparu. L’atmosphère de la ville est tendue, électrique. Le commissaire Marion Briem est chargé de l’enquête au cours de laquelle certains éléments vont faire ressurgir son enfance marquée par la tuberculose, les séjours en sanatorium et la violence de certains traitements de cette maladie, endémique à l’époque dans tout le pays. L’affaire tourne au roman d’espionnage et Marion, personnage complexe et ambigu, futur mentor d’Erlendur, est bien décidé à trouver le sens du duel entre la vie et la mort qui se joue là. 
Un nouveau roman d’Indridason qu’il est difficile de lâcher tant l’ambiance, l’épaisseur des personnages, la qualité d’écriture et l’intrigue sont prenantes. (Présentation de l'éditeur)

Ce que j'ai aimé :

Durant cet été 1972 un duel sans merci fait rage dans la capitale islandaise : Boris Spassky affronte Bobby Fisher dans une partie d'échecs devenue mythique. "La match du siècle" commence dans un climat tendu entre soviétique et capitalistes américains. Car derrière la partie d'échecs des enjeux plus profonds se dessinent...

"Le journaliste lui avait demandé ce qui lui plaisait le plus dans les échecs et quel était le moment le plus intense quand il se trouvait face à un adversaire à sa mesure. Fisher avait répondu : when you breack his ego. Quand vous brisez son ego."

                 

En effet le contexte politique de guerre froide entre russes et américains place l'Islande au coeur d'un conflit latent. Poste stratégique entre l'est et l'ouest, ce pays connait des pressions des deu côtés de la frontière. 

C'ets dans ce contexte tendu que Arnaldur Indridason place son intrigue : au milieu de ce jeu de chat et souris, un jeune innocent est assassiné dans un cinéma de la ville. L'intrigue est opaque car rien ne reliait le jeune homme aux autres spectateurs. Il a juste eu la malchance d'être au mauvais endroit au mauvais moment, ce qui ne facilite guère la tâche de l'enquêtrice principale Marion Briem. 

"Marion Briem" ? Mais où est encore passé Erlendur me direz-vous ? Pour les spécialistes de l'auteur, vous saurez tout de suite qu'il n'est pas bien loin puisque ladite Marion n'est autre que son mentor, que nous retrouverons par la suite dans d'autres opus des Erlendur, quand celui-ci aura pris ses marques. Pour l'heure, il est un jeune débutant qui n'est pas encore sous les feux des projecteurs, et c'est la mystérieuse Marion que nous découvrons dans cet opus. Ancienne habituée des sanatoriums à cause d'une tubeculose vivace, elle acquiert au cours du récit une densité dramatiqe qui fait toute la force des personnages de Indridason. 

Son enquête avance à pas feutré, de fines ramifications s'établissent entre la rencontre mythique des deux géants des échecs et son enquête. Elle sait qu'elle évolue dans un monde politique aux enjeux complexes, mais elle n'hésite pas à remuer ciel et terre pour honorer la mémoire de ce jeune homme assassiné comme par hasard. 

Un Indridason qui joue habilement avec nos nerfs...

Ce que j'ai moins aimé :

- Un peu lent.

Premières phrases :

"A la fin du film, lorsque la lumière fut rallumée et que les spectateurs eurent quitté la salle, l'ouvreur découvrit le cadavre.

C'était une séance de cinq heures, en milieu de semaine."

Vous aimerez aussi :

Du même auteur :  La rivière noire

D'autres avis :

Clara DasolaDominique

Métailié 

Le duel, Arnaldur Indridason, traduit de l'islandais par Eric Boury, Métailié noir, février 2014, 320 p., 19.50 euros

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La grande vie de Christian BOBIN

Publié le par Hélène

                                     

♥ ♥

"L'âme naît au point de rencontre de notre néant avec la lumière qui nous a sauvé."

 

L'auteur :

Christian BOBIN est un écrivain français contemporain, auteur de "fragments", des textes en prose poétiques. Il a connu le succés à partir de 1991 avec Une petite robe de fête. 

 

L'histoire :

«Les palais de la grande vie se dressent près de nous. Ils sont habités par des rois, là par des mendiants. Thérèse de Lisieux et Marilyn Monroe. Marceline Desbordes-Valmore et Kierkegaard. Un merle, un geai et quelques accidents lumineux. La grande vie prend soin de nous quand nous ne savons plus rien. Elle nous écrit des lettres.» Christian Bobin.

 

Ce que j'ai aimé :

La petite voix de Christian Bobin se fait entendre, tranqullle, calme. Il nous parle de la vie, de la mort, se ressource dans ses promenades dans les prés, observe le monde avec une acuité visuelle qui nourrit son imagination et son écriture.

Pour affronter le néant de nos vies, leur désuétude muette, il nous enjoint à chanter. Chanter le monde, pour enchanter sa douleur, chanter pour être présent. Ce conseil aux accents proustiens illumine ses pages : 

"Quand je vis, la vie me manque. Je la vois passer à ma fenêtre, elle tourne vers moi sa tête mais je n'entends pas ce qu'elle dit, elle passe trop vite. J'écris pour l'entendre." 

Chanter, ce sera observer le monde dans ses détails, se gorger de ses merveilles et écrire ensuite pour partager ce bonheur.

"Hier J'ai vu plusieurs libellules au-dessus du pré, gorgées de bleu. Elles se déplaçaient par saccades au-dessus d'une touffe d'herbe, d'un caillou. On aurait dit quelqu'un qui vient voir si tout va bien, puis qui s'éloigne, rassuré." (p.89)    

Mais ce sera aussi lire, se nourrir aux écrits des autres pour graviter dans d'autres mondes, entre les vivants et les morts, entre espoir et désespoir, entre eux et moi. 

Car c'est dans les interstices de la vie que notre âme palpite...

 

Ce que j'ai moins aimé :

Un peu trop court à mon goût.

 

Premières phrases :

 

"Chère Mareline Desbordes-Valmore, vous m'avez pris le coeur à gare du Nord.

Il faisait froid, Il y avait tellement de monde, et en vérité personne. J'ai cherché un abri, un lieu humain. Je l'ai trouvé : le dos appuyé contre un pilier j'ai ouvert votre livre et j'ai lu votre poème rêve intermittent d'une nuit triste." 

 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur :  Les ruines du ciel  La part manquante  ; L’homme-joie Eloge du rien  ; La dame blanche

 

D'autres avis :

L'express ; Le Monde Sabeli 

 

La grande vie, Christian Bobin, Gallimard, 2014, 121 p., 12.9 euros

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Bel-Ami de Guy de MAUPASSANT

Publié le par Hélène

                                       

♥ ♥ ♥

Le portrait sans concession d'un jeune arriviste

Mon avis :

Bel Ami est un jeune homme bien décidé à gravir les échelons de la réussite sociale pour ne plus avoir à compter le moindre sou. Jeune homme sans talent, il profite pourtant de la rencontre avec une ancienne connaissance pour tenter sa chance dans le journalisme. Mais rédiger un article est fastidieux, aussi va-t-il demander l'aide de la femme de son ami. Et par la suite, il n'aura de cesse de s'appuyer sur les femmes pour réussir...

"La "voie" de Duroy, c'est le journalisme ; les prises ce sont les femmes." (Préface)

Cinq femmes vont jalonner son parcours et le mener là où il veut aller. Bel Ami ne s'embarasse pas de sentiments, pour lui le plaisir et l'argent sont plus important que l'amour. Les êtres restent intrinsèquement incompatibles, aussi l'égoïsme a-t-il tendance à primer chez lui. 

"Ils tâchaient de se voir à nu la conscience en une interrogation ardente et muette : lutte intime de deux êtres qui, vivant côte à côte, s'ignorent toujours, se soupçonnent, se flairent, se guettent, mais ne se connaissent pas jusqu'au fond vaseux de l'âme." (p. 342)

                                   

Si le rythme rapide et les frivolités du jeune héros tendent à donner une coloration gaie au roman, le fond est pessimiste. La mort  rôde...

"Une vie ! quelques jours et puis plus rien ! On naît, on grandit, on est heureux, on attend, puis on meurt. Adieu ! homme ou femme, tu ne reviendras point sur terre ! Et pourtant chacun porte en soi le désir fiévreux et irréalisable de l'éternité, chacun est une sorte d'univers dans l'univers, et chacun s'anéantit bientôt complètement dans le fumier des germes nouveaux. Les plantes, les bêtes, les hommes, les étoiles, les mondes, tout s'anime, puis meurt pour se transformer. Et jamais un être ne revient, insecte, homme ou planète." (p. 218)

Maupassant est peu tendre avec la presse : un jeune homme sans talent arrive à ses fins, son journal "Les Echos" arrangent les potins, un rapport étroit règne entre le quatrième pouvoir et les autres. La  presse est inféodée à l'argent et à la politique. L'auteur présente ici une satire de la démocratie capitaliste, sujet encore actuel...

 "Deux républiques ont disparu depuis Maupassant : nous sommes toujours gouvernés par des lanceurs d'affaires." (Préface)

Un classique est un roman aux qualités stylistiques et esthétiques indéniables, mais aussi un roman qui ne vieillit pas, dont les sujets demeurent atemporels et peuvent toucher le lecteur à des siècles d'intervalle. C'est le cas de ce Bel Ami dans lequel vous reconnaîtrez plus d'un de nos contemporains...

 

Premières phrases :

"Quand la caissière luit eut rendu la monnaie de sa pièce de cent sous, Georges Duroy sortit du restaurant.

Comme il portait beau, par nature et par pose d'ancien sou-officier, il cambra sa taille, frisa sa moustache d'un geste militaire et familier, et jeta sur les dîneurs attardés un regard rapide et circulaire, un de ces regards de joli garçon, qui s'étendent comme des coups d'épervier." 

 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Une partie de campagne

Autre : Le père Goriot de BALZAC (dont je vous parlerai prochainement)

 

Bel-Ami de guy de Maupassant, préface de Jean-Louis Bory,  folio, 415 p., 5.40 euros

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L'analphabète qui savait compter de Jonas JONASSON

Publié le par Hélène

                                          

L'auteur :

Chez l'éditeur 

 

L'histoire :

Née à Soweto pendant l’apartheid, Nombeko Mayeki commence à travailler à cinq ans, devient orpheline à dix et est renversée par une voiture à quinze. Tout semble la vouer à mener une existence de dur labeur et à mourir dans l’indifférence générale. Mais c'est sous-estimer le destin... et le fait qu’elle est une analphabète qui sait compter – deux facteurs qui la conduisent loin de l'Afrique du Sud et la font naviguer dans les hautes sphères de la politique internationale. Durant son périple, elle rencontre des personnages hauts en couleur, dont deux frères physiquement identiques et pourtant très différents. Nombeko réussit à se mettre à dos les services secrets les plus redoutés au monde et se retrouve enfermée dans un camion de pommes de terre. C'est à ce moment-là que l’humanité est menacée. Dans son deuxième roman, Jonas Jonasson s’attaque avec humour aux préjugés et au fondamentalisme sous toutes ses formes. Il démolit une bonne fois pour toutes le mythe selon lequel les rois ne tordent pas le cou des poules.

 

Ce que j'ai aimé :

Jonas Jonasson nous emporte dans un univers toujours aussi loufoque, entre la jeune Nombeko dotée d'une intelligence hors normes, ses amies les chinoises spécialistes - entre autre - des empoisonnements de chien, son employeur peu reluisant. Parallèlement deux jumeaux voient le jour dans une famille anti-royaliste au possible, dans un univers tout aussi déjanté.

Les aventures des uns et des autres flirtent avec le pouvoir, la politique, ils aiment jouer avec les bombes à retardement, et ont des ressources cachées insoupçonnables...

Le rythme est rapide, tout s'enchaîne à un rythme infernal...

 

Ce que j'ai moins aimé :

Néanmoins, on se lasse de ces aventures, comme si le fil était rompu, le trait forcé. Les considérations politiques allongent le propos et créent des longueurs. 

Un deuxième roman décevant pour moi. 


Premières phrases :

"D'une certaine manière, les videurs de latrines du plus grand ghetto d'Afrique du Sud étaient bien lotis. Après tout, ils avaient du travail et un toit au-dessus de la tête."

 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire

AUtre :

 

D'autres avis :

Dasola 

Presse 

 

L'analphabète qui savait compter, Jonas Jonasson, traduit par Corinne Bruy, Presses de la cité, octobre 2013, 480 p., 22 euros

Publié dans Littérature Europe

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Entre chien et chat d'Eric BATTUT

Publié le par Hélène

                                

♥ ♥

L'auteur :

Eric Battut vit et travaille près de Clermont-Ferrand, il a toujours dessiné mais ce n’est qu’après ses études de droit qu’il a décidé d’en faire son métier, et les livres de Tomi Ungerer, Étienne Delessert, Jozef Wilkon et Binette Schroeder y sont pour beaucoup.
Diplômé de l’école Émile Cohl à Lyon, il aime travailler à l’acrylique au format réel et se plait à illustrer les contes classiques, comme ceux de Charles Perrault.
Eric Battut a de grandes mains, et c’est pour mieux peindre. Peindre ces « images-cadeaux » qui lui viennent quand il commence un livre : de grands espaces qui s’étendent sur toute la page, de petits personnages, des épaisseurs qui donnent à ses couleurs une profondeur peu commune.

Eric Battut a obtenu de nombreux prix parmi lesquels le Prix Figures Futures à Montreuil (1996), le Grand Prix de la Biennale Internationale de Bratislava (2001) et le Prix Mille Pages (2001). (Source : Didier Jeunesse)

 

Mon avis  :

La cohabitation entre chien et chat n'est jamais évidente. E pourtant, ici, à l'opposé des idées reçues, c'est une histoire d'amitié que nous conteEric Battut. Deu33x êtres solitaires errent désoeuvrés dans l'immensité hivernale : Chien, poète à court d'inspiration, seul dans sa maison et Chat, vagabond affamé. Chien va accueillir l'âme errante et à deux, ils vont contruire, créer quelque chose qui les justifie. Le partage leur permet de rompre leur solitude, leur entraide les rend utiles.

Ce petit album permet à l'enfant de s'interroge que la valeur que l'on doit accorder au livre, parce qu'il a demandé du temps, des talents, de la sueur mais aussi de l'amour. 

 

L'avis d'Anaïs, 5 ans :

Le chien était poète et il y avait un chat qui se promenait avec son baluchon. Il a dit au chien "Est-ce que je peux rentrer dans ta maison?" Le chien a dit oui. J'ai aimé quand le chat dessinait sur la neige. J'ai aimé l'histoire et les dessins.

 

L'avis de Romain, 8 ans :

J'ai aimé ce livre parce qu'il écrivent un livre à la fin.Le chien est poète,le chat est vagabond. Les images sont belles.J'ai aimé quand le chat dechire le livre                                               

 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Mon grand ami

Autre : Album jeunesse

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Entre chien et chat, Eric Battut, Autrement, mars 2014, 48 p., 5.20 euros

Dès 5 ans

Publié dans Jeunesse Album

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