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Nitrox de Pierre GOBINET

Publié le par Hélène

♥ ♥

Alors qu'il travaille dans une gendarmerie dans le Nord, Nash Gopler décide de tout plaquer pour se devenir moniteur de plongée sous-marine. Son responsable accepte, à la seule condition de choisir son centre de formation pour moniteur : il l'envoie ainsi à Cannes. Nash se plie à sa volonté, même s'il rêve bien évidemment des Maldives ou des Bahamas. Dans son centre de formation, il fait la connaissance de la ténébreuse Samar, libanaise, elle aussi en formation. Il comprend alors que ce n'est pas un hasard si son chef a choisi ce centre de formation...

Ce que j'ai aimé : l'idée originale de planter son intrigue dans le milieu de la plongée, somme toute peu exploitée en littérature.

Ce que j'ai moins aimé :

- L'intrigue est un peu embrouillée, elle se perd en route, alors qu'elle démarrait bien;

- L'auteur semble hésiter entre roman d'espionnage, thriller, et ce brouillage des genres donne l'impression qu'il perd de vue son projet initial au fil des pages.

Bilan : Un auteur prometteur.

 

Présentation de l'éditeur : Seuil

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Indiana de George SAND

Publié le par Hélène

♥ ♥

Indiana est une jeune femme mariée à un mari autoritaire et colérique, le colonel Delmare, et elle ne peut compter que sur le soutien de son ami d'enfance, Ralph. Elle mène une vie terne, jusqu'au jour où sa route croise celle de Raymon, séducteur invétéré. La jeune femme innocente se laisse prendre dans ses rets tant elle a besoin de se sentir vivre et palpiter.

Indiana est le premier roman de George Sand et à travers cette héroïne, elle peint la situation des femmes dans cette société du XIXème, entre un mariage décevant aliénant et un amant tout aussi décevant. La jeune Indiana est enfermée dans ses relations, mais elle se rend compte que sans les hommes, elle n'est rien. Ses tentatives de rébellion seront vite étouffées.

« Ainsi, je le répète, j’ai écrit Indiana, et j’ai dû l’écrire ; j’ai cédé à un instinct puissant de plainte et de reproche que Dieu avait mis en moi, Dieu qui ne fait rien d’inutile, pas même les plus chétifs êtres, et qui intervient dans les plus petites causes aussi bien que dans les grandes. Mais quoi ! celle que je défendais est-elle donc si petite ? C’est celle de la moitié du genre humain, c’est celle du genre humain tout entier ; car le malheur de la femme entraîne celui de l’homme, comme celui de l’esclave entraîne celui du maître, et j’ai cherché à le montrer dans Indiana. On a dit que c’était une cause individuelle que je plaidais ; comme si, à supposer qu’un sentiment personnel m’eût animé, j’eusse été le seul être infortuné dans cette humanité paisible et radieuse ! Assez de cris de douleur et de sympathie ont répondu au mien pour que je sache maintenant à quoi m’en tenir sur la suprême félicité d’autrui.
Je ne crois pas avoir jamais rien écrit sous l’influence d’une passion égoïste ; je n’ai même jamais songé à m’en défendre. Ceux qui m’ont lu sans prévention comprennent que j’ai écrit Indiana avec le sentiment non raisonné, il est vrai, mais profond et légitime, de l’injustice et de la barbarie des lois qui régissent encore l’existence de la femme dans le mariage, dans la famille et la société. Je n’avais point à faire un traité de jurisprudence, mais à guerroyer contre l’opinion ; car c’est elle qui retarde ou prépare les améliorations sociales. La guerre sera longue et rude ; mais je ne suis ni le premier, ni le seul, ni le dernier champion d’une si belle cause, et je la défendrai tant qu’il me restera un souffle de vie. » préface de 1842

Les rares moments de bonheur connus par Indiana seront dans la nature, sur son île natale, l'île Bourbon, prétexte à des passages lyriques au romantisme brûlant.

Ce que j'ai moins aimé :

- Trop centré sur les émois et la naïveté de la jeune femme et sur les manigances de Raymon

- Aucun des personnages n'est réellement sympathique, Indiana trop frêle, Ralph trop effacé et hypocrite, Raymon trop fougueux et Delmare empli d'une violence sous jacente.

 

Présentation de l'éditeur : Folio

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Ratafia tome 1 de POTHIER et SALSEDO

Publié le par Hélène

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Bienvenue à bord du Kouklamou, bateau de pirates que son capitaine a gagné au poker ! Il fournit à son équipage des cartes au trésor, mais semble lui-même s'en désintéresser totalement, préférant lire, chanter, sculpter et peindre le perroquet. Les pirates n'en ont cure et partent sur les traces du trésor, avec à leurs trousses le capitaine Charles...

Cette bande de pirates décalée ressemble plus à celle des albums d'Astérix qu'à de redoutables afficionados des mers. Drôle avec de nombreux jeux de mots savoureux, cette Bd ravira les lecteurs de 7 à 77 ans...

 

 

Présentation de l'éditeur : Glénat

Publié dans Jeunesse BD

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La valse des arbres et du ciel de Jean-Michel GUENASSIA

Publié le par Hélène

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"Vois-tu il est des moments dans la vie, où tout, en nous aussi, est paix et harmonie, et où la vie entière nous paraît un chemin à travers la bruyère." Texte de Vincent 1878

1890 à Auvers sur Oise. Marguerite Gachet, fille du Dc Gachet établi à Auvers, vit entre un père autoritaire et un frère effacé et décalé. Heureusement, elle s'évade en peignant et rêve de partir aux Etats-Unis pour enfin, être libre, loin de ce qui la ramène à terre. L'arrivée d'un nouveau patient du Dc Gachet bouleverse ses plans. En effet, Vincent Van Gogh et sa peinture éblouissante font irruption dans la vie de la jeune femme.

Jean-Michel Guenassia s'est intéressé ici aux deux derniers mois de Vincent Van Gogh, non pas du point de vue de sa peinture, mais de son histoire personnelle. En effet des thèses récentes d'historiens américains ont contesté le suicide de l'artiste, laissant entendre que l'origine de sa mort était à chercher ailleurs. De plus, de nombreux faux ont circulé après sa mort, laissant ainsi l'âme romanesque de l'écrivain s'immiscer dans les brèches de l'histoire fascinante de Van Gogh. Qui était ce docteur Gachet, qui se prétendait ami des impressionnistes ? Pourquoi lui et son fils ont-ils donné autant de vrais que de faux tableaux au musée d'Orsay ? Qui était sa fille Marguerite dont on connait si peu, mais à qui la rumeur prête une relation amoureuse ?

L'écrivain peint donc un Vincent, rejeté, ayant à peine de quoi vivre sommé de demander sans cesse de l'argent à son frère, mais néanmoins, il montre un artiste qui fourmillait de projets. Habité par sa peinture, exalté par ses heures passées à parcourir la campagne, Auvers et sa campagne, il semblait porté par la conviction que ce qu'il peignait était un aboutissement. L'auteur entrecoupe son récit d'articles de presse de l'époque ou d'extraits de lettres de Vincent à Théo, pour mettre en perspective ce destin atypique.

Parallèlement, le lecteur découvre la discrète Marguerite, prise dans les rets de sa condition féminine, promise à un mariage arrangé sans amour, obligée de suivre les hommes dans sa trajectoire.

Une belle lumière s'échappe de ces pages, illuminant le destin de ces êtres d'un nouvel éclairage étonnant.

Une belle découverte !

 

Présentation de l'éditeur : Le livre de poche

 

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Les refuges de Jérôme LOUBRY

Publié le par Hélène

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Nouvellement arrivée en Normandie, Sandrine est appelée à se rendre sur une île aux larges de la côte, île dans laquelle sa grand-mère a passé ses derniers instants. Sandrine connait peu cette grand-mère, et arrivée sur l'île, elle découvre le portrait d'une personne charmante que tous les habitants de l'île appréciaient. Elle découvre aussi un mystère autour de cette île froide et inhospitalière sur laquelle les habitants semblent voués à rester, comme prisonniers. L'île aurait abrité un pensionnat après la guerre, précipitamment fermé en 1949, pour des raisons confuses.

Quelques jours plus tard, Sandrine est retrouvée sur la plage du continent, errant perdue, avec le sang d'un autre sur ses vêtements. Qu'a-t-il bien pu se passer ?

L'atmosphère est rapidement pesante, oppressante et cela ne pourra aller que crescendo. je ne peux pas vous en dire plus au risque de dévoiler l'intrigue, sachez seulement que les intrigues se superposent en différentes strates qui ne prennent sens qu'à la toute fin du roman, l'auteur usant ainsi d'un procédé parfaitement maitrisé et parfait pour illustrer le propos final.

Ce que j'ai moins aimé : très très glauque !!!!! (très)

 

Présentation de l'éditeur : Calmann Lévy

 

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L'aube sera grandiose de Anne-Laure BONDOUX

Publié le par Hélène

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"-Ici, c'est toujours comme ça. On dirait que le jour ne va jamais revenir, dit Titania. Mais tu verras, l'aube sera grandiose. "

Alors que Nine, seize ans, devait se rendre à la fête de son lycée, sa mère l’embarque vers une destination inconnue, une cabane isolée au bord d’un lac. Cette nuit-là, la jeune fille découvre un incroyable roman familial, porté par des femmes fortes, qui réussissent à s'en sortir, toujours, quoi qu'il arrive.

Dans cette magnifique histoire de famille, la cabane fonctionne comme une métaphore de la famille, un abri que l'on se fabrique, pour se recueillir, se préserver du monde extérieur, un monde à soi au sein duquel on est soi-même, seulement.

La vie suit son cours avec son lot de joies et de peines, ses ruptures, ses retrouvailles, ses passions et déconvenues, mais il est toujours possible de se retrouver auprès de ceux qu'on aime pour contempler des aubes grandioses. La vie vaut toujours le coup.

"Et quand le soleil a franchi la ligne d'horizon, là-bas, j'ai su que j'avais envie de t'offrir ça.
- Le lever du soleil?
- Oui, le rougeoiement de l'aube. Et les oiseaux, l'eau, la brume, les grenouilles...
- Et les moustiques, complète Nine en écrasant une bestiole sur son bras.
- Oui, même les moustiques, murmure Titania assez émue. Le monde tel qu'il est: avec son infinie beauté, et son lot d'emmerdements. Tu comprends ce que je veux dire? "

Présentation de l'éditeur : Folio

Du même auteur : Et je danse aussi

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La vie de Frédérick Douglass, esclave américain, écrite par lui-même de Frédérick DOUGLASS

Publié le par Hélène

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«Vous avez vu comment d'un homme on fit un esclave ; vous verrez comment un esclave devint un homme.»

Dans ce témoignage personnel, Frederick Douglass, ancien esclave américain en 1845, raconte son enfance sur la plantation, les différents maîtres auxquels il a été confronté, la violence omniprésente, et l'espoir d'échapper à ce destin affreux. Frédérick a oeuvré pour ne plus être un esclave : il a compris notamment que l'oppression passait par l'abêtissement si bien qu'il a appris à lire et à écrire, et peu à peu, a réussi à conquérir sa liberté. Mais avant cette liberté rédemptrice, combien d'humiliations, de violences gratuites, de déshumanisation a-t-il dû subir ....

Par le biais de ce témoignage personnel, Frédérick Douglass dénonce l'esclavage et son ignominie. Il souligne également l'hyprocrisie de ces hommes prétendument religieux et capables pourtant du pire. Son réquisitoire est sans appel, la force du style appuyant la force des propos, usant d'images fortes et marquantes "il la fouettait pour la faire crier et la fouettait pour la faire taire."

Cette édition est assortie d'un dossier didactique très complet.

A lire à partir de la classe de la 4ème.

Présentation de l'éditeur : Gallimard

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La trilogie de Corfou tome 2 - Oiseaux, bêtes et grandes personnes de Gérald DURRELL

Publié le par Hélène

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Gerald Malcolm Durrell était un naturaliste, écrivain et présentateur de télévision britannique, connu pour avoir fondé le Durrell Wildlife Conservation Trust et le Zoo de Jersey, sur l'île de Jersey, dans la Manche, en 1958. Il a passé une partie de son enfance en Inde et à Corfou ce qui lui a inspiré "La trilogie de Corfou" dont il s'agit ici du deuxième tome (lisez aussi le premier, tout aussi savoureux Ma famille et autres animaux
mais vous pouvez toutefois les lire indépendamment l'un de l'autre)

Avec beaucoup d'humour, il raconte sa jeunesse sur l'île de Corfou aux côtés de sa mère, de sa soeur et de ses deux frères, et de la ménagerie qu'il se crée, en parfait naturaliste débutant. Ainsi, il n'hésite pas à adopter des hiboux, des hérissons, des hippocampes, et tente même d'acquérir un ours qui danse. Son observation attentive de la nature lui permet de contempler avec délices le spectacle fascinant de ce qui l'entoure. Il accompagne les pêcheurs, s'aménage une mare sur la plage pour y placer ses trouvailles, observe les bousiers, traque les argyronètes (araignées d'eau) et n'hésite pas à ramener chez lui une tortue morte pour la dépecer sur la terrasse, ce qui ne ravira pas sa famille, pourtant habitué à ses frasques naturalistes.

Sa famille est tout aussi haute en couleurs Larry ayant la fâcheuse tendance de ramener dans la maison familiale des amis improbables comme ce Sven capable de jouer - faux- des airs d'accordéon jusque plus soif, ou ce capitaine très séducteur, et très peu capitaine. Sa mère est toute dévouée à ses enfants, offrant un âne à Gerry pour l'accompagner dans ses pérégrinations, et n'hésitant pas à affronter une spirite pour sortir Margo et son acné de ses griffes.

En passionné invétéré, Gérald Durrell est entièrement dédié au présent et savoure chaque seconde passée aux côtés de ceux qu'il aime au coeur de son île paradisiaque. Comme s'il souhaitait retenir ces moments hors du temps, avant que la famille ne s'éparpille et que la guerre ne s'annonce.

"L'air chaud, le vin et la mélancolique beauté de la nuit m'emplissaient d'une délicieuse tristesse. Ce serait toujours ainsi, pensais-je. L'île lumineuse, accueillante, pleine de secrets, ma famille et mes animaux autour de moi et , par-dessus le marché, nos amis."

A savoir : Ces romans autobiographiques ont été adaptés pour la télévision sous le titre "The Durrells" (titre français La Folle Aventure des Durrell) en 2016.

Vous aimerez aussi : Le premier tome Ma famille et autres animaux

 

Publié dans Littérature Europe

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Penss et les plis du monde de Jérémie MOREAU

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ 

À l’aube des temps, alors qu'il devrait aider son clan à chasser, Penss préfère passer ses journées à contempler la beauté de la nature. Mais comme il est incapable de participer à la survie du clan, il est chassé et contraint de survivre seul, démuni. Sa mère meurt peu de temps après, et si lui survit, il ne voit plus la nature du même oeil : il la voit désormais comme un ennemi qu'il faut maitriser pour espérer pouvoir survivre.

 

Penss oscille sans cesse entre appel à la solitude et volonté -et nécessité - d'appartenir à un clan et cette incapacité à choisir entre l'appel et son cœur et la sagesse de la raison le mène au seuil de situations dramatiques :

"C'est à ça que sert un clan. Il nous donne une raison de vivre. Et ce n'est qu'à travers lui que nous pouvons prétendre à un brin d'éternité."

Personnage atypique comme l'était Grimr, Penss nous enjoint à nous interroger sur le monde qui nous entoure, sur nos choix face à lui et sur leurs implications.

Ce que j'ai aimé :

Les aquarelles sont magnifiques. L'histoire entre préhistoire et philosophie est fascinante, si bien que ce récit ne peut que marquer les esprits.

Ce que j'ai moins aimé :

Néanmoins, j'ai ressenti une tristesse lancinante dans ce récit qui a un peu gâché mon plaisir.

 

Du même auteur : La saga de Grimr ; Le singe de Hartlepool

Présentation de l'éditeur : Delcourt

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Dans le murmure des feuilles qui dansent de Agnès LEDIG

Publié le par Hélène

Au préalable, j'aimerais vous prévenir qu'il ne s'agit pas là du genre de lecture que je choisis et apprécie habituellement. Mais je me suis laissée convaincre, et j'ai voulu tenter à nouveau malgré tout. A tort.

Le pitch : "Anaëlle, jeune femme en recherche d'informations pour l'écriture de son roman, engage un échange épistolaire avec Hervé, procureur de province. Celui-ci, vivotant dans une routine qui l'ennuie, s'y plonge avec délectation, au grand dam de sa greffière, rapidement agacée par cette insupportable correspondance.

Parallèlement, Thomas, menuisier passionné de nature, s'appuie sur la force des arbres et sa connaissance des sous-bois pour soutenir son petit frère, en proie à une longue hospitalisation.

C'est une petite maison qui sera à la croisée de leurs destins. "

J'ai été exaspérée par les images naïves "Vous êtes réellement une petite fleur de printemps au milieu d'une étendue morne et stérile."

"Celui qui mange sans sel depuis toujours n'a pas conscience de ce qu'une pincée peut apporter dans la révélation des saveurs. Voilà, vous êtes ma pincée de sel. Et je n'ai plus envie de manger fade."

Exaspérée par des phrases toutes faites dégoulinantes de clichés et de bonnes intentions :

"Il y aura toujours des drames injustes, et toujours des imbéciles qui ne comprennent rien à la vie, ni à pourquoi elle vaut la peine d'être vécue, simplement, sans se rajouter des problèmes parce qu'on n'en a pas assez, ou alors des pas assez graves."

"Oui, on peut me corrompre en m'offrant de bons chocolats ! je suis une faible femme."

Alors même si la fin densifie un peu le propos en offrant une bluette amoureuse inattendue, même si les destins son émouvants, même si l'histoire personnelle de l'auteure m'a attendrie, je ne suis toujours pas convaincue par ce type de littérature ! C'est décidé, je ne tente plus le "Feel Good" car l'effet souhaité n'est pas atteint avec moi, ça m'énerve et m'ennuie !!

 

Présentation de l'éditeur : Albin Michel

D'autres avis : je vois beaucoup d'avis positifs, donc j'imagine que, POUR QUI AIME CE TYPE DE ROMANS "Feel Good", il est recommandable.

 

Merci à l'éditeur.

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