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Toutes les nuits du monde de CHI Zijian

Publié le par Hélène

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♥ ♥

« Sans pureté, pas d’enfance. Et sans enfance, le présent si riche ne serait pas. »

 

L’auteur :

 Chi Zijian est née en 1964 dans la province de Heilongjiang, où elle réside toujours. Elle commence à publier dès 1985. Son écriture tour à tour sensible et poétique s’attache à décrire les réalités les plus banales de la vie. En 2008, elle a obtenu le grand prix Mao Dun pour son roman Le Dernier Quartier de la lune

Trois de ses ouvrages ont paru aux éditions Bleu de Chine : Le Bracelet de JadeLa Danseuse de Yangge et La Fabrique d’encens. Elle est le seul écrivain à avoir obtenu trois fois le prestigieux prix Lu Xun (Source : Editeur)

 

L’histoire :

Fillette ou jeune veuve, les femmes qui habitent les deux récits de Chi Zijian ont les pieds dans la terre des campagnes chinoises et les yeux au plus près du ciel.
Elles aiment les tours de magie, les histoires de revenants, les nuages qui dansent dans le ciel immense.

Elles ont le cœur grand ouvert aux rencontres et savent découvrir le secret des plus humbles, le tendre aubier sous l’écorce.

Et quand approche le moment des adieux, à la saison qui s’achève ou aux êtres chers qui disparaissent, elles lèvent les yeux vers les étoiles et accueillent la nuit qui vient. (Source : Editeur)

 

Ce que j’ai aimé :

 Deux récits dans ce recueil :

Enfance au village du grand nord : raconte l’histoire d’une enfant placée chez sa grand-mère parce qu’elle est trop « insupportable, bavarde et désobéissante. » Au fil des jours la petite fille va changer, en rencontrant notamment sa vieille voisine Nainai, ou en découvrant le secret de son grand-père.

Un très beau récit sur l'enfance et le passage doucereux vers une ouverture au monde, avec la découverte des secrets des autres, de la densité de la vie, de la mort omniprésente, mais aussi de l'amour transcendant.

Toutes les nuits du monde : Une jeune femme a perdu son mari  dans un accident de voiture.

Il s'agit plus d'un récit d’atmosphère. La jeune femme entreprend un voyage dans un village minier et erre au fil de ses rencontres, de ses conversations. 

« J’achetai des galettes au sésame, une portion de bœuf sauté à la sauce soja, puis une bouteille d’alcool de sorgho dans un supermarché, avant de porter mes pas vers la ruelle du Yang retrouvé. A cette heure où tombait la nuit, je désirais encore profiter pleinement de quelques chansons populaires, afin de m’imprégner du délicat parfum des flocons de neige. » (p. 127)

 La jeune femme va apprendre à faire son deuil : dans ce village qu'elle visite, les disparitions et les morts sont monnaie courante en raison du travail harrassant que les hommes doivent fournir dans les mines. La jeune femme rencontre d'autres êtres en souffrance, qui s'échappent de la dure réalité par les chants qui enchantent leur douleur, ou par des croyances qui les rassurent : les revenant cotoient les vivants et les guident dans leurs choix. La vie jaillit de ces brefs moments de communion entre les villageois et la jeune femme, un lien humain qui s'avère plus fort que la mort.

Un récit très évocateur, tout en retenue...

"C’est dans les faits qu’on pourrait croire banals et anodins que résident le charme éternel de l’existence humaine et ses limites inéluctables." (Chi Zijian).

 

Ce que j’ai moins aimé :

- Rien.


 

Premières phrases :

"Sans pureté, pas d'enfance. Et sans enfance, le présent si riche ne serait pas.

Cette histoire vraie est arrivée il y a plus de dix ans, à l'âge tendre de mes sept ou huit ans.

Un coup de sirène. Le bateau lève l'ancre. Lentement, il s'ébranle.

Maman s'en va. Grande soeur aussi. Et petit frère. J'ai envie de pleurer."

 

Vous aimerez aussi :


 

Littérature Asie de l'Est


 

Toutes les nuits du monde, CHI Zijian, récits traduits du chinois par Stéphane Levêque avec le concours d’Yvonne André, Picquier, octobre 2013, 175 p., 18 euros


 

Publié dans Littérature Asie

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Dossier 64 de Jussi ADLER OLSEN

Publié le par Hélène

♥ ♥

La quatrième enquête du département V

L’auteur :

 On ne présente plus le danois Jussi Adler-Olsen, abonné aux premières places des listes de best-sellers dans le monde entier. Ancien éditeur, il connaît un succès sans précédent avec Département V, série best-seller qui devrait au total compter onze volumes.

Cette série a été récompensée par les prix scandinaves les plus prestigieux: le Prix de la Clé de Verre du meilleur thriller scandinave, le Prix des Lauriers d'Or des Libraires et le Prix des Lecteurs du meilleur livre danois.

 En France, Miséricorde a été récompensé par le Grand Prix des Lectrices de ELLE 2012 et le Prix des lecteurs du Livre de Poche 2013.

 La série est traduite ou en cours de traduction dans plus de 40 pays, et s'est déjà vendue à plus de 10 millions d'exemplaires dans le monde.  (Présentation de l’éditeur)

 Présentation de l'éditeur :

À la fin des années 80, quatre personnes disparaissent mystérieusement en l'espace de quelques jours. Jamais élucidée, l'affaire se retrouve sur le bureau du Département V. 

Carl Mørck et ses improbables assistants, le réfugié syrien Assad et la pétillante Rose, ne tardent pas à remonter jusqu'aux années 50 où s'ouvre un sombre chapitre de l'histoire danoise : sur la petite île de Sprögo, des femmes sont internées et stérilisées de force sous la direction du docteur Curt Wad, obsédé par l'idée d'un peuple « pur ». L'une d'elle, patiente n°64, est Nete Hermansen...

Plongé dans une terrible histoire de vengeance, Mørck enquête cette fois dans le milieu politique opaque d'une société danoise où l'influence des extrêmes se fait sentir. 

 Mon avis :

 Ce qui faisait l’originalité de cette série tenait dans ses personnages mystérieux : Assad au passé opaque, Rose aux multiples personnalités, Carl et ses ex… Or dans ce 4ème tome, Carl roucoule avec Mona et devient pathétique, Assad devient terne, on n’en apprend pas plus sur son passé, et Rose est très sage. Ils ne se disputent même plus avec collègues ou hiérarchie, ou à peine. Tout devient édulcoré, fade. Plus d’humour, de décalage, retour vers du classique. Bon, soit.

 Dans ce cas attachons-nous à l’intrigue, est-elle palpitante, haletante ? Eh bien non, car dés le début nous savons qui est responsable des disparitions dont s’occupent le trio. Les chapitres alternent les époques : 2010, date de l'enquête et 1987 qui nous ramène au destin tragique de Nete Hermansen, femme meurtrie qui nous raconte son histoire. Elle revient sur les raisons à l'origine des disparitions et l'on sait rapidement qui en est à l'origine.  Aucun suspens donc, ou si peu du reste qu'il passe inaperçu.

 Inspiré d’une histoire vraie, nous pourrions donc nous intéresser au fond de l'histoire : l'internement sur l’île de Sprogo de ces femmes jugées inadaptées à la société, et stérilisées contre leur gré. La montée en puissance d'un parti politique prônant ce type de pratique eugéniste fait froid dans le dos. Bien sûr cet aspect est intéressant, mais nous plongeons dans une atmosphère tellement glauque, glaçante et étouffante qu'au final cette lecture laisse une impression désagréable.

 Premières phrases :

 "Pendant un court moment de relâchement, elle se laissa aller à une sensation de bien-être. Tout y participait : la coupe de champagne glacée et fragile entre ses doigts, le bourdonnement des voix et la main de son mari posée légèrement sur sa hanche. Si elle faisait abstraction de ce qu'on éprouve quand on tombe amoureux, elle n'avait souvenance que de brefs instants, dans une enfance très lointaine, qui lui aient procuré un sentiment semblable à celui-là."

 Vous aimerez aussi :

 Du même auteur : Le tome 1 Miséricorde, le tome 2 Profanation, le tome 3 Délivrance

Autre :  Roman policier nordique

 D’autres avis :

 Lecture commune avec Yves, Liliba et Lystig

Val ; Hélène 

 

Dossier 64, la 4ème enquête du département V, Jussi Adler Olsen,  traduit du danois par Caroline Berg, Albin Michel, janvier 2014, 22.90 euros

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Demain, j'arrête de Gilles LEGARDINIER

Publié le par Hélène

 

Un roman "feel silly"


 

L’auteur :

 http://gilles-legardinier.com/bio.php

 

L’histoire :

 Comme tout le monde, Julie a fait beaucoup de trucs stupides.
Elle pourrait raconter la fois où elle a enfilé un pull en dévalant des escaliers, celle où elle a tenté de réparer une prise électrique en tenant les fils entre ses dents, ou encore son obsession pour le nouveau voisin qu'elle n'a pourtant jamais vu, obsession qui lui a valu de se coincer la main dans sa boîte aux lettres en espionnant un mystérieux courrier… Mais tout cela n'est rien, absolument rien, à côté des choses insensées qu'elle va tenter pour approcher cet homme dont elle veut désormais percer le secret. Poussée par une inventivité débridée, à la fois intriguée et attirée par cet inconnu à côté duquel elle vit mais dont elle ignore tout, Julie va prendre des risques toujours plus délirants, jusqu'à pouvoir enfin trouver la réponse à cette question qui révèle tellement : pour qui avons- nous fait le truc le plus idiot de notre vie ? 

 

Mon avis :

 Je vais vous dire ce qui m’a réellement fait bondir dans ce bouquin, c’est le mot mièvre que nous adresse Gilles Legardinier, à nous, les femmes (comprenez à nous les écervelées superficielles et idiotes) :

 « Alors, Mesdames, mesdemoiselles, cette histoire est pour vous, vous qui ne voyez souvent que nous et que nous ne voyons jamais assez, vous sans qui aucun homme digne de ce nom ne fera rien de grand dans sa vie. » (p. 347)

 Ok, admettons, tant de compliments, c’est choupi, le hic, c’est que cette « offrande » vient en fin de bouquin, après lecture de son « cadeau » et que là on aurait envie de lui dire une seule chose 

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 Résumons :

 Son héroïne est une cruche patentée qui multiplie les gaffes (comme de se coincer la main dans la boîte aux lettres de son voisin). Bon jusqu’ici pourquoi pas, des gaffes on en fait toutes (ma dernière en date : d’avoir dit à un visiteur aveugle qui s’extasiait devant l’immeuble où je travaille « et encore le rez de chaussée ce n’est rien par rapport au 7eme étage, qui a une vue magnifique.. » sic )

 Son héroïne (la cruche) est tombée amoureuse de son voisin sans l’avoir jamais vu. Comment dire, il faut quand même être foutrement désespéré pour en arriver là, surtout qu’elle insiste :

 « Nous les filles, quand on pense à quelqu’un, on y pense tout le temps. » (p.86)

Ben oui comme notre cerveau est minuscule, il ne peut qu'être monothématique, logique !

 Bref, Julie est dotée de copines hystériques : entre celle qui court après tous les pompiers, celle qui sort avec un mec marié , celle qui collectionne les conquêtes, celle qui tombe sur ces cas comme des blacks qui se prennent pour des ninjas… Là, ne nous étonnons pas, quand on est cruche, il est logique d’avoir des copines du même acabit. 

 En plus d’avoir une vie passionnante, la vie intérieure de Julie est tout aussi dense. Ses réflexions de midinette polluent ponctuent les pages :

 « Les gens sont beaux quand ils font ce qu’ils aiment. »

« Maman dit que les hommes apprécient les femmes qui cuisinent. »

 Et le summum quand même :

 « Le vrai miracle, ce n’est pas la vie. Elle est partout, grouillante. Le vrai miracle, Julie, c’est l’amour. »

 Je vous ai épargné les remarques liées au style jusqu’ici mais il faut en parler, vu que l’auteur bien inspiré a décidé de se placer vraiment dans la tête d’une jeune femme avec 0 neurone, et que donc il nous offre ses réflexions personnelles, notamment, ce qu’elle aimerait dire aux autres, des propos spirituels, mais qu’elle ne dit pas parce que, quand même, elle est civilisée.

 « - Moi aussi je cours, quand je ne boite pas !

- C’est vrai ? Quelle distance ?

Je ne sais pas trop, en fait, ce sont les paysages qui décident pour moi. Quand je trouve que ça devient moche, je rentre ! »

 Attention la  réflexion spirituelle que Julie se dit à elle-même dans sa tête à toute seule,  arrive - je précise parce que cela ne saute pas aux yeux – :

 « Trop poétique la fille. Pauvre andouille. T’as qu’à lui raconter que t’as fait du jogging jusqu’en Suisse et que, puisque c’était joli, t’as continué jusqu’en Autriche en passant par le nord de l’Italie parce que c’est magnifique. »

 Quel humour ! Mais attendez, Julie sait aussi être lyrique :

 « J’ai envie de pleurer, j’ai envie de chanter, j’ai envie de me jeter sur toi pour t’embrasser. »

 Allez pour finir, une petite pause musicale que Julie n’aurait pas reniée je pense, et que vous pouvez regarder, vous, pauvres femmes sensibles, en pleurant à chaudes larmes en serrant votre nounours en peluche dans les bras :

 

 

Premières phrases :

"Vous avez déjà rencontré des gens qui font une fête pour leur divorce ? Moi, oui. D'habitude, ce sont plutôt les futurs mariés qui s'amusent. ON les entend klaxonner le samedi quand ils roulent en cortège vers la mairie, on les croise la veille en bandes, dans les rues, habillés en clown ou quasi nus."

 

Vous aimerez aussi :

Chick lit parce que hein quand même on nous prend bien pour des cruches en appelant cela "romans 'Feel good"" plutôt que "chick lit", le contenu prouve bien qu'on est dans le même vide intersidéral !


 

D’autres avis :

 Babélio

 

Demain j’arrête, Gilles Legardinier,  pocket, 7.80 euros

 

Publié dans Chick-lit

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Tag blogueur convivial

Publié le par Hélène

logo tag
J'ai été taguée par Mango et je dois taguer à mon tour les dix commentateurs les plus réguliers et les plus bavards du blog.

Voici les règles auxquelles il faut se plier:

1. Lorsque tu apprendras que tu as été désigné, te réjouir tu devras. Danser la gigue et arborer le logo de ce Tag sur ton blog tu feras.

Bon, comme c'était pour Mango, j'ai voulu apprendre à danser la gigue, mais quand j'ai vu ce monsieur, j'ai eu des doutes tout à coup..
 

danser-gigue.jpg

 

2. Pour remercier celui qui t’a désigné, un petit texte tu rédigeras.

Je m'incline donc sincèrement devant la grand prêtresse Mango, qui m'a permis de lire davantage de BD grâce à ses mercredis BD. J'ai ainsi pu découvrir des pépites inoubliables, ainsi qu'une communauté de BD lecteurs attachants. 
Je ne commente pas beaucoup sur les blogs, beaucoup moins que d'autres, mais je visite chaque matin ou presque les blogs amis. 
Cette idée de convivialité n'est pas usurpée, j'ai rencontré, virtuellement ou réellement des gens formidables, animés de la même passion que moi, grâce au blog. Je suis devenue amie avec Juliette, Sophie et Yves, j'ai vu  Keisha au dernier festival américain (bon elle a eu un peu honte car Juliette et moi poursuivions de nos ardeurs l'écrivain Percival Everett, et nous quand on aime ...), je croise  Aifelle de temps en temps à l'occasion de manifestations littéraires et je partage avec elle une passion pour la photo, j'ai papoté avec Marilyne autour d'un thé, et avec Clara autour d'un café, et je dois en oublier en chemin. J'espère rencontrer de visu quelques autres blogueurs au fur et à mesure...

3. Puis, les 10 internautes les plus réactifs ces derniers temps sur ton blog tu nommeras.

Point de surprises, les blogueurs les plus réactifs sont : Jérôme, Keisha, NouketteCathulu, Alex, Yves, Aifelle, Kathel, Mango, Luocine
4. Les prévenir (sur leur blog) de ton méfait tu devras.

Ohé vous m'entendez ?
 
5. Faire ce tag UNE SEULE FOIS tu pourras.

Publié dans Tags - challenges...

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Pourquoi j’ai mangé mon père de Roy LEWIS

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥

L’auteur :

 Roy Lewis (1913 - 1996) était un écrivain britannique.

Né en le 6 novembre 1913, Roy Lewis a grandi à Birmingham, et poursuivi ses études à Oxford avant d'intégrer la London School of Economics. En 1938, il part sillonner l'hémisphère sud, avec sa jeune épouse. Après un long séjour en Australie, il rentre en Angleterre en 1946 et entreprend alors la rédaction d'ouvrages socio-économiques. Rapidement, il est engagé comme correspondant a Washington pour The Economist, avant de rejoindre le Times en 1961, où il reste jusqu'à sa retraite en 1971.
Journaliste et sociologue, Roy Lewis, pour être venu tard à la littérature, n'en a pas moins fait une entrée remarquée avec Pourquoi j'ai mangé mon père. Il est également l'auteur de Mr Gladstone et la demi-mondaine, et La Véritable Histoire du dernier roi socialiste. (Source : Babélio)

 

 L’histoire :

Lorsqu'on se penche sur la préface de ce texte, écrite par Vercors, également traducteur de ce livre, on ne peut douter de ce que sera notre état à la lecture de Pourquoi j'ai mangé mon père : au pire, la mort par le rire, au mieux un divertissement total et entier. Vercors a ri, Théodore Monod a ri, tout le monde salue l'humour dévastateur et ethnologique de Roy Lewis. Utilisant avec réussite le principe ancien qui consiste à transposer dans une époque (la préhistoire), la pensée d'une autre (la nôtre), Roy Lewis nous conte les efforts de nos ancêtres les demi-singes dans leur lutte acharnée pour la survie et la prospérité de l'espèce. Voilà que nos ancêtres sont à la croisée des chemins, face à une nature hostile et à une foule de prédateur. Un tournant de l'évolution qu'il est crucial de négocier en douceur, sous peine d'extinction. Or, voilà qu'Edouard, hominien à l'esprit éclairé, découvre le feu. Une trouvaille qui sauve la famille certes, mais déplaît fort à son frère Vania, qui prédit la fin du monde, milite pour la viande crue et le retour dans les arbres... Roy Lewis fait ici de l'anachronisme sa seule loi et revisite avec brio les grands thèmes de société : l'éducation, le rôle de la femme ou l'éternel combat entre progressistes et réactionnaires. Il aborde également l'écologie, la famille et pose la question cruciale de la maîtrise du progrès technique par le biais de cette fresque grandiose, hilarante et moderne. --Hector Chavez

 

Ce que j’ai aimé :

 

L’histoire se déroule durant le Pléistocène (du grec pleistos , le plus, et kainos, récent ) : troisième et avant - dernière époque de la période Néogène.  Le Pléistocène correspond à une période géologique allant de -2588 Ma à -0.0117 Ma, en Préhistoire il correspond au Paléolithique. Les personnages en présence sont donc des hommes au seuil du progrés de l’évolution, et leurs mésaventures entraînent une réflexion sur le progrés. D'un côté l'oncle Vania conservateur endurci qui répète à l'envi "back to the trees". De l'autre, le père du jeune Ernest, narrateur, père novateur qui veut l’évolution de l’humanité. Les deux points de vue vont s'affronter au fil d'épisodes cocasses comme la découverte du feu, des armes, le mariage et la conquête de jeunes donzelles...

 

Pour le père d'Ernest le bonheur rend paresseux, “Tu chercheras dans le  travail, tout au contraire, une diversion à tes difficultés, avec un surcroit d’énergie. » (p. 91) Le jeune Ernest suit les yeux fermés son père mais finira peu à peu par se révolter, son apprentissage de jeune homme se parachevant par un geste pour le moins radical !

 

L'auteur nous offre une vision humaniste de ce père amateur du progrés, alors que ses fils ont une vision plus économique. Edouard répète tel un mantra « Les possibilités sont prodigieuses » sorte de leitmotiv qui prouve combien il est fasciné par les nouveautés qui se présentent à lui.

 

Une lecture très agréable, une bonne surprise. L'ensemble est à la fois drôle et didactique, nous enjoignant derrière le rire à réfléchir sur le progrés de nos sociétés modernes. 

  

Ce que j’ai moins aimé :

 -          Rien.

 

Premières phrases :

 « A présent nous étions sûrs de nous en tirer. Oui, même si elle descendait encore plus au sud, cette grande calotte de glace, serait-ce jusqu’en Afrique. Et quand la bourrasque soufflait du nord, nous empilions tout ce que nous avions de broussaille et de troncs brisés, et flambe le bûcher ! Il en ronflait et réfléchissait. »

 

D’autres avis :

Papillon 

 

Pourquoi j’ai mangé mon père, Roy Lewis, traduit de l’anglais par Vercors et Rita Barisse, actes sud, Babel, 8 euros

Publié dans Littérature Europe

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Quand papa était petit y'avait des dinosaures de Vincent MALONE et André BOUCHARD

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥ 

"Quand papa était petit y avait pas la télé, alors le soir on regardait un ours."

 

L'auteur :

Vincent Malone : http://www.vincentmalone.com/Malone/Malone_home.html

 

André Bouchard : André Bouchard a été publicitaire. Il travaille à présent pour la presse et l'édition. Il a notamment illustré les albums de Vincent Malone ( Quand papa était petit, y avait des dinosaures (Seuil jeunesse, 2003) et Les plus jolies chansons de notre enfance, Naïve). Il est également l'auteur de La Mensongite galopante aux éditions Gallimard (2011), de Beurk ! (2004) et du mordant Les lions ne mangent pas de croquettes (2012) au Seuil Jeunesse. Il vit à Paris. (Source : Seuil)

L'histoire :

Quand papa était petit, y avait pas d’antibiotiques, alors si t’avais la grippe, t’étais mort et comme y avait pas de montres, on arrivait en retard au bureau, mais comme y avait pas de bureau… Le monde actuel vu depuis l’âge des cavernes !

 

Mon avis :

Quand papa était petit, la vie n'était pas de tout repos,les dinosaures rôdaient et le grand méchant loup était ridicule à côté des dangers qui se cachaient au coin des rocs...

"Quand papa était petit, comme musique, y avait que le roc..."

"Quand papa était petit y avait pas d'école alors on savait rien du tout."

Vincent Malone et André Bouchard font montre d'un humour jubilatoire pour nous peindre ces temps anciens si différents des nôtres, et durant lequel les valeurs étaient bien différentes.

quand papa

 

Quand papa était petit y'avait des dinosaures, Vincent Malone et André Bouchard, Seuil, 2003, 18.30 euros

Publié dans Jeunesse Album

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Les vrais durs ne dansent pas de Norman MAILER

Publié le par Hélène

♥ ♥

 "Nous avons tous en nous de l'extraordinaire qui ne demande qu'à sortir, et voilà tout. Chacun est libre de s'y prendre comme il peut." (p.135)

 

L'auteur :

Fils d'Isaac Barnett, un comptable juif originaire d'Afrique du Sud, et de Fanny Schneider, gestionnaire d'une agence de femme de ménage, il est élevé à Brooklyn, et entre à l'université Harvard en 1939 où il étudie l'ingénierie aéronautique. Il s'y découvre un intérêt pour l'écriture et publie sa première histoire à 18 ans.

 Enrôlé dans l'armée américaine, il participe à la Seconde Guerre mondiale dans le Pacifique Sud. En 1948, juste avant d'entrer à la Sorbonne à Paris, il écrit The Naked and the Dead, basé sur son expérience de la guerre dans le Pacifique, qui le rend célèbre.

 Les années suivantes, Norman Mailer écrit des scripts pour Hollywood qui sont pour la plupart refusés. Vers le milieu des années 1950, tenté par le marxisme et l'athéisme, il devient un célèbre écrivain « anti-establishment » et libertaire. Dans The White Negro: Superficial Reflections on the Hipster (1956) et Advertisements for Myself (1959), il traite de la violence, de l'hystérie, des crimes et du désarroi de la société américaine. Son œuvre, partagée entre un réalisme hérité de John Dos Passos et une écriture journalistique proche d'Ernest Hemingway, se veut la conscience en éveil des injustices du temps, des débordements politiques américains et des drames qui en découlent. Aussi, tente-t-elle d'étudier, de manière souvent provocatrice, les névroses et pathologies d'une société occidentale constamment en crise de valeurs. Il a été l'un des emblèmes de l'opposition à la guerre du Vietnam dans les années 60 et 70.

 Norman Mailer est aussi connu comme biographe, il a par exemple écrit sur Marilyn Monroe, Pablo Picasso, et Lee Harvey Oswald.

 Il s'était marié six fois et a eu neuf enfants (dont un adopté avec sa dernière épouse - Matthew Norris Mailer). En 1960, il agresse à coups de canif sa seconde épouse (Adele) lors d'une fête. Elle n'est que légèrement blessée, et ne portera pas plainte contre Mailer.
L'écrivain-journaliste est un habitué des récompenses : il a reçu aux États-Unis le prix Pulitzer pour Les Armées de la nuit en 1969, et à nouveau en 1980, pour Le Chant du bourreau avant de recevoir, en 1983, l'insigne de Commandeur de l'Ordre des Arts et des Lettres de la part de la France et le 3 mars 2006, la Légion d'honneur des mains de l'ambassadeur de France aux États-Unis. (Source : Babélio)

 

L'histoire :

À Provincetown, dans la trompeuse quiétude de la morte-saison, Tim Madden, écrivain raté et amateur de femmes, noie son ennui dans le bourbon.

 Un matin de plus, il se réveille avec une formidable gueule de bois, mais cette fois il va aller de découverte en découverte : un curieux tatouage sur le bras, du sang dans sa voiture et, dans la cache où il planque sa marijuana, la tête, proprement coupée, d'une belle blonde platinée... Est-il pour autant un assassin ? Pour répondre à cette question, Tim se lance dans une enquête personnelle. Une poursuite pleine de péripéties qui l'amènera à rencontrer des ex-boxeurs, des maniaques sexuels, des repris de justice, une ancienne maîtresse et enfin son propre père, dont la figure haute en couleur restera l'une des créations les plus mémorables de Mailer. (Source : Babélio)

 

Ce que j'ai aimé :

- La couverture !

- L'intrigue de départ est aguichante, un peu à la "Very bad trip" : après une nuit agitée, Tim Madden se réveille avec un tatouage sur son bras, du sang dans sa voiture, et surtout la tête coupée d'une blonde platine cachée dans sa plantation de marijuana. Avouez que cela fait beaucoup pour un seul homme... Sauf qu'il ne garde aucun souvenir de ladite nuit mouvementée à l'origine de tant de bouleversements. Ques s'est-il passé ? Est-il coupable ou non coupable ? Lui-même doute, les frontières entre violence latente et actions sont quelquefois si ténues... Bienvenue à Enferville !

- En sus d'une intrigue somme toute bien intriguante, les personnages paumés sont attachants : Tim, écrivain plus inspiré par les blondes, la drogue et le sexe que par la page blanche, son père, soutien indéfectible, ses relations, loosers drogués...

 

Ce que j'ai moins aimé :

- très sexe drogue et rock'n'roll, trop à mon goût

- lent

- la résolution de l'intrigue est un peu alambiquée...

 

Premières phrases :

A l'aube, quand la marée découvrait les bas-fonds, le bavardage des mouettes m'éveillait. Les mauvais jours, j'avais l'impression d'être mort et que ces volatiles me picoraient le coeur. Plus tard, après que j'eus sommeillé encore un moment, la marée montait sur le sable aussi vite que l'ombre descend sur les collines quand le soleil disparaît derrière la crête, et, avant peu, les permiers rouleaux venaient se fracasser sur la muraille de la jetée sous la fenêtre de ma chambre, le choc montant en un infime espace de temps sur un mur marin jusqu'aux passages les plus intimes de ma chair." 

 

Vous aimerez aussi :

Las Vegas Parano de Hunter S. THOMPSON

 

D'autres avis :

Babélio


Les vrais durs ne dansent pas, Norman Mailer, traduit de l'anglais (EU) par Jean-Pierre Carasso, Robert Laffont, pavillons poche, 2010, 471p., 9.90 euros

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Mes coups de coeur 2013

Publié le par Hélène

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Coups de coeur 2013 des blogueurs

Publié le par Hélène

       C'est ici :

 

 Yves 

 

Noukette BD  ; Jeunesse ;       Roman 

 

Kathel 

 

Théoma 

 

Cuné 

 

Mango

 

Papillon      

 

Aifelle

 

Saxaoul 

 

Jérôme BD, Jeunesse, Romans

 

Liliba 

 

Nadael

 

Antigone

 

Beaucoup de variétés dans ces choix, avec toutefois quelques titres qui reviennent souvent :

 

kinderzimmer.jpg

 

 

monde-sans-oiseaux-4426003-250-400

 

nuit-tombee

 

reflets d'argent

 

au-revoir.gif

 

yeruldelgger

 

apparences

 

 

 

Et catégorie BD :

 

printemps à tchernobyl

 

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coeur-de-pierre.jpg

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Bonne année !

Publié le par Hélène

 

 


Tous les clips Joss Stone

 
... Avec beaucoup d'amour !
 

 

Publié dans Divers

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