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Le jour où le bus est reparti sans elle de BEKA et MARKO

Publié le par Hélène

♥ ♥

Alors qu'elle est en route pour un stage de méditation, Clémentine se retrouve oubliée, seule, dans une épicerie située au coeur de la campagne, loin de tout. Désarçonnée par cet aléa, elle s'adapte finalement à sa situation, appréciant la présence de Antoine, l'épicier, ou encore celle de Chantal, écrivain de passage. Cette halte au milieu de nulle part sera finalement plus bénéfique que n'importe quel stage de méditation....

Antoine lui raconte des histoires zen qui vont l'aider à trouver son propre chemin.

Ce que j'ai moins aimé :

- J'apparenterais cette BD aux romans feel-good, emplis de bons sentiments, mais sans grande profondeur. La lecture est agréable, mais loin d'être inoubliable.

 

Présentation de l'éditeur : Bamboo eds

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Top 2021

Publié le par Hélène

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Joyeux Noël !

Publié le par Hélène

 

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La félicité du loup de Paolo COGNETTI

Publié le par Hélène

♥ ♥

A quarante ans, Fausto est à la recherche d'autre chose après son divorce, plus de vérité, de sincérité. Il s'installe dans une station de ski de Fontana Fredda au cœur du Val d'Aoste et aide en cuisine Babette qui tient le restaurant d'altitude. Là-bas, il rencontre Silvia, vingt-sept ans, serveuse, elle aussi à la recherche d'elle-même. Ils se rapprochent doucement l'un de l'autre, Alors que le printemps approche, Silvia décide de passer l'été dans un refuge aux pieds du glacier Felik, et Fausto redescend dans la vallée pour régler les derniers dossiers de son divorce.

Par touches, Paolo Cognetti peint un paysage doux et accueillant, un monde dans lequel prendre soin des autres est naturel, des relations fraternelles naturellement. Le charme de cette histoire s'instille doucement en nous, les relations sont saines, l'amour vient comme un réconfort, sans heurt et sans réclamations.

Un coup de coeur !

Présentation de l'éditeur : Stock

Du même auteur : Le garçon sauvage ♥ ♥ ♥ ; Les huit montagnes ♥ ♥ ♥ ♥ ; Sans jamais atteindre le sommet ♥ ♥ ♥

Publié dans Littérature Europe

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Trois romans de science-fiction pour la jeunesse

Publié le par Hélène

Phobos de Victor DIXEN

♥ ♥ ♥

Ils sont douze à s'envoler pour Mars dans un vaisseau spatial : six prétendantes, six prétendants, séparés dans deux compartiments différents. Durant le trajet ils se rencontreront par le biais de speed-dating de six minutes, et à  l'issue du voyage ils devront choisir avec qui se marier et fonder une famille sur Mars.  Tout au long de leur expérience, il seront filmés car ils appartiennent au programme Genesis, retransmis dans le monde entier. Parmi les prétendantes, Leonor, orpheline de 18 ans, bien décidée à connaitre la gloire. Au moment d'embarquer, un homme tente de l'arrêter et de la prévenir, mais la jeune fille continue sa route vers les étoiles. Et pourtant, elle aurait peut-être dû écouter sa voix intérieure et ce mystérieux inconnu qui lui murmuraient de faire demi-tour....

Il s'agit du premier tome d'une série qui en compte quatre, et j'ai eu l'impression que l'auteur cherchait à appâter les adolescents avec des sujets qui sont les leurs. La profondeur de l'histoire ne se révèle que petit à petit, ce premier tome mettant juste en place les pions qui s'animeront et donneront du relief à la série.

J'ai commencé le deuxième tome, bien plus intéressant que le premier.

Le suspens est prenant et les pages se tournent seules, mais les considérations éthiques et philosophiques se font attendre.

Présentation de l'éditeur : Robert Laffont

#bleue de Florence HINCKEL

♥ ♥

Le jeune Silas vit dans un monde capable d'éradiquer la douleur émotionnelle. Si une expérience traumatisante vous arrive, la cellule d'éradication de la douleur émotionnelle efface vos souvenirs et vous remet sur le droit chemin du bonheur. Du bonheur ? Vraiment ? Est-ce si sain que cela de vouloir éviter toute souffrance et d'oublier ainsi toute émotion positive ou négative ? Certains luttent alors contre le CEDE, dont Astrid la petite amie de  Silas.

Si le sujet est intéressant, les personnages manquent de consistance si bien qu'on ne parvient pas à croire à cette histoire. Le style n'emporte pas non plus son lecteur, si bien que cette idée initiale riche retombe comme un soufflé. Le roman manque de consistance, de profondeur.

Présentation de l'éditeur : Editions Syros

Projet oXatan de Fabrice COLIN

♥ ♥

Phyllis, Diana, Jester et Arthur vivent sur Mars en 2541, surveillés de près par MG, étrange gouvernante. Ils tentent des escapades hors de leur enclos mais rencontrent des obstacles : des grillages électrifiés, des alligators ou bien encore des ogres. Jusqu'au jour où Arthur rencontre Sandoval, un agent du comité d'Ethique Mondial.

J'ai trouvé ce roman très mal écrit, voulant trop se fondre dans le langage adolescent. Là encore les psychologies restent juste esquissées, peu approfondies et les personnages sont somme toute peu attachants. Certes il permet de s'intéresser au progrès scientifique et à ses dérives, mais je l'ai trouvé superficiel,

Présentation de l'éditeur : Flammarion
 

Publié dans Jeunesse Roman

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Le bal des folles de Victoria MAS

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

« L'existence est fascinante, vous savez. »

En 1885 Geneviève est infirmière à la Salpêtrière dans le service du professeur Charcot, neurologue renommé. Elle s'occupe notamment de Louise, adolescente violée par son oncle et sujette ensuite à des crises d'hystérie, de Thérèse, surnommée la Tricoteuse et des autres femmes enfermées là souvent contre leur gré. Elles préparent le bal de la mi-carême avec entrain.

« Loin d’hystériques qui dansent nu-pieds dans les couloirs froids, seule prédomine ici une lutte muette et quotidienne pour la normalité. »

Geneviève a pris de la distance et a renoncé à voir des femmes derrière les patientes depuis que l'une d'elles a cherché à l'étrangler. Et pourtant, l'arrivée de Eugénie, jeune femme qui communique avec les morts, trahie par les siens, va ébranler ses convictions...

Dans ce roman étonnant, admirablement bien conçu, nous découvrons les coulisses de cet hôpital célèbre, ce "dépotoir pour toutes celles nuisant à l’ordre public. Un asile pour toutes celles dont la sensibilité ne répondait pas aux attentes. Une prison pour toutes celles coupables d’avoir une opinion. »

Les destins différents des femmes présentent le lieu ou comme un échappatoire à une vie souvent opprimée par les hommes, ou comme une prison pour celles devenues trop encombrantes pour leur famille en raison de "leur tare". Les personnages incarnent à merveille ces différents profils auxquels on s'attache et illustrent parfaitement cette sentence universelle : « la foi inébranlable en une idée mène aux préjugés. » Un appel à douter de tout ...

Une belle réussite !
 

Présentation de l'éditeur : Le livre de poche

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Les âmes grises de Philippe CLAUDEL

Publié le par Hélène

♥ ♥

« Rien n’est ni tout noir, ni tout blanc, c’est le gris qui gagne. Les hommes et leurs âmes, c’est pareil… »

Le narrateur raconte des évènements qui se sont passés en décembre 1917 dans l'est de la France, à quelques kilomètres du front. Le village fut marqué cet hiver-là par le meurtre d'une fillette, surnommée Belle de Jour. Le narrateur était alors policier, et il observe alors les uns et les autres, qu'il s'agisse du procureur, du juge, aucun n'est transparent. Le narrateur met ainsi en avant l’ambiguïté de l'âme humaine, le décalage entre ce que l'on voit de l'autre et ce qu'il ressent, ce qu'il est vraiment : Lysia semblait tellement affable, heureuse, alors que en lisant son journal des années après, le narrateur découvre qu'elle sombrait peu à peu. Le narrateur s'enfonce alors dans les profondeurs de l'âme humaine, pour comprendre, pour mettre à distance peut-être aussi ses propres démons.

« Tout cela a l’air bien embrouillé, comme un coq à l’âne cafouilleux, mais au fond, c’est à l’image de ma vie, qui n’a été faite que de morceaux coupants, impossibles à recoller. Pour essayer de comprendre les hommes, il faut creuser jusqu’aux racines. »

Ce sont des êtres esseulés que peint Philippe Claudel, des hommes qui s'attachent facilement, ou qui parlent seuls, comme le narrateur pour enrayer sa solitude :

« Ecrire me fait vivre à deux. Lorsqu’on est seul, depuis longtemps, on peut choisir de parler à haute voix, aux choses et aux murs. Ce que je m’applique à faire n’est guère différent. »

Philippe Claudel en quelques mots, quelques phrases, réussit à créer une atmosphère et à nous faire ressentir le gouffre qui se creuse en chaque être humain, jour après jour, déceptions après déceptions. Alors oui, le propos est sombre, mais l'écriture est lumineuse !

 

Prix Renaudot 2003 /Grand Prix littéraire des lectrices de Elle 2003

Présentation de l'éditeur : Le livre de poche

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La princesse de Clèves de CATEL et Claire BOUILHAC

Publié le par Hélène

En 1678 Madame de La Fayette écrit La Princesse de Clèves, l'histoire d'une jeune fille qui fait ses premiers pas à la cour de Henri II et découvre un univers à l'opposé de son éducation. En effet, la cour n'est que cabales, médisances et galanteries, quand la jeune fille a été élevée de façon vertueuse. Elle se marie avec le prince de Clèves, mais rencontre peu de temps après le duc de Nemours vers qui elle se sent inexorablement attirée.
Parviendra-t-elle à vaincre sa passion ?

Ce que j'ai aimé :

L'originalité de la BD tient dans la mise en abyme avec Mme de La Fayette qui discute avec le duc de la Rochefoucault.

Ce que j'ai moins aimé :

Il s'agit d'une adaptation assez fidèle de la princesse mais sans en saisir à mes yeux totalement l'essence même.

Les dessins m'ont semblé décevants par rapport à la grandeur de ces univers, le duc et la princesse semblant bien ordinaires et perdant de leur superbe...

Etait-il nécessaire de rajouter un chat, dans le but sans doute de plaire au plus grand monde ?

Bilan : Cette BD a le mérite de rendre accessible le célèbre roman de Mme de la Fayette, mais il lui manque une âme.

 

Le roman : La princesse de Clèves de Mme de la Fayette

Présentation de l'éditeur : Dargaud

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Les villes de papier. Une vie d'Emily Dickinson de Dominique FORTIER

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

"Chaque poème est un minuscule tombeau élevé à la mémoire de l'invisible."

La jeune Emily Dickinson est comme un oisillon fragile et insaisissable, sa vie est entourée de mystères : née le 10 décembre 1830 dans le Massachusetts, morte le 15 mai 1886 dans la même maison, elle ne s’est jamais mariée, n’a pas eu d’enfants, a passé ses dernières années cloîtrée dans sa chambre, écrivant sans cesse, mais sans souhaiter publier. Et pourtant, elle est aujourd’hui considérée comme l’une des figures les plus importantes de la littérature mondiale.

Le style poétique de Dominique Fortier s'attache aux pas de Emily Dickinson sans chercher à juger, ni à expliquer cette femme dont le cœur s'emballe  à la vue de "l'éclair rouge d'un cardinal dans le feuillage de l'érable."

"En écrivant, elle s'efface. Elle disparaît derrière le brin d'herbe que, sans elle, on n'aurait jamais vu.(...) Elle écrit pour témoigner : ici a vécu une fleur, trois jours de juillet de l'an 18**, tuée par une ondée un matin, Chaque poème est un minuscule tombeau élevé à la mémoire de l'invisible."

Elle imagine les raisons qui ont pu la mener à rester recluse à la moitié de sa vie :

"C'est dans cette exquise répétition des choses, dans ce temps suspendu, qu'elle arrive, par éclairs, à saisir ce que murmure l'herbe et ce que souffle le vent. Il n'y a pas d'autre moyen de s'arrêter que de tourner exactement au même rythme que la Terre qui tournoie autour du Soleil, et de s'abandonner à ce vertige."

La délicatesse et la beauté de l'écriture de l'autrice s'accorde parfaitement avec ce personnage diaphane, presque  magique.

Un petit bijou !

 

Présentation de l'éditeur : Grasset

 

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Dans la gueule de l'ours de James A. McLaughlin

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Poursuivi par des hommes peu recommandables appartenant à un cartel de drogues mexicain, Rice Moore se réfugie au cœur des Appalaches, et devient garde forestier d'une réserve. Mais la découverte d'une carcasse d'ours abattu l'oblige à sortir quelque peu de son anonymat pour enquêter. Rice s'allie à Sara Birkeland, celle qui occupait le poste de garde forestier avant lui, et tous deux décident de démasquer les coupables. Même si en agissant ainsi, Rice risque de mettre en péril sa sécurité...

Il s'agit du premier roman de cet auteur, et sans être "époustouflant" il est efficace, donnant la part belle aux grands espaces américains.

Ce que j'ai aimé :

L'objet livre en lui même est très agréable, bravo à l'éditeur !

Ce que j'ai moins aimé :

J'aurais aimé que les moments de tension ne soient pas si vite avortés.

L'aspect écologique est assez léger.

Bilan :

Une lecture agréable sans être inoubliable !

 

Présentation de l'éditeur : Rue de l'Echiquier

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