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Le cercle de Bernard MINIER

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥

L’auteur :

Bernard Minier est né à Béziers et a grandi dans le Sud-Ouest. Après Glacé, prix du meilleur roman francophone du festival Polar 2011 de Cognac, Le Cercle est son deuxième roman.

 L’histoire :

Un coup de fil surgi du passé, un e-mail énigmatique, qui signe peut-être le retour du plus retors des serial-killers, pré­ci­pi­tent le com­man­dant Martin Servaz dans une enquête dan­ge­reuse, la plus per­son­nelle de sa vie.

Un pro­fes­seur de civi­li­sa­tion anti­que assas­siné, un éleveur de chiens dévoré par ses ani­maux… Pourquoi la mort s’acharne-t-elle sur Marsac, petite ville uni­ver­si­taire du Sud-Ouest, et son cercle d’étudiants réu­nis­sant l’élite de la région ?
Confronté à un uni­vers ter­ri­fiant de per­ver­sité, Servaz va rou­vrir d’ancien­nes et ter­ri­bles bles­su­res et faire l’appren­tis­sage de la peur, pour lui-même comme pour les siens.

Après le succès de Glacé, déjà tra­duit dans de nom­breux pays, Bernard Minier, le maître des atmo­sphè­res som­bres et oppres­san­tes, nous entraîne dans une nou­velle intri­gue à couper le souf­fle, qui renou­velle les lois du genre.

(Présentation de l’éditeur)

 Ce que j’ai aimé :

Dans une atmosphère orageuse et durant un déluge pregnant, le corps d’une jeune enseignante est retrouvé noyé dans sa baignoire. Errant dans son jardin, un jeune homme apparemment drogué, qui n’est autre que le fils de l’amour de jeunesse de Martin Servaz, Marianne. Cette dernière va donc faire appel à lui pour tenter d’innocenter son fils, accusé du meurtre.

Le décor est planté : une ville de province, proche des Pyrénées, un passé qui revient à la charge, un meurtrier toujours en cavale et qui semble se jouer de Martin, des étudiants troubles aux mœurs étranges, et la fille de Martin, Margot, elle-même étudiante à Marsac, peut-être en danger parmi ce paysage peuplé de fantômes venus tout droit du passé. Quelques chapitres sont consacrés à une femme séquestrée, mais les indications restent trop vagues pour faire le rapprochement avec l’intrigue principale. A la fin seulement, tout prendra sens, laissant le lecteur pantelant, en attente fébrile du prochain opus du talentueux Bernard Minier.

 

Ce que j’ai moins aimé :

 Si ce roman est brillamment construit et mené tambour battant, quelques défauts se dessinent en cours de lecture : ainsi les incessantes allusions à l’enquête précédente (Glacé) laissent sur le carreau le lecteur qui ne l’a pas lu, même si l’auteur s’efforce de l’éclairer.  Ensuite ce commandant Servaz semble porter tous les malheurs et les regrets de la terre sur ses épaules, revenant sans cesse vers son passé, vers ce qu’il était, vers ce qu’il a perdu, si bien qu’il stagne psychologiquement parlant. De plus il laisse dans l’ombre les autres protagonistes qui ne semblent être que des ombres dans son sillage.

En résumé, il vaut mieux avoir lu « Glacé » avant de se lancer dans cette lecture, mais cet auteur mérite toute l’attention du lecteur de romans policiers…

 

Premières phrases :

 « Son esprit n’était qu’un cri.

Une plainte.

Dans sa tête, elle criait de désespoir, elle hurlait de rage, sa souffrance, sa solitude… - tout ce qui, mois après mois, l’avait dépouillée de son humanité. »

 Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Glacé

Autre :  Grand prix des lectrices de Elle

D’autres avis :

Théoma Clara, Nadael, Mango, Sandrine, Aproposdelivres...

 Le cercle, Bernard Minier, Xo Editions, octobre 2012, 572 p., 20.90 euros

 grand prix lectrices de elle

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Petit Pierrot d’Albert VARANDA tome 2 Approcher des étoiles

Publié le par Hélène

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      ♥ ♥ ♥

« Tout le monde ne rêve pas éveillé ! »

 

L’auteur :

 

Alberto Varanda est né le 1er novembre 1965 à Arcozelo au Portugal. Il arrive dans le nord de la France en 1968. À la fin de ses études, il assiste une décoratrice grâce à laquelle il rencontre Xavier Fauche et Jean Léturgie. Cette rencontre sera déterminante pour lui ; devant ses croquis et dessins, ceux-ci lui proposent une collaboration sur Rantanplan presse. Des centaines de croquis et quatre mois plus tard il réalise les crayonnés d’une centaine de gags encrés par Michel Janvier. Grâce à ses croquis sur le projet «Tifous», il rencontre Franquin. Il réalise également des dessins pour le dessin-animé « Luky-Lucke », mais ne donnera pas suite, ce n’est pas ce qu’il veut faire. Alberto VARANDA veut faire de la bande dessinée. Il collabore au magazine Tintin-reporter et rencontre Fournier et Wasterlain, grâce auxquels il collabore aux sommaires du magazine Spirou, sur des scénarii de Gilson. Il réalise également plusieurs illustrations intérieures. Il est amené à travailler avec Anne et Gérard GUÉRO, qui deviendront quelques années plus tard Ange. Leur collaboration commence alors chez l’éditeur Vents d’Ouest avec “reflet d’écume” dans la collection Grain de sable. Suivront « Bloodline » et « La geste des chevaliers-dragons ». Les Ange écrivent des romans et de temps en temps, Varanda réalise leurs couvertures. Varanda et Ange signent enfin une trilogie chez Soleil : «Paradis Perdu». Il s’associe à Arleston pour la nouvelle série « Elixirs ». Texte et photo © Soleil

 

L’histoire :

 

Depuis sa naissance sur le blog qui lui est entièrement dédié (http://petitpierrot.vefblog.net/), Petit Pierrot ne cesse de faire parler de lui.
Ce petit garçon imaginaire, créé par Alberto Varanda, a depuis conquis le cœur d’innombrables internautes. Qui ne craquerait pas pour les aventures magiques et surréalistes de Petit Pierrot, toutes empreintes de sensibilité, d’émotion, de douce naïveté et nous replongeant immédiatement dans les rêves de notre enfance ? Un savoureux conte, un bijou de poésie pour les enfants comme pour ceux qui le sont restés.

Petit-pierrot-t2-03.jpg

 Ce que j’ai aimé :

 

On ne peut qu'être conquis par la tendresse et l'intelligence de ce petit garçon qui a comme seul compagnon un escargot qui parle –ou pas. Cet album est un très bel hommage au monde de l’enfance, à ces enfants curieux et poètes avant l'heure capables de s’inventer des amis imaginaires aux côtés de qui ils apprennent la vie.

« Et un escargot qui parle ça existe ? demande innocemment petit Pierrot.

« Toi seul le sais ! lui répond son ami escargot..."

Petit Pierrot a la tête dans les étoiles et aime errer dans un univers lunaire. Pour rejoindre la belle ronde, il fabrique un livre volant et s'envole alors en compagnie de son ami escargot, poussé par le pouvoir de l’imagination. Le poids de la vie lui est inconnu, il aime cueillir des fleurs, et compter fleurette à la jolie Emilie qui le rend tout aussi rêveur...

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Un univers poétique qui plaira aux jeunes âmes rêveuses...

 

 Ce que j’ai moins aimé :

 

 - Rien 

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur :  Petit Pierrot : Décrocher la Lune de Alberto VARANDA

 

D’autres avis :

 

Choco 

 

Petit Pierrot, Approcher des étoiles, Albert Varanda, Soleil, novembre 2011, 17 ;50 euros

 

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BD Mango bleu

Publié dans Jeunesse BD

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Grand prix des lectrices de Elle

Publié le par Hélène

grand prix lectrices de elle

 

A celles qui me disent "quelle chance tu as de faire partie du jury Elle" je dis maintenant : c'est à votre tour, et c'est ici :  http://www.elle.fr/Loisirs/Livres/Prix-litteraire-des-lectrices/Devenez-juree-du-Grand-prix-des-Lectrices-de-ELLE-2014-2404468

 Bon, j'avoue, on me dit rarement ça, mais on me pose plutôt la question rituelle "Mais comment fais-tu pour lire autant de livres ?" Eh bien je vous rassure, j'ai une vie à côté, deux jobs, deux enfants, deux maris (oups), deux soeurs, deux parents, deux meilleures amies, une vie quoi !

 Alors quel est mon secret ? J'avoue : je fais comme mes élèves je ne lis pas, je regarde les adaptations ciné... "Mais si Madame je vous assure, D'Artagnan a les yeux bleus..."  Non en fait, c'est tout l'inverse : je ne regarde pas la télé. 

  Très rarement cela m'arrive (ce qui m'a permis de voir l'excellent  et glaçant "femmes du bus 678" http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=193512.html) mais je préfère passer mes soirées à lire plutôt que devant le petit écran...

 Et sinon le prix Elle ? J'ai lu tout ça :

  Romans :

Belle famille d'Arthur Dreyfus pas compris cette fascination pour le fait divers

Une seconde vie de Dermot BOLGER je ne m'en souviens même plus

Avenue des géants de Marc DUGAIN glaçant

La réparation de Colombe SCHNECK pas compris l'intérêt de réécrire sur le sujet alors que cela a été fait tant de fois et plus brillamment

Certaines n'avaient jamais vu la mer de Julie OTSUKA puissant malgré une écriture particulière

Arrive un vagabond de Robert GOOLRICK mon chouchou

L’amour sans le faire de Serge JONCOUR le roman français comme je le déteste

Du côté de Canaan de Sebastian BARRY pas mal mais pas révolutionnaire

L'embellie de Audur Ava OLFASDOTTIR chouchou aussi (billet cette semaine)

L'envers et lendroit de Ron RASH (pas encore lu)

 

Policiers :

Au lieu-dit Noir-Etang… de Thomas H. COOK pas mal mais des procédés d'écriture énervants

Des ombres dans la rue : une enquête de Simon Serrailler de Susan HILLabandon

L’interprétation des peurs de Wulf DORN non

Les apparences de Gillian FLYNN bien, sauf que depuis je ne regarde plus mon mari du même oeil...

La ville des serpents d'eau de Brigitte AUBERT abandon

Le voleur de morts de Tess GERRITSEN original, j'ai été conquise

Tabloid City de Pete HAMILL mal écrit

Le cercle de Bernard MINIER mon préféré (billet dans le courant de la semaine aussi)

Blanche-Neige doit mourir de Nele NEUHAUS (en cours de lecture)

 

Documents :

L’élimination de Rithy PANH avec Christophe BATAILLE 

Fukushima, récit d’un désastre de Michaël FERRIER 

Cher Gabriel de Halfdan W. FREIHOW

La tête à Toto de Sandra KOLLENDER

Réanimation de Cécile GUILBERT

Mélancolie ouvrière de Michelle PERROT

Dans le jardin de la bête de Erik LARSSON

Notre force est infinie de Leymah GBOWEE avec Carol MITHERS

Joseph Anton de Salman RUSHDIE (pas encore lu)

 

 Et parmi cette sélection, malheureusement, peu de coups de coeur : mes préférés sont Arrive un vagabond, L'embellie pour les romans, Le cercle pour les policiers, et Cher Gabriel pour les documentaires.

 Vendredi dernier nous étions conviées à rencontrer certains auteurs, je n'ai pas pu rester longtemps -parce que j'ai deux jobs, deux enfants, etc...-  mais j'ai eu le plaisir de discuter avec Bernard Minier, un homme passionné et Colombe Schneck dont j'ai aussi peu aimé la personnalité que le roman...

 Bernard -oui je l'appelle Bernard- nous a fait rêver en nous expliquant qu'il avait envoyé son premier manuscrit (Glacé) par la poste à 5 maisons d'édtion, sans l'avoir fait lire à qui que ce soit auparavant, et que suite à cela il avait eu 4 réponses positives. La 5ème maison après coup a prétexté un bug informatique pour justifier son silence...

 Dans notre for intérieur, nous nous sommes toutes dit "je vais sortir mon vieux manuscrit écrit quand j'avais 18 ans de mon tiroir..." 

 Mais il nous a fait peur aussi en précisant que sa femme se plaignait de ses voyages incessants depuis qu'il était reconnu...  - et mon manuscrit est retourné dans son tiroir, parce que quand même entre la gloire et mon mari je choisis mon mari (c'est bô l'amûur) -

 Pour revenir à Bernard, son prochain roman devrait sortir en 2014 et aura sans doute Toulouse comme décor.

 Colombe Schneck -oui je ne l'appelle pas Colombe - a eu moins de succés à notre table, et comme le silence s'installait, elle a demandé si on avait des critiques -rôoo des critiques... Elle veut des critiques... - Je lui ai dit ce que je pensais et je ne ne pense pas qu'elle ait aimé - en gros je lui ai demandé pourquoi elle avait sorti ce manuscrit de son tiroir alors que d'autres écrivains bien plus talentueux avaient déjà abordés ce thème -... Mais elle demandait des critiques non ???

 Bref, j'ai eu aussi le grand plaisir de rencontrer d'autres lectrices tout aussi passionnées, et ce fut un vrai plaisir de partager nos goûts et nos avis sur les livres lus.

 Parmi les lectrices, Akialam, blogueuse également. Il faut dire quand même qu'en pro de la vie virtuelle, nous ne nous étions même pas concertées pour savoir qui serait là, si bien que je suis passée à côté de Canel, Claire d'A propos des livres et si je n'avais pas été assise à côté de Akialam, je l'aurais loupée aussi...

 Quoi qu'il en soit, comme dans de nombreux jurys ce sont ces rencontres, avec des auteurs et des lecteurs qui sont enrichissantes. Grâce à elles j'ai rencontré par le passé des gens formidables notamment pour les auteurs :Dominique Sylvain (prix des lectrices de Elle), Erik Orsenna (prix orange du livre), David Vann (prix des lecteurs de l'Express. Et pour les autres : Yves, Sophie (prix orange du livre), Les 8 plumes (prix des lecteurs de l'Express), Fred le coureur que rien n'arrête (l'express) et d'autres, Aurélie, Dominique, Sophie Hérisson, Fabienne Happyfew...

 Pour toutes ces rencontres, je vous invite à tenter aussi votre chance en envoyant votre candidature...

 

Publié dans Divers

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Notre force est infinie de Leymah GBOWEE avec Carol MITHERS

Publié le par Hélène

                                                    notre-force-est-infinie_leymah_Gbowee.jpg

 ♥ ♥

« Nous sommes fatiguées ! Nous sommes fatiguées de voir tuer nos enfants ! Nous sommes fatiguées d’être violées ! Femmes, réveillez-vous – Vous avez une voix à faire entendre dans le processus de paix ! »

 L’auteur :

Née en 1972 à Monrovia (Libéria), Leymah Gbowee est la directrice exécutive du Women Peace and Security Network Africa, basé à Accra (Ghana). Elle a fondé le Women Peacebuilding Program/WestAFrican Network for Peacebuilding (WIPNET/WANET). Elle a aussi officié en tant que commissaire désigné pour la commission Truth et Reconciliation du Libéria. Son engagement a contribué à chasser le président Charles Taylor du pouvoir, après quatorze ans de guerre civile. Leymah Gbowee vit aujourd’hui au Ghana avec ses six enfants.

Carol Mithers http://carolmithers.com/Carol_Mithers/Biography.html

 Présentation de l’éditeur :

 Les images de ces femmes en blanc héroïques qui ont réussi à chasser Charles Taylor du Libéria ont fait le tour du monde. Parmi elles, Leymah Gbowee, le chef de file du mouvement. Un témoignage renversant, poignant et criant de sincérité sur son combat pour la paix et la démocratie au Libéria et en Afrique de l'Ouest, doublé d'un magnifique portrait de femme. Leymah Gbowee s'est vu remettre le Prix Nobel de la Paix en 2011.

Inspirant et bouleversant, le témoignage unique d'une femme dont le courage, la passion et l'exceptionnelle force de conviction ont fait renaître l'espoir dans un pays ravagé.

Leymah Gbowee n'a que dix-huit ans quand la guerre civile éclate au Liberia. Pendant quatorze ans, les troupes de Charles Taylor vont semer la terreur et la mort. Premières victimes, les enfants dont le dictateur fait des soldats, et les femmes harcelées, parfois violées par les miliciens.

Au prix d'une volonté inouïe, Leymah Gbowee va relever la tête. Avec dans le coeur une conviction inébranlable : qu'importe l'ethnie, qu'importe la religion, si elles se rassemblent, les femmes peuvent défier la violence des hommes.

D'innombrables sittings en terrifiantes confrontations avec les seigneurs de guerre, en passant par une grève du sexe aussi spectaculaire qu'efficace, Leymah Gbowee et son armée de femmes en blanc vont réussir l'impensable : pousser Charles Taylor à l'exil et ramener la paix au Liberia.

Leymah Gbowee a reçu le prix Nobel de la paix en 2011.

 

Mon avis :

 Leymah Gbowee est une femme exceptionnelle qui s’est battue pour les femmes de son pays et les femmes du monde entier, ces femmes en souffrance qui subissent la guerre au plus profond de leur être. Elle  se bat pour la paix a fondé et gère plusieurs associations de femmes

« Construire la paix ne signifie pas pour moi mettre fin aux combats en se dressant entre deux factions opposées mais soigner les blessures des victimes, leur rendre leur force, les faire redevenir ceux qu’ils ont été. C’est aider les bourreaux à redécouvrir leur humanité afin qu’ils soient à nouveau utiles à leur communauté. Construire la paix, c’est enseigner qu’on peut résoudre les conflits sans prendre les armes. C’est reconstruire les sociétés où on a utilisé des armes et les rendre meilleures. » (p. 129)

Les témoignages de ces femmes africaines sont durs, reflétant l’horreur quotidienne vécue par ces femmes victimes de viol, de violence, en raison de la guerre, mais aussi au sein de leur couple quelquefois. Pour Leymah Gbowee, aider ces femmes, les rassembler pour ne plus être seule fût une évidence,  et le bienfait répandu n’a pas de prix à ses yeux ni au nôtre. Ce choix lui a demandé des sacrifices, dont le plus coûteux fût celui de ses enfants qu’elle a dû laisser sur le carreau pour courir aux quatre coins du pays du continent puis du monde pour faire valoir le droit des femmes africaines.

 « Pourtant, si je devais tout recommencer, je ne suis pas certaine que je changerais quoi que ce soit. Je sais que mes enfants m’en veulent. (…) Si je me demande : « Aurais-je pu faire autrement ? » Ma réponse est : « Non. » Je ne vois toujours pas quel choix s’offrait à moi. » (p. 310)

 Malheureusement, Leymah Gbowee a fait appel à une collaboratrice pour retracer son destin et j’ai trouvé la forme et le style choisi par Carol Mithers bien faibles par rapport au propos.

« Quand on passe si vite de l’innocence à un monde de peur, de douleur et de perte, c’est comme si la chair de votre cœur et de votre esprit avait été arrachée, lambeau par lambeau, telles de tranches de jambon. » (p. 70)

Quelle comparaison !!

Là où le récit pouvait être bien plus fort, bien mieux construit, Carol Mithers a choisi la sobriété, la froideur d’un témoignage classique.

De même sa profondeur reste superficielle, sa vie est racontée, mais le fonds reste évoqué de façon sporadique

Il fallait ce témoignage, mais il aurait mérité plus de qualités d'écriture...

"Grâce à des femmes comme elle, grâce à des femmes comme nous, je crois qu'en fin de compte la tyrannie ne triomphera pas, la bonté vaincra toujours le mal. (...°

Le travail est ardu. QUand l'immensité de ce qu'il reste à accomplir me décourage, je me tourne vers ces femmes qui luttent au jour le jour : elles ne baissent pas les bras et, pour elle, nous sommes un symbole d'espoir. Vous aussi, vous devez aller de l'avant. Vous n'avez pas la liberté de renoncer.

N'arrête pas ! me répète l'écho de la viellie Libérienne.

N'arrête jamais. N'arrête jamais.

Je lui réponds : je n'arrêterai jamais." (p. 344)

 Premières phrases :

« Les histoires de guerre moderne se ressemblent souvent, non parce que les circonstances sont analogues, mais parce qu’elles sont racontées de la même manière. On cite les chefs qui prédisent en toute confiance la victoire. Les diplomates déclament des affirmations pompeuses. Les combattants, vantards, menaçants –toujours des hommes, qu’ils soient des soldats gouvernementaux ou des rebelles, qu’on les dépeigne comme des héros ou des bandits-, brandissent des trophées atroces et transforment leurs bouches en armes aussi dévastatrices que leurs kalachnikovs. »

 Vous aimerez aussi :

 Grand Prix des Lectrices de Elle  

 D’autres avis :

A propos des livres ; Audouchoc ; Nadael ; Mimipinson .

Directmatin 

 

Notre force est infinie, Leymah Gbowee, avec Carol Mithers, Traduit par Dominique LETELLIER, Belfond, octobre 2012, 352 p., 19 euros

grand prix lectrices de elle 

 

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Le pari des guetteurs de plumes africaines de Nicholas DRAYSON

Publié le par Hélène

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  ♥ ♥ ♥ 

L’auteur :

 Nicholas Drayson est né en Angleterre et vit en Australie depuis 1982, où il a étudié la zoologie avant d’entreprendre un doctorat sur l’histoire naturelle dans la littérature scientifique de l’Australie du XIXe siècle

 L’histoire :

 Le très réservé et très honorable M. Malik, résident de Nairobi, est en secret éperdument amoureux de Mme Rose Mbikwa, qui conduit chaque mardi matin la promenade ornithologique. Alors que M. Malik est sur le point d’inviter Rose au bal annuel du Hunt Club, le très tapageur Harry Khan arrive en ville et laisse clairement entendre qu’il a lui aussi des vues sur Rose. Un pari s’organise : celui des deux qui apercevra le plus grand nombre d’oiseaux invitera Rose au bal. Mais M. Malik n’est pas si facile à battre et n’est jamais à court d’idées. Il emploie des méthodes peu orthodoxes : des expéditions lointaines, et compte même une poule. Tous les moyens sont bons pour gagner le pari des guetteurs de plumes africaines…

 Ce que j’ai aimé :

 Le pari en question est simple : quel est celui qui, entre M. Malik, gentleman chic et discret, ou Harry Khan, séducteur invétéré, va gagner le droit d'inviter la belle Rose au bal ? Celui qui réussira à observer le plus d'oiseaux différents sur un laps de temps bien défini gagnera le pari. Ainsi, les deux protagonistes vont n'avoir de cesse d'arpenter la région à la recherche de l'oiseau rare.

Ce préambule tout à fait original pose les bases d'un roman qui ne l'est pas moins. Au fur et à mesure du pari, M. Malik va prendre de l'épaisseur, et son personnage va devenir bien plus complexe et intéressant qu'il ne l'était au premier abord...

L'ornithologie permet d'appréhender le monde sous l'angle du détail, l'observation assidue seule permettant de saisir l'espèce rare...

« Au cours des quelques heures qui suivirent, M. Malik, qui avait toujours pensé que seules trois variétés de souïmangas lui rendaient visite dans son jardin, eut la surprise de découvrir qu’avec l’aide de ce garçon il réussissait à en identifier formellement cinq. » (p.183)

                                   martin pêcheur huppé

Ce roman original est également drôle, mâtinée de cet humour anglais discret et joyeux. Un bol d'air frais dans la littérature actuelle souvent bien plus plombante... 

 

  Ce que j’ai moins aimé :

- Rien

 

Premières phrases :

 « - Bah, oui, fit Rose Mbikwa en levant les yeux vers le grand oiseau noir à la queue élégante qui montait très haut dans le ciel au-dessus du parking du Muséum de Nairobi, un milan noir. Et il n’est pas noir, mais brun, naturellement.

M.ÞMalik sourit. Combien de fois avait-il entendu Rose Mbikwa prononcer ces mots-làÞ? Presque autant de fois qu’il avait suivi cette promenade aux oiseaux du mardi matin. »

 

 Vous aimerez aussi :

 Du même auteur : Le Safari des bêtes à sang chaud et autres meurtres de sang-froid

 

D’autres avis :

 Yves  

 

  Le pari des guetteurs de plumes africaines, Nicholas Drayson, Traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Johan-Frédérik Hel Guedj, Editions des Deux terres, 2011, 21.50 euros

POCHE : Le pari des guetteurs de plumes africaines, Nicholas Drayson, Traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Johan-Frédérik Hel Guedj, J'ai Lu, février 2013, 6.70 euros  

 Merci à Yves pour le prêt. 

 

Publié dans Littérature Europe

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Salon du livre 2013

Publié le par Hélène

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Publié dans Divers

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Neige de Pema TSEDEN

Publié le par Hélène

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 ♥ ♥

 L’auteur :

 Pema Tseden, né en 1969 au Tibet (province de l’Amdo, actuel Qinghai) dans une famille de paysans, est célèbre dans le monde tibétain contemporain tant pour ses nouvelles, qu’il publie depuis plus de vingt ans, que pour sa carrière de cinéaste. Il est le premier Tibétain, en 2004, à être diplômé de la prestigieuse Académie du Film de Pékin, section réalisation. Sur le plan international, il doit sa notoriété à trois films (Le silence des pierres sacrées, The Search, Old Dog) qui ont tous obtenu de nombreuses récompenses lors de festivals internationaux. Il fait aujourd’hui figure de chef de file d’un cinéma tibétain émergent. (Présentation de l’éditeur)

 L’histoire :

Écrire est pour moi un moyen de parvenir à cette paix tant désirée du corps et de l'esprit.

En écrivant, on accède à une sorte d'état suprême où le corps et l'esprit prennent un rythme d'une lenteur merveilleuse qui permet de se détendre peu à peu ; on peut alors pénétrer dans le monde intérieur des personnages de l'histoire que l'on veut conter.

Sept histoires du Tibet par un écrivain qui est aussi un célèbre cinéaste tibétain. Sept histoires où nous cheminons un moment en compagnie d'hommes et de femmes dans le Tibet d'aujourd'hui, loin d'une image folklorique ou idéaliser, un Tibet lointain par ses paysages et proche par son humanité. (Présentation de l’éditeur)

 Ce que j’ai aimé :

 "Nous vivons corps et âme emportés dans un constant maelström d’événements divers sans réussir à obtenir le moindre moment de paix. Avoir ne serait-ce qu’un instant de tranquillité relève parfois de l’espoir le plus insensé.

Ecrire est pour moi un moyen de parvenir à cette paix tant désirée du corps et de l’esprit.

Ma création littéraire s’explique donc essentiellement ainsi.

En écrivant, on accède à une sorte d’état suprême où le corps et l’esprit prennent un rythme d’une lenteur merveilleuse qui permet de se détendre peu à peu ; on peut alors pénétrer dans le monde intérieur des personnages de l’histoire que l’on veut conter.

Je sens qu’il existe au fond de moi un espace de paix, et comme je tiens à le préserver, je vais continuer à écrire ces récits que j’aime tant." PEMA TSEDEN

 

Tharlo : l'histoire d'un homme portant une petite natte et souhaitant faire des papiers d'identité. Il va connaître quelques déboires amoureux en cours de route... Un récit ludique, vivant et intelligent.

  

Le neuvième homme : Yumtso, raconte à son nouvel les neuf autres hommes qu'elle a connus avant lui. La narration de ses aventures est aussi envoûtante que celles de Shéhérazade.

 

Neige : le destin hors du commun de deux jeunes gens à la peau transparente. Un conte étrange, aux accents surnaturels fascinant.  

 

L'interview d'Akhu Thöpa : un journaliste est confronté à différents avis sur Akhu Thopa, ou le portrait protéiforme d'un homme insaisissable. Une belle réflexion sur les perceptions variées que l'on peut avoir d'un même individu...

  

Les dents d'Urgyän : le narrateur retrouve un camarade de classe devenu lama. 

 

Hommes et chien : un chien incompris pourtant plus intuitif que les hommes tente de les avertir en vain... Une fable à la leçon saisissante.

 

Huit moutons : un berger rencontre un américain, et malgré leurs difficultés de communication un lien invisible va les relier l'espace de quelques heures.

 

L'auteur fait preuve d'un talent de conteur hors pair en nous menant au sein d'univers variés et nous offre aussi un recueil fascinant.     

 

Ce que j’ai moins aimé :

 Peut-être pas très marquant.

   Premières phrases :

 « Tharlo portait une petite natte sur la nuque, une petite natte toujours en mouvement qui ne passait pas inaperçue.

Au fil du temps, les gens ne l’appelèrent plus que par ce surnom, « Petite-Natte », et finirent par en oublier son véritable nom.

Au début de l’année, le chef du commissariat du canton vint au village pour enregistrer les changements intervenus dans la population ; il convoqua une réunion de tous les habitants et appela «Tharlo » un bon bout de temps.

Comme personne ne répondait, il demanda au chef de village : « Il n’y a personne dans votre village qui s’appelle Tharlo ? »

Le chef de village réfléchit un moment avant de répondre : « Il me semble qu’il n’y a personne ici qui porte ce nom. » »

 

Vous aimerez aussi :

  Littérature Asie de l'Est

 Neige, Pema Tseden, nouvelles traduites par Françoise Robin et Brigitte Duzan, Editions Philippe Picquier, janvier 2013, 176 p., 17.50 euros

 

Merci à Isabelle Lacroze des Editions Picquier. 

Participation à la semaine Tibet chez Marilyne Lire et merveilles

hiver russe

 

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Automne de Jon McNAUGHT

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥ 

 Prix révélation du Festival d’Angoulême 2013

 

L’auteur :

 Jon McNaught a reçu un diplôme en illustration de l’université de West England en 2007. Il habite actuellement à Bristol, où il travaille comme graveur et illustrateur freelance. Il dessine aussi des bandes dessinées pour différentes publications. (Source : Babélio)

 L’histoire :

 C'est un mardi gris d'octobre semblable à tant d'autres dans la petite ville de Dockwood. Les habitants vaquent à leurs occupations quotidiennes: à la maison de retraite d'Elmview, un garçon de cuisine prépare le repas des pensionnaires; le long de la rue Nettlefield, un livreur de journaux finit sa ronde; et dans les arbres les hirondelles se rassemblent à grand bruit avant de s'envoler vers l'Afrique.

Oeuvre contemplative et douce-amère, Automne suit les trajectoires de ces habitants, que Jon McNaught se plaît à faire se croiser, avec, pour toile de fond, les vestiges de l'arrière-saison. (Présentation de l’éditeur)

 Ce que j’ai aimé :

 Automne est une BD très contemplative, décrivant la vie quand elle se glisse dans les interstices du quotidien...

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 L'auteur reconstitue au moyen de détails satellites la journée de deux jeunes garçons : l’un qui travaille à la cuisine d’une maison de retraite, l’autre collégien qui distribue des journaux dans les boîtes aux lettres. Les détails sont aussi bien dans les bruits du quotidien,  le thé qui coule dans la tasse « PSHH », les légumes que l’on coupe « tchak », le café bu « sip », la feuille qui se détache de l’arbre et tombe « tac » l’oiseau « twi twii », que dans les animaux qui courent dans les fourrés, les écureuils sui se plaisent à fôlatrer dans les arbres, les pigeons qui se délectent d'un repas jeté à la hâte...

Tout ce qui est en périphérie de la vie prend de l'importance pour lui apporter à la fois consistance et légèreté. Et c'est finalement dans cet espace que réside la poésie et la beauté...  

 Ce que j’ai moins aimé :

 Les vignettes sont tellement petites et abondantes qu’il est difficile de tout voir, l’ensemble est très dense…

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 Vous aimerez aussi :

 Du même auteur : Dimanche

Autre : La bicyclette rouge tome 2 Les roses trémières de Kim Dong Hwa 

 D’autres avis :

 Mango ; Jérôme 

 

Automne, Jon McNaught, traduit par Judith Taboy, Nobrow, 2012,18 euros 

BD Mango bleu

 

Chroniqué dans le cadre de l'opération de Priceminister "La BD fait son festival" Note : 15/20

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En haut à gauche de Erri DE LUCA

Publié le par Hélène

                                                    en-haut-a-gauche.JPG

 ♥ ♥ ♥

  « Il y a toujours un saint en sentinelle pour une enfance silencieuse. » (p. 83)

 

L’auteur :

 

D'origine bourgeoise, il est destiné à une carrière de diplomate. Il s'y refuse, rompt avec sa famille et en 1968, embrasse le mouvement de révolte ouvrière. Il intègre le mouvement d'extrême gauche : Lotta continua, dont il sera dirigeant de la fin des années soixante au début des années soixante-dix.

Il multiplie les métiers manuels : ouvrier spécialisé chez fiat à Turin, manutentionnaire à l'aéroport de Catane, maçon en France et en Afrique, conducteurs de camions.
Bien qu'il se dise athée, il lit quotidiennement la bible et a appris l'hébreu ancien pour pouvoir lire et traduire les textes sacrés.

C'est un passionné d'alpinisme, sujet sur lequel il a écrit de nombreux articles..
Pendant la guerre de Yougoslavie, il s'engage comme conducteur auprès d'une association humanitaire, et convoie des camions de ravitaillement en Bosnie.

Bien qu'il ait commencé à écrire à l'âge de vingt ans, son premier livre ne paraît qu'en 1989, et obtient le prix Femina en 2002.

Il collabore au Matino, principal journal napolitain et à d'autres périodiques La republica, il manifesto).
Il vit actuellement près de Rome. (Source : babélio)

 

L’histoire :

 

 Publié en 1994, le recueil de nouvelles En haut à gauche semble contenir en germe nombre de livres à venir d’Erri De Luca. C’est d’abord l’enfance napolitaine, des pêcheurs taciturnes, une nature découverte avec l’école buissonnière. Puis, souvent d'inspiration autobiographique, de courts récits mettent en scène les années d’initiation ouvrière : le narrateur est né en bourgeoisie, il s'éveille à la solidarité des exploités. Surgissent des souvenirs de lutte, de sauvetages amoureux. Partout, le sacré. Erri De Luca excelle à transmettre la beauté des corps et des objets, la chair du monde et des livres. Chaque expérience devient une source d'enseignement que les mots viennent prolonger. (Source : Editeur)

 

Ce que j’ai aimé :

 

Dans un style inoubliable et avec la sensibililté accrue qu'on lui connaît, Erri de Luca évoque son enfance puis le passage à l'âge adulte : l’école buissonnière, la solidarité entre les élèves, les leçons des grands maîtres que l’on admire et dont on retient les leçons, pour plus tard, quand on aura suffisamment mûri pour les recevoir, les petits métiers qu’il faut bien faire pour survivre, même s’ils sont ingrats, puis la guerre dont on ne se remet jamais totalement, les femmes qu’il est tellement difficile de garder, les dialogues avec le père, ses mots, ce qu’il a cherché à transmettre à son fils, ce qui les unit et les réunit pour l’éternité, au-delà de  la mort …

  Mais Erri de Luca chante aussi  l’amour de la montagne, de cette masse naturelle fascinante et sauvage, et, encore et toujours, l’amour des livres qui permettent ce partage lumineux d’une vie et de ses éclats…

  « Tu auras à nouveau tes livres, le seul endroit où l’expérience que l’on fait dans le monde trouve des mots d’accompagnement. » (p.115)

 « Ils connaissaient mes peines, mes besoins, mes mécontentements. En chacun d'eux il y avait une phrase, une lettre qui n'avait été écrite que pour moi. Ils ont été la vie seconde, qui apprend à corriger le passé, à lui donner une présence d'esprit qu'alors il n'eut pas, à lui donner une autre possibilité. Les livres sont des maîtres pour les souvenirs, ils les font marcher. Je les ai lus entièrement, je n'en ai laissé aucun à moitié, pour décevant ou présomptueux que fût un livre je l'ai suivi jusqu'à la dernière ligne. Parce que c'était beau pour moi de tourner la page lue et de porter mon regard en haut à gauche, là où l'histoire continuait. J'ai toujours tourné très vite la feuille pour reprendre à cette première ligne, en haut à gauche. » (p.118)

 Un très beau recueil

 

Ce que j’ai moins aimé :

   - Rien

 Premières phrases :

 « Durant une courte période de la scolarité j’évitai tout contact avec la physique. Je n’avais pas encore mes objections actuelles, je ne demandais pas de laisser en paix l’atome, lui qui suivant son intention originelle voulait être indivisible. Le terme consacré par Démocrite était une invitation au respect de la limite. »

 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Trois chevaux  Le jour avant le bonheur , Le contraire de un  ; Le poids du papillon

Autre : de Mario RIGONI STERN Les saisons de Giacomo ; Hommes, bois, abeilles

 D’autres avis :

Presse : Libération ; Le matricule des anges

 En haut à gauche, Erri De Luca, traduit de l’italien par Danièle Valin, Folio, 2012, 128 p., 5.49 euros

   

Publié dans Littérature Europe

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Le mois le plus cruel de Louise PENNY

Publié le par Hélène

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 ♥ ♥

  

L'auteur :

 

Après avoir été longtemps journaliste, Louise Penny a décidé il y a quelques années de se consacrer à l'écriture. Elle vit avec son mari dans un petit village au sud de Montréal.
La série des enquêtes de l’inspecteur Armand Gamache, auréolée des plus prestigieuses récompenses, en est à son septième volume aux Etats-Unis.
Dans la collection "Actes noirs" ont déjà paru Nature morte (juin 2011) et Dernier Noël pour Miss de Poitiers (novembre 2011).

  

L'histoire :

 

Durant le week-end de Pâques, le village de Three Pines s'anime le temps d'une grande chasse aux oeufs. Mais une fois la nuit tombée, le monde des vivants se mêle à  celui des morts.

Lorsque Armand Gamache arrive le lendemain, l'inspecteur-chef de la Sûreté du Québec découvre une scène de crime des plus inhabituelles. Dans la vieille maison abandonnée des Hadley, où il a déjà  failli perdre la vie, une séance de spiritisme, organisée pour libérer la demeure du mal qu'elle recèle, s'est terminée de façon tragique. Un corps sans vie git à  terre, celui d'une participante apparemment morte de peur.

Mais Gamache a appris à  se méfier des apparences. Il sait que le décor de carte postale de la petite bourgade des Cantons-de-l'Est cache d'inavouables secrets. Il sait que l'explosion de vie du printemps dissimule des pulsions de mort. Il sait que l'un des siens est sur le point de le trahir.

Dans cette nouvelle enquête, les lecteurs de Louise Penny retrouveront avec bonheur l'inspecteur-chef Gamache, sa veste de tweed impeccable, son côté délicieusement suranné, son physique de bon vivant, ses longues promenades méditatives, et cette façon de se tenir debout quand tout le monde pense qu'il est sur le point de tomber.

 Ce que j'ai aimé :

 

L’atmosphère de ce petit village atypique coincé dans sa vallée est au centre de ces romans

 "Three Pines était niché dans sa petite vallée. De la fumée sortait des cheminées de pierre. Des érables, des cerisiers et des pommiers bourgeonnaient. Ici et là, des gens travaillaient  au jardin, étendaient du linge sur leurs cordes, balayaient les grandes et élégantes galeries. Le nettoyage du printemps." (p. 84)

 Les personnages sont un brin déjantés, évoluant dans un univers très particulier : entre cet homme qui entend ce que disent les arbres, des artistes peintres passionnées, des poètesses plus ou moins douées, une femme qui adopte deux canetons et les couve comme une maman cane,  le inspecteur-chef Gamache a fort à faire. D’autant plus qu’il se trouve acculé par sa direction, harcelé, poussé à la démission, espionné par son équipe, mais heureusement soutenu par d’autres. Ces bouleversements internes du service de police densifient la trame du roman, mettant en valeur la nature humaine de cet inspecteur-chef au grand cœur, homme moral par excellence, en conflit avec des hommes bien plus retors et noirs que lui.

 L’intrigue principale se concentre autour de la mort de la belle Mado, femme aimée, femme enviée, qui serait peut-être morte de peur, lors d’une séance de spiritisme organisée par une sorcière dans un lieu semi-hanté…

Une ambiance particulière plane sur ce roman somme toute d'agréable facture...

 

 Ce que j'ai moins aimé :

 Un peu lent

 

Premières phrases :

 

"Agenouillée dans l'herbe humide et odorante du parc, Clara Morrow dissimula soigneusement l'oeuf de Pâques en se disant qu'il était temps de réveiller les morts, ce qu'elle comptait faire en soirée." 

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur :  Nature morte de Louise PENNY

 

 D'autres avis :

 

Allie 

  

Le mois le plus cruel, Louise Penny, traduit de l'anglais (Canada) par Michel Saint Germain avec la collaboration de Louise Chabalier, Actes Sud, Actes noirs, septembre 2012, 23.50 euros

 

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