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Bonne année !

Publié le par Hélène

Bonne année !

Que cette année 2016 soit une porte ouverte vers le bonheur...

Publié dans Divers

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Abandon et déception du mois de décembre

Publié le par Hélène

Pitch d'Albin Michel :

Événement littéraire aux États-Unis, Tous nos noms est sans doute le livre le plus ambitieux de l'auteur des Belles choses que porte le ciel. Roman de la maturité, où l'évocation d'une amitié mise à mal par l'Histoire se confond avec le portrait d'un continent déchiré, il pousse plus loin encore l'exploration de l'exil et du déracinement.

Isaac, un jeune Africain, est venu aux États-Unis dans le cadre d'un programme d'échange universitaire. Ni Helen, la jeune assistante sociale qui tombe amoureuse de lui, ni le lecteur ne connaissent son vrai nom : il l'a laissé derrière lui, en Ouganda, avec les promesses d'une révolution réprimée dans le sang par la future dictature, abandonnant aussi son ami le plus cher.

Du chaos de l'Afrique à la solitude du Midwest, dans une Amérique déchirée entre la guerre du Vietnam et la lutte pour les droits civiques, l'écriture intimiste et mélancolique de Dinaw Mengestu, mêlant les voix d'Helen et d'Isaac, saisit les paradoxes de l'Histoire et de la nature humaine avec une force et une intelligence peu communes.

 

« Un roman étincelant, profondément émouvant. » The New York Times

 

 

Mon avis :

J'ai tenté une incursion dans l'univers de Isaac et Helen mais sans réussir à m'attacher au destin des personnages. Un manque prégnant d'émotion m'a laissé l'impression d'un roman froid auquel je n'ai pas pu m'attacher. Les scènes racistes racontées par Helen sonnent faux, comme si cela coulait sur les personnages sans les toucher réellement. A trop vouloir s'interroger sur l'identité des êtres, l'auteur, à mes yeux, leur a fait perdre de la consistance... 

Du même auteur : Ce qu'on peut lire dans l'air (et je m'aperçois en relisant mon billet que je lui avais reproché sensiblement les mêmes choses...)

D'autres avis : Sur Babélio

 

Merci à l'éditeur.

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Ecorces de sang de Tana FRENCH

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ 

Trois jeunes enfants qui jouaient dans les bois se retrouvent face à un mystère qui provoque la disparition de deux d'entre eux et l'amnésie du troisième. 

Celui-ci plusieurs années plus tard est devenu policier et doit affronter son passé : une fillette est retrouvée morte dans ce même bois.

Alliant subtilement passé et présent, ce roman policier se lit d'une traite, le souffle court et les mains moites ! D'une efficacité redoutable, il ferre son lecteur et l'emmène dans les profondeurs de ce bois théâtre de disparitions empreintes de mystère et de peur. Existe-t-il un lien entre les disparitions des amis de Rob et celle de la petite fille ? Rob narrateur dit-il la vérité à son lecteur crédule ? Le suspens court sans relâche tout le long des 566 pages.

Mes retenues :

Quelques maladresses à déplorer : le narrateur est excessivement naïf. D'autre part, l'évolution de sa relation avec la belle Cassie était assez prévisible sans être tout à fait nécessaire...

 

Présentation de l'éditeur : Points 

D'autres avis : Babélio ; Cathulu 

Du même auteur : Comme deux gouttes d'eau

 

 

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Joyeuses fêtes !

Publié le par Hélène

@lecturissime
@lecturissime

Joyeuses fêtes !

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Joyeux Noël !!!

Publié le par Hélène

@lecturissime
@lecturissime

Joyeux Noël à tous !

Publié dans Divers

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Un bébé à livrer de Benjamin RENNER et REINEKE

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥ 

Un canard, un lapin et un cochon sont dépositaires d'une mission délicate : la cigogne ayant une aile cassée, elle leur demande d'accompagner un bébé à ses parents à sa place.

Après moults tergiversations et lâchetés, les voilà en route pour Avignon.. Encore faudrait-il savoir où se trouve Avignon et comment transporter ce petit bébé ... Ils inventent alors mille stratagèmes pour aller plus vite, et surtout pour échapper aux nombreux pétrins dans lesquels ils se sont fourrés... Vont-ils mener à bien leur mission ? Le bébé arrivera-t-il sain et sauf ? 

Un album jubilatoire, décalé, un vrai régal !! A lire !

 

Présentation de l'éditeur : Vraoum 

Du même auteur : Le grand méchant renard 

 

Un bébé à livrer, Benjamin Renner, Reineke, Vraoum, 304 p.  29 euros

 

Merci à Aurore qui me l'a mis entre les mains ! 

Publié dans Jeunesse BD

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Au-delà de 125 palmiers de Pauline DESNUELLES

Publié le par Hélène

Alma mène une vie engluée dans la routine entre son mari Paul et son fils Léopold. Quand Paul part en mission en Antarctique pour plusieurs mois, elle voit là l'occasion de se recentrer sur elle-même et surtout, sur l'essentiel. Elle décide de fuir la ville pour retrouver le village de son enfance, au bord de la Méditerranée. Jour après jour, rencontres après rencontres, les stigmates du quotidien s'effacent pour laisser place à davantage de liberté et d'épanouissement.

Comme j'aurais voulu l'aimer ce roman ! J'aurais aimé que l'auteure parvienne à écrire ce roman poétique qui parlerait du temps présent, de la magie du temps suspendu au bord de mer, des choix cruciaux que l'on décide de faire ou de ne pas faire, de la vie qui s'écoule, des enfants rieurs, des hommes-aimants, des grands-pères bienveillants. J'aurais aimé me couler avec délice dans la simplicité de la vie au bord de mer, entre marées et pluies printanières. J'aurais tant aimé lire tout cela, me laisser envoûter...  Mais n'est pas Claudie Gallay qui veut. 

Dés les premières lignes, le style m'a heurté de plein fouet

"Il y a gros à parier que Léopold va se relever. J'allume la télévision, rien d'intéressant. Un concert lyrique sur Arte, une cantatrice aux seins engoncés dans un brocart rouge s'égosille d'un air courroucé. Je rêvais de temps pour moi, en voilà. Je n'ai pas très faim, j'ai grignoté avec Léopold."

Voilà, tout est dit. Des tournures impersonnelles, l'usage du présent de l'indicatif qui aplatit le récit au lieu de lui donner l'envergure du quotidien recherché, des actes quotidiens sans aucun intérêt, un "je" qui nous rapproche plus du journal intime que du roman... Bien sûr si on s'appelle Duras tout cela est transcendé et poétisé, mais ici, cela tombe à plat. Duras ne passerait pas une page entière à décrire ses tentatives diverses pour se connecter au réseau dans sa nouvelle maison, et ses multiples appels à l'opérateur.

C'est un échec, même la sensualité n'est pas bien rendue, les étreintes restent seulement esquissées, pudiquement, si bien qu'on ne comprend pas bien la métamorphose progressive de la narratrice. Quant aux dialogues, ils sonnent eux aussi faux :

"-Je ne sais pas quoi te dire. C'était si soudain. Si étrange. En même temps, tu ne me dois rien. 

- Si je te dois des explications.

- Tu m'as manqué. Je m'étais sentie si proche de toi...

- Moi aussi, je me suis senti très proche de toi, et je  me sens toujours très proche de toi. Rien ne s'est effacé. 

- Pour moi, c'est différent, dis-je d'un ton rude." p. 85

J'aurais voulu l'aimer. A chaque mot j'ai ressenti l'intention de l'auteure, et à chaque phrase je me disais qu'elle n'avait pas réussi à faire passer ce qu'elle voulait. C'est rageant. Je n'ai pas pu l'aimer.

 

Présentation de l'éditeur : Editions de la Rémanence 

D'autres avis : Yves qui a trouvé cette lecture " calme, reposante et mélodieuse"

Vous aimerez aussi : Les déferlantes de Claudie Gallay

 

Au-delà de 125 palmiers, Pauline Desnuelles, Edtions de la Remanence, mai 2015, 112 p., 15 euros

 

Merci à Yves pour le prêt.

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L'homme montagne de Séverine GAUTHIER et Amélie FLECHAIS

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Grand-Père et l'enfant sont de grands voyageurs. Mais grand-père est las, il va partir pour son dernier voyage, sans l'enfant..."Ecoute, je porte sur mon dos les montagnes du monde, et mon front s'est creusé de tous les sentiers sur lesquels j'ai marché. Tu peux entendre dans ma voix les grondements de la terre, tu peux voir dans mes yeux l'eau de toutes les mers..." Grand père ne peut plus avancer. L'enfant décide alors de faire appel au vent le plus puissant, celui qui peut soulever des montagnes et qui vit sur la plus haute des montagnes. Lui saura faire avancer son grand-père.

L'enfant promet de faire attention durant son tout premier voyage solitaire. Le grand-père promet d'attendre son retour...

Commence alors un voyage initiatique durant lequel l'enfant rencontrera un arbre bien planté dans ses racines, des cailloux insouciants, des bouquetins protecteurs. Chaque être croisé rayonne de joie et de sagesse, et chacun indique le chemin à l'enfant qui n'est jamais seul.

L'histoire est d'une poésie rare, portée par des dessins magnifiques.

 

Présentation de l'éditeur : Delcourt 

D'autres avisNoukette et Jérôme ; Moka 

 

Delcourt jeunesse, mars 2015, 10.95 euros

Publié dans Jeunesse BD

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Rendez-vous à Crawfish Creek de Nickolas BUTLER

Publié le par Hélène

♥ ♥

Nickolas Butler signe ici des nouvelles plus noires que le magnifique Retour à Little Wing même si on y retrouve sa foi en l'humanité et cet attachement viscéral pour le lieu de ses origines. Il peint des êtres bien souvent perdus dans un monde trop grand pour eux, un monde qui ne tourne pas toujours aussi rond qu'on pourrait l'espérer, non pas parce qu'il porte en lui la marque de sa déchéance, mais parce que l'être humain lui-même reste un être faillible. Il suffit d'un rien pour que tout bascule, une seconde d'inattention, un regard détourné de la route, une soirée arrosée aux conséquences irrémédiables, une faiblesse au fond relativement humaine. Pour oublier cette impression d'être sans cesse au bord du gouffre, il reste l'alcool, la drogue, ou plus lâchement la fuite, pour s'échapper ne fut-ce que temporairement. Reste  à savoir ce qui fonde notre être, ce qui fait que, dans nos errances, nous restons "quelqu'un de bien", de moral...

Qu'il évoque des couples vacillants ("Tronçonneuse party""Les restes"), des couples hésitants, tant accorder sa confiance est problématique ("Sous le feu de joie") ou des parents défaillants ("Un goût de nuage") , l'auteur n'oublie pas sa foi en l'amitié durable, certains personnages suppléant aux manquements des autres comme dans "Rendez-vous à Crawfish Creek" ou "Lenteur férroviaire".

Porté par un style très visuel, presque cinématographique, ce recueil de nouvelles confirme l'immense talent de son auteur : 

"Des nouvelles noires, ou plutôt gris foncé, mais toujours ce même espoir de rédemption, ces perdants au grand coeur qui restent des gens ordinaires prêts à tout sacrifier pour la magie de l'amour et des enfants." (Notes de la traductrice)

 

Présentation de l'éditeur : Autrement 

D'autres avis : Jostein  ; Marie Claude 

Du même auteur  Retour à Little Wing 

 

Rendez-vous à Crawfish Creek, Nicolas Butler, traduit de l'anglais (EU) par Mireille Vignol, octobre 2015, 19 euros

 

Merci à l'éditeur.

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Oreiller d'herbe de SOSEKI

Publié le par Hélène

♥ ♥

Réédition :

Picquier propose une nouvelle traduction pour ce texte que Soseki appelait son "roman-haïku", édition illustrée de peintures d'une infinie délicatesse, aux couleurs veloutées, chatoyantes, issues d'une édition japonaise de 1926 en trois rouleaux où figuraient le texte entièrement calligraphié et une trentaine de peintures, toutes reproduites ici.

 

Présentation de l'éditeur

Oreiller d’herbe occupe une place privilégiée dans l’œuvre de Sôseki, manifeste poétique et esthétique qui suit le voyage d’un jeune peintre à la montagne, loin des passions et de l’agitation de la cité. Une silhouette féminine aperçue au clair de lune, le murmure d’une chanson, la contemplation de la nature entraînent ce double de l’auteur à approfondir sa méditation sur l’art et la création. 
« Je ne crois pas qu’un tel roman ait déjà existé en Occident. Il ouvrira de nouveaux horizons à la littérature », prédisait Sôseki en l’écrivant.


 Ce que j'en disais

Un peintre se retire dans une auberge de montagne pour peindre et réfléchir sur son art. Il y rencontre une jeune femme Nami, fille du patron des lieux. Son histoire recoupe le destin de la Belle de Nagara, légende de la région  : aimée par deux garçons, elle ne choisit aucun des deux, compose un poème et se noie dans la rivière. Nami quant à elle était aussi aimée de deux garçons, mais "n'a heureusement pas recouru à la solution de la rivière." Elle choisit un des hommes, mais étant malheuruese, le quitte er revient vivre chez ses parents. Elle hante les lieux et est depuis soupçonnée de s'enliser dans la folie. 

Le narrateur est envoûté par la jeune femme et cherche son inspiration dans son chant. Son esprit erre dans des brumes oniriques, entre rêve et réalité, la poésie s'installe au delà du sentiment, provoqué et reconstruit par le poète. 

"Dans un pareil moment, comment retrouver un point de vue poétique ? Eh bien, il suffit de placer devant soi un sentiment,  de reculer de quelques pas et de l'examiner avec calme comme s'il s'agissait de celui d'un autre. Le poète a le devoir de disséquer lui-même son propre cadavre et de rendre publics les résultats de son autopsie." p. 53

Des silhouettes fantômatiques peuplent son monde, telle la belle Ophélie de Millais.

Si la peinture le fascine, le narrateur rédige aussi des haïkus, artiste complet il est happé par le besoin de créer et ressent profondément les affres et doutes de la création artistique. Ses cheminements poétiques empruntent quelquefois des méandres difficiles à suivre pour un lecteur occidental qui doit se laisser bercer par le rythme lancinant de la littérature japonaise pour être touché. 

Bilan : 

Cette réédition enrichit le texte en l'embellissant. 

Chez Picquier 

 

Oreiller d'herbe, ou le voyage poétique, SOSEKI, traduction de Elisabeth Suetsugu, Picquier, ocotbre 2015, 200 p., 23 euros

 

Merci à l'éditeur.

 

Oreiller d'herbe de SOSEKI
Oreiller d'herbe de SOSEKI

Publié dans Littérature Asie

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