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Profondeurs glacées de Wilkie COLLINS

Publié le par Hélène

                                                                    

     ♥ ♥ ♥ ♥

Une plongée glaciale dans les profondeurs de l'âme humaine...

 

L’auteur :

  « Il a introduit dans l’espace romanesque les plus mystérieux des mystères : ceux qui se cachent derrière nos propres portes. » Cet éloge du grand Henry James s’adresse à William Wilkie Collins, considéré comme le précurseur du roman policier anglais et, plus largement, comme l’inventeur du thriller.

William Wilkie Collins est né à Londres en 1824. Soumis dès son enfance aux délires d’un père tyrannique (le peintre paysagiste William Collins), il se réfugie très tôt dans l’écriture, ce qui a le don d’irriter son géniteur, lequel met tout en œuvre pour tuer dans l’œuf cette « vocation absurde »¿ : on envoie le rebelle se former à la dure comme apprenti dans une fabrique de thé, puis on l’oblige à faire son droit. Même après sa mort, la figure du père continuera à tourmenter l’écrivain en exigeant par testament, et comme clause nécessaire pour hériter, qu’il lui consacre une « biographie officielle ». Ce devoir accompli en 1848, William Wilkie Collins intègre en 1852 la revue Household Words dont s’occupe Charles Dickens avec lequel il partage une passion commune pour le théâtre. Ces premières tentatives littéraires ne connaissent qu’un succès d’estime. Une nuit d’été 1855 pourtant, alors que Wilkie Collins, son frère Charles et le peintre Millais passent devant la grille d’une grande maison de Londres, une jeune femme en blanc, très belle, les supplie de lui venir en aide avant de disparaître. Fasciné, Collins mène l’enquête pour découvrir que cette femme, Caroline Graves, est séquestrée avec son bébé par un mari à demi-fou. Il la délivre et sera son amant jusqu’à sa mort. Ce qui aurait pu rester un fait divers romanesque inspire à Wilkie Collins l’intrigue de son premier chef-d’œuvre, La Dame en blanc, publié en feuilleton dans All the Year Round de novembre 1859 à octobre 1860. Le public ne s’y trompe pas : le succès est énorme et la foule s’arrache chaque livraison. Les romans qui suivront confirmeront le talent de conteur de William Wilkie Collins qui touche à la consécration avec Pierre de lune publié en 1868 et dont il se dit qu’il inspira fortement Charles Dickens pour son roman inachevé The Mystery of Edwin Drood. En proie à d’intenses souffrances nerveuses, de plus en plus dépendant de l’opium, Wilkie Collins se retire pourtant peu à peu de la scène publique et termine sa vie en reclus. Il meurt en 1889. (Source : Editeur)

 

L’histoire :

 « Deux années se sont écoulées depuis que les explorateurs partis d’Angleterre à la recherche d’un passage au nord-ouest ont dit au revoir à leur pays natal et au monde civilisé. L’entreprise a échoué. L’expédition arctique s’est perdue au milieu des glaces des mers polaires. Les excellents navires Wanderer et Sea-Mew, ensevelis dans ces vastes solitudes, ne sillonneront jamais plus les flots. »

Après un terrible hivernage au milieu de l’océan gelé, un équipage parti en 1845 et mené par Sir John Franklin est décimé par la faim et le froid. Dans cette longue nouvelle, à l’origine une pièce de théâtre écrite avec Charles Dickens, William Wilkie Collins livre le récit de ces gentlemen anglais soumis aux impératifs de la survie et révèle les profondeurs glacées de l’âme humaine. (Source : éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

 En quelques mots, quelques phrases, le talentueux Wilkie Collins nous emmène dans son univers : nous sommes au XIXème siècle, au bal aux côtés de la frêle Clara attirée par le beau Frank mais torturée par un malentendu passé qui risque de bouleverser son univers.

Puis quelques pages plus tard, l’auteur nous plonge dans l’univers glacial des explorations polaires avec le départ de deux navires vers le pôle Arctique, lancés à la recherche d’un passage. Le beau Franck est du voyage, aux côtés du trouble Richard. Nous tremblons de froid et de peur à l'idée de rester enserrés dans ces régions inhospitalières, à la recherche de ce passage improbable qui s'éloigne inexorablement. L'auteur s'inspire ici de l'expédition Franklin débutée en 1845 et ayant pour but de découvrir un passage est-ouest au nord du continent américain, afin de rejoindre l'océan Pacifique par de nouvelles voies, celle de l'océan Arctique (pour en savoir plus : ici)

 

                           franklin-expedition-site-4787.jpg

L’aventure est au rendez-vous, mais aussi une analyse très fine de l’âme humaine capable du meilleur comme du pire. Quel sort est réservé aux courageux explorateurs fuyant pour certains des déceptions amoureuses, ayant laissé pour d’autres leur jeune future femme à terre…

Ses personnages troubles oscillent entre aspiration au bien et tentation plus sombre, ils sont tous habités par des forces qui quelquefois les surplombent. Réussiront-ils à lutter contre leurs démons intérieurs ou sombreront-ils dans la folie et dans la mort ?

Une très belle introduction pour ceux qui ne connaissent pas encore  l'oeuvre passionnante de Wilkie Collins.

 

Ce que j’ai moins aimé :

 -          Trop court (160 pages)

 

Premières phrases :

 « Le maire de la ville et le conseil municipal donne un grand bal pour célébrer le départ de deux navires, le Wanderer et le Sea-Mew, qui vont vers le pôle Arctique chercher un passage au nord-ouest, et doivent prendre le large le lendemain, à la marée du matin. »

 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Pierre de Lune

Autre : Persuasion de Jane Austen 

 

D’autres avis :

 

Cryssilda 

 

Profondeurs glacées, W. Wilkie Collins, Traduit par Camille Cendrey, Phébus libretto, avril 2008, 160 p., 8.10 euros

Publié dans Littérature Europe

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Coups de coeur

Publié le par Hélène

J'ai listé ici des coups de coeur antérieurs à ce blog, incluant donc des romans qui n'apparaissent pas en ces pages mais qui m'avait beaucoup enthousiasmée à leur lecture :

 

Là où se trouvait la mer de Rick BASS

La tête dans le carton à chapeaux de CHILDRESS

Ma famille inoubliable de Fred CHAPPEL

Jim Glass de Jim EARLEY

1001 femmes blanches de Jim FERGUS

Grâce et dénuement de Alice FERNEY

Les cinq quartiers de l'orange de Joanne HARRIS

Le vent qui souffle dans les grues de Lidia JORGE

L'arbre aux haricots de Barbara KINGSOLVER

Noces indiennes de Sharon MAAS

La rivière du sixième jour de Norman MCLEAN

Blonde de OATES

Brendan prairie de Dan O BRIEN

Best love Rosie de O FAOLAIN

Matin brun de Marc PAVLOFF

Le temps où nous chantions de Richard POWERS

Un jour avant Pâques de Zoya PIRZAD

En attendant l'aube de Mario RIGONI STERN

De la beauté de Zadie SMITH

Le parfum de SUSKIND
Le sourire étrusque de SAMPEDRO

Luz ou le temps sauvage de OSORIO

L'alchimiste de COELHO

L'allée du roi de Françoise CHANDERNAGOR

C'est beau une ville la nuit de Richard BOHRINGER

Dojnaa de Galsan TSCHINAG

En caravane de Elisabeth VON ARNIM

Le joueur d'échecs de Stefan ZWEIG

Les romans de Michel TREMBLAY

A l'ombre des jeunes filles en fleurs de Marcel PROUST

Emile de ROUSSEAU

Noces de Albert CAMUS
Que ma joie demeure de Jean GIONO

Les contes des 1001 nuits

Fantasia chez les ploucs de Charles WILLIAMS

La morsure du lézard de Kirk MITCHELL

Le retour à la terre de FERRI et LARCENET

 

J'envisage de les relire pour les faire apparaître sur ce blog, si vous êtes tentés par des lectures communes, n'hésitez pas à me le faire savoir.

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Ceci n’est pas l’Afrique, récit d’une française au Gabon de Anne-Cécile MAKOSSO-AKENDENGUE

Publié le par Hélène

                                          ceci-n-est-pas-l-afrique.jpg

 L’auteure :

 

Anne-Cécile Makosso-Akendengué, née Frébeau, après une vingtaine d'années passées au Gabon, vit actuellement à Angers. Elle y est disquaire. Elle a déjà publié en 2007 un roman, Mathilde et son pianiste, aux éditions les 2 encres.

 

L’histoire :

 

 L'auteur nous parle ici de ses vingt ans passés au Gabon. Sans nostalgie et parfois avec humour, elle s'exprime sur ce qui l'entoure, s'attardant sur des vues du pays, des situations souvent surprenantes, la vie de tous les jours, loin de certains clichés habituels. (Source éditeur)

 

Mon avis :

 

 Ce qui m’a profondément choqué dans ce témoignage d’une femme qui a  passé vingt ans en Afrique est qu’elle ne parle pas du tout des africains. Ils sont scandaleusement absents de ces pages, comme si Madame Makosso avait vécu là-bas dans une bulle à part, sans s’intégrer, sans se mélanger, à observer seulement de loin ce pays dont elle prétend ensuite donner une image plus juste que les médias français. Il faut le savoir : nous avons ici un récit écrit par une blanche, le point de vue d’une blanche qui se complaît à écouter de la musique classique dans sa voiture.

Finalement les moments où elle semble le plus  en harmonie avec le pays est quand elle s’évade loin de Libreville au cap Estérias, comme pour fuir cette ville qu’elle rêve de nettoyer de fond en comble de ses détritus. Ses propos sur la ville sont inintéressants : ils concernent les taxis, les grands hôtels, une excursion à Lambaréné

, Mbolo, le nom des quartiers de Libreville, les atangas… Autant de futilités qui ne donnent qu’une image superficielle de ce pays, de cette ville foisnnante et de ses habitants…

« Comment s’habiller ce matin ? Pleuvra-t-il encore ? Le ciel, surchargé, le laisse soupçonner. Dand le doute, comme sous  toutes les latitudes, j’embarque mon parapluie dans la voiture. Et m’habille finalement comme tous les jours, légère et sobre à la fois. » (p. 113)

De plus le style frise le scolaire, les phrases restant très basiques. Clou du récit, un chapitre entier « J’aime j’aime pas » digne des meilleures rédactions de collégiennes… En voici un florilège : « Je n’aime pas le dimanche soir, à cause du lundi matin. » « Je n’aime pas les mondanités. » « Je n’aime pas la banane verte, je l’aime mûre, tendre et sucrée. » « Je n’aime pas l’heure fatale où le moustique débarque, fatalement repoussant, jamais inoffensif. » « J’aime dire que j’ai vécu au Gabon. »

J’aurais envie de dire à cette charmante dame « Ceci non plus n’est pas l’Afrique. » Ce n'est qu'une vision fade et égocentrique de son séjour...

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Premières phrases :

 « Nous venions de faire connaissance. J’allais chez L. à la Cité Universitaire. Chez lui, c’est beaucoup dire : petite chambre impersonnelle dans laquelle il ne ferait que passer, entre son arrivée à Toulouse et son installation, avec moi, dans mon studio. »

 

Vous aimerez aussi :

Sur le Gabon : La bouche qui mange ne parle pas de Janis OTSIEMI  

 

D'autres avis :

http://lucmelmont.canalblog.com/archives/2010/05/01/17753856.html

http://lucmelmont.canalblog.com/archives/2012/05/06/24195266.html

http://lucmelmont.canalblog.com/archives/2010/11/03/19510378.html

 

Ceci n’est pas l’Afrique,  Récit d’une française au Gabon, Anne-Cécile Makosso-Akendengue, l’Harmattan, 2010, 137 p., 13.50 euros

Publié dans Récits de voyage

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La trilogie du Minnesota 1. Terre des rêves de Vidar SUNDSTOL

Publié le par Hélène

                                                   trilogie-minnesota.jpg 

♥ ♥ ♥

Le premier tome d'une trilogie prometteuse... 

Ce que j’ai aimé :

L'action se déroule dans la région du Minnesota, près de Tofte au bord du lac supérieur. Lance est un policier du parc mais il n'a jamais été confronté à des délits majeurs. Il préfère passer ses heures à collecter des informations sur le passé de la région, sur ses premiers colons norvégiens, et de fait sur l'histoire de ses ancêtres.

Pour la première fois, il se retrouve confronté à un meurtre, très difficile à résoudre car aucune piste ne semble s'ouvrir devant lui. Si ce n'est cet homme qu'il a aperçu le jour du meurtre dans les alentours et qu'il devrait interroger dnas le cadre de l'enquête. Mais rien n'est aussi simple : des considérations morales, personnelles, psychologiques vont se dresser devant lui, le poussant à cacher sa découverte. Aidé par le FBI, il devra choisir entre la sincérité et ses contraires...

Ainsi, ce roman mêle habilement intrigue policière, considérations psychologiques et morales, et données historiques autour de l'histoire des norvégiens installés au Minnesota au XIXème siècle. L'atmosphère de cette région au passé multiculturel est fascinante. S'y mêlent mysticisme indien, passé nordique, et présent américain, dans une cohabitation a priori sans heurts.

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Ce que j’ai moins aimé :

 Quelques longueurs et insistances un peu malvenues, j’ose espérer qu’elles s’estomperont au deuxième tome… Deuxième tome que je me suis empressée d'acheter car le suspens à la fin du premier tome reste quasi-entier...

 

Premières phrases :

 

« Le lac scintillait au soleil. Au loin, il semblait s’étendre à l’infini pour se fondre dans le ciel.

Il n’y avait presque pas de circulation. Une Jeep Cherokee noire longeait le lac en direction du sud. Le chauffeur portait des lunettes de soleil pour se protéger de la forte lumière matinale. »

 

Vous  aimerez aussi :

 Du même auteur : Le tome 2 de la trilogie Seuls les morts ne rêvent pas

Autre :  La saga des émigrants de Vilhelm MOBERG

 

 Terre des rêves, La trilogie du Minnesota tome 1, Vidar Sundstol, traduit du norvégien par Hélène Hervieu et Eva Sauvegrain, Points, 2011, 7.60 euros

 

Défi nordique (2013) avec Lystig

 

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Voyage aux îles de la Désolation d’Emmanuel LEPAGE

Publié le par Hélène

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♥ ♥

 

L’auteur :

Né en 1966 à Saint-Brieuc, Emmanuel Lepage va faire à l’âge de 13 ans une rencontre déterminante : celle du dessinateur Jean-Claude Fournier. Le dessinateur de Spirou va lui enseigner les rudiments du métier et lui donner des conseils.

En 1983, il réalise dans le quotidien Ouest France son premier dessin publié, puis avec l’aide des bibliothèques de Rennes il publie à compte d’auteur son premier album de bande dessinée La Fin du monde aura-t-elle lieu ? à partir de l’année suivante, il réalise de nombreuses illustrations pour des revues et des magazines en Bretagne.
En 1986, il commence sa première série : Les aventures de Kelvinn. Deux albums en couleur paraissent également aux éditions Ouest France. Il collabore aux journaux de bande dessinée Circus et Tintin Reporter.

En 1990 et 1991 il publie aux éditions Signe de piste deux ouvrages adaptés de l’œuvre d’Huguette Carrière. Cette série sera ensuite reprise aux éditions du Lombard.
En 1991 associé au talentueux scénariste Dieter, il commence la série Névé chez l’éditeur grenoblois Glénat. Ayant achevé les cinq albums de cette série qui fut très remarquée, il entame une nouvelle collaboration avec la romancière Anne Sibran. Tous deux réalisent dans la prestigieuse collection Aire Libre de Dupuis La Terre sans mal qui consacrera sa notoriété.
Un an plus tard il dessine Alex Clément est mort et après un tour du monde de deux ans, il publie aux éditions Casterman deux livres de carnets de voyage : Brésil et America avec des textes de l’écrivain Nicolas Michel.

En 2003, il entame ce qui sera considéré comme son chef d’œuvre, le diptyque Muchacho dans la collection Aire Libre. Il décrit le parcours d’un jeune séminariste au Nicaragua qui va se trouver confronté à des relations sociales très dures et à la découverte de sa propre sensualité. Lepage, auteur complet, signe là une œuvre éminemment sensible et engagée, elle sera reconnue par toute la presse unanime et sera couronnée par de nombreux prix. Le trait fin et puissant de Lepage, son dessin raffiné, son art consommé de l’aquarelle font de lui un des plus brillants créateurs de la nouvelle bande dessinée française ; ses ouvrages ont été traduits dans de nombreux pays européens ainsi qu’aux Etats-Unis.
Actuellement, il réalise avec sa compagne l’écrivain Sophie Michel un diptyque Oh les filles ! qui est paru début 2008 aux éditions Futuropolis.

2011: Voyage aux îles de la Désolation, Futuropolis

2012: Un printemps à Tchernobyl (Source : Babélio)

 

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L’histoire :

C’est un récit de voyage, un reportage dessiné, où se mêlent les mots, la bande dessinée, les grandes illustrations couleur, les portraits et croquis pris sur le vif. De ces terres australes, de ce monde au bout du monde, dont on dit qu’il est le point le plus isolé du globe, Emmanuel Lepage nous rapporte un récit vivant, chaleureux, mystérieux et, surtout, profondément humain. (Source : Babélio)

 

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Mon avis :

Emmanuel Lepage nous emmène au bord du Marion Dufresne à la découverte des terres australes, Crozet, Amsterdam, Saint-Paul, Kerguelen, surnommées îles de la Désolation. Le départ ne se fait pas sans heurts, il est retardé par une grève des entrepôts pétroliers, mais le magnifique bateau va finir par s’ébranler, en route pour une aventure humaine et personnelle très forte.

Emmanuel Lepage nous conte au jour le jour l’avancée du bateau, les ennuis rencontrés en route, les manques, les joies, le partage des passions de chacun, par touches subtiles il peint un univers tout en retenue et puissance.

Voyage aux Iles de la Désolation tient davantage du carnet de voyages que d'une véritable bande dessinée, il fonctionne comme un journal de bord plus que comme une histoire entièrement scénarisée. Il m’a manqué des considérations qui m’auraient permis de ressentir un vrai coup de cœur pour cet album, l’auteur cherche à capter des moments, et s’il y parvient magnifiquement avec son dessin, il échoue à mon sens avec son texte.

Vous l’aurez compris, l’atout majeur de cet album tient dans ses dessins en noir et blanc, au fusain, à l’aquarelle, tous magnifiques, ils rendent hommage aux paysages, animaux, hommes rencontrés.

voyages aux iles désolation

 

Néanmoins, là aussi je n'ai pas été totalement conquise, car si j'ai adoré ses aquarelles, j'ai trouvé ses planches en noir et blanc trop brouillonnes et fatiguantes à regarder et lire.

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Un bian en demi-teinte pour un album qui a fait l'unanimité sur les blogs...

 

Vous aimerez aussi :

 Du même auteur : Un printemps à Tchernobyl

Autre : Kerguelen de Isabelle Autissier

 

D’autres avis :

 Mango ; Noukette ; Choco, Emmyne, Yaneck, Miss Alfie ; Jérôme 

 

Voyage-aux-Iles-de-la-desolation-Panche-3

 

BD Mango bleu

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Osez... devenir une cougar de Servane VERGY

Publié le par Hélène

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L'auteur :

Servane Vergy est l'auteur de nombreux ouvrages pratiques.


Intéressées par les relations hommes/femmes et plus particulièrement la sexualité, elle est l'auteur de "Osez… les secrets d’une experte du sexe pour rendre un homme fou de plaisir" aux éditions La Musardine et "Le Petit livre rose de la serial loveuse" aux éditions Blanche.(Source : Babélio)

 

L'histoire :

Après avoir aidé filles et garçons à devenir des bombes sexuelles en puissance, l’experte du sexe s’adresse désormais aux cougars. Que vous soyez récemment célibataire après des années de vie en couple ennuyeuse ou croqueuse d’hommes assumée depuis des lustres, elle vous livre tous ses petits secrets pour attraper et garder les chatons de votre choix. Techniques sexuelles de pro, astuces pour tirer parti de sa belle maturité, conseils pour rester toujours au top, elle sait surtout expliquer mieux qu’une autre pourquoi une cougar est tellement plus attirante qu’une autre femme… et que les chatons n’ont pas fini de fantasmer sur son compte ! Pas de doute, ce petit guide vous rendra irrésistible et surtout vous reboostera l’ego pour encore un bon paquet de décennies ! (Présentation de l'éditeur)

 

Mon avis :

Je pense, à la lecture attentive de cet opus, que Servane Vergy prend les femmes pour des idiotes - ce qui bien sûr n'est que conjoncture puisque, c'est bien connu, seules les blondes sont idiotes. (oui moi aussi je peux me délecter de clichés)  : Elle ose conseiller aux futures cougar de ne jamais dire "Tu es sûre que tu as envie d'une vieille ? Regarde j'ai des plis là" ou "Baisse la lumière, je ne veux pas que tu vois mes vergetures / trous de cellulite / bourrrelets." 

Conclusion : la femme de plus de 40 ans est donc dénuée de tout neurone actif.

Mais ce n'est pas tout : elle est aussi dénuée de libido :

"Laquelle d'entre nous peut dire haut, fort, sans rougir ni avoir le nez qui s'allonge, qu'après cinq ans de vie à deux avec son chéri, c'était le feu d'artifice tous les soirs ? D'autant si Monsieur vous a connue enceinte et atteinte de varices vulvaires (ne rigolez pas, les autres, ça existe) et que vous, vous l'avez vu se scalpéliser les bubons sans complexe devant le miroir de la salle de bains..." ( p. 78)

Je pose la question différemment : comment une femme normalement constituée pourrait accepter que ce ne soit pas l'extase chaque fois avec son homme et comment une femme qui a un  minimum de respect d'elle-même accepterait-elle le coup des bubons ?  A mon avis elle peut même obtenir la garde des enfants sans discussion possible avec un mari comme ça !

Mais Servane nous enjoint à "Retourner à l'école du sexe" ou nous apprend "Comment (re)devenir coquine", elle nous enseigne alors le ba ba : faire du sport, porter des dessous sexys, désirer pour être désirable, blabla bla 

Mais Servane n'a pas répondu à la question principale que je me pose : pourquoi choisir des jeunes boutonneux timides sans aucune expérience quand on peut avoir ça : 

 

georges.jpg

Du charme, de l'expérience, un homme qui en vous frôlant seulement sait vous faire monter au septième ciel car il a l'expérience...

Servane nous explique que  les hommes de plus de 40 ans ont un "estomac rebondi" et "des tempes grisonnantes" et qu'ils sont "geignards" "aigris de la vie" (messieurs, vous posez m'envoyer des photos de vous si vous vous récriez, je les transmettrai à Servane...) (ou pas)

Nous fera-ton croire que c'est un phénomène normal que d'aller chercher un homme deux fois plus jeune que nous ? Pour ma part, hormi quelques exceptions, je trouve que cela dénote tout de même d'un dysfonctionnement comportemental et sentimental assez flagrant... 

Je n'ai pas l'âge requis pour être une cougar, mais je dois avouer aussi que cela ne fait nullement partie de mes fantasmes, je retourne donc admirer les plus de 40 ans...

Caryl_ferey.jpg

(s'il insiste, je l'appelerai "chaton"...)

 

Vous aimerez aussi :

Osez les conseils d'une experte pour rendre un homme fou de désir

 

Osez... devenir une cougar de Servane VERGY, La musardine, 8.10 euros

Publié dans Littérature érotique

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L’écume des jours de Boris VIAN

Publié le par Hélène

                                       ecume des jours

 ♥ ♥

   L’auteur :

 

 Boris Vian est né d'un père rentier et d'une mère musicienne (harpe et piano). Il est le second de quatre enfants. A douze ans, on lui découvre une insuffisance aortique.

Il intègre l'École centrale en 1939 et devient ingénieur en 1942. 
Cependant, passionné de musique, en particulier de jazz, il passe le plus clair de son temps dans les clubs de Saint-Germain-des-Prés. Il s'y fait connaître comme trompettiste et rédige des articles dans plusieurs journaux de jazz dont Jazz Hot. Par ailleurs, il écrit plusieurs centaines de chansons.

Vian est influencé par le mouvement existentialiste, auquel il contribue dans sa "Chronique du menteur", au sein de la revue de Sartre les Temps modernes.

Son premier roman célèbre (sous l'hétéronyme de Vernon Sullivan) est J'irai cracher sur vos tombes, écrit en 1946. Le roman est très controversé, notamment parce qu'il est retrouvé sur les lieux d'un crime passionnel. Boris Vian est condamné en 1950 pour outrage aux bonnes mœurs. S'ensuivent des romans tout aussi noirs et sarcastiques : Les morts ont tous la même peau, Et on tuera tous les affreux et Elles se rendent pas compte.
Si les œuvres à succès, signées Vernon Sullivan, ont permis à Vian de vivre, elles ont aussi occulté les romans signés de son vrai nom, œuvres plus importantes à ses yeux. D'après lui, seuls ces derniers avaient une véritable valeur littéraire.

1951 et 1952 seront des années sombres pour Boris Vian. Il vient de quitter son épouse Michelle Léglise, dont il a eu deux enfants, Patrick en 1942 et Carole en 1948. En 1954, il se remarie avec Ursula Kübler.

Boris Vian meurt d'une crise cardiaque quelques minutes après le début du film, J'irai cracher sur vos tombes, inspiré de son roman, au cinéma Le Marbœuf. 

Son œuvre connut un immense succès public posthume dans les années 1960 et 1970, notamment pendant les événements de mai 1968. (Source : Babélio)

 L’histoire :

 Dans un univers mêlant quotidien et onirisme, ce premier roman conte les aventures de Colin, de Chick, d’Alise et de la belle Chloé. Deux histoires d’amour s’entremêlent : Colin est un jeune homme élégant, rentier, qui met fin à son célibat en épousant Chloé, rencontrée à une fête, tandis que son ami Chick, fanatique transi du philosophe vedette Jean-Sol Partre, entretient une relation avec Alise. Tout irait pour le mieux sans les forces conjuguées de la maladie (Chloé est victime d’un « nénuphar » qui lui dévore le poumon) et du consumérisme (Chick consume ses ressources dans sa passion pour Jean-Paul Sartre) qui s’acharnent sur les quatre amis. La plume alerte de Boris Vian, qui multiplie les néologismes poétiques et les jeux de mots (le pianocktail, le biglemoi, les doublezons…) semble le faire par politesse, car sous ses dehors de roman d’amour pour éternels adolescents, l’Ecume des Jours est un piège qui étouffe petit à petit le lecteur et les personnages. A l’image de la maladie de Chloé qui s’étend, la légèreté et l’innocence qui ouvrent le roman sont progressivement contaminées par le drame.

Un classique moderne, salué à sa sortie par Raymond Queneau comme « le plus poignant des romans d'amour contemporains. » (Source : Babélio)

 Ce que j’ai aimé :

 

 « Il y a seulement deux choses : c’est l’amour, de toutes les façons, avec des jolies filles, et la musique de la Nouvelle-Orléans ou de Duke Ellington. Le reste devrait disparaître, car le reste est laid, (…). » (Avant- propos)

 

Par sa poétique irréelle, Boris Vian peint un monde tragique marqué par l’aliénation du travail, les passions dévorantes poussant à une consommation effrénée et ruineuse, un monde duquel on ne sort pas indemne. Mais au cœur de cette vision pathétique de l’existence, la passion amoureuse peut s’épanouir pour épargner quelques instants les individus pris dans la glu d’un quotidien désabusé. L’amour et la musique, deux pôles rédempteurs. Colin aime Chloé et Chloé aime Colin, et même si leur amour est condamné, il leur permet se s'échapper et de croire à un monde meilleur. Chick par contre sacrifiera son amour physique pour une passion immodérée pour un auteur à la mode qui le ruinera. N'est pas sauvé qui veut...

Aussi Boris Vian nous offre-t-il un roman-jazz à l’imaginaire foisonnant, plantant son intrigue amoureuse dans un univers fantastique absurde : des patineurs s’écrasent contre les murs et y restent collés « comme une méduse de papier mâché écartelée par un enfant cruel. » mais cela n’affecte personne, des « varlets-nettoyeurs » viennent nettoyer puis tout rentre dans l’ordre… (p. 45)

 

Les dialogues sont enlevés et drôles, comme pour conjurer le mauvais sort :

" - Ah… dit Colin. Combien vous dois-je ?...

- C’est très cher… dit le marchand. Vous devriez m’assommer et partir sans payer.

- Oh, dit Colin, je suis trop fatigué. » ( p. 194)

La puissance de la poésie et de l’imaginaire sont chantés ici avec passion. La richesse du style concoure à nous enchanter : néologismes (dilatoirement, trousse à doctoriser, zonzonner…), savant mélange des niveaux de langues, jeux de mots, mot valise (piano-cocktail). Les inventions sont tout aussi savoureuses et éclairées.

 

Un beau roman à l'univers particulier à découvrir...

Ce que j’ai moins aimé :

 Je n’ai pas été particulièrement sensible à cet univers, je reste –il faut le dire- relativement hermétique à ce qui est surnaturel…

 Premières phrases :

 « Colin terminait sa toilette. Il s’était enveloppé, au sortir du bain, d’une ample serviette de tissu bouclé dont seuls ses jambes et son torse dépassaient. Il prit à l’étagère, de verre, le vaporisateur et pulvérisa l’huile fluide et odorante sur ses cheveux clairs. »

 Vous aimerez aussi :

Du même auteur : L'arrache-coeur

Autre : le film de Gondry

 

 L’écume des jours, Boris Vian, Le livre de poche, 6.60 euros

  

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Mon grand ami d’Eric BATTUT

Publié le par Hélène

                           mon grand ami

♥ ♥ ♥

Quand l'amitié permet de vaincre sa timidité ...

 

L’auteur :

 Eric Battut est né à Chamalières, où il vit et travaille.

Après six années d'études en économie et en droit, il a étudié à l'École Emile Cohl de Lyon. En 1996, ses premières illustrations pour "La Chèvre de Monsieur Seguin" sont montrées à Bologne.
En 1997, il a reçu le prix "Figue Future" de Montreuil, ainsi que le Prix Octogones 2000 du CIELJ. Il a depuis publié chez Didier jeunesse, Milan, Bilboquet et Bohem Press. (Source : Babélio)

 

L’histoire :

 Monsieur Tim est un grand timide. Mais lorsqu'il croise un jour le chemin du discret Monsieur Puce, c'est comme une révélation: ni zozotements ni bégaiements, ni gêne ou hésitation, ces deux-là sont faits pour être ensemble !

Une jolie fable sur la timidité et le courage, la confiance en soi que procure l'amitié. (Source : Babélio)

A partir de 3 ans.

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Ce que j’ai aimé :

 La rencontre de Monsieur Tim et de Monsieur Puce transforme radicalement leur vie et leur personnalité. L’assurance que leur donne cette nouvelle amitié miraculeuse est le sésame qui leur permet désormais d’être eux-mêmes, épanouis et heureux quand ils n’étaient auparavant que l’ombre du meilleur d’eux-mêmes…

La sincérité de cette belle histoire d’amitié est touchante et permet pour les plus jeunes d’aborder le thème de la timidité de façon ludique et intelligente.

Les dessins restent simples pour parler à l'âme des plus jeunes. 

 

Ce que j’ai moins aimé :

 - Rien

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Premières lignes :

« Monsieur Tim n'avait pas d'amis, car monsieur Tim était très très timide. Quand quelqu'un lui disait bonjour, il bégayait, zézayait, rougissait, puis tournait les talons sans entamer la conversation.

Ce matin-là, après avoir longtemps marché le long d'un chemin, monsieur Tim s'arrêta pour se reposer. Il s'endormit.
Venu d'on ne sait où, monsieur Puce vit monsieur Tim, qui lui ouvrit l'appétit.
Monsieur Puce prit son élan. En quelques bonds, il se posa sur monsieur Tim, sur son nez exactement. Monsieur Tim se réveilla en sursaut :
«Une puce ! s'écria-t-il. Quel fléau !» »

 

Vous aimerez aussi :

 Du même auteur : Veux-tu être mon ami ?

Autre : Le catalogue des éditions Autrement jeunesse donne envie de tout découvrir... : http://www.autrement.com/userfiles/catalogues/cat_cat3.pdf

 

 Mon grand ami, Eric Battut, Autrement jeunesse, avril 2013, 24 p., 12.50 euros

 
 

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Publié dans Jeunesse Album

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La fille de l’irlandais de Susan FLETCHER

Publié le par Hélène

 

fille de l'irlandais

♥ ♥

 

L’auteure :

 

Susan Fletcher est née à Birmingham en 1979. Avis de tempête est son deuxième roman après La fille de l'Irlandais (Plon 2006) qui a connu un immense succès en Angleterre (sélectionné par le célèbre talk-show " Richard and Judy ").

 

L’histoire :

 

Eve Green, huit ans, de père inconnu, sa mère subitement morte, se trouve renvoyée chez ses grands-parents dans un petit village du beau et sauvage pays de Galles. Un univers dur, où les mesquineries et le mépris jalonnent sa vie d'écolière. 

Un jour, la plus jolie fille de la classe disparaît, et le microcosme villageois se met en ébullition : enquête, soupçons, mensonges, faux témoignages, vengeance, culpabilité - à huit ans, c'est une drôle d'éducation à la vie qui lui tombe dessus. Seuls deux amis réussissent à gagner sa confiance, jusqu'au jour où l'un d'eux disparaît à son tour... 

Vingt ans plus tard, enceinte de son premier enfant, Eve remet en place, dans la sérénité et dans l'amour, le puzzle de sa vie ; et il en surgit ce magnifique conte d'innocence perdue, de paix et de bonheur retrouvés, de mystères résolus. 

Ce livre, couronné par les deux prix littéraires les plus prestigieux attribués aux premiers romans en Grande-Bretagne (le Whitebread et le Betty Trask Award), s'est déjà vendu à 200 000 exemplaires en Angleterre.

 

Ce que j’ai aimé :

 

Les époques s’entrecroisent pour nous livrer le destin particulier de la jeune Evangeline et de sa mère amoureuse d’un homme roux mystérieux, le père d’Eve, qu’elle n’a jamais connu.

Eve adulte et enceinte nous livre ses souvenirs liés à son arrivée chez ses grands-parents, dans la région sauvage du pays de Galles, suite à la mort brutale de sa mère. Sa personnalité frondeuse étonne et charme son entourage, même si elle pose souvent des questions dérangeantes.

Une atmosphère mélancolique teintée de mystères plane sur le récit de la jeune femme qui a eu la chance de grandir dans un univers protégé parmi des gens aimants. La disparition de la jeune Rosie va ébranler cet équilibre somme toute fragile...

Hymne à l’enfance, à ses joies, ses rencontres, cette liberté insouciante, mais aussi ses failles, ses sentiments exacerbés, ses mensonges innocents qui peuvent être quelquefois à double tranchant, La fille de l'irlandais est un roman doux et nostalgique à la violence sous-jacente…

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

Ce roman souffre à mes yeux d’un problème de construction :

- déjà, très prosaïquement, la première partie s’étend sur 187 pages, puis le livre 2 court sur 112 pages seulement et enfin le livre 3 sur 10 pages.

- de plus la première partie instaure un suspens concernant la disparition de la jeune Rosie et un mystérieux incendie, et que tout n’est résolu que quelques pages avant la fin. L’équilibre entre suspens et explications aurait pu être plus subtil.

- enfin l'auteure choisit d'entrelacer les époques et les récits : celui d'Evangeline enfant, celui de Evangeline adulte, celui de sa mère avec des allers-retours incessants qui peuvent rapidement lasser le lecteur...

En conclusion, il s’agit là du premier roman de l’écrivain, il est tout à fait logique qu’il y ait quelques défauts, il n’en reste pas moins que le talent apprécié dans « Un bucher sous la neige » se devine déjà ici en filigrane.

 

Premières phrases :

 

« Sur une feuille blanche ma mère a écrit :

Hier soir, je suis allée sur le chemin, le sien. Mes jambes m’nt conduite là, à travers les fougères, et je me suis assise de nouveau sur la clotûre. D’où viennent les taches de rousseur ? Je lui demanderai. Les chauves-souris étaient sorties et j’ai passé près de deux heures à les regarder. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur :  Un bûcher sous la neige de Susan FLETCHER

Autre :  Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur de Harper LEE

 

D’autres avis :

 

Lecture commune avec Philisine cave ; Une Comète

 

Jostein A propos de livresAifelleCathulu ; Liliba

 

 

La fille de l’irlandais, Susan Fletcher, traduit de l’anglais par Marie-Claire Pasquier, j’ai Lu, 2008, 310 p., 6.7 euros

 

 

 

Publié dans Littérature Europe

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Déception et abandon du mois d'avril

Publié le par Hélène

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Le monde à l’endroit de Ron Rash

 

Présentation :

Travis Shelton est un jeune gars de dix-sept ans, en perpétuel conflit avec son père, un peu bravache, un peu paumé. L’été où débute ce roman, un jour de
pêche à la truite, le hasard lui offre l’occasion de commettre la bêtise qui va sans doute changer le cours de sa vie : il tombe sur une plantation clandestine de chanvre indien. C’est un jeu d’enfant de couper quelques pieds et de charger le plateau de son pick-up.
Pour écouler la moisson miraculeuse, il s’adresse à un ancien prof devenu dealer, Leonard Shuler. Trois récoltes scélérates plus tard, Travis est surpris par le propriétaire du champ, l’intraitable Carlton Toomey, qui lui sectionne au couteau le tendon d’Achille, histoire de lui apprendre qu’on ne vole pas le bien d’autrui. Mais ce ne sera pas la seule leçon de cet été-là : Travis quitte ensuite la maison paternelle et trouve refuge dans le mobile home de Leonard, qui va devenir son mentor.

À cette occasion, Travis découvrira les lourds secrets qui pèsent sur la communauté de Shelton Laurel depuis un massacre perpétré pendant la Guerre de Sécession, et se trouvera confronté aux doutes engendrés par le passé. Le passage à la stature d’homme se fera certes, et comme souvent, au prix de la découverte de l’amour et de la rupture avec le père, mais il y aura aussi un prix plus fort à payer, qui aura pour monnaie le sang. (Source : Babélio)

 

Mon avis :

 

Au fil de ma lecture mon esprit avait tendance à s'évader, perdant le fil, peu passionné par ce que je découvrais. Il faut dire que les personnages sont peu attirants : entre Travis jeune ado pas très fûté, Léonard, ancien prof devenu dealer qui vit dans un mobil home, Dena, la jeune femme avec qui vit Léonard, zombie ambulant, j'ai eu l'impression d'étouffer dans un univers glauque. si bien que ce qui devait arriver arriva : j'ai abandonné ce livre en cours de route. Pour m'apercevoir par la suite en lisant d'autres avis sur la toile qu'il a eu beaucoup de succés auprès d'autres lecteurs. A vous de vous faire votre idée dans ce cas...

 

D’autres avis :

 

Keisha MimiPinson Papillon

Télérama

 

 

grand prix lectrices de elle

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