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Paris solidaire 120 lieux pour changer la vie d'Apolline GUICHET

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

Privilégier le local, embellir la ville grâce à ses propres initiatives, faire des rencontres inattendues : à Paris, c’est possible !

 

Épiceries alternatives, restaurants et cafés associatifs, ressourceries créatives, ateliers de réparation, jardins partagés : la capitale regorge de lieux singuliers réunissant ceux qui sont bien décidés à améliorer le monde… et la vie des autres.

Plusieurs rubriques sont présentées :

Le chapitre A boire et à manger met en avant le communautaire, la cuisine bio, l'insertion professionnelle, les coopératives, la découverte des autres cultures avec par exemple des traiteurs qui proposent des contenants biodégradables.

Le chapitre Loin de la grande distrib propose des supermarchés, des Amap, des boulangeries auto gérées...

Pour sortir et faire de belles rencontres, des lieux culturels sont listés, des cafés, des associations, des balades originales, des hôtels ou agences de voyage alternatives ou encore des croisières en catamaran !

Pour se meubler, réparer, offrir quelques boutiques gratuites, des plans pour échanger, recycler, réparer les jouets, mais aussi, ô bonheur des petites bouquineries méconnues.

Une mine d'idées pour s'habiller aussi chic, vintage et solidaire, pour échanger des services et donner de son temps, pour reverdir Paris, ensemble, bref pour passer à l'action !

Menton spéciale pour la solution pour faire un sort aux chaussettes orphelines...

A mettre dans les mains de tous les parisiens (et des touristes)

 

Présentation de l'éditeur : Parigramme

 

Paris solidaire, 120 lieux pour changer la vie. S’engager au quotidien pour une société plus humaine, Apolline Guichet, Parigramme, 2016, 144 p., 9.90 euros

 

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Chaleur de Joseph INCARDONA

Publié le par Hélène

"L'homme a cette capacité d'absolu qui, même dans les évènements en apparence les plus ridicules, touche au tragique et, parfois, à la grâce."

Chaque année en Finlande a lieu un drôle de championnat  : le championnat du monde de Sauna durant lequel les concurrents venus de toute l'Europe doivent pour rester enfermés dans des cabines chauffées à 110 °. Le vainqueur est celui qui tient le plus longtemps... Niko Tanner et Igor Azarov sont les deux stars du championnat : l'un est star du porno finlandais l'autre est un ancien sous-marinier russe. Tout oppose en apparence ces deux hommes : quand l'un s'épanouit dans le sexe, l'autre est bien plus sérieux, presque dépressif. Et pourtant ils se retrouvent dans cette volonté d'aller au-delà de soi-même, au-delà de ses capacités, au-delà de la vie peut-être. Le championnat leur offre cette opportunité, et au-delà du folklore, toute un volet sur la souffrance se joue ici...

Le ton est décalé, léger en surface, mais cachant les blessures bien plus profondes des deux protagonistes bien décidés à s'éprouver jusqu'au bout.

Ce que j'ai moins aimé : l'auteur a souhaité mettre en valeur l'absurdité apparente de ces championnats et la tragédie finale qui prouve que derrière cette activité aux accents anodins, se terraient des réalités bien plus existentielles. Soit. Mais pourquoi en rajouter en choisissant un acteur de porno qui passe son temps à se faire tailler des pipes ? Et pourquoi cette business woman très coincée qui jouit pour la première fois de sa vie grâce audit acteur porno au talent professionnel exceptionnel ? L'alliance entre le grotesque et le sublime perd ses accents hugoliens pour s'orienter alors vers du porno peuplé de slips échancrés... Un choix sans aucun doute assumé qui ne m'a pas conquise...

 

Pour votre gouverne, les championnats du monde de sauna ont réellement existé, et le roman s'inspire d'évènements réels. (à lire à ce sujet l'article du Monde)

 

Présentation de l'éditeur : Finitude

 

Chaleur, Joseph Incardona, janvier 2017, 160 p., 15.50 euros

Merci à l'éditeur.

Publié dans Littérature Europe

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911 de Shannon BURKE

Publié le par Hélène

♥ ♥

«Je voulais représenter l’univers des ambulanciers: les maladies, les blessures et les morts inattendues. Et raconter ce métier dans lequel tu peux manger un sandwich, regarder quelqu’un qui s’est écrasé sur le bitume la minute suivante et reprendre ton sandwich l’instant d’après.»

Ollie Cross devient ambulancier à Harlem après avoir manqué son concours pour rentrer à l'école de médecine. Il prévoie de repasser le concours et en attendant, décide de se former "sur le terrain". Il fait équipe avec Rutkovsky et découvre son équipe haute en couleurs. Dans les premiers temps il se sent profondément vivant, au coeur de l'action, obligé de réagir vite, de prendre des décisions avec des conséquences décisives, bien loin des bancs plus sages de l'école de  médecine. Le métier d'ambulancier se situe pour lui au croisement entre celui de soldat et de secouriste.

Harlem au début des années 1990 est un quartier où cohabitent  "Crime, pauvreté, drogue, des gens désespérés, tâchant tant bien que mal de survivre". Les ambulanciers représentant l'Etat essuient des insultes permanentes, et peu à peu ils apprennent à se prémunir contre cette violence sous-jacente. Cette réalité tendue les transforme indéniablement, ils s'habituent aux blessures graves, aux morts subites, aux urgences médicales... Leur sensibilité s'émousse au contact quotidien de la violence, de la pauvreté, de la drogue et de la mort, dernier salut pour certains. Dans ces circonstances, les risques sont grands de partir à la dérive.

Shannon Burke a lui-même été ambulancier à Harlem pour le New York City Fire Department durant cinq ans et la réalité de son roman prend rapidement à la gorge le lecteur, non seulement par sa violence, mais surtout en raison des questions existentielles qui se posent rapidement au jeune Ollie. Comment rester humain dans cet univers délabré, et surtout qu'est-ce qu'être humain ? 

«Tout le monde finissait une fois ou l’autre par en avoir ras le bol. Tout le monde se disait que certains des patients que l’on secourait ne méritaient pas nos soins. Tout le monde se trouvait un moyen de survie. Pour moi, c’était l’écriture», explique Shannon Burke. 

Un roman coup de poing qui, au-delà du décor, vous plongera surtout dans les tréfonds de l'âme humaine !

 

Présentation de l'éditeur : Sonatine éditions  ; 10/18

D'autres avis  : Télérama ; Jean-marc

 

Sélectionné pour le Prix SNCF du POLAR (et pour le moment, il est mon préféré)

La bonne nouvelle est que ce mois-ci la SNCF vous propose de lire ce titre en édition numérique gratuitement, c'est ICI ! N'hésitez pas !

 

911, Shannon Burke, traduit par Diniz Galhos, 10/18, janvier 2016, 216 p.,  7.10 euros

 

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Un mois, un éditeur / L'arbre vengeur

Publié le par Hélène

L'arbre vengeur est à l'honneur ce mois ci pour Un mois Un éditeur :

http://www.arbre-vengeur.fr/

Babélio nous proposait en 2013 une interview passionnante pour découvrir cette petite maison d'édition. En 2014, le site "Un dernier livre avant la fin du monde" rencontre aussi David Vincent et Nicolas Etienne, les fondateurs de la maison.

De cette maison d'édition, j'ai juste lu jusqu'ici Mes amis de Emmanuel BOVE

J'ai donc prévu de me plonger dans le catalogue très attirant de cette maison d'édition et de vous parler notamment prochainement des autofictifs de Eric Chevillard.

 

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Albert sur la banquette arrière d'Homer HICKAM

Publié le par Hélène

♥ ♥

"Peut-être que c'est ça, la vie. Toujours plus de mystères. On croit tout savoir mais on ne sait rien, ou pas vraiment."

Ce roman nous conte l'histoire plus ou moins vraie d'un mari, de sa femme et de l'alligator de sa femme. Homer est minier en Virginie et il est marié à Elsie, jeune femme aux rêves déçus qui est tournée vers son passé. Albert est leur alligator, offert comme cadeau de mariage par un ancien soupirant d'Elsie. Homer est lassé par ce mastodonte qui représente l'amour perdu d'Elsie et ne lui laisse comme alternative que celle du mari jaloux "c'est lui ou moi". Le couple décide donc de ramener Albert en Floride, accompagné dans leur farfelu voyage par un coq qui s'est invité à l'improviste.

S'ensuivent des aventures abracadabrantes : les charmants acolytes seront témoins dans une affaire de braquage, détenteurs d'informations sur une possible affaire de meurtres en série, complices de l'explosion d'une usine, suspectés de contrebande et de transport d'alcool perdu en mer... Homer devient joueur de base-ball professionnel, puis garde-côtes contre des trafiquants et voyous des mers, acteur, Elsie infirmière, pilote d'avion, tous deux essuient un ouragan en Floride et rencontrent en chemin Steinbeck ou encore Hemingway.

Mais derrière ces aventures hautes en couleurs, se cache l'essentiel :

"L'histoire de mes parents ramenant Albert chez lui racontait tout autre chose que leurs récits fantaisistes et leurs aventures de jeunesse. Il s'agissait d'un témoignage sur le plus beau des cadeaux de la Création, sur cette émotion étrange et merveilleuse que nous appelons, à défaut d'un meilleur mot, l'amour." 

Ce que j'ai moins aimé : un peu longuet d'une part, et d'autre part Elsie est détestable et on se demande durant toute la lecture pourquoi Homer ne la plante pas là avec ses rêves pitoyables ...

Bilan : un bon moment de divertissement.

 

Présentation de l'éditeur : Harper et Collins

D'autres avis : Babélio

 

Albert sur la banquette arrière, Homer Hickam, traduit de l'américain par Arnold Petit, Mosaïc, juin 2016, 448 p., 19.9 euros

 

Merci à l'éditeur

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Watertown de Jean-Claude GOTTING

Publié le par Hélène

♥ ♥

Le narrateur  Philip Writing est un être pétri d'habitude : tous les matins, il achète un muffin sur le chemin du bureau en s'arrêtant à la pâtisserie de Monsieur Clarke. Il est servi par la belle Maggie Laeger qui ce lundi-là prend congé de lui en lui disant « Non... Demain je ne serai plus là. ». Effectivement, le lendemain, non seulement la jeune femme a disparu, mais, de plus, Monsieur Clarke est mort, écrasé par une étagère. Philip est intrigué par cette mort soudaine concomitante à la disparition de la jeune femme.

Deux ans plus tard il croit apercevoir Maggie dans un magasin d'antiquités à Stocbridge, et découvre qu'elle a pris un nouveau nom. La jeune femme feint de ne pas le reconnaitre. Cet homme de bureau impassible trouve alors un sens à sa vie : il s'improvise détective et sa quête de la vérité devient rapidement obsessionnelle.

Les teintes en trichromie gris, blanc, noir et jaune sont en parfaite adéquation avec la vie grisâtre de Philip, qui voit soudain l'occasion de courir après quelque chose de ténu. Sa quête résonne davantage comme une lutte contre l'ennui que comme une lutte pour la vérité... Il s'embourbe dans son enquête, interrogeant des personnes qui ne comprennent pas son intérêt soudain pour de vieilles intrigues, il se brouille avec son frère et sa belle-soeur également et fait le vide autour de lui.

Ce que j'ai moins aimé : Le ton lancinant a fini par imbiber mon esprit de cette noirceur mélancolique. L'ennui a pointé son nez et la fin n'a en rien réveillé mon intérêt.

 

Présentation de l'éditeur : Casterman

D'autres avis : Babélio  ; France Inter  ; Violette ; Laure

 

BD sélectionnée pour Le prix SNCF du POLAR 2017

 

La BD de la semaine chez Moka cette semaine !

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Coups de coeur 2016

Publié le par Hélène

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Bonne année !!

Publié le par Hélène

 

Publié dans Divers

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Déceptions et abandons du mois de décembre

Publié le par Hélène

Les arpenteurs de Kim Zupan

Présentation de l'éditeur :

Nuit après nuit, dans une prison du Montana, le jeune Val Millimaki s’assied face aux barreaux qui le séparent de John Gload, 77 ans, en attente de son procès. Astreint aux pires heures de garde, l’adjoint du shérif se retrouve à écouter le criminel qui, d’instinct, est prêt à lui révéler en partie son passé. Petit à petit, Millimaki se surprend à parler, lui aussi, et à chercher conseil auprès de l’assassin. En dépit des codes du devoir et de la morale, une troublante amitié commence à se tisser entre les deux hommes. Dans un subtil jeu d’échos, entre non-dits, manipulations et sombres confessions, le jeune shérif cherche des réponses à ses propres tourments et, chaque matin, il tente vainement de reprendre pied dans la réalité. Mais sa vie, comme son mariage, lui échappe chaque jour un peu plus.

Premier roman hypnotique et crépusculaire, Les Arpenteurs met en scène deux personnages poursuivis par leur conscience et hantés par la mélancolie d’un paysage qui les a faits tous deux à son image.

Le livre est lauréat du Prix Lucioles 2015 et du Prix Chapitre Nature.  Le roman fait partie de la sélection du Prix Sncf du Polar 2017.

Mon avis :

Le roman entremêle différentes époques, il est long à démarrer, avec des personnages difficiles à cerner, de fait j'ai décroché. Les descriptions du Montana sont pourtant d'un lyrisme brûlant.

D'autres avis (positifs): Babélio ; Actu du Noir

Ce roman fait partie de la sélection pour le Prix SNCF du POLAR

Oranges amères de Liad Shoham

Présentation de l'éditeur : 10/18

Lorsqu’un journaliste d’investigation disparaît dans la petite bourgade tranquille de Petah Tikva, l’inspectrice Anat décide d’enquêter sur les méthodes du maire qui règne sans partage sur la ville depuis plus de vingt-cinq ans.

Petah Tikva, une petite ville israélienne tranquille, loin du bouillonnement de Tel-Aviv, son exubérante voisine. Tous les habitants se plaisent à le répéter, rien ne se passe jamais à Petah Tikva. Alors, quand un journaliste d’investigation disparaît, l’inspectrice Anat Nahmias est aussitôt sur le qui-vive. Qui aurait pu avoir intérêt à le faire taire ? Sur quoi enquêtait-il ?

Lorsqu’un jeune et beau publicitaire, spécialisé dans les campagnes électorales, commence à s’intéresser au cas du journaliste disparu, l’enquête d’Anat prend un tour nouveau. L’inspectrice et le communicant n’ont pas les mêmes objectifs mais comprennent rapidement que, pour élucider ce mystère, ils gagneront à coopérer.

« Sur fond de campagne électorale et de manipulation politique, le romancier israélien éclaire, dans ce polar haletant, un double rapport père-fils sous l’angle de la loyauté et de la déontologie. »Le Monde des livres

Mon avis :

L'intrigue est là aussi très longue à se mettre en place, emmagasinant des détails sur l'univers de la corruption, trop précis et assenés de façon péremptoire. Les personnages ne sont guère attachants, même le journaliste manque d'envergure. Je n'ai pas été convaincu

 

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Pause !!

Publié le par Hélène

Joyeuses fêtes à tous !

 

 

Publié dans Divers

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