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Joyeux Noël !

Publié le par Hélène

Publié dans Divers

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Anima de Wajdi MOUAWAD

Publié le par Hélène

                                             

♥ ♥ ♥ ♥

 « J’ai entendu le grand silence qu’il a produit en moi d’où ont émergé, comme le dirait un de ces animaux, cheval, mouche ou cochon, les cris de tous ceux qui sont morts dans le silence et l’oubli, enfants, femmes, bêtes et dieux, qui tapissent par couches épaisses les siècles et les ciels. » (p. 388)

 

L’auteur :

Né au Liban en 1968, dramaturge, metteur en scène, cinéaste, comédien, Wajdi Mouawad est l’auteur d’un quatuor de théâtre épique, Le sang des promesses (Littoral – Incendies – Forêts – Ciels), joué au festival d’Avignon en 2009. Incendies a été adapté au cinéma par Denis Villeneuve avec un grand succès (2011).

L’œuvre théâtrale de Wajdi Mouawad, récompensée notamment par le grand prix du Théâtre de l’Académie française en 2009, est disponible aux éditions Leméac / Actes Sud-Papiers.
Il est aussi l'auteur de deux romans : Visage retrouvé (Leméac / Actes Sud, 2002 ; Babel n° 996) et Anima (Leméac / Actes Sud, 2012). (Source : Editeur)

 

L’histoire :

Lorsqu’il découvre le meurtre de sa femme, Wahhch Debch est tétanisé : il doit à tout prix savoir qui a fait ça, et qui donc si ce n’est pas lui ? Éperonné par sa douleur, il se lance dans une irrémissible chasse à l’homme en suivant l’odeur sacrée, millénaire et animale du sang versé. Seul et abandonné par l’espérance, il s’embarque dans une furieuse odyssée à travers l’Amérique, territoire de toutes les violences et de toutes les beautés. Les mémoires infernales qui sommeillent en lui, ensevelies dans les replis de son enfance, se réveillent du nord au sud, au contact de l’humanité des uns et de la bestialité des autres. Pour lever le voile sur le mensonge de ses origines, Wahhch devra-t-il lâcher le chien de sa colère et faire le sacrifice de son âme ?

Par son projet, par sa tenue, par son accomplissement, ce roman-Minotaure repousse les bornes de la littérature. Anima est une bête, à la fois réelle et fabuleuse, qui veut dévorer l’Inoubliable. (Source : Editeur)

 « SANS LENDEMAIN. Peut-être parce que les récits naissants portent encore en eux leur promesse de puissance. Commencer pour s’arrêter quelques lignes plus loin est une manière de cogner le silex. La flamme ne jaillit pas du premier coup.

Pourtant, voici une dizaine d’années, une voix a surgi. Au-delà de ce qui était raconté, ce qui m’a happé fut cette voix qui disais-je. Cela n’était pas moi. Arrivant au bout du chapitre, je comprends, sans que cela ait été prémédité, qu’il s’agit d’une voix animale. Un homme, rentrant chez lui un soir après le travail, découvre sa femme sauvagement assassinée, étendue dans son sang, au milieu du salon. Un chat, leur chat, leur animal domestique, raconte la macabre découverte et l’évanouissement de l’homme. Au second chapitre, des oiseaux à la fenêtre de sa chambre d’hôpital tiennent la suite du récit.

J’ai poursuivi.

Anima est sorti du brouillard au fil des ans. Le temps fut nécessaire pour me permettre de voir et d’entendre ce qui s’y murmurait. Tant qu’il n’est pas conjugué, un verbe reste un infinitif. Seule sa fusion avec un sujet précis dans un temps donné le rend actif. Ainsi, ce roman me demandait de conjuguer un infinitif enfoui quelque part en moi. Il m’encourageait à marier entre elles les lignes de crête qui séparent et délimitent les mondes qui me portent : l’animal et l’humain, l’ici et l’ailleurs, les guerres d’aujourd’hui et celles d’hier, et la géographie nouvelle qui me renvoie sans cesse vers une autre géographie, terrible, effroyable. Certains êtres sont stratifiés de mondes lacérés, de terres déchirées, séparées en deux, plaques tectoniques de douleurs, exilées pour toujours l’une de l’autre, exilées de la parole, condamnées au silence et que rien ne saura jamais colmater sauf la dérive des continents qui les fera un jour se rejoindre à leurs antipodes. »

Wajdi Mouawad

 Ce que j’ai aimé :

Anima a cette particularité formelle d’adopter le point de vue d’animaux et non pas d’humains. Chaque chapitre est vu par un animal différent : chat, chien, mouche, lapin, boa, renard… Le style mime alors les mouvements et les attributs des animaux :

 Pour le canari :  « Ils s’assoient. Elle verse un liquide sombre dans des tasses posées devant eux. Je chante. Je passe d’un trapèze à un trapèze puis du trapèze à la pierre et la pierre au trapèze. Je chante. Il me regarde. Je chante. Je quitte le trapèze, agrippe mes pattes au grillage, use mon bec contre le métal, me retourne, la tête à l’envers, je chante. »

 Les phrases du serpent sont faites de circonvolution, alors que celles du papillon sont courtes, mimant les mouvements saccadés de ses ailes, tout comme celles du moustique aux actions très courtes et rapides, le poisson lui n’a pas de virgule,  le singe utilise des phrases très longues… Leur vocabulaire est riche, leur instinct sûr, leurs mots ont du sens,  contrairement aux humains pour qui les mots ne veulent plus rien dire, sont mensonges et cachent une réalité sans fond, innommable. Les animaux, témoins de l’instant ont accès à une forme de réalité entière.

 La trame du récit épouse les pas de Wahhch homme meurtri à la recherche du meurtrier de sa femme, mais aussi et surtout de son identité. La sauvagerie du meurtrier a éveillé en lui des souvenirs douloureux issus de l'horreur du massacre de Sabra et Chatila en Palestine, et le monde de Wahhch chancèle sur ses bases rendant toute vérité caduque. Il va devoir remonter aux sources du génocide et s'interroger sur les responsabilités individuelles et collectives inhérentes aux crimes pour pouvoir espérer, enfin, trouver ses propres mots...

Son road-movie le mènera notamment dans les réserves indiennes, zones de non-droit en butte à divers trafics louches. C'est là que les animaux rejoindront les hommes, sous l'égide de vieilles croyances indiennes selon lesquelles l'âme de l'homme s'incarne dans les animaux.   

 Porté par un style magnifique, tour à tour poétique et épique, Anima est un roman pluriel riche et profondément touchant : 

  « A quoi tu décides de tenir ? Et pourquoi ? Tu n’en sais rien. L’enfant, lui, tient à un morceau de tissu. C’est rien, mais il y tient. Il dort avec, il sort avec. Il y tient. Un morceau de tissu, une chevelure, une peau. Une femme. Des yeux. Un regard. Une femme avec des mots et une façon de mettre tous ces mots-là ensemble. Une façon de se taire et d’hésiter puis de marcher, d’embrasser. » (p. 132)

  « Etendu de tout son long sur le plancher graisseux d’un wagon plat sans parois ni recoins, il fixait le défilement du ciel au-dessus de sa tête et s’adonnait, bras levé, doigt pointé, au décompte des étoiles. » (p. 298)

  « Il m’a parlé du malheur qui fond parfois sur les humains et de la douleur engendrée par la permanence de la mémoire que rien n’efface, sauf la mort. Il a levé la tête et m’a indiqué l’étoile qui se tient fixe à la verticale du pôle et autour de laquelle tournent sans fin les constellations du ciel. « Aigle, Cygne, Ours, Dragon et Cheval. Tu la vois ? C’est l’étoile du Nord. Ainsi, malheurs, bonheurs, pertes et joies tournent pareillement autour de nos vies, et si aujourd’hui tu es malheureux, demain tu seras de nouveau heureux. (…) Je n’ai plus rien à craindre. J’irai jusqu’au bout des rails même si le brouillard me semble d’une épaisseur infinie. » » (p. 299)

 Art et parole s'entrelacent savamment pour réapprendre aux humains à trouver des mots nouveaux que comprendraient les âmes perdues ... 

 Ce que j’ai moins aimé :

 Ames sensibles s’abstenir... 


Premières phrases :

 « Ils avaient tant joué à mourir dans les bras l’un de l’autre,  qu’en la trouvant ensanglantée au milieu du salon, il a éclaté de rire, convaincu d’être devant une mise en scène, quelque chose de grandiose, pour le surprendre cette fois-ci, le terrasser, l’estomaquer, lui faire perdre la tête, l’avoir. »

 D’autres avis :

 L'Express ; France culture ;Lire  

 Anima, Wajdi Mouawad, Actes sud, septembre 2012, 400 p., 23 euros

 

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Neige de Maxence FERMINE

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥ ♥

 « Je veux apprendre à regarder passer le temps. » (p.15)

 

L’auteur :

 Maxence Fermine est l’auteur de plusieurs romans à succès, Neige, L’Apiculteur (Prix del Duca et Prix Murat en 2001), Opium, Amazone (Prix Europe 1 en 2004)…, traduits dans de nombreux pays, notamment l’Italie où il est un best-seller. Il vit en Haute-Savoie. (Source : Albin Michel)

 L’histoire :

 

Dans le Japon de la fin du xixe siècle, sur l'île d'Hokkaido, Yuko ne désire devenir ni prêtre, ni guerrier, mais poète, afin "d'apprendre à regarder passer le temps". Fasciné par la neige, en laquelle il voit tout à la fois un poème, une calligraphie, une peinture, une danse et une musique, il s'adonne au haïku et traverse les montagnes dans l'espoir de parfaire son art auprès d'un maître renommé...

 Ce que j’ai aimé :

« Un matin, on prend le temps de se regarder vivre. » (p. 16)

  Neige est un texte qui flotte en apesanteur dans l’âme du lecteur et laisse en lui une marque pure, indélébile. Texte court qui allie subtilement prose et poésie, il approche le processus créatif : Yuko pour devenir poète, devra  être voyant… La poésie, l’art donnent accès à un monde qui n’existe pas ou n’existe plus. Elle permet de retrouver les êtres chers, de les sertir dans un cercueil de mots qui les rend immortels.

  Dans cet univers poétique, la femme est une muse, métaphore de la poésie :

   « Car l’amour est bien le plus difficile des arts. Et écrire, danser, composer, peindre, c’est la même chose qu’aimer. C’est du funambulisme. Le plus difficile, c’est d’avancer sans tomber. » (p. 50)

 « En vérité, le poète, le vrai poète, possède l’art du funambule. Ecrire, c’est avancer mot à mot sur un fil de beauté, le fil d’un poème, d’une œuvre, d’une histoire couchée sur un papier de soie. Ecrire, c’est avancer pas à pas, page après page, sur le chemin du livre. Le plus difficile, ce n’est pas de s’élever du sol et de tenir en équilibre, aidé du balancier de sa plume, sur le fil du langage. Ce n’est pas non plus d’aller tout droit, en une ligne continue parfois entrecoupée de vertiges aussi furtifs que la chute d’une virgule, ou que l’obstacle d’un point. Non, le plus difficile, pour le poète, c’est de rester continuellement sur ce fil qu’est l’écriture, de vivre chaque heure de sa vie à hauteur du rêve, de ne jamais redescendre, ne serait-ce qu’un instant, de la corde de son imaginaire. En vérité, le plus difficile, c’est de devenir un funambule du verbe. » (p. 81)

  Neige est une perle délicate comme un flocon, fragile, pure et immensément belle...

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 Ce que j’ai moins aimé :

- Rien.

 Premières phrases :

« Yuko Akita avait deux passions.

Le haiku.

Et la neige.

Le haïku est un genre littéraire japonais. Il s’agit d’un court poème composé de trois vers et de dix-sept syllabes. Pas une de plus.

La neige est un poème. Un poème qui tombe des nuages en flocons blancs et légers.

Ce poème vient de la bouche du ciel, de la main de Dieu.

Il porte un nom. Un nom d’une blancheur éclatante.

Neige. »

D’autres avis :

 Fransoaz ; Jostein ; Soukee ; Alex

 Vous aimerez aussi :

Du même auteur : L'apiculteur

 

Neige, Maxence Fermine, Arléa, janvier 1999, 96 p.,

POCHE : Neige, Maxence Fermine, Points, décembre 2000, 4.70 euros,

   challengeQuatreSaisons

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Les chasseurs d’écume, 1909 les maîtresses du quai, tome 2 de François DEBOIS et Serge FINO

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥ 

 

Les auteurs :

 

  François Debois est né en 1975 et a vécu toute son enfance en Bretagne. Dès l’âge de 7 ans, il se passionne pour les comics américains, et commence à écrire et dessiner des histoires de super-héros.  Dans les années 90 il intègre une association d’auteurs amateurs qui veulent créer des BD conciliant comics, manga et franco-belge. Amateur, c’est bien, mais pro, c’est mieux, alors sous l’impulsion de Jean-Luc Istin, François Debois commence à écrire plusieurs projets pour les éditions Soleil : Les Contes de Brocéliande, le Sang de la Sirène, le Gardien du Feu, Ash. En 2008, il signe deux nouvelles séries triptyques chez Glénat : Magus, série coécrite avec Cyrus et dessinée par Annabel, et Talisman, série dessinée par Montse Martin. Il prépare actuellement deux nouveaux projets pour Glénat, dont un en collaboration avec le grand-par-la-taille Cyrus. Il exerce en parallèle de son activité de scénariste un métier de consultant  en innovation, et est l’auteur du roman Qui a tué l’innovation ?.

 

Serge Fino, dessinateur autodidacte, est né en 1959 à Toulon. Il commence sa carrière de dessinateur par le fanzinat et l'illustration, notamment de nouvelles et de poèmes. En 1994, il dessine aux éditions Soleil Productions une trilogie intitulée Les Soleils rouges de l'Eden. De sa rencontre avec Tarquin naît le projet d'une nouvelle série, dont le premier tome paraît en janvier 1997 : Les Ailes du Phaéton. Il a également signé de son trait réaliste le dessin des BD Starblood, La Couronne de foudre, John Sorrow, Angeline (à partir du T2) ou plus récemment Quand souffle le vent des îles. Les Chasseurs d'Écume est sa première série aux éditions Glénat.

son blog : http://serge.fino.over-blog.com/ 

 

 

L'histoire :

 

 

La guerre est déclarée sur les quais de Douarnenez !

Après une période de disette, la sardine est enfin revenue. Cela fait bien les affaires de Jos Gloaguen, qui a besoin d’argent pour obtenir la main de Denise Guilcher… C’est sans compter sur la loi du plus fort, qui règne aussi au port ! Et à Douarnenez, les plus forts, ce sont les usiniers, qui fixent des prix indécents condamnant les pêcheurs à la pauvreté. Comme un peu partout en Europe, « L’Internationale » va bientôt retentir parmi les pêcheurs de Douarnenez…


François Debois nous raconte comment ces familles de pêcheurs à la vie rude ont acquis, sur plusieurs générations et sur tout le XXe siècle, une dimension héroïque, politique et romanesque. Serge Fino donne crédit et vie à ces Bretons de la mer, inscrivant Les Chasseurs d'écume dans la lignée des grands feuilletons historiques et familiaux, comme Les Maîtres de l'orge.

 

chasseurs d'écume 1 

 

 

Ce que j’ai aimé :

 

Un épisode mené tambour battant, entre la passion qui unit Denise et Jos, l’ombre du futur mari de Denise qui rôde, les luttes pour la sardine, les grèves, pas un instant le rythme ne se ralentit.

  

La vie est une lutte de chaque instant lutte contre les femmes du quai qui refusent de payer cher ce poisson revenu en masse, lutte contre les éléments, la mer, les poissons, lutte entre des familles rivales, marquées par un lourd passif, lutte pour une femme, pour s'extraire de la pauvreté et espérer se construire un avenir radieux...

 

Les dessins magnifiques de François Dubois servent parfaitement cette très belle adaptation du roman de Jean-Claude Boulard L'Épopée de la sardine, un siècle d'histoires de pêches.

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

- Rien   

 

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Vous aimerez aussi :

 

Des mêmes auteurs : Les chasseurs d'écume tome 1 1901 les premières sardines de François DEBOIS et Serge FINO  

 

 

Les chasseurs d’écume, tome 2, 1909 les maîtresses du quai, Glénat, 48 p., 13.90 euros

  

BD Mango bleu

 

 

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De l'importance d'acheter vos livres chez votre libraire...

Publié le par Hélène

libraire

     

 Pourquoi il faut fuir la FNAC, VIRGIN, AMAZON et autres

grosses enseignes pour privilégier les librairies de quartier :

C'est chez Gaëlle http://tourner1page.fr/?p=9598

 

 

 

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14 de Jean ECHENOZ

Publié le par Hélène

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 L’auteur :

 Jean Echenoz est né à Orange (Vaucluse) en 1947. Prix Médicis 1983 pour Cherokee. Prix Goncourt 1999 pour Je m'en vais.

 L’histoire :

 Cinq hommes sont partis à la guerre, une femme attend le retour de deux d’entre eux. Reste à savoir s’ils vont revenir. Quand. Et dans quel état.

 Mon avis :

D’accord, il y a le style Echenoz, ces phrases courtes, percutantes, ce vocabulaire riche, cette justesse du ton et du style.

 Et je l’ai aimé dans Courir ou Des Eclairs car il s’agissait là de sujets originaux, différents. Mais dans 14, il est question de la guerre, thème lu et relu, des femmes qui attendent le retour des hommes, thème connu et reconnu, de la violence, du sang, de la mort, thème courant…

 "Tout cela ayant été décrit mille fois, peut-être n'est-il pas la peine de s'attarder encore sur cet opéra sordide et puant. Peut-être n'est-il d'ailleurs pas bien utile non plus, ni très pertinent, de comparer la guerre à un opéra, d'autant moins quand on n'aime pas tellement l'opéra, même si comme lui c'est grandiose, emphatique, excessif, plein de longueurs pénibles, comme lui cela fait beaucoup de bruit et souvent, à la longue, c'est assez ennuyeux."

 Je n’ai pas vu l’intérêt de réécrire encore sur le sujet. La petite musique de Echenoz n’a pas fonctionné !

 Premières phrases : 

 « Comme le temps s'y prêtait à merveille et qu'on était samedi, journée que sa fonction lui permettait de chômer, Anthime est parti faire un tour à vélo après avoir déjeuné. Ses projets : profiter du plein soleil d'août, prendre un peu d'exercice et l'air de la campagne, sans doute lire allongé dans l'herbe puisqu'il a fixé sur son engin, sous un sandow, un volume trop massif pour son porte-bagages en fil de fer."

 Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Courir de Jean ECHENOZ ; Des éclairs de Jean ECHENOZ

 D’autres avis :

Blogs : Yves

Presse : Le monde Télérama 

 

14, Jean Echenoz, Les Editions de Minuit, octobre 2012, 128 p., 12.50 euros

 

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Hopper, Ombre et lumière du mythe américain de Didier OTTINGER

Publié le par Hélène

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 ♥ ♥ ♥

 « Ce que je voulais faire, dit Hopper, c’était peindre la lumière du soleil sur le côté d’une maison. » 

L’auteur :

 Conservateur, commissaire d'exposition et critique d'art français. 

 

Quatrième de couverture :

 Nighthawks, New York Movie, Gas, House by the Railroad, les images d'Edward Hopper incarnent nos mythologies américaines. À l'instar des scènes les plus mémorables du cinéma d'Hollywood, nous avons fini par croire à leur vérité, sans jamais cependant oublier qu'elles sont taillées dans l'étoffe des rêves. L'art d'Edward Hopper s'enracine dans le naturalisme des peintres de l'Ash Can School ; il se développe pendant les années 1920 et 1930, dans un contexte soucieux d'identité nationale, qui referme sur lui le piège étroit du réalisme.

Didier Ottinger analyse cette œuvre qui présente de singulières affinités avec le surréalisme le plus fondamental, se rapproche des précurseurs d'un art conceptuel, expose des scènes apparemment banales et réalistes mais qui retrouvent l'intimisme de Vermeer, la spiritualité de Rembrandt, la théâtralité de Watteau ou de Degas.

 

Mon avis :

Une belle introduction au travail d’Edward Hopper.

 S’attachant davantage au peintre qu’à l’homme, Didier Ottinger le confronte avec les autres mouvements artistiques de son siècle, le rapprochant pour mieux l’éloigner.  

 « Ottinger montre comment loin des images d'énergie, de dynamisme, et d'architecture verticale souvent associées à l'Amérique du XXe siècle, Hopper compose des atmosphères de solitude, de méditation, "de villes figées dans les formes immobiles d'un âge d'or antérieur à la mutation industrielle des Etats-Unis". » (AFP)

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 Il nous raconte son chemin de l’illustration aux galeries de peinture. En filigrane une peinture de l’homme s’ébauche, tel ce Pierrot triste nostalgique de ces années parisiennes.

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 « « La vie privée », la possibilité ou la nostalgie de la solitude et du recueillement sont bien les sujets permanents de l’œuvre d’Edward Hopper. Dans un cadre urbain tentaculaire, dans une architecture domestique ouverte aux quatre vents, il ne reste aux « résistants » de ses tableaux que l’espoir ou la consolation de la chaleur solaire, vecteur symbolique de la plénitude des sensations et de la vie de l’esprit. » (p. 95)

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 Un petit livre écrit pour découvrir un grand peintre...

 

Vous aimerez aussi :

L’arrière-saison de Philippe BESSON

  

Hopper, Ombre et lumière du mythe américain de Didier OTTINGER, Découvertes Gallimard, Coédition Gallimard/Réunion des Musées Nationaux - Grand Palais

septembre 2012, 128 p.,  13.60 euros

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Madame Bovary de Gustave FLAUBERT

Publié le par Hélène

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 ♥ ♥ ♥

 

 L’auteur :

 D'origine bourgeoise (père médecin), il a une enfance peu heureuse car délaissé par ses parents qui lui préfère son frère aîné. Il est néanmoins très proche de sa soeur cadette.

Il fait sa scolarité au lycée de Rouen. Renvoyé, il passe seul son bac en 1840.
Dispensé de service militaire il commence des études de droit à Paris en 1841. Il abandonne en 1844 à cause de ses crises d'épilepsie. En 1846, sa soeur meurt et il prend en charge sa fille âgée de 2 mois.

Il poursuit ses tentatives littéraires et aboutit en 1851 au début de la rédaction de Madame Bovary qui parait en 1856. Le livre fera l'objet d'un procès pour outrage aux bonnes moeurs. Flaubert sera acquitté.

Durant ces années, il fréquente les salons parisiens. Il y rencontre entre autre Georges Sand.
En 1858, il entreprend un voyage en Tunisie afin de se documenter pour Salaambô.
En 1866, il reçoit la légion d'honneur.

Ses dernières années sont sombres : ses amis disparaissent et il est assailli par les difficultés financières et par des problèmes de santé. Il meurt subitement d'une hémorragie cérébrale. Il est enterré au cimetière de Rouen.

 

L’histoire :

Une jeune femme romanesque qui s'était construit un monde romantiquement rêvé tente d'échapper - dans un vertige grandissant - à l'ennui de sa province, la médiocrité de son mariage et la platitude de sa vie. Mais quand Flaubert publie Madame Bovary, en 1857, toute la nouveauté du roman réside dans le contraste entre un art si hautement accompli et la peinture d'un univers si ordinaire. L'écriture transfigure la vie, mais s'y adapte si étroitement qu'elle la fait naître sous nos yeux.

 « Ce n'était plus du roman comme l'avaient fait les plus grands », dira Maupassant : « C'était la vie elle-même apparue. On eût dit que les personnages se dressaient sous les yeux en tournant les pages, que les paysages se déroulaient avec leurs tristesses et leur gaieté, leurs odeurs, leur charme, que les objets aussi surgissaient devant le lecteur à mesure que les évoquait une puissance invisible, cachée on ne sait où. » (Source : Le livre de poche)

madame bovary hirondelle

  L'hirondelle de Yonville

 

Mon avis :

Gustave Flaubert a voulu dans ce roman montrer une vie où il ne se passe rien au travers le point de vue d'un personnage :  montrer les idées, les sentiments, l'enchaînement du psychologique et l'évolution des différentes psychologies. 

 Pour ce faire, il choisit comme personnage principal éponyme Emma Bovary, jeune femme épris de romantisme car influencée par ses nombreuses lectures :

  « Elle aurait voulu vivre dans quelque vieux manoir, comme ces châtelaines au long corsage, qui, sous le trèfle des ogives, passaient leurs jours, le coude sur la pierre et le menton dans la main, à regarder venir du fond de la campagne un cavalier à plume blanche qui galope sur un cheval noir. » (p. 71)

  « Elle n’aimait la mer qu’à cause de ses tempêtes, et la verdure seulement lorsqu’elle était clairsemée parmi les ruines. Il fallait qu’elle pût retirer des choses une sorte de profit personnel ; et elle rejetait comme inutile tout ce qui ne contribuait pas à la consommation immédiate de son cœur, - étant de tempérament plus sentimentale qu’artiste, cherchant des émotions et non des paysages. » (p. 70)

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 « Il lui semblait que certains lieux sur la terre devaient produire du bonheur, comme une plante particulière au sol et qui pousse mal tout autre part. Que ne pouvait-elle s’accouder sur le balcon des chalets suisses ou enfermer sa tristesse dans un cottage écossais, avec un mari vêtu d’un habit de velours noir à longues basque, et qui porte des bottes molles, un chapeau pointu et les manchettes ! » (p. 74)  

 Mais la pesanteur existencielle provoque irrémédiablement une chute après l'envol du regard d'Emma :

« Mais l’anxiété d’un état nouveau, ou peut-être l’irritation causée par la présence de cet homme, avait suffi à lui faire croire qu’elle possédait enfin cette passion merveilleuse qui jusqu’alors s’était tenue comme un grand oiseau au plumage rose planant dans la splendeur des ciels poétiques ; -  et elle ne pouvait s’imaginer à présent que ce calme où elle vivait fût le bonheur qu’elle avait rêvé. » (p. 73)

   « Mais elle, sa vie était froide comme un grenier dont la lucarne est au nord, et l’ennui, araignée silencieuse, filait sa toile dans l’ombre à tous les coins de son cœur. » (p. 78)

 « D’où venait donc cette insuffisance de la vie, cette pourriture instantanée des choses où elle s’appuyait ? … Mais, s’il y avait quelque part un être fort et beau, une nature valeureuse, pleine à la fois d’exaltation et de raffinements, un cœur de poète sous une forme d’ange, lyre aux cordes d’airain, sonnant vers le ciel des épitaphes élégiaques, pourquoi, par hasard, ne le trouverait-elle pas ? oh ! quelle impossibilité ! Rien, d’ailleurs, ne valait la peine d’une recherche ; tout mentait ! Chaque sourire cachait  un bâillement d’ennui, chaque joie une malédiction, tout plaisir son dégoût, et les meilleurs baisers ne vous laissaient sur la lèvre qu’une irréalisable envie d’une volupté plus haute. » (p. 319)

« Avant qu’elle se mariât, elle avait cru avoir de l’amour ; mais le bonheur qui aurait dû résulter de cet amour n’étant pas venu, il fallait qu’elle se fût trompée, songeait-elle. Et Emma cherchait à savoir ce que l’on entendait au juste dans la vie par les mots de félicité, de passion et d’ivresse, qui lui avaient paru si beaux dans les livres. » (p. 68)

 Charles lui-même, son mari, est prisonnier d’une image, comme elle-même et comme les autres : Emma est emprisonnée dans toutes ces identités opaque : pour Léon, elle est une « dame », pour Rodolphe, une petite femme élégante de province proie facile pour ce séducteur patenté.  

 La multiplication des voix, des points de vue permet d'épouser l'intériorité de ces personnages et d'offrir une description pointue de cet univers provincial et de ce destin tragique.

 Madame Bovary est un magnifique portrait de femme, servi par un style irréprochable, un classique à relire encore et toujours...  

 

Premières phrases :

« Nous étions à l’Etude, quand le Proviseur entra, suivi d’une nouveau habillé en bourgeois et d’un garçon  de classe qui portait un grand pupitre. Ceux qui dormaient se réveillèrent, et chacun se leva comme surpris dans son travail. »

 Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Salammbô

 

Madame Bovary, Gustave Flaubert, Folio, 5.30 euros 

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Livres drôles

Publié le par Hélène

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En cette fin d'année aux allures apocalyptiques,

 

vous êtes nombreux à réclamer des livres qui ne soient pas moroses.

 

Kathel propose une sélection :

 

Conseils de lecture humour  

 

Vous pouvez également puiser ici :

 

 Challenge Rire et Humour. Principe et Récapitulatif des billets.

 

Thèmes

 

 Dans les idées cadeaux :

 

Un livre pour donner envie de gaieté ?

  

La conquête du monde, Sybille Grimbert (Carole Fives)

Les albums de la BD Aya de Yopougon, de Marguerite Abouet et Clément Oubrerie (la série compte 6 tomes) ; Cabine commune de Delphine Bertholon (Sophie Adriansen) 

Budapest de Chico Buarque (Pierre Frémaux)

 

« Le vin pour les Nuls ». (Dominique Sylvain)

 

Un livre pour donner envie de rire :

 

Kenneth Cook sans hésitation. A mourir de rire avec le Koala tueur. (Loo)

  S'il n'y avait qu'un seul nom ce serait Donald Westlake, avec soit le génial "Aztèques dansants", soit "Pierre qui roule" le premier de la série John Dortmunder (rivages). Mais il faudrait ajouter absolument le grand classique "fantasia chez les ploucs" de Charles Williams (folio), et quelques autres déjantés américains, Christopher Moore et son "Blues de coyote" (folio), les polars écolos hilarants de Carl Hiaasen (à commencer par "Miami park") ... En Europe le conseillerai Andrea Camilleri et son commissaire Montalbano, de plus en plus drôle, et un auteur français qui ne publie plus en ce moment, et c'est bien dommage, le marseillais Philippe Carrese, au hasard "les veuves gigognes" (fleuve noir)

Terry Pratchett et ses Annales du Disque Monde et son chef-d’œuvre écrit à quatre mains avec Neil Gaiman : De bons présages.(Jean-Marc Laherrère)

La grosse femme d’à côté, Michel TREMBLAY (Marie-Anne Lacoma) 

Les Dingodossiers par René GOSCINNY et Marcel GOTLIB, aux éditions Dargaud.

Il n’est jamais évident de proposer une référence de l’humour. On pleure plus facilement des meples choses que l’on en rit. Pour ma part, ma référence, ce sont les Dingodossiers de Goscinny et Gotlib. Des gags en deux planches maximum, pleine de non-sens, frappant par la justesse du regard sur les travers de notre société d’il y a trente ans. (Yaneck)

 

L’histoire de Pi de Yann Martel (Aliette Armel)

 

« Aztèques dansants » de Donald Westlake. (Dominique Sylvain)

 

L'humour est souvent une idée personnelle... Bon, disons Wodehouse, mais ça peut ne pas passer... (Keisha)

 

Ma famille et autres animaux de Gérald DURRELL   (Hélène)

 

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Le temps où nous chantions de Richard POWERS

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥

  L’auteur :

 Adolescent fasciné par les sciences, Richard Powers étudie la physique à l'Université de l'Illinois. Vite rattrapé par le virus de la littérature, il obtient un diplôme dans ce domaine en 1979, avant de travailler à Boston en tant que programmateur informatique. Il y fait la connaissance d'un photographe au musée des Beaux-Arts, rencontre artistique le marquant si profondément qu'il abandonne son emploi afin d'écrire son premier roman, Trois fermiers s'en vont au bal , publié en 1985.

Il déménage ensuite aux Pays-Bas, où il écrit Prisoner's Dilemma, puis The Gold Bug Variations, oeuvre alliant la génétique, la musique et l'informatique. Operation Wandering Soul est rédigé durant un séjour d'un an à l'université de Cambridge, avant son retour en Illinois. Ecrivain reconnu, il publie alors Galatea 2.2 en 1995, relatant les déviations d'une intelligence artificielle, et Gain en 1998, l'évolution parallèle d'une fabrique de produits chimiques et de la vie déclinante d'une femme atteinte d'un cancer.
Plowing the Dark, sorti en 2000, est construit sur le même modèle, abordant le concept de réalité virtuelle. En janvier 2003 est publié. Richard Powers poursuit son travail d'exploration quant aux effets de la science moderne sur les vies humaines, à travers ses romans. (Présentation de l’éditeur)

 

L’histoire :

En 1939, lors d'un concert de Marian Anderson, David Strom, un physicien juif allemand émigré aux États-Unis pour fuir les persécutions nazies, rencontre une jeune femme noire, Delia Daley.

Ils se marient et élèvent leurs trois enfants dans le culte exclusif de la musique, de l'art, de la science et de l'amour universel, préférant ignorer la violence du monde autour d'eux.
Cette éducation va avoir des conséquences diverses sur les trois enfants. Jonah devient un ténor de renommée mondiale, Ruth va rejeter les valeurs de sa famille pour adhérer au mouvement de Black Panthers, leur frère Joseph tentera de garder le cap entre l'aveuglement des uns et le débordement des autres, afin de préserver l'unité de sa famille en dépit des aléas de l'histoire.

Avec des personnages d'une humanité rare, Richard Powers couvre dans cet éblouissant roman polyphonique un demi-siècle d'histoire américaine, nous offrant, au passage, des pages inoubliables sur la musique. Le Temps où nous chantions a été élu meilleur livre de l'année par The NewYork Times et The Washington Post. (Quatrième de couverture)

 Ce que j’ai aimé :

"Je travaillais sur mon premier roman, Trois fermiers s'en vont au bal*, raconte Richard Powers, lorsque j'ai découvert un document décrivant le concert que donna Marian Anderson à Washington en 1939. Ce nom est sans doute peu connu des Français mais c'est un symbole de l'histoire américaine." Ce jour-là, une Africaine de Philadelphie dont la voix fascinait les plus blasés monta sur scène à l'initiative d'Eleonore Roosevelt, la première dame des Etats-Unis, et colla aux Blancs et aux Noirs venus, en pleine ségrégation, assister à ce concert en plein air, le même indéfinissable frisson. "Ce jour-là, poursuit Powers, lorsque cette femme noire se mit à chanter les lieder de Schubert, toute l'Amérique, même la plus sauvage, se rendit compte que quelque chose ne tournait pas rond dans le pays." Ce jour-là, un émigré juif blanc tout juste arrivé d'Allemagne où il fuyait le nazisme rencontra une jeune Noire mélomane ; le roman de Richard Powers pouvait débuter. (Source L’express)

 Roman foisonnant, intelligent  et complet, Le temps où nous chantions compose une symphonie littéraire autour de cet évènement marquant les années de la ségrégation raciale aux Etats-Unis. Il nous plonge au coeur d'une famille dans laquelle se fondent les nationalités : le père est un physicien juif allemand immigré, la mère une chanteuse noire américaine, si bien que parmi les enfants métis pas un n'aura la même couleur que l'autre.

 "L'identité américaine passe par la couleur de la peau, précise Richard Powers. United we stand, proclame l'Amérique. Mais c'est une illusion! La réalité est que l'Amérique est une nation qui n'a jamais été unie. Le racisme est la question centrale de ce pays. Depuis la fin de la ségrégation, le fossé qui séparait les Noirs des Blancs s'est déplacé, mais il existe toujours. Le sort des métis est le moins enviable qui soit." (Richard Powers)

Leur père tente de les guider dans leur quête d'identité :  « à vous de défendre vos propres couleurs. » (p. 39) La musique va se placer au coeur de leur vie et leur permettre de transcender leurs origines, comme un écho à la première rencontre des deux parents. Jonah deviendra un grand ténor, accompagné au piano par son frère Joseph, quant à Ruth, elle choisira un tout autre chemin en rejoignant le mouvement des Black Panthers.  

 L'histoire de cette famille est passionnante et permet de balayer un demi-siècle de l'histoire américaine dans sa lutte pour l'intégration, en passant par le supplice et la mort du jeune Emmett Till, tué pour avoir siffler une femme blanche, la marche de Martin Luther King et son discours, les Black Panthers...   

Un roman symphonique époustouflant élu meilleur livre de l'année par le Washington Post et le New York Times.  

 « On sort de ce fleuve ému, bouleversé et admiratif : sans jamais écrire un roman politique, ni polémique, Richard Powers a décrit, à voix feutrée, l'échec définitif d'un idéal. »

Christophe Mercier, Le Figaro littéraire

 Ce que j’ai moins aimé :

 Ce roman est réellement un pavé, prévoyez du temps devant vous…

 

Premières phrases :

 « Quelque part dans une salle vide, mon frère continue de chanter. Sa voix ne s’est pas encore estompée. Pas complètement. Les salles où il a chanté en conservent encore l’écho, les murs en retiennent le son, dans l’attente d’un futur phonographe capable de les restituer. »

 

Vous aimerez aussi :

 Du même auteur : La chambre des échos

Autre : Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur de Harper LEE

 

D’autres avis :

 Lire

 Théoma ; Kathel ; Keisha ; Luocine  

 

Le temps où nous chantions, Richard POWERS, traduit de l'anglais (États-Unis) par Nicolas Richard, Le Cherche Midi – mars 2006 – 765 pages

POCHE : Le temps où nous chantions, Richard POWERS, traduit de l'anglais (États-Unis) par Nicolas Richard, 10/18, avril 2008, 1045 p., 11.10 euros

 

12 d'Ys

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