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Exposition Lartigue

Publié le par Hélène

"Je suis amoureux de la lumière, je suis amoureux du soleil, je suis amoureux de l'ombre, je suis amoureux de la pluie, je suis amoureux de tout."

 

Voyez la vie en couleurs à l'exposition Lartigue

à la maison européenne de la photographie à Paris, 3

jusqu'au 23 août 2015

 

Présentation :

Ce n’est qu’en 1963 que Jacques Henri Lartigue – qui a déjà 69 ans – expose pour la première fois au Museum of Modern Art de New York quarante-trois des quelque 100 000 clichés réalisés au cours de sa vie. La même année, le magazine Life lui consacre un portfolio qui fait le tour du monde. Il devient alors immédiatement célèbre pour ses clichés noir et blanc de la Belle Epoque et des années folles (femmes élégantes au Bois de Boulogne, courses automobiles, début de l’aviation…).

À son grand étonnement, Lartigue le dilettante devient du jour au lendemain l’un des grands noms de la photographie du XXe siècle, lui qui se croyait peintre.

L’exposition “Lartigue, la vie en couleurs“, présentée à la Maison Européenne de la Photographie du 24 juin au 23 août 2015, dévoile un pan inédit de son œuvre. Bien que la couleur représente plus d’un tiers de la totalité de ses clichés, celle-ci n’a jamais été montrée ou exposée en tant que telle. Il s’agit d’une réelle découverte pour le public, non seulement parce que les photos présentées le sont pour la première fois ou presque mais aussi parce qu’elles révèlent un Lartigue inconnu et surprenant.

Une exposition à ne pas manquer pour découvrir cet amoureux de la vie !

Publié dans Expositions

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A bicyclette de SU Tong

Publié le par Hélène

♥ ♥

L'auteur d'Epouses et concubines livre ici ses souvenirs d'enfance dans la ville de Suzhou à la fin de la révolution culturelle. Il évoque sa première bicyclette, son poisson rouge, sa rue et sa marchande de glace, des légendes autour des rivières, le cinéma en plein air, des femmes emblématiques du quartier mais aussi les privations, l'école...

Suzhou  © Zakia Abadane

Par la suite, une réflexion sur l'écriture filtre dans les pages, l'auteur s'interrogeant sur la part autobiographique que met un écrivain dans ses romans.

"Par sa force, la fiction agit comme un filtre sur l'eau contenue dans le verre de la réalité pour en faire un verre d'eau pure. Ce verre d'eau purifiée, l'auteur le tient en main, et dans une certaine mesure, il en fait un élixir magique, qui prolonge indéfiniment la vie de son écriture." p. 120

Puis pour finir il dresse quelques portraits des commerçants du quartier.

Cet ensemble reste assez décousu, les nouvelles sont très courtes, et malheureusement, certaines sont sans grand intérêt. Une petite déception.

 

 

Présentation chez Picquier

D'autres avis mitigés également chez Babélio 

 

Merci à l'éditeur.

Publié dans Littérature Asie

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Livres de l'été

Publié le par Hélène

Petite sélection de livres pour l'été :

 

Des sagas inoubliables :

MOBERG  Vilhelm La saga des émigrants

DUPONT Eric La fiancée américaine

 

Des romans prenants :

WOOD Benjamin Le complexe d'Eden Bellwether 

APPACHANA Anjana  L’année des secrets 

AVALLONE Silvia Marina Bellezza 

GALLAY Claudie Les déferlantes 

 

Des westerns entraînants :

GUTHRIE AB The big Sky tome 1 La captive aux yeux clairs

McMURTRY Larry  Lonesome Dove 

 

Des road-movies dépaysants :

LARSEN Reif L’extravagant voyage du jeune et prodigieux T. S. Spivet

Philippe FUSARO L'Italie si j'y suis

 

Des livres estivaux :

Barbara Kingsolver Un été prodigue

Eric Orsenna Deux étés 

JANSON Tove Le livre d'un été

VON ARNIM Elizabeth L'été solitaire 

 

Des policiers haletants :

BURKE James Lee  Swan peak

STONE Nick Tonton clarinette

 

D'autres coups de coeur ici : http://www.lecturissime.com/page-6013015.html

Et si vous avez envie de nature c'est ici : http://www.lecturissime.com/nature.html

 

Lectures de l'été des années passées : 2013 ; 2012 ; 2011

 

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Dans l'or du temps de Claudie GALLAY

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"En terre hopi, l'individu seul n'existe pas. Chaque homme fait partie d'un Tout. Du vivant et de l'inerte.

Il n'y a pas de solitude." p. 159

Un été en Normandie. Le narrateur passe l'été dans sa maison Le téméraire avec sa femme et ses jumelles de 7 ans.  Mais une langueur l'envahit, le poussant à quitter la maison et la vie familiale dés qu'il le peut. Au fil de ses errances, il rencontre une vieille dame, Alice, et sa soeur Clémence. Irrémédiablement attiré par cette femme, il revient vers elle, s'éloignant peu à peu de sa vie de famille. Les deux comparses se laissent couler dans le temps qui passe, ils boivent du loupiac au Grand Hôtel de Cabourg, visitent l'église de Varengeville...

"J'aime venir ici. Dans les églises en général, mais dans celle-ci tout particulièrement. On croit toujours qu'on va trouver des solutions. Dans ces endroits... Des réponses à toutes les questions. Mais c'est un leurre." p.52

Jour après jour, Alice dévoile des pans de sa jeunesse et notamment sa relation avec les surréalistes. Cette femme étonnante a en effet côtoyé Breton, ami de son père, lors de son voyage aux Etats-Unis en Arizona dans les années 40. Elle raconte la fascination du chef de file des surréalistes pour les indiens hopis.

"De profondes affinités existent entre la pensée dite "primitive" et la pensée surréaliste, elles visent l'une et l'autre à supprimer l'hégémonie du conscient, du quotidien, pour se porter à la conquête de l'émotion révélatrice." 

"C'est un monde étrange... Un monde où les croyances s'expriment dans toute chose. Dans les kachinas mais aussi dans les dessins, les fresques de sable. Elles s'expriment , hurlantes, dans les masques." p. 71

Breton dira dans sa correspondance qu'il "trouve ici, enfin, la preuve de la communication possible entre l'homme et la nature." p. 159

Alice initie le narrateur à cette pensée lointaine qu'il connaît également puisque son père tenait une galerie d'art. Il trouve chez Alice des kachinas, poupées sacrées qui incarnent les esprits chez les hopis, figurines que Breton voudra posséder à tous prix, parce qu'elles lui donnent l'impression qu'il peut dialoguer avec l'invisible. "Je veux m'approprier leur pouvoir." Sa rencontre avec Don C. Talayesva, auteur du célèbre Soleil hopi, sera décisive pour lui. Les surréalistes lui écriront une lettre dans laquelle ils lui rendront hommage :

"Contre toutes les formes d'oppression et d'aliénation de la société moderne, que nous combattons de notre place, tu es pour nous l'homme dans toute sa vérité originelle merveilleusement sauvegardée et aussi dans toute sa dignité." p 85

Plongée passionnante dans l'univers des surréalistes et des indiens hopis, ce beau roman porté par le style pur et incandescent de Claudie Gallay, se glisse dans les interstices de la vie, dans les silences plus parlants que tous les mots.

"Je pensais à Otto.

A ces destins croisés. Ces violences qui, sous couvert d'ndfférence, brisent la quiétude des hommes. Tous ces rêves qe l'on fait . Qui nous portent et parfois nous tuent. Et s'ils ne nous tuent pas, ils nous amenuisent. Comme autant de déceptions. D'amours déçus. " p. 312

Avec discrétion l'auteure exprime le mal-être lancinant qui s'installe jour après jour dans la répétition d'un quotidien dans lequel on ne trouve plus sa place. Le narrateur aimerait être envoûté par sa vie de famille, mais l'aventure de Alice le passionne davantage.

"La mer, la plage, la lumière pâle de cette fin d'après-midi. Anna et les filles marchaient devant moi. Je les regardais. Sans doute le bonheur était encore possible.

Anna s'est retournée. Elle m'a attendu. Elle a dit, "C'est quand même bien l'été, c'est un peu comme à Saint Malo dans les films de Rohmer."

- C'est à Dinard,, Rohmer, j'ai répondu.". p. 119

Un très beau roman tout en retenue.

 

Présentation chez Actes Sud

Du même auteur : Les déferlantes   ; L'amour est une île  ; Une part du ciel 

Extraits de presse :

“L’envoûtant récit d’une rencontre et d’une initiation, d’une grande beauté formelle.” Michel Abescat, Télérama
“L’écriture de Claudie Gallay tient de la magie.” Robert Verdussen, La Libre Belgique
“Une fiction très singulière qui ne cesse d’ouvrir et de refermer des portes sur des secrets enfouis.” Christine Ferniot, Lire
“Avec finesse, Claudie Gallay transmet la tentation de l’aventure.” Daniel Martin, L’Express
“Un texte passionnant, original et très émouvant.” Laurence Patrice, Page 
“D’une plume aux beautés marginales, Claudie Gallay écrit le quotidien, rêves inclus. Sans les trahir.” Pascale Haubruge, Le Soir
“Une histoire poétique et fascinante.” Nathalie Vallez, Elle

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Photo du mois - Soyez créatif à la maison

Publié le par Hélène

Thème: Soyez créatifs à la maison,

choisi par Fanfan Raccoon (http://fanfanraccoons.blogspot.com

Note de l'auteur-e: Pour le mois de juillet je vous propose d'être créatif à la maison. Le challenge sera de nous faire découvrir notre chez nous sous un angle insolite, un cadrage inattendu, une lumière imprévue. Alors déambulez à la maison votre appareil photo à la main, laissez entrer la lumière et soyez créatifs.
 
Voici mon choix "zoologique" :
 

Découvrez les propositions des autres participants : 

Publié dans Photographies

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Iles et îlots de Bretagne de François de BEAULIEU et Hervé RONNE

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Cet ouvrage rassemble toutes les îles et tous les îlots de Bretagne à visiter. Toutes ces îles sont accessibles à marée basse ou par une liaison maritime ouverte à tous, ne serait-ce qu'une fois par an. Qu'il s'agisse des îles de la côte d'Emeraude, des îles de la baie de Saint Brieuc et du Trégor dont la magnifique Bréhat, des îles du nord Finistère, des  îles de la mer d'Iroise et de l'archipel des Glénan dont Groix et Belle Ile, des îles du Golfe du Morbihan et du Mor Braz, et pour finir des îles interdites, toutes offrent un paysage somptueux propre à la Bretagne. Cette belle région compte 797 îles et îlots dont seuls une cinquantaine sont accessibles à tous. Et pourtant nous ne connaissons que les plus touristiques ! Les auteurs nous permettent ainsi de découvrir de petits joyaux méconnus.

Si vous les suivez dans cette ballade, vous découvrirez les Sept îles qui accueillent la plus importante colonie d'oiseaux marins en France métropolitaine, Batz et ses 25 exploitations agricoles, le phare le plus haut d'Europe à l'île Vierge, Sein symbole de l'affrontement entre les hommes et les éléments, les narcisses de l'archipel des Glénan, les landes couvertes de bruyère, les sites archéologiques avec les dolmens les cairns, les marins pêcheurs de Saint Jacut de la Mer, les forts construits par Vauban pour défendre notamment Saint Malo contre le débarquement des anglais, des sémaphores, des phares et des feux.... Mais vous rencontrerez surtout une nature millénaire, des sternes, des océanites tempêtes, des fulmars boréaux, des pingouins tordas, vous sentirez l'alysson à odeur de miel et vous comprendrez combien il est urgent de préserver ces espaces. Parce que vous croiserez aussi beaucoup de touristes comme sur Bréhat et ses 300 hectares envahis par quelque 380 000 touristes.

"En fait les îles bretonnes nous donnent à voir avec une loupe certains des problèmes auxquels la planète est confrontée et posent la question fondamentale : comment ne pas dépasser les capacités d'accueil d'un espace non extensible ?"

Pour une prise de conscience et un beau dépaysement, laissez-vous emporter par la brise marine !

 

Chez Glénat 

 

Reçu dans le cadre de l'opération Masse Critique organisée par Babélio.

Publié dans Beaux Livres

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Vacances

Publié le par Hélène

@Francis Cormon

"Ici plus qu'ailleurs se fondent le regard et le coeur" Boris Vian 

 

 

Publié dans Divers

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Le dévouement du suspect X de Keigo HIGASHINO

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"Qu'est ce qui est le plus difficile : élaborer un problème que personne ne peut résoudre, ou résoudre ce problème ?" p. 135

Ishigami, professeur de mathématiques est secrètement amoureux de sa belle voisine célibataire Yasuko. Timide, il se contente de la croiser jusqu'au jour où il va jouer un rôle déterminant dans la vie de cette jeune femme et de sa fille. l'ex-mari de Yasuko retrouve en effet sa trace et se fait un peu trop pressant, obligeant Yasuko à se montrer violente pour protéger sa fille. Ishigami vole alors à son secours en élaborant un plan minutieux pour qu'elle ne soit pas accusée. Le policier Kusanagi est chargé de l'enquête et demande de l'aide au physicien Yukawa qui l'éclaire de sa logique mathématique. Or Yugawa est un ancien ami de Ishigami avec qui il reprend alors contact...

Un duel entre deux pontes en mathématiques se jouera par la suite, telle une partie d'échecs à la logique déconcertante. 

Là réside toute l'originalité de ce roman, construit autour des raisonnements mathématiques d'Ishigami, d'une précision diabolique dans ses plans, face à ceux de Yukawa tout aussi clairvoyants !

"Savoir s'il est fondamentalement plus difficile de chercher la solution d'un problème que de vérifier sa solution." p. 97

Subtil et efficace ce roman policier a été primé à juste titre en 2005 au Japon. 

 

Présentation chez Actes Sud

Alex Keisha  Phili  ; Miss Léo  en parlent aussi.

 

 

Merci à Phili pour le prêt !

 

 

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L'épuisement de Christian BOBIN

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

"Lire pour se cultiver, c'est l'horreur. Lire pour rassembler son âme dans la perspective d'un nouvel élan, c'est la merveille." p. 66

En peu de mots, Christian Bobin offre l'essentiel : à partir d'une réflexion sur l'écriture, il nous livre la poésie du monde, nous fait prendre conscience du pouvoir des mots, nous emmène sur les ailes de l'espoir, du bonheur, du partage. 

Tout à coup, le sens de la lecture s'éclaire, la vie s'éclaircit :

"Je crois que c'est ça, un artiste. Je crois que c'est quelqu'un qui a son corps ici et son âme là-bas, et qui chercher à remplir l'espace entre les deux en y jetant de la peinture, de l'encre ou même du silence." p. 30

"L'écriture, par le rythme d'une voix, le mouvement d'une phrase, calme la conscience ordinaire, et réveille une conscience du dessous, plus fine, à vif : l'écrivain est à la fois anésthésiste et chirurgien. Il endort l'âme avant de l'ouvrir." p. 55

Il apprend à aimer les autres, à aimer le monde, à s'aimer soi pour accueillir, ensuite, dignement, les autres et le monde. 

"J'ai toujours craint ceux qui ne supportent pas d'être seuls et demandent au couple, au travail, à l'amitié voire, même au diable ce que ni le couple, ni le travail, ni l'amitié ni le diable ne peuvent donner : une protextion contre soi-même, une assurance de ne jamais avoir affaire à la vérité solitaire de sa propre vie. Ces gens-là sont infréquentables. Leur incapacité d'être seuls fait d'eux les personnes les plus seules au monde." p. 26

@folio

Etre solitaire, il peuple pourtant ses jours et ses phrases de rencontres confondantes : il convie des auteurs comme Maeterlink quand il parle de la substance des conversations ordinaires, Camus et son "étranger", des musiciens comme Glenn Gould qui lui apprend que "ce qui contrarie notre vie ne fait à terme que la fortifier", Jacques Tati et certaines scènes de "Mon oncle", des enfants qui dans leur innocence nous donne quelquefois des leçons de vie, une phrase d'André Dhôtel...

"La vie n'est pas une plaisanterie

Tu la prendras au sérieux,

Comme le fait l'écureuil, par exemple,

Sans rien attendre du dehors et d'au-delà,

Tu n'auras rien d'autre à faire que de vivre." Nazim Hikmet

Un texte essentiel d'une poésie et d'une beauté rare. 

 

Antigone est aussi sous le charme 

Edité chez Folio  

Il s'agit d'une réédition d'un texte datant de 1994. 

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Mois anglais #Bilan

Publié le par Hélène

J'ai donc participé pour la première fois au mois anglais organisé par  CryssildaTitine et Lou, qui consistait comme son nom l'indique à éditer des billets sur des livres, films, musique, recettes de cuisine, récits de voyages britishs. 

 

J'ai donc découvert avec grand plaisir Thomas Hardy avec Les forestiers et Loin de la foule déchaînée .

Pour continuer dans les classiques je me suis intéressée à la dernière des soeurs Brontë que je n'avais pas lu : Agnès Grey de Anne Brontë. Je garde ma préférence pour Charlotte et son Jane Eyre... 

J'ai relu avec plaisir Daphné Du Maurier avec Mary Ann, mais là encore ce ne fut pas mon préféré de l'auteur, je garde un meilleur souvenir de Rebecca et L'auberge de la Jamaïque

Côté policier j'ai lu Lignes de fuite de John Harvey, j'avais largement préféré De chair et de sang Je n'ai guère été enthousiasmée par Un assassinat de qualité de Ann Granger et je suis revenue enfin avec plaisir aux valeurs sûres comme Le visage de l'ennemi de Elizabeth Georges.

 

Pour finir deux coups de coeur se sont démarqués :

Jack Rosenblum rêve en anglais de Natasha Solomons et L'été solitaire de Elizabeth Von Arnim

 

Voici le lien vers les autres billets du mois : chez Cryssilda 

 

Un grand merci aux organisatrices.

Publié dans Divers

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