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64 résultats pour “goncourt lycéens

Prix Goncourt des Lycéens 2016

Publié le par Hélène

Il ne restait plus que 7 titres en lice :

Les 13 lycéens délégués régionaux, désignés pendant ces 6 délibérations régionales, se sont retrouvés pour la grande délibération nationale, jeudi 17 novembre, et ont annoncé le lauréat du 29ème Prix Goncourt des Lycéens à 12h45 depuis l'Opéra de Rennes :

© C/Damien Roudeau-Schwagga Postfiles

A ma grande joie, le prix a été attribué à Gaël Faye, dont j'ai tant aimé le Petit pays !

Hier soir avait donc lieu la remise du prix au ministère de l'Education nationale en présence de la ministre Najat Vallaud Belkacem.

@Education Nationale

Le discours de la ministre était sobre, insistant sur la transmission et le partage. Si vous souhaitez le lire dans son intégralité rendez-vous sur son site. 

Le président de la Fnac lui a succédé, mettant en avant le fait que la culture reste une valeur essentielle pour le groupe, même s'il vient de fusionner avec Darty. Il a souligné que déjà la Fnac avait récompensé en septembre Petit Pays avec le Prix Roman Fnac, le premier prix de la saison choisi sur épreuves avant même que les critiques ne filtrent sur les romans. Un choix éclairé !

Virginie Despentes a ensuite pris la parole pour louer le roman de Gaêl Faye, suivi par la présidente du jury des lycéens, Margaux Comte, très émouvante dans son discours. 

Enfin c'est un Gaël Faye profondément ému qui s'est exprimé, remerciant ceux qui ont contribué à façonner son succès et soulignant aussi l'importance du prix à l'heure où se déroule le procès de Bobigny, dans lequel s'impliquent ses beaux-parents qui traquent les présumés auteurs du génocide encore en liberté. (A lire au sujet du procès de Bobigny l'article de Maria Malagardis sur Libération)

Gaël Faye sortira un album en janvier et sera présent pour un concert au Trianon le 3 avril. Vivement !  

A lire aussi :

- Lecture musicale de Gaël Faye à la maison de la Poésie pour le festival Paris en Toutes Lettres

Rencontres régionales du Goncourt des lycéens 1er épisode

Rencontres régionales du Goncourt des lycéens 1er plateau

Rencontres régionales du Goncourt des lycéens 2ème plateau 

- Rencontres régionales du Goncourt des lycéens : les réactions des lycéens et des enseignants

- Rencontres régionales du Goncourt des lycéens : réactions de quelques auteurs

Publié dans Prix littéraires

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Rencontres régionales du Goncourt des lycéens (4)

Publié le par Hélène

De l'importance d'incarner la littérature

Lors des rencontres régionales entre les auteurs nominés au Goncourt des lycéens et les élèves, j'ai pu discuter avec trois élèves de la classe de seconde du lycée Paul Langevin  à Beauvais : Anaëlle, Christel et Lise et avec les deux enseignantes à l'origine du projet dans ce lycée, Isabelle et Géraldine, l'une professeure de lettres et l'autre documentaliste.

Toutes deux souhaitaient au départ initier un projet inter classes qui aurait concerné tout le lycée pour développer les échanges entre les classes. Seulement le Goncourt des lycéens ne choisit qu'une classe par établissement sur lettre de motivation du professeur, elles ont donc dû choisir. Elles ont opté pour  une classe du seconde pour ne pas être pressées par l'échéance du bac. En postulant au Prix Goncourt des Lycéens, leur motivation était de faire lire les élèves, de les faire parler, échanger, partager en s'axant sur la littérature contemporaine. Elles souhaitaient que les élèves s'ouvrent à d'autres littératures, à d'autres sujets.

Quand elles ont annoncé aux lycéens de leur classe qu'ils participaient au Goncourt des lycéens, tous étaient surpris, et certains n'étaient guère enthousiastes. Puis tous ont réalisé qu'il s'agissait d'une chance puisque seules une cinquantaine de classes sont retenues sur toute la France.

Le fonctionnement

Toute la classe doit avoir lu dans sa globalité les 14 romans sur la base du volontariat. Ils travaillent souvent par petits groupes et vont vers les livres qui les tentent. Les professeurs demandent juste l'effort de lire 10 pages en espérant que la lecture les entraînera au-delà des 10 pages...  Ainsi les trois filles m'ont confiée que le début percutant de Chanson douce les avait suffisamment surprises pour qu'elles aient envie de lire la suite.

D'autres professeurs peuvent se greffer sur le projet comme dans leur lycée le professeur d'histoire qui a décidé d'étudier avec la classe le roman de Magyd Cherfi Ma part de gaulois

Au début certains élèves éprouvaient des réticences à lire puis peu à peu ils se sont investis et maintenant ils sont tous globalement motivés. Un élève a même confié à ses professeurs "Avant je n'aimais pas lire mais maintenant j'aime" comme si participer au Goncourt des lycéens avait créé en lui un déclic. Certains élèves très motivés ont déjà lus 3 romans sur les 14.

Le seul petit bémol concernant l'organisation tient à l'arrivée tardive des romans qu'ils n'ont pu obtenir que le 22 ou 23 septembre. Le temps presse désormais pour lire un maximum de titres...

Nathacha Appanah et Jean-Baptiste Del Amo

Nathacha Appanah et Jean-Baptiste Del Amo

La rencontre 

Anaëlle, Christel et Lise ont été touchées que les auteurs prennent le temps de répondre à leurs questions. Les réponses ont pu éclairer leurs points de vue sur les romans et leur a donné envie de lire des romans vers lesquels elles ne seraient pas allées d'elles-même. Lise s'est passionnée pour Romain Slocombe et est bien décidée désormais à se lancer dans la lecture de son roman ! Elles ont trouvé intéressant de voir les auteurs, d'écouter leurs points de vue, leurs sources d'inspiration. 

Indiscrétions

Pour Anaëlle, Chanson douce se démarque par son histoire, et par l'univers différent qu'il permet de découvrir : celui des nounous, personnages que l'on rencontre rarement dans le rôle principal dans les romans.

Christel porte aussi sa préférence vers le roman de Leïla Slimani, en raison de ce début déroutant qui pousse à poursuivre sa lecture.

Enfin, Lise a été séduite par Continuer de Laurent Mauvignier, et notamment par sa fin qu'elle a trouvée "géniale" car le suspect n'apparaît qu'à ce moment-là !

Dans la classe, les avis étaient globalement partagés, sans que réellement ne ressorte un titre.

Des élèves et des enseignants acteurs investis

Ainsi cette rencontre a le mérite de remotiver chacun, elle relance l'intérêt, et met en place une dynamique prometteuse pour la suite !

 

Vous aimerez aussi : l'article de La voix du Nord

- Rencontres régionales du Goncourt des lycéens 1er épisode

- Rencontres régionales du Goncourt des lycéens 1er plateau

- Rencontres régionales du Goncourt des lycéens 2ème plateau 

- Mon avis sur Tropique de la violence

- Mon avis sur  L'enfant qui mesurait le monde

- Mon avis sur Cannibales 

Prochainement en ces pages :

- Les réactions des auteurs suite aux rencontres

- Mon avis sur Chanson douce de Leïla Slimani

Publié dans Prix littéraires

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Rencontres régionales du Goncourt des Lycéens (5)

Publié le par Hélène

A l'issue de ces rencontres régionales, j'ai pu recueillir les ressentis de Leïla Slimani et Jean-Baptiste Del Amo : 

Jean-Baptiste Del Amo 

Présentation de Règne Animal
Règne animal retrace, du début à la fin du vingtième siècle, l’histoire d’une exploitation familiale vouée à devenir un élevage porcin. Dans cet environnement dominé par l’omniprésence des animaux, cinq générations traversent le cataclysme d’une guerre, les désastres économiques et le surgissement de la violence industrielle, reflet d’une violence ancestrale. Seuls territoires d’enchantement, l'enfance – celle d’Éléonore, la matriarche, celle de Jérôme, le dernier de la lignée – et l’incorruptible liberté des bêtes parviendront-elles à former un rempart contre la folie des hommes? 

Règne animal est un grand roman sur la dérive d’une humanité acharnée à dominer la nature, et qui dans ce combat sans pitié révèle toute sa sauvagerie – et toute sa misère

Son ressenti sur ces rencontres :

"C'est l'occasion d'apporter quelque chose au lecteur et de rendre la  littérature vivante, de montrer aux élèves que les écrivains sont vivants ! La transmission est importante. J'ai apprécié leurs questions, différentes des questions habituelles des journalistes. 

J'ai été étonné par le fait que les élèves se questionnent beaucoup sur le rapport au réel, ils nous demandent beaucoup ce qui tient de l'imaginaire et ce qui est inspiré de nos vies dans nos romans. Ils veulent savoir dans quelle mesure nous nous sommes inspirés de la réalité. Cela prouve que les frontières sont de plus en plus floues entre réalité et imaginaire à notre époque. L'attrait pour la téléréalité va aussi dans ce sens. "

Jean-Baptiste a déjà été finaliste du Goncourt des lycéens en 2008 pour Une éducation libertine. Qu'avait il retiré de cette expérience ?

"J'avais été admiratif des lycéens capables de suivre un texte dense, littéraire jusqu'au bout, de le porter jusqu'à la fin. Je sais aussi grâce à cette expérience que l'on ne peut pas se fier aux réactions des lycéens lors des rencontres car Jean-Louis Fournier et son Où on va papa avait eu un franc succès et pourtant, Catherine Cusset avait emporté le prix pour Un brillant avenir, un texte très littéraire. "

Leïla Slimani pour Chanson douce

Son roman Chanson douce

Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d'un cabinet d'avocats, le couple se met à la recherche d'une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l'affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu'au drame. 

À travers la description précise du jeune couple et celle du personnage fascinant et mystérieux de la nounou, c'est notre époque qui se révèle, avec sa conception de l'amour et de l'éducation, des rapports de domination et d'argent, des préjugés de classe ou de culture. Le style sec et tranchant de Leïla Slimani, où percent des éclats de poésie ténébreuse, instaure dès les premières pages un suspense envoûtant.

Ses impressions :

"J'ai apprécié d'écouter mes amis auteurs présenter leurs romans et répondre aux questions. Souvent nous nous croisons seulement,  nous sommes par exemple voisins de dédicaces, mais nous n'échangeons pas forcément, cela reste souvent passif. Ces rencontres permettent plus d'échanges entre nous.  

Les questions des lycéens sortent des questions des médias souvent très répétitives, là ce sont des questions ancrées et on se doit de fournir un effort dans les réponses. Par exemple, on ne m'avait jamais demandé si je pensais que la mère était coupable, et pourtant c'est une bonne question. Je pense que pour les journalistes, cela reste une question tabou.

Je ne connaissais pas le Goncourt des lycéens, je suis ravie d'y participer !"

 

Vous retrouverez les questions posées par les lycéens ici :

- Rencontres régionales du Goncourt des lycéens 1er épisode

Rencontres régionales du Goncourt des lycéens 1er plateau

Rencontres régionales du Goncourt des lycéens 2ème plateau 

- Rencontres régionales du Goncourt des lycéens : les réactions des lycéens et des enseignants

- Mon avis sur Tropique de la violence

- Mon avis sur  L'enfant qui mesurait le monde

- Mon avis sur Cannibales 

Prochainement en ces pages :

- Mon avis sur Chanson douce de Leïla Slimani

- Mon avis sur Continuer de Laurent Mauvignier

- Mon avis sur Laëtitia de Ivan Jablonka

Publié dans Prix littéraires

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Rencontres régionales du Prix Goncourt des Lycéens 2016 (1)

Publié le par Hélène

Rencontres régionales du Prix Goncourt des Lycéens 2016 (1)

Lundi 10 octobre avaient lieu les premières rencontres régionales entre les auteurs sélectionnés pour la 29ème édition du prix Goncourt des lycéens,  et les lycéens appelés à élire leur roman préféré. 

Le prix Goncourt des lycéens a été créé et est organisé par la Fnac et le ministère de l'éducation nationale avec l'accord de l'Académie Goncourt. Une cinquantaine de classes de niveau secondaire (filière généraliste et professionnelle) sont sélectionnées et s'engagent à lire en deux mois les romans sélectionnés pour le prix Goncourt soit cette année :

  • Nathacha Appanah – Tropique de la violence – Éd. Gallimard
  • Metin Arditi – L’enfant qui mesurait le monde - Éd. Grasset
  • Magyd Cherfi – Ma part de Gaulois - Éd. Actes Sud
  • Jean-Baptiste Del Amo – Règne animal - Éd. Gallimard
  • Jean-Paul Dubois – La succession - Éd. de l’Olivier
  • Gaël Faye – Petit pays - Éd. Grasset
  • Frédéric Gros – Possédées - Éd. Albin Michel
  • Ivan Jablonka – Laëtitia ou la fin des hommes – Éd. Le Seuil
  • Régis Jauffret – Cannibales - Éd. Le Seuil
  • Laurent Mauvignier – Continuer – Éd. de Minuit
  • Yasmina Reza – Babylone - Éd. Flammarion
  • Leïla Slimani – Chanson douce - Éd. Gallimard
  • Romain Slocombe – L’Affaire Léon Sadorski - Éd. Robert Laffont
  • Karine Tuil – L’insouciance - Éd. Gallimard
  •  
  • A noter que la sélection officielle comporte deux titres supplémentaires : L'autre qu'on adorait de Catherine Cusset et Au commencement du 7ème jour de Luc Lang, mais comme ces deux auteurs ont déjà été reçu le prix (en 2008 pour Catherine Cusset avec Un brillant avenir et en 1998 avec Mille six cents ventres pour Luc Lang), ils ne figurent pas dans la sélection. 

​Les 2000 lycéens participants rencontrent les auteurs du 10 au 18 octobre lors de 7 rencontres régionales. Le 14 novembre ont lieu les délibérations régionales puis le 17, les délibérations nationales avant l'annonce du prix le 17 novembre. 

Sur invitation du service communication de la Fnac, j'ai eu la chance d'assister aux premières rencontres le 10 octobre à Lille aux côtés de Leïla Slimani, Karine Tuil, Jean-Baptiste Del Amo, Nathacha Appanah, Régis Jauffret, Romain Slocombe, Metin Arditi et Gaël Faye.

Guidés par l'équipe communication de la Fnac, Audrey, Julie, Estelle et Maurine, (merci à elles) nous sommes partis ensemble de Gare du Nord, et avons été accueillis à Lille par Matthieu, chargé de la programmation culturelle de la Fnac pour la région Nord et Est. Le déjeuner qui a suivi fut convivial et rieur. Du côté de notre table, entre les anecdotes pétillantes de Leïla Slimani, les interventions mesurées de Nathacha Appanah (la douceur incarnée), le calme olympien de Gaël Faye et l'effervescence de Frédéric Launay, journaliste et animateur de la rencontre de l'après-midi, l'équilibre était parfait.

Prochainement, je vous raconterai la rencontre riche en enseignements, et je vous livrerai les réactions des lycéens, des professeurs et des auteurs suite à ces échanges. 

Alors, qui selon vous succèdera à Delphine de Vigan qui avait remporté le prix l'an dernier avec D'après une histoire vraie ?

Publié dans Prix littéraires

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Sorties poches à ne pas manquer !

Publié le par Hélène

Cette semaine sont sortis en poche deux romans qui font partie de mes coups de coeur de la rentrée littéraire 2016 :

 

Petit Pays de Gaël FAYE

et

The Girls de Emma Cline

 

J'avais eu la joie de rencontrer les deux auteurs :

Emma Cline lors d'une rencontre à la librairie Gallimard : ICI

 

Gaël Faye lors d'un déjeuner organisé par la Fnac et l'agence Anne et Arnaud pour le forum Fnac du livre 2016 : ICI

lors des rencontres pour le Goncourt des lycéens : ICI

pour la remise du prix  ICI

lors d'une rencontre musicale à la maison de la poésie ICI

 

Je ne peux que vous conseiller leur lecture !!

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Prix Goncourt des lycéens 2017

Publié le par Hélène

La nouvelle édition du Goncourt des lycéens se prépare et j'aurai le plaisir d'assister à la rencontre entre les lycéens et les auteurs à Lille, grâce au service communication de la Fnac qui m'a invitée cette année également.

Le 5 septembre dernier, l'annonce par l'Académie Goncourt de sa sélection littéraire lançait la 30ème édition du Prix Goncourt des Lycéens. Créé et organisé par le ministère de l'Éducation nationale et la Fnac, avec l'accord de l'Académie Goncourt, ce Prix donne l'opportunité à près de 2 000 lycéens de se plonger dans une lecture passionnée, et de faire entendre leur voix pour élire leur lauréat parmi les 15 auteurs sélectionnés cette année.

Les 15 romans sélectionnés

  • Nos richesses, Kaouther Adimi, Seuil
  • Taba Taba, Patrick Deville, Seuil
  • Un certain M. Piekielny, François-Henri Désérable, Gallimard
  • Un loup pour l'homme, Brigitte Giraud, Flammarion
  • La disparition de Josef Mengele, Olivier Guez, Grasset
  • Tiens ferme ta couronne, Yannick Haenel, Gallimard
  • La serpe, Philippe Jaenada, Julliard
  • Nos vies, Marie-Hélène Lafon, Buchet-Chastel
  • Bakhita, Véronique Olmi, Albin Michel
  • Niels, Alexis Ragougneau, Viviane Hamy
  • Trois jours chez ma tante, Yves Ravey, Minuit
  • Summer, Monica Sabolo, JC Lattès
  • Les Rêveuses, Frédéric Verger, Gallimard
  • L'Ordre du jour, Eric Vuillard, Actes Sud
  • L'Art de perdre, Alice Zeniter, Flammarion

Après plusieurs semaines de lecture des romans en compétition, les lycées participants auront  l'opportunité d'échanger et de débattre avec les auteurs en lice pour le Prix lors de 7 rencontres régionales, organisées du 9 au 18 octobre prochain au sein de plusieurs Ateliers Canopé. Les jurés lycéens auront ainsi toutes les cartes en main pour mûrir leur réflexion et choisir leurs finalistes lors des délibérations en novembre.

J'assisterai donc à la rencontre des lycéens à Lille le vendredi 13 octobre.

Par la suite, le lundi 13 novembre des délibérations régionales à huis clos auront lieu et l'annonce des finalistes se fera en fin de journée.

Pour finir, le jeudi 16 novembre, après des délibérations nationales à huis clos à l'Opéra de Rennes, l'annonce du lauréat Prix Goncourt des Lycéens 2017se fera à 12h45.

Pour rappel voici les précédents lauréats :

Voici les billets consacrés au prix de l'an dernier : ICI

 

 

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Festival Livres en Tête

Publié le par Hélène

Le festival de lecture à haute voix Livres en Tête est organisé par le Service culturel de l'Université Paris-Sorbonne (Paris IV) et Les Livreurs, lecteurs sonores, en collaboration avec des partenaires de plus en plus nombreux.

Depuis 8 ans il rencontre un succès croissant et de nombreuses personnalités du monde littéraire et musical ont déjà participé à cet événement littéraire (François Busnel, Bernard Pivot, Daniel Pennac, Éric Naulleau, Natalie Dessay, Raphaël Enthoven, Robin Renucci etc.)

De nombreux écrivains (Leïla Slimani - Prix Goncourt 2016 -, Marie NDiaye, Sylvain Tesson, Tonino Benacquista, Luc Lang, Adrien Goetz, Hervé Le Tellier, Antoine Compagnon, Jacques Henric - Prix Médicis Essai 2016 -, Éric Faye, Denis Michelis, Frédéric Richaud, Elitza Gueorguieva, Ollivier Pourriol), musiciens et artistes (Karol Beffa, Vîrus, Alice Behague, Virginie Serrano, MAM Musique) et personnalités du monde médiatique (Daniel Mesguich, Serge Schick, Jérôme Serri, Laetitia Le Guay) participent aux différents événements : Le Rouge & le Blanc, Tête à Tête avec Sylvain Tesson, la Dégustation Littéraire, Proust S’honore, le TaPage Nocturne, le Bal à la Page et la journée Radio France.

Découvrez le programme de Livres en Tête 2016 !

Pour ma part j'assisterai à Tapage Nocturne avec le cabaret littéraire le vendredi 25 novembre 2016

De TaPage Nocturne il ne peut être question sans fête, musique et chansons ! Entre deux morceaux de rap et piano jazz, Les Livreurs vous invitent à découvrir l’oeuvre de nos invités, dont plusieurs extraits seront lus au cours de la soirée sous le regard amusé des auteurs. Quand l’esprit cabaret rencontre la littérature, chaque texte devient une fête, chaque mot sonne juste et donne le tempo de cette rencontre atypique !

Avec  Marie NDIAYE, Prix Goncourt 2009 (La Cheffe, roman d’une cuisinière / Gallimard 2016)

Luc LANG, Prix Goncourt des lycéens 1998 (Au commencement du septième jour / Stock 2016)

Éric FAYE, Grand Prix du Roman de l’Académie Française 2010 (Eclipses japonaises / Seuil 2016)

Jacques HENRIC, Prix Médicis Essai 2016 (Boxe / Seuil 2016)

Leïla SLIMANI, Prix Goncourt 2016 (Chanson douce / Gallimard 2016)

 

A noter également les formations de lecture à voix haute tous les lundis de 18h30 à 21h30 

RENSEIGNEMENTS http://www.paris-sorbonne.fr/objectifs-5763

Publié dans Festival

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Rencontres régionales du Goncourt des lycéens 2017 (1)

Publié le par Hélène

Un vif succés

Après plusieurs semaines de lecture des romans en compétition, les lycées participants ont l'opportunité d'échanger et de débattre avec les auteurs en lice pour le Prix lors de 7 rencontres régionales, organisées du 9 au 18 octobre au sein de plusieurs Ateliers Canopé. Après Nancy, Rennes et Paris, les auteurs se rendaient donc vendredi dernier à Lille à la rencontre des classes suivantes : 

- la 1ère gestion administration du lycée Hurle-Vent au Tréport

- la 2nde du lycée du Val de Lys à Estaires

- la 1ere L du lycée Pierre de Coubertin à Calais

- la Terminale Bac pro commerce du lycée professionnel Louis Armand de Jeumont

- la seconde du lycée Louis Thuillier à Amiens

Les auteurs étaient nombreux à avoir répondu à l'appel : Patrick Deville, Véronique Olmi,, Philippe Jaenada, Brigitte Giraud, Monica Sabolo, Frédéric Verger, Alexis Ragougneau, François-Henri Désérable, Olivier Guez, Alice Zeniter, Kaouther Adimi.

Des questions variées

Le processus d'écriture

Les élèves étaient curieux de connaître les origines de la vocation des auteurs et leurs habitudes d'écriture. François-Henri Désérable avait ce rêve fou de pouvoir rester sur son canapé à lire et qu'autour de lui dans un silence feutré les autres murmurent "Chut !... il travaille". Les autres auteurs également avaient toujours en eux cette envie et ce besoin pressant de lire et écrire toute la journée. Kaouther Adimi souligne qu'en 1994 en Algérie, elle n'avait pas accès à une grande offre en terme de lecture, et de fait, elle s'est décidée à écrire elle-même des histoires qu'elles pourraient ensuite lire.

Frédéric Verger est venu plus tard à l'écriture, mais il écrivait tôt. Il est professeur en parallèle. Kaouther Adimi éprouve aussi ce besoin d'avoir aussi un autre emploi, elle travaille du lundi au jeudi pour ensuite pourvoir se libérer par l'écriture. Philippe Jaenada a un travail très lucratif quelques jours par semaine pour ensuite se concentrer sur l'écriture, puisqu'il serait vain de penser pouvoir gagner beaucoup d'argent grâce à l'écriture... Pour tous, l'écriture et la lecture sont l'air qu'ils respirent, un besoin vital avant d'être une obligation.

Alice Zeniter a commencé par des études et théâtre et elle a gardé de cet amour du théâtre l'habitude de lire à haute voix ses romans parce que "L'écriture s'éprouve sur la page mais aussi dans la bouche et à l'oreille, elle passe par le corps tout entier." Monica Sabolo aime aussi déclamer les phrases, et quand la phrase déclamée sonne comme une bande-annonce de film américain, par son rythme et son intensité, elle la garde.

L'écriture ne coule pas toujours, Véronique Olmi a réécrit quatre fois son roman avec des narrateurs différents, jusqu'à trouver la note juste. Ecrire demande une concentration, un travail, des réécritures multiples, pour enfin, parvenir au but visé.

Aux lycéens qui souhaiteraient faire ce métier, François-Henri Désérable suggére de "Lire, lire et lire encore". Il rappelle qu'il existe le Prix des jeunes écrivains qu'il a lui-même reçu en 2011, tout comme Kaouther Adimi en 2007 et 2009.

De la porosité entre le réel et la fiction

 

De nombreux romans de la sélection s'inspirent de personnages réels, car pour les auteurs l'équilibre entre l'intime et la réalité historique reste discret.

"Etre écrivain c'est se soustraire au monde pour créer son propre monde" François-Henri Désérable

Olivier Guez se demande s'il est le marionnetiste ou la marionnette de ses personnages.

Pour Véronique Olmi, écrire c'est se décoller du réel, partir dans la marge, respirer un peu plus loin.

L'heure des dédicaces

Après la rencontre, les lycéens ont pu se faire dédicacer leurs livres.

Et après ?

À l'issue de l'étude des livres, les classes élisent un délégué pour présenter leur tiercé de livres gagnants et défendre leurs choix lors de délibérations régionales. Elles ont lieu dans 6 villes en simultanée (Lyon, Nantes, Metz, Paris, Marseille, Rennes).

Chaque région choisit ses deux représentants et son tiercé de livres gagnants. Une finale se tient ensuite à Rennes, berceau du Prix. À l’issue des délibérations, le Prix Goncourt des lycéens est proclamé et rendu public.

Le jury constitué par les délégués régionaux et étrangers réunis à huis clos à Rennes, élisent le 30e Prix Goncourt des Lycéens, le 16 novembre 2017.

Sur Lecturissime

Prochainement je vous livrerai les impressions des auteurs, des lycéens, des professeurs sur ces rencontres et leur ressenti sur le prix. Et je continue bien sûr mes lectures des romans sélectionnés pour pouvoir vous en parler !

Retrouvez en ces pages :

La présentation du prix

Nos richesses de Kaouther Adimi

Tiens ferme ta couronne de Yannick Haenel

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Le domaine des murmures de Carole MARTINEZ

Publié le par Hélène

du-domaine-des-murmures-carole-martinez

  

Prix Goncourt des lycéens 2011

« Certes ton époque n’enferme plus si facilement les jeunes filles, mais ne te crois pas pour autant à l’abri de la folie des hommes. J’ai vu passer les siècles, l’histoire n’a jamais cessé de chambouler nos vies et les évidences sont infiniment fragiles. » (p. 188)

 

L’auteur :

 

Carole Martinez, née en 1966, a été comédienne avant de devenir enseignante. Son premier roman, Le Cœur cousu (2007), a connu un grand succès de librairie et a reçu de nombreux prix littéraires, dont le prix Renaudot des lycéens et le prix Ouest-France Étonnants-Voyageurs.

 

L’histoire :

 

En 1187, le jour de son mariage, devant la noce scandalisée, la jeune Esclarmonde refuse de dire « oui » : elle veut faire respecter son vœu de s'offrir à Dieu, contre la décision de son père, le châtelain régnant sur le domaine des Murmures. La jeune femme est emmurée dans une cellule attenante à la chapelle du château, avec pour seule ouverture sur le monde une fenestrelle pourvue de barreaux. Mais elle ne se doute pas de ce qui est entré avec elle dans sa tombe...

  Loin de gagner la solitude à laquelle elle aspirait, Esclarmonde se retrouve au carrefour des vivants et des morts. Depuis son réduit, elle soufflera sa volonté sur le fief de son père et ce souffle l'entraînera jusqu'en Terre sainte.

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          J’ai retrouvé avec plaisir le style de Carole Martinez ainsi que sa capacité à créer de véritables personnages ancrés dans des époques révolus. Elle est douée d'un talent de conteuse indéniable :

 

« Je suis l'ombre qui cause.
  Je suis celle qui s'est volontairement clôturée pour tenter d'exister.
  Je suis la vierge des Murmures.
  À toi qui peux entendre, je veux parler la première, dire mon siècle, dire mes rêves, dire l'espoir des emmurées. […]
  J'ai tenté d'acquérir la force spirituelle, j'ai rêvé de ne plus être qu'une prière et d'observer mon temps à travers un judas, ouverture grillée par où l'on m'a passé ma pitance durant des années. Cette bouche de pierre est devenue la mienne, mon unique orifice. C'est grâce à elle que j'ai pu parler enfin, murmurer à l'oreille des hommes et les pousser à faire ce que jamais mes lèvres n'auraient pu obtenir, même dans le plus doux des baisers. […]
  Entre dans l'eau sombre, coule-toi dans mes contes, laisse mon verbe t'entraîner par des sentes et des goulets qu'aucun vivant n'a encore empruntés. Je veux dire à m'en couper le souffle.
  Écoute ! »

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Alors j’ai écouté, j’ai essayé d’être charmée, mais le charme a ceci de particulier qu’il ne se construit pas, il s’impose. Et pour cette lecture l’ennui s’est davantage imposé qu’un quelconque charme. Est-ce dû au sort de l’héroïne murée dans son château et qui ne voyage que par l’esprit ? Ou à cette époque pour laquelle j’ai peu d’accointances ? Je n'ai pas retrouvé l'entrain et la magie ressentie à la lecture de Coeur cousu.

  

Premières phrases :

 

« On gagne le château des Murmures par le nord.

Il faut connaître le pays pour s’engager dans le chemin qui perce la forêt épaisse depuis le pré de la Dame Verte. Cette plaie entre les arbres, des générations d’hommes l’ont entretenue comme feu, coupant les branches à mesure qu’elles repoussaient, luttant sans cesse pour empêcher que la masse des bois ne se refermât. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur :  Le cœur cousu de Carole MARTINEZ

Autre : Les piliers de la terre de Ken FOLLETT

 

D’autres avis :

 

ClaraThéoma, Isa, Leiloona

 Presse : Le Magazine Littéraire , Télérama 

 

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Allah n’est pas obligé d’Ahmadou KOUROUMA

Publié le par Hélène

allah n'est pas obligé

♥ ♥

Prix Renaudot 2000

Prix Goncourt des Lycéens 2000

Prix Amerigo Vespucci 2000

  

L’auteur :

 

Ahmadou Kourouma est un romancier ivoirien. Au moment de sa mort, il travaillait à la rédaction d’un nouveau livre Quand on refuse on dit non, une suite d’Allah n'est pas obligé : le jeune héros, enfant soldat démobilisé retourne en Côte d’Ivoire à Daloa et vit le conflit ivoirien. Ce roman sera publié après sa mort.

 

L’histoire :

 

Birahima est un enfant ivoirien d’une dizaine d’années. Sa mère, gravement malade, meurt et Birahima devient orphelin. Il part à la recherche de sa tante au Libéria. Sur la route, il rencontre Yacouba, un féticheur musulman, qui se dit multiplicateur de billets. Pris au piège par la guerre civile, ils s’engagent tous les deux auprès du Front National Patriotique du Libéria dirigé par le colonel Papa le Bon. Yacouba devient féticheur professionnel et Birahima se retrouve enrôlé comme enfant-soldat. Le livre raconte leur périple à travers des pays dévastés par la guerre (Libéria, Guinée, Sierra Leone) et dénonce la cruauté des conditions de vie de ces enfants-soldats. (Source : Wikipédia)

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          L’originalité dans la façon dont le sujet est traité : en faisant parler Birahima, l’auteur met l’accent sur la déshumanité intrinsèquement inculquée à ces enfants soldats pour qui la guerre est un jeu comme un autre.

-          La violence et l’absurdité des guerres est ainsi placée sur le devant de la scène, sans pour autant que la narration soit insoutenable.

-          Les réflexions sous-jacentes sur la religion sont habilement amenées grâce à ce leitmotiv que se répète le jeune garçon comme un mantra « Allah n’est pas obligé d’être juste avec toutes les choses qu’il a créées ici-bas. »
 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Je me suis lassée à la mi-parcours : à cause du style, très répétitif, et devenu lourd au fil des pages avec ces définitions qui jalonnent le texte, ces jurons qui clôturent les paragraphes ;  lassée aussi à cause des rappels historiques sur l’histoire du Libéria qui m’ont ennuyée ; lassée à cause de l’histoire même de Birahima qui n’évolue pas…

 

Premières phrases :

 

« Je décide le titre définitif et complet de mon blablabla est Allah n’est pas obligé d’être juste dans toutes ses choses ici-bas. Voilà. Je commence à conter mes salades.

 

Et d’abord… et un… M’appelle Birahima. »

 

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 Photo de groupe au bord du fleuve de Emmanuel DONGALA

 

 

blogoclub

   Lu dans le cadre du Blogoclub

    Les avis sont sensiblement identiques au mien : la deucième partie a eu tendance à lasser les blogolecteurs...

 

 

POCHE : Allah n’est pas obligé, Ahmadou KOUROUMA, Points, 2002, 6 euros

 

defi Afrika Choupynette

Publié dans Littérature Afrique

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