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420 résultats pour “ile du point némo

Un assassinat de qualité de Ann GRANGER

Publié le par Hélène

♥ ♥

"C'est pas d'être dans la rue qui est dangereux. c'est d'être une femme, un point c'est tout." 

Londres 1867. Le brouillard rôde dans les rues de la capitale, enveloppant les êtres dans une opacité inquiétante. En rentrant chez lui, l'inspecteur Ben Ross croise une jeune femme qui affirme avoir rencontré un spectre qui aurait cherché à l'étrangler. Elucubrations ou réalité ? Quand le lendemain l'inspecteur apprend qu'une jeune femme a été assassinée dans Green Park, il s'intéresse de près à ce drôle de fantôme. Il s'intéresse alors à cette belle assassinée, Allegra Benedict, riche épouse italienne d'un marchand d'art. Son épouse Lizzie se penche également sur la vie privée de la jeune femme et découvre quelques zones d'ombre...

L'atmosphère londonienne entre brouillard et éclaircies convient tout à fait à cette enquête centrée sur la vie claire-obscure d'Allegra. En filigrane s'esquissent des réflexions plus modernes sur le statut des femmes et leurs rapports aux hommes ou encore sur l'embrigadement des sectes religieuses. Ce décalage entre l'époque victorienne et ces problématiques plus contemporaines est assez troublant. De plus, la psychologie des personnages reste assez sommaire si bien qu'en résumé croman assez classique ne me laissera pas une impression durable. 

Il s'agit du troisième tome de la série consacrée aux enquêtes de Ben et Lizzie, après Un intérêt particulier pour les morts et La curiosité est un pêché mortel. 

Présentation de l'éditeur 10/18

 

Merci à l'éditeur.

 

Lu dans le cadre de ma participation au mois anglais

Publié dans Roman policier Europe

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Danser les ombres de Laurent GAUDE

Publié le par Hélène

♥ 

Ce jour-là Lucine revient sur les traces de son passé à Port au Prince pour annoncer la mort de sa jeune soeur. Elle a quitté la capitale pour Jacmel pour s'occuper de sa soeur et de ses enfants, mais comprend en parcourant ces routes qu'elle souhaite désormais rester ici. Elle se souvient de l'élan qui la portait dans sa jeunesse pour défendre son pays, de l'élan de vie qui l'animait et est bien décidée à reconquérir son bonheur après ces années de sacrifice pour sa famille. 

Saul lui aussi a laissé derrière lui les années de luttes auprès de sa soeur Emeline. Parti à Cuba pour étudier la médecine, il revient sans diplôme mais pratique tout de même son métier en dilettante. 

Leurs routes vont se croiser à la lignée des chemins. 

Cette première partie avant le tremblement de terre est belle, avec cette simplicité de Laurent Gaudé qui sait planter des décors et les personnages. Malheureusement au mitan du roman (précisément) tout bascule : le bonheur est exagéré, indécent, point culminant et l'on sait qu'il va être détruit par le séisme. Puis viennent les secousses meurtrières qui renversent le monde. Tout devient sans dessus dessous, les morts dansent avec les vivants dans une atmosphère surnaturelle. On n'y croit plus. Le pathétique fait son entrée, lui qui était jusqu'ici savamment contenu. 

Une déception ! 

 

Présentation : Actes Sud 

D'autres avis : CarolineAproposdes livresLaure ; Noukette 

Du même auteur Ouragan  Le soleil des Scorta ;  Pour seul cortège ; La mort du roi Tsongor 

 

Danser les ombres, Laurent Gaudé, Actes Sud, janvier 2015, 256 p., 19.80 euros

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Le bikini de diamants de Charles WILLIAMS

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"C'est ça qui est bien, à la ferme. On peut jamais savoir ce qui va se passer."

Cette année-là, Billy et Pop se rendent chez le frère de Pop, Sagamore pour y passer l'été. Billy découvre alors les joies de la campagne, intrigué par l'odeur de cuir en décomposition, par les incursions fréquentes du shérif qui semble en vouloir à Sagamore, par l'oncle Finley qui récupère toutes les planches avoisinantes pour construire une arche...

Les vacances prennent un tour encore plus particulier quand arrive dans la ferme de son oncle la belle Choo-Choo Caroline qui a tendance à se baigner dans le lac toute proche avec juste un tout petit bikini...

Le point de vue du petit Billy, observant les manigances de son oncle d'un oeil crédule et honnête, crée un décalage désopilant quand on devine en sourdine les tenants et aboutissants.

"Oh, ç'a été un chouette été, pour sûr. Comme dit Pop, y a rien de mieux qu'une vie saine à la ferme et on pouvait franchement pas en trouver une plus saine que celle de l'oncle Sagamore."

Nouvelle traduction du célèbre Fantasia chez les ploucs, Le Bikini de diamants est un roman désopilant, décalé, un classique de l'humour !

 

Présentation de l'éditeur : Gallmeister

 

Merci à l'éditeur

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L'écart de Amy LIPTROT

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Amy a dix-huit ans quand elle quitte son île natale des Orcades, îles au nord de l’Écosse, pour rejoindre Londres et ses lumières de pacotille. Au cœur de la capitale, elle sombre peu à peu dans un univers interlope, empli de fêtes, de drogues et d'alcool. Beaucoup d'alcool, trop d'alcool, au point que Amy ne peut plus s'en passer et sombre jour après jour dans l'addiction. Elle perd alors son travail, son petit ami, et se retrouve seule, désœuvrée, définitivement alcoolique.

Pour combattre ses démons, elle décide de revenir en arrière, de mettre de la distance entre Londres et elle, et repart vers ses racines, vers les Orcades. Là, elle intègre une organisation dédiée à la conservation des animaux et cherche à se reconstruire. Elle s'installe sur une petite île, et réapprend à vivre normalement, sans alcool. Grâce au pouvoir guérisseur de la nature, elle trouve un sens à sa vie, loin des futilités londoniennes. Elle va à la pêche aux couteaux, pour les faire revenir ensuite le soir à l'ail et les savourer avec des spaghettis, elle s'attache peu à peu aux petits détails de la vie savoureux pour lutter contre ses démons.

"J'ai troqué les boules à facettes des discothèques pour les lumières célestes, mais je reste entourée de danseurs : soixante-sept lunes gravitent autour de moi."

Ce que j'ai moins aimé : Quelques longueurs.

Bilan : Ce récit authentique nous faisant le témoin d'une reconstruction touche par sa sincérité.

 

Présentation de l'éditeur : Editions Globe

D'autres avis : Nadael ;

Publié dans Littérature Europe

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Les liaisons dangereuses de Choderlos de LACLOS

Publié le par Hélène

♥ ♥

La jeune Cécile de Volanges sort du couvent pour être mariée à Gercourt, choix de sa mère. Mais c'est sans compter sur Mme de Merteuil, parente de Mme de Volanges qui, pour se venger de Gercourt, décide de pervertir la jeune femme. Elle demande l'aide de son ami et ancien amant, le Vicomte de Valmont qui, dans un premier temps refuse, trop occupé à séduire la Présidente de Tourvel, une jeune femme dévote et vertueuse.

Dans ce roman libertin, Valmont et Merteuil font office de maîtres, se plaisant à relever des défis visant à pervertir des jeunes femmes inocentes. Valmont s'amuse à tester son pouvoir de séduction, et la marquise cherche à prouver que "les règles ont changé" et que les femmes aussi peuvent dominer. Les deux libertins se livrent une lutte de pouvoir acerbe, dont personne ne sortira indemne.

Le genre épistolaire, très en vogue à l'époque multiplie les points de vue, offrant un kaléidoscope psychologiquement épais autour des personnages. Ces derniers manient l'art de la langue avec brio, offrant au lecteur une leçon de style et de séduction non négligeable !

 

Présentation de l'éditeur : Le livre de poche

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Feuillets d'Hypnos de René CHAR

Publié le par Hélène

♥ ♥

"Enfonce-toi dans l'inconnu qui creuse. oblige-toi à tournoyer."

René Char a écrit ces Feuillets d'Hypnos entre 1943 et 1944 – lorsque le poète était engagé dans la Résistance sous le nom de Capitaine Alexandre. Ils ne furent publiés qu’à la fin de la guerre, en 1946, car René Char souhaitait que l'action prime en ces périodes tourmentées. Les poèmes prennent la forme de courtes notes, de maximes, anecdotes, souvenirs éparpillés et consignés, récits de guerre (arrestations, tortures, représailles, exécutions sommaires...), conseils d'un commandant à ses troupes, notes saisies au fil de l'action. 237 fragments au total, dans lesquels le vif du combat transparait.  Ces pages fulgurantes esquissent aussi le portrait des hommes compagnons de résistance, et rend hommage à ceux tombés morts. Une partie des feuillets a été brûlée à la fin de la guerre et le poète les a repris un peu plus tard, abrégeant ou développant selon le cas.

"Nous n'appartenons à personne sinon au point d'or de cette lampe inconnue de nous, inaccessible à nous qu tient éveillés le courage et le silence."

Témoignage du quotidien, ces fragments se concentrent sur la volonté et nécessité de combattre et de témoigner pour laisser une trace et rassembler les hommes.

"Nous sommes pareils à ces crapauds qui dans l'austère nuit des marais s'appellent et ne se voient pas, ployant à leur cri d'amour toute la fatalité de l'univers."

Nécessité aussi de l'écriture, pour échapper au pire, pour respirer entre les mots :

"Dans nos ténèbres, il n'y a pas une place pour la Beauté. Toute la place est pour la Beauté."

Un texte essentiel.

 

Présentation de l'éditeur : Folio

Vous aimerez aussi : L'honneur des poètes

 

Publié dans Poésie française

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Âpre coeur de Jenny ZHANG

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Les fillettes qui prennent la parole tour à tour ont entre 7 et 9 ans. Immigrées chinoises dans les années 90, elles viennent d'arriver à New York. Différentes histoires, différents points de vue se font entendre, mais toujours celui de la fillette, qu'il s'agisse de Christina, Lucy, Frangie ou Annie. Elles évoquent la violence des rapports humains, les racismes, la barrière de la langue qui gêne l'intégration, mais aussi l'amour des parents, incommensurable. Ces derniers connaissent une vie de sacrifices pour que leurs enfants aient un avenir décent, leurs choix ne sont pas toujours les meilleurs, mais ils tentent avec les moyens qui sont à leur portée, d'offrir un futur à leur enfant. Quelquefois, les grands-parents viennent les rejoindre et sont en décalage avec les nouveaux codes occidentaux de ces familles qui tentent de s'intégrer.

Tous apprennent finalement à saisir chaque chance d'être heureux en ce monde, car ces chances sont rares.

"Il n'y avait pas moyen d'être libre dans ce monde

Il n'y avait pas moyen d'être libre dans ce monde

Il n'y avait pas moyen d'être libre dans ce monde

Aucun moyen

Vraiment aucun moyen."

Ce que j'ai moins aimé : Certaines scènes sont très crues, d'une violence physique et psychologique quelquefois marquante !

Bilan : un roman percutant qui me marquera durablement ! "J'avais envie de montrer des jeunes filles en colère, qui détestent le monde, qui ont parfois envie de se venger, qui découvrent leurs corps." dira l'auteure, elle même fille d'immigrés chinois arrivée aux Etats-Unis à deux ans. Elle signe aujourd'hui un roman sans langue de bois !

 

Présentation de l'éditeur : Editions Picquier

 

Merci à l'éditeur.

Publié dans Littérature Asie

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Les sept mariages d'Edgar et Ludmilla de Jean-Christophe RUFIN

Publié le par Hélène

♥ ♥

Edgar rencontre pour la première fois la belle et sauvage Ludmilla lors d'un voyage aux confins de la Russie. Ce personnage atypique le marque, si bien qu'il revient rapidement sur ses traces pour la retrouver et l'épouser. Commence alors une histoire de couple tumultueuse, qui connaît ses gloires et ses revers. Incessamment.

Pour l'anecdote, l'auteur s'est lui-même marié trois fois avec la même femme.

Ce que j'ai moins aimé :

Cette histoire est un peu lassante, d'autant plus que le titre nous disait à quoi s'attendre, on attend donc le divorce, puis le remariage, puis le divorce, puis le remariage, puis ... zzzzz

De même en ce qui concerne la vie professionnelle des protagonistes, l'auteur semble avoir voulu mettre en avant les antithèses propres à une vie et il ponctue tout leur parcours de déconvenues et de couples allégoriques antithétiques : à la pauvreté succède la fortune, puis la ruine, l'amour flou se marie avec la trahison, puis l'amour fou, puis la lassitude, fidélité et infidélité font un passage remarqué, la leçon semble claire : la vie n'est qu'aléas -et l'argent ne fait pas le bonheur- ...

Pour finir, les personnages ne sont pas réellement attachants, plutôt caricaturés, et le narrateur lui-même semble fade, fasciné par ce couple au point de s'oublier.

Bilan : Mitigé ... Si on se laisse néanmoins emportés par le destin tourbillonnant de ce couple, l'ensemble manque de corps et de profondeur.

 

Présentation de l'éditeur : Gallimard

D'autres avis : Babélio

Du même auteur : Immortelle randonnée ♥ 

 

Merci à l'éditeur.

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L'âge de l'innocence de Edith WHARTON

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

Alors que Newland Archer s'apprête à se marier avec la sage May Welland, il rencontre la cousine de May, la comtesse Olenska, qui désire divorcer, ce que le clan familial et social des années 1880 refuse d'accepter. Face à cette jeune femme libre et sincère aux goûts artistiques et esthétiques affirmés, Newland est désarçonné et conquis malgré lui. Mais dans cette société pétrie de convenances, dans ce monde de principes dans lequel l'individu se heurte à la société, n'est pas libre qui veut.

La peinture acerbe du milieu américain de l'époque met en valeur l'aliénation du milieu social, une émancipation impossible. En ce sens, ce roman ne peut être que celui de la perte, et chaque personnage est voué à la frustration d'une passion inassouvie. Plus profondément, le véritable moi se trouve rapidement perdu dans la forme imprimée par la tradition et l'éducation, au point que l'identité même de l'individu disparaît, lissée, modelée par le milieu.

Par sa construction implacable, sa parfaite maitrise de la psychologie, et sa peinture sans concessions de la haute société new-yorkaise de cette fin du XIXème, L'âge de l'innocence est un grand roman qui bénéficie aujourd'hui d'une nouvelle traduction parfaitement maîtrisée.

 

Présentation de l'éditeur : Les Belles lettres

Du même auteur : Chez les heureux du monde 

Merci à Babélio pour cette belle découverte !

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La part des flammes de Gaëlle NOHANT

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

Mai 1897. La duchesse d'Alençon sœur cadette de l'impératrice Sissi, prend sous son aile deux jeunes femmes : Violaine de Raezal, jeune veuve au passé trouble, et Constance d'Estingel qui vient de rompre ses fiançailles. La duchesse les invite à partager son stand au Bazar de la Charité auquel participe ces dames de la noblesse. Ces femmes scellent ainsi leur destin puisque le Bazar sera la proie d'un incendie violent, faisant 126 morts et plus de 200 blessés, sur les 1200 personnes présentes.

La une du Petit Journal publié le 16 mai 1897

A travers le destin de ces femmes, Gaëlle Nohant fait revivre toute une époque, entre rumeurs qui guident une réputation, jalousies intempestives, internements abusifs de jeunes femmes osant s'éloigner du cadre bien-pensant, rôles significatif des petites gens... Violaine incarne un personnage libre, volontaire et attachant qui a le mérite de se battre pour ce qu'elle croit vrai, tout comme Laszlo qui assiste aux débuts du journalisme à sensation.

Un très beau roman qui vous emporte dans les coulisses de l'Histoire grâce à des personnages marquants.

 

Présentation de l'éditeur : Le Livre de Poche

Du même auteur : Légende d'un dormeur éveillé

D'autres avis : Le Point ; L'express ; Babelio

A noter, ce soir un téléfilm sur le même thème sur TF1...

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