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424 résultats pour “ile du point némo

Participer à un jury littéraire

Publié le par Hélène

Récemment, une lectrice me demandait comment participer à des jurys littéraires. J'ai donc décidé de lister les jurys littéraires auxquels vous pouvez participer en tant que lecteurs. Je me suis référée pour ce faire aux dates d'inscription de 2018.  J'en ai sans doute oublié, n'hésitez pas à m'en signaler pour que je les rajoute.

En ce moment :

Prix Orange du Livre

https://www.lecteurs.com/article/prix-orange-du-livre-2019-les-candidatures-pour-integrer-le-jury-sont-ouvertes/2443469

20 novembre 2018 jusqu'au 13 janvier 2019

Dernier lauréat : 2018 : Joachim Schnerf, pour Cette nuit, Éditions Zulma

Prix France Télévisions

http://leclub.francetv.fr/jeu-leclub/prix-litteraires-france-televisions-2019

Roman : Le bon coeur de Michel Bernard, La Table ronde
 
 

https://prixdeslecteurs.livredepoche.com/inscription.html

  • Valérie Tong Cuong, Prix des Lecteurs Littérature française pour Par amour publié aux Editions Jean-Claude Lattès en  2017 ;
  • Yaa Gyasi, Prix des Lecteurs Littérature étrangère pour No Home publié chez Calmann-Levy en  2017 ;
  • Jane Harper, Prix des Lecteurs dans la catégorie Polar pour Canicule publié aux Editions Kero en 2017 ;
  • François Reynaert, Prix des Lecteurs dans la catégorie Documents/essais, pour La Grande histoire du monde, publié aux Editions Fayard en 2016.

FEVRIER

Jury du livre Inter

https://www.franceinter.fr/culture/faires-partie-du-jury-du-prix-du-livre-inter

Du mardi 13 février 2018 au mardi 13 mars inclus : réception des candidatures au jury. 

Dernier Lauréat : Fief de David Lopez chez Seuil

Jury Seuil Policiers

https://www.babelio.com/jury-seuil-policiers

AVRIL

Prix Roman Fnac (pour les adhérents Fnac)

Lauréate 2018 : La vraie vie de Adeline DIEUDONNE

MAI

Prix des lectrices de Elle

http://www.elle.fr/Loisirs/Livres/News/Et-si-vous-deveniez-juree-du-Grand-prix-des-Lectrices-3073399

4 mai jusqu'au 14 mai 2018

Lauréats 2018 :

Roman : Anna Hope pour La Salle de bal - Gallimard

Document : Delphine Minoui, Les passeurs de livres de Daraya: une bibliothèque secrète en Syrie - Seuil

Policier : Eva Dolan, Les Chemins de la haine - Liana Levi

Prix des lecteurs de Points et prix du meilleur polar des lecteurs de Points

http://lecerclepoints.com/page-591.htm#page

Lauréat roman : Une bouche sans personne de Gilles MARCHAND

Polar : Une enquête de Nicole Laguna et du gomaandaan Kandar Baad de Cédric Bannel

JUIN

Prix Landerneau des lecteurs

https://www.mouvement.leclerc/prix-landerneau-des-lecteurs-2018

Lancé au mois de juin. Jusqu'au 2 juillet 2018

Lauréat 2018 : Serge Joncour - Chien-Loup - Éditions Flammarion

NOVEMBRE

https://www.lecteurs.com/article/participez-au-choix-du-15e-laureat-du-prix-des-lecteurs-quais-du-polar-20-minutes/2443459

8 nov-7 dec 2018

Lauréat 2018 : Illusion tragique de Gilda Piersanti
Prix Orange du Livre

https://www.lecteurs.com/article/prix-orange-du-livre-2019-les-candidatures-pour-integrer-le-jury-sont-ouvertes/2443469

20 novembre 2018 jusqu'au 13 janvier 2019

Dernier lauréat : 2018 : Joachim Schnerf, pour Cette nuit, Éditions Zulma10

DECEMBRE

Prix des lecteurs de BFM/L'Express

https://www.lexpress.fr/culture/livre/jure-d-un-prix-litteraire-et-pourquoi-pas-vous_2051181.html

30 novembre avant 21 décembre 2018

Lauréat 2018 Wilfried N'Sondé pour Un océan, deux mers, trois continents (Actes Sud)

 

Pour connaître mon avis en tant que jurée sur certains de ces prix c'est ICI

Publié dans Prix littéraires

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Les nourritures terrestres de André GIDE

Publié le par Hélène

Nourritures-terrestres-.jpeg

♥ ♥ ♥

« Que l’importance soit dans ton regard, non dans la chose regardée. »

 L’auteur :

 André Gide est un écrivain français, né le 22 novembre 1869 à Paris où il est mort le 19 février 1951. Il a notamment reçu le prix Nobel de littérature en 1947.

Volonté de liberté et d'affranchissement à l'égard des contraintes morales et puritaines, son œuvre s'articule autour de la recherche permanente de l'honnêteté intellectuelle : comment être pleinement soi, jusqu'à assumer sa pédérastie et son homosexualité, sans jamais démériter à l'égard de ses valeurs ? 

 L’histoire :

 Les Nourritures terrestres (1897), parfois appelé plus simplement Les Nourritures, sont une oeuvre littéraire d' André Gide (1869 - 1951), sur le désir et l'éveil des sens. Il ne s'agit pas à proprement parler d'un roman, mais plutôt d'un long poème en prose, où s'exprime une sensualité teintée de ferveur, de contact avec la nature. La question du genre des Nourritures terrestres trouve sa réponse dans une esthétique de la diversité. Gide propose des structures hybrides, faites de formes poétiques désuètes (ballades, rondes), de fragments de journal intime, de cahiers de bord, de notes vagabondes. Malgré les éditions actuelles, il faut savoir que le manuscrit original prenait de grandes libertés sur le plan de la typographie, allant même jusqu'à ressembler au futur vers modernistes et autres calligrammes en vogue au début du XX e siècle. D'autre part, les éditeurs ont eu tendance à ramasser le texte et certains épisodes en vers sont aujourd'hui présentés en bloc comme de la prose. (Source L’express)

 

Ce que j’ai aimé :

Le poète, disciple de Ménalque veut transmettre à Nathanaël ses leçons de vie : être disponible au monde, le regarder et le vivre dans sa plénitude, sentir l’instant nous pénétrer, nous emplir.

« Ne me dites pas trop que je dois aux évènements mon bonheur, évidement ils me furent propices, mais je ne me suis pas servi d’eux. Ne croyez pas que mon bonheur soit fait à l’aide de richesses mon cœur sans nulle attache sur la terre est resté pauvre, et je mourrai facilement. Mon bonheur est fait de ferveur. A travers indistinctement toute chose, j’ai éperdument adoré. »

Pour lui, la transmission est essentielle, à un disciple qui s'émancipera du message pour mieux devenir lui-même.  

« Nathanaël, jette mon livre, ne t’y satisfais point. Ne crois pas que ta vérité puisse être trouvée par quelque autre, plus que tout, aie honte de cela. (…) Jette mon livre ; dis-toi bien que ce n’est là qu’une des mille postures possibles en face de la vie. Cherche la tienne. Ce qu’un autre aurait aussi bien fait que toi, ne le fais pas. Ce qu’un autre aurait aussi bien dit que toi, ne le dis pas – aussi bien écrit que toi, ne l’écris pas.  Ne t’attache en toi qu’à ce que tu sens qui n’est nulle part ailleurs qu’en toi-même, et crée de toi, impatiemment  ou patiemment, ah ! le plus irremplaçable des êtres. »

Ce texte est un hymne à la joie, une aspiration profonde de communion avec la nature. André Gide disait qu'il s'agissait d'un livre de convalescent, écrit après une grave crise. Il y prône l'éloignement de la famille, le dénuement, la liberté absolue et exalte le plaisir des sens. Résultat de trois ans de voyages, Gide ayant goûté ces nourritures terrestres en Afrique, en Italie ou encore dans le Sahel.

« Camarade, n’accepte pas la vie telle que te la proposent les hommes. Ne cesse point de te persuader qu’elle pourrait être plus belle, la vie, la tienne et celle des autres hommes… Ne sacrifie pas aux idoles. »

 

Ce que j’ai moins aimé :

  - Quelquefois un peu répétitif ou hermétique.

 

Premières phrases :

 « Ne te méprends pas, Nathanaël, au titre brutal qu’il m’a plu de donner à ce livre ; j’eusse pu l’appeler Ménalque, mais Ménalque n’a jamais, non plus que toi-même, existé. Le seul nom d’homme est le mien propre, dont ce titre eût pu se couvrir ; mais alors comment eussé-je osé le signer ? »

 

Vous aimerez aussi :

  Du même auteur : La porte étroite

Autre : Lettres à un jeune poète de Rainer Maria RILKE

 

Les nourritures terrestres, André GIDE, folio, 1972, 6 euros

Publié dans Poésie française

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L'histoire d'un mariage de Andrew Sean GREER

Publié le par Hélène

                                

♥ ♥ ♥

"Aussi déconcerté par mes mystères que je l'étais par les tiens, aussi disposé à me les pardonner : deux personnes voilées se guidant l'une l'autre, main dans la main. C'est peut-être cela, un mariage." p. 107

Ce que j'ai aimé :

Pearlie est mariée à Holland Cook depuis plusieurs années, vivant un bonheur calme et paisible avec leur fils Sonny. Jusqu'à ce que surgisse un beau jour un homme trouble, nommé Charles Drumer, tout droit sorti du passé de Holland. Les certitudes de Pearlie oscillent alors dangeureusement...

Andrew Sean Greer fait preuve d'une analyse pointue du couple, de ce qu'on se dit, de ce qu'on ne dit pas, de la dificulté de communiquer, puis finalement de l'importance de s'aimer.

"Car l'être aimé n'existe qu'en fragments, une douzaine au début de l'idylle un millier si nous l'avons épousé, et le coeur construit à partir de ces fragments une personne entière. Ce que nous créons chacun, puisque notre imagination compense les lacunes, cest la personne que nous souhaitons. moins nous connaissons l'être réel, plus nous l'aimons." p. 93

"Nous hésitons jusqu'à ce qu'un jour nous voyions clair : les chances sont rares, et la mort approche vite. Saisis le ravissement s'il est à ta portée ; saisis l'amour si tu peux l'atteindre." p. 264

L'histoire se déroule en 1953, à San Francisco, période trouble qui suit la guerre de Corée. S'amorce ainsi une réflexion sur ceux qui n'ont pas fait la guerre, qui sont restés dans l'ombre , ceux qui n'ont pas voulu faire la guerre : "Ils sont éliminés de l'Histoire, car rien n'est plus corrosif que la honte." Souvent oubliés des récits, ils sont ici mis en avant. La ségrégation raciale, l'affaire Rosenberg sont aussi des éléments intrinsèques à ces années mentionnées ici avec subtilité et intelligence.

Ce que j'ai moins aimé :

- Un peu statique.

Premières phrases :

"Nous croyons connaître ceux que nous aimons.

Nos maris, nos femmes. Nous les connaisons, nous nous identifions à eux, parfois ; séparés lors d'une soirée en bonne compagnie, nous nous surpenons à exprimer leurs opinions, leurs goûts culinaires ou littéraires, à raconter une anecdote sui ne sort pas de notre mémoire, mais de la leur."

Présentation de l'éditeur :

http://www.editionsdelolivier.fr/catalogue/9782879296258-l-histoire-d-un-mariage

Vous aimerez aussi :

Drôle de temps pour un mariage de Julia STRACHEY

D'autres avis :

Babélio ; Télérama ; France Culture

ManuPapillonCathulu ; Dasola

 

L'histoire d'un mariage, ANdrew Sean Greer, traduit de l'anglais (EU) par Suzanne V. Mayoux, Points, 2009, 263 p., 7 euros

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Les filles de l'ouragan de Joyce MAYNARD

Publié le par Hélène

                        

Mon avis :

Deux enfants sont nées le même jour dans le même hôpital, à la même heure. Les deux familles ont gardé contact, même si tout tend à les séparer : Les Plank sont des fermiers et les Dickerson des artistes bohèmes. Et il se trouve par le plus grand des hasards que Ruth Plank est une artiste, douée pour le dessin, tandis que Dana Dickerson est proche de la terre. Mais quel peut bien être ce secret qui plane sur l'histoire des deux familles ? On se le demande cinq minutes et ensuite on est rapidement exaspéré par les indices gros comme des montagnes que nous donne l'auteur. Point de mystère par conséquent dans ce roman.

En suivant parallèlement les destins des deux jeunes filles, c'est toute leur vie qui défile :  leur enfance, les premiers émois de l'adolescence, la découverte du sexe, de la maternité, du couple, de la maladie (et des maladies, il y en aura !) Panorama de deux vies différentes, le roman plonge ses racines dans les années 50, la libération sexuelle, Woodstock, et c'est sans doute là qu'il est le plus intéressant. Evoquant le maladie et la mort avec beaucoup de tendresse et d'intelligence, l'auteure aurait pu se passer de ce secret de famille terriblement attendu pour s'intéresser simplement à la trajectoire des deux jeunes filles. Décrire des vies, tout simplement, sans alourdir...

Premières phrases :

"Cela commence par un vent humide, qui souffle du nord-est à travers les champs, un vent étrangement chaud pour cette période de l'année. Avant même qu'il atteigne la maison, Edwin Plank le voit venir, ondulant sur l'herbe sèche et les dernières rangées de maïs dans le champ en contrebas de la grande, là où le tracteur n'est pas encore passé."

Présentation de l'éditeur :

Philippe Rey 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : L'homme de la montagne

D'autres avis :

Lu dans le cadre du Blogoclub

Télérama  ; Le magazine littéraireLe figaro

SylireClara - Kathel - Théoma - Val 

 

Les filles de l'ouragan, Joyce Maynard, traduit de l'anglais (EU) par Simone Arous, Editions Philippe Rey, 2012, 20 euros

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Fanny Hill, la fille de joie de John CLELAND

Publié le par Hélène

                      

♥ ♥

"S'il est vrai que l'on meurt quelquefois de joie, c'est un miracle que je n'aie point expiré dans de si délicieuses agonies."

Mon avis :

Fanny Hill est un texte du XVIIIème siècle, on dit que Cleland voulut en l'écrivant introduire l'élégance et la douceur du libertinage français dans son pays. Il fut découvert en 1751 à Paris. la traduction ici présentée est une version "quintessenciée de l'anglais" : il faut attendre 1887 pour que paraisse une traduction intégrale de l'oeuvre. 

Fanny Hill est une jeune fille orpheline à 16 ans, qui rencontre alors des femmes enclines à vendre sa virginité ou son innocence. Elle va se placer sous leur égide, profitant de cet éveil sensuel tellement nouveau pour elle. 

Malheureusement, les pages érotiques ne laissent pas d'impression de plaisir, retenant plutôt la douleur que certains assauts ont pu provoquer chez la jeune fille. Il ne s'agit pas d'un libertinage consenti, mais imposé. son dépucelage semble durer à l'infini, comme si chaque fois était une première fois provoquant souffrances et même évanouissement ! Et pourtant elle rencontre un charmant qui a tous les charmes nécessaires. 

Les personnages sont dotés de peu d'épaisseur psychologique : une distance s'impose, qui provoque l'impression que la jeune fille doit subir sa vie et son destin.

Il n'en reste pas moins que l'écriture est magnifique, elle mène le lecteur vers une jouissance intellectuelle à défaut d'une jouissance physique !

Premières phrases :

"Tu veux,ma chère amie, que je retrace à tes yeux les égarements de ma première jeunesse, quelque désagréable qu'en puisse être le tableau. tes désirs sont pour moi des ordres absolus. Je ne te cacherai rien, et sans te faire languir par un exorde ennuyeux, je vais te révéler jusqu'aux moindres circonstances du libertinage horrible où j'ai été plongée autrefois."

Présentation du livre :

Actes sud 

D'autres avis :

LC avec MIna Berteuil

Jérôme 

Vous aimerez aussi :

Crebillon Les égarements du coeur et de l'esprit

 

Fanny Hill, fille de joie, John Cleland, récit quintessencié de l'anglais par Fougeret de Montbron Lecture d'Elsa Grasso et Guillaume Badoual, Actes sud, 1993, 5.50 euros

 

Publié dans Littérature érotique

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Pierre qui roule de Donald WESTLAKE

Publié le par Hélène

                        

♥ ♥ ♥ ♥ 

Ce que j'ai aimé :

Dortmunder sort de prison et est accueilli par son ami de toujours Kelp qui lui propose aussitôt un nouveau coup fumant : subtiliser une grosse émeraude valant un demi-million de dollars en plein coeur d'une exposition d'art à New-York, et ce pour le compte d'un petit état africain. Les bénéfices et le challenge poussent Dortmunder à accepter. Reste à savoir qui les accompagnera quand leurs acolytes sont tous pris : Whistler est en prison pour avoir libérer un lion, Lartz chauffeur de renom est à l'hôpital après avoir percuté un avion, Danforth est devenu prêtre. Ils choisiront finalement Chefwick passionné de trains "complètement marbré", Murch comme chauffeur, et Greemwood comme homme à tout faire. Servis par un plan concocté aux petits oignons par Dortmunder, l'équipe se lance alors à corps et coeur perdu dans cette quête de l'émeraude. Qui prendra un peu plus de temps que prévu... Mais ils iront au bout de leur mission car :

"- C'est une question de fierté, dit Murch. C'est comme de pas se laisser doubler à droite." 

Un récit rythmé, loufoque, des dialogues qui font mouche, il n'en faut pas plus pour se laisser charmer par cette première aventure de Dortmunder, celèbre cambrioleur. 

Ce que j'ai moins aimé :

-Rien

Premières phrases :

"Dortmunder se moucha.

"Monsieur le directeur, dit-il, vous ne pouvez pas savoir à quel point j'ai apprécié la sollicitude dont vous avez fait preuve à mon endroit."

Comme il ne savait pas quoi faire du Kleenex, il le garda roulé en boule dans son poing."

Informations sur le livre :

Payot rivages 

Vous aimerez aussi :

Série des Dortmunder

 1 - Pierre qui roule( Parution originale en 1970)

 2 - Comment voler une banque( Parution originale en 1972)

 3 - Jimmy the Kid( Parution originale en 1974)

 4 - Personne n'est parfait( Parution originale en 1977)

 5 - Pourquoi moi ?( Parution originale en 1983)

 6 - Bonne conduite( Parution originale en 1985)

 7 - Dégâts des eaux( Parution originale en 1990)

 8 - Histoire d'os( Parution originale en 1993)

 9 - Au pire qu'est-ce qu'on risque ?( Parution originale en 1996)

 10 - Mauvaises nouvelles( Parution originale en 2001)

 11 - Les sentiers du désastre( Parution originale en 2004)

 12 - Surveille tes arrières !( Parution originale en 2009)

 13 - Soit réaliste

 14 - Voleurs à la douzaine

 

Pierre qui roule, Donald Westlake, traduit de l'anglais (EU) par Alexis G. Nolent, Rivages noir, 2007, 304 p., 8.50 euros

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Bulles et nacelle de Renaud DILLIES

Publié le par Hélène

                      

♥ ♥ 

"Les aventures de Charlie la souris ou les vicissitudes du muridé solitaire"

Ce que j'ai aimé :

Charlie est une petite souris écrivain en mal d'inspiration qui aime gratouiller sa guitare dans sa grande maison vide en écoutant Django, Plutôt solitaire, elle rencontre par hasard une girafe qui accroche des guirlandes en vue du carnaval et reçoit également la visite dun petit oiseau bleu nommé Monsieur Solitude.

Charlie nous parle des difficulté des rapports humains, des êtres qui se frôlent, se manquent avant de retourner à leur solitude presque salvatrice et pourtant terriblement aliénante. De temps en temps, Charlie a besoin de prendre l'air quand trop de sensations l'assaillent. Il redoute et aime sa solitude à la fois, craint de n'avoir rien à raconter sur sa page blanche et est finalement condamné à tourner sur une grande roue aux côtés de ses peurs et angoisses sans parvenir à en descendre. Prisonnier de ses aspirations, de ses habitudes, de cette recherche éternelle de la beauté.

"-Vous savez quel est le point commun entre vous et l'enfant qui souffle des bulles, là-bas ?

- C'est exactement ce que je n'arrive pas à faire !

- Vous, vous décorez les quatre coins de la ville de centaines de guirlandes... Tandis que lui lâche quelqeus bulles de savon qui flottent un instant au gré du vent... Tout ça pour quoi ?... Juste pour, ne serait-ce qu'un moment, rendre les choses plus jolies... en fin de compte, plus supportables... J'aimerais écrire la vie de cette manière-là. Mes phrases seraient des guirlandes et mes mots des bulles... Tisser l'étoffe d'un voile translucide brodé de rêves.... Hisser mes sensations au plus haut mât d'un bateau de papier... Et laisser le vent souffler. Respirer."

Comment écrire quelque chose d'utile pour soi ou pour les autres ? Comment retranscrire la légèreté et le bonheur émanant naturellement d'une bulle de savon ou d'une guirlande ? Comment vivre avec et sans les autres ? 

                          

Sans apporter de réponses, ce magnifique album tracera sur votre chemin un faisceau de questionnements rayonnant sur la beauté des pages.

Ce que j'ai moins aimé :

- Rien

Informations sur la BD :

Dargaud 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Abélard, Betty Blues

D'autres avis :

Mo ; Noukette ; Antigone ; Sandrine

 

Bulles et nacelle, Renaud Dillies, Dargaud, 16.45 euros

 

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Pablo de Julie BIRMANT et Clément OUBRERIE

Publié le par Hélène

♥♥♥

"Un soir, j'ai assis la beauté sur mes genoux.

- Et je l'ai trouvée amère.

- Et je l'ai injuriée."

Rimbaud

Ce que j'ai aimé :

Cette série présente le quotidien de Picasso à Montmartre de 1900 à 1912.

Le point de vue proposé est celui de Fernande, celle qui sera le premier amour de Picasso et dont il réalisera une centaine de portraits. Nous suivons tout d'abord parallèlement les histoires du jeune Pablo fraîchement arrivé l'Espagne, et de Fernande qui vient de se marier et va vite vivre un enfer conjugal. Le premier tome se terminera par leur rencontre au Bateau Lavoir, quand Fernande sera devenue modèle pour les peintres.

                            

Puis l'hiver 1904-1905 arrive et Picasso rencontre Apollinaire, le poète ami des peintres. Une amitié sincère naîtra entre les deux hommes. Le troisième salon d'automne consacrera le succés des fauves quand Picasso est lui fasciné par Ingres et de son "Bain turc". Gertrude et Léo Stein achètent des toiles à Picasso et le convient à des soirées que fréquentent déjà de nombreux artistes. Le CM, cher Maître Matisse à la vie si bien rangée fait de l'ombre à Picasso.

Le troisième tome commence en Espagne en mai 1906 où Picasso a emmené Fernande. De plus en plus jamoux, il s'exile dans un petit village perdu dans la sierra pour préserver Fernande des mauvaises rencontres. Picasso est habité par un génie créateur, mais ils doivent rentrer à Paris précipitamment. Picasso travaille à "son grand bordel" et est obsédé par l'art des fangs, par les têtes ibériques, les femmes nues. Sa folie créatrice et sa personnalité torturée le place aux antipodes de la vie posée et harmonieuse de Matisse son grand rival qui triomphe avec son "Nu bleu". Apollinaire quant à lui tombe fou amoureux de Marie Laurencin ce qui apporte de l'équilibre dans l'âme de cet artiste habité.

La gloire arrivera dans le tome 4 porté par la naissance du cubisme et du "bordel" devenu le célèbre "Les demoiselles d'Avignon".

                          

"C'est une bombe, un concentré de tout ce qui n'a pas encore été peint : la peinture de l'avenir."

L'histoire de Picasso est aussi prétexte pour peindre cette époque virevoltante, cette émulation intellectuelle et culturelle des artistes, cette bohème enivrante. 

Une réussite !

Présentation de l'éditeur :

Dargaud 

                   

Vous aimerez aussi :

D'autres albums de Oubrerie :  Aya de Yopougon ;   Zazie dans le métro 

Blog de Oubrerie 

Présentation Julie Birmant

D'autres avis :

Jérôme 

 

 

Pablo, Max Jacob, Julie Birmant et Clément Oubrerie, Dargaud, environ 17 euros le tome

 

Chez Noukette cette semaine.

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Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier de Patrick MODIANO

Publié le par Hélène

                             

♥ ♥  

Ce que j'ai aimé :

Il aura fallu un nom, un mot, pour ouvrir la boîte de Pandore du passé de Jean Daragane. "Comme une piqûre d'insecte" le nom de "Guy Torstel" ouvre soudain une brèche dans le temps et projette l'écrivain devenu sexagénaire dans les années 50-60, du temps de son enfance.  Saint-Leu-La -Forêt, une grande maison, une femme phare nommée Annie Astrand et des individus louches qui gravitent autour d'elle, autant d'énigmes inhérentes à l'enfance que Jean Dargane tente d'appréhender. Mais le temps a tendance à effacer les souvenirs de la première enfance ne laissant qu'un vague ressenti, une ombre.

Peu importe, car le but de l'écrivain n'est finalement pas de copier la rélaité, mais plutôt d'en saisir la quintessence : 

"Je ne puis pas donner la réalité des faits, je n'en puis présenter que l'ombre." Stendhal

Ainsi point de réalité dans les souvenirs,  juste une impression diffuse qu'on tente de border avec des mots d'écrivain.

"C'était comme s'il allait lui dévoiler le secret de ses origines, toutes ces années du début de la vie que l'on a oubliées, sauf un détail qui remonte parfois des profondeurs, une rue que recouvre une voûte de feuillage, un parfum, un nom familier, mais dont vous ne savez plus à qui il appartenait, un toboggan."

La quête du passé et des ombres liées au souvenir est un motif récurrent chez Modiano, laissant parfois l'impression de toujours lire le même livre réécrit à l'infini, déformé par le prisme du temps. Le flou de la mémoire flotte au-dessus des pages, amenant le lecteur à plonger dans ses propres racines à la recherche d'une identité. Les interrogations doivent se renouveler à l'infini, tout comme les romans de cet auteur hors norme, comme pour nous rappeler que trouver des réponses n'appartient pas à la mission de l'auteur. Chacun doit se laisser envoûter, encercler par l'épaisseur du brouillard qui, seul, donne consistance à la vie. Sans cela, le charme serait rompu...

"Oui, je crois que les regards des enfants et des écrivains ont le pouvoir de donner du mystère aux êtres et aux choses qui, en apparence, n’en avaient pas." Entretien Patrick Modiano 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur :  L'herbe des nuits L'horizon 

Présentation de l'éditeur :

Gallimard 

D'autres avis :

Télérama 

Galéa ; Noukette ; Jérôme 

 

Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier, Patrick Modiano, Gallimard, 2014, 16.9

 
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Oreiller d'herbes de Natsumé SOSEKI

Publié le par Hélène

♥ 

"Un village d'eaux isolé... l'ombre de fleurs par un soir de printemps... un chant à mi-voix au clair de lune... une silhouette dans une nuit de pénombre... ce sont des thèmes de prédilection des artistes." 

Un peintre se retire dans une auberge de montagne pour peindre et réfléchir sur son art. Il y rencontre une jeune femme Nami, fille du patron des lieux. Son histoire recoupe le destin de la Belle de Nagara, légende de la région  : aimée par deux garçons, elle ne choisit aucun des deux, compose un poème et se noie dans la rivière. Nami quant à elle était aussi aimée de deux garçons, mais "n'a heureusement pas recouru à la solution de la rivière." Elle choisit un des hommes, mais étant malheuruese, le quitte er revient vivre chez ses parents. Elle hante les lieux et est depuis soupçonnée de s'enliser dans la folie. 

Le narrateur est envoûté par la jeune femme et cherche son inspiration dans son chant. Son esprit erre dans des brumes oniriques, entre rêve et réalité, la poésie s'installe au delà du sentiment, provoqué et reconstruit par le poète. 

"Dans un pareil moment, comment retrouver un point de vue poétique ? Eh bien, il suffit de placer devant soi un sentiment,  de reculer de quelques pas et de l'examiner avec calme comme s'il s'agissait de celui d'un autre. Le poète a le devoir de disséquer lui-même son propre cadavre et de rendre publics les résultats de son autopsie." p. 53

Des silhouettes fantômatiques peuplent son monde, telle la belle Ophélie de Millais.

Si la peinture le fascine, le narrateur rédige aussi des haïkus, artiste complet il est happé par le besoin de créer et ressent profondément les affres et doutes de la création artistique. Ses cheminements poétiques empruntent quelquefois des méandres difficiles à suivre pour un lecteur occidental qui doit se laisser bercer par le rythme lancinant de la littérature japonaise pour être touché. 

 

D'autres avis chez Babélio 

Présentation de l'éditeur chez Payot et Rivages. 

 

Publié dans Littérature Asie

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