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435 résultats pour “ile du point némo

Ciel bleu : une enfance dans le Haut Altaï de Galsan TSCHINAG

Publié le par Hélène

ciel bleu

♥ ♥ ♥

Un roman dépaysant  pour découvrir la culture mongole.

    

L’auteur :

 

Galsan TSCHINAG est né en Mongolie occidentale et a passé son enfance dans les steppes. Ciel bleu est son premier roman publié en 1994.

 

L’histoire :

 

Galsan TSCHINAG nous conte son enfance dans la steppe dans le Haut Altaï. Il évoque avec beaucoup de tendresse le quotidien au sein d’une famille aimante. Dans ces pages, il rend hommage à un monde voué à la disparition, à travers notamment les figures emblématiques de sa grand-mère ou de son chien.

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          Le dépaysement : cette lecture est un véritable bol d’air frais, loin des considérations nombrilistes de certains romans actuels. On y découvre un univers totalement inconnu, oscillant entre tradition et modernité, un monde magique aux mœurs déroutantes et enrichissantes dans lequel on chante pour les brebis afin qu’elles ne rejettent pas leurs agneaux.

-          La justesse du récit : on trouve beaucoup de tendresse et de poésie dans cette évocation. Le point de vue adopté est celui du jeune garçon de 7 ans qui découvre petit à petit les règles particulières du monde qui est le sien. 

-          Une source de sagesse : de nombreux enseignements sont à tirer de ce petit récit.

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          La scène un peu longue à mon goût concernant le chien qui a avalé du poison, mais ce sera le seul bémol.

 

Premières phrases :

 

«           Il est possible que cette histoire ait commencé dans un rêve. Etait-ce une préparation à ce qui allait suivre, une mise en garde peut-être ? Car le rêve était pénible, pénible – un cauchemar.

On disait qu’il ne fallait parler de ses mauvais rêves à personne, mais les dire plutôt pour soi à haute voix, puis cracher trois fois. On disait la même chose pour les rêves agréables. Il ne fallait les confier à personne, les garder pour soi. Ceux qu’on entendait raconter n’étaient-ils donc ni bons ni mauvais ? »

 

Vous aimerez aussi :

 

Dersou Ouzala de Vladimir ARSENIEV (non lu)

 

Ciel bleu : une enfance dans le Haut Altaï, Galsan TSCHINAG, Métailié suites, 1996, 8 euros

 

TAGS : Littérature mongole - Famille

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Kyoko de Ryû MURAKAMI

Publié le par Hélène

kyoko couv

  ♥ ♥ ♥

Un conte moderne japonais relativement prenant.

  

L’auteur :

 

Ryû MURAKAMI est un écrivain et cinéaste japonais. Son œuvre est relativement sombre et désespérée, notamment Les bébés de la consigne automatique, ou encore Parasites.

 

L’histoire :

 

La jeune Kyoko part à l’âge de 21 ans à la recherche de celui qui lui a donné le goût de la danse quand elle avait 8 ans, José. Son voyage la mène à New York, et dans cette ville protéiforme elle va rencontrer une série de personnages qui ne resteront pas indifférent face à cette jeune femme diaphane.

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          L’alternance des points de vue : chaque chapitre a un narrateur différent qui raconte sa rencontre avec la jeune Kyoko. Ce procédé a tendance à dynamiser le récit, même si pour moi, il n’est pas assez exploité.

-          La quête de la jeune femme intrigue le lecteur et le pousse en avant dans sa lecture.

-          La simplicité des rapports humains, la tendresse qui filtre entre eux nimbe le roman d’une poésie utopique.

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          La naïveté générale : sur la quatrième de couverture, on nous dit que l’auteur s’est efforcé dans ce roman de faire un roman « sans drogue, sans violence et sans sexe, sur la renaissance et l’espoir. » Malheureusement, j’ai senti qu’il n’était pas là dans son élément, tout étant trop édulcoré, simple, naïf.

-          Les scènes de danse de surcroît sont difficiles à se représenter alors qu’elles constituent le cœur du récit. Un film a été tourné, peut-être est-il plus convaincant…

 

Premières phrases :

 

« Les grillages de barbelés.

Il s’étend à perte de vue, ce grillage de barbelés plus haut que moi, et recouvre ma mémoire. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Itinéraire d’enfance de Duong Thu HUONG

  

 Lu dans le cadre duchallenge  challenge-In-the-mood-for-Japan

 

 POCHE : Kyoko, Ryû MURAKAMI, Picquier poche, août 2000, 227 p., 7 euros

 

TAGS : Littérature japonaise - Maladie -Danse

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Les invités de l’île de Vonne Van DER MEER

Publié le par Hélène

      invites-lile-vonne-van-der-meer-L-1.jpg

♥ ♥ ♥  

Des nouvelles au charme doux et cotonneux…

 

L’auteur :

Vonne Van Der MEER est née aux Pays- Bas, elle travaille en tant que metteur en scène mais écrit également des nouvelles.

 

L’histoire :

La Rose des Dunes est une maison située sur une île aux larges des côtes hollandaises. Elle accueille chaque été de nouveaux locataires. Des familles avec des enfants, des personnes seules venues faire le point, des femmes trahies…

Ce que j’ai aimé :

-          Le fil conducteur donné par la maison : les histoires ne sont pas isolées les unes des autres puisque La Rose des Dunes forme un mince lien qui le réunit. C’est une idée originale qui fonctionne bien.

-          L’atmosphère nébuleuse, le calme que communique comme par magie l’environnement, comme si la mer murmurait des réponses secrètes aux êtres qui la questionne.

 

« Ce coup d’éclat éclaira le ciel et, peu après, elle put lui dire qu’il n’avait plus à se racheter de quoi que ce soit. Que ça s’arrangerait, un jour. Que le temps ferait le reste, le temps, le vent et le sel. » (p. 43)

 

« Tandis qu’elle regardait par la fenêtre le ciel qui s’assombrissait, où ne perçaient plus que quelques traînées de lumière, elle eut l’impression que quelqu’un venait derrière elle et posait une main sur sa tête. Regardait par-dessus son épaule et tendait le doigt vers les premières étoiles, vers quelque chose qui était plus vieux que la douleur qu’elle ressentait. » (p.156)

 

-          L’évocation pleine de charme de ces tranches de vie prises sur le vif.

Ce que j’ai moins aimé :

-          Le charme diffus de ce roman ne laisse percer aucune réticence…

Premières phrases :

« Il est grand temps que je termine. S’ils ont pris le bateau de midi, ils peuvent être ici dans une demi-heure. Ca m’est arrivé une fois : en nage, contente de mon travail, je ferme la maison , glisse la clef sous le paillasson et les découvre là, plantés à côté d’une carriole de plage où trônent bagages et enfants, au bord du sentier de coquillages. »

Vous aimerez aussi :

Une suite existe intitulée Le bateau du soir.

Battements d’ailes de Milena AGUS

La maison dans les dunes, Vonne Van DER MEER, Editions Héloïse d’Ormesson, avril 2005, 284 p., 20 euros

POCHE : Les invités de l’île, Vonne Van DER MEER, 10/18, juin 2007, 300 p., 7.40 euros

TAGS : Littérature néerlandaise - Nouvelles-   Mer-

 

EmiLit n'a pas été enthousiasmée, Papillon davantage.

Publié dans Littérature Europe

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Le dernier mousse de Francisco COLOANE

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

« Nous sommes comme la glace, la vie nous fait parfois chavirer et nous changeons de forme. » (p. 114)

 

L’auteur :

Francisco COLOANE est un écrivain chilien décédé en 2002. Le dernier mousse fait partie de ses premiers ouvrages publiés.

 

L’histoire :

Alejandro, jeune homme de 15 ans s’embarque clandestinement sur la corvette Le Baquedano. Il part à la recherche de son frère et souhaite ainsi tenter sa chance en tant que mousse. Découvert par un officier, il est finalement accepté légitimement et c’est en tant que dernier mousse qu’il s’achemine vers le cap Horn.

 

Ce que j’ai aimé :

-          Les aventures palpitantes que rencontre ce dernier mousse qui va apprendre les duretés de la vie en mer.

« Les flots redoublaient de furie ; ce n’était plus l’océan mais un univers de folles montagnes liquides qui dansaient en se fracassant les unes contre les autres. Le vent hurlait, mugissait, des torrents de pluie s’abattaient comme une mer se déversant d’en haut. De temps en temps on entendait des cris lacérants, plaintifs, des appels retentissants jaillissaient des flots et du vent. C’était la voix de la tempête. » (p. 26)

-          La richesse des sujets abordés : fantômes revenus se venger, tempête déchaînée, chasse à la baleine, rencontre avec des Indiens, découverte des glaces aux abords du cap Horn…

 

Ce que j’ai moins aimé :

-          J’aurais aimé un récit moins condensé, plus détaillé, surtout que les sujets abordés sont nombreux et donc seulement survolés.

 

Premières phrases :

« -Vingt degrés à bâbord ! lança le lieutenant de quart sur la passerelle de la corvette Général Baquedano.

-          Vingt degrés à bâbord ! répéta en écho le timonier tandis que ses mains calleuses faisaient tourner la barre d’un geste vigoureux. »

 

Vous aimerez aussi :

Cap sur la gloire d’Alexander KENT

 

Le dernier mousse, Francisco COLOANE, Phébus, mai 1996, 144 p., 12 euros

POCHE : Le dernier mousse, Francisco COLOANE, Points, mars 1998, 118 p., 3.95 euros

 

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Le vieux qui lisait des romans d’amour de Luis SEPULVEDA

Publié le par Hélène

                                               vieux qui lisait romans d'amour

 

 ♥ ♥ ♥ ♥ 

Un magnifique conte au coeur de la forêt amazonienne.

  

L’auteur :

 

Luis Sépulvéda est un écrivain chilien. Le vieux qui lisait son roman d’amour est son premier roman, il lui a valu une renommée internationale.

 

L’histoire :

 

Antonio José Bolivar est un homme qui connait parfaitement la forêt amazonienne et ses habitants : il a vécu avec les Indiens Shuars et a appris à respecter les animaux de la forêt également. Ayant dû quitter les Shuars, il vit désormais dans un petit village et tente d’oublier sa souffrance en se plongeant dans des romans d’amour.  

 

Ce que j’ai aimé :

 

- L’histoire de cet homme est émouvante : déchiré entre son statut et ses habitudes d’homme blanc, il aimerait pourtant se fondre dans la forêt amazonienne comme les Indiens Shuars. Il tente d’œuvrer pour cet idéal harmonieux, mais se heurte sans cesse à des difficultés liées aux hommes et au progrès.

 ocelot.jpg« Tu es le chasseur des Blancs, tu as un fusil, tu violes la mort en l’entourant de douleur. » (p. 118)

 

- Pour oublier cette difficile adaptation, notre vieil homme se plonge dans la lecture de romans d’amour, qui le coupent du monde et lui font entrevoir un univers enchanteur.

 

 « Antonio José Bolivar ôta son dentier, le rangea dans son mouchoir et sans cesser de maudire le gringo, responsable de la tragédie, le maire, les chercheurs d’or, tous ceux qui souillaient la virginité de son Amazonie, il coupa une grosse branche d’un coup de machette, s’y appuya, et prit la direction d’El Idilio, de sa cabane et de ses romans qui parlaient d’amour avec des mots si beaux que, parfois, ils lui faisaient oublier la barbarie des hommes. » (p. 130)

 

-          Ce conte aux allures philosophiques est admirablement bien construit, parfaitement équilibré. Il est dédié à Chico Mendès, devenu le symbole de la lutte ouvrière pour la préservation de la forêt amazonienne et de ses ressources naturelles face aux grands propriétaires.   

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Rien.

 

Premières phrases :

 

« Le ciel était une panse d’âne gonflée qui pendait très bas, menaçante, au-dessus des têtes. Le vent tiède et poisseux balayait les feuilles éparses et secouait violemment les bananiers rachitiques qui ornaient la façade de la mairie. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Par-dessus bord de Kenneth COOK

 

Lecture commune avec : Hérisson 08, Hathaway et Anne

 

Le vieux qui lisait les romans d’amour, luis SEPULVEDA, traduit de l’espagnol (Chili) par François MASPERO, Metailié, 1992, 130 p., 13.57 euros

POCHE : Le vieux qui lisait les romans d’amour, luis SEPULVEDA, traduit de l’espagnol (Chili) par François MASPERO, Points, 1997, 327 p., 5 euros

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Allah n’est pas obligé d’Ahmadou KOUROUMA

Publié le par Hélène

allah n'est pas obligé

♥ ♥

Prix Renaudot 2000

Prix Goncourt des Lycéens 2000

Prix Amerigo Vespucci 2000

  

L’auteur :

 

Ahmadou Kourouma est un romancier ivoirien. Au moment de sa mort, il travaillait à la rédaction d’un nouveau livre Quand on refuse on dit non, une suite d’Allah n'est pas obligé : le jeune héros, enfant soldat démobilisé retourne en Côte d’Ivoire à Daloa et vit le conflit ivoirien. Ce roman sera publié après sa mort.

 

L’histoire :

 

Birahima est un enfant ivoirien d’une dizaine d’années. Sa mère, gravement malade, meurt et Birahima devient orphelin. Il part à la recherche de sa tante au Libéria. Sur la route, il rencontre Yacouba, un féticheur musulman, qui se dit multiplicateur de billets. Pris au piège par la guerre civile, ils s’engagent tous les deux auprès du Front National Patriotique du Libéria dirigé par le colonel Papa le Bon. Yacouba devient féticheur professionnel et Birahima se retrouve enrôlé comme enfant-soldat. Le livre raconte leur périple à travers des pays dévastés par la guerre (Libéria, Guinée, Sierra Leone) et dénonce la cruauté des conditions de vie de ces enfants-soldats. (Source : Wikipédia)

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          L’originalité dans la façon dont le sujet est traité : en faisant parler Birahima, l’auteur met l’accent sur la déshumanité intrinsèquement inculquée à ces enfants soldats pour qui la guerre est un jeu comme un autre.

-          La violence et l’absurdité des guerres est ainsi placée sur le devant de la scène, sans pour autant que la narration soit insoutenable.

-          Les réflexions sous-jacentes sur la religion sont habilement amenées grâce à ce leitmotiv que se répète le jeune garçon comme un mantra « Allah n’est pas obligé d’être juste avec toutes les choses qu’il a créées ici-bas. »
 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Je me suis lassée à la mi-parcours : à cause du style, très répétitif, et devenu lourd au fil des pages avec ces définitions qui jalonnent le texte, ces jurons qui clôturent les paragraphes ;  lassée aussi à cause des rappels historiques sur l’histoire du Libéria qui m’ont ennuyée ; lassée à cause de l’histoire même de Birahima qui n’évolue pas…

 

Premières phrases :

 

« Je décide le titre définitif et complet de mon blablabla est Allah n’est pas obligé d’être juste dans toutes ses choses ici-bas. Voilà. Je commence à conter mes salades.

 

Et d’abord… et un… M’appelle Birahima. »

 

Vous aimerez aussi :

 

 Photo de groupe au bord du fleuve de Emmanuel DONGALA

 

 

blogoclub

   Lu dans le cadre du Blogoclub

    Les avis sont sensiblement identiques au mien : la deucième partie a eu tendance à lasser les blogolecteurs...

 

 

POCHE : Allah n’est pas obligé, Ahmadou KOUROUMA, Points, 2002, 6 euros

 

defi Afrika Choupynette

Publié dans Littérature Afrique

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Totally killer de Greg OLEAR

Publié le par Hélène

Totally-killer

 ♥ ♥

 Un roman jubilatoire.

  

L’auteur :

 

Greg Olear est un écrivain américain, Totally Killer est son premier roman. Son second roman Fathermucker paraîtra en 2012 chez Harper.

 

L’histoire :

 

New York, 1991. La belle et ambitieuse Taylor Schmidt, fraîchement diplômée d’une Université du Missouri, débarque dans la Grosse Pomme à la recherche d’un job et du grand amour. Crise économique oblige, elle erre de bureau de placement en bureau de placement, jusqu’à ce qu’une mystérieuse agence lui propose "le job pour lequel on tuerait". Deux jours plus tard, Taylor se retrouve jeune éditrice d’une maison d’édition new-yorkaise et découvre avec effroi le prix à payer : elle va effectivement devoir assassiner quelqu’un. Le marché qui lui est imposé est simple : puisque les baby-boomers occupent tous les emplois dans notre société, il suffit de les éliminer. (Présentation de l’éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          Si l’idée de départ (consistant à éliminer les concurrents qui postulent sur les mêmes postes que les héros convoitent) rejoint le roman de Donald Westlake Le couperet, le style et le ton sont totalement différents. Bien ancré dans les années 90, Totally killer exploite pleinement les références de la culture pop, n’hésitant pas démanteler certains mythes comme Les Beatles, nous offrant en préliminaires une liste de titres de chansons écoutées par Taylor, l’héroïne, personnage entièrement immergé dans cette culture, et faisant de nombreuses et fréquentes références aux problématiques de l’époque.

 

-          Le ton est enlevé, jubilatoire, dynamique, et nous emmène allègrement au fil des pages sur les traces des protagonistes déjantés.

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-  Bizarrement je ne trouve pas de points négatifs flagrants, et pourtant je ne suis pas totalement enthousiaste. Peut-être simplement parce que ce type de récit ne correspond pas à mon style de lecture, pas à ma culture (j’avais 13 ans en 1991). J’ai trouvé ce récit plaisant mais je n’ai pas décollé…

 

Premières phrases :

 

« Je n’ai jamais aimé Taylor Schmidt. Malgré tout ce que vous avez pu entendre dire.

L’amour est quelque chose de plus pur que cet alliage brut de désir, de fascination et de pitié dont étaient faits mes sentiments à son égard. On ne peut transformer les métaux vils en or, tout brillants qu’ils puissent être. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Le couperet de Donald WESTLAKE

 

D’autres avis : Amanda, Jean-MarcChoco 

 

Totally killer, Greg Oléar, traduit de l’américain par François Happe, Gallmeister, collection Americana, mars 2011, 314 p., 22.90 euros

 

Un grand merci à Marie-Anne Lacoma des Editions Gallmeister

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Les ruines du ciel de Christian BOBIN

Publié le par Hélène

 les ruines du ciel

♥ ♥ ♥ 

Un petit bijou poétique concentré autour de la destruction de Port Royal. 

 

L'auteur :

 Christian BOBIN est un écrivain français contemporain, auteur de "fragments", des textes en prose poétiques. Il a connu le succés à partir de 1991 avec Une petite robe de fête.

 L'histoire :

Les livres de Christian BOBIN n’ont pas d’histoire… Il préfère la contemplation à l’action, aussi choisit-il un fil conducteur, ici la destruction de Port Royal par Louis XIV, puis, serpente-t-il sur des sentiers vagabonds semés d’aphorismes, de réflexions, de fragments… 

   « Qu’est-ce que Port-Royal ? » explique-t-il, « C’est une poignée d’hommes et de femmes qui ne se laissent pas éblouir par le roi soleil, qui préfèrent la course des nuages à celle des honneurs. Ils pensent qu’il y a autre chose dans la vie que l’argent, la gloire ou la puissance. Ils parient sur cette autre chose. » 

 Ce que j’ai aimé :

-          Sa poésie en général, présente à toutes les pages :

« La pluie, si belle avec son insouci de plaire et la fièvre de ses longs yeux gris. » (p.174)

-          Plus spécifiquement, la poésie du quotidien, ou l’art de transformer le détail quotidien en un miracle :

« Les ablutions musicales des oiseaux sont toute ma religion. » (p. 72)

« L’art de vivre consiste à garder intact le sentiment de la vie et à ne jamais déserter le point d’émerveillement et de sidération qui seul permet à l’âme de voir. 

Le monde ne devient réel que pour qui le regarde avec l’attention qui sert à extraire d’un poème le soleil qu’il contient. » (p. 28)

-          Sa façon d’appréhender l’écriture et le livre :

« L’écriture est le doigt qui montre le miracle. » (p. 175)

 

Ce que j’ai moins aimé :

-          Je suis une inconditionnelle de Christian BOBIN, vous ne pourrez pas me faire dire du mal de lui…

 Premières phrases :

« Angélique Arnaud, abbesse de Port-Royal, morte le 6 août 1661, passe devant la fenêtre du bureau où j’écris. »

 Vous aimerez aussi :

Lambeaux de Charles JULIET

 

Les ruines du ciel, Christian BOBIN, Gallimard, octobre 2009, 182 pages, 15.50 euros

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La trilogie du Minnesota 1. Terre des rêves de Vidar SUNDSTOL

Publié le par Hélène

                                                   trilogie-minnesota.jpg 

♥ ♥ ♥

Le premier tome d'une trilogie prometteuse... 

Ce que j’ai aimé :

L'action se déroule dans la région du Minnesota, près de Tofte au bord du lac supérieur. Lance est un policier du parc mais il n'a jamais été confronté à des délits majeurs. Il préfère passer ses heures à collecter des informations sur le passé de la région, sur ses premiers colons norvégiens, et de fait sur l'histoire de ses ancêtres.

Pour la première fois, il se retrouve confronté à un meurtre, très difficile à résoudre car aucune piste ne semble s'ouvrir devant lui. Si ce n'est cet homme qu'il a aperçu le jour du meurtre dans les alentours et qu'il devrait interroger dnas le cadre de l'enquête. Mais rien n'est aussi simple : des considérations morales, personnelles, psychologiques vont se dresser devant lui, le poussant à cacher sa découverte. Aidé par le FBI, il devra choisir entre la sincérité et ses contraires...

Ainsi, ce roman mêle habilement intrigue policière, considérations psychologiques et morales, et données historiques autour de l'histoire des norvégiens installés au Minnesota au XIXème siècle. L'atmosphère de cette région au passé multiculturel est fascinante. S'y mêlent mysticisme indien, passé nordique, et présent américain, dans une cohabitation a priori sans heurts.

gary-cook-hoe-lake-boundary-waters-canoe-area-wilderness-su.jpg

 

Ce que j’ai moins aimé :

 Quelques longueurs et insistances un peu malvenues, j’ose espérer qu’elles s’estomperont au deuxième tome… Deuxième tome que je me suis empressée d'acheter car le suspens à la fin du premier tome reste quasi-entier...

 

Premières phrases :

 

« Le lac scintillait au soleil. Au loin, il semblait s’étendre à l’infini pour se fondre dans le ciel.

Il n’y avait presque pas de circulation. Une Jeep Cherokee noire longeait le lac en direction du sud. Le chauffeur portait des lunettes de soleil pour se protéger de la forte lumière matinale. »

 

Vous  aimerez aussi :

 Du même auteur : Le tome 2 de la trilogie Seuls les morts ne rêvent pas

Autre :  La saga des émigrants de Vilhelm MOBERG

 

 Terre des rêves, La trilogie du Minnesota tome 1, Vidar Sundstol, traduit du norvégien par Hélène Hervieu et Eva Sauvegrain, Points, 2011, 7.60 euros

 

Défi nordique (2013) avec Lystig

 

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La vie troublée d'un tailleur pour dames de Bulbul SHARMA

Publié le par Hélène

                                    

Ce que j'ai aimé :

Bulbul Sharma sait nous inviter délicatement dans son univers indien. Par petites touches elle évoque les particularités de sa culture et de son pays, si différents des nôtres. Ici, par l'intermédiaire d'un petit village d'Inde, Giripul, elle nous convie à la rencontre de Janak, tailleur pour dames, amoureux de sa femme mais devant paradoxalement garder cet amour secret pour ne pas risquer être la risée du village, Rama, son épouse lunatique, Shankar son ami pêcheur, Balu Le mendiant. Ce petit monde évolue au rythme des passages du car, et des commandes des clients.

Ce que j'ai moins aimé :

Oui, j'avoue, j'ai eu le tort de lire la quatrième de couverture. Je plaide coupable. Et par conséquent, j'ai attendu que le "cadavre se matérialise devant la boutique de Janak, bouleversant la vie du paisible Giripul." J'ai dû attendre 10 chapitres, soit 231 pages avant que ledit cadavre n'apparaisse ! Avant cela il en est vaguement question, mais cela reste diffus, comme une intuition qui court dans l'esprit de Janak. Soit, point d'intrigue policière avant le mitan du livre. Mais il n'en reste pas moins que la peinture de ce petit village indien aurait pu être pittoresque quand nous connaissons le talent de l'auteure dans ce domaine.

Malheureusement le pauvre tailleur n'a pas eu ma mansuétude, je l'ai trouvé falot, terne, aux prises avec sa femme Rama qui apparaît sans coeur, alors que lui est amoureux fou de cette folle, et les autres personnages ne m'ont pas plus interpellée. Histoires de tromperies, de suspections, si les moeurs indiennes transparaissent malgré tout à travers la description du quotidien - lassant- de ce village, je n'ai pas retrouvé l'engouement ressenti pendant la lecture de "La colère des aubergines". Je pense que l'auteur excelle davantage dans le genre de la nouvelle que dans celui du roman, et sait davantage peindre les femmes que les hommes !

Premières phrases :

"Une lune hésitante flottait au-dessus du plus haut sommet. Les montagnes regardaient en retenant leur souffle le village enseveli dans l'obscurité. De la masure dissimulée parmi les ombres de la forêt s'échappait une faible lumière clignotante. Le vent s'était calmé, soucieux de ne pas rompre le silence de la vie hivernale."

Infos sur le livre :

Chez Albin Michel

Vous aimerez aussi :

Du même auteur :  La colère des aubergines  Mangue amère 

Autre : Littérature Asie du Sud

D'autres avis :

LC avec Jérôme

 

La vie troublée d'un tailleur pour dames, Bulbul Sharma, traduit par Dominique Vitalyos, Albin Michel, juin 2014, 384 p., 22 euros

Publié dans Littérature Asie

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