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435 résultats pour “ile du point némo

Allumer le chat de Barbara CONSTANTINE

Publié le par Hélène

                                     allumer-le-chat-copie-1.jpg

♥ ♥

Un court roman très joyeux...

 

L’auteur :

 

Romancière, céramiste et scripte –elle a travaillé avec Cédric Klaplish – elle vit en région parisienne.

 

L’histoire :

 

 Bastos, le chat philosophe et pédant, parvient à échapper au fusil de Raymond. N'empêche qu'il le nargue ce chat ! Et il faut encore s'occuper du môme, un peu nul en foot, qui n'a rien trouvé de mieux que de choper de l'eczéma sur le visage... Sans compter son imbécile de père qui se fait encastrer par un cerf de deux cents kilos. Il y a franchement de quoi devenir allumé dans cette famille ! (Présentation de l'éditeur)


Ce que j’ai aimé :

Une bonne humeur communicative s’échappe de ces pages, comme si rien ne pouvait affecter les personnages. La tristesse n’existe pas, ou si peu : Martial meurt ? Personne ne le regrette, ni sa femme, ni sa maitresse, qui vont d’ailleurs se rapprocher suite à sa mort. Même ses parents vont en profiter pour modifier leur maison. Les suicides sont traités avec légèreté , au détour d’une phrase.

Les sentiments opposés, joie et bonheur sont tout aussi laconiques, pas un mot de trop, on ne s’épanche pas chez Barbara Constantine…

Il en résulte une lecture tendre, agréable sans être inoubliable, emplie de bons sentiments. Seuls souffrent ceux qui le méritent, et les autres vivent heureux au joyeux pays de Peter Pan…

Les chapitres sont courts, vivants, très dialogués, la lecture est aisée, vivante !

 

Ce que j’ai moins aimé :

La simplicité frôle quelquefois le ridicule, voire la caricature. Les thèmes abordés sont nombreux : mort, abandon, parentialité alcoolisme, sexualité, homosexualité, vieillesse, mais tous sont seulement survolés.

Le parler des personnages est sans nuances, caricatural lui aussi.

Un roman facile, dans tous les sens du terme...

 

Premières phrases :

« Il se plante devant la porte ouverte, jambes écartées, poings sur les hanches. Il hume l’air. La nuit s‘annonce douce et tranquille. Mais d’un coup, ses sourcils se froncent, une ombre passe, et sans se retourner…

- Passe-moi le fusil, j’vais allumer le chat ! »

 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Et puis Paulette

 

D’autres avis :

Cathulu, Papillon, Violette Kathel ; Lounima

 

Allumer le chat, Barbara Constantine, Points, septembre 2013, 288 p., 7.20 euros

 

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Le pèlerin de Fernando PESSOA

Publié le par Hélène

pelerin.gif

 

L'auteur : 

 http://www.bibliomonde.com/auteur/fernando-pessoa-525.html

 

Présentation de l'éditeur : 

Dans ce récit initiatique, datant de 1917, le jeune narrateur - le Pèlerin - évoque d'abord sa vie paisible chez ses parents, jusqu'au jour où, alors qu'il contemple la route en bas de chez lui, apparaît un mystérieux Homme en noir qui lui dit : " Ne fixe pas la route ; suis-la. " Une force mystérieuse le pousse alors à quitter sa maison et à suivre la route. Jusqu'où ? " Puisqu'il m'avait dit de la suivre et non de l'emprunter jusqu'à un certain point, je devais la suivre sans m'arrêter, jusqu'au bout... " Qui est l'Homme en noir et quel est l'objet de la quête qui jette le narrateur sur la route ? Comme dans tout conte initiatique, il sera soumis à la tentation et subira diverses épreuves, dont, d'étape en étape, il sortira vainqueur. Arrivé au bout de la route, quelle sera sa découverte ultime ?

 

Mon avis : 

 Un homme vit une vie bien tranquille chez ses parents jusqu’au jour où il croise ‘un home ne noir » qui lui murmure des mots qui l’invitent à prendre la route, celle qu’il n’avait fait qu’observer jusqu’ici. Le pèlerin se met en route à la recherche de lui-même sans doute. Cette marche initiatique le confrontera à diverses tentations mais il continuera sa route, tendu vers l’objet de sa quête.

 Un court conte plaisant, mais interrompu, la fin est seulement résumée : en effet, le texte présenté provient d’un cahier, sans titre, et de fragments intitulés « le Pèlerin ». Rassemblés ici, ils forment un tout cohérent, mais tronqué puisque les aventures s’interrompent et que la dernière partie du récit présente seulement un récapitulatif complet de l’histoire et un résumé de la fin. Ce qui nous permet de constater que le récit présenté ici  est loin d’être exhaustif, abouti et complet.  Je me pose donc la question de l’intérêt de publier un patchwork de textes, avec 80 pages de texte dont 25 de préface et une dizaine de résumé…  Pour les esthètes attachés à l’auteur, ce texte présente sans doute un intérêt, mais pour le lecteur lambda il reste une frustration lancinante…

 

Premières phrases :

 « J’habitais la maison de mes parents, dans ma ville natale au bord de la mer, et j’étais content. Aucune occupation ne venait distraire mon esprit des charmes propres à l’imagination heureuse des adolescents ; l’amour, avec sa joie insatisfaite, n’était pas encore venu troubler la limpidité de ma vie. »

  

 

Le pèlerin, Conte, Fernando Pessoa, texte établi et organisé par Ana Maria Freitas et Teresa Rita Lopes, préface de Teresa Rita Lopes, traduit du portugais par Paricidio Gonçalves, Editions de la différence, Minos, 2013, 6 euros

 

Publié dans Littérature Europe

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Tag blogueur convivial

Publié le par Hélène

logo tag
J'ai été taguée par Mango et je dois taguer à mon tour les dix commentateurs les plus réguliers et les plus bavards du blog.

Voici les règles auxquelles il faut se plier:

1. Lorsque tu apprendras que tu as été désigné, te réjouir tu devras. Danser la gigue et arborer le logo de ce Tag sur ton blog tu feras.

Bon, comme c'était pour Mango, j'ai voulu apprendre à danser la gigue, mais quand j'ai vu ce monsieur, j'ai eu des doutes tout à coup..
 

danser-gigue.jpg

 

2. Pour remercier celui qui t’a désigné, un petit texte tu rédigeras.

Je m'incline donc sincèrement devant la grand prêtresse Mango, qui m'a permis de lire davantage de BD grâce à ses mercredis BD. J'ai ainsi pu découvrir des pépites inoubliables, ainsi qu'une communauté de BD lecteurs attachants. 
Je ne commente pas beaucoup sur les blogs, beaucoup moins que d'autres, mais je visite chaque matin ou presque les blogs amis. 
Cette idée de convivialité n'est pas usurpée, j'ai rencontré, virtuellement ou réellement des gens formidables, animés de la même passion que moi, grâce au blog. Je suis devenue amie avec Juliette, Sophie et Yves, j'ai vu  Keisha au dernier festival américain (bon elle a eu un peu honte car Juliette et moi poursuivions de nos ardeurs l'écrivain Percival Everett, et nous quand on aime ...), je croise  Aifelle de temps en temps à l'occasion de manifestations littéraires et je partage avec elle une passion pour la photo, j'ai papoté avec Marilyne autour d'un thé, et avec Clara autour d'un café, et je dois en oublier en chemin. J'espère rencontrer de visu quelques autres blogueurs au fur et à mesure...

3. Puis, les 10 internautes les plus réactifs ces derniers temps sur ton blog tu nommeras.

Point de surprises, les blogueurs les plus réactifs sont : Jérôme, Keisha, NouketteCathulu, Alex, Yves, Aifelle, Kathel, Mango, Luocine
4. Les prévenir (sur leur blog) de ton méfait tu devras.

Ohé vous m'entendez ?
 
5. Faire ce tag UNE SEULE FOIS tu pourras.

Publié dans Tags - challenges...

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Créance de sang de Michael CONNELLY

Publié le par Hélène

♥ ♥ 

Une histoire de coeur...

Terry McCaleb, héros récurrent des romans de Connelly, a subi un infarctus, il y a deux ans de cela en traquant « le tueur au code ». Il a pu survivre grâce à une greffe de coeur. Deux ans plus tard, la soeur de sa donneuse lui demande d'élucider le meurtre de sa soeur. McCaleb accepte, son coeur lui dictant de le faire... 

McCaleb apparaît comme un être humain faillible derrière ses apparences fortes. Perdu dans le Los Angeles des années 90, il est aux prises avec une Amérique violente, dans laquelle vie et mort s'entrelacent étroitement, effaçant peu à peu les frontières de l'éthique. Après avoir flirté avec la mort, Terry laisse les affres de la culpabilité le ronger, puisqu''il doit sa vie à la mort d'une autre. Si la greffe sauve son coeur, son âme reste torturée...   

Il se lance à corps perdu dans la traque du criminel, le roman rejoignant alors les ficelles du roman américain classique avec sa violence sous-jacente, le FBI et ses mystères, ses rebondissements multiples, bref ce qu'il faut pour tenir le lecteur en haleine durant 400 pages... Michael Connelly est passé maître dans l'art du suspens et il nous offre ici un de ses meilleurs opus (avec "Le poète"). Si la construction reste assez classique, l'efficacité est indéniable ! 

Il a obtenu le grand prix de littérature policière en 1999 et a été porté à l'écran en 2002 par Clint Eastwood

 

Présentation de l'éditeur : Points 

D'autres avis : Babélio 

Du même auteurLes neuf dragons 

 

Lu en compagnie de Sandrine de Tête de Lecture avec qui nous fêtons aujourd'hui les 60 ans de Michael Connelly. Elle a lu La blonde en Béton. Quant à elle, Laure nous parle de La glace noire . Kathel a lu Les dieux du verdict. Le Bouquineur Le cinquième témoin

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Liberté pour les ours de John IRVING

Publié le par Hélène

                                  

Le premier roman de John Irving

 

Ce que j'ai aimé :

La première partie est un hymne à la liberté : Siggy et Graff parte dans une équipée sauvage en moto. Ils pêchent des truites, observent les animaux qui courent dans les près, se reposent, conquièrent deux ou trois belles en chemin, bref ils profitent de leur liberté, errant dans une période de vacance aérienne. 

 

Ce que j'ai moins aimé :

Quand les deux protagonistes arrivent au château de la tante de Gallen, le rythme s'essouffle. Les deux amis ne sont plus en phase puisque l'un poursuit la jeune Gallen de ses assiduités quand l'autre ne pense qu'à reprendre la route et sa liberté. Leurs aventures dans le château sont réellement rocambolesques, tellement fantasques  qu'il est difficile de les suivre. 

La fin de cette première partie est brutale et surpenante, avant que ne s'amorce une deuxième partie qui revient en arrière puisqu'elle livre les carnets de Ziggy écrits pendant les nuits où s'est laissé enfermer au zoo. Les carnets alternent le récit de Siggy, ses observations concernant le zoo, et parallèlement, il nous conte le destin de sa famille, de ses parents qui ont connu la montée du nazisme en Autriche et l'annexion de l'Autriche par l'Allemagne. 

J'avoue avoir décroché à ce moment-là; la première partie funambule m'aurait suffi. Trop de longueurs par la suite, et cette structure qui oblige à revenir en arrière est frustrante, dans le sens où le lecteur a l'impression de ne pas avancer. 

Dans la troisième partie Graff veut accomplir le rêve de Siggy et libérer les animaux du zoo, mais j'étais déjà partie bien loin dudit zoo...

Je pense que décidemment John Irving n'est pas fait pour moi, j'avais déjà abandonné "Dernière nuit à Twisted River"...

 

Premières phrases :

"Je savais le trouver tous les midis, assis sur un banc dans le parc de l'Hôtel de Ville, un petit sachet bourré de radis de serre sut les genoux et une bouteille de bière à la main." 

 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Le monde selon Garp

 

D'autres avis :

Lecture commune avec Manu

 

Liberté pour les ours, John Irving, traduit de l'américain par Josée Kamoun, Présentation par Patrick Grainville, Points, 1995, 460 p., 7.60 euros

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Bleu catacombes : un été meurtrier de Gilda PIERSANTI

Publié le par Hélène

♥ ♥

Troisième volet des saisons meurtrières.

Prix polar SNCF Européen

Prix du polar méditerranéen

 

Ce que j'ai aimé :

Pour fuir la canicule oppressante de cet été 2003, les touristes romains se réfugient dans les catacombes, à la recherche d'un air frais salvateur. Mais c'est un froid mortel qui va les saisir quand l'un d'eux découvrira au fond des catacombes une tête coupée. Mariella De Luca interrompt ses vacances idylliques pour enquêter dans ces catacombes, puis dans le monde de l'art cintemporain.

Alors oui, bien sûr, Gilda Piersanti sait y faire en matière de références culturelles : elle nous abreuve de Judith, d'art contemporain novateur, le fond du roman est indéniablement érudit. 

Comme toujours chez elle, l'atmsophère de cet été caniculaire romain est bien rendu. 

Mais...

 

Ce que j'ai moins aimé :

L'intrigue est très glauque entre les têtes coupées, le passé trouble et ses scènes on ne peut plus crues... De plus, point de suspens puisque dés les premières pages, nous connaissons les coupables.

La bluette sentimentale  sexuelle de Mariella a eu tendance à m'agacer. Elle atteint des sommets quand on nous explique en long et en large pourquoi elle ne veut pas laver ses culottes et strings chez son cher et tendre.

L'intrigue autour de la disparition du fils du commissaire n'avance pas d'un iota, comme si cette intrigue était simplement là pour allécher le lecteur et lui donner envie de lire les tomes suivants...

Une déception !

 

Premières phrases :

"- La porte !

La soeur bénédictine répétati ces mots cinquante fois par jour depuis que les catacombes étaient devenues le refuge de caravanes entières de touriste en quête d'air frais.

Pamela entra. Tous les regards se portèrent sur la somptueuse masse de cheveux blonds qui encadrait son visage."

 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Rouge abattoir  ; Vert Palatino 

Autre : La petite fille de ses rêves de Donna Leon

 

Infos sur le livre :

Sur l'auteur 

Résumé 

 

D'autres avis :

Athalie 

 

Bleu catacombes, un été meurtrier, Gilda Piersanti, pocket, 2009, 6.80 euros

Publié dans Roman policier Europe

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Eloge des femmes mûres de Stephen VIZINCZEY

Publié le par Hélène

                                   

Mon avis : 

Ce roman à la couverture affriolante nous raconte l'intitiation sexuelle du jeune Andras qui a choisi pour "l'éduquer" des femmes d'expérience afin de progresser plus vite. 

Il faut savoir qu'à douze ans le jeune Andras était déjà proxénète dans un camp américain et présentait des pauvres femmes désargentées à des soldats américains en manque. Peu de temps après, il connaît sa première expérience sexuelle avec une amie de sa mère. A douze ans ! 

Au-delà de l'aspect choquant de la situation, les rencontres et relations sont assez répétitives et lassantes, aucune réflexion ne venant agrémenter les pages. 

Certes le style est fluide et les aventures de ce jeune homme avide de rencontres ne sont pas désagréables à  lire, mais elles restent vides de sens et d'intérêt. Sans amour également, le héros semblant être dénué de tout sentiment et ne connaître que le désir envers la gente féminine ! Point de romantisme; Pourtant ne vous attendez pas non plus à un roman érotique, les scènes croustillantes n'étant que suggérées quand elles ne sont pas l'objet d'une ellipse pure et simple !

Un roman d'apprentissage décevant !

Infos sur le livre :

Folio

Premières phrases :

"Ce livre s'adresse aux jeunes gens, mais il est dédié aux femmes mûres - et c'est des rapports entre ceux-là et celles-ci que ke me propose de traiter. Je ne suis pas un expert en pratique amoureuse, mais j'ai été un bon élève des femmes que j'ai aimées, et je vais essayer d'évoquer ici les expériences heureuses ou malheureuses qui ont, je crois, fait de moi un homme."

 

Vous aimerez aussi :

Littérature érotique

 

D'autres avis :

Babélio ; L'express

 

Eloge des femmes mûres, Les souvenirs amoureux d'Andras Vajda, Stephen Vizinczey, traduit de l'anglais par Marie-Claude Peugeot, Folio, 7.90 euros

 

Un titre qui semblait tomber à propos pour fêter aujourd'hui mon anniversaire mais je ne suis pas mûre du tout pour ce genre d'expériences aux accents cougaresques...

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La trilogie du Minnesota 1. Terre des rêves de Vidar SUNDSTOL

Publié le par Hélène

                                                   trilogie-minnesota.jpg 

♥ ♥ ♥

Le premier tome d'une trilogie prometteuse... 

Ce que j’ai aimé :

L'action se déroule dans la région du Minnesota, près de Tofte au bord du lac supérieur. Lance est un policier du parc mais il n'a jamais été confronté à des délits majeurs. Il préfère passer ses heures à collecter des informations sur le passé de la région, sur ses premiers colons norvégiens, et de fait sur l'histoire de ses ancêtres.

Pour la première fois, il se retrouve confronté à un meurtre, très difficile à résoudre car aucune piste ne semble s'ouvrir devant lui. Si ce n'est cet homme qu'il a aperçu le jour du meurtre dans les alentours et qu'il devrait interroger dnas le cadre de l'enquête. Mais rien n'est aussi simple : des considérations morales, personnelles, psychologiques vont se dresser devant lui, le poussant à cacher sa découverte. Aidé par le FBI, il devra choisir entre la sincérité et ses contraires...

Ainsi, ce roman mêle habilement intrigue policière, considérations psychologiques et morales, et données historiques autour de l'histoire des norvégiens installés au Minnesota au XIXème siècle. L'atmosphère de cette région au passé multiculturel est fascinante. S'y mêlent mysticisme indien, passé nordique, et présent américain, dans une cohabitation a priori sans heurts.

gary-cook-hoe-lake-boundary-waters-canoe-area-wilderness-su.jpg

 

Ce que j’ai moins aimé :

 Quelques longueurs et insistances un peu malvenues, j’ose espérer qu’elles s’estomperont au deuxième tome… Deuxième tome que je me suis empressée d'acheter car le suspens à la fin du premier tome reste quasi-entier...

 

Premières phrases :

 

« Le lac scintillait au soleil. Au loin, il semblait s’étendre à l’infini pour se fondre dans le ciel.

Il n’y avait presque pas de circulation. Une Jeep Cherokee noire longeait le lac en direction du sud. Le chauffeur portait des lunettes de soleil pour se protéger de la forte lumière matinale. »

 

Vous  aimerez aussi :

 Du même auteur : Le tome 2 de la trilogie Seuls les morts ne rêvent pas

Autre :  La saga des émigrants de Vilhelm MOBERG

 

 Terre des rêves, La trilogie du Minnesota tome 1, Vidar Sundstol, traduit du norvégien par Hélène Hervieu et Eva Sauvegrain, Points, 2011, 7.60 euros

 

Défi nordique (2013) avec Lystig

 

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La valse des arbres et du ciel de Jean-Michel GUENASSIA

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"Vois-tu il est des moments dans la vie, où tout, en nous aussi, est paix et harmonie, et où la vie entière nous paraît un chemin à travers la bruyère." Texte de Vincent 1878

1890 à Auvers sur Oise. Marguerite Gachet, fille du Dc Gachet établi à Auvers, vit entre un père autoritaire et un frère effacé et décalé. Heureusement, elle s'évade en peignant et rêve de partir aux Etats-Unis pour enfin, être libre, loin de ce qui la ramène à terre. L'arrivée d'un nouveau patient du Dc Gachet bouleverse ses plans. En effet, Vincent Van Gogh et sa peinture éblouissante font irruption dans la vie de la jeune femme.

Jean-Michel Guenassia s'est intéressé ici aux deux derniers mois de Vincent Van Gogh, non pas du point de vue de sa peinture, mais de son histoire personnelle. En effet des thèses récentes d'historiens américains ont contesté le suicide de l'artiste, laissant entendre que l'origine de sa mort était à chercher ailleurs. De plus, de nombreux faux ont circulé après sa mort, laissant ainsi l'âme romanesque de l'écrivain s'immiscer dans les brèches de l'histoire fascinante de Van Gogh. Qui était ce docteur Gachet, qui se prétendait ami des impressionnistes ? Pourquoi lui et son fils ont-ils donné autant de vrais que de faux tableaux au musée d'Orsay ? Qui était sa fille Marguerite dont on connait si peu, mais à qui la rumeur prête une relation amoureuse ?

L'écrivain peint donc un Vincent, rejeté, ayant à peine de quoi vivre sommé de demander sans cesse de l'argent à son frère, mais néanmoins, il montre un artiste qui fourmillait de projets. Habité par sa peinture, exalté par ses heures passées à parcourir la campagne, Auvers et sa campagne, il semblait porté par la conviction que ce qu'il peignait était un aboutissement. L'auteur entrecoupe son récit d'articles de presse de l'époque ou d'extraits de lettres de Vincent à Théo, pour mettre en perspective ce destin atypique.

Parallèlement, le lecteur découvre la discrète Marguerite, prise dans les rets de sa condition féminine, promise à un mariage arrangé sans amour, obligée de suivre les hommes dans sa trajectoire.

Une belle lumière s'échappe de ces pages, illuminant le destin de ces êtres d'un nouvel éclairage étonnant.

Une belle découverte !

 

Présentation de l'éditeur : Le livre de poche

 

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La vallée de Bernard MINIER

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"Il songea aussi que le tissu social craquait de toutes parts, que les lignes de faille se multipliaient. Ce pays était en train d'imploser. (...) Aujourd'hui, tout le monde semblait se chercher des ennemis."

Alors que Martin Servaz doit passer en conseil de discipline, il reçoit un appel de Marianne, son ex femme mystérieusement disparue. En traçant l'appel, il se retrouve au cœur de la forêt pyrénéenne, proche de l'abbaye mystérieuse d'Aiguesvives. Il demande l'aide de Irène Ziegler, mais a beau arpenter les sentiers, Marianne reste introuvable. Mais Servaz se retrouve rapidement bloqué avec les autres habitants, la route principale ayant été saccagée.

Ce que j'ai aimé :

- Le point fort tient dans l'atmosphère de cette vallée, comme hors du monde, ce qu'accentue la coupure volontaire de la route. La vie monastique est comme le symbole de cette vie préservée, que peut pourtant atteindre à tous moments le monde extérieur et sa violence.

- Quelques questionnements intéressants, sur Dieu, sur la mort, sur la vie sociale, qui, sans révolutionner la vie, offrent quelques pistes de réflexion.

"Carl Rogers a dit que la majorité d'entre nous ne sait pas écouter. Selon lui, nous nous sentons obligés de juger, parce qu'il est trop risqué d'écouter. Il a proposé une méthode pour ceux qui s'affrontent verbalement et qui ont des désaccords irréconciliables : "Interrompez la discussion et établissez la règle suivante : chacun ne peut prendre la parole qu’après avoir reformulé correctement l'idée et les sentiments des son interlocuteur, et lorsque ce dernier estime que cette reformulation correspond à ce qu'il a voulu dire."

- L'intrigue et les multiples rebondissements tiennent en haleine le lecteur qui ne peut plus lâcher le roman !

Ce que j'ai moins aimé :

- Les allusions incessantes aux tomes précédents, ce qui me fait dire à nouveau qu'il vaut mieux lire ces policiers dans l'ordre que voici :

Glacé / Le cercle / N'éteins pas la lumière / Une putain d'histoire / Nuit / Soeurs / M le bord de l'abîme / La vallée

- L'aspect assez noir, qui m'a fait faire des cauchemars par la suite : un conseil ne le lisez pas le soir...

- Quelques clichés, comme les risques des réseaux sociaux, la police face à la population en colère, les personnages qui ne sont pas ce qu'ils paraissent...

Bilan :

- Un policier addictif

 

Du même auteur : Le cercle ; Une putain d'histoire

Présentation de l'éditeur : XO Editions

Si vous souhaitez vous procurer cet ouvrage auprès d’un libraire proche de chez vous – via un service de retrait de livre (« click and collect ») ou de livraison -, rendez-vous sur l’un des sites suivants :

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