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Pékin Pirate de XU Zechen

Publié le par Hélène

A sa sortie de prison, Dun Huang retourne à Pékin : condamné pour faux papiers, il repart à partir de rien dans la grand mégalopole chinoise. Par chance, il rencontre une jeune vendeuse de DVD pirates qui l'initie au commerce. La jeune Xia met de l'argent de côté dans l'espoir de quitter la ville pour retrouver sa famille et élever son futur enfant loin de l'effervescence pékinoise. Dun Huang, lui, pense juste à survivre au jour le jour.

Ces héros malchanceux sont finalement attachants, perdus dans les trafics, fuyant les policiers, espérant se former un pécule pour échapper aux aléas de l'existence, ils vivent dans un monde souterrain faits de petits boulots illicites, entre corruption et alcool pour noyer ses peines.

"Les gagne-petit ont bien du mal à faire bombance dans ce foutoir pékinois, mais y crever de faim est tout aussi difficile..."

Ce petit roman se lit facilement, portrait d'une génération et d'une ville dans laquelle le commerce illicite est monnaie courante.

Ce que j'ai moins aimé : Peu marquant...

Bilan : une vision réaliste de nos villes modernes...
 

Présentation de l'éditeur : Philippe Rey, ; Points

D'autres avis : JérômeBabélio

 

Pékin Pirate, Xu Zechen, Points, février 2018, 192 p., 6,6€

 

Sélectionné pour le prix meilleur roman Points

 

Publié dans Littérature Asie

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Du sang sur les mains, de l’art subtil des crimes étranges de Matt KINDT

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

« Mais qui êtes-vous pour décider de ce qui est mauvais ou non pour moi ? »

À Diablerouge, à la frontière avec le Canada, dans les années 1960, le célèbre Inspecteur Gould détient le record de meurtres résolus. Mais il se trouve tout à coup aux prises avec une vague de criminels singuliers sévissant dans sa ville : une voleuse de chaises, un pickpocket amnésique, un Don Juan aux mille visages… Qui tire les ficelles de ces drôles d'affaires dans l'ombre ?

Cette Bd originale est centrée sur une profonde réflexion sur les notions de bien et de mal. Où sont les frontières, quels sont les critères qui séparent le condamnable de l'innocence ?

« Vous êtes une machine. Une machine bien huilée. Marche… Arrêt… Bien… Mal… Mais où est votre cœur dans tout cela ? »

L'auteur fait dialoguer deux points de vue sans prendre partie, et offre ainsi un regard neuf sur le genre policier.

"Quelqu'un a dit qu'on reconnaît les génies à leur capacité à soutenir deux points de vue contradictoires en même temps. Mais il n'y a pas deux points de vue contradictoires... Il y en a des milliers. "

Un polar inclassable qui vaut le détour.

 

Présentation de l'éditeur : Monsieur Toussaint Louverture

Sélectionné pour le prix polar SNCF (il est mon préféré dans la catégorie BD...)

 

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Propos sur le bonheur d'ALAIN

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

"Voici le jardin du philosophe. On y cueillera des fruits mûris sur le tronc de la sagesse commune et dorés à cette autre lumière des idées. Ils en reprennent leur saveur d'origine, qui est le goût de l'existence. Saveur oubliée en nos pensées ; car on voudrait s'assurer que l'existence est bonne et on ne le peut ; on en déçoit donc l'espérance par précaution, prononçant qu'elle est mauvaise. De là s'étend l'empire de l'imagination déréglée, en quoi Alain, se confiant à la sagesse du corps, restaure la souveraineté claire de l'homme heureux et qui n'attend pas pour l'être, ici et non ailleurs, que l'événement lui donne raison, acteur enfin et non spectateur de soi-même." (présentation de l'éditeur)

Au travers de propos simples, de chapitres courts ponctués d'exemples didactiques tirés de la vie courante, Alain nous convie vers le bonheur, en nous prouvant que cette perle rare dépend de notre disposition intime et non d'évènements extérieurs. Il s'intéresse principalement à tous ceux qui se plaignent et font de la tristesse leur étendard. Ces gens-là selon devraient chercher l'aiguille dans leur chaussure, la cause véritable de leur mauvaise humeur avant de chercher à réguler leurs passions. Ils n'auront aucune puissance sur lesdites passions tant qu'ils ne connaitront pas leurs vraies causes. Quelquefois la cause est prosaïquement corporelle et l'éclairer permet alors de retrouver le chemin vers la quiétude. 

"Chaque mouvement d'humeur naît d'un événement physiologique passager ; mais nous l'étendons, nous lui donnons un sens oraculaire ; une telle suite d'humeurs fait le malheur, je dis en ceux qui n'ont pas de graves raisons d'être malheureux, car c'est ceux-là qui sont malheureux par leur faute."

Quant à ceux qui se plaignent d'un destin malheureux, un examen de leur parcours mettra facilement en valeur leurs motivations profondes. 

"Ce colonel, qui va planter ses choux, aurait bien voulu être général ; mais, si je pouvais chercher dans sa vie, j'apercevrais quelque petite chose qu'il fallait faire, et qu'il n'a point faite, qu'il n'a point voulu faire. Je lui prouverai qu'il ne voulait pas être général. 

Je vois des gens, qui, avec assez de moyens, ne sont arrivés qu'à une maigre et petite place. Mais que voulaient-ils ? Leur franc-parler ? Ils l'ont. Ne point flatter ? Ils n'ont point flatter et ne flattent point. Pouvoir par le jugement, par le conseil, par le refus ? Ils peuvent. Il n'a point d'argent ? Mais n'a-t-il pas toujours méprisé l'argent ?" p. 76

Pour s'abstraire des pensées négatives, Alain insiste sur le bienfait de l'action, du travail libre. L'ennui est rapidement source de malheur, et plutôt que de subir, mieux vaut agir. Peu importe les difficultés alors rencontrées, elle n'apporteront que plus de valeur au but atteint.  

Ainsi, une bonne humeur générale pourra se répandre, marque de la politesse élémentaire, et le bonheur s'épanouira : "On peut le semer le long des rues, dans les tramways, dans les kiosques à journaux ; il ne s'en perdra pas un atome. Elle poussera et fleurira partout où vous l'aurez jetée."

Un court essai résolument optimiste.

 

Présentation de l'éditeur : Gallimard 

Article de Sciences Humaines 

 

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L'enfant noir de Camara LAYE

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

Ce roman autobiographique raconte l’enfance de Camara Laye, de ses cinq ans à ses années lycée.Il vit dans un petit village de Guinée nommé Kouroussa. Son père est forgeron et son enfance est heureuse baignée dans un univers de croyances ancestrales. Il apprend peu à peu à faire la part des choses entre modernité et tradition.

Dans ce beau roman d'apprentissage, nous voyons Camara grandir au gré de ses aventures, jusqu’au départ pour Conakry à 600 km de chez lui, ce qui constitue une première séparation douloureuse avec ses parents et son village. Le départ pour la France sera à la fois une évolution et un déchirement, au point que sa mère refuse d’assister à son départ jusqu’au bout. Mais son éducation, les rituels  lui ont appris à dominer ses peurs et ses douleurs.

Cette lecture fluide permet de découvrir un univers bienveillant, porté par la volonté d'éduquer intelligemment ces enfants appelés à quitter le giron familial pour affronter le monde souvent hostile.

On a pu reprocher à l'auteur de décrire une Afrique un peu trop paisible, occultant les luttes anti-coloniales, pour ces questions, je vous invite à consulter cet article : Ce que Mongo Beti reprochait à Camara Laye. "Qu'est-ce que fait Camara Laye dans son roman ? Il est certain que le rôle du romancier n'est pas le même lorsqu'il est le produit d'une société paisible, autonome, indépendante, prospère comme la société occidentale – c'est vrai – mais en revanche, lorsqu'il est le fils d'un peuple qui est humilié depuis des siècles, opprimé depuis des siècles, notamment lorsqu'il écrit à un moment où ce peuple essaie de lutter pour reconquérir la liberté – c'est le cas de la Guinée au moment où Camara Laye écrivait – il est inconcevable que cet auteur, ce romancier ne soit pas dans une certaine mesure l'écho des combats de son peuple. Ça, c'est un point de vue général. C'est un point de vue moraliste. Moi, je considère que la littérature est inséparable d'une certaine morale. Qu'il le veuille ou non, le monsieur ou la dame qui écrit pose un acte politique. Soit qu'il se taise, soit qu'il parle, de toute façon, il prend position. Camara Laye, en ne disant pas ce qui se passe sous ses yeux, a pris position. Voilà le point de vue général."

Présentation de l'éditeur : Pocket

Retrouvez ce roman dans la librairie la plus proche de chez vous

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Eclipses japonaises de Eric FAYE

Publié le par Hélène

♥ ♥

"Je me dis qu'on peut obtenir n'importe quoi d'un être humain qui espère."

Plusieurs disparitions simultanées ont lieu en 1965 et 1970 : qu'il s'agisse d'un GI américain évaporé lors d'une patrouille dans la zone démilitarisée, entre les deux Corées, ou de jeunes filles japonaises, tous disparaissent sans laisser de traces, au grand désarroi de leur famille.

En 1987, le vol 858 de la Korean Air explose en plein vol. Une des terroristes responsable de l'attentat ne parvient pas à fuir, elle est arrêtée, interrogée, et la police finit par l'identifier comme étant une espionne de Corée du Nord, s'exprimant pourtant dans un japonais parfait. 

Le lien entre les disparitions et ces êtres maitrisant parfaitement les codes japonais, se dessinent peu à peu.

Eric Faye met en lumière un pan d'histoire peu connu, mais au-delà de l'aspect historique, il nous parle également de la capacité d'adaptation des êtres humains, qui peuvent se formater en fonction des besoins ou des idéologies. Que signifie appartenir à un pays quand on a été arraché très tôt à sa vie pour être emporté dans un autre monde ?  Ces êtres pourront-ils ensuite faire le chemin inverse et revenir vers leurs origines ?

Ce que j'ai moins aimé : Le choix de la narration ne permet pas de véritablement s'attacher aux destins individuels : Eric Faye choisit en effet d'alterner les points de vue à chaque chapitre, si bien que à peine le portrait d'un personnage est-il esquissé, qu'il s'efface devant un autre, laissant le lecteur démuni, et perdu face à tant de personnalités différentes. De plus certains chapitre sont à la première personne du singulier, d'autre à la troisième personne, accentuant ainsi le côté décousu du roman.

Enfin, la fin du roman, qui cherche à résoudre le sort de chaque personnage, rompt la narration, s'accélérant, puis proposant plusieurs épilogues à des époques différentes.

Bilan : Ce roman a le mérite de livrer des faits réels méconnus, mais, pour moi, il reste bancal dans sa construction et sa narration.

 

Présentation de l'éditeur : Seuil, Points

D'autres avis : Télérama ;

Du même auteur : Nous aurons toujours Paris ♥ ♥ ♥ ♥

 

Eclipses japonaises, Eric Faye, Points, septembre 2017, 240 p., 7 euros

 

Il s'agit de ma première lecture pour le jury du prix du meilleur roman Points

 

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Rentrée littéraire 2012 - Sélection

Publié le par Hélène

La rentrée littéraire 2012, c'est ici :

 

Sur les blogs :

challenge rentrée littéraire 2012 

Chez Mimi vous trouverez une liste des nouveautés déjà lues rangée par ordre alphabétique : Le blog de Mimi

 

Sur les blogs et dans les librairies :

on-vous-lit-tout-2.jpg

Dans les librairies :

Fnac 

Librairie Initiales 

Librairie Sauramps 

  

Dans la presse : 

France Inter 

Le point 

France Culture et Nouvel Observateur 

 

Entre autres...

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Point 2

Publié le par Hélène

Le nouveau livre de poche arrive aujourd'hui :

 

Pitch :

 

Les avantages :

 

- Avant j'avais un sac à main énorme pas très glamour.

 

Maintenant, grâce au mini-format de Point Deux (8cm sur 12cm) je vais pouvoir m'acheter celui-ci :

 

sac-cheville-copie-1.jpg

 

- Avant mes bagages ressemblaient à ça :

 

valises.jpg

 

Et à cause du poids des livres contenus dans lesdits bagages, mon avion devait prévoir ceci :

 

avion-avec-trop-valises.jpg

 

Maintenant, je vais pouvoir tout mettre dans les valises de ma fille et je n'aurai plus rien à porter...

 

fille-valise.jpg

 

- Ma maison avant ressemblait à ça :

 

bibliotheque.jpg

 

Maintenant comme Points Deux est "le plus petit livre qui soit pour vos étagères" je vais pouvoir installer un lit dans ma chambre...

 

Les inconvénients :

 

- Je pense que tant que je ressemble à ça, tout va bien :

 

jolie-ffille.jpg

 

(QUOI???)

...mais quand je serai plus proche de la charmante dame qui suit, la police (8 d'après Amanda qui a fait une étude poussée de l'objet)  et les interlignes serrés risquent de me gêner...

vieille-dame.jpg

- Avant mes finances me permettaient d'avoir une PAL comme celle de Richard :

Pile-de-livres-de-richard.jpg

Maintenant, comme chaque poche Point 2 coûte 13 euros ma PAL va se rapprocher de ça :

pile-de-livres-80x43.jpg

- Avant j'avais un choix infini de titres à disposition.

Maintenant voici le choix qui s'offre à moi :

A paraître le 14 avril : 

Extrêmement fort et incroyablement près de Jonathan Safran Foer
Tout est sous contrôle de Hugh Laurie
Ce cher Dexter de Jeff Lindsay
La Route de Cormac McCarthy
Chronique de la haine ordinaire de Pierre Desproges
Le Poète de Michael Connelly
Des Vents Contraires d'Olivier Adam
La Cinquième Femme de Henning Mankell
Le Sens du Bonheur de Krishnamurti

 

Conclusion :

 

Je pense que c'est un objet que je ne  vais pratiquer qu'occasionnellement...

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Dernier refrain à Ispahan de Naïri NAHAPETIAN

Publié le par Hélène

♥  

A Ispahan, Roxana, une jeune chanteuse prometteuse est retrouvée morte, assassinée avec à ses côtés un bouquet de tulipes, symbole de la révolution islamique. Peu de temps après une autre chanteuse est retrouvée morte dans les mêmes circonstances. Elle devait accompagner Roxana pour un concert clandestin en Iran après son retour d'exil. Danc ce pays où les femmes n'ont pas le droit de chanter en public, qui cherche à les réduire définitivement au silence ? Narek, reporter franco-iranien enquête.

En s'intéressant à cette jeunesse dorée qui aime chanter, danser et se complaît dans le "sexe drogue et rock'n'roll", l'auteure met en lumière le gouffre qui perdure entre les aspirations naturelles de ces jeunes et le régime qui réprime toute liberté. L'oppression des femmes est quotidienne, pour elles, le serial killer le plus à craindre est Ahmadinejad, chef de l'état de 2005 à 2013.

Malheureusement ce roman vite lu ne fait que survoler ces problématiques, sans les approfondir réellement.  L'intrigue est convenue avec quelques incohérences et tout fonctionne comme si l'auteure avait en tête les "ingrédients" pour son roman mais sans réussir à réellement lui donner corps. Il est plaisant, les chapitres courts s'enchaînant rapidement, mais un tel sujet aurait mérité d'être plus fouillé. 

 

Présentation de l'éditeur : Liana Levi  ; Points 

D'autres avis : L'expressBabélio 

Du même auteur : Qui a tué l'ayatollah Kanuni qui selon mes sources est meilleur que ce deuxième opus !

 

Dernier refrain à Ispahan, Naïri Nahapétian, Points, avril 2014, 224 p., 6.30 euros

 
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Ceux qui restent - Mars

Publié le par Hélène

Une fable marquante dans un village africain qui hésite entre moeurs ancestrales et modernité.

 

Des nouvelles au coeur de l'Inde en pleine évolution.

 

Un classique qui reste inoubliable.

 

Une réécriture du mythe d'Antigone parfaitement maîtrisée.

 

Un album jeunesse touchant.

 

Un roman policier scandinave passionnant.

 

Un récit très original autour d'un concours de "guetteurs de plumes"

 

Un album jeunesse très drôle avec une pointe d'écologie.

Un roman policier au charme durable.

 

Un classique !

 

Une de mes premières lectures de cette auteure islandaise que j'apprécie beaucoup.

 

Un court roman que je ne me lasse pas d'offrir !

 

Une de mes plius belles découvertes poétiques !

 

Une Bd que la vie mouvementée du Quai d'Orsay.

 

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Ce lien entre nous de David JOY

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"L'esprit est un enfer à lui seul"

Alors qu'il braconne la nuit sur les terres de son voisin absent, Darl Moody tue par accident un homme qui se trouvait aussi sur ces terres. Comme le frère du défunt, Dwayne, est réputé pour sa violence, Darl préfère cacher le corps avec l'aide de son ami Calvin. Mais Dwayne commence à enquêter, avec ses méthodes...

Le narrateur se place aussi bien du point de vue de cet être cruel que la vie n'a pas épargné que du côté de Darl et Calvin. Et finalement, le même objectif les rapproche : protéger leurs proches, même au-delà de la mort. Les liens créés au fil des années sont forts et indéfectibles, qu'ils soient familiaux ou amicaux, et il est essentiel dans ce monde en dissolution de les raffermir, quoiqu'il arrive.

Un beau roman noir au final profondément touchant !

 

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