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424 résultats pour “ile du point némo

Le ver dans la pomme de John CHEEVER

Publié le par Hélène

  

ver dans la pomme

♥ ♥ ♥ ♥

Une peinture acérée de la middle class américaine.

  

 L’auteur :

 

John CHEEVER est un écrivain américain mort en 1982. Il est un des plus grands nouvellistes américains, et a également publié des romans dont « The Wapshot chronicle » en 1957.

 

L’histoire :

 

Le ver dans la pomme est un recueil de nouvelles publiées dans The New Yorker de 1946 à 1978. Ces nouvelles s’attachent au destin de la middle class américaine en nous offrant des portraits touchants de ces hommes et femmes qui peinent à trouver leur place dans une société compartimentée.

A noter que la traduction est de Dominique Mainard.

 

Ce que j’ai aimé :

 

-       La peinture très juste de ces êtres profondément humains.  Ils cherchent tous quelque chose et eux-mêmes ne savent pas bien quoi. Pour que le vide ne les rattrape pas, ils s’agitent, courent, parlent, et fuient la simplicité d’une vie sans histoires.  

 

« Mais à observer ce charmant couple qui recevait ses amis ou lisait les livres qu’ils aimaient, on finissait par se demander si le ver n’était pas plutôt dans l’œil de l’observateur qui, par crainte ou lâcheté morale, ne pouvait supporter la longue liste de leurs bonheurs et refusait de concéder que, même si Larry ne jouait que médiocrement Bach et au football américain, son plaisir à s’adonner à l’un et à l’autre était bien réel. » (p. 145)

 

-       Les nouvelles sont magnifiquement ciselées, rondes, elles évoquent avec beaucoup de charme  « les fragrances de la vie : l’eau de la mer, la fumée du bois de sapin, les seins des femmes. » (p. 264). Les mots de l’auteur se coulent dans l’interstice des sentiments de ses personnages pour créer un univers en seulement quelques pages. Les premières nouvelles du recueil, « Un jour ordinaire », « Le jour où le cochon est tombé dans le puits », « Les enfants » ou encore « Le ver dans la pomme » sont de ce point de vue remarquables.

  

Ce que j’ai moins aimé :

 

-       Les nouvelles dans lesquelles le narrateur s’exprime à la première personne comme « Un garçon à Rome », « Mené Mené Téqel ou-Parsîn » m’ont moins plu. L’emploi du « je » m’a semblé alourdir la narration pourtant si légère dans les autres nouvelles.

 

 

Premières phrases :

 

« Un jour ordinaire

Quand Jim s’éveilla, à 7 heures, il se leva et fit le tour de toutes les fenêtres de la chambre. Il était tellement habitué au bruit et à l’agitation de la ville que, bien qu’il fût arrivé six jours plus tôt dans le New Hampshire, la beauté des matins à la campagne lui paraissait encore poignante et singulière. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Gastby la magnifique de Francis SCOTT FITZGERALD

 

Merci à Lise CHASTELOUX des Editions Folio Gallimard.

 

Le ver dans la pomme, John CHEEVER, Editions Joëlle Losfeld, mai 2008, 274 p., 23 euros

POCHE, Le ver dans la pomme, John CHEEVER, Gallimard, Folio, juin 2010, 346 p., 7.10 euros

 

TAGS : Littérature américaine - Nouvelles- Emigration

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Monsieur Ki. Rhapsodie parisienne à sourire pour caresser le temps de Koffi KWAHULE

Publié le par Hélène

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♥ ♥

Un magnifique chant aux accents jazzy

  

L’auteur :

 

Koffi KWAHULE est un écrivain ivoirien qui a obtenu en 2006 le prix Ahmadou KOUROUMA pour son roman Babyface.  Il a beaucoup écrit pour le théâtre.

  

L’histoire :

 

Le narrateur s’installe dans une chambre de bonne, rue Saint Maur à Paris.  Il y trouve une bande magnétique visiblement laissée là par le précédent locataire qui s’est jeté sous un train. Sur cette bande ce dernier s’adresse à un mystérieux Monsieur Ki et raconte des histoires qui se déroulent dans un village africain, Djimi, village voisin de celui du narrateur lui-même. Il va alors retranscrire les histoires que raconte cet étrange locataire pour essayer d’éclaircir cette coïncidence…

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          Le style : il épouse les rythmes de la rhapsodie, à la fois décousu et unitaire. Chaque personnage a droit à l’improvisation, et si chacun semble rivé dans sa solitude, l’ensemble s’assemble et devient soudain cohérent.

-          Les contes magiques et envoûtants : la sorcellerie tient une place importante et loin d’être tournée en dérision, elle est porteuse d’enseignements philosophiques éclairés :

 

« Les gens croient qu’on meurt parce qu’on est atteint du cancer ou du sida, ou parce qu’on a ceci ou parce qu’on a cela ; on meurt simplement pour la même raison que le soleil brille, que la mer fait des vagues ou que le nouveau-né sourit. On n’a rien fait pour mériter de naître et on ne fera rien pour démériter de mourir. Ne pas tricher avec elle. De toute façon, tôt ou tard, elle aura le dernier mot. Alors que nous coûte-t-il d’être honnêtes avec elle. Ceux qui se suicident sont de mauvais perdants, et on devrait les pendre ! Point à la ligne. » (p. 79)

 

- L’évocation de l’Afrique par ces africains exilés : la nostalgie les émeut et les enserre à la fois :

 

« Comme ça, de but en blanc, un matin un masque entre chez toi, rue Saint-Maur, en plein paris, et te somme de retourner au village au motif que c’est toi que les Anciens et la Confrérie de l’Ancêtre-à-tête-de-cynocéphale ont choisi pour perpétuer la tradition. Au nom de quel mérite ? Au nom de quel parjure ? Au nom de quoi bon Dieu ? Personne ne sait. C’est ainsi. Ca a toujours été ainsi. Non, mais, où se croient-ils ? C’est fini, ces conneries-là ! » (p. 120)

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Rien…

  

Premières phrases :

  

"Ki, l'autre signe, le premier, ç'a été cela, la mort de l'oncle Koui Gaspard. parce qu'il désirait être à ma place. Je t'en ai encore parlé l'autre jour, mais ces histoires-là, c'est comme une obsession, une bande magnétique qui se déclence toute seule dans ta tête... Mon destin. Par rapport à l'Ancêtre-à-tête-de-cynocéphale."

  

Vous aimerez aussi :

 

Verre cassé d’Alain MABANCKOU

 

Monsieur Ki. Rhapsodie parisienne à sourire pour caresser le tempsde Koffi KWAHULE, Editions Gallimard, Continents noirs, janvier 2010, 146 p., 16 euros

 

TAGS : Littérature ivoirienne- Emigration-Sorcellerie-Solitude

Publié dans Littérature Afrique

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Quai d’Orsay, chroniques diplomatiques, tome 1 de BLAIN et LANZAC

Publié le par Hélène

                                        Quai-dOrsay-Blain-Lanzac.jpg

♥ ♥ ♥ ♥

A ne pas manquer...

 Les auteurs :

Le scénariste de cet album se cache derrière le pseudonyme de  « Abel Lanzac ». Il a été lui-même membre de plusieurs cabinets ministériels et souhaitait témoigner et restituer en images l’univers sans concessions de la politique et de la diplomatie. Sa collaboration avec Christophe Blain lui a permis d’atteindre son but.

Christophe Blain est un dessinateur et scénariste français de bandes dessinées.

 

L’histoire :

Le jeune Arthur Vlaminck est embauché en tant quequai-d-orsay-grand-prix-rtl-bd-2010-image-l440-h235.jpg chargé du "langage" par le ministre des Affaires étrangères Alexandre Taillard de Worms. En clair, il doit écrire les discours du ministre ! Mais encore faut-il se faire une place entre le directeur du cabinet et les conseillers qui gravitent dans un Quai d'Orsay où le stress, l'ambition et les coups fourrés ne sont pas rares... Inspiré de l'expérience d'Abel Lanzac qui fut conseiller dans un ministère, cet album restitue une vision de la politique à la fois pleine d'acuité et d'humour. Un pur régal ! (Présentation de l’éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

jpg_bd-chroniques-diplomatiques.jpg-          Le personnage du ministre Taillard, pauvre humain assailli par les crises mondiales et raisonnant dans un monde parallèle pour les résoudre est époustouflant. La difficulté pour ses collaborateurs étant de le suivre dans ces mondes parallèles et plus difficile encore, de retranscrire pour ses discours ses pensées aux allures disparates :

«-  Mais notez. C’est ça qu’il faut dire. Votre boulot, c’est de la faire comprendre.

-          Mais on ne peut pas écrire ça…

 

-          Il faut qu’il y ait du cœur. A travers une histoire. A travers une anecdote. De l’amour.  Et puis d’un coup, PLAF ! » (p. 29)

Taillard cite Tintin mais utilise aussi les citations d’Héraclite pour régler la guerre de l’anchois avec l’Espagne.

« C’est comme ça qu’on gouverne le monde. Par la pensée. Par la culture. Qui forge une vision. C’est pas compliqué quand même. » (p. 69)

blain_7.jpg 

L’un de ses conseillers résume en ses mots sa façon de faire et d’être :

 «  Il lance la boule, il dit un truc, c’est n’importe quoi en apparence, mais quand tu comptes les points, c’est complètement dingue.  Sa boule est toujours à 1 cm du cochonnet de la vérité. (…) Mais par contre, qu’est-ce qu’il est chiant ! C’est X-or ce mec. Tu ne peux pas discuter avec lui. Il est constamment dans une dimension parallèle.» (p. 31)

Ce ministre Taillard est en réalité une incarnation cocasse de Dominique de Villepin.

-          Tout est drôle et intelligent dans cet album haut en couleurs, magnifiquement illsutré par Christophe Blain dont j’avais déjà beaucoup apprécié le travail dans Isaac le pirate. Les personnages prennent réellement vie sous nos yeux, se mouvant avec une prestance impressionnante au sein de ces cases aux dessins colorés.

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Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Isaac le pirate

 

Quai d’Orsay, chroniques diplomatiques, tome 1 Le conseiler,  Abel LANZAC et Christophe BLAIN, Dargaud, mai 2010, 96 p., 15.95 euros

 rire copie 

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Celles qui attendent de Fatou DIOME

Publié le par Hélène

                                           Celles-qui-attendent

                                            

♥ ♥

 « Parce qu’elles savent tout de l’attente, elles connaissent le prix de l’amour ; mais seuls leurs soupirs avouent ceux qui nous font languir nous assassinent ! »

 

L’auteur :

Fatou Diome est une écrivain sénégalaise. Son premier roman Le ventre de l’Atlantique lui a valu une grande notoriété.

 

L’histoire :

 Arame et Bougna, mères de Lamine et Issa souhaitent le meilleur pour leur enfant. Elles ne voient aucun avenir pour eux s’ils demeurent dans leur pays, aussi décident-elles de les envoyer en Europe, clandestinement. Les deux fils acceptent bien volontiers cette envolée vers l’espoir. 

 

Ce que j’ai aimé :

-          Dans les départs, souvent le projecteur éclaire ceux qui partent, rarement ceux qui restent. Fatou Diome a eu la prescience de s’intéresser à « celles qui restent »

en chien de faïence dans leur pays, osant à peine imaginer ce qui peut arriver à leurs fils partis si loin… Elle nous décrit avec beaucoup de tendresse leur vie quotidienne, leurs angoisses, mais aussi leur espoir inconsidéré de voir un jour revenir leur aimé les bras emplis de richesse, nous offrant ainsi de magnifiques portraits de femmes.

   - Fatou Diome n'hésite pas à poser les bonnes questions en peignant le quotidien misérable de ces hommes et de ces femmes qui n'ont pas d'autres choix que de subir cette situation que d'autres plus puissants se plaisent à faire perdurer.

 « Seigneur ! Qu’on nous cache les yeux ! Voir ce que la pauvreté fait des humains est une torture infligée à l’âme. » (p. 152)

  

« Devraient entrer en résistance tous ceux qui sont d’accord pour dire qu’il n’est pas éthique de vider l’Afrique de sa force humaine. Que l’Europe, avec ses cyniques accords de partenariat, fasse de l’Afrique sa bétaillère de réserve n’est pas acceptable ! » (p. 241)

    

Ce que j’ai moins aimé :

-          Fatou Diome écrit avec tellement de facilité et de fluidité qu’elle finit par en jouer et j’ai trouvé dans ce roman qu’elle avait « sur-écrit », de la même façon que les acteurs « sur-jouent »… Au lieu d’aller à l’essentiel et de dire les choses simplement, elle les répète différemment plusieurs fois, leur adjoint des comparaisons, des métaphores qui allongent considérablement le propos.

 « Ce que les gens appellent l’éternité, qu’ils s’imaginent telle une ligne de mire lointaine, n’existe pas. La véritable éternité, c’est un bref instant, volé à la vacuité du quotidien, où, soudain, une intense beauté se concentre et s’ancre si profondément en nous que le temps à venir ne peut en éroder le souvenir. L’éternité, c’est cette pleine présence à soi et aux autres lors de ces moments inoubliables. Si le corps se laisse ruiner par le temps, il existe en nous des endroits où la beauté ménage un espace hors d’atteinte. (…) » (p. 285)

 J’ai souvent perdu le fil de la narration au détour de ces considérations, au point, souvent, de passer des lignes pour plus vite retrouver nos chères héroïnes…

 

Premières phrases :

« Aram, Bougna, Coumba, Daba, mères et épouses de clandestins, portaient jusqu’au fond des pupilles des rêves gelés, des fleurs d’espoir flétries et l’angoisse permanente d’un deuil hypothétique ; mais quand le rossignol chante, nul ne se doute du poids de son cœur. Longtemps, leur dignité rendit leur fardeau invisible. Tous les suppliciés ne hurlent pas. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Eldorado de Laurent GAUDE

 

D’autres avis : Yves, (Merci) Clara, Catherine

 

Je remercie Gilles Paris qui m’a permis de découvrir le destin de ces femmes attachantes… 

 

Celles qui attendent, Fatou Diome, Flammarion, août 2010, 336 p., 20 euros

 

defi Afrika Choupynette

Publié dans Littérature Afrique

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Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de Jonas JONASSON

Publié le par Hélène

                                               vieux qui ne voulait pas

♥ ♥ ♥ ♥

 « Quand la vie joue les prolongations, il faut bien s’autoriser quelques caprices. »

 

L’auteur :

 

Jonas Jonasson est un écrivain et journaliste suédois. Ce roman est son premier.  

 

L’histoire :

 

Le jour de ses cent ans, alors que tous les notables de la ville l'attendent pour célébrer l'événement, Allan Karlsson s'échappe par la fenêtre de sa maison de retraite quelques minutes avant le début de la fête organisée en son honneur. Ses plus belles charentaises aux pieds, le vieillard se rend à la gare routière, où il dérobe une valise dans l'espoir qu'elle contienne une paire de chaussures. Mais le bagage recèle un bien plus précieux chargement, et voilà comment Allan se retrouve poursuivi par la police et par une bande de malfrats…

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          La narration est originale  et dynamique : elle oscille entre le présent d’Allan et ses aventures rocambolesques suite au recel de cette valise volée par inadvertance, et entre son passé d’artificier, jalonné de rencontres notoires et improbables.

 

-          La vivacité et la vie du vieil homme sont impressionnantes. Il a survolé l’histoire politique de plusieurs pays (sans toutefois se résoudre à adopter une idéologie) : il fut sympathisant de Franco, puis a voulu combattre le camarade Mao, a sauvé la vie de Churchill, a séjourné en Iran, et a, par mégarde, mis la formule de la bombe atomique entre les mains des Etats-Unis… Ce parcours a-typique nous permet de survoler quelques évènements majeurs de notre siècle avec le point de vue naïf d’un homme qui ne comprend pas vraiment les tenants et aboutissants de ce à quoi il participe. En effet, c’est un homme pragmatique aux idéaux très simples –et sains - :

 

 « Allan Karlsson n’attendait rien d’extraordinaire de l’existence. Il voulait un lit pour dormir, de la nourriture à volonté, de quoi s’occuper, et un bon coup  à boire de temps à autre. Si tout cela lui était acquis, il se sentait capable de supporter presque n’importe quoi. » (p. 273)

 

« Allan avait appris tout jeune à se méfier des gens qui refusent un coup à boire. Il devait avoir à peine six ans quand son père lui avait posé une main sur l’épaule et lui avait dit : «  Mon fils, méfie-toi des prêtres, et des gens qui ne boivent pas d’alcool. Les pires de tous sont les prêtres qui ne boivent pas d’alcool. » (p.161)

 

- Ses compagnons de cavale sont tout aussi fantasques que lui : Mabelle par exemple n’a pas hésité à adopter une éléphante arrivée dans son jardin par hasard, éléphante qui trouvera tout naturellement sa place dans la joyeuse bande qui se forme autour d’Allan, aimant indéniablement attirant…

 

-          C’est un roman délirant que nous offre Jonas Jonasson, un roman passionnant aux ramifications étonnantes… Un vieil homme qui gagne à être connu…

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Rien.

 

Premières phrases :

« On se dit qu’il aurait pu se décider avant et qu’il aurait dû au moins avoir le courage de prévenir son entourage de sa décision. Mais Allan Karlsson n’avait jamais été du genre à réfléchir longtemps avant d’agir. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Fantasia chez les ploucs de Charles WILLIAMS

 

 

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, Jonas Jonasson, traduit du suédois par Caroline Berg, Presses de la cité, mars 2011, 454 p., 21 euros

 

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Publié dans Littérature Europe

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Point Challenge Rire et Humour-avril 2011

Publié le par Hélène

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Caroline (Delivres et d'eau fraiche) : Tokyo Sanpo de Florent CHAVOUET (BD) 

                                                                                                                      Les pieds dans l'eau de Benoît DUTEURTRE

  Sophie (Sophielit) :

 

Schlabaya (Scriptural)  :

 

Alex (Mots à mots) : L'oeil du singe de Hugo BUAN

                                                                Le voyage des pères : Simon de David RATTE

                                                               L'élégance du maigrichon - Pascal FIORETTO

 

Cathulu :  Journal d'un garçon de Colas GUTMAN                                                                                                                                                            

                                       Le koala tueur de Kenneth COOK


 

  Kathel (Lettres exprès) :  L'oiseau canadèche de Jim DODGE

                                                                                        Trois hommes deux chiens et une langouste de Iain LEVISON

                                                                                           L'atelier d'écriture de David LODGE 

 

Yves (Lyvres) :  Le pari des guetteurs de plumes africaines de Nicholas DRAYSON

                                         Le mécano du vendredi de FELLAG et Jacques FERRANDEZ  

                                                      Du pur amour et du saut à l'élastique de Frédéric PAGES

 

Mango (Liratouva) : L'oiseau canadèche de Jim DODGE  

 

  Eclat de rire :

 

 

Keisha : Double bonheur de Stéphane FIERE

                               L'autre fin du monde de Ibn Al Rabin

                      La rivière de sang de Jim TENUTO   (Policier)

                               Le aye aye et moi de Gérald DURRELL

                               Les nouveaux nouveaux mystères de Paris de Cécile VARGAFTIG



Mort de rire :

 

Hélène (Lecturissime) : Ma famille et autres animaux de Gérald DURRELL

                                            La vierge froide et autres racontars de Jorn RIEL

                                            La maison de mes pères de Jorn RIEL

                                                           Manabéshima de Florent CHAVOUET (BD)

                                                          Quai d’Orsay, chroniques diplomatiques, tome 1 de BLAIN et LANZAC (BD) 

                                                          Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de Jonas JONASSON

                                                          Le koala tueur de Kenneth COOK

 

Catherine (La culture se partage) : Allumer le chat de Barbara CONSTANTINE

                                                                                   Alerte sur Fangataufa de GELUCK et DEVIG  (BD)

                                                                                      J'aime les sushis de AYUMI KOMURA (BD)                                                                                                                                     La cote 400, de Sophie Divry (roman français)

                                                                                   Burquette (tome 2) de Francis Deharnais (BD québécoise)

                                                                                   Les tableaux de Marcel, d'Anthony Browne (album illustré)

                                                                                   Le fils d'Hitler, de Pieter de Poortere (BD belge)

                                                                                   Il était une fois... peut-être pas, d'Akli Tadjer (roman français)

 

 
   

Quelques suggestions :  

 

  Un tout petit monde de David LODGE  

Thérapie  de David LODGE  

Nouvelles de Roald DAHL dont "L'inspecteur se met à table"

 

 L'oiseau canadèche de Jim DODGE

 

Gagner la guerre de Jean-Philippe JAWORSKI

 

Le faiseur d'histoire de Stephen FRY

 

La forêt ivre de Gérald DURRELL

 

Parti tôt pris mon chien de Kate ATKINSON

 

 

De belles découvertes grâce aux participants

que je remercie vivement.


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Prodigieuses créatures de Tracy CHEVALIER

Publié le par Hélène

Prodigieuses 

 

 

♥ ♥  

 

Un roman divertissant qui constitue un bon moment de lecture.  Le domaine de la paléontologie abordé n'est qu'un prétexte pour peindre l'histoire d'une belle amité entre deux femmes de milieux différents.

 

 

 

L'auteur :

 

Tracy CHEVALIER est une écrivaine américaine domiciliée en Angleterre.  Elle écrit des romans qui ont toujours un arrière-fond historique. Elle connaît le succés en 1999 grâce à La jeune fille à la perle, roman centré sur le tableau éponyme du peintre VERMEER.

 

L’histoire :

 

Nous sommes en 1810 sur la côte du Dorset au Sud de l’Angleterre. Mary Anning, jeune fille d’origine modeste arpente les plages à la recherche de ces « prodigieuses créatures » que sont les fossiles afin de les revendre. Elizabeth Philpot, célibataire cultivée, va hanter les mêmes plages, fascinée par ces « curios » qu’elle collectionne. Les deux femmes ne pourront donc que se rencontrer et s’allier pour découvrir ces créatures hors du commun.

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          Intérêt historique : Comme dans beaucoup de ses romans, Tracy Chevalier se base sur des données historiques véritables. Ainsi elle romance ici la vie de Mary Anning (1799-1847), devenue une célèbre paléontologiste.

-          Volet théologique : la découverte de ces « curios », animaux étranges aux formes inconnues remet en cause la théorie créationniste de la Bible : comment Dieu aurait-il pu créer des animaux qu’il aurait ensuite fait disparaître ? Néanmoins si la question est posée dans le roman, elle reste peu approfondie.

-          Attrait sociologique : Tracy Chevalier nous donne à voir une société aux codes et aux convenances très marqués. Les femmes n’ont résolument pas les mêmes droits que les hommes, ne pouvant se promener seules, et leurs découvertes même sont « récupérées » par les scientifiques de sexe masculin.

Les différences de condition sont également évoquées au travers de la question du mariage.

-          Sentimental : les fossiles et leur découverte ne sont qu’un prétexte, qu’un contexte pour écrire l’histoire de l’amitié entre ces deux femmes, amitié que quelques hommes viendront perturber…

-          Les changements de point de vue (un chapitre Mary, le suivant Elizabeth) vivifient la narration.

-          L’ensemble est bien rythmé, les évènements se succédant intelligemment de façon  à garder l’attention du lecteur intacte.

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          La psychologie des personnages reste relativement sommaire, et surtout celles des hommes.

 

 « C’était le genre d’hommes à prendre des décisions et à ne pas aimer attendre qu’elles soient suivies d’effet » (p. 111)

 

« Evidemment il adorait lui faire part de ce qu’il savait, les hommes sont comme ça. » (p. 202)

 

-          Les personnages secondaires sont trop rapidement délaissés, décrits de façon très rapide.

-          En résumé, je dirais donc que la comparaison avec Jane Austen apparaissant en quatrième de couverture me semble exagérée.

 

Premières phrases :

 

« La foudre m’a frappée toute ma vie. Mais une seule fois pour de vrai. Je devrais pas m’en souvenir, parce que j’étais à peine plus qu’un bébé. »

 

Vous aimerez aussi :

 

La belle chocolatière de PECASSOU CAMEBRAC

 

 

Prodigieuses créatures, Tracy CHEVALIER, Editions de la Table Ronde, Quai Voltaire, mai 2010, 377 pages, 23 euros 

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Ceci n’est pas l’Afrique, récit d’une française au Gabon de Anne-Cécile MAKOSSO-AKENDENGUE

Publié le par Hélène

                                          ceci-n-est-pas-l-afrique.jpg

 L’auteure :

 

Anne-Cécile Makosso-Akendengué, née Frébeau, après une vingtaine d'années passées au Gabon, vit actuellement à Angers. Elle y est disquaire. Elle a déjà publié en 2007 un roman, Mathilde et son pianiste, aux éditions les 2 encres.

 

L’histoire :

 

 L'auteur nous parle ici de ses vingt ans passés au Gabon. Sans nostalgie et parfois avec humour, elle s'exprime sur ce qui l'entoure, s'attardant sur des vues du pays, des situations souvent surprenantes, la vie de tous les jours, loin de certains clichés habituels. (Source éditeur)

 

Mon avis :

 

 Ce qui m’a profondément choqué dans ce témoignage d’une femme qui a  passé vingt ans en Afrique est qu’elle ne parle pas du tout des africains. Ils sont scandaleusement absents de ces pages, comme si Madame Makosso avait vécu là-bas dans une bulle à part, sans s’intégrer, sans se mélanger, à observer seulement de loin ce pays dont elle prétend ensuite donner une image plus juste que les médias français. Il faut le savoir : nous avons ici un récit écrit par une blanche, le point de vue d’une blanche qui se complaît à écouter de la musique classique dans sa voiture.

Finalement les moments où elle semble le plus  en harmonie avec le pays est quand elle s’évade loin de Libreville au cap Estérias, comme pour fuir cette ville qu’elle rêve de nettoyer de fond en comble de ses détritus. Ses propos sur la ville sont inintéressants : ils concernent les taxis, les grands hôtels, une excursion à Lambaréné

, Mbolo, le nom des quartiers de Libreville, les atangas… Autant de futilités qui ne donnent qu’une image superficielle de ce pays, de cette ville foisnnante et de ses habitants…

« Comment s’habiller ce matin ? Pleuvra-t-il encore ? Le ciel, surchargé, le laisse soupçonner. Dand le doute, comme sous  toutes les latitudes, j’embarque mon parapluie dans la voiture. Et m’habille finalement comme tous les jours, légère et sobre à la fois. » (p. 113)

De plus le style frise le scolaire, les phrases restant très basiques. Clou du récit, un chapitre entier « J’aime j’aime pas » digne des meilleures rédactions de collégiennes… En voici un florilège : « Je n’aime pas le dimanche soir, à cause du lundi matin. » « Je n’aime pas les mondanités. » « Je n’aime pas la banane verte, je l’aime mûre, tendre et sucrée. » « Je n’aime pas l’heure fatale où le moustique débarque, fatalement repoussant, jamais inoffensif. » « J’aime dire que j’ai vécu au Gabon. »

J’aurais envie de dire à cette charmante dame « Ceci non plus n’est pas l’Afrique. » Ce n'est qu'une vision fade et égocentrique de son séjour...

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Premières phrases :

 « Nous venions de faire connaissance. J’allais chez L. à la Cité Universitaire. Chez lui, c’est beaucoup dire : petite chambre impersonnelle dans laquelle il ne ferait que passer, entre son arrivée à Toulouse et son installation, avec moi, dans mon studio. »

 

Vous aimerez aussi :

Sur le Gabon : La bouche qui mange ne parle pas de Janis OTSIEMI  

 

D'autres avis :

http://lucmelmont.canalblog.com/archives/2010/05/01/17753856.html

http://lucmelmont.canalblog.com/archives/2012/05/06/24195266.html

http://lucmelmont.canalblog.com/archives/2010/11/03/19510378.html

 

Ceci n’est pas l’Afrique,  Récit d’une française au Gabon, Anne-Cécile Makosso-Akendengue, l’Harmattan, 2010, 137 p., 13.50 euros

Publié dans Récits de voyage

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Eaux lentes sur Venise de Françoise CRUZ

Publié le par Hélène

♥ ♥

"Tant de choses importantes ne se disent qu'au moyen du silence."

Ce que j'ai aimé :

Leona Dal Contralto et Clemenzia Dal Violino sont deux orphelines recueillies par La Piéta, institution religieuse vénitienne au XVIIIème siècle Les deux jeunes femmes reçoivent les cours de musique de Vivaldi et deviennent deux musiciennes au talent exceptionnel. Mais quand l'une se perd dans les nuits vénitiennes, l'autre veille, sentinelle droite et intègre. L'alternance des points de vue, nous offrant les deux journaux intimes des jeunes femmes permettent de découvrir deux univers, l'un passionné, l'autre bien plus modéré. 

La Venise du XVIIIème siècle resplendit portée par une écriture poétique qui l'embellit : 

"Venise nous offre invariablement les plus beaux, les plus époustouflants spectacles : lumières d'or se déversant sur les toits, incendiant toutes les façades, les faisant glisser de l'oranger au pourpre, lumières blanches, mystérieuses, si complices de l'obscurité qu'elle nous enferme dans son énigme... Mais Venise, grisée de fêtes et de débauches, tire sur ses vêtements brodés d'or afin de cacher les guenilles qui la recouvrent. Ma Cité est envahie de vagabonds, garçons brutaux et sales, rôdant pieds nus, furetant et prêts à un mauvais coup en échange de vin aigre."

Leona se perd dans ses nuits d'or, dans ses orgies inoubliables et licencieuses. Carnaval de désirs et de plaisirs, ce sont aussi des nuits desquelles on se réveille désenchantée quand les masques tombent.

"A Venise on meurt tous les jours dans une immense fièvre de plaisir;"

La musique tient les jeunes femmes debout et leur offre un exutoire dans un monde tourmenté :

"La musique est un parfum tenace. Acre, suave, fort comme un alcool, long comme l'enfance. Un parfum qui s'insinue inexorablement par chacun des pores de notre peau. Avant que l'on ait pu dire un mot, le parfum de la musique nous a déjà submergés, épousés comme une seconde peau. Comme une marée, il nous étourdit et nous étreint avec ses effluves de sous-bois humides, de rivières transparentes, avec ses brassées printanières, ses souvenirs de la mer, ses chuchotemetns verts provenant des canaux. La musique est volutes, désirs. "

Un court roman qui nous plonge dans une Venise du XVIIIème morale et licencieuse à la fois...

Ce que j'ai moins aimé :

J'ai regretté le manque de consistance dans l'intrigue.

Premières phrases :

"Comment fait-on pour commencer à vivre ? Un cri, à ce que l'on nous dit, douleur, plaisir, nosu baptise, des ténèbres aux lumières.

La lagune m'a déposée au bord du monde."

Infos sur le livre :

Chez l'éditeur

Vous aimerez aussi :

 

 

Eaux lentes sur Venise, Françoise Cruz, Naïve, 2011, 250 p., 

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Déception et abandon du mois de juin

Publié le par Hélène

Le goût de la vie commune de Claude HABIB

Présentation :

« Je suis spontanément conjugaliste. J'apprécie que les amours durent, que les malentendus se dissipent et que les écarts se pardonnent. J'aime que les dépits se dépassent, que les séparés se retrouvent et que personne ne meure à la fin. Donc je suis souvent déçue. Les gens n'arrêtent pas de mourir ; cela ne les retient pas une seconde de se fâcher à mort auparavant.» Ce précis de l'attachement qui évoque la vie à deux se place à contre-courant de ce que la société moderne professe : Claude Habib défend avec humour et conviction les qualités de l'ennui et le principe de durée qui lui seul permet une familiarité et une intimité réelles dans une vie partagée avec quelqu'un.

Mon avis :

Claude Habib chante un culte de la vie à deux, en opposition avec le modèle de la femme ou de l'homme libre de toutes contraintes, qui peut être tentant pour certains. Malheureusement, la réflexion de l'auteur n'avance pas : on pourrait résumer en disant que la vie à deux c'est bien, la vie en solitaire, c'est triste ! Que de poncifs et de superficialités ! Comme l'auteur est lettrée, elle tient à le montrer en convoyant des auteurs divers et variés, mais les citations sont insérées de façon arificielle. Le sujet est survolé, le point de vue adopté est souvent uniquement celui de la femme et l'ensemble manque de profondeur. Un essai qui n'apporte rien ! 

"Ce que le couple rend possible, c'est l'expérience courante du souci d'autrui, la pratique habituelle de la gentillesse. Ce que le couple permet, dans le meilleur des cas, ce n'est pas la fierté d'être agréable à autrui, que la séduction peut fournir. Ce n'est pas la certitude d'être utile, que l'insertion professionnelle peut donner. C'est le sentiment d'être bon, même à petite échelle." 

                     

Bison de Patrick GRAINVILLE

Présentation : 

Philadelphie, 1828. Promis à une belle carrière d'avocat et de peintre mondain, George Catlin voit une délégation d'Indiens se rendre à Washington pour négocier des traités. Il est ébloui par la superbe des cavaliers. Bientôt, le peintre renonce à ses portraits de citadins huppés, il quitte sa femme, sa ville, son confort, enfourche son cheval pour galoper le long du Missouri et du Mississippi à la rencontre de dizaines de tribus. La grande prairie est vierge. Nuls colons, nuls cow-boys. Des millions de bisons. Catlin est le premier à saisir sur le vif, armé de sa palette et de son pinceau, l'épopée des Indiens. Il réalise d'inoubliables portraits, recueille une incroyable moisson d'objets, son fameux « musée indien » qui fascinera quelques années plus tard George Sand et Baudelaire.

Bison raconte le séjour de Catlin chez les Sioux, les aventures d'un village et de ses héros singuliers. L'imagination vient volontiers à la rescousse du document pour recréer, incarner le grand rêve de cet Américain sans préjugés, de ce fou d'Indiens, luttant pour sauvegarder leurs visages magnifiques et condamnés.

 

Mon avis :

J'aime l'auteur, je me souviens avec plaisir l'avoir découvert avec l'excellent roman Le lien, puis l'avoir invité quand j'étais responsable de bibliothèques dans le cadre d'un jury littéraire. Il avait accepté avec gentillesse et j'avais rencontré un homme ouvert et passionnant.

J'aime le sujet des Indiens d'Amérique, j'aime le peintre Catlin. 

Ce roman avait donc toutes les vertus pour me plaire.

Et pourtant, je me suis ennuyée face à un récit trop linéaire, très descriptif. Je n'ai pas réussi à m'intéresser aux destins des personnages et j'ai fini par abandonner ma lecture.

Pour la peine je vais relire Le lien cet été...

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