Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

424 résultats pour “ile du point némo

Enterrez vos morts de Louise PENNY

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

L’inspecteur-chef Armand Gamache et ses collègues tentent de surpasser le traumatisme lié à une opération policière longue et éprouvante, à l'issue fatale. Armand séjourne chez Emile, à Vieux-Québec et il aime se réfugier dans la bibliothèque de la Literary and Historical Society, loin de la violence du monde. Mais dans ce lieu mythique qui abrite les archives historiques de la ville, on retrouve le corps sans vie d'un archéologue passionné par Samuel de Champlain, un des fondateurs du Québec. Etait-il sur la piste de la sépulture de cet homme célèbre, restée secrète jusqu'à aujourd'hui, près de 400 ans après ? Qui aurait eu intérêt à éliminer cet homme devenu ridicule à force de creuser les sols à la recherche du tombeau de Champlain ?

Parallèlement, Gamache, torturé par l'erreur, se demande s'il n'a pas condamné trop vite celui qu'il a mis en prison pour le meurtre de l'ermite à Three Pines (cf Révélation brutale). Il envoie donc son fidèle Langlois dans le petit village, par acquis de conscience, pour enquêter discrètement.

A l'image de la bibliothèque dont Gamache arpente les allées, ce roman est d'une richesse infinie. Si le meurtre initial porte vers l'histoire de la ville, avec cette vieille querelle entre anglais et français, il s'oriente rapidement sur la mémoire et les traces qu'elle laisse profondément en nous.

"La ville avait peut-être été construite grâce à la foi et aux fourrures, par des êtres en chair et en os, mais c'étaient les symboles qui lui servaient de carburant. Et la mémoire."

Mémoire de notre histoire commune, mémoire de nos parents, mémoire du passé proche, aliénant, handicapant quelqurfois. En avançant, Gamache apprend peu à peu à faire siennes les quatre phrases qui mènent à la sagesse :  "Je m'excuse. Je me suis trompé. J'ai besoin d'aide. Je ne sais pas.". Il comprend que la sécurité n'est que factice et que la vie est un risque à prendre, même si cela peut être douloureux.

""Se sentir en sécurité", pensa Gamache. C'était un besoin primordial, vital. Que feraient les gens pour préserver un havre sûr ? Ils feraient ce qu'ils avaient fait depuis des siècles. ce que les français avaient fait pour sauver le Québec, ce que les Anglais avaient fait pour le conquérir. Ce que faisaient les pays pour protéger leurs frontières, et les individus pour protéger leur maison.

C'est à dire tuer. Pour se sentir en sécurité. mais ça ne fonctionnait à peu près jamais." p. 245

Pour Gamache, la sécurité sera davantage à trouver dans l'amour de ses proches, sa femme la première qui retient de cette aventure traumatisante un point essentiel, qu'elle répète comme un mantra "Il est vivant". Car finalement, "Enterrez vos morts" n'est pas un livre sur la mort, mais sur la vie. Et sur la nécessité à la fois de respecter le passé et de s'en détacher." (Postface de l'auteure)

Mon préféré de la série jusqu'ici !

 

Présentation de l'éditeur : Actes Sud

D'autres avis : Aifelle ; Enna ; Karine

Sur le blog :  Nature morte ♥ ♥ ♥  ; Le mois le plus cruel ♥ ♥   ; Défense de tuer ♥ ♥ ♥ ♥ , Révélation brutale ♥ ♥ ♥ 

La série dans l'ordre :

  1. Nature morte
  2. Sous la glace
  3. Le Mois le plus cruel
  4. Défense de tuer
  5. Révélation brutale
  6. Enterrez vos morts
  7. Illusion de lumière
  8. Le Beau Mystère
  9. La Faille en toute chose
  10. Un long retour
  11. La Nature de la bête
  12. Un outrage mortel
  13. Maisons de verre

 

Partager cet article
Repost0

Une vie de Guy de MAUPASSANT

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

"La vie, voyez-vous, ça n'est jamais si bon ni si mauvais qu'on croit."

Jeanne, fille unique du baron et de la baronne Le Perthuis des Vauds, rejoint la demeure familiale après avoir passé plusieurs années au couvent. A l'orée de cette nouvelle vie, la jeune fille est impatiente, tout l'enthousiaste, même la pluie normande ne semble pas être un obstacle à son bonheur. Installée aux Peuples, elle n'est que ravissement, et sa rencontre avec Julien de Lamare sera l'apogée de cette période heureuse de sa vie. Rapidement, elle se marie avec le jeune homme, persuadée d'avoir trouvé l'amour dont elle rêvait au couvent. Malheureusement, Julien ne sera pas le mari aimant et bienveillant qu'elle espérait.

"Elle en voulait en son cœur à Julien de ne pas comprendre cela, de n'avoir point ces fines pudeurs, ces délicatesses d'instinct ; et elle sentait entre elle et lui comme un voile, un obstacle, s'apercevant pour la première fois que deux personnes ne se pénètrent jamais jusqu'à l'âme, jusqu'au fond des pensées, qu'elles marchent côte à côte, enlacées parfois, mais non mêlées, et que l'être moral de chacun de nous reste éternellement seul par la vie." p. 123

La jeune Jeanne ira alors de désillusions en désillusions, s'installant dans un ennui latent, un mal de vivre prégnant que rien ne vient combler.

"Mais voilà que la douce réalité des premiers jours allait devenir la réalité quotidienne qui fermait la porte aux espoirs indéfinis, aux charmantes inquiétudes de l'inconnu. Oui, c'était fini d'attendre.

Alors plus rien à faire, aujourd'hui, ni demain ni jamais. elle sentait tout cela vaguement à une certaine désillusion, à un affaissement de ses rêves." p. 136

Ce premier roman de Maupassant est une peinture remarquable des mœurs provinciales de la Normandie du XIXème siècle. Maupassant dénonce les lois sociales et les contraintes hypocrites qu'elles imposent aux femmes mais aussi les contraintes liées à la nature, pesant sur tout être humain. Si le roman est résolument pessimiste, il est porté par une écriture tellement belle qu'on en oublie la noirceur pour n'en retenir que la quintessence, la pureté.

De ce magnifique roman, Léon Tosltoï lui-même dira :

Une vie est un roman de premier ordre ; non seulement c’est la meilleure oeuvre de Maupassant, mais peut-être même le meilleur roman français depuis les Misérables, de Victor Hugo (…). Cette fois la vie n’est plus, pour l’auteur, une suite d’aventures de débauchés; ici, le fond du roman, comme le titre l’indique, est la description d’une vie détruite, de la vie d’une femme innocente et charmante, prête à tout ce qui est noble, et détruite précisément par cette sensualité des plus grossières et des plus bestiales qui apparaissait à l’auteur, dans ses récits antérieurs, comme le phénomène le plus essentiel de la vie. Cette fois la sympathie de l’auteur se porte vers le bien”. Léon Tolstoï, Guy de Maupassant, Éditions de l’Anabase, 1995

 

Présentation de l'éditeur : Le livre de Poche

Du même auteur :  Une partie de campagne ♥ ♥ Bel-Ami ♥ ♥ ♥ ; Pierre et Jean ♥ ♥ 

Partager cet article
Repost0

Là où les chiens aboient par la queue de Estelle-Sarah BULLE

Publié le par Hélène

♥ ♥

"Dés le départ, toute notre histoire prend racine dans la terre à chimères."

Dans la famille Ezechiel, la jeune nièce guadeloupéenne vivant en métropole s'interroge sur ses origines. Elle décide alors de se tourner vers sa tante Antoine, la plus indomptable de la fratrie, pour qu'elle lui livre son histoire antillaise. L'histoire familiale revit alors sous les mots d'Antoine, mais aussi sous ceux de Lucinde et Petit-frère, la soeur et le frère d'Antoine. A travers leurs récits, la narratrice découvre ce bourg particulier de Morne-galant, surnommé "Là où les chiens aboient par la queue" d'où vient sa famille.  

Ce premier roman chatoyant évoque la Guadeloupe dans les années 40, au travers de l'enfance dans la campagne de cette Antoine fascinante, puis la découverte de Pointe-à-Pitre, le commerce dans les mers des Caraïbes, pour finalement choisir l'exil à Paris au pied du Sacré-Coeur.

"Je suis restée plantée au milieu de la rue. En continuant d'approcher, il m'a lancé : " T'es Noire ou t'es Blanche , toi ? "
Je n'ai pas tout de suite compris ce qu'il voulait. "Qu'est-ce que tu veux que je te réponde ?" Il a répété sa question en tendant vers moi un doigt menaçant. Ma vie dépendait peut-être de ce que j'allais dire. Toutes ces histoires de négritude qu'on entendait , que Césaire et Senghor poétisaient admirablement et qui fascinaient les jeunes, ça m'avait toujours laissée indifférente.
Je me considérais comme une femme, ça oui, et comme une guadeloupéenne, c'est-à-dire une sang-mélangé, comme eux tous, debout sur un confetti où tout le monde venait d'ailleurs et n'avait gardé qu'un peu de sang des Caraïbes, les tout premiers habitants. Ça m'éloignait définitivement de toute idée de grandeur et de pureté. Ma fierté, c'était le chemin que je menais dans la vie et que je ne devais qu'à moi-même. (p. 234)

En France, Antoine découvre aussi le racisme : " Je dirais qu’en métropole, nous sommes devenus noirs vers 1980, à partir du moment où avoir du boulot n’est plus allé de soi. Avant ça, le plein-emploi et la jeunesse soudaient les gens, ceux qui n’avaient pas grand chose, dans une même vigueur et des rêves communs. Bien sûr que le racisme existait, mais pas suffisamment pour gâcher la fête."

Les autres voix qui se font entendre contre-balancent les avis quelquefois tranchés de cette tante au caractère bien trempé, offrant ainsi le destin de toute une génération d’Antillais pris entre deux mondes qui scintille sous les mots limpides de l'auteur.

 

Présentation de l'éditeur : Liana Levi

D'autres avis : Télérama ; L'or des Livres ;

 

Là où les chiens aboient par la queue, Estelle-Sarah BULLE, Liana Levi, 288 p., 19 euros

Publié dans Littérature Antilles

Partager cet article
Repost0

Fahrenheit 451 de Ray BRADBURY

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

« Les livres sont faits pour nous rappeler quels ânes, quels imbéciles nous sommes. Ils sont comme la garde prétorienne de César murmurant dans le vacarme des défilés triomphants : “Souviens-toi, César, que tu es mortel.” »

Dans cette société future, la lecture est considérée comme un acte antisocial, et tout individu possédant un livre est condamné. Montag est un pompier chargé de brûler tout livre, toute maison abritant un livre. Et pourtant, lui-même doute du bien-fondé de sa mission, lui qui garde, bien cachés, quelques livres chez lui. Il se prend à rêver d'un monde différent, dans lequel l'imagination, le questionnement, et finalement le bonheur aurait peut-être sa place. Sa révolte gronde...

« C'est ce que l'homme a de merveilleux il ne se laisse jamais gagner par le découragement ou le dégoût au point de renoncer à se remettre au travail, car il sait très bien que c'est important et que ça en vaut vraiment la peine »

Dans cette dystopie, Ray Bradbury peint un monde apocalyptique, nivelé vers le bas par une culture de masse chargée d'abrutir la population. « Le cinéma et la radio, les magazines, les livres sont nivelés par le bas en une vaste soupe ». Les gens se sont détournés de la culture au profit du sport ou de la télévision. Faber, intellectuel, a tenté de lutter : « J’ai vu où on allait, il y a longtemps de ça. Je n’ai rien dit. Je suis un de ces innocents qui auraient pu élever la voix quand personne ne voulait écouter les « coupables ». » Montag apprend peu à peu à vivre autrement, à transmettre, à se souvenir :

"Chacun doit laisser quelque chose derrière soi à sa mort, disait mon grand-père. Un enfant, un livre, un tableau, une maison, un mur que l’on a construit ou une paire de chaussures que l’on s’est fabriquée. Ou un jardin que l’on a aménagé. Quelque chose que la main a touché d’une façon ou d’une autre pour que l’âme ait un endroit où aller après la mort ; comme ça, quand les gens regardent l’arbre ou la fleur que vous avez plantés, vous êtes là. Peu importe ce que tu fais, disait-il, tant que tu changes une chose en une autre, différente de ce qu’elle était avant que tu la touches, une chose qui te ressemble une fois que tu en as fini avec elle. La différence entre l’homme qui ne fait que tondre le gazon et un vrai jardinier réside dans le toucher, disait-il. L’homme qui tond pourrait tout aussi bien n’avoir jamais existé ; le jardinier, lui, existera toute sa vie dans son œuvre."

Il faut se détacher des normes néfastes émises par le société de consommation et revenir vers la terre : « Vis comme si tu devais mourir dans dix secondes. Regarde le monde. Il est mille fois plus extraordinaire que tous les rêves qu'on peut fabriquer en série dans les usines. »
Si le roman pourrait être une condamnation du maccarthysme qui sévissait en 1952 aux Etats-Unis, son rayonnement est bien plus vaste : il nous enjoint à nous interroger sur nos sociétés et sur nos propres définitions du bonheur.

 

Présentation de l'éditeur : Folio

Retrouvez ce roman dans votre librairie la plus proche

Publié dans Roman Science Fiction

Partager cet article
Repost0

L'appel de la forêt de Jack LONDON

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

"Tuer ou être tué, manger ou être mangé, telle était la loi: et à ce commandement, venu du fond des Temps, il obéissait. "

Alors que Buck vit paisiblement en Californie, il se trouve enlevé à cet univers confortable pour être vendu comme chien de traineau dans le Grand Nord. La ruée vers l’or de  1897 et la découverte du gisement du Klondike attire dans le nord glacé des hommes venus du monde entier.

Buck rejoint un groupe de chiens menés par Perrault chargé de convoyer le courrier. Il découvre peu à peu que les lois qui régissent ce monde bien plus sauvage que ce qu'il a connu : la loi du plus fort règne et il devra apprendre à se faire entendre pour trouver sa place dans l'attelage.

Ce beau roman d'apprentissage nous plonge au cœur de la lutte entre l'homme civilisé et l'homme sauvage. Les passages lyriques de l'appel de la forêt résonnent dans nos âmes avides d'évasion :

"Chaque nuit, à neuf heures, à minuit, à trois heures du matin, ils faisaient entendre un chant nocturne, étrange et fantastique, auquel Buck était heureux de se joindre. Quand l'aurore boréale brillait froide et calme au firmament, que les étoiles scintillaient avec la gelée, et que la terre demeurait engourdie et glacée sous son linceul de neige, ce chant morne, lugubre et modulé sur le ton mineur, avait quelque chose de puissamment suggestif, évocateur d'images et de rumeurs antiques. Cétait la plainte immémoriale de la vie même, avec ses terreurs et ses mystères, son éternel labeur d'enfantement et sa perpétuelle angoisse de mort ; lamentation vieille comme le monde, gémissement de la terre à son berceau ; et Buck, en s'associant à cette plainte, en mêlant fraternellement sa vois aux sanglots de ces demi-fauves, Buck franchissait d'un bond le gouffre des siècles, revenait à ses aïeux, touchait à l'origine même des choses. "

"Il y a une extase qui nous porte au point le plus haut de la vie, au-delà duquel la vie ne peut s'élever. Le paradoxe est qu'elle se produit alors qu'on est - sans s'en rendre compte - pleinement vivant. Cette extase, cette inconscience d'exister appartiennent à l'artiste, saisi et projeté hors de lui-même dans une nappe de feu ; au soldat, pris de folie guerrière sur le champ de bataille, qui refuse de faire quartier. Elle appartenait aussi à Buck, en tête de la meute, poussant le cri du loup, tendu vers la proie vivante qui fuyait à toute allure devant lui au clair de lune."

"Il était sous l'emprise du pur déferlement de la vie, du raz-de-marée de l'existence, de la joie parfaite de chaque muscle, de chaque articulation, de chaque tendon particuliers - dans la mesure où c'était tout le contraire de la mort, toute l'ardeur et l'exubérance qui s'exprimaient dans le mouvement et volaient avec exultation entre les étoiles au-dessus de lui et la surface de matière inerte sous ses pas."

Pour ceux qui seraient moins sensibles à "l'appel de la forêt", les aventures de Buck s'enchainent à un rythme trépidant, plaçant sur sa route des personnages hauts en couleur, bienveillants ou malveillants. Le lecteur ne peut qu'être emporté à bord du traineau qui file dans le blizzard vers une fortune aléatoire.

Un grand roman d'aventures !

 

Du même auteur : Smoke bellew ♥ ♥ ♥ ♥ ; Martin Eden ♥ ♥ ♥ ; La piste des soleils ♥ ♥  (nouvelle)

Adaptation cinématographique :

J'ai été déçue par cette adaptation : trop américain à mon goût, les aspects intéressants du roman ont été gommés, lissés, pour ne pas dépasser et plaire au public le plus large possible. Des acteurs grand public (Omar Sy, Harrison Ford), pas de violence, quelques femmes en plus pour toucher tous les spectateurs, une histoire d'amour qui était absente de la version de Jack London.... Et c'est là où le bât blesse le plus à mes yeux, car cette histoire d'amour donne l'impression que Buck part non par pour répondre à l'appel sauvage de la forêt, mais pour répondre à l'appel humain de l'amour.

Je nuance mon avis car je sais qu'il plaît aux plus jeunes, ce qui reste tout de même une façon pertinente de les intéresser aux grands classiques.

Que voulez vous, les rouages américains restent malgré tout efficaces et savent toucher leur cible !

Partager cet article
Repost0

Le règne du vivant de Alice FERNEY

Publié le par Hélène

                           

♥ ♥

"La Terre appartient aussi à nos successeurs, ce que nous leur laisserons doit nous préoccuper, disait-il."

"L'avenir, si on le met au présent, s'appelle la préservation." (p. 27) 

Ce que j'ai aimé :

Fasciné par la personnalité hors norme de Magnus Wallace, militant activiste qui lutte contre la pêche illégale en zone protégée,  le narrateur, Gérald Asmussen, décide de s'embarquer comme cameraman à ses côtés. Sous l'égide de ce maître prêt à tout pour protéger le règne du vivant, il prend rapidement conscience des enjeux liés à la planète.

"La Terre appartient aussi à nos successeurs, ce que nous leur laisserons doit nous préoccuper, disait-il." "L'avenir, si on le met au présent, s'appelle la préservation." (p. 27)

Mille baleines sont massacrées chaque année dans le sanctuaire austral, et Magnus Wallace s'évertue à poursuivre ceux qui commettent ces crimes en haute mer, car les eaux internationales demeurent un espace hors la loi, qui ne sont pas dotées de suffisamment de surveillance, un espace gangrené par la corruption et le mensonge. 

En rassemblant des hommes et des femmes animés de la même volonté de faire régner ordre et respect de la nature dans sa globalité, Magnus Wallace lutte avec ses moyens, pas toujours orthodoxes. "Je crois dans la force de quelques individus inspirés qui résistent au mouvement d'ensemble." (p.113)

Il est prêt à risquer sa vie pour ses idées, en pensant au monde qu'il souhaite laisser aux générations futures :

 

"Si nos enfants vivaient un jour dans un monde sans baleines, sans requins, cela voudrait dire que leurs pères les ont exterminés. Et cela voudrait dire que nous les avons laissés faire...Voulons-nous laisser enseigner le murtre par profit et le profit comme règle de survie ?" (p. 109)

"Nous vivions éloignés de cette nature, nous en oublions l'émotion, et c'était ainsi qu'elle pouvait être détruite sans que  s'élevât notre protestation. Il fallait restaurer l'alliance et crier au scandale." ( p. 139)

Dans ce récit poignant, Alice Ferney s'inspire du capitaine Paul Watson, activiste de Greenpeace :

"En juin 1975, Paul est le second du Capitaine John Cormack à bord du Greenpeace IV et participe à la confrontation entre Greenpeace et la flotte baleinière soviétique. Durant cette campagne, Robert Hunter et Paul sont les toutes premières personnes à mettre leur vie en danger pour sauver des baleines en plaçant leur semi-rigide entre un groupe de cachalots sans défense et un navire-harpon soviétique. Un cachalot blessé surgit alors dangereusement au-dessus de l'embarcation de Paul et ce dernier échange un regard avec l'animal mourrant. Ce qu'il voit dans cet œil va changer sa vie à tout jamais: le cachalot comprend ce que ces deux hommes essaient de faire. L'animal évite alors le petit bateau et meurt quelques secondes plus tard, une nouvelle fois harponné. Paul fait alors le vœu de défendre les créatures marines pendant le reste de sa vie." http://www.seashepherd.fr/who-we-are/captain-watsons-biography.html

Ce que j'ai moins aimé :

Il manque un souffle romanesque, une psychologie prononcée des personnages qui permettrait d'autant pus de s'intéresser à leur cause. Ces derniers ont l'air de portaits glacés d'activistes engagés.

Le ton dogmatique, les discours trop appuyés déservent le propos, certes convaincant, mais pas assez touchant pour remuer réellement les foules. C'est dommage car les romans sur l'écologie ne se bousculent pas en France. 

Premières phrases :

"Avant de m'asseoir pour consigner cette histoire, je l'ai vécue. J'ai vu se lever l'activiste et croître sa détermination. Que pourrais-je faire ? se demande un homme qui contemple un désastre, et c'est le commencement des miracles. J'ai suivi pareil homme, refoulé pareille colère, rêvé pareil renouveau : j'apercevais le même désastre."

Informations sur le livre :

Actes sud

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Grâce et dénuement

Autre : Requiem pour un thon de Romain Chabrol

D'autres avis : 

Babélio

Le point

Page 

 

Le règne du vivant, Alice Ferney, Actes sud, août 2014, 208 p.,19  euros

 

Partager cet article
Repost0

Grimoire de sorcières de Benjamin LACOMBE et Sébastien PEREZ

Publié le par Hélène

                         

♥ ♥ ♥ 

« Enfin, ne vous fiez jamais aux apparences, elles sont souvent trompeuses. Et rappelez-vous que l’histoire est sans fin tant que le don est transmis… »

Ce que j'ai aimé :

"Si ce livre est tombé par erreur entre vos mains, refermez-le immédiatement et fuyez. Si toutefois vous décidez de le lire, réfléchissez bien car ce grimoire est un livre maudit !"

C'est ainsi à vos risques et périls que vous allez ouvrir ce grimoire, survoler les époques et les pays pour découvrir ces treize portraits de sorcières : Lilith celle par qui tout commença, Isis celle qui était prête à tout pour sauver son époux, Méduse, celle qu'on ne pouvait plus regarder, Yama Uba celle qui avait une dent contre les hommes, Gretchen celle qui aimait trop les enfants, Jehanne celle qui sauva la France et qui fut trahie, Lisa celle qui devint le visage le plus célèbre du monde, Malvina celle qui voulait être la plus belle, Leonora celle qui avait trop d'esprit, Mary et Anny celles qui étaient inséparables, Mambo celle qui emmêlait les gens, Olga celle qui fit sombrer le Titanic, et enfin Lisbeth celle qui savait tout avant tout le monde.

Ainsi Benjamin Lacombe puise ses portraits dans la mythologie de l'Egypte antique (Isis), japonaise (Yama Uba), grecque (Méduse), vaudou (Mambo), dans les contes populaires comme Hansel et Gretel (Gretchen), ou Blanche Neige (Malvina). 

Mais il raconte également l'histoire de femmes qui ont réellement existé et qui ont été accusées de sorcellerie, au point pour certaines de mourir sur un bûcher. La plus célèbre est  bien sûr Jeanne D'Arc (Jehanne), mais il mentionne également Leonora Dori (ou Dosi) dite Galigaï, confidente de Marie de Médicis sur laquelle elle avait une forte influence, morte sur l'échafaud pour avoir été soupçonnée de l'avoir ensorcelée (Leonora). "Lorsque, sur son bûcher, ses juges lui demandèrent de confesser quel sort elle avait usé pour gouverner l'esprit de Marie, sa réponse fut : "Mon charme fut celui des âmes fortes sur les esprits faibles !""

Il se penche aussi sur des énigmes non résolues, dont celle de la très célèbre Joconde : était-elle Lisa Gherardini, épouse de Francesco del Giocondo, qui a commandé son portrait, combien de temps Leonard de Vinci y travailla-t-il, comment le conserva-t-il,  d'où vient cette perfection qui a fait son succés ? 

            

Paradoxalement, une infinie humanité se dégagent de l'histoire de ces femmes exceptionnelles, qu'elles aient utilisé leurs dons à bon ou mauvais escient. Loin des clichés véhiculés sur les sorcières, cet album permet d'amorcer une vraie réflexion sur l'altérité et l'étrange.

Servi par des illustrations magnifiques, finement travaillées, ce grimoire vous ensorcelera sans nul doute. Alors réfléchissez- bien avant de l'ouvrir ! 

  

Ce que j'ai moins aimé :

- Rien

Informations sur le livre :

sur le blog de Benjamin Lacombe

D'autres avis :

Liliba

 

Grimoire de sorcières, Benjamin Lacombe, seuil jeunesse, octobre 2009, 19.80 euros

 

Pioché à la médiathèque.

 

***

Ce que j'ai aimé :

Lilith celle par qui tout commença, isis celle qui était prête à tout pour sauver son époux, Méduse, celle qu'on ne pouvait plus regarder, yama Uba celle qui avait une dent contre les hommes, Gretchen, celle qui aimait trop les enfants, Jehanne, celle qui sauva la France et qui fut trahie, Lisa celle qui devint le visage le plus célèbre du monde, Malvina celle qui voulait être la plus belle, Leonora celle qui avait trop d'esprit, Mary et Anny, celles qui étaient inséparables, Mambo celle qui emmêlait les gens Olga celle qui fit sombrer le Titanic, Lisbeth, celle qui savait tout avant tout le monde

mythologie Egypte antique, japonaise (Yama Uba) grecque (Méduse)

contes populaires Hansel et Gretel, Blanche Neige (Malvina)

personnages réels :

Léonora Dori (ou Dosi1) dite Galigaïmaréchale d’Ancre, née vers 1571 à Florence (Italie), morte sur l'échafaud le 8 juillet 1617 à Paris, est la confidente2 de Marie de Médicis sur laquelle elle a une forte influence.

Jeanne d'arc

Lisa Gherardini, épouse de Francesco del Giocondo.

religion vaudou 'Mambo)

olga Lundin survivante du naufrage du titanic

Ce que j'ai moins aimé :

Informations sur le livre :

D'autres avis :

Grimoire de sorcières, 

 

Pioché à la médiathèque.

 

challenge je lis aussi des albums

Publié dans Jeunesse Album

Partager cet article
Repost0

L'arabe du futur de Riad SATTOUF

Publié le par Hélène

Mon avis :

Que de stéréotypes !

Riad Sattouf est né d'une mère bretonne et un père syrien. Ce premier tome consacré à son enfance raconte ses premières années de 1978 à 1984. Il grandit d'abord à Tripoli, en Libye, avant de regagner la Syrie. Professeur, son père travaille pendant que Riad et sa mère restent à la maison. Il nous livre son ressenti "d'enfant" face à la découverte de son univers. 

Et voilà où je ne peux pas cautionner cet album : les ressentis en question sont une suite sans fin de clichés révoltants qui vont crescendo. 

Les femmes : sa mère est une personne effacée qui passe quasi inaperçue dans ce tome. Elle reste au foyer avec son fils. En Libye, elle travaille brièvement à la radio, mais une crise de fou rire en direct oblige le père à demander la démission de sa femme en justifiant le fou rire par ces mots : "C'est une femme... Elle est un peu hystérique... Haha." La mère retourne donc à ses fourneaux, ne se révoltant jamais face au père qui balance entre deux cultures. Le jour où il lui assène "C'est moi qui commande", elle se contente d'avoir des sueurs froides. La grand-mère maternelle est tout aussi ridiculisée : quand elle voit Kadhafi pour la première fois, son propos respire l'intelligence : "Dis donc, il est grandement bel homme Kadhafi". De même toutes les femmes que rencontrent Riad font preuve d'une superficialité unanime : elles ne sont capables que de s'extasier devant ses boucles blondes. 

Les enfants : c'est simple, tous les enfants de ce tome sont des débiles ! Sauf Riad bien sûr qui conjugue toutes les qualités : doué en dessin, pacifiste, intelligent, presque "précoce". En Libye ses voisins sont Adnan, "yéménite à l'air endormi" et Abani "une indienne qui sentait une drôle d'odeur". Tous deux ont en commun -outre leur débilité-  "d'être totalement fascinés" par Riad. Les enfants français rencontrés en Bretagne sont tout aussi idiots "Je  n'arrivais pas à communiquer avec les enfants : beaucoup d'entre eux avait des comportements incohérents et frénétiques." Quant aux enfants syriens, en plus d'être fous -comme les autres enfants-, sont d'une violence inouïe, ses cousins étant des"brutes" à l'état pur. 

Les pays arabes sont des espèces de no man's land que ne mettent nullement en valeur les dessins de Riad Sattouf. Ce parti pris de choisir une couleur pour un pays crée une Libye jaunâtre peu accueillante, et une Syrie rosâtre tout aussi inhospitalière. Les bâtiments sont bien souvent fissurés, les chantiers abandonnés, les rues sales, domaine des rats, le fleuve pollué, etc... Les pays sont dirigés par des militaires lobotomisés. 

Les arabes eux-mêmes sentent la sueur ou l'urine, au choix... Ils passent leur temps à se battre et à s'insulter, et ce, depuis leur plus jeune âge. Ah et aussi, ils adorent les armes !

Antisémites dans l'âme, les enfants arabes pensent que Riad est juif à cause de ses cheveux blonds, et s'en prennent donc violemment à lui. Le père de Riad lui-même est contradictoire, pensant que l'homme arabe devait s'éduquer pour sortir de l'obscurantisme religieux mais qui n'hésite pas à comparer les noirs à des "gorilles". Professeur qui pourrait défendre des valeurs humaines, ses idéaux restent bassement matériels : il rêve de devenir multimilliardaire et de posséder une mercédès. 

A la fin du tome Riad a des sueurs froides à l'idée de retourner en Syrie, ce pays sanguinaire et inadapté. 

On le comprend tant toutes les personnes qu'il a pu croiser dans sa vie manque cruellement d'humanité ou de tendresse... De la bêtise, de la violence. Seulement ça. 

Qu'est ce qui justifie une accumulation de tels clichés dangereux ? La vision innocente du jeune Riad justifie-t-elle cette vision tellement stéréotypée ? Est-ce censé être drôle ? L'auteur a-t-il des comptes à régler avec son histoire et ses racines ? En souhaitant pointer le choc des cultures, Riad Sattouf finit par nous choquer par sa vision encourageant implicitement les arabophobes. 

Pourquoi un tel engouement pour cet album, la question mérite d'être posée : pouquoi un prix à Angoulême, des critiques élogieuses des médias, des lecteurs enthousiastes (cf babélio, avec une seule critique négative sur 61 critiques)

Je n'aurais qu'un seul mot : glaçant !

Présentation de l'éditeur :

Allary Editions

Vous aimerez aussi :

D'autres avis :

JérômeLaurieYaneck ; MiorPhilisine

Nouvel obsTélérama 

 

L'arabe du futur, Une jeunesse au Moyen Orient (1978-1984), Riad Sattouf, Allary Editions, mai 2014, 20.9 euros

 

Reçu dans le cadre de l'opération "la BD fait son festival" de Priceminister.   

 

Bd de la semaine, cette semaine chez Noukette 

Partager cet article
Repost0

Le monde jusqu'à hier - Ce que nous apprennent les sociétés traditionnelles de Jared DIAMOND

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

L’ouvrage se décompose en onze chapitres, eux-mêmes répartis en cinq parties, dans lesquelles Jared Diamond aborde successivement les thèmes de la délimitation de l'espace et les rapports avec les autres groupes, amis, ennemis et inconnus ; la résolution des conflits, tant au sein d’une société que dans ses relations avec les autres ; le traitement des enfants et des personnes âgées ; les manières de faire face aux dangers ; et enfin la religion, la diversité linguistique et la santé. L’auteur compare donc comment sont traitées ces thématiques par les sociétés modernes et les sociétés traditionnelles. Il ne prétend pas en mettre une en avant, il montre simplement ce que nos sociétés modernes pourraient tirer comme enseignement de l'observation du fonctionnement de ces sociétés traditionnelles. Il propose d'incorporer certaines pratiques qui ont fait leurs preuves depuis des millénaires. 

"Ce que nous apprend le monde d'hier, c'est, entre autres choses,d'être conscients de certains bienfaits de nos sociétés contemporaines, si dénigrées par ailleurs : les individus y sont débarassés de la guerre chronique, des infanticides et de l'abandon des personnes âgées. (...)"

Nous pourrions par exemple prendre exemple sur les sociétés traditionnelles concernant les liens sociaux établis, si loin de nos solitudes modernes, avoir un plus juste usage des personnes âgées et leur assurer des vies meilleures car "Concevoir d'autres conditions de vie appropriées au monde moderne en évolution pour nos anciens demeure un défi majeur pour notre société." p; 371, mettre en valeur les langues minoritaires... 

Certaines actions sont réalisables à notre échelle comme ne pas rajouter systématiquement du sel dans nos plats, mais d'autres demandent un changement profond de la société. 

Que pouvons nous faire à notre échelle ? Nous pouvons oeuvrer pour la santé : faire de l'exercice, manger lentement, bavarder avec des amis lors d'un repas, choisir des aliments sains. Nous pouvons également élever nos enfants en bilingues ou polyglottes car cette éducation bénéficie à leur réflexion et enrichit également leur existence. Dans le domaine de l'éducation des enfants, de nombreux points sont à retenir de l'obervation des sociétés traditionnelles comme : "l'allaitement à la demande, le sevrage tardif, le contact physique entre le bébé et un adulte, dormir ensemble, transporter le bébé verticalement et le regard tourné vers l'avant, accepter beaucoup l'alloparentage, réagir rapidement aux pleurs d'un enfant, éviter les châtiments corporels, laisser la liberté à votre enfant d'explorer, avoir des groupes de jeux d'âges différents, et aider vos enfants à se divertir par eux-mêmes plutôt que de les étouffer avec des "jeux éducatifs" tout fabriqués, des jeux vidéos et d'autres amusement préemballés." Ceci car "Autonomie, sécurité et maturité sociale des enfants dans les sociétés traditionnelles impressionnent tous les visiteurs qui ont eu l'occasion de les connaître."

Nous pouvons aussi adopter une paranoïa constructive : ne pas craindre les accidents d'avion, les terroristes, mais plutôt avoir peur des voitures, de l'alcool, des escabeaux et des douches glissantes... Nous devrions aussi être honnête sur ce que la religion signifie réellement pour nous. 

Au niveau gouvernemental il faudrait repenser le système des retraites et les règlements de litige par exemple.

En résumé, de nombreuses pistes de réflexion sont à tirer de ce monde jusqu'à hier...

 

Présentation de l'éditeurGallimardFolio 

Du même auteur : Effondrement, comment les sociétés décidement de leur disparition ou de leur survie 

 

Le monde jusqu'à hier, ce que nous apprennent les sociétés traditionnelles, traduit de l'anglais (EU) par Jean-François Sené, Folio essais, janvier 2015, 768 p., 10.40 euros

 

Partager cet article
Repost0

Remise du prix Psychologies du roman inspirant 2018

Publié le par Hélène

Mardi avaient lieu les délibérations et la remise du prix Psychologies du roman inspirant 2018

Un jury de choc :

Le jury était composé de :

Philippe Besson, notre président du jury qui a emporté le prix l'an dernier avec l'excellent Arrête avec tes mensonges

Mathilde Walton, chargée de programmation à la villa Gillet

Chloé et Michèle, lectrices du magazine

Ariane Bois, journaliste et romancière

Christine Sallès journaliste

Margaux Rambert journaliste

Christilla Pellé-Douël journaliste

Marie-Claire Pléros, libraire à L'arbre à lettres à Bastille,

Colette Kerber, libraire aux Cahiers de Colette

Matthieu Bossard libraire à Le passage à Lyon

Eva, blogueuse littéraire https://tuvastabimerlesyeux.fr/

et moi !

Une pré-sélection de qualité :

La pré-selection a été établie par Christine, Ariane et Christilla. Le fil conducteur du témoignage, de l'autofiction leur est apparu après leur sélection faite. Elles cherchaient des livres forts, inspirants et ont choisi :

Bakhita de Véronique Olmi chez Albin Michel

Neverland de Timothée de Fombelle aux éditions L’Iconoclaste

Mon père sur mes épaules de Metin Arditi chez Grasset

Mort d’un cheval dans les bras de sa mère de Jane Sautière chez Verticales

Une rencontre à Pekin et  Une autre Aurélia de Jean-François Billeter, chez Allia

Des délibérations passionnées :

Chacun a défendu son point de vue lors des délibérations, quelquefois ardemment pour privilégier tel ou tel titre. Si un premier tour a d'emblée éliminé deux titres, il s'agissait ensuite de convaincre les autres de garder notre préféré, en leur montrant peut-être des aspects qu'ils avaient pu occulter. J'ai personnellement défendu Bakhita et Neverland. La force de ce prix est que nous avons vraiment eu le temps et l'opportunité de nous exprimer, de partager nos avis, nos ressentis, nos coups de coeur, nos coups de gueule, dans le respect et la bonne humeur ! A noter que nous étions accueillis par Dalloyau pour le plus grand plaisir de nos papilles gustatives...

And the winner is ...

Jean-François Billeter pour Une rencontre à Pékin et Une autre Aurélia

Les passeurs de livres ...

Nous avons ensuite pu continuer à discuter tous ensemble autour de cette passion commune qui nous rassemblait. Je suis repartie avec une liste de livres à lire assez impressionnante :

- Un chagrin d'aimer de Geneviève Brisac

- My absolute darling de Gabriel Tallent

- La ville gagne toujours de Omar Robert Hamilton

- les romans de Wilfried N'Sondé

- L'appartement de André Markowicz

- La vie parfaite de Silvia Avallone

- Alfred Hayes Une jolie fille comme ça

- Max Winson de Jérémie Moreau (BD)

- Deux étrangers de Emilie Frèche

- Méto de Yves Grevet pour ma fille

- L'été où maman a eu les yeux verts de Tatiana TIBULEAC

- Force of nature de Jane Harper

- Les ombres de Montelupo de Valério Varesi

- La tristesse du samouraï de Victor Del Arbol

- Boccanera de Michèle Pedinielli

Ainsi que des maisons d'édition à visiter absolument :

Le bruit du temps

Agullo

et des spectacles à voir comme "Vous n'aurez pas ma haine"

Une soirée privilégiée :

Le musée du Luxembourg était ensuite privatisé pour la remise du prix et nous avons ainsi pu visiter la magnifique exposition sur le Tintoret dans des conditions idéales !

Sans oublier bien sûr les bulles ... Ce fut également l'occasion de croiser Nicolas Gaudemet, dont je vais lire prochainement le roman La fin des idoles, et Camille du blog Mémoire du vivant. 

Merci à Pauline pour son organisation, à Julie pour m'avoir permis d'être dans ce jury, à toute l'équipe de Psychologies pour leur accueil, à Sandra pour sa visite guidée de l'expo et pour m'avoir accompagnée, à Eva pour sa présence radieuse, à Marie-Claire pour son écoute et sa passion, à Christine pour son franc-parler et pour ses conseils éclairés, à Olivier et Martial, à ma mère, bon bref, je m'égare, c'était un chouette moment, et je le place parmi mes expériences de jurée préférées, aux côtés du jury du prix Orange du Livre.

 

Publié dans Prix littéraires

Partager cet article
Repost0

<< < 10 20 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 > >>