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Le fond du bocal de Nicolas POUPON

Publié le par Hélène

fond du bocal 

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♥ ♥  

 Dans l'enfer de Bocalcatraz...

 

  L’auteur :

 

Né en 1972 d'un père et d'une mère, Nicolas Poupon fête dès 1973 son premier anniversaire. Par la suite, il déçoit un peu et ne fait plus rien d'intéressant jusqu'à ses 19 ans. À cet âge, lui vient la grande pensée de sa vie : "Tant qu'à rien faire, autant faire quelque chose". Il choisit le dessin.

Très vite il rêve d'art, mais finit par échouer lamentablement dans le monde des petits éditeurs de Bande Dessinée. Cherchant à sortir de cette galère, le gaillard se met en 1997 à l'accordéon diatonique, où il se montre, il faut le reconnaître, particulièrement mauvais. Il décide donc de ramer encore un peu. En septembre 1999, il crache le feu pour la première fois et s'estime dès lors un homme accompli.

Soucieux de montrer à quel point la vie peut être riche, il étudie de très près les espèces aquatiques, plus particulièrement les poissons rouges, et décidant de faire profiter le monde de ses découvertes, il crée Le Fond du bocal.

Plus de 800 observations sont déjà consignées dans de nombreux carnets, contribuant ainsi à repousser les limites de l'univers connu.

L'encyclopédie du Bocal est désormais publiée sous la bannière politiquement incorrecte de DRUGSTORE, succédant aux courageuses éditions Le Cycliste, qui avaient su, en leur temps, braver les foudres de scientifiques rétrogrades pour soutenir les pertinentes observations de Nicolas Poupon.

Quel dommage que le commandant Cousteau n'ait jamais eu connaissance de cette bible aquatique de proximité, cela lui aurait évité bien des soucis, et des heures de travail inutiles. Malheureusement, la vie n'est pas toujours bien faite, les poissons rouges en savent quelque chose.
Certains en riront. Tant mieux pour eux. (Présentation de l’éditeur)

 

L’histoire :

Passer sa vie dans un bocal, y’a vraiment de quoi devenir fou…

 Certains n’ont qu’une issue : s’évader. Oui mais pour aller où ? D’autres refusent de se laisser aller au conformisme ambiant et décident de tourner carré ! De toute façon, les poissons de Nicolas Poupon sont fêlés du bocal et ne tournent plus rond depuis belle lurette. Faut dire : ce n’est pas une vie que celle de poisson rouge ! Quelle idée de les enfermer dans un bocal ?

 Le concept est simple comme bonjour, le trait épuré au possible, le contexte si réduit qu’on en arrive à s’étonner de le voir ainsi décliné. Et le résultat est là. L’humour de Poupon fait mouche !

 C'est drôle, souvent grinçant, laissant transparaître une jolie ironie, voire parfois du cynisme…

 Après une première publication, la série connaît un nouveau départ, dans une nouvelle version augmentée et corrigée, aux éditions Drugstore.

 (Présentation de l’éditeur)

 

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Ce que j’ai aimé :

Le fond du bocal est une série drôle et cynique, centrée sur la vie de poissons coincés dans un bocal et qui cherchent comment s'échapper et retourner à leur élément naturel : la mer. 

« Pour notre future évasion, rassurez-vous, j’ai plein d’idées.

Mais je ne vous cache pas que… Ce sera beaucoup, beaucoup plus facile, si on réussit à convaincre l’eau de venir avec nous. » (p. 8)

 

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Leurs techniques sont  très inventives : utiliser un candair, ou un canard en plastique comme cheval de troie, se faire acheter à nouveau... 

Entre deux évasions, la vie de tous les jours s'écoule avec son lot de surprises (nouvel arrivant, chat qui rôde) et son lot de déceptions -jusqu'à preuve du contraire, ils sont toujours dans le bocal... 

 

Ce que j’ai moins aimé :

 -          Rien, je suis fan, je veux les autres...

 

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 Vous aimerez aussi :

Simon’cat de Simon TOFIELD tome 1 Une calamité de chat

 

Le fond du bocal, tome 1, 2 et 3, Nicolas POUPON, Drugstore,  avril 2002, 10.50 euros le tome

 BD Mango bleu 

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Rencontre avec Paolo Cognetti

Publié le par Hélène

De passage à Paris pour quelques jours, j'ai eu la chance de partager un déjeuner avec Paolo Cognetti, l'auteur du beau roman Les Huit montagnes. Accompagné de sa charmante compagne, sa première lectrice, il a évoqué son parcours, ses passions, ses déceptions avec humanité.

Son parcours

S'il a décidé de partager son amour de la montagne à travers ce roman, il aime aussi la ville, étant lui-même né à Milan. Il a d'ailleurs consacré un guide littéraire à New-York en 2010, sur les traces des écrivains qu'il admire comme Ernest Hemingway, Raymond Carver. Il a également rédigé des nouvelles non traduites en français, principalement des portraits de femmes, écrites du point de vue féminin. Ce furent des étapes, avant son immersion dans le roman, comme un aboutissement de ces esquisses.

Son inspiration :

Les huit montagnes est un récit à résonance autobiographique dans lequel se rencontre la trajectoire de deux garçons : l'un rivé à la montagne comme un aimant, l'autre oscillant entre la ville et la campagne. Une belle amitié naît entre les deux garçons, amitié qui perdurera avec les années. Pour ces deux personnages, Paolo Cognetti s'est inspiré de sa propre vie, s'identifiant à Pietro, Bruno incarnant un très bon ami à lui. La mère de cet ami, est, comme la mère de Bruno, une taiseuse, qui ne quitte pas son village, et reste accrochée à ses montagnes, été comme hiver.

Paolo Cognetti  et sa compagne vivent eux-mêmes à la montagne six mois par an, dans un petit village du val D'Aoste. Ils repartent dans la vallée quand la neige arrive.

@www.panoramio.com

Si leur village ne compte que six habitants, il a connu une activité inahabituelle récemment puisque Paolo Cognetti y a organisé un festival dans la forêt, près de chez lui, alliant musique et livres. A cette occasion, le village a alors reçu la visite de plus de 3000 personnes ... http://www.ilrichiamodellaforesta.it/

Dans les Huit montagnes, l'auteur évoque ainsi cette lente désertion des montagnes, ces hommes et ces femmes qui partent vers la ville, ces villages qui se dépeuplent petit à petit, devenant des villages fantômes.

Ses lectures :

Souvent son roman est comparé à celui de Marcel Pagnol, La gloire de mon père, mais Paolo Cognetti ne l'a pas lu. Il apprécie Sylvain Tesson, et se reconnait dans son expérience contée dans "Dans les forêts de Sibérie". Son coeur penche évidemment aussi vers les écrivains montagnards, comme Ramuz, Mario Rigoni Stern, comme une évidence, mais aussi vers le magnifique roman Une vie entière de Robert Seethaler, ou l'écrivain norvégien Per Petterson.

Ses projets :

Malgré le fait qu'il souffre réellement du mal des montagnes, il projette de partir marcher trois semaines dans l'Himalaya. Suite à ce voyage, il écrira dans un premier temps un récit de voyage pour un magazine, et peut-être ensuite un roman si l'inspiration vient.

A suivre...

 

Je vous invite à visiter son blog http://paolocognetti.blogspot.fr/

 

Je remercie Valentine des éditions Stock pour l'invitation, qui m'a aussi permis de découvrir un restaurant atypique : le Niebé dans le 6ème arrondissement qui a l'avantage d'allier culture africaine et brésilienne et de proposer des plats vegan. Nous avons savouré le tofu sauté à la crème de manioc, curcuma, coriandre et riz noir, et en dessert, la mousse de fruits de la passion était divine, tout comme le bissap.

J'ai eu le plaisir également de croiser Audrey du blog Booksnjoy ainsi que des libraires comme Olivier Gallais de la Librairie Idéale dans le 7ème, Philippe de la librairie Le livre écarlate dans le 14ème, et la libraire de La belle lurette dans le 4ème

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Guide de Mongolie de Svetislav BASARA

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥

« Le dichotomie veille-rêve est tout à fait dévaluée. » (p. 124)

 

L’auteur :

Svetislav Basara est né en 1953 en Serbie occidentale, à la frontière bosniaque. Auteur d'une œuvre iconoclaste et impertinente, il flirte brillamment avec l'absurde, sur la ligne fragile et jubilatoire qui sépare - ou relie - fiction et réalité. Il a publié de nombreux romans et recueils de nouvelles dont Le Pays maudit, Phénomènes, Le Miroir fêlé ou encore Guide de Mongolie. Un recueil de nouvelles, Perdu dans un supermarché, a paru en 2008 aux éditions Les Allusifs.

 

L’histoire :

Un écrivain serbe est dépêché en Mongolie pour y écrire un guide de voyage. Lui qui rêvait de s'extirper de sa morosité quotidienne, atterrit dans un pays perdu, lieu de tous les possibles – ou, de temps à autre, on brûle encore des sorcières. Il échoue au bar de l'hôtel Gengis Khanà Oulan-Bator, ou il voit défiler un évêque hollandais égaré dans un rêve, un officier russe devenu lama, un mort vivant au passé lubrique et même l'énigmatique Charlotte Rampling. Que tout cela confine à la folie importe peu ; la vodka coule à flots, délie les langues et libère les pensées les plus délirantes de Basara. Flottant entre rêverie et ivresse, au coeur d'un univers jubilatoire ou la seule certitude est qu'il n'y en a aucune, il se laisse emporter dans un tourbillon extravagant de dérision qui n'épargne rien, ni personne. (Quatrième de couverture)

 

Ce que j’ai aimé :

L’univers de Basara est peuplé d’êtres improbables, issus à la fois de sa vie, de son imagination, et quelquefois, droit venu du royaume des morts. Tout en s’imbibant de vodka, boisson indispensable dans un univers incertain et fluctuant, ils dissertent joyeusement autour de concepts en –isme : onirisme, nihilisme, l’existentialisme, communisme,  nationalisme, capitalisme, alcoolisme…

D’un ton décalé, voire déjanté, Basara dénonce «  la décadence universelle » tout en s’interrogeant sur la création, à la recherche de ce « quelque chose » qui, peut-être, l’éloignerait du dégoût…

 « Voyons un peu, alors,  ce que je cherche dans cette glose stérile que je compose péniblement depuis déjà quinze bonnes années, portant, de surcroît, tout aussi péniblement, un masque d’écrivain. Pour jouer ce rôle, j’ai dû perdre au moins dix kilos et commettre un tas de sottises que sans cela je n’aurais jamais faites. Par exemple, je suis forcé de boire beaucoup, alors que je ne supporte pas l’alcool. Qu’y puis-je ? Le rôle doit être tenu d’une manière professionnelle. (…) Je ne suis pas du tout intéressé par des personnes concrètes ; aucun être qui s’estime et qui vaut quelque chose ne fréquente ce monde, même sous un pseudonyme. Ce monde est un Eldorado pour les vauriens, les glandeurs, les imposteurs, les dupes et les sots. (p. 110)

 « Mais j’écris, je me casse la tête afin de tenir ma promesse : introduire dans ce monde une chose, une notion et un être qui ne font pas partie de son organisation merdique.

Je vais bien finir par trouver quelque chose. » (p. 116)

 « J’ai lu un jour dans Fuentes une phrase intéressante (laquelle, soit dit en passant, pourrait vous servir d’épigraphe pour quelque futur roman) :

« Mais la raison, ni lente ni paresseuse, nous apprend que sitôt répété, l’extraordinaire devient ordinaire, de même que dés que cesse la répétition, ce qui auparavant passait pour fait commun prend figure de prodige… » » (p. 129)

 Guide de Mongolie est un court récit à l’humour noir définitivement salvateur…

« Basara est à la littérature ce que Kusturica est au cinéma : un fou, un génie, un libertaire, un amuseur, un effronté, un sentimental. Un électron libre dans la fournaise qui nous sert d’humanité. » Martine Laval, Télérama

 

Ce que j’ai moins aimé :

Les divagations décousues de l’auteur peuvent quelquefois désarçonner le lecteur…

 

Premières phrases :

« Cette année-là, année du dragon de fer selon le calendrier chinois, si le printemps avait été vieux jeu, l’été fut extravagant. Il neigea deux fois en juillet, une fois le jour ne se leva point, et la nuit dura ainsi quarante-huit heures. Tout alla à l’avenant, jour après jour. Il ne se passait rien. »

 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Le miroir fêlé

Autre : L’année du jardinier de Karel CAPEK

 

D’autres avis :

Encres vagabondes, Papillon, Yves 

Télérama, Matricule des anges

 

Guide de Mongolie, Svetislav BASARA, Traduit du serbe par Gojko LUKIC et Gabriel IACULLI, Les Allusifs, 2006, 131 p, 13 euros

POCHE : Guide de Mongolie, Svetislav BASARA, Traduit du serbe par Gojko LUKIC et Gabriel IACULLI, 10/18, juin 2008, 144 p, 7 euros

 challenge voisins voisines

 

Publié dans Littérature Europe

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Sang impur de Hugo HAMILTON

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥ ♥

« Peut-être que votre pays, c’est juste un endroit que vous vous fabriquez dans votre tête. » (p. 277)

 

L’auteur :

Hugo Hamilton est né à Dublin en 1953 d'une mère allemande et d'un père irlandais. Il accède à la consécration avec son roman autobiographique Sang impur, récompensé en France par le prix Femina étranger en 2004.

 

L’histoire :

Issue de l'union d'une Berlinoise antinazie avec un nationaliste irlandais, une portée de gamins grandit dans les quartiers misérables du Dublin des années 1960. Talochés par un père dont les échecs affligent toute la famille, les petits Hamilton essuient au dehors les insultes du voisinage. Mais auprès de leur douce mère, Hugo, Franz et Maria apprennent le bonheur d'être en vie, de s'aimer et de se serrer fort contre les siens.

 

Ce que j’ai aimé :

Sang impur peint par touches subtiles la fragilité de l’enfance, sa virginité. Le petit narrateur répète sans cesse « je ne sais rien » comme si c’était à lui de s’inventer une histoire, à lui de se construire en fabriquant un être avec tout ce qu'il saisit et entend.

« Quand on est petit, on est comme une feuille de papier vierge sans rien marqué dessus. Mon père écrit son nom en irlandais, ma mère écrit le sien en allemand et il reste un blanc pour tous les gens dehors, qui parlent anglais. (…) Mais nous on a pas envie d’être spéciaux. »  (p. 21)

« Il y a des choses qu’on hérite de son père, pas juste le front, le sourire ou une jambe qui boite, mais d’autres trucs, comme la tristesse, la faim, les blessures. On peut hériter de souvenirs qu’on préfèrerait oublier. Il y a des choses qui peuvent vous être transmises, enfant, comme la colère impuissante. » (p. 54)

Cette lente construction ne se fait pas sans heurts, et si la violence fait aussi partie intégrante de son apprentissage, le giron maternel, la sécurité de son foyer atténuent la douleur liée à la souffrance d'un être qui ne trouve que difficilement sa place dans un monde bien décidé à placer les humains dans des cases :

« Ma mère elle arrange tout avec des gâteaux, des histoires et des câlins qui vous font craquer les os. » (p. 56)

En nous contant avec humour son univers quotidien au sein d'une famille unie, ces luttes incessantes contre un père décidé à bannir de sa miason tout ce qui représente la Grande-Bretagne -y compris les chansons en anglais-, contre les camarades qui ne parviennent pas à adopter ces enfants oscillant entre deux nationalités ennemies, c'est aussi la grande Histoire qu'évoque l'auteur en nous éclairant sur le passif des luttes entre la Grande-Bretagne et l'Irlande et en interrogeant intelligemment la question de la nationalité.

« Lire Sang impur, c’est se rappeler pourquoi les grand écrits ont à nos yeux tant d’importance. C’est aussi voir tous les clichés de l’Irlande du XXème siècle subtilement dénoncés et détruits. Voilà un ouvrage riche de sève, dont la force rare opère comme une délivrance – ce qui ne l’empêche pas d’être dénué du moindre soupçon de prétention. Un livre pour notre temps, et sans doute pour tous les temps. » (Joseph O’CONNOR, préface)

 

Ce que j'ai moins aimé :

- Rien

 

Premières phrases :

« Quand on est petit, on ne sait rien.

Quand j’étais petit, je me suis réveillé en Allemagne. J’ai entendu les cloches, je me suis frotté les yeux et j’ai vu le vent qui gonflait les rideaux par la fenêtre et j’ai vu l’Irlande. »

 

Vous aimerez aussi :

Autre : Au pays des hommes de Hisham MATAR

 

D’autres avis :

Blogs : A propos des livres

Presse : Lire ; Lmda

 

Sang impur, Hugo Hamilton, traduit de l’anglais (Irlande) par Katia Holmes, préface de Joseph O’CONNOR, Phébus, 2004, 279 p., 19.50 euros

POCHE : Sang impur, Hugo Hamilton, traduit de l’anglais (Irlande) par Katia Holmes, Points, 2007, 347 p., 7 euros

challenge voisins voisines

Publié dans Littérature Europe

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Le mardi c'est permis

Publié le par Hélène

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Je suis allée puiser dans les lectures légères et je me suis envolée avec Le diable vit à Notting Hill de Rachel Johnson.

Il parait, selon la quatrième de couv' que j'étais censée "éclater de rire". Ah oui ?  Bah non !

Le pitch : L'argent ne fait pas le bonheur... même quand on habite sur un square privé de Notting Hill, l'adresse la plus branchée, la plus recherchée, la plus snob de Londres. Prenez Clare et Mimi. Elles ont moins de quarante ans, sont mariées, copines, voisines, mènent une existence de rêve. Jusqu'au jour où débarque un milliardaire américain, célibataire et démon tentateur. Le ver est dans la pomme. Chassés-croisés amoureux et intrigues immobilières se succèdent sur la verte pelouse. Ce coin de paradis si cher payé se révèle infernal. Notting Hill ? Notting Hell plutôt ! La tranquillité des beautiful people vole en éclats. Et le lecteur, lui, éclate de rire. Comédie de moeurs dans un jardin anglais, Le Diable vit à Notting Hill est un roman hilarant. Son auteur, Rachel Johnson, journaliste et soeur du maire de Londres, connaît son square sur le bout de la plume. Elle y a vécu pendant des années avant de le fuir...  ( présentation de l'éditeur)

J'ai franchement eu l'impression de lire le "Elle" du mois  - qui ne me fait pas rire non plus en passant -  :

"Je passe un jean Levi's et des chaussettes en cachemire, un pull en cachemire sur un tee-shirt à manches longues d'agnès b., et je descends à la cuisine. Après une tasse de thé vert, j'enfile des bottes marron lacées et fourrées de Ilse Jacobsen et me dirige vers le square pour une bouffée d'air frais, caressant au passage le bourgeon d'un allium moly qui pousse dans notres jardinet." (p. 18)

Et oui je sais vous aussi cela vous afflige : l'auteur a oublié de citer la marque du pull en cachemire ! Enfer et damnation !

Ne vous y trompez pas, il n s'agit pas seulement d'un catalogue insipide, l'action est trépidante :

"Dring ! Dring ! Dring !

Dring ! Dring ! Un long bras d'homme émerge des draps et arrête la sonnerie d'un geste vengeur. le réveil se trouve du côté de Ralph car il est matinal." (p. 19)

et on remet ça quelques pages plus tard :

"Dring ! Dring ! Dring  ! Oh non... c'est le matin !" (p. 311)

"Je m'offre encore cinq minutes de cogitations au lit, ce qui m'amène inévitablement à piquer un nouveau petit somme, avant de me précipiter dans la salle de bains. Etant frisée de nature, je dois l'investir avant que Ralph ne transforme la pièce en sauna, ce qui est fatal pour ma coiffure." (p. 33)

Le style est très littéraire avec des images dignes de notre prix nobel Tomas Tranströmer ( en passant, j'ai enfin réussi à mettre la main sur son recueil, je vais pouvoir vous en parler pour de vrai...) :

"A cette époque de l'année, en mars précisément, l'herbe a l'éclat des nouvelles pousses, la couleur d'une granny smith. Elle est si épaisse et luxuriante que j'ai envie d'être une vache pour pouvoirla brouter." (p. 48)

Les personnages ont des réflexions très philosophiques qui nous permettent de regarder avec un oeil neuf la société qui nous entoure :

"Moi je vous l'affirme : quand les femmes très minces et très belles prennent l'air intelligent, c'est qu'elles calculent leurs calories." (p. 99)

Le seul point positif est que l'on apprend quelques règles de bases dans le domaine ô combien haïssable (pouah !) de l'adultère (mon mari lit mes billets depuis peu) :

Première Règle de l'Adultère : Ne sautez pas le pas si l'autre a autant à perdre que vous." (p. 224)

"Ralph répétait que ce n'était pas le fait que j'aie couché avec quelqu'un qu'il ne supportait pas, mais que je me sois laissé séduire par une masse d'argent. Ce n'est pas faux, je l'avoue, mais l'argent est terriblement sexy. Ralph n'arrive pas à le comprendre." (p. 372)

Conclusion mesdames : si vous voulez tromper votre mari, parce que vous n'êtes pas dotées du mari idéal sublimissime qu'est le mien, choisissez un homme marié au chômage avec six enfants en bas âge !

J'étais un peu rassurée sur la santé psychologique de l'auteur quand j'ai lu qu'elle avait elle-même fui le square, mais quand je lis la page "Remerciements", je dois avouer que je m'inquiète à nouveau : l'auteur remercie "enfin et surtout sa famille et son chien Choco." 

Pour ma propre santé et celle de mon couple -harmonieux -, vous ne m'en voudrez pas mais je crois que je vais abandonner la chick-lit - ou à tout le moins Notting Hill - ! 

  mardi tout est permis

 

Publié dans Chick-lit

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Les affligés de Chris WOMERSLEY

Publié le par Hélène

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 ♥ ♥ ♥

  

L’auteur :

 Chris Womersley est un écrivain australien, né en 1968 à Melbourne. Eclectique, il est l’auteur de romans policiers, de nouvelles mais aussi de recueils de poésie.

Il fit ses classes en tant que journaliste pour la radio. C’est également un voyageur passionné (Inde, Asie du Sud-Est, Amérique du Sud, Amérique du Nord et Afrique de l’Ouest.)

Il vit aujourd’hui à Sydney et publie pour la première fois en 2012 chez Albin Michel (Les Affligés).

 

L’histoire :

Australie, 1919. Alors que la Grande Guerre est enfin terminée, une épidémie de grippe espagnole ravage le pays.  Dans une atmosphère de fin du monde, des hommes en armes bloquent les routes et parcourent les campagnes pour imposer la quarantaine. 

Quinn Walker, un soldat démobilisé et hanté par ce qu’il a vécu, retrouve la petite ville de  Flint en Nouvelle- Galles du Sud, qu’il avait quittée dix ans plus tôt, après avoir été accusé à tort d’un crime effroyable. Persuadé que son père et son oncle le pendront s’ils le trouvent, Quinn décide de se cacher dans les collines avoisinantes. Il y rencontre une gamine mystérieuse, qui l’encourage à réclamer justice et semble en savoir plus qu’elle ne le devrait sur son supposé crime…

 

 Ce que j’ai aimé :

Dès les premières pages, Chris Womersley ferre son lecteur qui sait désormais qu’il ne pourra plus se défaire de son roman avant la fin. Son écriture va droit au but, sans circonvolutions inutiles, efficace, implacable, permettant aux éléments de se mettre en place rapidement.

 Quinn est un être marqué, marqué par la guerre qui vient de s’achever mais ne l’a pas laissé intact puisqu’il a  été physiquement marqué, gazé, mais aussi psychologiquement ayant cotoyé l’horreur. Mais sa vie porte surtout l’empreinte du drame qui s’est déroulé dix ans plus tôt : accusé par son père et son oncle d’avoir violé et tué sa petite sœur, il a dû fuir loin des siens pour se daire oublier.

Il revient sur les lieux de son enfance et du drame sans savoir lui-même précisément ce qu’il souhaite : que vérité soit faite, que sa mère croit en son innocence et lui pardonne, mais ce qu’il aimerait avant toute chose est que sa petite sœur adorée ressuscite et que la vie reprenne son cours comme avant l’horreur…

 Dans sa quête de rédemption, il va être secondé par Sadie, une petite fille espiègle, intelligente usant de sortilèges magiques pour survivre dans un monde hostile dans lequel rôde le Mal, incarné par un personnage peu recommandable lancé à ses trousses…

 Les affligés est un roman qui semble graviter en apesanteur tant il est pur et lumineux. Il nous parle de vengeance, de douleur, de deuil, mais surtout d’espoir et d’amour. Il restera longtemps en suspens dans nos âmes la dernière page tournée.

 

Ce que j’ai moins aimé :

 -          Rien.

 

Premières phrases :

« Le jour où la petite Sarah Walker fut assassinée, en 1909, un ouragan déboula brutalement à travers les plaines de la Nouvelle-Galles du Sud avant de se déchaîner sur la minuscule ville de Flint. Un tel meurtre devait constituer le point focal de ces quelques journées d’agitation fébrile où presque chacun des deux cents habitants eut quelque chose à déplorer. »

 

Vous aimerez aussi :

 A la lueur d’une étoile distante de Mary McGARRY MORRIS

 

D’autres avis :

Blog : Clara ;  Nina ; Jérôme ; Jostein ; Véronique ; Yves

Presse : France Inter   

 

  Les affligés, Chris Womersley, traduit de l’anglais (Australie) par Valérie Malfoy, Albin Michel, mai 2012, 336 p., 20 euros

Publié dans Littérature Océanie

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Belle famille d'Arthur Dreyfus

Publié le par Hélène

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 Prix orange du livre 2012

 

 

L’auteur :

 

 Arthur Dreyfus est né en 1986. Il est l’auteur d’un premier roman très remarqué, La synthèse du camphre (collection blanche, 2010). Après avoir présenté cet été « La période bleue », il anime aujourd’hui l’émission hebdomadaire « Chantons sous la nuit » sur France Inter.


L’histoire :

«Madec se dirigea vers la cuisine pour chercher un couteau à pointe fine. Comme s'il était surveillé, il s'interdit la lumière. L'obscurité ne faisait pas disparaître les formes, mais les couleurs. Est-ce ainsi que voyaient les gens dans les vieux films? L'enfant ouvrit le tiroir à ustensiles.»

Ensuite un peu de bruit, et beaucoup de silence.

 

Mon avis :

Arthur Dreyfus nous offre ici un récit glauque (méfiez-vous des fourchettes à viande…) en exploitant un fait divers : la disparition de la petite Maddie volatilisée il y a cinq ans alors qu’elle passait ses vacances avec ses parents et ses deux frères au Portugal. (Cf L’Express) Aucune trace de la fillette, après quelques semaines d’enquête, les parents sont soupçonnés. Arthur Dreyfus exploite cette disparition et cette accusation et construit sa fiction autour de ce fait sordide. Ne fait-il que surfer sur le goût malsain des gens pour le fait divers ou va-t-il plus loin ? Il prétend entrer dans l’intimité du couple et de la famille pour mettre en lumière les psychologies tourmentées et les sentiments  compliqués qui peuvent être ressentis par des parents pour leurs enfants.  Rien de bien nouveau au final, une mère peut ne pas aimer son enfant, il suffit de se rendre dans un parc de jeu à la sortie de l’école et d’observer les rapports entre parents et enfants, la même conclusion s’impose rapidement.

Le personnage du frère de Laurence, Tony, joue un rôle prépondérant dans ce roman, bien décidé à lancer un plan média d’envergure, quitte à mobiliser le pape pour faire « du buzz » autour de cette disparition. Arthur Dreyfus cherche sans doute à nous démontrer fort platement combien les médias sont manipulables et combien il est simple de monter une affaire au sommet avec des relations et une bonne communication. Tout n’est qu’apparence et manipulation en ce bas monde… Oui ? Bon…

A ces thématiques pseudo-psychologiques-socialo-médiatiques s’ajoute un style plat sans intérêt :

« Soudain le petit salon se teinta d’une lumière bleutée. Derrière la baie vitrée, un moteur cessa de vrombir. Stéphane courut accueillir les policiers en implorant sa femme de se reposer. Encore groggy, Laurence perçut des voix italiennes, françaises, et anglaises. Son époux dispensait les premiers détails aux forces de l’ordre. Bientôt on viendrait l’interroger.

Laurence pensa à Antonin, à Vladimir. Combien elle les aimait.

Pour eux, elle prit une décision.

Cette déclaration tenait en trois mots, qu’elle prononça à voix basse pour la toute première fois : « Madec a disparu. » » (p. 88)

Sujet-verbe-complément, ba-ba de la phrase dreyfusienne… Quel talent !!

Il est à noter toutefois que le début du roman laissait augurer une toute autre qualité, mais qu’à partir de la plongée dans le fait divers toute cette originalité en puissance, ce ton décalé qui semblait prometteur se délite lamentablement…

Une vraie déception…

 

Premières phrases :

« Granville est située au bord de la Manche à l’extrémité de la région naturelle du Cotentin, elle ferme par le nord la baie du Mont-Saint-Michel et par le sud la côte des havres. Jadis la ville était fameuse pour son port morutier, devenu le premier port coquillier de France. »

 

Vous aimerez aussi :

Une émission de France Inter sur l'attrait des faits divers : http://www.franceinter.fr/emission-le-debat-de-midi-pourquoi-aime-t-on-les-petits-meurtres-en-famille

 

D’autres avis :

Clara, Constance, Canel, Mimi, Jostein, Anna Blume A propos des livres

 

Belle famille, Arthur Dreyfus, Gallimard, janvier 2012, 17.90 euros

grand prix lectrices de elle

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Petit pays de Gaël FAYE

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

Au début des années 90, Gabriel fait les 400 coups avec sa bande de copain au fond de leur ruelle à Bujumbura au Burundi. Il respire le bonheur et l'insouciance mais une première déchirure transperce son quotidien quand ses parents décident de se séparer. Mais autour de cette famille désunie, de ce père français et de cette mère rwandaise dont la famille habite Kigali, rôde une catastrophe bien plus violente et sanguinaire...

Roman de l'enfance, Petit pays chante l'insouciance des jours sans fin passés à voler des mangues dans le jardin des voisins, à se raconter des histoires dans des vieilles voitures décatis, à se disputer pour mieux se réconcilier, à courir à perdre haleine en virevoltant dans le temps infini d'un avenir radieux, sur le sol d'un pays à la beauté pure et simple : 

"Rien de plus doux que ce moment où le soleil décline derrière la crête des montagnes. Le crépuscule apporte la fraîcheur du soir et des lumières chaudes qui évoluent à chaque minute. A cette heure-ci, le rythme change. Les gens rentrent tranquillement du travail, les gardiens de nuit prennent leur service, les voisins s'installent devant leur portail. C'est le silence avant l'arrivée des crapauds et des criquets. Souvent le moment idéal pour une partie de football, pour s'asseoir avec un ami sur le muret au-dessus du caniveau, écouter la radio l'oreille collée au poste ou rendre visite à un voisin." p. 81

Puis, tout bascule quand tout à coup la politique rattrape l'enfance, quand les différences ethniques éclatent au grand jour : 

"J'ai découvert l'antagonisme hutu et tutsi, infranchissable ligne de démarcation qui obligeait chacun à être d'un camp ou d'un autre. Ce camp, tel un prénom qu'on attribue à un enfant, on naissait avec, et il nous poursuivait à jamais. Hutu ou tutsi. C'était soit l'un soit l'autre. Pile ou face. (...) La guerre, sans qu'on lui demande, se charge toujours de nous trouver un ennemi. Moi qui souhaitais rester neutre, je n'ai pas pu. J'étais né avec cette histoire. Elle coulait en moi. Je lui appartenais." p. 133

Vient alors la perte des innocences "qui se débattaient à marcher au bord des gouffres.", l'horreur qui s'invite sur les terrains de jeu, les tueries incompréhensibles, les familles éplorées, la folie des uns pour combler le désespoir des autres. Les enfants deviennent alors des "exilés de leur enfance", parce qu'ils ont vu et vécu des choses qu'un enfant ne devrait jamais voir, ni même concevoir. Ils perdent leur enfance dans la peur dévorante, dans la haine, dans le sang. 

Dans un texte puissant, à la poésie évocatrice, Gaël Faye nous raconte un peu de son histoire, un épisode de l'Histoire de son pays. Lui-même a dû se réfugier dans l'écriture pour survivre, comme le jeune Gabriel trouve refuge dans les livres prêtés par la voisine. Mais il chante aussi la joie de l'enfance, l'amour inconditionnel pour son pays, et, au bout de l'horreur, l'espoir, comme un point ténu au fond de l'horizon...

"On en doit pas douter de la beauté des choses, même sous un ciel tortionnaire. Si tu n'es pas étonné par le chant du coq ou par la lumière au-dessus des crêtes, si tu ne crois pas en la bonté de ton âme, alors tu ne te bats plus, et c'est comme si tu étais déjà mort. 

- Demain, le soleil se lèvera et on essaiera encore, a dit Prothé, pour conclure." p. 181

Essai gagnant que ce Petit pays... 

 

Présentation de l'éditeur : Grasset 

D'autres avis : Africultures ; Les avis sont nombreux, et unanimes ! Si vous ne devez en lire qu'un de la rentrée littéraire, lisez celui-là ! 

 

Merci à l'éditeur.

Petit pays, Gaël Faye, Grasset, 2016, 215 p., 18 euros

 

Il a obtenu le Prix du roman Fnac. Vous pourrez rencontrer l'auteur :

- à la Fnac Montparnasse le mardi 20 septembre à 18h

- à la Fnac de Nantes le mrecredi 28 septembre à 17h  

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Calme et attentif comme une grenouille de Eline SNEL

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥  

La méditation pour les enfants ... avec leurs parents. 

Présentation de l'éditeur :

Les enfants d’aujourd’hui sont souvent agités, dispersés, stressés. Comment les aider à s’apaiser ? Comment leur apprendre à se concentrer ?

La méditation est un outil simple et efficace pour y parvenir. Elle s’adapte parfaitement aux besoin des petits et leur procure des bénéfices immédiats.

Eline Snel a donc mis au point une méthode de méditation adaptée aux enfants, directement inspirée de la pratique de la pleine conscience élaborée par Jon Kabat-Zinn. Elle a également créé aux Pays-Bas l’Académie pour l’enseignement de la pleine conscience.

Cette méthode repose sur des exercices de respiration simples qui aident peu à peu à se recentrer sur l’instant présent et à prendre du recul par rapport à l’agitation et aux ruminations. Les bienfaits de cette pratique sont tels que le ministère de l’Éducation de son pays a décidé d’offrir à tous les enseignants qui le souhaitent une formation dans son Académie.

Les arènes 

Mon avis : 

L'auteure part du postulat que les enfants sont dans la pleine conscience, présents au monde et à eux mêmes, comme l'illustre une citation de Wordsworth "l'arc en ciel' :

Mon cœur bondit lorsque je vois
S’élancer un arc-en-ciel :
Ainsi était-ce au début de ma vie;
Ainsi est-ce maintenant que je suis un homme ;
Qu’il en soit ainsi quand il me faudra vieillir ,
Ou bien que je meure !
L’Enfant est le Père de l’Homme ;
Et je souhaiterais que mes jours fussent
L’un à l’autre liés de piété naturelle.

Pour conserver cette présence au monde, il faut l'entretenir. Ces exercices permettent aussi de faire face à des situations problématiques ponctuelles : le manque de concentration, les pensées négatives qui nous envahissent quelquefois, les colères incontrôlées. Nous croyons que c'est en ruminant que nos résolvons les problèmes, c'est une erreur. 

Ces exercices constituent un moment de complicité avec les parents. Les enfants apprennent à faire attention à leur respiration, ils pratiquent avec entrain l'exercice du spaghetti, ils se fabriquent un bouton "pause"... Ces exercices sont faits pour éviter d'agir impulsivement, ils sont comme des premiers secours en cas de sensations désagréables pour se créer un refuge dans lequel on se sent en sécurité,  et gérer les pensées tourbillonnantes.

Les lectures de Sara Giraudeau à la voix douce et posée accompagnent les enfants dans leur méditation,  le CD étant plutôt destiné aux enfants et le livre aux parents.

Si l'auteure n'invente rien, elle a le mérite de se mettre à la hauteur des enfants avec des dessins adaptés aux petits.

L'avis d'Anaïs, 8 ans : ♥ ♥ ♥ ♥ 

Le Cd est bien, parce qu'on s'exerce à la respiration. Cela m'aide à rester plus calme, je me mets moins en colère. "Dors bien" m'a appris à dormir en pensant à sa respiration, si bien que je m'endors plus vite. J'ai appris aussi à chasser les mauvaises pensées. J'aime bien l'exercice du spaghetti parce que au début tu dois serrer tes muscles et après tout relâcher et cela me détend.

La voix de celle qui raconte est douce, elle me berce.

J'écoute souvent ce Cd parce que c'est bien et ça me relaxe.

J'ai beaucoup aimé le calendrier parce que il y a des phrases intéressantes pour chaque mois. J'ai aimé cette phrase :

"La respiration c'est ce qui te permet d'être attentif comme une grenouille. La grenouille ne se laisse pas facilement distraire. Elle voit bien toute l'agitation autour d'elle, mais elle ne réagit pas. Elle reste calme et attentive, sans bouger. Elle respire et se tient tranquille. Son ventre gonfle et dégonfle, il va et il vient. Toi aussi, tu peux faire comme la grenouille.

Faire attention à sa respiration, c'est très utile, par exemple quand on s'est fait mal, quand on est fâché ou fatigué."

L'avis de Romain, 10 ans :

Le CD m'a endormi !

 

Calme et attentif comme une grenouille, Eline Snel, préface de Christophe Honoré, traduction du nééerlandais par Jacques Van Rillaer, Illustré par Marc Boutavant, Les arènes, 2012, 24.80 euros

Publié dans Document Jeunesse

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Rencontres régionales du Goncourt des lycéens 2016 (3)

Publié le par Hélène

Rencontres régionales du Goncourt des lycéens 2016 (3)

Deuxième plateau avec Romain Slocombe, Jean-Baptiste Del Amo, Gael Faye et Leïla Slimani

 

Leïla Slimani présentait son roman Chanson Douce paru chez Gallimard :

Présentation de l'éditeur : 

Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d'un cabinet d'avocats, le couple se met à la recherche d'une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l'affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu'au drame. 

À travers la description précise du jeune couple et celle du personnage fascinant et mystérieux de la nounou, c'est notre époque qui se révèle, avec sa conception de l'amour et de l'éducation, des rapports de domination et d'argent, des préjugés de classe ou de culture. Le style sec et tranchant de Leïla Slimani, où percent des éclats de poésie ténébreuse, instaure dès les premières pages un suspense envoûtant.

Pourquoi ce titre ?

La chanson douce est destinée à endormir les enfants et je voulais montrer qu'il ne fallait pas se faire endormir par les gens trop gentils ou trop doux. Je me suis inspirée d'un fait divers pour ce roman : en 2012, à New York une nounou massacre les enfants qu'elle gardait avant de tenter de se donner la mort. Elle gardait les enfants depuis plusieurs années. On ne connait pas ceux avec qui l'on vit, l'intimité nous aveugle d'autant plus. Il faut rester vigilant, garder un regard aigü sur l'autre pour se protéger et aussi pour faire attention à lui.

Pourquoi commencer par la fin ? 

Si j'avais raconté seulement l'histoire d'une nounou dans une famille, mon histoire aurait étéinintéressante banale et répétitive. Je n'aurais pas obtenu l'attention du lecteur. La scène violente initiale est là pour harponner le lecteur. Par la suite le lecteur sera attentif à toute l'histoire, il deviendra enquêteur, actif dans sa lecture, il en saura plus que les parents aveuglés par la gentillesse de Louise la nounou. Le monde des nounous est un monde dur, elles sont souvent exploitées, elles s'introduisent dans l'intimité des famille et entretiennent une relation particulière avec les parents. Ce sont des personnages romanesques. 

Dans quel personnage vous reconnaissez-vous le plus ?

J'ai mis une partie de moi dans tous les personnages mais objectivement j'ai plus d'accointances avec Myriam car c'est avec elle que j'ai le plus de point commun , elle appartient au même milieu social que moi, elle est mère de famille comme moi, est maghrébine... 

Est-ce que la mère est responsable du drame ?

Pendant l'écriture je voulais pas juger les personnages, je ne voulais pas faire leur procés. Pour moi la mère n'est pas responsable. Cette femme est face à plein de contraintes et ce sont là les limites du féminisme : les femmes se sont battues pour s'émanciper sauf que le monde d'aujourd'hui n'est pas adapté au résultat de cette émancipation. 70 % des tâches ménagères sont assurées par les femmes et ce sont souvent elles qui sont les plus déchirées entre travail et enfants. Dans mon roman la mère est dépassée, débordée et quand quelqu'un lui propose de l'aider et prend tout en charge c'est une chance pour elle. Lors du procés de la nounou dont je me suis inspirée pour le personnage de Louise, son avocat avait accusé la mère. J'avais été choquée. Mais c'est toute l'ambiguité de cetet société ce sont toujours les femmes qui sont dans une position difficile aujourd'hui. D'ailleurs la preuve vous m'avez posé la question de la responsabilité de la mère pas celle du père...

 

Gaël Faye présentait son Petit pays édité chez Grasset :

Présentation de l'éditeur :

En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite sœur, Ana, dans un confortable quartier d’expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce « petit pays » d’Afrique brutalement malmené par l’Histoire. Gabriel  voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais. Le quartier est bouleversé. Par vagues successives, la violence l’envahit, l’imprègne, et tout bascule. Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français…

« J’ai écrit ce roman pour faire surgir un monde oublié, pour dire nos instants joyeux, discrets comme des filles de bonnes familles: le parfum de citronnelle dans les rues, les promenades le soir le long des bougainvilliers, les siestes l’après-midi derrière les moustiquaires trouées, les conversations futiles, assis sur un casier de bières, les termites les jours d’orages... J’ai écrit ce roman pour crier à l’univers que nous avons existé, avec nos vies simples, notre train-train, notre ennui, que nous avions des bonheurs qui ne cherchaient qu’à le rester avant d'être expédiés aux quatre coins du monde et de devenir une bande d’exilés, de réfugiés, d’immigrés, de migrants. »
Avec un rare sens du romanesque, Gaël Faye évoque les tourments et les interrogations d’un enfant pris dans une Histoire qui le fait grandir plus vite que prévu. Nourri d’un drame que l’auteur connaît bien, un premier roman d’une ampleur exceptionnelle, parcouru d’ombres et de lumière, de tragique et d’humour, de personnages qui tentent de survivre à la tragédie.

Pourquoi ne pas plus évoquer la soeur ?

Je le regrette. Avant j'avais deux chapitres sur elle qui ont été coupés.

Le cercle vicieux de la haine peut-il s'arrêter au Burundi ?

C'est difficile, depuis l'indépendance ce sont des massacres à répétition. La reconstruction est difficile et cela restera compliqué tant qu'il n'y aura pas des dirigeants qui mettent en place des comités de réconciliation par exemple ou si les gens étaient condamnés comme au Rwanda. Au Rwanda les peines de prison ont eu un coté positif, le pays est reparti d'un bon pied. Au Burundi, nous sommes loin de cela, d'ailleurs la question ethnique revient sur le devant de la scène en ce moment avec le président actuel. 

Quelle a été la réception au Burundi ?

Il y a eu 5 ou 6 livres seulement là-bas, il n'y a pas de librairies, beaucoup de gens ne savent pas lire et le livre est cher. Le Burundi est le pays le plus pauvre au monde, les habitants gagnet environ 30 euros par an. Donc peu de gens l'ont lu là-bas. Au Rwanda 40 livres ont été vendus. Par contre, le Burundi de la diaspora le remercie. 

D'où vient le personnage de Laure, la correspondante de Gabriel ?

Je me souvenais qu'il y avait des correspondants quand nous étions en primaire. Je voulais que Gabriel sorte de son Burundi par intermittences, ces lettres sont comme une ouverture vers l'extérieur.

Quelle est la relation entre le titre du roman et le titre de la chanson "Petit pays" tirée de votre album?

Ce n'est pas la chanson la plus représentative du roman. Pour moi, ce serait plutôt "L'ennui des après-midi sans fin" qui contient les prémisses du roman. Cette chanson décrit une vie où il ne se passe rien, et met l'accent sur le sentiment d'ennui de l'enfance. J'ai voulu décrire ces moments qui ont précédé la guerre ensuite le roman est habité par les conditions d'exil et la guerre mais cette première partie liée à l'enfance indolente est celle que je voulais faire émerger.

Deuxième plateau avec Romain Slocombe, Jean-Baptiste Del Amo, Gael Faye et Leïla Slimani

Leïla :

pourquoi ce titre ?

ne pas se faire endormir par les gens trop gentils trop doux

chanson endort

inspiré par un fait divers à New York 

enseignement : on ne connais pas ceux ave qui l'on vit

l'intimité nous aveugle d'autant plus il faut rester vigialnt garder un regard aigû sur l'autre pour se protéger et pour faire attention à lui

 

Gaël :

pourquoi ne plus évoquer la soeur ?

le regrette avant deux chapitres sur elle qui ont éé coupés

 

Que regrettez-vous dans votre livre ?

Romain :

assez peu de déchets, relit tout le temps, donc très travaillé. laisse ensuite les éditeurs pointer les choses

Leïla : 

aurait aimé parler plus des femmes dans les squares, celles qui s'occupent des enfants

Jean-Baptiste :

réécrirait tout.

raison pour laquelle on écrit un autre roman, on continue

 

Leïla :

pourquoi commencer par la fin ? 

si je racontais seulement l'histoire d'une nounou dans une famille histoire inintéressante banale et répétitive

pas d'attention du lecteur

scène violente initiale pour harponner le lecteur donc le lecteur sera attentif à toute l'histoire lecteur enquêteur lecteur actif

monde nounous monde des exploitées mond edur personnages romanesques 

relation particulière squ'ils établissent avec les parents

 

Jean-Baptiste :

pourquoi évoquer plusieurs générations

car travail ainsi sur thématique du passage du temps et façon dont violance se transmet de génération en génération

 

Romain :

est-ce que cela était difficile de se mettre dans la peau de l'inspecteur comme les acteurs aiment jouer les rôles des méchants car plus excitant plus jouissif

écrivain endosse avec satisfaction rôle du méchant entre dans les personnages 

n'aime pas trop romans classiques aime déstabiliser lecteur et aller à rebours du schéma habituel

pourquoi individu médiocre en temps de guerre ddangereux

 

Jean-Baptiste :

Roman peut-il faire changer les hommes ? Végétalien ?

non n'a pas cette ambition 

littérature n'a pas pour vocation d'imposer une morale mais à mettre face à ses istuations et à nous faire poser des questions

s'est servi du lieu pour porter un message mais fiction lieu de questions 

ce qui l'intéresse est plus la condition humaine que la condition animale

 

Gaël :

ercle vicieux de la haine peut-il s'arrêter au Burundi ?

difficile depuis indépendance massacre à répétition reconstruction est difficile

compliqué tant qu'il n'y aura pas des dirigeants qui mettent en place des comité de réconciliation par exemple ou si les gens étaien tcondamnés comme au rwanda

peines de prison au Rwanda coté positif est reparti d'un bon pied
Burundi loin de cla d'ailleurs la question ethnique revient sur le devant de la scène en ce moment avec le président actuel

 

Réception au Burundi ?

5 ou 6 livres seulement là-bas, pas de librairies, beaucoup de gens ne savent pas lire, livre cher

Burundi est le pays le plus pauvre au monde (30 euros par an)

peu de gens l'ont lu

rwanda 40 livres vendus

Burundi de la diaspora le remercient

 

D'où vient personnage de Laure ?

se souvenait qu'il y avait des correspondants enfant souvenir de primaire marquant voulait ue sorte de son Burundi par intermittences

ouverture vers l'extéireur

 

Leïla :

Dans quel personnage vous reconnissez-vosu le plus ?

une partie de moi dans tous les personnages

objectirvvment accointances avec Miriam car c'est avec elle que j'ia le plus de point commun (milieu, mère de famille...)

 

Romain : pourquoi cetet couverture ?

important pour le livre.

voulait travailler avec un graphiste Jean Rémond

faux photomaton d'époque femme vulgaire et aguicheuse en même temps, aguicheuse attire l'attention fille assassinée Marguerite 

couverture qui attire les lecteurs

 

Jean-Baptiste : 

pourquoi autant de sexualité dans les romans ?

il y en a dans tous mes livres

car la sexualité est un des grands questionnements de l'existence qqch qui nous lie nous habite mais cnstruit notre identité nosu constitue

 

Gaël :

relation entre son titre et le titre de la chanson "Petit pays"

ce n'est pas la chanson la plus représentative du roman. ce serait plutôt "L'ennui des après-midi sanf in" vraiment prémisse du roman vie où il ne se passe rien , enfance setiment d'ennui moments qui ont précédé la guerre ensuite roman habité par les conditiosn d'exil et la guerre mais cetet première partie liée à l'enfance indolente est celle que je voulais faire émerger.

 

Leïla

Est-ce que la mère est responsable du drame ?

pendant écriture ne voulait pas juger les personnages ne voulait pas faire leur procés

pour elle pas la mère responsable. cette femme est face à plein de contraintes : limites du féminisme : sauf que le monde d'aujourd'hui n'est pas adapté au résultat de cette émancipation 70 % des tâches ménagères sont assurées par les femmes ce sont souvent elles qui sont les plus déchirées entre travail et enfants

ici la mère est dépassée, débordée et quand qqun lui propose de l'aider et prend tout en caharge c'ets une chance pour elle 

inspirée de Louise Woodworth

lors de son procés avocata avait accusé la mère  avait été choquée

mais c'est toute l'ambiguité de ce ett société toujours femmes sont dans une position difficile aujourd'hui d'aileurs la preuve vous m'avea posé la question sur la mère pas su rle père

 

Romain :

pourquoi finir sur le personnage de Julie alors qu'elle n'est pas le personnage principal du livre ?

ne sait pas comment le roman se termine. laisse la structure et les personnages me guider, se mettre en place et choix de compostiiosn

 
Romain Slocombe pour L'affaire Léon Sadorski chez Robert Laffont   :
Présentation de l'éditeur : 
Le pire des salauds, le meilleur des enquêteurs.

Avril 1942. Au sortir d'un hiver rigoureux, Paris prend des airs de fête malgré les tracas de l'Occupation. Pétainiste et antisémite, l'inspecteur Léon Sadorski est un flic modèle doublé d'un mari attentionné. Il fait très correctement son travail à la 3e section des Renseignements généraux, contrôle et arrête les Juifs pour les expédier à Drancy. De temps en temps, il lui arrive de donner un coup de main aux Brigades spéciales, d'intervenir contre les « terroristes ».
Mais Sadorski est brusquement arrêté par la Gestapo et transféré à Berlin, ou on le jette en prison. Le but des Allemands est d'en faire leur informateur au sein de la préfecture de police... De retour à Paris, il reçoit l'ordre de retrouver son ancienne maîtresse, Thérèse Gerst, mystérieuse agent double que la Gestapo soupçonne d'appartenir à un réseau antinazi.
Après le succès de Monsieur le commandant, Romain Slocombe nous entraîne dans les abîmes de la collaboration et de la mauvaise conscience française. 

Est-ce que cela était difficile de se mettre dans la peau d'un salaud ?

Comme les acteurs aiment jouer les rôles des méchants car c'est plus excitant, plus jouissif, l'écrivain endosse avec satisfaction le rôle du méchant.  Je n'aime pas trop les romans classiques, j'aime déstabiliser le lecteur et aller à rebours du schéma habituel. Cela me semblait intéressant de m'interroger sur pourquoi et comment un individu médiocre devient en temps de guerre dangereux.

Pourquoi cette couverture ?

La couverture est essentielle pour un livre. Je voulais travailler avec un graphiste Jean Raymond Hiebler et j'ai cherché longtemps parmi ses photographies une qui pourrait convenir. Jusqu'à ce que je tombe sur celle-ci, un faux photomaton d'époque représentant une femme vulgaire et aguicheuse en même temps. Elle attire le regard.  Elle représenterait dans le roman la fille assassinée, Marguerite. 

Pourquoi finir sur le personnage de Julie alors qu'elle n'est pas le personnage principal du livre ?

Quand je commence à écrire, je ne sais pas comment le roman se termine. Je laisse la structure et les personnages me guider, se mettre en place et faire le choix de composition. 

Rencontres régionales du Goncourt des lycéens 2016 (3)
Jean-Baptiste Del Amo auteur de  Règne animal chez Gallimard :
Présentation de l'éditeur :
Règne animal retrace, du début à la fin du vingtième siècle, l’histoire d’une exploitation familiale vouée à devenir un élevage porcin. Dans cet environnement dominé par l’omniprésence des animaux, cinq générations traversent le cataclysme d’une guerre, les désastres économiques et le surgissement de la violence industrielle, reflet d’une violence ancestrale. Seuls territoires d’enchantement, l'enfance – celle d’Éléonore, la matriarche, celle de Jérôme, le dernier de la lignée – et l’incorruptible liberté des bêtes parviendront-elles à former un rempart contre la folie des hommes? 

Règne animal est un grand roman sur la dérive d’une humanité acharnée à dominer la nature, et qui dans ce combat sans pitié révèle toute sa sauvagerie – et toute sa misère.

Pourquoi évoquer plusieurs générations ? 

J'ai voulu effectuer un travail ainsi sur la thématique du passage du temps et la façon dont la violence se transmet de génération en génération. 

Vous êtes végétalien et vous en parlez dans le roman. Selon vous le roman peut-il faire changer les hommes ? 

Non je n'ai pas cette ambition. La littérature n'a pas pour vocation d'imposer une morale mais plutôt de mettre face à ses situations pour que l'on se pose des questions. Je me suis servi du lieu pour porter un message mais la fiction est avant tout le lieu de questions. Ce qui m'intéresse est plus la condition humaine que la condition animale.

Pourquoi autant de sexualité dans ce roman ?

Il y en a dans tous mes livres car la sexualité est un des grands questionnements de l'existence, c'est quelque chose qui nous lie, nous habite et construit notre identité. Elle constitue l'être humain. 

Rencontres régionales du Goncourt des lycéens 2016 (3)
Questions posées à tous : 

Que regrettez-vous dans votre livre ?

Romain : J'ai assez peu de déchets, je relis tout le temps, le roman est donc très travaillé. Je laisse ensuite les éditeurs pointer les choses. 

Leïla : J'aurais aimé parler plus des femmes dans les squares, celles qui s'occupent des enfants.

Jean-Baptiste : Je réécrirais tout. C'est la raison pour laquelle on écrit un autre roman, on continue...

 

A lire également :

Rencontres régionales du Goncourt des lycéens 1er épisode

- Rencontres régionales du Goncourt des lycéens 1er plateau

- Mon avis sur Tropique de la violence

- Mon avis sur  L'enfant qui mesurait le monde

- Mon avis sur Cannibales 

Prochainement en ces pages :

- Les réactions des lycéens, enseignants et auteurs suite aux rencontres

- Mon avis sur Chanson douce de Leïla Slimani

 

Publié dans Prix littéraires

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