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420 résultats pour “ile du point némo

Bilan de lecture - Prix du meilleur Roman Points

Publié le par Hélène

J'ai aimé :

Histoire du lion personne de Stéphane Audéguy

Derniers feux sur Sunset de Stewart O'Nan

 

Je suis mitigée :

Pékin pirate de Xu Zechen

Une bouche sans personne de Gilles Marchand

 

Je me suis ennuyée :

Eclipses japonaises de Eric Faye

Avant que les ombres s'effacent de Louis-Philippe Dalembert

Six degrés de liberté de Nicolas Dickner

 

J'ai détesté :

Je n'en ai pas parlé sur le blog, tant je n'ai pas apprécié ces lectures !

Pino CORRIAS Nous dormirons quand nous serons vieux

- Des dialogues ridicules

"- Je suis de marbre, chérie, mais à force de m'embrasser, tu vas finir par me faire venir des rides.

(...)

- Je n'ai que deux rides, connard. Et en général, je suis assise dessus. Tu veux vérifier ?"

- Un style déplorable qui s'autorise les questions comme : "Genre ?"

- Des personnages caricaturaux

Bref une lecture insipide !

 

Lucie ou la vocation de Maëlle Guillaud

Je n'ai pas apprécié le style, ni l'histoire,

Publié dans Prix littéraires

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Ecorces de sang de Tana FRENCH

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ 

Trois jeunes enfants qui jouaient dans les bois se retrouvent face à un mystère qui provoque la disparition de deux d'entre eux et l'amnésie du troisième. 

Celui-ci plusieurs années plus tard est devenu policier et doit affronter son passé : une fillette est retrouvée morte dans ce même bois.

Alliant subtilement passé et présent, ce roman policier se lit d'une traite, le souffle court et les mains moites ! D'une efficacité redoutable, il ferre son lecteur et l'emmène dans les profondeurs de ce bois théâtre de disparitions empreintes de mystère et de peur. Existe-t-il un lien entre les disparitions des amis de Rob et celle de la petite fille ? Rob narrateur dit-il la vérité à son lecteur crédule ? Le suspens court sans relâche tout le long des 566 pages.

Mes retenues :

Quelques maladresses à déplorer : le narrateur est excessivement naïf. D'autre part, l'évolution de sa relation avec la belle Cassie était assez prévisible sans être tout à fait nécessaire...

 

Présentation de l'éditeur : Points 

D'autres avis : Babélio ; Cathulu 

Du même auteur : Comme deux gouttes d'eau

 

 

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Le silence des bois de Maureen MARTINEAU

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Haute-Mauricie (Québec) Plusieurs personnages se retrouvent dans la forêt : Lorie, dont la mère Agathe a été assassinée en ces lieux un an auparavant, alors qu'elle faisait du camping sauvage, La vieille Mikona Awashish et sa fille, autochtones, Atikamekw l'agent de protection de la faune, André Chillas, mais aussi Le chauffeur de taxi, et une ourse qui attend des petits et souhaite le nourrir.

Un drame se trame, les point de vue alternent et font monter la tension dans un décor sauvage, pouvant se révéler à la fois fascinant et glaçant.

Ce que j'ai moins aimé :

L'intrigue est trop expéditive, comme s'il s'agissait d'un synopsis mais que rien n'était exploité, c'est dommage car elle tenait bien la route, mais en 150 pages tout est terminé alors qu'il y aurait eu possibilité de rédiger largement plus en exploitant chaque situation.

Bilan :

Prometteur, une auteure à suivre. Et pour ceux qui aiment les romans courts ... foncez !

 

Présentation de l'éditeur : Les éditions de l'aube

 

 

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Rentrée littéraire 2016

Publié le par Hélène

Petit pays de Gaël Faye

Présentation de l'éditeur : Avant, Gabriel faisait les quatre cents coups avec ses copains dans leur coin de paradis. Et puis l'harmonie familiale s'est disloquée en même temps que son «  petit pays  », le Burundi, ce bout d'Afrique centrale brutalement malmené par l'Histoire.
Plus tard, Gabriel fait revivre un monde à jamais perdu. Les battements de cœur et les souffles coupés, les pensées profondes et les rires déployés, le parfum de citronnelle, les termites les jours d'orage, les jacarandas en fleur... L'enfance, son infinie douceur, ses douleurs qui ne nous quittent jamais.

Mon avis : Dans un texte puissant, à la poésie évocatrice, Gaël Faye nous raconte un peu de son histoire, un épisode de l'Histoire de son pays. Lui-même a dû se réfugier dans l'écriture pour survivre, comme le jeune Gabriel trouve refuge dans les livres prêtés par la voisine. Mais il chante aussi la joie de l'enfance, l'amour inconditionnel pour son pays, et, au bout de l'horreur, l'espoir, comme un point ténu au fond de l'horizon...

 

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L'autre moitié de soi de Brit BENNETT

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Mallard est une ville particulière dans le Sud de l'Amérique : les habitants sont tous afro américains, mais revendiquent leur peau si claire, que l'on ne peut deviner leurs ascendants noirs.

C'est là que grandissent les jumelles Vignes, qui ont assisté enfant au lynchage de leur père par les blancs. avant de la quitter pour affronter le monde. Mais Stella et Désirée ne suivent pas la même trajectoire : Stella décide de gommer ses origines noires et de couper tout contact avec cette famille, quand Désirée met au monde une petite fille noire et revient à Mallard sur les traces de son enfance.

Jusqu’où peut-on renoncer à une partie de soi-même ? Qui est-on réellement au fond de soi ? Brit Bennett, en mettant en scène deux jumelles, s'interroge sur l'identité, sur ce qui nous appartient en propre et sur ce que notre volonté façonne. Dans ce roman bien rythmé, qui s'attache aussi bien aux pas de Désirée, que à ceux de sa fille Jude ou encore de Stella, les points de vue s'affrontent, pour offrir une réflexion riche sur le sujet.

 

Présentation de l'éditeur : Autrement

Du même auteur : Le coeur battant de nos mères

Retrouvez ce roman dans votre librairie la plus proche

 

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Beauté de KERASCOET et HUBERT

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Morue est malmenée dans son village : surnommée ainsi à cause de l'odeur qu'elle véhicule, elle est laide et peu appréciée. Le jour où elle délivre sans le vouloir une fée d'un sortilège, elle choisit d'inverser la tendance et demande comme cadeau à être très belle. Mais cette beauté ne change pas vraiment les choses : jalousée des femmes, elle doit lutter contre des assauts incessants des hommes de la région. Sauvée par le seigneur local, elle se prépare pour une autre destinée, sans se douter que la famille à laquelle elle appartient désormais est en proie à des luttes royales qui risquent de l'inquiéter.

Le jeu sur le point de vue est subtilement amené, les dessins jouant sur l'angle de vue qui peut transformer quelqu'un à loisir. Loin des clichés habituels, l'histoire met en avant les méfaits de la beauté, ses limites, ses affres, la métaphore de "fleur du mal" de Baudelaire prenant alors tout son sens.

Mon exemplaire proposait des dessins en bichronie, accentuant le caractère duel de cette beauté empoisonnée.

Présentation de l'éditeur : Dupuis

D'autres BD chez Noukette

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Dark Horse de Craig JOHNSON

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"Invitez un bon flic chez vous une fois, et un an plus tard il sera capable de vous dire si le grille-pain est blanc ou en inox." 

Un dark horse est un participant très peu connu (comme un cheval de course) qui se fait remarquer de manière inattendue ou une personne qui se dévoile très peu. Mary Barsad est de celles qui se dévoilent peu, femme volontaire passionnée par les chevaux et pourtant dans son mariage, elle a misé sur le "mauvais cheval". Le jour où ce dernier brûle la grange dans laquelle sont enfermés ses chevaux de course, le monde de Mary bascule. Elle se retrouve sonnée, atterrée, avec à quelques mètres d'elle son mari qui a reçu six balles dans le corps... Confuse, elle s'accuse de ce crime sanglant et est emprisonnée dans les geôles de Longmire. Malgré ses dires, le shérif Walt Longmire est persuadé qu'elle n'a pas pu commettre un tel acte. Il part sr place, à Absalom dans le Wyoming pour mener sa propre enquête incognito. 

Savant mélange de nature writing et d'enquête policière palpitante, Dark Horse est la cinquième enquête des aventures de Walt Longmire. Dans une atmosphère rappelant les meilleurs westerns, les personnages évoluent dans les grands espaces sans reconnaître la terre de leurs ancêtres. 

"Je pensai à la manière dont nous labourions et cultivions la terre, dont nous y plantions des arbres, l'enfermions dans des clôtures, y construisions des maisons et faisions tout notre possible pour repousser l'éternité de la distance - tout pour donner au paysage une espèce d'échelle hmaine. Mais peu importait ce que nos faisions pour essayer de façonner l'Ouest, c'était l'Ouest qui nous façonnait inévitablement." p. 249

Les personnages bien campés apportent densité et profondeur à cette série à ne manquer sous aucun prétexte !

PS : beaucoup se demanderont pourquoi je découvre seulement maintenant cette série qui pourtant était faite pour moi. J'avoue avoir tenté l'aventure avec le premier "Little bird". J'ai commencé deux fois cette lecture et je l'ai abandonné deux fois. Raison pour laquelle j'ai finalement commencé par le 5ème de la série, pioché avec détermination en librairie, et avec succés cette fois-ci. Maintenant je vais reprendre dans l'ordre, mais sans passer par la case "Little bird"...

 

Présentation de l'éditeur : GallmeisterPoints 

 

Dark Horse, Craig Johnson, traduit de l'anglais (EU) par Sophie Aslanides, Gallmeister, 2013, 336 p., 23.60 euros 

Dark Horse, Craig Johnson, traduit de l'anglais (EU) par Sophie Aslanides, Points, 377 p., 7.95 euros

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Nord Sud de Elizabeth GASKELL

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥ 

Margaret Hale est la fille d’un pasteur du Sud rural qui quitte l’Église d’Angleterre pour des raisons de conscience et emmène sa femme et sa fille dans la ville industrielle de Milton dans le Darkshire, où on lui propose un travail de professeur privé. Ils rejoignent ainsi le rude et besogneux Nord industriel qui contraste sévèrement avec le paisible Sud rural et conservateur. Margaret découvre un monde totalement différent de celui qui était le sien, elle, qui vivait chez sa tante, dans un milieu privilégié, se heurte à un monde régi par la révolution industrielle et la montée des syndicats. Ces nouvelles valeurs s'incarnent dans le personnage de John Thornton, un riche manufacturier de la ville que méprise Margaret. Elle se lie au contraire avec les Higgins, des pauvres du quartier pour qui elle éprouve de la compassion. A leurs côtés, elle assiste alors aux premières grèves organisées et voit s'affronter patrons et ouvriers, s'éloignant peu à peu de l'univers qu'elle a quitté, de ces nobles qui se laissent vivre de façon indolente en entretenant des discussions superficielles, quand de l'autre côté, des travailleurs acharnés se battent pour nourrir leurs enfants. La jeune femme prend résolument partie, encourageant un dialogue égalitaire entre patrons et ouvriers, ouvriers qu'elle considère avant tout comme des êtres humains et non pas des outils de production régentés par le monde de l'argent. 

La gare Victoria de Manchester en 1844

lewebpedagogique.com

 

Dans cette magnifique fresque au souffle romanesque puissant, les points de vue différents s'affrontent face au pouvoir industriel, et les préjugés de la jeune Margaret se transforment face à la réalité et face à son ennemi de la première heure, le ténébreux John... 

Elizabeth Gaskell a su trouver le bon équilibre entre romance et roman social pour porter les questions de son siècle sur le devant de la scène, et si les scènes sentimentales flirtent quelquefois avec les clichés, les pages passionnantes sur les grèves rachètent ces légers errements.

Un grand roman victorien. 

 

Présentation de l'éditeur : Points

 

Challenge mois anglais : roman victorien 

Publié dans Littérature Europe

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Paméla ou la vertu récompensée de Samuel RICHARDSON

Publié le par Hélène

♥ ♥

Roman épistolaire de 1740 qui raconte le destin de la jeune Paméla, 15 ans qui résiste aux assauts répétés de son maître, M. B., souhaitant par dessus tout préserver sa vertu intacte. Elle raconte ses mésaventures à ses parents dans ses lettres, puis quand elle comprend que ses lettres n'atteignent pas ses destinataires, elle continue à écrire son journal intime.

Ce roman a marqué la littérature anglaise et européenne par son originalité : donner la parole à la première personne à une domestique était novateur à l'époque, mais aussi par cette image vertueuse, néanmoins controversée. Deux voix s'élèvent : ceux qui pensent que Paméla est un modèle de vertu, et ceux qui pensent que sous couvert de la vertu, l'auteur en profite pour montrer des scènes équivoques, et que la jeune Paméla ne fait que provoquer M. B, son maître dans le but d'être épousée.
 

Ce que j'ai moins aimé :

Les atermoiements de la jeune Paméla m'ont lassée et son ambivalence m'a surprise effectivement : alors que cet homme a tenté d'abuser d'elle à maintes reprises, elle finirait finalement par éprouver des sentiments pour lui ?

" Vous et mon cher père êtes sans doute surpris de n'avoir point eu de mes nouvelles depuis plusieurs semaines, mais une triste scène en a été la cause. Car à présent il n'est que trop clair que vos avertissements étaient bien fondés. Oh, ma chère mère, je suis malheureuse, véritablement malheureuse ! Ne vous effrayez pourtant pas, je suis vertueuse ! Dieu veuille par Sa grâce que je le sois toujours.
Oh ! cet ange, ce galant homme, ce doux bienfaiteur de votre pauvre Paméla, qui devait prendre soin de moi à la prière que lui fit sa mère, lorsqu'elle était sur son lit de mort, qui craignait si fort que je ne me laissasse séduire par le neveu de Milord Davers qu'il ne voulut point me laisser entrer au service de Milady ; ce gentilhomme (oui, il faut encore que je l'appelle ainsi, quoiqu'il ne mérite plus ce titre), ce gentilhomme s'est avili jusqu'à se donner des libertés avec sa pauvre servante ! Il s'est fait voir maintenant dans son caractère naturel, et rien ne me paraît plus noir et plus affreux."

Bilan :

J'ai été heureuse de découvrir ce classique du XVIIIème, mais en tant que lectrice, je n'ai pas été convaincue par Paméla et encore moins par sa vertu !

 

Présentation de l'éditeur : 10-18

 

Publié dans Littérature Europe

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Captive de Margaret ATWOOD

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

En 1873 Grace Marks, seize ans, est condamnée à la prison à perpétuité pour avoir assassiné son jeune employeur et sa gouvernante, avec l'aide de son petit ami, condamné à mort. Etait-elle victime, simple complice, conspiratrice ? A-t-elle feint la folie ? Nul ne le sait réellement. Le Docteur Jordan s'empare du dossier, bien décidé à plonger dans l'âme de Grace pour en sonder les profondeurs. Mais saura-t-il accéder dans ces recoins secrets de l'âme ?

Alors que sa mère le destine à une jeune femme aimante ordinaire, des visions apocalyptiques de ce que serait sa vie s'offrent à lui : "Sa mère croit-elle réellement qu'il puisse être séduit par une telle vision de lui-même - marié à Fidelia Cartwright et emprisonnée dans un fauteuil près de la cheminée, figé dans une sorte de stupeur pétrifiée tandis qu'à côté de lui sa chère femme l'enroulerait lentement dans des fils de soie multicolores, tel un cocon ou une mouche piégée dans la toile d'une araignée ?" p. 392

Peu à peu, il est pris dans les filets de Grace, qui, telle une Shéhérazade brode pour mieux le retenir...

Inspiré d'un sanglant fait divers qui a bouleversé le Canada du XIXe siècle, Margaret Atwood écrit là un roman remarquable dans par sa construction que par ses réflexions. Elle choisit de multiplier supports et points de vue, faisant alterner le point de vue de Grace, celui de Simon, mais aussi des lettres, autant de prismes qui ont tendance à donner une vision déformée des personnages. Qui sont-ils vraiment ? Eux-mêmes le savent si peu... Qui détient la vérité et peut-on dire que cette vérité existe tant l'être est capable de refouler sentiments et pensées ?

"Que de mystères demeurent à découvrir dans le système nerveux, cette toile de structure matérielle et éthérée, ce réseau de fils qui parcourent le corps, compose de mille fils d'Ariane, menant tous au cerveau, ce sombre labyrinthe où gisent, éparpillés, les os humains et où rôdent les monstres...

Et aussi les anges, se dit-il. Et aussi les anges." p. 247

Cette plongée dans l'âme humaine à travers le personnage de Grace s'avère passionnante !
 

Présentation de l'éditeur : 10-18
D'autres avis : Eva

 

Merci à l'éditeur !

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