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420 résultats pour “ile du point némo

L'enfant céleste de Maud SIMONNOT

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

Célian est un petit garçon qui ne parvient pas à trouver sa place à l'école, trop sensible, trop rêveur, il ne rentre pas dans les cadres. Cette situation affecte sa mère Mary, qui se remet difficilement d'une rupture sentimentale. A quelques mois de l'été, elle décide de prendre le large avec son petit garçon, sur une île légendaire de la baltique. C'est en effet au cœur de l'île que Tycho Brahe, astronome de la Renaissance a imaginé un observatoire pour redessiner une carte du ciel. Dans ce lieu particulier, hors du temps, lovés au cœur de cette île, Mary et Célian pansent leurs blessures et s'épanouissent.

"Tandis que nous longeons un champ de blé d'un blond laiteux, nous nous arrêtons pour boire à l'ombre d'un pommier. dans le vaste silence de cette campagne, on n'entend que le craquement des céréales sous l'effet du soleil. Un couple de lièvres pointe leurs nez, le visage de mon fils rayonne. je souffle sur les graines d'un pissenlit pour qu'elles s'envolent. Les akènes aux aigrettes gris perle, symbole de l'univers en expansion, montent très haut, jusqu'à disparaitre dans le ciel. j'ai fait un vœu." p 80

Cette parenthèse enchantée résonne en nos âmes tourmentées, elle teinte le quotidien de Célian et Mary de magie, les enveloppe dans un cocon protecteur au cœur de la nature et les rend plus forts, jours après jour, face à l'adversité du monde.
Un roman d'une grande pureté.
 

Présentation de l'éditeur : Editions de l'Observatoire

Retrouvez ce roman dans votre librairie la plus proche

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Le magasin général de Régis LOISEL et Jean-Louis TRIPP Tome 1 Marie

Publié le par Hélène

                     

♥ ♥ ♥  

Ce que j'ai aimé :

Dans le petit village Notre-Dame des Lacs au Québec, dans les années 20, le Magasin Général est le point central pour ses habitants. Il est tenu par Félix Ducharme et sa femme, Marie. Mais quand son époux meurt, cette dernière hésite à continuer à tenir le magasin. Poussée par le village qui a besoin d'elle, elle décide de continuer, contre vents et marées. C'est son histoire, centrale comme son magasin, que nous suivrons au cours des 9 tomes que compte la série.

Mais c'est aussi l'histoire du quotidien d'un village québécois, entre le nouveau curé qui vient d'arriver, celui qui a décidé de construire un bateau, le jeune garçon qui se casse la jambe, les bagarres, les jalousies, les émotions, les liens, ténus, qui se tissent entre des êtres proches. 

Dans un patois québecois qui chante aux oreilles, les auteurs restituent à merveille ce qui fait le sel d'un village et d'une vie.

          

Ce que j'ai moins aimé :

Le dessin m'a moins plu.

Vous aimerez aussi :

Les autres tomes de la série

Présentation :

Chez Casterman

Le site de l'auteur 

D'autres avis :

Lecture commune organisée dans le cadre de Québec en septembre chez Karine:)

 

Pioché à la bibliothèque.

 

Le magasin général, tome 1, Marie Régis Loisel, Casterman, mars 2006, 15.50 euros

 

 

 

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Mois du Québec - Bilan

Publié le par Hélène

 

Dans le cadre du mois du Québec organisé par Karine et Yueyin, voici mes découvertes - assez mitigées :

J'ai souhaité inspecter de plus près l'univers de Monique Proulx dont j'avais tant apprécié le Champagne. Malheureusement, je n'ai pas retrouvé le charme qui m'avait tant plus dans Les aurores montréales ni dans Le coeur est un muscle involontaire. 

Je me suis alors tournée vers une valeur sûre, Jacques Poulin qui m'enchante avec son univers poétique peuplé de marées et de chats. Mais là encore, une déception m'attendait car ses grandes marées m'ont semblé bien plus pessimiste que ses autres écrits...

J'ai ensuite lu des roman glanés ici et là et estampillés "coups de coeur" :

- Coup de coeur Renaud Bray avec La foi du braconnier. Echec.

- Coup de coeur de Karine avec Un ange cornu de Michel Tremblay, une belle découverte.

- Coup de coeur des lecteurs des éditions Points avec Chercher le vent de Guillaume Vigneault, un road movie agréable.

 

Mais pas de véritables coups de coeur pour moi cette année. je vous renvoie donc : 

- à mes chouchous de Jacques Poulin : La tournée d'automne et Le vieux chagrin  

- à mon pavé de l'an dernier, véritable plaisir de lecture La fiancée américaine ; 

- à mes deux coups de coeur québecois Champagne de Monique Proulx et Rivière Mékiskan de Lucie Lachapelle 

 

Découvrez d'autres titres avec les autres participants ICI  ainsi que sur la méga liste de Québec ô trésors 

 

Merci aux organisatrices ! 

 

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Les neiges de Damas de Aude SEIGNE

Publié le par Hélène

Enchantée par le précédent recueil de cette auteure intitulé Chroniques de l'occident nomade, je me suis précipitée sur celui-ci. Il raconte l'histoire d'Alice qui dépoussière, photographie et répertorie les tablettes sumériennes dans le sous-sol du Musée national de Damas. Alice raconte cette aventure six ans plus tard, en 2014, quand la Syrie qu'elle a connue a définitivement disparu... La jeune fille évoque les coulisses du conflit avec délicatesse et intelligence. Ce récit est aussi prétexte pour parler du passage à l'âge adulte et de la découverte du décalage inaltérable entre rêve et réalité...

Mes réticences : plusieurs époques s'entrecroisent au fil des chapitres : 1770 avant Jésus Christ, 2005 avec narrateur qui s'exprime à la troisième personne et décrit Alice, puis le point de vue interne de Alice en 2005 toujours, 1980 avec Adam Compagnon, etc...  Pourquoi ne pas choisir seulement deux époques et résolument la première personne propre aux récits de voyage ? L'ensemble m'a semblé embrouillé, et assez détaché, impersonnel.

Seul le style, toujours aussi travaillé, sauve le roman à mes yeux.

Une déception...

 

Présentation de l'éditeur : Editions ZOE

Site de l'auteur : Aude Seigne 

D'autres avis (divisés) sur Babelio 

 

Les neiges de Damas, Aude Seigne, Editions Zoé, janvier 2015, 188 p., 17 euros

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Meurtres à Willow Pond de Ned CRABB

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Sur les rives d'un petit lac dans le Maine, Alicia et Six Godwin coulent des jours tranquilles que vont venir troubler leurs voisins et cousins les Seldon. Leur cousine Iphigénie les convie en effet dans son lodge voisin, lui aussi au bord d'un lac, parce qu'elle souhaite modifier la répartition de sa fortune entre ses enfants dans son testament. Cette femme autoritaire mène d'une main de fer son lodge consacré à la pêche et elle est peu appréciée de sa famille. Les passions vont se déchaîner lors de cette soirée sous l'égide d'un orage d'une extrême violence. Iphigénie galvanise la haine et chaque membre de sa famille ressent à son contact des envies de meurtre irrépréssibles...

Dans ce huis clos à la Agatha Christie les relations familiales régies par l'argent volent en éclat, menées par des égoïsmes contradictoires. Au sein d'une nature préservée le trouble s'installe, provoqué par l'avidité pécuniaire des hommes. 

Six se transforme en Hercule Poirot pour aider le shérif à résoudre ces meurtres à Willow Point, entraînant son lecteur ravi dans une intrigue bien mené aux multiples rebondissements.

Mes réticences : La psychologie des personnages est un peu sommaire, voire caricaturale. La fin m'a déçue, un peu trop tonitruante à mon goût, j'attendais quelque chose de plus subtil ... 

Lac Winnipesaukee - New Hampshire - Etats-Unis

http://www.voyageursdumonde.fr/

Présentation de l'éditeur : Gallmeister 

D'autres avis : Mary 

 

Meurtres à Willow Pond, Ned Crabb, traduit de l'américain par Laurent Bury, Gallmeister, Noire, février 2016, 432 p., 24.30 euros

 

Merci à Ekaterina.

 

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La chambre de Jacob de Virginia WOOLF

Publié le par Hélène

♥ ♥

"C'est ainsi que nous vivons, paraît-il, menés par une force insaisissable. et l'on dit aussi que les romanciers ne la captent jamais tout à fait ; elle passe avec effraction à travers leurs filets, qu'elle réduit en lambeaux. Et c'est d'elle que nous vivons - de cette insaisissable force."

Jacob Flanders est cet être insaisissable que l'auteure cherche à capturer dans les rets de ses phrases, au détour d'un point de vue. A la fois enfant de Cornouailles, étudiant de Cambridge, voyageur impénitent, il est aussi celui au parcours amoureux chaotique. Virginia Woolf a créé cet être vu par le prisme des autres pour rendre hommage à son frère Thoby, mort prématurément à l'âge de 26 ans. Publié en 1922, La Chambre de Jacob inaugure la série des romans qui feront de Virginia Woolf la romancière anglaise la plus célèbre du XXe siècle. S'y retrouve sa volonté de saisir l'émotion au travers de conversations, d'impressions fugaces et volatiles. Les détails sont mis en avant, un éclair, une lumière, éclairant l'importance des sensations qui révèlent plus sur nous et les autres que les faits.

"Aucun de nous ne voit les autres tels qu'ils sont, et pas plus une cinquantenaire assise en face d'un jeune inconnu, dans le train. Ce qu'on voit c'est un ensemble - c'est toutes sortes de choses - c'est soi qu'on voit."

A travers son interrogation sur la réalité des choses et des êtres, à travers ses réflexions sur ce qui fonde notre identité, Virginia Woolf esquisse entre les lignes la magie du monde et des êtres vivants...

 

Présentation de l'éditeur : Folio ; Le livre de poche ; Stock

Du même auteur : Les vagues ♥ ♥ ♥ ♥ ; La promenade au phare ♥ ♥ ♥ 

 

Publié dans Littérature Europe

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Déception et abandon du mois d'août

Publié le par Hélène

fin-vandalisme.jpg 

 

La fin du vandalisme de Tom DRURY

 


 

Pitch :


 

La Fin du vandalisme est le premier volume d'une trilogie qui raconte le comté de Grouse, dans le Midwest : ses fermes, ses chemins de terre, ses lacs, son marais Lapoint, son bois Martins, sa saison sèche suffocante, ses pluies automnales, ses pompiers, son conseil élu... Le couple formé par Dan, le shérif, et Louise, jeune femme lunaire, ironique, secrète, est au centre de cette fresque foisonnante de personnages, dont la construction et la tonalité ne sont pas sans rappeler le Winesburg-Ohio de Sherwood Anderson. Tom Drury entrelace ses fils narratifs avec une admirable sérénité et un sens de l humour extraordinaire, sans sarcasme ni cynisme, il invente un monde, un drôle de Midwest profondément original et follement attachant. (Source Babélio)


 

Mon avis :

 

Il ne se passe pas grand chose dans ces pages, seulement la vie comme elle va pour Dan, Louise et Tiny. Le rythme du roman épouse le quotidien lent et routinier des 70 -eh oui !- personnages, au point que le lecteur ne sait pas bien où il va. Et ne sait plus s'il a envie d'y aller surtout tant cette vie ressemble à celle qu'il connaît. L'auteur ne s'attarde pas sur les sentiments ou une quelconque introspection, il se contente de décrire la vie dans le comté de Grouse, dans le Midwest. Je ne suis pas tombée sous le charme de ces- tranches de vie...

 

 

D'autres avis :

 

fluctuat

 


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Seigneur ermite. L'intégrale des haïkus de BASHO

Publié le par Hélène

                                       

♥ ♥
 

"Curiosité -

Un papillon posé

sur une herbe sans parfum"

 

L'auteur :

Né au Japon en 1644 et mort en 1694. Basho vécut de et pour son art. Il fonda l'école de haïkus Shomon, à Tokyo.

 

Ce que j'ai aimé :

 

Ce recueil permet une rencontre avec le plus grand haïjin, poète de haïku japonais, celui qui a défini l'esprit du haïku. Certains de ses poèmes ont été publiés dans les recueils du Maître (poésie ou journal de voyage) et d'autres intégrés à des anthologies compilées par son école. Il chante la beauté de la nature, admire la lune, visite les lieux chantés par les anciens poètes. 

"Avec légèreté, humour et simplicité, il porte une grande attention à la nature et réunit l'immuable et l'éphémère : l'essence de la poésie japonaise." (Présentation de l'éditeur)

 

"Le monde parfumé

d'une seule branche de prunier,

un troglodyte s'en contente."

"Le chant du coucou

comme s'il se propageait

sur l'eau."

 

"Le soleil splendide

entre chien et loup - 

soir de printemps."

 

"Vieil étang -

une rainette y plongeant

chuchotis de l'eau."

 

Une belle découverte d'un poète de grande renommée...

 

Ce que j'ai moins aimé :

Je ne suis pas tombée sous le charme du grand Maïtre...

 

Vous aimerez aussi :

Haïku du XXème siècle, Le poème court japonais d’aujourd’hui, Collectif

 

Seigneur ermite, L'intégrale des haïkus, BASHO, Points, édition bilingue, traduction adaptation et édition établies apr Makoto Kemmoku et Dominique Chipot, février 2014, 480 p., 9.20 euros

 

Publié dans Poésie étrangère

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Mademoiselle à la folie ! de Pascale LECOSSE

Publié le par Hélène

Catherine est actrice. Catherine vit dans un monde de strass, de soirées dorées, de champagne à volonté. Catherine a un amant ministre de la culture, marié.

A ses côtés, Mina, la fidèle assistante, essentielle.

Un beau jour le monde stable de Catherine se trouble. des visages deviennent inconnus, des objets disparaissent, des êtres perdus apparaissent. Mina la protègera de cette maladie qui s'insinue dans leur vie.

Durant les premières pages, j'ai été déconcertée par des phrases ou expressions toutes faites, des clichés, à tel point que j'ai pensé que c'était un effet de style, un message subliminal sur le langage trop usité, sur ces expressions tellement utilisées qu'elles sont usées jusqu'à la corde et ne signifient plus rien. Il est possible que ce style soit un choix, comme si Catherine répétait un rôle ou présentait des phrases dites et redites aux interviews. mais le doute reste là et si telle était l'intention de l'auteure, ce n'est pas assez exploité à mon goût, et si ce n'était pas le projet, cela rend le vide de l'écriture assez prégnant.

"Le public est mon partenaire , je suis devenue comédienne pour qu'il m'aime."

"Mon fonds de commerce, c'est moi et j'en prends le plus grand soin."

Au-delà de cet aspect stylistique, je n'ai pas non plus été touchée par le rapport entre les deux femmes, si bien que pour moi, Mademoiselle à la folie est un premier roman décevant, manquant de corps.

 

Présentation de l'éditeur : Editions de la Martinière

D'autres avis : Les livres de George

 

Mademoiselle à la folie, Pascale Lécosse, Editions de la Martinière, 128 p., 14 euros

 

Merci à l'agence Anne et Arnaud.

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Déception et abandon du mois

Publié le par Hélène

Crépuscule du tourment de Léonora Miano

Présentation de l'éditeur :

De nos jours, quelque part en Afrique subsaharienne, au Cameroun peut-être, quatre femmes s’adressent successivement au même homme : sa mère, la femme à laquelle il a tourné le dos parce qu’il l’aimait trop et mal, celle qui partage sa vie parce qu’il n’en est pas épris, sa sœur enfin.
À celui qui ne les entend pas, toutes dévoilent leur vie intime, relatant parfois les mêmes épisodes d’un point de vue différent. Chacune fait entendre un phrasé particulier, une culture et une sensibilité propres. Elles ont en commun, néanmoins, une blessure secrète : une ascendance inavouable, un tourment identitaire reçu en héritage, une difficulté à habiter leur féminité… Les épiphanies de la sexualité côtoient, dans leurs récits, des propos sur la grande histoire qui, sans cesse, se glisse dans la petite.
D’une magnifique sensualité, ce roman choral, porté par une langue sculptée en orfèvre, restitue un monde d’autant plus mystérieux qu’il nous est étranger… et d’autant plus familier qu’il est universel. 

Grasset

Mon avis :

Au début j'ai été ferrée par le style. De même le thème de l'identité d'un peuple, du rapport de la femme par rapport à l'homme, de la nécessité de prendre soin de l'autre étaient des sujets passionnants.

Mais le monologue des quatre femmes qui s'adressent à un homme absent m'a perdue en cours de route, la forme déroutante lassant au fil des pages.

C'est un texte difficile malgré la beauté crépusculaire de son propos.

 

Les avis sur Babélio sont assez identiques

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