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1205 résultats pour “vie parfaite

Une femme simple et honnête de Robert GOOLRICK

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

"Il est des choses qui attendent, se dit-elle. Tout ne meurt pas. Vivre prend du temps." 

Après plusieurs années de célibat, Ralph Truitt décide de se remarier et pour ce faire passe une petite annonce dans un journal de Chicago. Catherine Land répond à cette annonce, et en cet automne 1907, Ralph l'attend sur le quai  de gare, impatient. Son désir est simple :

"Ce qu'il avait voulu, c'était une femme simple et honnête. Une vie tranquille. Une vie dans laquelle tout pourrait être préservé et où personne ne deviendrait fou." p. 49

La belle Catherine entre alors dans sa vie, semblant correspondre à celle qu'il attendait. Mais les apparences peuvent être trompeuses...

Dans un Wisconsin sous la neige trois vies entremêlées vont s'aimer et s'entredéchirer. Chaque être a sa propre histoire, son passé à porter comme un fardeau, chacun a son objectif, clair. Puis, la vie s'en mêle et "Tout était devenu confus, dans la masse du quotidien ordinaire, dans la vie des gens, dans cette fâcheuse tendance du coeur à attirer et repousser ce qu'il désire et redoute." p. 362

Au fil du temps, l'âme des protagonistes se dévoile, se transforme et alors la rédemption sera peut-être possible... Portée par un style époustouflant, cette histoire de sexe et d'amour sous couvert de trahison emporte irrémédiablement le lecteur dans cette campagne gelée, aux côtés de ces êtres torturés.

"C'était une histoire banale, où le froid pénétrait dans les os des êtres pour ne plus jamais les quitter, où les souvenirs s'enfonçaient dans leur coeur pour ne plus jamais le laisser en paix. C'était l'histoire de la douleur et de l'amertume qu'on endurait dans l'enfance, quand on était sans défense mais capable de reconnaître le visage du mal, de secrets maudits qu'on ne pouvait raconter à personne, de la vie qu'on s'inventait contre sa douleur et la douleur des autres, impuissant à changer quoi que ce fût, l'histoire de la fin déjà écrite." p. 359

Un roman magnifique !

 

Présentation de l'éditeur : 10/18

Du même auteur Féroces Arrive un vagabond 

 

Une femme simple et honnête, Robert Goolrick, traduit de l'anglais (EU) par Marie de Prémonville, 10/18, janvier 2016, 373 p, 7.10 euros

Publié dans Littérature Europe

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L'inespérée de Christian BOBIN

Publié le par Hélène

♥ ♥ 

"L'intelligence est la force, solitaire, d'extraire du chaos de sa propre vie la poignée de lumière suffisante pour éclairer un peu plus loin que soi -vers l'autre là-bas, comme nous égaré dans le noir." 

Dans ces courts textes lumineux, Christian Bobin nous invite à porter attention au monde qui nous entoure. 

Dans le premier il écrit "Une lettre à la lumière qui traînait dans les rues du Creusot , en France, le mercredi 16 décembre 1992, vers quatorze heures.", louant ainsi un monde personnifié vivant qui répandrait la joie dans le coeur de celui qui aura su saisir la beauté de l'instant. 

"Ecrire des lettres d'amour est, certes, un travail peu sérieux et sans grande importance économique. Mais si plus personne ne l'exerçait, si personne ne rappelait à cette vie combien elle est pure, elle finirait par se laisser mourir -vous ne croyez pas ?" p. 16

Vivre pleinement l'instant, cela signifie aussi lutter contre les maux de notre époque comme cette fuite en avant du temps,  "La vraie vulgarité de ce monde est dans le temps, dans l'incapacité de dépenser le temps autrement que comme des sous, vite, vite, aller d'une catastrophe aux chiffres du tiercé, vite glisser sur des tonnes d'argent et d'inintelligence profonde de la vie, de ce qu'est la vie dans sa magie souffrante, vite aller à l'heure suivante et que surtout rien n'arrive, aucune parole juste, aucun étonnement pur." p. 21 Le Mal

La légèreté de l'instant se retrouve dans l'innocence de l'enfant qui vit seulement ici et maintenant, et peut par l'imagination s'évader au-delà des frontières closes du réel. Dans "Le thé sans le thé", l'écrivain s'évade d'une conférence soporifique pour aller jouer avec des enfants, et dans 'Une fête sur les hauteurs', les enfants tutoient les anges de la mort, instinctivement, en lançant les conventions par dessus tête, ils rendent un dernier hommage fleuri à une aïeule décédée.

Par le pouvoir de l'écriture qui évoque plus que les images, l'écrivain grave dans les mots la beauté transcendante de ses rencontres, et les plaisirs minuscules qui embellissent la vie, comme celui de nager dans un étang, en se laissant porter par le courant, comme en apesanteur ("Elle ne vous fait plus peur")

"Il nous faudrait apprendre à compter un par un chaque visage, chaque vague et chaque ciel, en donnant à chacun la lumière qui lui revient dans cette vie obscure." p. 111 "L'inespérée"

 

Présentation de l'éditeur : Folio 

D'autres avis : Babelio 

Du même auteurLes ruines du ciel  ♥ ♥  ; La part manquante ♥  ; L’homme-joie ♥ ♥ ♥ ;  Eloge du rien ♥ ♥ ♥ ; La dame blanche ♥ ♥ ♥ ; La grande vie ♥ ♥ ; L'épuisement  ♥ ♥ ♥ ♥ ; L'inespérée ♥ ♥ 

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Il pleuvait des oiseaux de Jocelyne SAUCIER

Publié le par Hélène

                                             

♥ ♥

"Le grand âge lui apparaissait comme l'ultime refuge de la liberté, là où on se défait de ses attaches et où on laisse son esprit aller là où il veut."

 

Mon avis :

Au fin fond de la forêt canadienne, trois vieillards ont décidé que "La mort, on en fait notre affaire." Ne souhaitant pas terminer dans des mouroirs, ils se cachent, en marge de la société et vivent leur vie libre, loin de la civilisation et des assistantes sociales qui décident pour eux ce qui est bien ou pas. Heureux ? Sans nul doute.

"Et ça, dit-il en désignant la boîte de fer-blanc, c'est ce qui donne son prix à un coucher de soleil quand on a mal à ses os, c'est ce qui donne le goût de vivre parce qu'on sait qu'on a le choix. La liberté de vivre ou de mourir, y a pas mieux pour choisir la vie."

Ces drôles de bonhomme ne vont pas rester longtemps seuls, une jeune photographe à la recherche des rescapés des grands feux de 1916 les rencontre, puis une charmante vieille dame diaphane au cheveux blancs s'annonce dans leur vie. Mais ces deux envoyées du ciel ne trahiront pas leur secret...

Un petit conte éclatant, tendre et merveilleux comme ses personnages. Jocelyn Saucier nous parle de la vieillesse, de la vie, de la liberté, et de la mort, mais elle nous parle surtout de choix de vie et de mort. Elle nous rappelle que tout un chacun reste libre de choisir sa vie, et libre de choisir son propre mouroir... Une pépite...

@bonjourquebec

Premières phrases :

"Où il sera question de grands disparus, d'un pacte de mort qui donne son sel à la vie, du puissant appel de la forêt et de l'amour qui donne aussi son prix à la vie. L;histoire est peu probable, mais puisqu'il y a eu des témoins, il ne faut pas refuser d'y croire. On se priverait de ces ailleurs improbables qui donnent asile à des êtres uniques."

 

D'autres avis :

Aifelle ; Cathulu  Karine Sylire ; Antigone ; Clara

 

Informations sur le livre :

Auteur: Jocelyne Saucier est une romancière canadienne née dans la province du Nouveau-Brunswick en 1948. Elle a fait des études de sciences politiques et de journalisme. Il pleuvait des oiseaux est son quatrième roman.

Interview ICI

Présentation de l'éditeur : Une photographe du Herald Tribune part réaliser un reportage sur la région québécoise du Témiscamingue, dont les forêts ont été ravagées par de gigantesques incendies au début du XXe siècle. Elle y trouve une communauté de marginaux fantasques et solitaires, dont Tom et Charlie, deux vieillards qui ont survécu à l'incendie et vivent en ermites au fond des bois. Dabord méfiants puis déterminés à aider la photographe dans son enquête, les deux hommes voient leur quotidien chamboulé. Et, soudain, lorsque arrive Marie-Desneige, octogénaire énigmatique tout juste échappée de sa maison de retraite, la vie, puis contre toute attente l'amour, reprend peu à peu ses droits. Superbe récit, lumineux et tendre, Il pleuvait des oiseaux nous entraîne au plus profond des forêts canadiennes, où le mot liberté prend tout son sens, et l'émotion, brute et vive, jaillit à chaque page.
 

 

Il pleuvait des oiseaux, Jocelyn Saucier, Denoël, août 2013, 16 euros

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Entre fauves de Colin NIEL

Publié le par Hélène

♥ ♥

Martin est garde au parc national des Pyrénées. Désabusé, il erre à la recherche du dernier ours, Cannellito, soupçonnant les chasseurs de l'avoir fait disparaitre. Il traque également les chasseurs sur Internet avec son groupe Stop Hunting, et c'est ainsi qu'il découvre la photo d'une jeune fille posant aux côtés d'un lion qu'elle vient vraisemblablement de tuer. Martin se lance sur les traces de cette mystérieuse tueuse.

En s'intéressant au sujet de la chasse, Colin Niel choisit de présenter tous les points de vue au travers de personnages emblématiques : Martin incarne le militant anti-chasse persuadé du bien-fondé de sa lutte, la jeune Apolline incarne les chasseurs, elle-même issue d'une famille pratiquant la chasse, le jeune Kondjima est un un jeune éleveur Himba en Namibie, dont le troupeau de chèvres a été décimé par le lion que chasse Apolline et qui met un point d’honneur à être le premier à le retrouver pour le tuer. Enfin, et plus surprenant, le point de vue du lion apparait également. Cette multitude de points de vue différent d'un même problème enrichit le récit et apprend à relativiser, à connaitre toutes les données avant de juger et de condamner : tous seront à un moment du récit et chasseurs et proies.

L'auteur dénonce également la haine déversée sur les réseaux sociaux, haine qui peut mener au pire, sujet tristement d'actualité ces jours-ci.

La construction parfaitement calibrée sert parfaitement ce roman aux accents écologistes.

Mes réticences :

Je ne saurais expliquer vraiment pourquoi, mais il m'a manqué un éclat de passion à la lecture de ce roman, peut-être parce qu'aucun des personnages n'est réellement attachant, manquant de nuances. De plus, je m'attendais à un roman policier, mais l'intrigue se tient toujours en lisière du genre.

Bilan :

Malgré un point de vue intéressant, j'ai nettement préféré  Ce qui reste en forêt de ce même auteur !

 

Présentation de l'éditeur : le Rouergue

D'autres avis : Tant qu'il y aura des livres ;

Du même auteur :  Ce qui reste en forêt ♥ ♥ ♥ ♥ (Policier) ; Seules les bêtes ♥ ♥ ♥ (Policier)

Retrouvez ce roman dans votre librairie la plus proche

D'autres romans sur le sujet de la chasse : Mon Amérique de Jim FERGUSEspaces sauvages de Jim FERGUS ; Chasses furtivesde Léon MAZZELLA

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Des voyous magnifiques de Bruno GALLET

Publié le par Hélène

voyous-magnifiques.gif

♥ ♥

" Moi qui croyait que les happy ends, c'était toujours gai..." (p.21)

 

L’auteur :

 

Architecte de formation, Bruno Gallet est scénariste pour le cinéma et la télévision. Passionné d'alpinisme, il est guide de haute montagne et effectue régulièrement l'ascension de l'Himalaya.
Bruno Gallet vit actuellement à Avignon.

 

L’histoire :

 

Lors d’un braquage dans une petite ville du sud des Alpes, Tuscan tue le directeur d’une banque. Après avoir volé une voiture, il s’enfuit en compagnie d’Abel, son complice, pour trouver refuge chez sa sœur, au fin fond du Causse. Mais, à la suite d’un accident, tous deux sont contraints de fuir à pied à travers la campagne, en plein cœur de l’hiver.

En chemin, par l’insolite magie d’un précieux fardeau qu’ils ont dû prendre en charge, leur cavale ordinaire se transforme peu à peu en quête rédemptrice, métamorphosant les malfrats qu’ils sont en voyous magnifiques. (Quatrième de couverture)

 

Ce que j’ai aimé :

 

L’histoire de ces deux voyous entraînés presque malgré eux dans une cavale épique est touchante malgré ses invraisemblances. Les deux voyous sont des êtres écorchés au destin peu classique, loin des clichés habituels sur les « bad boys », ils ont juste en eux un brin de folie et de colère qui déborde quelquefois au-delà des frontières de la moralité. Mais ils restent des êtres humains avides de reconnaissance et d’amour, des êtres qui vont s’épauler d’un bout à l’autre de l’aventure.

 

Leurs dialogues sont millimétrés, sonnant parfaitement juste entre humour et raison. L’écriture  et la construction de ce premier roman est parfaitement maîtrisée.

 

La beauté des paysages est à couper le souffle, même si cette nature plongée en plein hiver n’épargnera guère les protagonistes…

 

causse.jpg

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          L’histoire de ce fardeau improbable n’est guère vraisemblable, mais on y croit malgré tout de la même façon que l’on a envie de croire aux contes de fée…

 

Premières phrases :

 

« Il est bientôt cinq heures et le Crédit agricole va fermer. Abel se dit que les banques doivent être drôlement friquées pour s’arrêter si tôt. Mais ce n’est pas ce qui le contrarie le plus ; il est en rogne parce qu’il pleur au lieu de neiger, ce qui n’est pas normal à Barcelonnette en cette saison. En plus, il s’est laissé embringuer dans une aventure dont il sent qu’elle va mal finir. »

 

D’autres avis :

 

Sandrine 

 

Des voyous magnifiques, Bruno Gallet, Editions Anne Carrière, octobre 2011, 279 p., 18.50 euros

 

Merci à Julia Gallet des Editions Anne Carrière. 

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Trois chevaux de Erri DE LUCA

Publié le par Hélène

 

trois chevaux

 ♥ ♥ ♥ ♥  

Un très beau texte pur comme du cristal.  

 

  L’auteur :

 

Erri DE LUCA est un écrivain italien contemporain, également poète et traducteur. Il est engagé politiquement à l’extrême gauche depuis les années 60. Il a été ouvrier dans de nombreux pays et est alpiniste à ses heures.

 

L’histoire :

 

Le narrateur revient en Italie après avoir passé 20 ans en Argentine . Il est employé en tant que jardinier et reprend petit à petit ses habitudes dans ce pays qu’il a quitté il y a si longtemps. Il rencontre alors la belle Laila et touché par des sentiments qu’il avait voulu laisser de côté, ses souvenirs vont alors refluer.

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          La pureté de l’écriture.

 

-          La puissance de l’histoire derrière la banalité d’une rencontre. Des thèmes forts et magnifiquement traités affleurent au fil des pages : l’engagement politique, les sentiments, l’amitié, le hasard…

 

-          L’harmonie avec l’univers.

 

 

« Un arbre écoute les comètes, les planètes, les amas et les essaims. Il sent les tempêtes sur le soleil et les cigales sur lui avec une attention de veilleur. Un arbre est une alliance entre le proche et le lointain parfait. » (p. 23)

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          C’est un texte parfait à mes yeux.

 

Premières phrases :

 

«Je lis seulement des livres d’occasion.

Je les pose contre la corbeille à pain, je tourne une page d’un doigt et elle reste immobile. Comme ça, je mâche et je lis.

Les livres neufs sont impertinents, les feuilles ne se laissent pas tourner sagement, elles résistent et il faut appuyer pour qu’elles restent à plat. Les livres d’occasion ont le dos détendu, les pages, une fois lues, passent sans se soulever. » 

 

Vous aimerez aussi :

 

L’ombre de ce que nous avons été de Luis SEPULVEDA

 

Trois chevaux, Erri DE LUCA, Gallimard,  janvier 2001, 128 p., 14.50 euros

POCHE : Trois chevaux, Erri DE LUCA, Folio, mai 2002, 138 p., 4.50 euros

TAGS : Littérature italienne - Guerre -Couple

 

Clara en parle aussi.

Publié dans Littérature Europe

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Le vieux qui lisait des romans d’amour de Luis SEPULVEDA

Publié le par Hélène

                                               vieux qui lisait romans d'amour

 

 ♥ ♥ ♥ ♥ 

Un magnifique conte au coeur de la forêt amazonienne.

  

L’auteur :

 

Luis Sépulvéda est un écrivain chilien. Le vieux qui lisait son roman d’amour est son premier roman, il lui a valu une renommée internationale.

 

L’histoire :

 

Antonio José Bolivar est un homme qui connait parfaitement la forêt amazonienne et ses habitants : il a vécu avec les Indiens Shuars et a appris à respecter les animaux de la forêt également. Ayant dû quitter les Shuars, il vit désormais dans un petit village et tente d’oublier sa souffrance en se plongeant dans des romans d’amour.  

 

Ce que j’ai aimé :

 

- L’histoire de cet homme est émouvante : déchiré entre son statut et ses habitudes d’homme blanc, il aimerait pourtant se fondre dans la forêt amazonienne comme les Indiens Shuars. Il tente d’œuvrer pour cet idéal harmonieux, mais se heurte sans cesse à des difficultés liées aux hommes et au progrès.

 ocelot.jpg« Tu es le chasseur des Blancs, tu as un fusil, tu violes la mort en l’entourant de douleur. » (p. 118)

 

- Pour oublier cette difficile adaptation, notre vieil homme se plonge dans la lecture de romans d’amour, qui le coupent du monde et lui font entrevoir un univers enchanteur.

 

 « Antonio José Bolivar ôta son dentier, le rangea dans son mouchoir et sans cesser de maudire le gringo, responsable de la tragédie, le maire, les chercheurs d’or, tous ceux qui souillaient la virginité de son Amazonie, il coupa une grosse branche d’un coup de machette, s’y appuya, et prit la direction d’El Idilio, de sa cabane et de ses romans qui parlaient d’amour avec des mots si beaux que, parfois, ils lui faisaient oublier la barbarie des hommes. » (p. 130)

 

-          Ce conte aux allures philosophiques est admirablement bien construit, parfaitement équilibré. Il est dédié à Chico Mendès, devenu le symbole de la lutte ouvrière pour la préservation de la forêt amazonienne et de ses ressources naturelles face aux grands propriétaires.   

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Rien.

 

Premières phrases :

 

« Le ciel était une panse d’âne gonflée qui pendait très bas, menaçante, au-dessus des têtes. Le vent tiède et poisseux balayait les feuilles éparses et secouait violemment les bananiers rachitiques qui ornaient la façade de la mairie. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Par-dessus bord de Kenneth COOK

 

Lecture commune avec : Hérisson 08, Hathaway et Anne

 

Le vieux qui lisait les romans d’amour, luis SEPULVEDA, traduit de l’espagnol (Chili) par François MASPERO, Metailié, 1992, 130 p., 13.57 euros

POCHE : Le vieux qui lisait les romans d’amour, luis SEPULVEDA, traduit de l’espagnol (Chili) par François MASPERO, Points, 1997, 327 p., 5 euros

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Je vais rester de Lewis TRONDHEIM

Publié le par Hélène

♥ ♥

Ces vacances à Palavas les Flots s'annoncentplutôt bien pour Fabienne et Roland. Roland a tout planifié, chaque visite, chaque restaurant. Mais le sort s'en mêle et la mort s'annonce brutalement, réduisant à néant le planning initial. Sonnée, Fabienne décide de rester et de s'en tenir au programme. Seule désormais.

La vie continue sur la plage, la vie palpite virevoltante et insouciante, sans se douter du drame qui vient de se jouer. Fabienne semble comme déconnectée de la réalité, sonnée par ce qu'elle a vécu, mais aussi réceptive à ce qui l'entoure et lui murmure de continuer. D'avancer. De rire. D'aimer.

Face à l'absurdité de la vie et à la fragilité du lien amoureux, elle choisit le présent et ses petits bonheurs...

Ce que j'ai moins aimé : J'avoue avoir été désarçonnée / choquée par la scène marquante et sa représentation pourtant relativement sobre (je suis une âme sensible)...

Bilan : Un bel album sensible et original sur le deuil.

 

Présentation de l'éditeur : Rue de Sèvres

D'autres avis : Hélène, Antigone

La Bd de la semaine est accueillie par Stephie cette semaine

 

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L'abattoir de verre de JM COETZEE

Publié le par Hélène

♥ ♥

"La vie comme un ensemble de problèmes à résoudre, la vie comme un ensemble de choix à faire : quelle façon bizarre de voir les choses !”

Dans ce recueil, JM Coetzee propose sept nouvelles dont plusieurs sont centrées sur Elisabeth Costello, femme écrivain, sur le déclin, personnage apparaissant dans un précédent roman de l'auteur. Il amorce ainsi une réflexion sur la vieillesse, sur ce que l'être humain laisse après la mort, ce qu'il reste de lui, les choix faits, les choix défaits. A l'heure des bilans, Elisabeth s'interroge sur la beauté, le rôle de la littérature, mais aussi sur la cause animale.

Ce que j'ai moins aimé :

- Les passages sur la cause animale. la pensée de Heidegger sur les animaux, ne m'ont pas passionnée...

Bilan : Quelques nouvelles durant lesquelles j'ai retrouvé le plaisir de lecture ressenti dans d'autres romans de l'auteur, et des nouvelles dans lesquelles je me suis sentie perdue.

 

Présentation de l'éditeur : Seuil

Du même auteur : L’été de la vie ♥ ♥ ♥  ; Disgrâce ♥ ♥ ♥

Publié dans Littérature Afrique

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Mon calendrier de l'avent - Un roman dont le héros a vraiment existé

Publié le par Hélène

Couronné en Italie par le prestigieux prix Campiello, ce roman est inspiré de l’histoire vraie de Margot Woelk. « Quand je suis tombée sur un article de presse racontant l’histoire de Margot Woelk, j’ai tout de suite été obsédée par la vie de cette femme, à la fois victime et complice du IIIe Reich, raconte la jeune et pétillante Italienne, éditrice à Rome. Si elle a voulu témoigner, c’est pour surmonter le sentiment de honte qui l’habitait. Et moi, qu’aurais-je fait à sa place ? » Malheureusement, la nonagénaire meurt avant que Rosella Postorino ne puisse la rencontrer. Elle décide alors d'écrire un roman sur sa vie. Elle a imaginé les autres jeunes femmes et leurs histoires ainsi que cette relation particulière avec l'officier allemand.
Au-delà de la situation, l'auteure s'interroge sur la capacité à survivre sans se révolter dans un contexte oppressant. Rester en vie et bafouer sa morale ou mourir en héros ? Tout le monde n'a malheureusement pas l'étoffe d'un héros...
"La capacité d'adaptation est la principale ressource des êtres humains, mais plus je m'adaptais et moins je me sentais humaine."
 

A découvrir ICI

 

 

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