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1205 résultats pour “vie parfaite

La rivière du sixième jour de Norman MACLEAN

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

Roman autobiographique, La rivière du sixième jour, traduit aussi Et au milieu coule une rivière, raconte l'adolescence de Norman Maclean dans les Rocheuses. Pour Norman et Paul, la vie s'articule autour de la famille et de la nature. SI Norman mène une vie de famille relativement équilibrée, Paul connait une trajectoire plus débridée, ponctuée de bagarres dans les bars et d'alcool. Toutefois, les deux frères se retrouvent en symbiose avec la vie et les éléments quand ils pêchent côte côte, bercés par les remous de la rivière et par le lancer de leurs cannes à pêche. Ils partagent alors ce qui échappe à l'entendement, la magie d'un moment suspendu entre ciel et terre.
Ce récit est aussi teinté par la nostalgie des jours qui hantent à jamais, avec cette question qui revient comme un leitmotiv dans le roman "peut-on aider les autres ?", "aurais-je pu l'aider ou le sauver ?"

 

 

Hommage à son frère, à la pêche, au caractère rédempteur de la nature, ce roman magnifique est un incontournable, adapté au cinéma en 1991 par Robert Redford.

Présentation de l'éditeur : Payot et Rivages

Première participation pour le Challenge Le mois du nature writing avec Chinouk

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Une vie inachevée de Mark SPRAGG

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

Jean décide de fuir son compagnon violent, souhaitant préserver sa petite fille de neuf ans, Griff. Elle se réfugie chez son ex beau-père Einar qui vit dans un ranch au fin fond du Wyoming. Celui ci ne voit pas d'un bon œil l'arrivée de sa belle-fille qu'il tient pour responsable de la mort de son fils. Néanmoins sa petite fille Griff qu'il rencontre pour la première fois l'adoucit peu à peu... Mais l'ex amant de Jean débarque en ville, bien décidé à récupérer femme et enfant...

Les personnages sont profondément humains, avec leurs failles, leurs colères, leurs passions et la petite Griff gaie et innocente permet de puiser en eux ce qu'ils ont de meilleur. Avec du temps et de la patience, les blessures de chacun sont pansées ensemble, et le pardon, même s'il est difficile et long, est toujours possible.

Une vie inachevée est un roman lumineux qui nous permet de garder foi en l'humanité !

Présentation de l'éditeur : Gallmeister

Mois de Janvier : C'est la vie

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Exposition Lartigue

Publié le par Hélène

"Je suis amoureux de la lumière, je suis amoureux du soleil, je suis amoureux de l'ombre, je suis amoureux de la pluie, je suis amoureux de tout."

 

Voyez la vie en couleurs à l'exposition Lartigue

à la maison européenne de la photographie à Paris, 3

jusqu'au 23 août 2015

 

Présentation :

Ce n’est qu’en 1963 que Jacques Henri Lartigue – qui a déjà 69 ans – expose pour la première fois au Museum of Modern Art de New York quarante-trois des quelque 100 000 clichés réalisés au cours de sa vie. La même année, le magazine Life lui consacre un portfolio qui fait le tour du monde. Il devient alors immédiatement célèbre pour ses clichés noir et blanc de la Belle Epoque et des années folles (femmes élégantes au Bois de Boulogne, courses automobiles, début de l’aviation…).

À son grand étonnement, Lartigue le dilettante devient du jour au lendemain l’un des grands noms de la photographie du XXe siècle, lui qui se croyait peintre.

L’exposition “Lartigue, la vie en couleurs“, présentée à la Maison Européenne de la Photographie du 24 juin au 23 août 2015, dévoile un pan inédit de son œuvre. Bien que la couleur représente plus d’un tiers de la totalité de ses clichés, celle-ci n’a jamais été montrée ou exposée en tant que telle. Il s’agit d’une réelle découverte pour le public, non seulement parce que les photos présentées le sont pour la première fois ou presque mais aussi parce qu’elles révèlent un Lartigue inconnu et surprenant.

Une exposition à ne pas manquer pour découvrir cet amoureux de la vie !

Publié dans Expositions

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Au pied de la falaise de ByMöko

Publié le par Hélène

♥ ♥

"Aussi loin que je me souvienne, je n'ai aucun souvenir d'un jour passé sans musique. Comme si nos vies n'étaient en fait qu'une merveilleuse et complexe danse accordée au rythme du village."

Akou est un petit garçon qui vit dans un petit village en Afrique, au pied d'une grande falaise. Porté par les siens, il apprend à grandir, à mûrir. Il est le fils du chef du village et prend exemple sur son père pour prendre tous les évènements de la vie avec sagesse et intelligence. Son activité principale consiste à garder les vaches, mais même là, il apprend de ses erreurs avec philosophie. Vient l'heure de l'initiation aux côtés du terrible Sigma...

Il devient petit à petit un homme, sachant régler les conflits inhérents à la vie en société avec bienveillance : quand par exemple son voisin fait des travaux empêchant son jeune fils de dormir, Akou va le trouver non pas pour le réprimander mais pour l'aider à finir plus vite ses travaux : "Souvent, mieux vaut être avec que contre." Cette sagesse venue de ses aïeuls le porte un jour vers la falaise qui domine le village : il va devoir l'escalader pour partir à la rencontre de son destin...
 

Ce bel album nous offre un très beau conte initiatique empreint de sagesse et de douceur vantant l'entraide et la persévérance qui ouvrent les portes de la destinée...

"L'important dans la vie, c'est le cap... Pas la durée."

L'univers sonore est à découvrir ici :  https://aupieddelafalaise.bandcamp.com/releases ainsi que la visite à 306° du village : http://www.aupieddelafalaise.com/

 

Présentation de l'éditeur : Editions Soleil

D'autres avis : Sabine ; Mo

Bd du mercredi chez Noukette

 

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Déception et abandon du mois d'août

Publié le par Hélène

fin-vandalisme.jpg 

 

La fin du vandalisme de Tom DRURY

 


 

Pitch :


 

La Fin du vandalisme est le premier volume d'une trilogie qui raconte le comté de Grouse, dans le Midwest : ses fermes, ses chemins de terre, ses lacs, son marais Lapoint, son bois Martins, sa saison sèche suffocante, ses pluies automnales, ses pompiers, son conseil élu... Le couple formé par Dan, le shérif, et Louise, jeune femme lunaire, ironique, secrète, est au centre de cette fresque foisonnante de personnages, dont la construction et la tonalité ne sont pas sans rappeler le Winesburg-Ohio de Sherwood Anderson. Tom Drury entrelace ses fils narratifs avec une admirable sérénité et un sens de l humour extraordinaire, sans sarcasme ni cynisme, il invente un monde, un drôle de Midwest profondément original et follement attachant. (Source Babélio)


 

Mon avis :

 

Il ne se passe pas grand chose dans ces pages, seulement la vie comme elle va pour Dan, Louise et Tiny. Le rythme du roman épouse le quotidien lent et routinier des 70 -eh oui !- personnages, au point que le lecteur ne sait pas bien où il va. Et ne sait plus s'il a envie d'y aller surtout tant cette vie ressemble à celle qu'il connaît. L'auteur ne s'attarde pas sur les sentiments ou une quelconque introspection, il se contente de décrire la vie dans le comté de Grouse, dans le Midwest. Je ne suis pas tombée sous le charme de ces- tranches de vie...

 

 

D'autres avis :

 

fluctuat

 


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Miss Jane de Brad WATSON

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Quand elle vient au monde en 1915 dans une ferme du Mississipi, de Dr Watson qui assiste à sa naissance remarque une malformation. La jeune Jane devra accepter de vivre différemment, et ne pourra jamais avoir une vie identique aux autres.

Mais sa force et sa bonne humeur l'aident à surmonter toutes les épreuves qui se présentent à elles, ainsi que l'appui du Dr Watson, et plus effacé mais tout aussi présent, de son père.

Brad Watson explique sur son site s'être inspiré de sa grand-tante Mary Ellis «Jane» Clay, qui souffrit d’incontinence urinaire sa vie durant, ne put avoir d’enfants et resta célibataire jusqu’à sa mort à 87 ans, en 1975, sept ans avant la première intervention chirurgicale pratiquée avec succès sur sa maladie.

La jeune Jane connaît les mêmes silences entourant sa maladie, les mêmes obstacles. Elle se réfugie dans la nature pour contrer les aléas de son existence, ce qui permet de donner vie à des pages vibrantes de lyrisme. Ses sens suppléent aux défauts de son corps, et si la jeune femme devenue adulte fera une incursion en ville, elle reviendra finalement vers ses racines, la ferme, la nature protectrice.

Ce que j'ai moins aimé : Il a manqué un souffle romanesque, surtout sur la fin à mon sens.

Bilan : Une lecture agréable autour d'un personnage dont le courage et la force permettent de passer outre ce destin particulier et d'offrir ainsi une belle leçon de vie.

 

Présentation de l'éditeur : Grasset

D'autres avis : Nadège https://lesmotsdelafin.wordpress.com/2018/12/11/miss-jane-brad-watson/

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La fin de la solitude de Benedict WELLS

Publié le par Hélène

♥ ♥

Prix de littérature de l’Union européenne.

Prix littéraire des lycéens de l’Euregio.

Liz, Marty et Jules perdent leurs parents dans un accident de voiture et sont placés dans un orphelinat. rapidement, ils s'éloignent les uns des autres, chacun suivant sa trajectoire pour faire son deuil. Li a tendance à se réfugier dans les drogues, les fêtes et les relations sans lendemain, Marty reste plus froid, et Jules le rêveur s'essaie dans la photographie et se rapproche de Alva, une jeune pensionnaire. Le temps passe, Jules raconte les étapes de sa vie, comment les cicatrices se forment et se déforment au fil des aléas de la vie.

Des liens indéfectibles perdurent malgré les épreuves, la fratrie, ses liens uniques et irremplaçables : "Soudain, je nous vois à soixante-dix ans, nous soutenant l'un l'autre. je n'ai pas choisi Marty et, au fond, nous sommes radicalement différents, mais il y a une chose qui le distingue de tous les autres : il est toujours là. A mes côtés depuis quarante et un ans." p. 135

Ce que j'ai moins aimé :

J'ai trouvé la tonalité assez triste et pathétique.

Bilan :

Une belle trajectoire de vie !

"La vie n'est pas un jeu sans gagnant ni perdant. Elle ne nous doit rien et les choses arrivent comme ça. Parfois c'est juste et tout a un sens, et parfois tellement injuste qu'on doute de tout. J'ai arraché son masque au destin et, en dessous, je n'ai trouvé que le hasard." p. 287

 

Présentation de l'éditeur : Le livre de poche

D'autres avis : Babélio

Publié dans Littérature Europe

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Mon calendrier de l'Avent - La plus belle couverture

Publié le par Hélène

J'ai triché un peu en choisissant une BD, mais comment résister à l'appel de la montagne ?

Ailefroide est une célébration de l'alpinisme, une déclaration d'amour à la haute montagne et finalement une belle leçon de vie.

A découvrir : Ailefroide, altitude 3954

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Walden ou la vie dans les bois de Henry David THOREAU

Publié le par Hélène

                                

♥ ♥

"Si humble que soit votre vie, faites-y honneur et vivez-la ; ne l'esquivez ni n'en dites de mal."  p. 327

Ce que j'ai aimé :

En 1845 Thoreau se retire dans une cabane au bord de l'étang de Walden, près de la ville de Concord dans le Massachussets loin de la civilisation. Son projet : prouver que l'on peut vivre avec un minimum : un toit sur la tête, des vêtements, de quoi se nourrir. Pour lui cette simplicité permet de se dégager des contingences matérielles pour laisser son âme parler dans toute sa sagesse. 

"Ce qu'il me fallait, c'était vivre abondamment, sucer toute la moelle de la vie, vivre assez résolument, assez en Spartiate, pour mettre en déroute tout ce qui n'était pas la vie, couper un large andain et tondre ras, acculer la vie dans un coin, la réduire à sa plus simple expression, et, si elle se découvrait mesquine, eh bien, alors ! en tirer l'entière, authentique mesquinerie, puis divulguer sa mesquinerie au monde ; ou si elle était sublime, le savoir par expérience, et pouvoir en rendre compte fidèle dans ma suivante excursion." p. 90

"En proportion de la manière dont on simplifiera sa vie, les lois de l'univers paraîtront moins complexes, et la solitude ne sera pas solitude, ni la pauvreté, pauvreté, ni la faiblesse, faiblesse. Si vous avez bâti des châteaux dans les airs, votre travail n'aura pas à se trouver perdu ; c'est là qu'ils devaient être. Maintenant posez les fondations dessous." p. 323

Ses réflexions lui permettent d'être homme avant d'être citoyen afin d'oeuvrer à un "meilleur gouvernement" par la suite, après deux ans et deux mois passés dans sa cabane.

Il puise dans la lecture des textes antiques une forme de sagesse, écoute les bruits de son entourage, ouvert au monde, reçoit quelques rares amis ou voisins, mais ses plus proches amis restent les oiseaux, les hibous, les arbres qui l'entourent. Il cherche avant tout à être présent au monde.

Thoreau peut être considéré comme l'un des fondateurs de ce que l'on nomme le "nature writing". Ses idées, le lyrisme de certains passages l'ont inscrit dans la postérité. 

                           

@https://voyagerleger.wordpress.com/

Ce que j'ai moins aimé :

La première partie s'oriente vers des aspects économiques : de quoi avons-nous réllement besoin, comment s'est mis en place et organisé cette retraite dans les bois. Elle met en place la suite du récit mais est moins intéressante. 

L'écriture de mon édition est minuscule, permettant difficilement de se concentrer. 

Pour conclure, je dois avouer une déception, il m'a manqué un souffle, je me suis perdue dans trop de détails. 

Présentation de l'éditeur :

Gallimard 

D'autres avis :

Télérama  ; Keisha ; Dominique

Vous aimerez aussi :

La bd La vie sublime

Une fenêtre ouverte sur la nature

 

Walden ou la vie dans les bois, Henry David Thoreau, traduit de l'anglais (EU) par Louis Fabulet, L'imaginaire Gallimard, 1990, 1ere parution en 1922, 11.90 euros

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La grande vie de Christian BOBIN

Publié le par Hélène

                                     

♥ ♥

"L'âme naît au point de rencontre de notre néant avec la lumière qui nous a sauvé."

 

L'auteur :

Christian BOBIN est un écrivain français contemporain, auteur de "fragments", des textes en prose poétiques. Il a connu le succés à partir de 1991 avec Une petite robe de fête. 

 

L'histoire :

«Les palais de la grande vie se dressent près de nous. Ils sont habités par des rois, là par des mendiants. Thérèse de Lisieux et Marilyn Monroe. Marceline Desbordes-Valmore et Kierkegaard. Un merle, un geai et quelques accidents lumineux. La grande vie prend soin de nous quand nous ne savons plus rien. Elle nous écrit des lettres.» Christian Bobin.

 

Ce que j'ai aimé :

La petite voix de Christian Bobin se fait entendre, tranqullle, calme. Il nous parle de la vie, de la mort, se ressource dans ses promenades dans les prés, observe le monde avec une acuité visuelle qui nourrit son imagination et son écriture.

Pour affronter le néant de nos vies, leur désuétude muette, il nous enjoint à chanter. Chanter le monde, pour enchanter sa douleur, chanter pour être présent. Ce conseil aux accents proustiens illumine ses pages : 

"Quand je vis, la vie me manque. Je la vois passer à ma fenêtre, elle tourne vers moi sa tête mais je n'entends pas ce qu'elle dit, elle passe trop vite. J'écris pour l'entendre." 

Chanter, ce sera observer le monde dans ses détails, se gorger de ses merveilles et écrire ensuite pour partager ce bonheur.

"Hier J'ai vu plusieurs libellules au-dessus du pré, gorgées de bleu. Elles se déplaçaient par saccades au-dessus d'une touffe d'herbe, d'un caillou. On aurait dit quelqu'un qui vient voir si tout va bien, puis qui s'éloigne, rassuré." (p.89)    

Mais ce sera aussi lire, se nourrir aux écrits des autres pour graviter dans d'autres mondes, entre les vivants et les morts, entre espoir et désespoir, entre eux et moi. 

Car c'est dans les interstices de la vie que notre âme palpite...

 

Ce que j'ai moins aimé :

Un peu trop court à mon goût.

 

Premières phrases :

 

"Chère Mareline Desbordes-Valmore, vous m'avez pris le coeur à gare du Nord.

Il faisait froid, Il y avait tellement de monde, et en vérité personne. J'ai cherché un abri, un lieu humain. Je l'ai trouvé : le dos appuyé contre un pilier j'ai ouvert votre livre et j'ai lu votre poème rêve intermittent d'une nuit triste." 

 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur :  Les ruines du ciel  La part manquante  ; L’homme-joie Eloge du rien  ; La dame blanche

 

D'autres avis :

L'express ; Le Monde Sabeli 

 

La grande vie, Christian Bobin, Gallimard, 2014, 121 p., 12.9 euros

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