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1199 résultats pour “vie parfaite

Rentrée littéraire 2014

Publié le par Hélène

Éric Vuillard, Tristesse de la terre

Présentation de l'éditeur : “Le spectacle est l’origine du monde.” Créé en 1883, le «Wild West Show» de Buffalo Bill proposait d’assister en direct aux derniers instants de la conquête de l’Ouest : au milieu de cavaliers, de fusillades et d’attaques de diligence, des Indiens rescapés des massacres y jouaient le récit de leurs propres malheurs. L’illusion était parfaite. Par la force de la répétition et le charme de la féerie, le «Wild West Show» imposa au monde sa version falsifiée de l’Histoire américaine.
Mon avis : Par petites touches, Eric Vuillard met à jour les contradictions de cet homme atypique à l'origine du mythe américain. Il insère dans son livre des photographies d'indiens vendues à l'issue du spectacle, parce que selon lui quelque chose résiste malgré tout sur ces photographies qui réussissent à saisir quelque chose de l'âme de ces indiens. Et, bien loin du show de Cody, ce supplément d'âme nous parle de leur souffrance infinie face à l'extermination de leur peuple ... 

Retour à Little Wing de Nickolas Butler

Présentation de l'éditeur : «Ces hommes qui sont tous nés dans le même hôpital, qui ont grandi ensemble, fréquenté les mêmes filles, respiré le même air. Ils ont développé une langue à eux, comme des bêtes sauvages.»
Ils étaient quatre. Inséparables, du moins le pensaient-ils. Arrivés à l’âge adulte, ils ont pris des chemins différents. Certains sont partis loin, d’autres sont restés. Ils sont devenus fermier, rock star, courtier et champion de rodéo.
Une chose les unit encore : l’attachement indéfectible à leur ville natale, Little Wing, et à sa communauté. Aujourd’hui, l’heure des retrouvailles a sonné. Pour ces jeunes trentenaires, c’est aussi celle des bilans, de la nostalgie, du doute…

Nickolas Butler signe un premier roman singulier, subtil et tendre, récit d’une magnifique amitié et véritable chant d’amour au Midwest américain.

Mon avis : L'un après l'autre, les personnages évoquent leur vie, leur attachement profond à Little Wing, leurs valeurs, la solidarité, la confiance, l'amour et l'amitié. Ils parlent  aussi de leurs doutes, des choix que la vie amène à faire, des amours qui passent, de la vie qui coule laissant irrémédiablement son empreinte. Ce quotidien calme est réglé par les saisons, par la vie dans les champs, par les mariages, divorces des uns et des autres. Ce sont des héros ordinaires qui rayonnent par leur simplicité et leur amour. Ils résonneront longtemps après la fin de la lecture, illuminant le lecteur d'une aura particulière.

 

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Déception et abandon du mois de mars

Publié le par Hélène

Le blues du troglodyte de Kenneth COOK

Présentation de l'éditeur :

« Presque toute la population de Ginger Whisker habite dans des maisons troglodytes. Nous vivons comme des taupes ou plutôt comme des wombats, puisque nous sommes australiens. Mais qu'est-ce que je suis venu foutre dans ce satané trou perdu ? »
Rien ne va plus dans la vie de Simon Crown. À trente-cinq ans, il est déjà divorcé. La station de radio dont il est propriétaire est au bord de la faillite. Pas la moindre trace d'opales dans la mine où il a englouti ses dernières économies. Pire, il habite une petite ville écrasée de soleil où la seule question qui vaille est : bière ou whisky ?
Soudain pris d'une irrésistible envie d'en découdre, Simon se retrouve empêtré dans une succession de situations absurdes, dangereuses et parfaitement réjouissantes.

Mon avis :

 Le style m'a laissé au bord de la route, Simon le narrateur parle à la première personne, et je n'ai pas été sensible à son humour. Cet homme looser fauché et alcoolique n'est guère attachant.

"On frappe à la porte. Il fait encore jour dehors, je vois les rayons de soleil dans les fissures de l'épaisse porte en bois au bout de la petite galerie qui mène au salon. Je vois aussi deux zones d'ombre à l'emplacement de jambes. Elles ne m'aident pas à identifier le visiteur, car les ombres dévoilent rarement les caractéristiques de leurs propriétaires, les ombres de jambes en tout cas. C'est comme ma sale manie d'examiner les enveloppes avant de les ouvrir en essayant de deviner ce qu'il y a à l'intérieur. Il n'y a qu'une solution aux problèmes de la porte et de l'enveloppe : ouvre donc, Crown !" p. 66

"Tiens j'ai de la visite. Mon Dieu, c'est encore ce crétin de curé alcoolo. Va-t'en, crétin de curé alcoolo, c'est l'heure de mon dîner."

"Que se passera-t-il si je m'approche d'elle et l'embrasse tendrement sur le front, le nez, les lèvres ? j'ai sans doute mauvaise haleine. Allez, Crown, tente-le. Joue le gai divorcé débonnaire qui trouve parfaitement normal qu'une fille comme elle vive à la colle avec lui. Vivre à la colle ? L'expression a des connotations très attrayantes. Je bois un peu de café."

L'humour n'est pas universel, et autant j'avais apprécié Le koala tueur  et  La vengeance du wombat, ou dans un domaine plus grave Par-dessus bord, autant cette fois-ci le charme n'a pas opéré.

 

Merci à l'éditeur.

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Jack Rosenblum rêve en anglais de Natasha SOLOMONS

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

"L'assimilation, là était le secret." 

Mon avis :

Jack Rosenblum est arrivé en Angleterre en 1937, devenu persona non grata dans son Allemagne natale. Il s'efforce depuis cette date de s'intégrer au mieux à la société anglaise, en suivant et rédigeant lui-même un guide complet des us et coutumes anglaises à respecter pour se fondre dans le paysage et devenir un parfait gentleman : discrétion, politesse, absence d'engagement politique, si possible ne plus lire les journaux allemands, manger de la marmelade, s'adapter à la météo pluvieuse.. Sa femme Sadie est attérée par cette volonté de gommer ses origines juives et elle reste profondément attachée à son passé et aux proches qu'elle a perdus. Seulement Jack se heurte à un obstacle : impossible pour lui d'intégrer un quelconque club de golf à Londres. Il décide alors de créer son propre club à la campagne, dans le Dorset.

Si Jack Rosenblum est relativement antipathique au début du roman, obnibilé par son assimilation au point de délaisser sa femme pas assez anglaise à son goût, il évolue au fil des évènement et gagne en humanité. Se laissant gagner par le charme de la campagne, il rencontre des cochons laiteux, danse avec sa femme au milieu des jacinthes sous la pluie, se fait des amis au charme nébuleux, et s'adapte finalement parfaitement à sa vie "au milieu des daims, des blaireaux et des cochons laiteux." 

"Ce soir, j'ai vu un feu follet. Je savais qu'il s'agissait d'une simple boule de lumère phorsphorescente, mais j'aurais aimé qu'elle soit magique ou mystique. Ne souhaiteriez-vous pas vivre dans un tel monde, monsieur Jones ? Un monde habité par la magie, et non pas le ciment et les pavillons ?" p. 220

Il retrouve peu à peu son identité perdue dans sa course à l'intégration

Un véritable enchantement que ce petit roman. conte de fée loufoque et savoureux !

J'ouvre ici une parenthèse pour remercier la blogo qui l'a mis sur ma route ! Après la lecture décevante du Manoir de Tyneford, tout le monde m'avait dit que celui-ci était bien meilleur, et je suis très heureuse d'avoir suivi leurs conseils avisés. Et merci au mois anglais et à Galéa qui m'ont poussée à le sortir de ma PAL.   

 

Présentation chez Le livre de poche

Du même auteur : Le manoir de Tyneford

D'autres avis : Kathel, Luocine, Keishales 8 plumes 

 

Jack Rosenblum rêve en anglais, Natasha Solomons, Le livre de poche, roman traduit de l'anglais par Nathalie Peronny, 2011, 429 p., 7.10 euros

 

Lecture commune autour de Natasha Solomons avec Galéa et Fleur dans le cadre du mois anglais. 

Publié dans Littérature Europe

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Eclipses japonaises de Eric FAYE

Publié le par Hélène

♥ ♥

"Je me dis qu'on peut obtenir n'importe quoi d'un être humain qui espère."

Plusieurs disparitions simultanées ont lieu en 1965 et 1970 : qu'il s'agisse d'un GI américain évaporé lors d'une patrouille dans la zone démilitarisée, entre les deux Corées, ou de jeunes filles japonaises, tous disparaissent sans laisser de traces, au grand désarroi de leur famille.

En 1987, le vol 858 de la Korean Air explose en plein vol. Une des terroristes responsable de l'attentat ne parvient pas à fuir, elle est arrêtée, interrogée, et la police finit par l'identifier comme étant une espionne de Corée du Nord, s'exprimant pourtant dans un japonais parfait. 

Le lien entre les disparitions et ces êtres maitrisant parfaitement les codes japonais, se dessinent peu à peu.

Eric Faye met en lumière un pan d'histoire peu connu, mais au-delà de l'aspect historique, il nous parle également de la capacité d'adaptation des êtres humains, qui peuvent se formater en fonction des besoins ou des idéologies. Que signifie appartenir à un pays quand on a été arraché très tôt à sa vie pour être emporté dans un autre monde ?  Ces êtres pourront-ils ensuite faire le chemin inverse et revenir vers leurs origines ?

Ce que j'ai moins aimé : Le choix de la narration ne permet pas de véritablement s'attacher aux destins individuels : Eric Faye choisit en effet d'alterner les points de vue à chaque chapitre, si bien que à peine le portrait d'un personnage est-il esquissé, qu'il s'efface devant un autre, laissant le lecteur démuni, et perdu face à tant de personnalités différentes. De plus certains chapitre sont à la première personne du singulier, d'autre à la troisième personne, accentuant ainsi le côté décousu du roman.

Enfin, la fin du roman, qui cherche à résoudre le sort de chaque personnage, rompt la narration, s'accélérant, puis proposant plusieurs épilogues à des époques différentes.

Bilan : Ce roman a le mérite de livrer des faits réels méconnus, mais, pour moi, il reste bancal dans sa construction et sa narration.

 

Présentation de l'éditeur : Seuil, Points

D'autres avis : Télérama ;

Du même auteur : Nous aurons toujours Paris ♥ ♥ ♥ ♥

 

Eclipses japonaises, Eric Faye, Points, septembre 2017, 240 p., 7 euros

 

Il s'agit de ma première lecture pour le jury du prix du meilleur roman Points

 

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Miss Alabama et ses petits secrets de Fannie FLAGG

Publié le par Hélène

♥ ♥

"Tant qu'on respire, on a une longueur d'avance."

Ce que j'ai aimé :

A 60 ans, Maggie décide d'en finir avec la vie, préférant se passer des soucis inhérents à la vie pour conquérir une paix éternelle. Ancienne Miss Alabama elle court après la perfection, si bien que son départ est planifié jusque dans les détails. Le jour J approche. Sauf que rien ne se passe comme prévu et qu'elle se voit obligée de remettre au jour suivant ses funestes projets. 

Chez Maggie, tout est calibré, pensé, anticipé. Elle est un modèle pour Brenda, son amie et collègue, beaucoup plus encline au lâcher prise, notamment devant des glaces à la menthe et pépites de chocolat. Boulimique inconditionnelle, elle aimerait régler aussi sa vie, son poids et son apparence, mais sans succés. Toutes les deux vont apprendre à conquérir leur liberté, loin des carcans que chacun s'impose ou que la société assène. Aux côtés de Ethel, 88 ans, blasée, elles luttent contre la transformation immobilière de leur ville, Birmingham. Leur agence immobilière est en effet concurrencée par celle de Babs, qui a des méthodes bien peu recommandables...

Lecture agréable, sans prétention, Miss Alabama offre une galerie de personnages attachants au coeur d'une ville en pleine transformation. Un livre léger parfait pour l'été !

                

@http://blog.al.com/ 

Ce que j'ai moins aimé :

Le mystère autour de l'ancien propriétaire de Crestview m'a semblé superflu, déconnecté de l'intrigue principale. De fait la deuxième partie du roman est moins attirante que son début !

Je cherche encore les secrets annoncés par le titre... 

Présentation de l'éditeur :

Cherche Midi

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Beignets de tomates vertes

D'autres avis :

Caroline ; CathuluKarineKeishaClara ; Sandrine ; Stephie ; Karine

 

Miss Alabama et ses petits secrets, Fannie Flagg, traduit par Jean-Luc Piningre, Cherche Midi, mai 2014, 21 euros

 

Pioché à la bibliothèque

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Le dernier des Weynfeldt de Martin SUTER

Publié le par Hélène

                                  dernier des weynfeldt

 ♥ ♥ ♥ ♥

 Un  roman aux rouages machiavéliques

  

  L’auteur :

 

Martin Suter est un écrivain suisse. Depuis 1991 il se consacre uniquement à l’écriture après un passage dans l’univers de la publicité et du journalisme. Ses romans connaissent un beau succès.

 

L’histoire :

 

Adrian Weynfeldt est expert en art et riche héritier d’une famille suisse fortunée. Célibataire, il mène une vie plutôt routinière entouré d’un cercle d’amis fidèles et d’une gouvernante qui lui facilite la vie. Sa rencontre avec Lorena, jolie voleuse ressemblant à l’ancien amour perdu d’Adrian, va venir bouleverser cet univers bien rangé…

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          La façon dont l’intrigue se met en place, subtilement, doucement, rouage après rouage. La construction de ce roman est parfaitement maîtrisée, les évènements s’enchaînent avec brio et les rebondissements jaillissent à points nommés. Du grand art…

-          La peinture très subtile que fait l’auteur du monde de l’art et de l’argent : un des amis de Adrian cherche à lui vendre un faux Vallotton, et comme Adrian va découvrir la supercherie, il devra choisir que vendre : le vrai ou le faux ? S’amorce alors une réflexion sur l’argent qui donne souvent des lettres de noblesse aux œuvres comme à d’autres objets, ou même à des personnes comme Adrian…

 

« Que quelqu’un paie autant pour un tableau, ça suffit à le rendre authentique. » (p. 240)

 

-          Le portrait psychologique très fin d’Adrian : homme intègre, il est régi par des principes droits et ancrés profondément dans son histoire. Mais Lorena va venir ébranler cette façade si solide :

 

 « Oui, c’était compréhensible. Et tout ce qui se comprend se pardonne. N’est-ce pas ? C’était bien cela, non : tout ce qui se comprend se pardonne ?" (p.296)

  

Lui qui frôlait seulement les autres, gainé par son statut et son argent, va-t-il parvenir à se fissurer pour laisser entrer en lui une once de folie ?

 

Premières phrases :

 

« « Ne fais pas cela », voulut-il dire, mais ça ne marchait pas.

Adrian Weynfeldt avait le regard rivé aux poings blancs de la femme, des poings blancs et mouchetés de taches de rousseur. »

 

Vous aimerez aussi :

 

La double vie de Vermeer de Luigi GUARNIERI

 

Le dernier des Weynfeldt, Martin SUTER, Christian Bourgois Editeur, avril 2008, 339 p., 25 euros

POCHE : Le dernier des Weynfeldt, Martin SUTER, Points, mai 2009, 339 p. 7.50 euros

 

Kathel vous en parle.

Publié dans Littérature Europe

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Les ingratitudes de l'amour de Barbara PYM

Publié le par Hélène

♥ ♥

"Peut-être tout amour portait-il en soi quelque chose de ridicule"

Londres, début des années 60. Dulcie Mainwaring, trente ans, se rend à un colloque pour se changer les idées après la rupture de ses fiançailles avec Maurice. Elle rencontre là-bas Viola, mais aussi Aylwin Forbes, directeur d'une revue. A son retour à Londres; elle se lance alors dans une enquête pour en apprendre davantage sur ce séduisant professeur, tout en accueillant provisoirement Viola dans sa grande maison, une Viola qui se consacre corps et âme à l'indexage du nouvel ouvrage de Aylwin...

L'auteure passe au vitriol plusieurs milieux : qu'il s'agisse des des milieux universitaires aux tâches quelquefois absurdes mais nécessaires, des vicaires attirant leurs ouailles sur le chemin de la perdition, ou des vieilles filles traînant leur ennui d'occupations inutiles en commérages abusifs,

"J’adore faire des découvertes sur les gens, reprit Dulcie. Je suppose que c’est une espèce de compensation pour pallier la monotonie de la vie quotidienne. "

Elles trouvent du réconfort dans des tasses d'ovomaltine car "les soucis de l'existence s'apaisent souvent au moyen de boissons bien chaudes à base de lait." Le gin semble aussi avoir le même effet par ailleurs ...

De descriptions caustiques en conversations cocasses, cette lecture so british permet de passer un bon moment.

 

A noter que je l'avais déjà lu il y a 5 ans et que j'avais été bien plus acerbe : http://www.lecturissime.com/2016/01/les-ingratitudes-de-l-amour-de-barbara-pym.html En le relisant je ne me souvenais absolument pas l'avoir déjà lu, je ne l'ai découvert qu'en rédigeant cette chronique !

A cela deux remarques s'imposent : se pourrait-il que la couverture et l'allure du livre ait influencé inconsciemment ma lecture ? Pour rappel voici la couverture de l'édition précédente :

Parfaitement désuet, et je ne vous parle pas de l'allure de mon exemplaire jauni qui avait déjà bien vécu !

De plus, c'est assez désarçonnant de se dire que le plaisir de lecture tient aussi aux circonstances, au moment où on lit le livre, à l'âge peut-être aussi.

Quoi qu'il en soit, soulignons que la mission des éditions Vintage de Belfond semble fonctionner : redonner vie "à des livres introuvables, qu’il s’agisse de classiques tombés dans l’oubli, de textes injustement méconnus ou de curiosités littéraires." Ces ingratitudes de l'amour ont réellement repris vie avec cette édition pour moi, donc le pari est réussi !!

 

Du même auteur : Comme une gazelle apprivoisée

Présentation de l'éditeur : Belfond

Publié dans Littérature Europe

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Le camp des morts de Craig JOHNSON

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

A la maison de retraite de Durant, Mari Baroja s'est éteinte. Il semble toutefois que sa mort ne soit pas entièrement naturelle, ainsi le shérif Longmire ouvre-t-il une enquête qui le pousse à explorer la passé de la vieille dame. Et quelle n'est pas sa surprise de croiser le shérif Connally jouant un rôle non négligeable dans la vie de Mari ! Aidé par son acolyte de toujours l'Indien Henry Standing Bear, le shérif se lance à corps perdu dans cette enquête dans le Wyoming.

Dans cette deuxième enquête de Walt Longmire, shérif devenu mythique dans l'univers du polar, un petit nouveau vient renforcer les rangs de la police, un basque qui s'insère parfaitement dans l'équipe. Il apporte humour et intelligence à l'aventure...

Mes réticences :

C'est le deuxième opus que je lis des aventures de Walt Longmire et je dois avouer que mon enthousiasme n'est pas à son paroxysme, j'ai l'impression que ses romans ne me laisseront pas une impression durable. Bien sûr les personnages sont attachants, les dialogues sont savoureux, le cadre est magnifique, mais il me manque ce petit quelque chose qui bouscule et marque à jamais; plus de réflexions, plus de liens avec les indiens peut-être. Alors oui l'auteur est talentueux, indéniablement, mais personnellement sa lecture ne me bouleverse pas... 

 

Présentation de l'éditeur : Gallmeister 

Dans l'ordre la série des Longmire :

Little bird

Le camp des morts

L'indien Blanc

Enfant s de poussières

Dark Horse

Molosses

Tous les démons sont ici

D'autres avis : sur Babélio 

Lecture commune avec Electra 

 

 

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La péninsule aux 24 saisons de INABA Mayumi

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"Les soirs habités par la lune, la forêt noire s'entoure d'une lumière bleutée. Simultanément, le marais s'éclaircit au reflet de la lune à la surface de l'eau."

Alors qu'elle subit l'agitation de la capitale japonaise, la narratrice décide de s'isoler dans sa maison au bord de la mer, dans la presqu'île de Shima, loin de tout. En compagnie de son chat, elle s'établit pendant douze mois, s'occupant de son jardin, rendant visite aux voisins, errant au milieu des bambous, sillonnant la forêt, préparant des confitures. Elle découvre le luxe du temps qui s'allonge délicieusement ...

"Les journées que je passe dans la péninsule sont comme les blancs de ma vie. J'en ai par-dessus la tête des journées remplies du matin au soir de choses à faire. Je voudrais ici autant que possible vivre des journées en blanc".

Lovée dans ce nouveau cocon, elle se sent partie intégrante du monde, en parfaite harmonie avec le pouls du monde qui l'entoure.

"Je fais brûler encens sur encens, et mon plaisir de chaque soir est de contempler depuis ma terrasse le mouvement de la lune et des étoiles. Je m'étends sur une chaise longue et je regarde d'un œil nonchalant la voûte céleste."

Cette parenthèse enchantée la guide vers la simplicité d'un rapport harmonieux au monde qu'elle livre ici avec délices :

"Est-ce qu'il t'est arrivé à Tokyo d'aller écouter le chant des insectes au clair de lune, munie d'une lampe de poche ?"
 

Présentation de l'éditeur : Picquier

D'autres avis : Babélio

 

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Un monde à portée de main de Maylis de KERANGAL

Publié le par Hélène

Paula, Jonas et Kate sont trois amis qui ont intégré l''institut supérieur de Peinture de Bruxelles. Formés à la technique des Trompe-l'oeil, nous suivons leur parcours de l'école à leur début carrière. Ils ont appris à copier toutes les matières, du marbre à la pierre précieuse, en créant l'illusion parfaite.

L'auteure présente une réflexion intéressante sur la création, la copie, ce qu'est la fiction et leur rapport à la connaissance du monde :

"Il y a des formes d’absences aussi intenses que des présences, c’est ce qu’elle a éprouvé en pressant son front sur le grillage, tendue vers ce monde qui s’ouvrait là, occulte, à moins de dix mètres, une grotte où l’on avait situé rien de moins que la naissance de l’art. Paula a imaginé la grotte sous la terre, sa beauté retirée, la cavalcade des animaux dans la nuit magdalénienne, et elle s’est demandé si les peintures continuaient d’exister quand il n’y avait plus personne pour les regarder. "

Pour le reste...

Ce que j'ai moins aimé :

- Ces phrases longues qui n'en finissent pas et n'ont guère à mes yeux l'attrait de la phrase proustienne.

- Cette histoire qui n'avance pas.

- Ces personnages dénués d'émotion, qui glissent dans la vie sans ressentir quoique ce soit et finissent par devenir transparents pour le lecteur.

- Si Les passages sur Lascaux et la copie m'ont semblé intéressant, il n'en reste pas moins que l'histoire de la découverte de la grotte est connue et que revenir sur ces évènements n'apporte rien de plus...

Bilan : Un ennui latent qui finit par s'installer...

 

Présentation de l'éditeur : Editions Verticales

D'autres avis : Des avis assez inégaux : Critiques presse Babélio ; Télérama ; Eva ; Serial Lectrice ; Val, Joëlle ; Sylire ;

 

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