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1199 résultats pour “vie parfaite

Assurance sur la mort de James M. CAIN

Publié le par Hélène

♥ ♥

"Le monde n'est pas assez grand pour deux personnes une fois qu'elles détiennent un tel secret l'une sur l'autre."

L'agent d'assurance Walter Neff rencontre dans le cadre de son travail la belle Phyllis Dietrichson qui, l'homme d'expérience le comprend rapidement, envisage de tuer son mari. Fasciné par la jeune femme et par le gain potentiel, Walter décide de s'allier à elle pour élaborer le crime parfait.

"Il y a trois éléments essentiels pour réussir un meurtre ... Le premier, c'est l'aide. Une personne seule ne peut pas s'en tirer, à moins d'avouer et de plaider la loi tacite ou quelque chose dans ce genre. Le deuxième, c'est l'heure, le lieu, la méthode qui doivent tous être connus à l'avance - de nous mais pas de lui. Le troisième, c'est l'audace. Voilà l'élément que tous les meurtriers amateurs oublient. Vient un moment au cours de chaque meurtre où la seule chose qui peut conduire au succès, c'est l'audace, et je ne saurais pas te dire pourquoi."

Ce roman, surtout connu pour son adaptation au cinéma en 1944 par Billy Wilder avec un scénario de Raymond Chandler, bénéficie ici d'une nouvelle traduction inédite. Il est considéré par Woody Allen comme « le plus grand film jamais tourné ». Le roman publié dans le série Noire, puis réédité chez folio policier en 2003, était depuis plusieurs années indisponible.

Sa lecture est fascinante tant le meurtre comme l'intrigue sont calibrés au détail prés. Les personnages sont glaçants de maîtrise dans ce classique du roman noir qu'on ne peut lâcher avant la fin ! Du grand art !

 

Présentation de l'éditeur : Gallmeister

Du même auteur : Le Facteur sonne toujours deux fois

 

Assurance sur la mort, James M. Cain, Gallmeister, mars 2017, 160 p., 8.60 euros

Merci à l'éditeur.

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Les beaux étés tome 3 Mam'zelle Estérel de ZIDROU et Jordi LAFEBRE

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

1962 quand on dansait "Let's twist again" !

Mam'zelle Estérel est la 4L qui a accompagné les vacances de la famille Faldérault pendant des années. A l'heure de la vendre, ils se souviennent se ses premières vacances en compagnie de MamYvette et Gros Papy, les parents de Mado. Quand tous espèrent pique-niquer et aller camper au bord de la Méditerranée, Yvette-la parfaite comme la surnomme sa fille a prévu des vacances à St Etienne et a réservé dans un hôtel tenu par des belges pour ne pas "être dépaysés".

Comme le dit Mado "Ma mère, c'est comme le coca-cola,: un verre, ça va. toute la bouteille, bonjour les caries !" Quand Pierre son cher et tendre optimiste lui dit qu'elle va se détendre pendant les vacances, Mado répond "Ma mère, se détendre ?! Autant demander à un ressort de matelas de s'allonger pour faire bronzette !"

Effectivement la cohabitation n'est pas de tout repos, Yvette menant son petit monde à la baguette, surveillant surtout de près le Gros Papy victime d'un infarctus l'an dernier, et pourtant grand amateur de frites. De plus, pour ces vacances,  Yvette leur a préparé un programme à l'aide du guide Michelin avec visites d'églises et de cathédrales à la clé. Pierre propose bien de passer outre le programme du Michelin pour aller flâner au bord de la Loire mais la réponse est catégorique : ""Flâner" ?! Ne dites pas de bêtises, voyons, Pierre ! Quand on visite, on ne flâne pas : on visite !" Mais ces heures passées ensemble leur permettent aussi de se redécouvrir, de visiter des pans du passé qui éclairent le présent pour finalement mieux s'apprécier.

Humanité et tendresse prévalent dans ce magnifique album. La joie de vivre de chacun permet de passer outre toutes les épreuves.

 

Présentation de l'éditeur : Dargaud

Vous aimerez aussi : Les beaux étés tome 1, Les beaux étés tome 2

D'autres avis : Jérôme, Noukette

 

Les beaux étés tome 3 Mam'zelle Estérel, Zidrou et Jordi Lafebre, Dargaud, 2017, 56 p., 13.99 euros

 

Reprise de la Bd de la semaine accueillie aujourd'hui par Stephie

 

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Zazie dans le métro de Clément OUBRERIE

Publié le par Hélène

                                       zazie-dans-le-metro.jpg

 ♥ ♥ ♥ ♥

« Tu causes, tu causes,

C’est tout c’que tu sais faire »

 

L'auteur :

http://www.oubrerie.net/

 

L’histoire :

 Zazie débarque à Paris pour la première fois chez son tonton Gabriel. Le Panthéon, les Invalides et le tombeau véritable du vrai Napoléon, elle s'en contrefiche. Mais kesski l'intéresse alors, Zazie, à part les bloudjinnzes? Le métro. Et quand elle apprend que ses employés sont en grève, les injures fusent. C'est qu'il vaut mieux pas la contrarier, la mouflette!
Le chef-d'œuvre de Raymond Queneau... par le dessinateur de «Aya de Yopougon»: des personnages et des dialogues inoubliables, un dessin et une mise en scène sublimes, une bande dessinée qui sait être belle et drôle à la fois.

 zazie2.jpg

 

Ce que j’ai aimé :

L'univers de Queneau et de sa Zazie légendaire est parfaitement rendu, Zazie est toujours aussi drôle, avec sa gouaille facile, elle ne se laisse démonter ou impressionner par rien et a une confiance absolue en son tonton Gabriel…

 Elle aime poser des questions dérangeantes pour déstabiliser les adultes et mieux comprendre le monde plein de mystères qui l'entoure :

« T’as pas encore expliqué primo si tu étais un hormosessuel ou pas et deuzio où t’avais été pêcher les choses en langue forestière de tout à l’heure. » (p. 36)

Les autres personnage sont tout aussi atypiques, du célèbre perroquet qui répète « tu causes, tu causes, c’est tout c’que tu sais faire », au satyre aux multiples visages, en passant par sa groupie aux ressources étonnantes… Tous sont croqués avec humour et énergie par un Clément Oubrerie amoureux de ces personnages loufoques tellement humains… Le dessin s’harmonise totalement avec l’histoire, l’alchimie se crée…

 zazie-1.jpg

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

- Rien

 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Aya de Yopougon de Marguerite ABOUET et Clément OUBRERIE tome 1

 

 D’autres avis :

Presse : Ici 

 

Zazie dans le métro, Clément Oubrerie, d’après l’œuvre de Raymond Queneau, Gallimard, 2008, 15 euros

ZAZIE-3.jpg

BD Mango bleu 

 

Top-BD-des-blogueurs-v3-copie-1

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Petit Pierrot : Décrocher la Lune de Alberto VARANDA

Publié le par Hélène

                               petit-pierrot-couv.gif  

♥ ♥ ♥ ♥

« C'est chouette
que la terre soit ronde
et qu'on ne voit rien
derrière l'horizon...
ça nous permet
d'imaginer ! »

 

L’auteur :

 

Blog de Petit Pierrot : http://petitpierrot.vefblog.net/

Blog de l'auteur : http://albertovaranda.vefblog.net/
Site de l'éditeur : http://www.soleilprod.com/

 

L’histoire :

 

Depuis sa naissance sur le blog qui lui est entièrement dédié (http://petitpierrot.vefblog.net/), Petit Pierrot ne cesse de faire parler de lui.

Ce petit garçon imaginaire, créé par Alberto Varanda, a depuis conquis le cœur d’innombrables internautes. Qui ne craquerait pas pour les aventures magiques et surréalistes de Petit Pierrot, toutes empreintes de sensibilité, d’émotion, de douce naïveté et nous replongeant immédiatement dans les rêves de notre enfance ? Un savoureux conte, un bijou de poésie pour les enfants comme pour ceux qui le sont restés. (Source : Babélio)

 

 

petitpierrot-2.jpg

Ce que j’ai aimé :

 

Petit Pierrot est un petit garçon rêveur qui préfère folâtrer dans la nature et observer ce qui l’entoure aux côtés de son meilleur ami escargot plutôt que d’aller à l’école. Il observe la Lune, les étoiles filantes, cherche des trèfles à quatre feuilles et philosophe sans le savoir en dialoguant avec Monsieur Escargot…  

  « -Qu’est-ce qu’il faut faire pour devenir immortel ?

- Aimer  les gens ! tant que ceux qui t’aiment penseront à toi, tu seras immortel ! Sinon, essaie d’écrire un livre ! »

 Alberto Varanda signe là un album très poétique, dans lequel l’imaginaire tient une place prépondérante. Petit Pierrot est un album magique, féérique, touchant, à lire et relire, à offrir et à partager…

 Les dessins sépias s'harmonisent parfaitement avec cet univers tendre et doux, un monde en suspends entre la Terre et la Lune.

 Un album pour oser écouter le petit Pierrot qui se cache en chacun de nous...

 

Ce que j’ai moins aimé :

- Rien 

 

Vous aimerez aussi : 

Du même auteur : le tome 2

 

D’autres avis :

Lounima ;Yaneck ;  Noukette  ; Jérôme 

 

Petit Pierrot, Décrocher la Lune, Alberto Varanda, Soleil productions, janvier  2010,  17 euros

petit-pierrot_05.jpg

 

 BD Mango bleu

 

 Top-BD-des-blogueurs-v3-copie-1

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La vallée des poupées de Jacqueline SUSANN

Publié le par Hélène

♥ ♥ 

En 1945 Anne Welles quitte sa Nouvelle Angleterre natale pour rejoindre les fastes de New York. Elle est embauchée comme secrétaire par un cabinet d'avocats spécialisé dans le théâtre et trouve une chambre dans une pension. Elle rencontre alors Neely, qui se destine à la chanson, et Jennifer, une femme sublime bien décidée à se servir de sa beauté pour réussir dans le milieu du show-biz. 

Les poupées pourraient désigner ces jeunes filles si parfaites qu'elles semblent artificielles, mais dans le langage codé du showbiz, ce sont des tranquilisants, excitants et somnifères qui aident les trois héroïnes à tenir émotionnellement et physiquement face à la pression exercée sur elles. Devenues des icônes, elles deviennent grisantes aux yeux des autres, mais portent en elle ce grain de folie hors norme qui fait aussi partie intégrante des artistes. Arrivées en haut de l'affiche,  le monde étant à portée de leurs mains, elles perdent l'espoir qui alimentait leur jeunesse et errent de déception en déception. L'amour pourrait constituer un espoir, mais les hommes eux mêmes se révèlent peu à la hauteur, souvent lâches et tyranniques, déstabilisés par ces femmes carnassières. 

Publié en 1966, ce roman résonne comme une critique virulente du rêve américain faisant rêver les jeunes filles, cet Hollywood, ce Broadway, ces cabarets où coule l'argent et où règne la puissance de la notoriété. Mais tout a un revers, et les jeunes héroïnes vont en faire la cruelle expérience. L'auteure a elle-même tenté sa chance dans le showbiz comme actrice à New York, expérience qui s'est révélée éprouvante et lui a inspiré son roman.

Ce que j'ai moins aimé :

Une petite lassitude vers la fin, en raison de la répétition des désillusions des jeunes femmes. Neely semble un personnage assez improbable, elle qui tombe dix fois et se relève tout autant de fois. 

Malgré tout, les pages se tournent vite, portée par un style simple très dialogué. 

 

Présentation de l'éditeur : 10-18 

D'autres avis : Babelio

 

Merci à l'éditeur 

 

La vallée des poupées, Jacqueline Susann, traduit de l'anglais (EU) par Michèle Lévy-Bram, 10-18, juin 2016, 480 p., 8.80 euros 

 

Le roman a fait l'objet d'une adaptation cinématographique en 1968

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Le Mrozek de poche de Slawomir MROZEK

Publié le par Hélène

« La logique ne provoque que des nuits blanches »

Ce format de poche renferme 38 des meilleures nouvelles de l'écrivain polonais. Ses écrits sont décalés, frôlant l'absurde pour mieux mettre en lumière les rouages d'un monde abandonné à lui-même.

Dans "L'artiste", un coq qui veut rentrer dans un cirque se fait passer pour un lion, car il refuse de n'être qu'un coq. De fait, il n'est pas pris et quand on lui demande pourquoi il n'a pas voulu jouer au lion le renard répond à sa place ""Est-ce que tu as déjà vu un artiste sans ambition ?" Il peut s'agir aussi de fables écolo amères comme dans "L'arbre" : un arbre doit être coupé car il représente un danger pour les voitures; Pourtant le narrateur tient à cet arbre et il décide alors de le prémunir contre les accidents en tirant sur les voitures qui s'approchent de lui. Face aux logiques absurdes et aux raisonnements officiels souvent injustifiés, l'auteur offre une logique tout aussi décalée.

Subrepticement, cela lui permet de critiquer le pouvoir en place, souvent aux prises avec des logiques tout sauf morales et humaines. Pour l'auteur, quoi qu'il en soit la logique semble bel et bien absente de ce monde. La représentation que l'être humain se fait du monde est basée sur son expérience, sur des pré-requis qui peuvent s'avérer totalement erronés dans un monde qui n'a plus ni sens ni logique ! De fait un certain cynisme pessimiste se dégage de ces textes.

 

Les textes sont illustrés par Chaval, misanthrope notoire et dessinateur de talent  qui s'accorde parfaitement à l'esprit de Mrozek !

 

Ce que j'ai moins aimé : Plus je plonge dans la littérature de l'est, moins je m'y reconnais... Question de goût...

Bilan : D'un cynisme éclairant pour celles et ceux qui sont sensibles à cet esprit slave.

 

Présentation de l'éditeur : Les Editions Noir sur blanc

D'autres avis : conseillé par Eva Bester

Sur l'auteur : http://blog.lefigaro.fr/theatre/2013/08/slawomir-mrozek.html

 

Le Mrozek de poche, un abécédaire inutile illustré par Chaval, Slawomir Mrozek, Les Editions Noir sur Blanc, 2009, 201 p., 10.15 euros

 

Un mois un éditeur est consacré ce mois-ci aux Editions Noir sur Blanc

 

 

Publié dans Littérature Europe

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La fille dans le verre de Jeffrey FORD

Publié le par Hélène

La fille dans le verre

♥ ♥ ♥

 Un bon roman policier aux accents occultes.

  

L’auteur :

 

Jeffrey Ford est un auteur américain de fantasy et science fiction. Il a reçu le prix Edgar Allan Poe pour « La fille dans le verre ».

 

L’histoire :

 

Schell, Antony et Diego sont trois illusionnistes qui, profitant de la crédulité de certains nantis, organisent des séances de spiritisme parfaitement mise en scène. Or, lors de l’une de ces séances, Schell voit apparaître le fantôme d’une petite fille portée disparue. Cet hommes sceptique qui ne croit pas au surnaturel va alors partir à la recherche de l’enfant, aidée de ses acolytes Antony, et Diego, immigré mexicain de dix-sept ans. 

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          Les séances de spiritisme très cocasses et qui tendent à prouver que :

 

« Le phénomène spirite n’est qu’une affaire de dextérité entièrement basée sur la crédulité. Je suppose qu’on peut en dire autant de la religion, de l’amour romantique et de la chance. » (p.60)

 

La mise en scène de ces drôles de spirites ne laisse rien au hasard, et encore moins aux esprits : déguisements appropriés, phrasés ampoulés, yeux révulsés,  quelques flashs, des papillons, et le tour est joué...

-          Les personnages sont bien campés, particulièrement toute la clique de personnages hors normes qui tournent autour de Schell.

-          L’arrière-fond historique (l’Amérique des années 30, la Prohibition, le Ku Klux Klan) est suffisamment présent pour apporter une touche didactique au roman, sans pour autant être pesant.

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          L’épilogue n’était pas indispensable à mes yeux, j’aurais préféré ne pas savoir ce que devenaient les protagonistes.

 

Premières phrases :

 

« Il y a quelques jours, installé dans un siège à proximité de la fenêtre de ma chambre, je comptais le nombre de pilules calmantes que j’ai escamotées au cours des trois derniers mois. J’ai beau avoir les doigts qui tremblent, je me suis aperçu que le manque de maîtrise peut se révéler une aubaine pour les tours nécessitant de la dextérité. »

 

 

La fille dans le verre, Jeffrey FORD, Denoël, avril 2007, 342 p., 22 euros

POCHE : La fille dans le verre, Jeffrey FORD, Folio policier, mai 2010, 379 p., 7.10 euros

 

Merci à Lise CHASTELOUX des Editions Folio pour ce choix bien ciblé.

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Lisahohé de Théo ANANISSOH

Publié le par Hélène

                                                         lisahohe.jpg

 

  

L’auteur :

 

Théo Ananissoh est togolais. Il est né en 1962. Il vit en Allemagne. Lisahohé est son premier roman.

 

L’histoire :

 

Lisahohé, toute petite ville loin de la capitale d'un pays africain, au cœur d'une savane dont les fosses aux lions et les plaines aux éléphants captivent deux touristes allemandes. Un ancien ministre tout-puissant, Félix Bagamo, a été tué. Un coupable a été trouvé et arrêté ; un peu vite, sans doute. M. A. qui revient à Lisahohé après quinze années d'absence voudrait reparcourir les chemins du passé, mais le voici pris dans la logique d'une enquête involontaire. L'assassinat est-il crapuleux ? Des amis d'enfance sont-ils devenus les politiques criminels d'aujourd'hui ? Mais peut-il vraiment s'agir d'un crime politique ? Et puis, ici, qu'est-ce qu'un crime ? Le narrateur lui-même est-il innocent ?

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          Le rythme lancinant épouse parfaitement les errements de ce narrateur revenu dans son pays natal et à la fois avide de marcher sur les traces de son passé, mais aussi réticent par rapport à ce qu’il découvre au fil du temps. Cette hésitation incessante oscillant entre passé, présent et futur émane de chaque conversation, de chaque action de M. A.

 -          L’Afrique à la politique trouble est effleurée au fur et à mesure que l’enquête avance :

 « Les hommes sont des hommes et, en politique, le chemin n’est jamais droit ni propre. Autant d’hommes et de femmes, autant de buts, d’objectifs, de désirs, d’angoisses cachées, de complexes dissimulés ou non. Et il faut faire avec tout ça. » (p. 125)

 

Ce que j’ai moins aimé :

 -          J’ai eu tendance à m’ennuyer à cette lecture qui a glissé sur moi telle un texte froid et sans humanité. Je n’ai pas saisi où voulait m’emmener l’auteur et j’ai de plus en plus douté avoir envie de l’accompagner dans cette aventure. Comme le livre est court, je suis allée au bout, mais à dire vrai il ne me reste pas grand-chose de cette lecture…

 

Premières phrases :

 « Avant de prendre place sur le siège qu’il m’avait indiqué, je demandai :

« Connaissez-vous l’auberge de la Savane à Lisahohé ? »

Ce fut en français.

«  C’est là que vous allez dormir ? demanda-t-il à son tour, dans son français.

-         Oui. »

 

Vous aimerez aussi :

 Du même auteur : Ténèbres à midi de Théo ANANISSOH

Autre : L’iguifou, Nouvelles rwandaises de Scholastique MUKASONGA

 

D’autres avis :

A girl from earth, La Plume francophone , Hervé

 

Lisahohé, Théo ANANISSOH, Gallimard, Continents Noirs, 2005, 135 p., 13 euros

defi Afrika Choupynette

Publié dans Littérature Afrique

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La centrale de Elisabeth FILHOL

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥

  Une très belle découverte.

 

L’auteur :

La centrale est le premier roman d’Elisabeth FILHOL qui travaille en entreprise dans le milieu industriel. 

  L’histoire :

Le narrateur est un intérimaire qui traverse la France pour accomplir des missions ponctuelles dans les centrales nucléaires. Il nous conte ses expériences, ses rencontres, et cette impression perpétuelle de marcher sur un fil.

  Ce que j’ai aimé :

  -          L’originalité du thème : le roman nous plonge dans un univers aux dangers pernicieux parce qu’invisibles, dans un monde froid et déconcertant, dans l’intimité de celles qui tentent de se fondre en vain dans le paysage,  les centrales nucléaires.

 

« Donc oui, les dangers du nucléaire. Derrière les murs. Une cocotte-minute. Et en attendant d’en sortir, dix-neuf centrales alimentent le réseau afin que tout un chacun puisse consommer, sans rationnement, sans même y penser, d’un simple geste. » (p. 32)

-          L’opposition si bien rendue entre cet « employeur » aux actions et aux mots glacés et techniques, et ces employés si sensibles, si faillibles…

-          Le style de l’auteur épouse parfaitement cette oscillation incessante : des phrases courtes pour coller à cette atmosphère scientifique, mais tapis au cœur de ces phrases, des éclats d’humanité irradient cette blancheur immaculée…  

« On s‘est assis côte à côte sur des pliants, devant la caravane de location. Il ne disait rien. Il avait résumé les faits en trois phrases avant de conclure, j’arrête, et depuis silence sur les ondes, et une expression du visage qui n’encourageait personne. On est restés là, il fumait, j’échangeais avec ceux qui passaient de temps à autre et nous donnaient le bonsoir, la lumière déclinait au-dessus de la Loire, j’avais fini par m’habituer (…) » (p. 136)

   Ce que j’ai moins aimé :

-          La déconstruction temporelle du récit fait de retours en arrière pas franchement balisés. L’effet était sans doute voulu, pour insister sur le destin de ces hommes, haché, laminé, mais il peut gêner la lecture.

Premières phrases :

    «  Trois salariés sont morts au cours des six derniers mois, trois agents statutaires ayant eu chacun une fonction d’encadrement ou de contrôle, qu’il a bien fallu prendre au mot par leur geste, et d’eux qui se connaissaient à peine on parle désormais comme de trois frères d’armes, tous trois victimes de la centrale et tombés sur le même front. » 

Vous aimerez aussi :

 Cour nord d’Antoine CHOPLIN

   La centrale, Elisabeth FILHOL, POL, janvier 2010, 144 p., 14.50 euros    

  

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La vengeance du wombat et autres histoires du bush de Kenneth COOK

Publié le par Hélène

 

♥ ♥ ♥

"Puis un crocodile chargea..."

Ce que j'ai aimé :

Les anecdotes du narrateur, un écrivain flasque et faible, sont toujours hilarantes, qu'il se fasse attaquer par un wombat en colère et ensevelir dans une tombe, qui'il tente d'aider un kangourou pris dans une clôture de fils de fer, ou un quokka qu'il a malencontreusement empoisonné au gorgonzola. Il se retrouve dans des situations improbables pour le plus grand plaisir de ses lecteurs.

"Si l'on se méfie des situations étranges et qu'on les esquive soigneusement, on peut généralement éviter les ennuis. Ma grande expérience m'a enseigné que, confronté à une situation ou à une personne insolites, je devais tout abandonner et partir en courant. Malheureusement, ce n'est pas toujours possible."

Et c'est ainsi qu'il se retrouve relié avec sa voiture à un crocodile bien décidé à n'en faire qu'à sa tête, ou à bord d'un bateau tiré par un requin affamé. Il écoute les histoires toutes aussi rocambolesques des uns et des autres et suit de près les paris improbables qui voient le jour dans ces régions du monde pour qui capturer un buffle ou un serpent vénimeux est un jeu d'enfant. 

"C'est comme ça en Australie du Nord. Un maniaque vient vendre une caisse de grenades dans un bar et personne ne sourcille ; le mot "pari" est lâché et tout le monde est captivé."

Ce que j'ai moins aimé :

Le premier tome m'avait semblé plus drôle. QUoi qu'il en soit je ne pense pas qu'il soit nécessaire de lire les deux. Les anecdotes sont un peu répétitives au fil de la lecture...

Premières phrases :

"Un paisible cimetière chinois borde la route de Tumut à Jindabyne, dans une région aurifère au pied des monts enneigés du sud de la Nouvelle-Galles du Sud. Les chercheurs d'or chinois y ont enseveli leurs morts il y a plus d'un siècle, et aujourd'hui seules des tombes bancales et rongées subsistent, surmontant les vieux ossements de ces Asiatiques oubliés. Au clair de lune comme à l'aurore, l'endroit est serein, charmant, parfait pour le repos et la méditation.

Ne vous en approchez jamais.

Il est truffé de wombats redoutables."

Infos sur le livre :

Autrement

 Le livre de poche

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Le koala tueur

Autre : Ma famille et autres animaux de Gérald DURELL

 

La vengeance du wombat et autres histoires du bush, Kenneth COOK, traduit de l'anglais Australie) par Mirelle Vignol, le livre de poche, janvier 2012, 6.10 euros

Publié dans Littérature Océanie

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