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1199 résultats pour “vie parfaite

La loterie de Miles HYMAN

Publié le par Hélène

♥ ♥

Dans un village de la Nouvelle-Angleterre, chaque année, a lieu la Loterie, un rituel immuable, au lot vague et imprécis... Et si il s'agissait d'un jeu où l'on a plus à perdre qu'à gagner ?

Cette Bd glaçante est l'adaptation d'une nouvelle écrite par la grand-mère de Miles Hyman, Shirley Jackson. En 1948 l'édition de cette nouvelle entraine un bouleversement énorme dans la vie de sa famille, notamment des courriers indignés de lecteurs qui pensaient que l'histoire était basée sur des faits réels. Cette vague de réactions montre que l'auteure a su toucher en eux quelque chose à la fois d'intime et de profondément effrayant.

La tension qui court et s'amplifie au cours de la lecture est parfaitement rendue par les dessins de Miles Hyman qui peint au plus près cette anodine cérémonie se transformant peu à peu.

Miles Hyman "Jackson pose sans détour cette question à laquelle nous préfèrerions ne jamais devoir répondre : nos enfants, notre époux, nos amis et voisins se retourneraient-ils contre nous si la société et ses coutumes l'exigeaient ?"

Ce que j'ai moins aimé : L'auteur a su mettre l'accent sur ce que la nouvelle avait de dérangeant, en l'amplifiant peu à peu, en creusant le vide entre les actes des protagonistes, et il a tant réussi, que ne reste que cette impression dérangeante, imprégnée dans le lecteur...

 

Présentation de l'éditeur : Casterman

 

Sélectionnée pour Le Prix SNCF du Polar

C'était ma Bd de la semaine accueillie par Moka aujourd'hui

 

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Les beaux étés - Le repos du guerrier - tome 4 de ZIDROU et LAFEBRE

Publié le par Hélène

♥ ♥

Cet été 1980, fini le camping pour la famille Faldérault, Pierre est devenu propriétaire d'une villa livrée clé en mains dans la campagne provençale. C'est donc le coeur léger que la famille s'embarque avec en prime Jean-Manu, le petit ami de Nicole, en direction de l'eldorado tant convoité. Tous rêvent de la future cuisine équipée, des lits douillets, de la piscine ou du barbecue en pierre de la région. Malheureusement, la villa promise n'est pas tout à fait conforme à leur attente... Qu'importe, leur entrain fera fi de l'adversité !

Si ce tome est un peu plus expéditif que les autres, la famille Faldérault est tellement attachante que les minuscules défauts s'effacent, rendus caduques par leur joie de vivre communicative ! Ils savent prendre la vie du bon côté, décidés à passer un bel été, malgré les dissensions ou déceptions. Une BD rafraichissante parfaite pour ce début d'été !

 

Présentation de l'éditeur : Dargaud

Les autres tomes :  Les beaux étés ♥ ♥ ♥ ♥ (BD) ;  Les beaux étés tome 2 ♥ ♥ ♥ ♥ (BD) ;  Les beaux étés tome 3 ♥ ♥ ♥ ♥ (BD)

D'autres avis : Noukette ; Jacques ; Jérôme

ChezNoukette cette semaine !

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Le Havre-New-York de Cyril DOISNEAU

Publié le par Hélène

le havre new york

♥ ♥

  L’auteur :

le blog de l’auteur 

 L’histoire :

 Dans les années 60, deux filous pensent trouver le bonheur en Amérique. À bord du France, ils font cap vers New York. À bord, diverses péripéties les jettent hors des sentiers battus.

Engagés comme larbins par une chanteuse à la mode, ils vivront une traversée... de tout repos! (Source : Babélio)

 

Ce que j’ai aimé :

 Le Havre-New York est un album plaisant :  les deux zigues partis sur un coup de tête sont bien décidés à profiter de la vie, de leur voyage et de cette chance qui s’offre à eux de passer le temps du voyage aux côtés de Yolanda, chanteuse à la mode, en se prélassant. Les dessins aplat dans les tons gris-bleu s'accordent parfaitement à cette atmosphère d'entre deux mers, entre deux ponts... Le temps est comme suspendu le temps de cette traversée, il coule lentement entre bains de soleil, repos mérité après des soirées arrosées et des fêtes endiablées.

 le-havre001.jpg

  

le-havre002.jpg

    Ce que j’ai moins aimé :

 Toutefois l'histoire manque quelque peu de coffre, le fil reste relativement linéaire, sans réel intrigue, flirtant finalement avec une impression de platitude.

La fin tourne en queue de poisson, peut-être pour ouvrir les perspectives vers un  deuxième tome, l'information n'est pas donnée.

 Vous aimerez aussi :

   Paul à la campagne de Michel RABAGLIATI

  

tous les livres sur Babelio.com

 

 

Le Havre New-York, Cyril Doisneau, La Pastèque, janvier 2013, 68 p.,  19 euros

 

BD Mango bleu

 

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Rentrée littéraire 2018

Publié le par Hélène

Leurs enfants après eux de Nicolas MATHIEU

Présentation de l'éditeur :  Août 1992. Une vallée perdue quelque part dans l’Est, des hauts-fourneaux qui ne brûlent plus, un lac, un après-midi de canicule. Anthony a quatorze ans, et avec son cousin, pour tuer l’ennui, il décide de voler un canoë et d’aller voir ce qui se passe de l’autre côté, sur la fameuse plage des culs-nus. Au bout, ce sera pour Anthony le premier amour, le premier été, celui qui décide de toute la suite. Ce sera le drame de la vie qui commence.

Mon avis : Parce qu'il a su puiser dans sa propre jeunesse et ses souvenirs pour écrire, parce qu'il sait restituer une atmosphère, une ambiance par la biais d'une sensation, d'un bruit, d'un détail, Nicolas Mathieu offre ici un récit d'une justesse exemplaire, parfaite adéquation entre acuité d'observation et d'analyse et beauté de l'écriture réinventée.  Il évoque l'éducation, la transmission, les rêves adolescents, les désillusions sentimentales, le marasme et le vide toujours à l'affût, les rêves trop grands, et tout à coup au détour d'une page, l'évidence nous traverse, il parle de nous, il parle de notre jeunesse, il parle de l'humain.

Prix Goncourt -

 

Ásta de Jón Kalman Stefánsson

Présentation de l'éditeur : Reykjavík, début des années 50. Sigvaldi et Helga décident de nommer leur fille Ásta, d’après une grande héroïne de littérature islandaise. Un prénom signifiant – à une lettre près – amour et qui, croient-ils, ne peut que porter chance à leur fille…

Mon avis : Un roman lumineux qui fusionne les nuits sombres et les aurores boréales pour enfanter la beauté ...

 

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Idées cadeaux de Noël - Livres

Publié le par Hélène

En première ligne mes coups de coeur de cette rentrée :

- Petit Pays de Gaël Faye, à conseiller également ses albums Pili-Pili sur un croissant au beurre et celui avec le groupe Milk Coffee and Sugar

- The girls de Emma Cline

- Des hommes de peu de foi de Nickolas Butler ou Retour à Little Wing   de lui aussi le magnifique

- Sur les chemins noirs de Sylvain Tesson, et je vous conseille aussi ses autres livres notamment : Une vie à coucher dehors ♥ ♥ ♥ ♥ (Nouvelles) ; Dans les forêts de Sibérie ♥ ♥ (Récit de voyage)Géographie de l’instant ♥ ♥ ♥ ♥ (Récit de voyage)

- Le rouge vif de la rhubarbe de Audur Ava Olafsdottir et ses autres romans : Rosa candida ;  L’embellie L'exception

- Le plus et le moins de Erri De Luca (et ses autres romans aussi : Trois chevaux  ♥ ;  Le jour avant le bonheur , Le contraire de un ♥ (Nouvelles)  ; Le poids du papillon ; En haut à gauche ♥ (Nouvelles) ;  Montedidio ♥ ♥ ; La parole contraire ♥ ♥  ; Le plus et le moins

 

Lus cette année et appréciés :

Romans :

- Les maraudeurs de Tom Cooper

- En Attendant Bojangles de Olivier Bourdeaut

- Nord sud de Elizabeth Gaskell

- Tristesse de la terre de Eric Vuillard

- Suite française de Irène Némirovsky

- Une femme simple et honnête de Robert Goolrick

- Mansfield Park de Jane Austen

- En étrange pays de Karel Schoeman

 

Policiers :

- Surf City de Kem Nunn

- Carnaval de Ray Célestin

- Défense de tuer de Louise Penny

 

BD :

- Les beaux étés de Zidrou et Jordi Lafebre

- Va'a, une saison aux Tuamotu de benjamin Flao et Troubs

- Les équinoxes de Cyril Pedrosa

 

Poésie :

- La poésie sauvera le monde de Jean-Pierre Siméon

- L'inespérée de Christian Bobin et ses autres livres toujours merveilleux (ou presque) : Les ruines du ciel  ♥ ♥ ♥ ; La part manquante ♥ ♥ ; L’homme-joie ♥ ♥ ♥ ;  Eloge du rien ♥ ♥ ♥ ; La dame blanche ♥ ♥ ♥ ; La grande vie ♥ ♥ ; L'épuisement  ♥ ♥ ♥ ♥  

 

Jeunesse :

- Une journée parfaite de Danny Parker

- Sentimento de Carl Norac et Rebecca Dautremer

 

Voyage :

- Grizzly park de Arnaud Devillard

 

Essai :

- Propos sur le bonheur de Alain

 

D'autres idées dans Mes coups de coeur et Idées cadeaux

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Watertown de Jean-Claude GOTTING

Publié le par Hélène

♥ ♥

Le narrateur  Philip Writing est un être pétri d'habitude : tous les matins, il achète un muffin sur le chemin du bureau en s'arrêtant à la pâtisserie de Monsieur Clarke. Il est servi par la belle Maggie Laeger qui ce lundi-là prend congé de lui en lui disant « Non... Demain je ne serai plus là. ». Effectivement, le lendemain, non seulement la jeune femme a disparu, mais, de plus, Monsieur Clarke est mort, écrasé par une étagère. Philip est intrigué par cette mort soudaine concomitante à la disparition de la jeune femme.

Deux ans plus tard il croit apercevoir Maggie dans un magasin d'antiquités à Stocbridge, et découvre qu'elle a pris un nouveau nom. La jeune femme feint de ne pas le reconnaitre. Cet homme de bureau impassible trouve alors un sens à sa vie : il s'improvise détective et sa quête de la vérité devient rapidement obsessionnelle.

Les teintes en trichromie gris, blanc, noir et jaune sont en parfaite adéquation avec la vie grisâtre de Philip, qui voit soudain l'occasion de courir après quelque chose de ténu. Sa quête résonne davantage comme une lutte contre l'ennui que comme une lutte pour la vérité... Il s'embourbe dans son enquête, interrogeant des personnes qui ne comprennent pas son intérêt soudain pour de vieilles intrigues, il se brouille avec son frère et sa belle-soeur également et fait le vide autour de lui.

Ce que j'ai moins aimé : Le ton lancinant a fini par imbiber mon esprit de cette noirceur mélancolique. L'ennui a pointé son nez et la fin n'a en rien réveillé mon intérêt.

 

Présentation de l'éditeur : Casterman

D'autres avis : Babélio  ; France Inter  ; Violette ; Laure

 

BD sélectionnée pour Le prix SNCF du POLAR 2017

 

La BD de la semaine chez Moka cette semaine !

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Trop n’est pas assez de Ulli LUST

Publié le par Hélène

trop-n-est-pas-assez.jpg

♥ ♥

  Prix Révélation du festival d’Angoulême 2011

  

L’auteur :

 

Ulli Lust est une auteure de bande dessinée autrichienne. Trop n’est pas assez est un album autobiographique.

 

L’histoire :

 

Au cours de l’été 1984, deux jeunes punks autrichiennes, Ulli et Edi, décident sur un coup de tête de partir pour l’Italie, sans papiers d’identité, avec pour seul bagage leur sac de couchage et les vêtements qu’elles ont sur le dos. Leur périple durera deux mois, et les mènera de Vienne à Naples, en passant par Vérone et Rome, pour terminer en Sicile.

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          Qui n’a pas rêvé de tout plaquer l’espace de quelques mois pour partir à l’aventure et découvrir la VRAIE vie comme Ulli…

 

« - Je suis ravie d’être enfin dehors ! Dans la vraie vie !

Longtemps j’ai eu l’impression que je ne la connaissais que par les livres ! Enfin je la vis ! Je fais ce que je veux, et personne ne me donne d’ordres. Voilà !

-          Et tu veux quoi ? Picoler, fumer et glander ?

-          Ces dernières semaines, dans la rue, j’ai plus appris que dans tous les ce que j’ai pu lire ces dernières années. Je veux voyager ! je veux tout essayer ! Si je devais rester immobile, j’exploserais d’impatience ! » (p. 214)

 

Ulli Lust nous offre son expérience brute, sans fioritures, elle ne nous épargne ni le froid, ni la faim, ni les hommes toujours plus insistants, ni la drogue, ni le sexe, ni le sordide. Si bien que finalement, on est bien heureux de ne pas avoir tenté cette expérience… Derrière les scènes de sexe et de drogue se cache une grande solitude parfaitement rendue par l’auteur. Les personnages sont  à la recherche d’une liberté qu’ils paient très chère et qui souvent se trouve mâtinée de tristesse et d’ennui. Si cette expérience aura permis à Ulli de mûrir, elle laissera aussi des traces violentes et irréversibles en elle.

 

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Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Ce sont de remarques sur l’objet en lui-même : les dessins en noir et blanc et la police minuscules fatiguent les yeux. L'album dégage une odeur très forte dûe sans doute à l'encre.

 

 

D’autres avis :

 

Blogs : Choco

Presse : Télérama

 

Trop n’est pas assez, Ulli LUST, Traduit de l’allemand par Jörg Stickan, Editions Ca et Là, novembre 2010, 463 p., 26 euros

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Les oiseaux de Germano ZULLO et ALBERTINE

Publié le par Hélène

les oiseaux

♥ ♥ ♥ ♥

Prix Sorcières Album 2011

 

Les auteurs :

 

Germano Zullo est un écrivain et poète suisse. Dès 1996, il publie aux Editions La Joie de lire, avec l’illustratrice Albertine de nombreuses histoires pour enfants. Il écrit aussi des histories érotiques, des poèmes et des romans. Aujourd’hui il se consacre entièrement à l’écriture.

Albertine est une illustratrice genevoise. Albertine a déjà plusieurs livres pour enfants à son actif en collaboration avec Germano Zullo et d’autres auteurs. Il y a notamment les histoires de la vache Marta pour laquelle elle a reçu la prestigieuse « Pomme d Or » de Bratislava pour Marta et la bicyclette.

 

L’histoire :

 

Arrivé au bout d’une route, un camionneur ouvre la porte de sa remorque. Une nuée d’oiseaux prennent leur envol et disparaissent à l’horizon. Au fond du camion reste un petit oiseau timide. Il ne semble pas avoir l'intention de suivre ses camarades. Une complicité se noue entre eux.

 

Ce que j’ai aimé :

 

-       -   Les oiseaux est un album qui chante la vie, qui enchante le monde, qui hante l’esprit, qui tente le cœur. Un album universel qui convient aussi bien aux petits qu’aux grands, parce qu’ils parlent à tous ceux qui savent regarder derrière la vie et ses apparences routinières, un album qui nous apprend qu’ 

 

« "il n’existe d’ailleurs pas de plus grands trésors que les petits détails.  Un seul de ces petits détails suffit à enrichir l’instant qi passe.  Un seul de ces petits détails suffit à changer à changer le monde.»

 

-         -  Les dessins épurés s’harmonise parfaitement avec la simplicité lumineuse de ce conte enchanteur…

 

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Ce que j’ai moins aimé :

 

-Rien, cet album est une pure merveille.

 

les-oiseaux-2.jpg

 

D’autres avis : BelleSahi

 

Les oiseaux, Germano ZULLO, ALBERTINE, la Joie de Lire, juin 2010, 14 euros

Publié dans Jeunesse Album

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Les équinoxes de Cyril PEDROSA

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

"Mais peut-être que c'est pas si mal, tous ces doutes.

- Comment ça ?

- Ben, tu vois... ça crée un déséquilibre... mais qui met en mouvement."

Pendant les équinoxes, la durée du jour égale celle de la nuit, comme si le monde trouvait alors l'équilibre parfait entre l'ombre et la lumière. Un équilibre fugitif, semblable à l'enjeu de nos destinées humaines, sans cesse malmenées. Tel le metteur en scène d'une symphonie humaine, Cyril Pedrosa meut ses êtres à l'équilibre instable et les suit à la trace durant les quatre saisons. 

Qu'il s'agisse de Vincent, de son frère Damien, de sa fille Pauline, de Catherine et de Louis, de Camille, Edith, Antoine, tous ces personnages forment un faisceau de lumière qui éclaire la complexité de la nature humaine. Ils se frôlent, s'interrogent sur l'image qu'ils renvoient aux autres et qui correspond rarement à celle de notre être profond, essaient maladroitement de communiquer, avancent à tâtons dans une vie trop grande pour eux, en cherchant, désespérément, un sens, parce que "Ce serait tellement réconfortant si cela avait un sens."

Leur mélancolie est prégnante, tant leur solitude se répercute dans chaque fibre de leur être. 

"Pourquoi ne peut-on pas retenir cela ? Pourquoi faut-il porter sa vie avec soi comme un spectacle éphémère et invisible aux autres ?"

Malgré tout, certains essaient de laisser une trace et continuent de partager, contre vents et marées : 

"Photographier pour essayer de saisir cette petite part de vérité humaine, singulière et qui pourtant nous anime tous. L'attraper avec précision et prudence.Tout doucement, du bout des doigts. La monter. Lui donner l'importance qui est la sienne. celle d'un atome dérisoire mais nécessaire parmi l'infini des particules en mouvement. Toutes indispensables les unes aux autres."

Parce que l'art reste cette lumière capable d'allumer les âmes et de maîtriser des destinées humaines soumises à une fatalité désespérante...

 

Présentation de l'éditeur : Dupuis 

D'autres avis : Télérama . L'express

Mo ; Saxaoul ; Jérôme

 

Les équinoxes, Cyril Pedrosa, Dupuis, 336 p., 35 euros

 

C'était ma Bd dde la semaine accueillie cette semaine par Noukette

 

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Le dimanche des mères de Graham SWIFT

Publié le par Hélène

♥ ♥

En ce dimanche des mères de 1924., la coutume veut que les aristocrates donnent congés à leurs bonnes pour que ces dernières rendent visite à leurs mères. Jane, jeune femme de chambre orpheline ne sait pas vers où vont diriger ses pas quand son amant Paul Sheringham, un jeune homme de bonne famille lui demande de le rejoindre dans sa demeure désertée. Le jeune homme doit prochainement se marier, et leur longue liaison risque alors de prendre fin. Elle le rejoint alors, et les heures s'étirent délicieusement jusqu'au départ de Paul qui doit rejoindre sa fiancée. 

Portait d'une âme en errance qui se construit au fil des pages, ce roman magnifique chante les miracles de la création. Jane a grandi dans un orphelinat puis a été placée comme domestique dans une famille qui lui ouvre par chance les portes de la bibliothèque familiale. Les livres sont une découverte pour elle, elle n'aura de cesse de se plonger dans les romans d'aventure, puis par la suite, elle transmuera ses expériences en oeuvre littéraire, comme une évidence. Les frontières entre récit et réalité s'estompent alors :

"Pouvait-elle faire la part des choses et séparer ce qu'elle avait vu en imagination de ce qu'elle avait réellement vécu ? (...) Le propre de l'écrivain n'était-il pas de saisir la vie à bras-le-corps ? N'était-ce pas là tout l'intérêt de la vie ?" p. 63

Jane fait "commerce des vérités" et transforme dans sa mémoire littéraire l'après-midi passé aux côtés de Paul en bijou parfait aux contours ciselés. Là est la force de la création, inscrire ces quelques heures dans l'éternité pour que cet instant résonne dans l'âme et bouleverse à jamais l'ordre des choses.

Une petite oeuvre d'art !

 

Présentation de l'éditeur : Gallimard

D'autres avis : repéré dans Télérama ; Nadael ; Cathulu

 

Le dimanche des mères, Graham Swift, traduit de l'anglais par Marie-Odile Fortier-Masek, Gallimard, janvier 2017, 144 p., 14.50 euros

 

Publié dans Littérature Europe

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